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Selene raconte... - Page 5

  • Mes sorties du mois #42

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    Chaque mois voit son lot de sorties, que ce soit en livres ou en films. 
    Chaque 1er mercredi du mois, je vous donnerai les sorties, parmi celles qui ont retenues mon attention.
    Voyons ce qui nous attend d'intéressant ce mois-ci!

     
    Que ce soit les livres ou les films, je vous laisse aller sur booknode ou allociné pour découvrir résumés et/ou bandes annonces.

     

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    Et vous? Vous avez repéré des sorties intéressantes pour ce mois de mars?

  • Bilan de février 2019

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    En février j'ai lu 14 livres pour 6073 pages lues 

     

    Coté lecture, le mois a été placé sous le signe du Valentine's day challenge, et je n'ai lu que des romans.

    amis et rien de plus.jpg diabolic T02.jpg eleanor & park.jpg

    everlasting.jpg everything everything.jpg la terre du bout du monde.jpg

    L'anti magcien T01.jpg le livre des choses perdues.jpg le plus bel endroit du monde est ici.jpg

    le professeur.jpg My dilemma is you.jpg toute la vérité sur ella black.jpg

    tu devras choisir.jpg Un palais de cendres et de ruine.jpg

     

    Coté écran, j'ai vu moins de films que prévu. Mais je n'ai pas eu envie de me concentrer sur des films.

    hotel transylvanie 2.jpg Père et fille.jpg

    J'ai eu plus envie de regarder des séries, du coup j'ai vu la première saison de You et la sixième de Elementary

    You saison 1.jpg Elementary saison 6.jpg

     

    Et voilà, c'est tout pour ce mois-ci! Qui dit mois le plus court de l'année, dit petit bilan! On se retrouve début avril pour le bilan de mars!

  • C'est lundi que lisez-vous? #198

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog I believe in Pixie Dust.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    everything everything.jpg My dilemma is you.jpg

    diabolic T02.jpg mon amie adele.jpg

     

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    Le challenge Valentine's day est terminé et j'ai terminée ma PAL en cours (enfin, je suis en train de lire le dernier livre!), aussi, et parce que je ne serai clairement jamais à court de lectures, voici ma nouvelle PAL

    Affaires secrètes.jpg am stram gram.jpg bride stories 3.jpg

    celimene et le cardinal.jpg contes pour faire peur.jpg Dix petites poupées.jpg

    Fandom.jpg la boite à musique T02.jpg la faute.jpg

    la menace du passé.jpg La mort s'invite à Pemberley.jpg la rumeur.jpg

    Les amours d'un fantôme en temps de guerre.jpg Les filles de salem.jpg Les quatre filles du reverend latimer.jpg

    l'ile des absents.jpg Mary Barton.jpg petits meurtres entre voisins.jpg

    sorceline.jpg une heure de tranquillité.jpg victoria.jpg


    Et comme j'ai aussi beaucoup de sagas en cours, de la trilogie à la saga fleuve, Je vais en piocher deux par PAL, histoire d'avancer un peu dans ces lectures là. Pour cette PAL Là, je vais avancer en lisant


    Eve Dallas T21.jpg Ni mariée ni enterrée T02.jpg

    Enfin, j'attends deux livres remportés lors des masses critiques de Babelio (celle de février et une privilégiée) et je lirai donc ces deux livres dès réception (dans le courant de la semaine, je pense)

    La cité du ciel.jpg Vis ma vie avec un utérus.jpg


    Et vous? Que lisez-vous?

  • Premières lignes #40

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.
    Pour ma part, j’ai décidé de vous faire découvrir mes coups de cœurs !

     

    Cette semaine, je vous présente Un bel âge pour mourir de Barbara Abel dont vous pouvez lire ma chronique ICI.

