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Selene raconte... - Page 5

  • [Livre] Pour l'amour d'un terroriste

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    Résumé : Depuis quelques années maintenant, la montée croissante des attentats frappe le monde entier entrainant à chaque fois des dizaines de victimes. Des divergences d’opinions, des rivalités entre peuples ont toujours existés et persisteront encore. Cependant la violence des actes est de plus en plus importante, les moyens utilisés le sont également. La population doit vivre avec et se montrer plus forte que la haine. Un voisin, un ami, un conjoint, chacun peut basculer dans la violence très rapidement en se laissant guider par les nouvelles technologies qui véhiculent un tissu d’agressivité et de barbarie. Dans ce livre, un jeune homme au passé de délinquant, Benjamin, tombe sous l’emprise d’un individu puissant et radicalisé qu'il rencontre en prison, Abou. Lorsque le jeune homme prend conscience de la dangerosité de cette alliance, il est trop tard. Abou a des projets mortels pour le pays et Benjamin en sait trop. Dans cette spirale, il entraine celle qui deviendra sa compagne Sara, des proches, et des centaines de victimes. Sara est une surveillante pénitentiaire qui va tenter de lutter contre son attirance pour le détenu mais qui succombera à cette passion. Elle ira jusque braver les interdits de sa profession pour entretenir l'étincelle qui brille dans ses yeux. Cependant au début de leur idylle, Benjamin a un objectif bien différent. Une intrigue sentimentale mêlée au suspense d’un polar macabre caractérisent ce roman. De l’émotion, de la tristesse, de la douleur, de la colère, de la froideur, tout autant de sentiments qui viennent envahir le lecteur au fil de l’histoire. De multiples attentats, des blessés en nombre, une femme aveuglée par un amour qui va la dévaster, ...

     

    Auteur : Fanny Matthew

     

    Edition : Autoédition

     

    Genre : Drame

     

    Date de parution : 5 octobre 2017

     

    Prix moyen : 2€

     

    Mon avis : Ce livre a un gros point positif : son histoire. Le machiavélisme derrière la rencontre, à première vue fortuite, de Sara et de Ben, l’organisation de la cellule terroriste… tout cela est vraiment intéressant et donne une profondeur à l’histoire.
    Malheureusement, cette histoire n’est pas mise en valeur.
    Tout d’abord, la première chose qui m’a frappée, c’est le titre. « Pour l’amour d’un terroriste », ça fait vraiment romance Harlequin. J’ai failli refuser le livre à cause de ce titre. Il ne rend pas justice à l’histoire.
    Aux premières lignes de ma lecture, j’ai été très dérangée par le style. Je l’ai trouvé assez abrupt, factuel. J’avais l’impression de lire une chronique judiciaire plutôt qu’un roman, surtout au tout début lors de la présentation des personnages. J’aurais préféré les découvrir petit à petit, plutôt que cette biographie assénée d’entrée de jeu.
    De plus, définitivement, je trouve que le présent n’est pas du tout adapté au récit. A la rigueur dans les biographies, dans les documentaires romancés d’une période de l’histoire, mais pour un roman, je n’adhère pas. Mais ça, c’est vraiment une opinion très personnelle et ce qui me dérange dans l’utilisation du présent ne fera peut-être pas sourciller un autre lecteur.
    Ce style assez…rigide, dirai-je, à défaut d’un meilleur terme, m’a empêché d’entrer pleinement dans l’histoire et de m’attacher aux personnages.

    J’ai aussi trouvé que l’auteur a une tendance très nette à répéter le prénom de ses personnages. Plusieurs phrases d’affilées, et des phrases très courtes, qui plus est, commencent par Sara. Sara dit que, Sara pense, Sara…Sara… Parfois, une seule phrase pourrait en remplacer trois, avec quelques virgules, quelques pronoms, et une tournure différente.