     

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    Lundi 29 avril 2002

    Le visage baigné de larmes, France se tient debout sur la terrasse, les mains cramponnées à la balustrade comme on s’agrippe à une bouée de sauvetage tandis que devant elle, le soleil se couche à l’horizon. Vu du quinzième étage, le spectacle qui s’étale sous ses yeux est de toute beauté, la ville couchée à ses pieds scintillant de mille points lumineux, encore faiblement éclairés par le sang des cieux projetant sur le paysage une sorte de traîne enflammée. Comme un avertissement.
    Elle ne peut s’empêcher de fermer les yeux, peut-être pour ne plus être témoin de cet embrasement de couleurs et de lumières, sublime mariage qui évoque en elle la passion et le bonheur. Et ce mouvement de faiblesse accentue encore la rage qui la meurtrit tout entière. Depuis combien de temps n’a-t-elle plus pleuré ?
    Elle se souvient vaguement de ce jour tragique où sa chienne, Clémence, s’est fait écraser par une fourgonnette postale, au milieu d’une petite route de campagne habituellement peu fréquentée. Le chauffeur n’avait cessé de clamer que l’animal s’était littéralement jeté sous ses roues, qu’il n’avait pas eu le temps de l’éviter, qu’il…
    La haine qu’elle avait alors ressentie pour cet homme s’apparente étrangement à celle qu’elle éprouve aujourd’hui envers Paul. Afin de sécher les larmes de sa fille, le père de France avait exigé qu’on suspende le permis de conduire du facteur pour une période de trois mois. L’homme avait perdu son travail et France avait retrouvé le sourire. La fillette avait alors une dizaine d’années. C’était il y a plus de cinquante ans.
    Lorsqu’elle rouvre les yeux, la tour Eiffel s’est illuminée comme par enchantement. Le ciel rougeoyant a déjà fait place à quelques rubans d’obscurité, laissant bientôt la nuit s’étendre sur la capitale. Les dents serrées, le visage dur, France tente vainement de ravaler ses larmes, effaçant d’une main vernie de rouge les traînées de mascara qui zèbrent ses joues fardées. Elle se hait déjà de se sentir si faible, si ébranlée par une situation qu’elle sait ne plus pouvoir maîtriser. Et ce visage larmoyant de peine, cette misérable défaillance qui trahit sa douleur, émotion abjecte entre toutes…
    Le dépit la fait grimacer, affichant sur ses traits le rictus d’un ressentiment trop violent à expulser par quelques sanglots retenus. Phalanges blanchies autour de la balustrade, agrippées de toute sa rancœur comme si elle cherchait à l’en arracher du balcon, à la tordre entre ses doigts, à la réduire en poussière.
    Elle aurait voulu pouvoir gémir, crier, hurler, trépigner, se traîner par terre en sanglotant, s’arracher les cheveux, se frapper le corps, se griffer le visage. L’intolérable impuissance qui la submerge inexorablement l’aveugle par-delà ses larmes, la mâchoire crispée jusqu’à s’en faire broyer les os, les dents, comme pour anéantir cette sensation inhumaine d’être à la merci de toute cette rage incontrôlable.
    N’y a-t-il vraiment plus rien à faire ? France embrasse d’un regard torve le peuple de fourmis qui zigzague à ses pieds, là, tout en bas, grouillant dans les artères de la grande cité. Et pour la première fois de sa vie, elle désire de toutes ses forces n’être plus qu’un seul de ces points noirs, informes, anonymes, sans visage. Sans importance.
    Pensée absurde. Inconcevable.
    Cherchant désespérément à retrouver son calme, elle aspire une grande bouffée d’air, bloque sa respiration, puis expulse le contenu de ses poumons, longuement, maîtrisant chaque battement de cœur qu’elle sent vibrer dans ses tempes, dans sa gorge et dans son ventre. Là… Doucement. Reprendre le contrôle de la situation.
    Rien n’est perdu. Il y a toujours une solution, même là où on ne l’attend pas. Par-delà le désordre de son esprit, elle revoit le visage neutre et impassible de son père qui, maintes fois confronté à des situations critiques, se plaisait à répéter avec un calme imperturbable : « Tout finit toujours par s’arranger. Même mal. »
    Même mal.

     

    Alors, tentés?

  • Book Haul février 2019

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    Janvier a été catastrophique pour ma PAL (moins pour mon portefeuille, car je me suis beaucoup servie de bons cadeaux). Février a été bien plus raisonnable, mais j'ai quand même ramené de petites choses intéressantes dans ma PAL.

    Mon premier achat de Février a été un livre que j'attendais avec une grande impatience
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    Et puisque j'étais sur France loisirs, j'ai profité de leur offre: 1 livre acheté, un livre offert (avec en plus des livres en solde, entre 5 et 9€)
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    Ensuite j'ai enfin eu la résolution de mon problème sur Priceminister. J'avais acheté ce livre et le vendeur avait mis une fausse photo pour cacher le fait qu'il revendait des épreuves non corrigées. Priceminister m'a remboursé et le vendeur avait un mois pour me faire parvenir une enveloppe pré-payée pour récupérer leur livre. Au delà, priceminister m'autorisait à le conserver.

    Sans doute que le vendeur n'a pas trouvé normal de devoir payer les frais de retour, parce que je n'ai jamais rien reçu. 
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    Sur inceptio, j'ai pris les trois autres livres qu'ils ont publiés et que je m'étais promis de me procurer rapidement. 
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    J'avais une petite liste de livres que je voulais acheter (en mars) mais j'en ai trouvé deux d'occasion sur Gibert. Donc, tant qu'à faire, autant payer moins cher, hein?
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    Pour finir, ma copine Mag avait pas mal de livres à déposer dans le kiosque à livres du boulot, et j'en ai récupéré deux.
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    Voilà, 11 livres. C'est plutôt sage. En mars, j'ai promis de n'acheter que deux livres, mais j'attends deux livres gagnés à la masse critique et une commande qui a pris du retard et qui du coup sera réceptionnée en mars. Du coup, j'aurais quand même des choses à présenter.

     

  • [Livre] Prise au piège

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    Résumé : Qui est cette femme dont le corps a été retrouvé dans un casier à crabes au fond des eaux froides du Puget Sound ? Pour retrouver son tueur, Tracy Crosswhite doit découvrir l’identité de la victime, malgré les efforts de cette dernière pour la garder secrète. Que cherchait-elle à fuir ? Plus Tracy Crosswhite plonge dans le passé de la victime, plus les indices se révèlent contradictoires et mènent à de fausses pistes. Avec l'équipe de l'Unité des crimes violents de la police de Seattle, elle se retrouve confrontée à une affaire sombre et complexe, faite de trahison et de cupidité, qui la renvoie au souvenir douloureux du meurtre de sa propre sœur. Hantée par ce drame, Tracy est prête à tout pour affronter le meurtrier, quitte à mettre sa vie en jeu


    Auteur : Robert Dugoni

     

    Edition : Amazon Crossing

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 13 mars 2018

     

    Prix moyen : 10€

     

    Mon avis : Comme dans les précédents livres de Robert Dugoni, l’histoire se déroule en alternance entre présent et passé bien que cette dernière partie finisse par rejoindre le récit au présent. Contrairement aux autres tomes, ici les passages dans le passé ne sont pas des récits à la 3ème personne mais le point de vue à la première personne d’un des protagonistes, qui commence bien avant le début de l’enquête.
    On pourrait se dire que, grâce à ce presque journal intime, on aurait une longueur d’avance sur Tracy et son équipe, mais en fait, non. Enfin, on sait que certains points sont exacts ou non avant eux, mais au final, ça ne nous donne aucun avantage dans cette enquête qui nous balade de fausse piste en fausse piste.
    Côté enquêteurs, j’ai été contente d’en apprendre un peu plus sur l’équipe (oui, même sur Nolasco). L’évolution du couple que forment Dan et Tracy est sans surprise, mais comme c’est quand même ce qu’on a envie de voir, ce n’est pas grave. Et puis des surprises, il y en a bien assez du côté de l’enquête !
    Entre les guerres de juridiction et les multiples fausses pistes, l’enquête est plus complexe que celles des précédents livres.
    Les chapitres sont relativement courts mais se terminent toujours sur un élément qui ne donne qu’une envie : entamer le suivant. Le résultat est que le livre est difficile à lâcher et que son rythme ne s’essouffle jamais.
    Pour une fois, Tracy est moins sur la sellette que d’habitude dans son travail. Elle ne rentre pas vraiment dans le rang, mais elle semble avoir appris à présenter les choses de manière diplomate plutôt que de foncer dans le tas. Et si Nolasco ne la soutien pas plus que d’habitude, il ne cherche pas à toute force à la faire virer pour une fois (peut être que lui aussi a appris à surveiller son attitude !).
    Les lieux sont décrits à la perfection, nous donnant l’impression de découvrir en vrai le lac, le phare, les restaurants… sans pour autant que ces description ne soient trop présentes et ne viennent prendre le pas sur l’enquête en créant des longueurs.
    Ne pas avoir lu les précédents tomes ne gène pas la lecture, l’enquête étant totalement indépendante et les divers évènements ayant eu lieu précédemment sur le plan de la vie personnelle des protagonistes étant rappelés par de discrètes mentions qui s’insèrent parfaitement dans le récit sans qu’on ait l’impression d’avoir un encart : « dans les épisodes précédents » (en mode séries télévisées).
    Le livre se termine sur un événement personnel qu’on attendait beaucoup pour Tracy, et, au vu de ses dernières interrogations, on attend avec impatience le prochain tome, qui, si Tracy obtient ce qu’elle souhaite dans sa vie personnelle, risque d’être assez intéressant !