    Au niveau de l’écriture elle-même, j’ai remarqué quelques coquilles (orthographe et conjugaison essentiellement), mais j’ai franchement vu pire.
    En revanche, souvent, trop souvent pour moi, j’ai dû arrêter ma lecture pour comprendre ce que l’auteur avait voulu dire. J’ai trouvé qu’il y avait un gros problème de vocabulaire, un mot étant souvent employé à la place d’un autre, ce qui change complètement le sens de la phrase et parfois fait qu’elle ne veut plus rien dire.
    Un exemple parmi tant d’autres ? A un moment, on parle d’un attentat. Dans l’énumération des actes qui doivent avoir lieu, je lis : « trois hommes se feront exploser à l’aide de ceintures dans des endroits stratégiques de ce monument après avoir essuyé un déluge de rafales sur ceux qu’ils qualifient de « mécréants ». »
    C’est précis et c’est réaliste. Le seul problème, c’est qu’essuyer une rafale de balles, cela veut dire la recevoir. Quand on est celui qui tire, on arrose, plutôt qu’on essuie. Donc : Après avoir arrosé d’un déluge de balles ceux qu’ils…
    Un autre ? « Ben sait qu’il va devoir engranger la vitesse supérieure. » Depuis quand on engrange une vitesse ? Des informations, des vivres, du grains, mais non, pas une vitesse. On peut passer à la vitesse supérieure, à la rigueur l’embrayer ou l’engager…
    Ce ne serait pas grave si c’était les seuls exemples, mais je suis tombée sur bon nombre de ce genre d’erreurs ou de méconnaissance du vocabulaire et ça a rendu ma lecture vraiment pénible.
    En résumé, je dirais que les idées sont là, le déroulé de l’histoire aussi. Il y a un énorme potentiel sur ce roman. Mais il nécessite un énorme travail de relecture, de réécriture et de correction.
    En l’état, je ne le recommande pas. Remanié, j’en parlerais certainement autour de moi.

     

    Un extrait : Benjamin, 32 ans, originaire de la métropole lilloise est un jeune délinquant au passé chargé de petits larcins. À l’adolescence, celui qui se fait appeler Ben quitte sa région natale pour s’installer avec ses parents en banlieue parisienne. Son dernier braquage lui vaut une condamnation à six mois de prison ferme qu’il passera à l’établissement pénitentiaire de Fresnes. Il purge sa peine, y fait la rencontre d’un autre détenu Abou, surnommé le guerrier, qui le prend sous son aile avant de l’amener à se convertir à l’islam. Les semaines passent et ce grand brun aux yeux noisette se réfugie dans la religion, celle qu’on lui a expliquée en prison. Les six mois s’écoulent, à sa sortie Ben a radicalement changé, il ne voit plus ses proches, sa famille l’évite de plus en plus. Il trouve refuge auprès du guerrier rencontré lors de son passage en prison. Ben a de l’admiration pour celui qui devient son mentor, il lui est totalement dévoué. Il finit par se radicaliser et tombe dans un islam extrémiste. Des projets sont en pourparlers autour de lui. Ben est alors chargé de recruter des jeunes sur le web, il passe des heures sur internet, diffuse des dizaines de vidéos faisant référence à l’État islamique et encourage ses lecteurs à se rebeller. Très vite, il fait parler de lui auprès des services de sécurité nationale et se voit de nouveau condamné. Le 03 janvier 2016 au tribunal de Paris, une condamnation pour incitation au terrorisme est prononcée à son encontre assortie d’une peine de prison ferme d’une année.

            C’est désormais un retour en prison pour Ben. Ce retour en détention qui bouleversera son existence et sera marqué par une rencontre, celle de Sara.