     

    Un extrait : Tracy Crosswhite gara son pick-up Ford F-150 face au nord sur Beach Drive SW, ramena ses cheveux en arrière et les noua rapidement en queue-de-cheval avec un élastique. Elle ne portait plus que rarement une queue-de-cheval. À quarante-trois ans, elle ne tenait pas à ressembler à ces femmes qui voulaient encore se donner l’air d’une vingtaine guillerette ; à cette heure matinale, elle ne se sentait guère guillerette, et se fichait pas mal de son apparence. Elle ne s’était pas douchée, et n’avait pas pris la peine de se maquiller.

    Elle ouvrit l’application bloc-notes de son mobile, et fit défiler l’écran juste en dessous de sa première entrée. Elle avait dicté l’heure à laquelle elle avait reçu l’appel de Billy Williams, son sergent à l’Unité des crimes violents de la police de Seattle. Elle activa la touche du micro et annonça : « Heure : 5 h 45. Garée sur Beach Drive SW près de Cormorant Cove ».

    Williams l’avait appelée environ vingt minutes plus tôt. Les répartiteurs avaient reçu un appel d’urgence à propos d’un corps retrouvé dans le Puget Sound, et le crâne de la mort était suspendu dans l’alcôve de Tracy – un vrai faux crâne que les enquêteurs accrochaient à l’alcôve de l’équipe de la Criminelle désignée de garde ; dans le cas présent, Tracy et son équipier, Kinsington Rowe. Williams lui avait dit qu’il continuait de collecter les faits, mais quelqu’un avait signalé la découverte du corps près de Cormorant Cove, qui se trouvait à quelques kilomètres à peine de la maison que louait Tracy dans l’Admiral District, à West Seattle. Elle avait battu tout le monde de vitesse, à l’exception des agents qui avaient répondu à l’appel, dont les voitures de patrouille étaient garées de l’autre côté de la rue, dans le sens opposé.

    Tracy descendit de la cabine du pick-up. Le croissant d’une lune pâlissante dans un ciel bleu clair lui souriait. La température déjà agréable présageait d’une nouvelle journée de chaleur désagréable. Au bout de six jours au-dessus de 32 oC, ce mois de juin s’annonçait comme le plus chaud jamais enregistré.

    Tracy dicta une nouvelle note : « Le temps est clair, pas de vent notable. » Elle consulta son application météo et ajouta : « 11, 6 oC à West Seattle ».

    Un samedi matin, les plages et la promenade surélevée n’allaient pas tarder à grouiller de chiens accompagnés de leurs maîtres, de joggeurs et de familles en balade. La rencontre avec un cadavre sur la plage allait sacrément refroidir leur début de week-end.