            Sara, jolie brune au regard pétillant, un petit bout de femme, sensible et attachante. Elle vient de fêter ses 25 ans. Sara est surveillante pénitentiaire à la prison de Fleury Mérogis. Rien ne la prédestinait à exercer ce métier, son bac ES en poche, elle décide de poursuivre son parcours à l’université de Tolbiac en filière Administration économique et sociale. Elle s’ennuie dans ce parcours, n’est pas très assidue et comprend que la vie active l’attend. Elle consulte les différents portails de concours de la fonction publique puis décide de passer celui de gardien de la paix – surveillant pénitentiaire. En juillet 2015, elle apprend avec joie être lauréate du concours, puis se dirige vers l’École nationale de l’administration pénitentiaire à Agen, où elle suivra une formation de huit mois. Sa formation en poche, elle rejoint les couloirs de Fleury. Ses journées sont rythmées par le même rituel, en premier lieu, l’appel. S’ensuit alors le balai quotidien des promenades, des activités, les rendez-vous à l’infirmerie, les parloirs, les repas, la distribution du courrier, les ateliers dans lesquels les détenus travaillent. Sara connaît l’ensemble des détenus qui se partagent l’aile ouest. Elle a toujours préféré ne pas connaitre la raison de détention de chacun d’entre eux et considère ainsi chacun des prisonniers de la même manière. Sara exerce son métier selon un rythme de 3 jours en prison suivi de 2 journées de repos

     

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  • Mes sorties du mois #28

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    Chaque mois voit son lot de sorties, que ce soit en livres ou en films. 
    Chaque 1er mercredi du mois, je vous donnerai les sorties, parmi celles qui ont retenues mon attention.
    Voyons ce qui nous attend d'intéressant ce mois-ci!

     
    Que ce soit les livres ou les films, je vous laisse aller sur booknode ou allociné pour découvrir résumés et/ou bandes annonces.

     

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    Les sorties grand format:

     

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    Les sorties poche:

     

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    Et vous? Vous avez repéré des sorties intéressantes pour ce mois de janvier?

  • Mon Bullet Journal 2018

    Un peu partout, on voit parler du Bullet Journal. Un peu tout le monde donne des conseils pour s'organiser.
    Alors non, je ne vais pas vous donner des conseils, mais juste vous montrer mon Bullet journal qui a cela de particulier qu'il ne me sert que pour la lecture et le blog. 
    si j'y ajoute des info comme le temps, ou un tracker de sommeil ou encore de séries, je n'y mets rien concernant le travail, le ménage ou autres... La lecture, le blog, ce sont les maîtres mots de mon BuJo.

     

    Concernant le matériel, rien de bien particulier.
    Comme cahier, j'utilise un bête cahier Clairefontaine petit format à spirale, à petit carreaux sans marges, 180 pages et grammage à 90g/m².
    J'ai choisi ce cahier car je trouve les pages des cahiers "spéciaux" Bujo trop fin. Ici au moins, je peux écrire comme je veux, ça ne traverse pas!

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    Comme stylos, j'utilise des Staedtler dont les pointes vont de 0,05 à 0,8

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    J'utilise également de bêtes crayons de couleurs de marque Bic (ils sont bien parce qu'ils ont un corps légèrement flexible et que du coup quand ils tombent, la mine ne se casse pas en mille morceaux à l'intérieur), du papier calque, du masking tape cinéma, des petits tampons en forme de cœur et d'étoiles et c'est tout.

    Il n'est pas exclu que j'achète de petits trucs pour agrémenter mon Bujo, mais franchement, ce sera plus de la déco qu'autre chose, parce que j'ai tout ce qu'il me faut.

     

     

    Et maintenant, mon bébé (il est tout simple, tous les dessins sont réalisés à l'aide de papier calque, je suis incapable de dessiner un cactus à main levée, mais je l'aime!)

     

    Il se trouve que Décembre 2017 a terminé mon précédent journal et que du coup, je commence 2018 avec un BuJo tout neuf, ce qui veut également dire qu'il m'a fallut lui faire une page de garde.

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    Oui, oui, je suis même pas capable de prendre des photos droites!

     

    Pour l'instant je n'ai préparé que le mois de janvier. Là encore, il y a une page de garde

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    Alors si, en fait, j'ai fais les pancartes et les boules de neige à la main (ça se voit? oui je sais...)

     

    Ensuite, il me faut une vue d'ensemble du mois. J'y note les articles fixes, comme le tiercé du samedi, le "c'est lundi", les sorties du mois, le book haul, le bilan du mois. Je peux aussi y ajouter les jours où il y a des week end à 1000, des articles particuliers ou encore les périodes de vacances (où je vais pourvoir lire plus)

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    Sur la page suivante, je note mes coups de cœur (à gauche celui de janvier, encore vide, à droite un des mois précédents pour vous montrer comment ça fait une fois rempli)

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    Puis les films que je prévois de voir dans le mois. Ici c'est simple, quand le film est vu, je colorie l'étoile. Et il me reste de la place si j'ai envie de voir des films que je n'avais pas prévus

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    En janvier, je fais un mois des contes. Ça se ressent dans les films prévus, hein?


    Après je note ma pal du mois, je note les livres que je veux lire (en général 2 ou 3 à la fois, histoire de pouvoir suivre mes envies) et quand le livre est lu, je le colorie (pareil, je vous met le modèle vierge et un modèle d'un mois précédent côte à côte)

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    En face de ma PAL du mois, je note mes achats pour pouvoir faire mon book haul à la fin du mois sans devoir me fier à ma mémoire de truite

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    Je tiens aussi un tracker de série (rapport à la mémoire de truite). Quand j'ai vu un épisode, je le colorie, comme ça je sais toujours ou j'en suis (sauf quand j'oublie de le colorier... oui bon...)

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    Ensuite il y a deux pages que je ne fait que depuis décembre. Je vais les refaire sur janvier, mais je délibère encore pour les conserver ou non

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    Pour la page Wish List, je vous ai mis celle de décembre pour que vous puissiez voir comment je veux la faire


    Ensuite vient ce qui parait-il s'appelle les daily view... (Moi j'appelle ça mon suivi journalier... mais chacun fait comme ça lui chante)
    Donc, pour janvier je tente un nouveau format:

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    Alors pour le tracker de sommeil, vu que je dors très mal, j'ai un système couleur.
    Si je dors de 0 à 3h d'affilées, je mets en rouge.
    de 3h01 à 6h d'affilées, je mets en violet
    à partir de 6h, je mets en bleu
    Evidemment si je me réveille dans la nuit, le compteur repart de 0

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    Ici par exemple j'ai dormi sans me réveiller de 1h du mat à 8h, j'ai donc réussi à entrer dans le bleu

     

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    Là en revanche je me suis endormie à minuit et levée à 6h, mais je me suis réveillée à 2h et à 4h, comme je n'ai jamais dormi plus de 3h d'affilé, je suis restée dans le rouge.

     

    En voyant les jours ou je dors mal, et en comparant avec ma glycémie au réveil, ça peut aider à contrôler tout ça!

     

    Voilà, ça c'était mon bullet journal! J'ai deux autres carnets consacrés à mes lectures. Si vous voulez, je vous les présenterais une prochaine fois!!

     

    A très vite!

     

  • Bonne année!

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    Bonne année à tous!

    Que 2018 soit plein de bonheur... et de lectures, bien sûr.


    En ce début d'année, je suis en train de préparer les bilans livres et films de l'année 2017, sans oublier les sorties de janvier! Du boulot en perspective!


    Le prochain "C'est lundi" aura lieu lundi prochain et présentera pas moins de 3 semaines de lecture (bon ok, avec les fêtes, on est pas dans la période où je lis le plus, ne vous attendez pas à un super-c'est-lundi.)

  • Le tiercé du samedi #139

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    Rappel du principe: Chaque semaine, le samedi comme son nom l’indique, il conviendra de choisir les trois livres, le trio gagnant, correspondant au thème proposé.

    A la fin de chacun de ces Rendez-vous, j’indiquerai le thème de la semaine suivante.