     

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  • [Livre] Là où elle repose

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    Résumé : À Ridgedale, petite ville aisée du New Jersey, le corps d’un bébé est retrouvé dans les bois voisins de l’université. Malgré toutes les rumeurs et les hypothèses que ne manque pas de susciter le drame, personne ne connaît l’identité de la fillette et encore moins les raisons de sa mort. Molly Anderson, journaliste indépendante récemment arrivée avec son mari et sa fille, est recrutée par le journal local pour couvrir le fait divers. Une affaire, pour la jeune femme, qui réveille un tourment douloureux. En effet, elle a perdu un bébé et ne s’est jamais vraiment remise de cette épreuve… Or, ses investigations vont mettre à jour certains secrets bien enfouis de cette petite communauté aux apparences si convenables.


    Auteur : Kimberly McCreight

     

    Edition : Le livre de poche

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 06 Septembre 2017

     

    Prix moyen : 8,6€

     

    Mon avis : Tout commence avec la découverte du corps d’un nouveau-né sur la berge d’un ruisseau traversant une petite ville universitaire. Molly, une ancienne avocate reconvertie dans le journalisme, va être chargée de couvrir l’affaire, un peu par hasard car elle ne couvre d’ordinaire pas les faits divers. Cette affaire n’est pas facile pour elle car elle a fait un avortement spontanée tardif et a donc du accoucher d’un bébé mort-né, ce qu’elle a très mal vécu, culpabilisant beaucoup de ne pas avoir senti que son bébé était en train de mourir dans son ventre.
    Dans cette affaire, ses instincts d’avocate vont prendre une grande place. Ayant beaucoup travaillé avec des femmes enceintes en détresse, elle est plus dans le questionnement et la prévention que dans le désir de vengeance comme bon nombre des lecteurs du magazine en ligne. D’ailleurs, les commentaires sont tellement odieux, mais tellement réels, que je me demande si ceux qui ont tendance à laisser ce genre de messages et qui ont lu le livre se sont rendu compte d’à quel point ils sont méchants et ridicules avec leurs certitudes toutes faites et leurs instincts de charognards.
    On s’attache très vite à Molly qui, malgré le traumatisme qu’elle a vécu, refuse de laisser tomber cette affaire et veut en faire une occasion de relever la tête une bonne fois pour toute.
    Son mari, Justin, l’a beaucoup soutenu au moment de la mort du bébé mais il est assez réticent de la voir travailler sur une telle affaire. Il semble craindre qu’elle ne soit pas capable de le supporter et qu’elle s’effondre de nouveau.
    J’ai beaucoup aimé Sandy, une jeune fille pourvu d’une mère marginale et qui lutte pour s’en sortir.
    En revanche, je n’ai pas pu supporter Barbara. Cette femme est affreuse, totalement horrible, et je n’arrive pas à comprendre que personne ne la remette une bonne fois pour toute à sa place. J’ai eu envie de lui envoyer des paires de claques à chaque fois qu’elle ouvrait la bouche !
    En plus de l’enquête policière sur le bébé, on aborde divers sujets comme les démons du passé et la sécurité sur les campus, qui rechignent à impliquer la police dans des affaires qu’ils considèrent comme relevant strictement de la discipline universitaire y compris lorsqu’il s’agit de crime tels que les viols ou les agressions sexuelles.
    J’ai trouvé que, tout en étant différent, puisque sur un autre sujet, le roman était plus ou moins construit comme le premier livre de l’auteur « Amelia ». Plus psychologique que d’action, l’histoire est bien ficelée et les évènements qui semblent être complétement extérieur à l’enquête se révèle y être lier de manière plus ou moins importante.
    Un excellent thriller.

     

    Un extrait : Ce n’est qu’après coup que je pense au sac et aux serviettes ensanglantées roulées en boule. Ils sont trop volumineux pour que je puisse les enterrer, pourtant je ne peux pas les laisser là. J’aurais peut-être dû mieux me préparer. Davantage penser aux détails. Mais difficile d’être prêt pour quelque chose qu’on ne se serait jamais imaginé faire.