    Ce Rendez-Vous Livresque a été inspiré de « The Saturday Awards Book » créé par l’Echos de mots, et qui n'existe plus aujourd'hui.

    Comme annoncé la semaine dernière, le thème d'aujourd'hui est:

    Vos trois livres préférés se passant à Noël

     

    Si les livres que je vous présente vous intéressent, vous pouvez les achetez sur bookwitty en cliquant sur leur image. Je touche une petite commission sur les achats mais cela ne change rien au prix pour vous.

    Alors pour ma part, le trio gagnant est:

     

     

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    Noël sanglant

     

     

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    Un thriller glaçant se passant en pleine période de noël. Bien sûr, quiconque aura eu une éducation catholique devinera très vite les sombres desseins du tueurs (peut être même dès le quatrième de couverture si vous tombez sur la même que la mienne) mais je vous rassure, cela n'enlève rien à l'intérêt de l'histoire qui demeure toute aussi prenante et haletante!

     

     

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    Le père Noël assassiné

     

     

     

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    Âmes sensibles s'abstenir. J'ai frôlé l'attaque dans les premières pages parce que je n'étais pas prévenue (Vibration littéraire dira que oui, mais je persiste, elle n'avait pas été assez claire). Mais c'est une super histoire que je ne peux recommander! Juste gardez la lumière allumée! Et si vous avez un chat, enfermez le le temps des premiers chapitres... conseil d'amie!

     

     

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    La véritable histoire de Noël

     

     

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    Je n'ai pas arrêtée de pleurer dans ce livre. Il y a une telle émotion. Il est vraiment d'une beauté exceptionnelle. Je le recommande à tout le monde, quel que soit l'âge! J'ai tellement aimé les livres que je ne trouve pas de mots assez forts pour en parler.

     

    Pour la semaine prochaine, le thème sera: Les trois endroits principaux où vous achetez vos livres

    Et n'hésitez pas à laisser en commentaire le lien vers votre propre tiercé du samedi!

  • [Film] Un mariage de rêve

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    Titre original : Easy Virtue

     

    Réalisé par : Stephan Elliott

     

    Date de sortie : 06 mai 2009

     

    Genre : Comédie sentimentale

     

    Pays d’origine : Canada, Royaume-Uni

     

    Durée : 1h36

     

    Casting : Jessica Biel, Ben Barnes, Kristin Scott Thomas, Colin Firth, Kimberley Nixon, Katherine Parkinson, Kris Marshall, Christian Brassington…

     

    Résumé : Les années 20 avaient rugi... les années 30 devaient swinguer !

    John Whittaker, jeune Anglais de bonne famille, tombe fou amoureux de Larita, superbe aventurière américaine. Il l'épouse sur le champ et la ramène dans le manoir de ses parents. Si Mr Whittaker n'est pas insensible au charme de sa belle-fille, l'allergie est instantanée chez Mrs Whittaker.

     

    Mon avis : La première chose, et après promis j’arrête avec ça (du moins pour ce film, je ne promets rien pour les autres) : C’EST QUOI CE TITRE ????
    Expliquez-moi un peu comment on est passé d’Easy vertue (petite vertu) à Un mariage de rêve ?
    Enfin, moi je dis ça…
    A part cet insignifiant (mais Ô combien énervant… oui oui, j’arrête) petit détail, le film est une vraie pépite.
    Déjà les acteurs sont vraiment géniaux. Bon évidement je ne parle pas de Colin Firth ou de Kristin Scott-Thomas, eux, on savait déjà qu’ils étaient géniaux, mais Jessica Biel a été une heureuse surprise. Elle campe l’américaine, féministe avant l’heure, refusant de se plier à des traditions ridicules, aux prises avec une famille anglaise que la matriarche dirige d’une main de fer, avec beaucoup de justesse.

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    Ses seuls alliés sont bien faibles face à la sèche et acariâtre Veronica Whitaker interprétée par une Kristin Scott-Thomas quasiment méconnaissable :

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    Il s’agit du jardinier, qu’on voit peu, du majordome très pince sans rire (Kris Marshall)

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    et du père de famille (Colin Firth), un homme lassé de tout, qui ne parvient pas à pardonner, ni à se pardonner d’ailleurs, la mort de tant de jeune gens pendant la guerre, quatorze ans plus tôt.

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    Entre les piques de ces deux-là, le caractère épouvantable de Mme Whitaker qui frôle l’apoplexie à chaque fois que Larita ouvre la bouche, et le regard à la fois désabusé et amusé que porte sur l’affaire les amis et voisin Philippe et Sarah, on passe la quasi-totalité du film à rire.

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    Quelques séquences d’émotions sont présentes, à la fois pour faire avancer l’histoire et pour reposer un peu nos côtes fragilisées par le rire.
    La scène du tango est en passe de devenir une scène culte. Non seulement la danse en elle-même est splendide, mais on sent bien tous les non-dits existants entre les différents protagonistes, on voit presque les rouages dans le cerveau de chacun d’eux qui conduit à la scène finale. Celle-ci n’aurait pas pu être différente dans être en totale contradiction avec les caractères de tous les personnages.
    La seule chose que je regrette est de ne pas pouvoir voir ce film en VO car il y a des expressions anglaises intraduisibles et je pense que malgré un fantastique travail de traduction, on y perd beaucoup.



  • [Livre] Jamais plus

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    Si vous désirez acheter ce livre, vous pouvez cliquer ICI ou sur l'image. Vous serez alors redirigés sur bookwitty. Si vous achetez le livre par ce lien, je touche une petite commission. Cela ne change rien au prix!

     

    Résumé : Lily Blossom Bloom n’a pas eu une enfance très facile, entre un père violent et une mère qu’elle trouve soumise, mais elle a su s’en sortir dans la vie et est à l’aube de réaliser le rêve de sa vie : ouvrir, à Boston, une boutique de fleurs. Elle vient de rencontrer un neuro-chirurgien, Lyle, charmant, ambitieux, visiblement aussi attiré par elle qu’elle l’est par lui. Le chemin de Lily semble tout tracé. Elle hésite pourtant encore un peu : il n’est pas facile pour elle de se lancer dans une histoire sentimentale, avec des parents comme les siens et Atlas, ce jeune homme qu’elle avait rencontré adolescente, lui a laissé des souvenirs à la fois merveilleux et douloureux. Est-ce que le chemin de Lily est finalement aussi simple ? Les choix les plus évidents sont-ils les meilleurs ?

     

    Auteur : Colleen Hoover

     

    Edition : Hugo Roman

     

    Genre : Roman contemporain

     

    Date de parution : 11 mai 2017

     

    Prix moyen : 17€

     