    Je finis par les apporter sur la Route 17. Une benne à ordures, je me dis. Derrière une station-service, peut-être, ou un fast-food. Et ensuite, demain matin, les éboueurs emporteront les preuves. Malheureusement les stations sont toutes encore ouvertes, les restos aussi, les voitures sont garées juste à côté des poubelles, les clients vont et viennent. Trop de témoins. Ce n’est qu’en arrivant à Highlights, le centre de bronzage, que je trouve enfin ce que je cherche. Le centre, fermé, donne à l’arrière sur un terrain vide où une benne est remisée dans un coin sombre reculé.

    Je m’apprête à ouvrir le couvercle, le cœur battant. Du soulagement : c’est ce que je ressens déjà. Presque fini, c’est réglé, basta. Seulement, le couvercle ne bouge pas. Je tire dessus une fois, deux fois. À la deuxième tentative, je fais un geste tellement brusque que je me retourne les ongles. La benne est fermée par une chaîne. Bien verrouillée, histoire d’empêcher quelqu’un comme moi de cacher de vilains secrets à l’intérieur.

    Mais je ne peux pas chercher ailleurs. Pas le temps. Impossible d’attendre une seconde de plus. De faire un pas de plus. Il faut que ça marche. J’ai besoin d’en finir, maintenant.

    Je fais le tour de la benne au pas de course en essayant de trouver une faille. Je finis par tomber sur un bord qui se soulève : juste de quelques centimètres, peut-être assez. Il faut pousser fort pour faire rentrer les serviettes trempées de sang, encore plus fort pour faire passer le sac en toile par la mince ouverture. Je crains un instant qu’il reste coincé. J’appuie dessus de toutes mes forces et il file si vite dans l’interstice que je suis à deux doigts de m’écraser la tête contre le bord de la benne.

    Je retire mes mains d’une secousse, elles sont couvertes de sang. Je crois un instant que c’est le mien. Mais ce n’est pas le mien. C’est celui du bébé. Ça recommence, j’en ai partout, exactement comme il y a une heure.

     

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  • [Livre] On ne meurt pas la bouche pleine

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    Résumé : Alors qu'à Tokyo deux cadavres d'hommes empoisonnés par une substance indécelable embarrassent la police japonaise, en France un commandant de la brigade criminelle est chargé d'élucider la mort d'un riche Japonais lui aussi empoisonné par un produit inconnu. Des deux côtés de la planète, des assassinats qui, a priori, n'ont rien à voir, sauf que... Le commandant Simmeo, passionné d'art, découvre qu'ils sont liés par les yakuzas.

    Voilà la Crim' du 36, quai des Orfèvres obligée de travailler avec son homologue japonaise, aux méthodes bien différentes, pour coincer un coupable qui utilise la cuisine moléculaire pour parvenir à ses fins... Entre Paris et Tokyo, une sidérante plongée dans les eaux troubles de la gastronomie, de la science et du crime.


    Auteur : Odile Bouhier et Thierry Marx

     