    Mon avis : Ce roman est le premier que je lis de Colleen Hoover et pour un coup d’essai, c’est un coup de maître… ou en tout cas un coup de cœur.
    Et pourtant, j’ai détesté l’auteur pendant la majeure partie du livre, je lui en ai voulu de me faire ressentir des émotions si diamétralement opposées ! Et surtout, je lui en ai voulu de m’avoir fait tomber amoureuse pour me briser le cœur dans les chapitres suivants.
    Et pourtant, je ne changerais pas une ligne de ce roman.
    On assiste à un roman plus ou moins en deux parties qui s’entremêlent. Il y a l’histoire de Lily telle qu’elle la vie de nos jours, alors qu’elle a 24 ans, et son adolescence qu’on découvre au travers de sa plongée dans son journal intime de l’époque qu’elle écrivait sous forme de lettres adressées à son idole : Ellen DeGeneres. Dans ces lettres elle parle de la violence de son père à l’égard de sa mère, mais aussi de sa rencontre avec Atlas avec qui elle va nouer une belle relation.
    J’ai beaucoup aimé les personnages. Oui, tous les personnages sans exception, même si j’ai eu des coups de cœur plus prononcé pour certains, comme Allysa, l’amie et belle-sœur de Lily qui est vraiment parfaite. Elle est drôle, aimante, forte, compatissante… J’ai été très triste pour elle au début du livre, mais tellement contente de voir son évolution au fil du livre.
    Lilly est une jeune femme forte, bien que fragilisée par les évènements de son adolescence, par le fait que sa mère n’ait jamais quitté son père et qui pense que cette dernière était faible.
    Comme beaucoup de femmes, Lilly pense savoir exactement comment elle réagirait si elle était elle-même confrontée à la violence et juge facilement sa mère pour sa manière d’avoir géré les choses. Elle a du mal à réaliser qu’on ne peut pas savoir à l’avance comment on réagirait car chaque cas est différent.
    C’est tellement dur de parler de ce livre sans spoiler parce que c’est justement les éléments qui composent l’intrigue principale qui nous font traverser tant d’émotions.
    Je trouve que le titre anglais, It ends with us, est bien plus révélateur et bien plus parlant que le titre français.
    A la fin du livre, une note de l’auteur explique pourquoi elle a écrit ce roman, d’où elle tient son inspiration. Ne passez pas à côté de cette note ! Vraiment ! Elle est aussi bouleversante que le roman en lui-même.

     

    Un extrait : Au-dessus des objets qu’il contient apparaît un anneau de bois en forme de cœur. Je passe les doigts dessus en me remémorant le soir où il m’a été offert. Dès que les souvenirs reviennent, je l’écarte. La nostalgie est une étrange chose.

    Je sors quelques anciennes lettres, quelques coupures de presse que je mets également de côté. En dessous, je trouve enfin ce que je cherchais… tout en espérant ne pas le trouver.

    Mes journaux pour Ellen.

    Je passe également les mains dessus. Il y en a trois dans cette boîte, mais je dirais qu’au total il en existe huit ou neuf. Je n’en ai jamais relu aucun après les avoir écrits.

    Quand j’étais plus jeune, je refusais d’admettre que je tenais un journal parce que ça faisait trop stéréotype. En fait, j’étais même parvenue à me convaincre que j’avais trouvé le truc le plus cool qui soit, qui n’avait techniquement rien d’un journal. J’adressais chacun de mes écrits à Ellen DeGeneres car je regardais son talk-show depuis ses débuts, en 2003, alors que j’étais encore une petite fille. Je l’enregistrais tous les jours et me le repassais en rentrant de l’école ; j’étais persuadée qu’Ellen m’aimerait beaucoup si elle faisait ma connaissance. Je lui écrivis régulièrement jusqu’à mes seize ans, des lettres qui ressemblaient plutôt à des pages de cahier. Bien entendu, je savais que ça ne pouvait en rien l’intéresser et j’avais eu la présence d’esprit de n’en envoyer aucune. Mais j’aimais lui adresser mes réflexions, si bien que ça resta le cas jusqu’à ce que j’arrête, purement et simplement.

    J’ouvre un deuxième carton à chaussures où se trouvent d’autres extraits, sors le journal de l’année de mes quinze ans, le feuillette à la recherche du jour où j’ai rencontré Atlas. Jusque-là, je n’avais rien vécu de particulièrement intéressant, ce qui ne m’avait pas empêchée de remplir des pages depuis six années.

    Je m’étais juré de ne jamais les relire mais, après la disparition de mon père, j’ai beaucoup repensé à mon enfance. Peut-être qu’en les parcourant de nouveau, je trouverai la force de pardonner. À moins que ça ne me rende encore plus amère.

    Je m’allonge sur le canapé et commence à lire.

     

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  • [Livre] Raison et sentiments

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    Résumé : Deux soeurs ne sauraient être plus différentes l’une de l’autre. Elinor, l’étudiante en architecture, privilégie les valeurs de la discrétion et de la modestie. Sa soeur Marianne, quant à elle, est impulsive et elle rêve de devenir artiste.