    Edition : Plon

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 26 Octobre 2017

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : Le titre est accrocheur, le format l’est moins. Il est atypique et ne trouve sa place ni sur l’étagère des poches (même si le texte à l’intérieur est au format poche, laissant de larges bandes blanches en marges démesurées) ni sur celle des grands formats. Ça tombe bien, finalement, qu’il ne m’ait pas assez convaincue pour mériter une place dans ma bibliothèque. Il faut dire que les places sont chères et mes étagères non extensibles, alors maintenant, je suis sans concession, quand un livre ne m’apporte pas ce que j’attendais de lui, il dégage, en espérant faire le bonheur de quelqu’un d’autre.
    L’idée de départ est originale et l’enquête elle-même prenante. On alterne entre France et Japon avant que les différentes parties s’imbriquent parfaitement les unes dans les autres.
    Les personnages sont attachants que ce soit le commandant Simmeo (qui n’est jamais appelé par son grade mais inspecteur ou commissaire par ceux qui, selon lui, regarde trop la télé) ou le chef de la famille yakuza qui évoque un vieux lion fatigué mais encore capable de vous arracher la tête d’un coup de croc.
    Le savoir-faire de Thierry Marx dans le domaine de la cuisine moléculaire sert parfaitement bien cette enquête aux saveurs étranges, et, même si je ne suis pas fan de toutes les associations évoquées, ma curiosité a été éveillée.
    L’écriture d’Odile Bouhier n’est pas désagréable, bien au contraire. Elle nous emporte sur les traces d’un meurtrier calculateur et efficace et nous embarquons dans l’affaire sans problème.
    Mais… car oui, il y a un mais. Pas un gros mais, rédhibitoire et qui fait sortir les yeux des orbites (choix malheureux des termes quand on pense à certaines scènes de ce livre… yerk), mais tout un tas de petits mais, qui font qu’au final je suis arrivée à une indigestion de mais…
    Il y en a deux, en particuliers, qui m’ont fait hausser un sourcil : d’abord, quand un notaire signale a Simmeo que la loi lui impose d’accepter un héritage. Il était si simple de vérifier qu’un héritage peut parfaitement être refusé !
    Le second point constitue un sérieux manque de rigueur. Déjà, la scène n’apporte rien à l’histoire et je ne vois pas bien à quoi elle sert, mais, en l’espace de 10 pages, on a une jeune fille qui est censée être mineure, puis qui a dépassé la majorité, puis qui est mineure à nouveau.
    Du coup, quand je vois de telles négligences sur des choses faciles à vérifier et à écrire correctement, je ne peux m’empêcher de remettre en doute toutes les infos que nous donne l’auteur.
    J’ai de plus trouvé la fin assez peu crédible. Tout ça combiné fait que ce livre ne va pas rester dans les annales. Heureusement que je l’avais acheté d’occasion !

     

    Un extrait : La lumière blafarde ajoutée à l’odeur aigre de peur et d’urine contredisait sans complexe la vue magistrale sur la place que la Concorde ainsi que le luxe déployé dans la somptueuse suite de ce célèbre palace de la ville des lumières. Le Pomelos. Vingt-deux étages de luxe et de sobriété en pleine capitale, un jardin de mille mètres carrés réservé aux clients de ce prestigieux établissement à deux pas des Tuileries, forcément tout le temps complet.
    Décidément, la mort bouffait à tous les râteliers. Achille Simmeo le savait d’expérience.
    Le cadavre, une femme au vu de la poitrine opulente et pointue moulée par la combinaison intégrale en latex, était étendu sur le dos, écartelé, les mains et les chevilles attachées aux pieds du lit. Des seins siliconés, paria Simmeo. La panoplie caricaturale d’une séance sadomasochiste qui aurait mal tourné n’échappa nullement au commandant, qui se garde de tout commentaire. Trop tôt pour des conclusions définitives. Un sac de plastique serré au cou par un large ruban adhésif gris recouvrait la tête. Au niveau du bassin, une vaste auréole tachait le drap.
    Simmeo ne comprenait pas en quoi une combinaison intégrale en latex, cloutée de surcroît, pouvait susciter une quelconque excitation, et il n’avait pas envie de le savoir. Cette matière gluante comme une sangsue le débectait au point qu’il avait développé une sévère allergie. Forcément handicapant lorsqu’il s’agissait d’enfiler les gants de protection en latex, obligatoires sur une scène de crime. Afin de contrer ces démangeaisons intempestives, le policier veillait à toujours garder sur lui une paire de gants 10% soie 90% coton. Au pire des cas, un tube de cette pommade grasse miraculeuse qui l’empêchait de se gratter jusqu’au sang l’attendait toujours quelque part.

     

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  • C'est lundi que lisez-vous? #197

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog I believe in Pixie Dust.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    L'anti magcien T01.jpg la terre du bout du monde.jpg

     

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    amis et rien de plus.jpg couv21396030.jpg couv45332902.jpg

    diabolic T02.jpg eleanor & park.jpg everlasting.jpg

    everything everything.jpg la terre du bout du monde.jpg L'anti magcien T01.jpg

    le professeur.jpg My dilemma is you.jpg toute la vérité sur ella black.jpg

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    Et vous? Que lisez-vous?

  • Premières lignes #39

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.
    Pour ma part, j’ai décidé de vous faire découvrir mes coups de cœurs !

     

    Cette semaine, je vous présente Heartless de Marissa Meyer dont vous pouvez lire ma chronique ICI.

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    Trois alléchantes tartes au citron luisaient sous le regard de Catherine. Elle enfonça dans le four ses mains entortillées dans des serviettes, ignorant la chaleur qui enveloppait ses bras et lui cuisait les joues, puis sortit la plaque. La garniture dorée des tartes frémit – à croire qu’elle était soulagée d’échapper à cette prison de pierre.
    Cath tenait la plaque avec autant de déférence que s’il s’était agi de la couronne du Roi. Elle traversa la cuisine sans la quitter des yeux pour la déposer en douceur sur la table. Les tartes tremblotèrent brièvement avant de s’immobiliser, scintillantes et parfaites.
    Posant ses serviettes, elle piocha parmi les écorces de citron enrobées de sucre qu’elle avait étalées sur un parchemin et les disposa en rosaces sur ses tartes, les enfonçant délicatement dans la garniture encore chaude. Des arômes de citron frais et de pâte au beurre assaillirent ses narines.
    Elle se recula d’un pas pour admirer son œuvre.
    Faire les tartes lui avait pris toute la matinée. Cinq heures à peser le beurre, le sucre et la farine, à mélanger, pétrir et rouler la pâte, à fouetter, cuire à petit feu et filtrer les jaunes d’œufs et le jus de citron pour leur donner une consistance crémeuse, couleur de boutons-d’or. Elle avait glacé la pâte et découpé les bords comme un napperon en dentelle. Elle avait fait bouillir les écorces de citron dans du sirop et broyé finement des cristaux de sucre pour la décoration. L’envie la démangeait d’en saupoudrer le dessus des tartes, mais elle se retint. Elles devaient d’abord refroidir, sans quoi le sucre fondrait en grumeaux disgracieux à la surface.
    Ces tartes étaient un condensé de tout ce qu’elle avait appris dans les vieux livres cornés rangés sur l’étagère de la cuisine. Catherine n’avait précipité aucune étape, négligé aucun geste, n’avait employé que des ingrédients de la meilleure qualité. Elle avait fait preuve d’une méticulosité sans faille. Elle y avait mis tout son cœur.
    Elle prolongea son inspection, scrutant chaque repli de pâte, chaque centimètre carré de la surface luisante.
    Avant de s’autoriser enfin un petit sourire.
    Elle avait sous les yeux trois tartes absolument divines, et tout le royaume de Cœur – depuis les dodos jusqu’au Roi en personne – devrait reconnaître qu’elle était la meilleure pâtissière. Même sa propre mère serait bien forcée d’en convenir.
    Soulagée, elle sautilla sur la pointe des pieds et battit des mains.
    — Vous êtes ma plus grande fierté, proclama-t-elle en écartant les bras au-dessus des tartes comme pour les adouber. À présent, partez à la conquête du monde avec votre volupté citronnée et faites naître des sourires sur toutes les bouches que vous remplirez de vos délices.
    — On s’adresse encore à la nourriture, lady Catherine ?
    — Ah ! mais pas à n’importe quelle nourriture, Cheshire. (Elle leva un doigt sans se retourner.) Je te présente les plus merveilleuses tartes au citron jamais préparées dans le glorieux royaume de Cœur.
    Une queue rayée s’enroula autour de son épaule droite. Une tête poilue ornée de longues moustaches apparut sur sa gauche. Le ronronnement pensif de Cheshire vibra le long de son dos.
    — Stupéfiant, dit le chat, sur ce ton que Catherine ne savait jamais comment interpréter.
    Il disparut de ses épaules pour réapparaître sur la table, une patte griffue tendue au-dessus des tartes. Cath bondit pour l’écarter.
    — Pas touche ! Elles sont destinées au Roi, sale bête.
    Les moustaches de Cheshire tressaillirent.
    — Au Roi ? Encore ?
    Cath attrapa un tabouret, l’approcha de la table en faisant crisser ses pieds sur le sol et s’assit dessus.
    — Je pensais lui en réserver une et faire servir les autres au banquet. Sa Majesté est si heureuse quand je lui cuisine quelque chose. Et le bonheur du Roi…
    — … fait celui du royaume.

     

    Alors, tentés?