    Mais quand la famille est contrainte de quitter Norland Park, leur maison bien-aimée, leur monde vole en éclats et leurs valeurs sont violemment mises à l’épreuve.

     

    Auteur : Joanna Trollope

     

    Edition : Terra Nova

     

    Genre : Romance

     

    Date de parution : 20 août 2014

     

    Prix moyen : 19€

     

    Mon avis : Ce roman n’est pas une réécriture du roman de Jane Austen mais une transposition à l’époque moderne. L’histoire de Jane Austen est suivie à la lettre si ce n’est qu’elle est adaptée au XXIème siècle. Ainsi Elinor parle ouvertement du manque d’argent, chose qui aurait été impensable au XVIIIème siècle.
    J’ai bien aimé Elinor même si elle est tellement inquiète pour l’avenir de sa famille qu’elle en vient à se montrer un peu méprisante envers son entourage. Mais on peut la comprendre : elle a dû abandonner ses études, trouver un travail mal payé et est encore le vilain petit canard de l’histoire parce qu’elle rappelle à tous que les factures ça se paie et pas avec un dessin ou une chansonnette.
    Marianne est aussi fantasque et excessive que dans le roman original mais ici, je l’ai trouvé moins exaspérante car pour moi c’était une ado en proie à sa première passion amoureuse. Ses actes n’ont pas les mêmes conséquences qu’ils auraient pu avoir 2 siècles plus tôt et du coup je l’ai jugée moins sévèrement.
    Margaret est plus étoffée que dans le texte original, mais plus agaçante aussi, mais il ne s’agit jamais que d’une ado trop gâtée qui ne comprend pas pourquoi sa vie change.
    Belle, la mère, m’est apparue plus comme déconnectée des réalités qu’égoïste. Elle semble sincèrement ne pas comprendre pourquoi Elinor parle toujours d’argent, pourquoi elle classe les factures, etc… mais elle a bon fond et aime ses filles. Cependant, comme Margaret, elle a été bien trop gâtée par un homme qui n’a pas pris la peine d’assurer l’avenir de sa famille.
    Mais la palme revient au couple Fanny/John… Ils sont affreux ! Encore plus que dans le roman de Jane Austen, c’est dire ! A chaque fois que Fanny se manifeste, on a envie de lui tordre le coup, mais John est encore pire de par sa faiblesse et son hypocrisie permanente !
    J’ai passé un excellent moment de lecture, même si pour moi, le roman de Jane Austen ne pourra jamais être égalé par quelque réécriture ou transposition que ce soit ! En revanche, pour une simple transposition, qui n’a donc pas demandé autant de travail d’imagination que l’écriture d’une histoire originale, j’ai trouvé qu’il était un peu trop cher.

     

    Un extrait : Bien sûr, Belle n’admettrait jamais la moindre erreur, ni de sa part ni de celle de leur père. Elle avait même raconté pendant des semaines après l’enterrement que Henry et John, le seul fils qu’il avait eu de son premier mariage, s’étaient réconciliés quelques heures avant sa mort à l’hôpital de Haywards Heath. Ils avaient pleuré tous les deux, et John avait promis qu’il veillerait sur sa belle-mère et sur les filles.

    — Il a promis, ne cessait de répéter Belle. Nous pouvons rester à Norland pour toujours. Et il tiendra parole. Bien sûr qu’il tiendra parole. C’est le fils de papa, après tout.

    Et papa, se dit Elinor non sans une certaine amertume, n’était pas seulement mort et enterré, et donc inattaquable, mais il était parfait. Parfait.

    Que s’était-il passé en réalité ? Il s’était passé qu’elles n’avaient pas pensé à la femme de John ! Pendant les jours horribles qui avaient suivi la mort de leur père, elles avaient pratiquement oublié Fanny.

    Elinor regarda le vieux vaisselier gallois, qui contenait les tasses et la vaisselle de tous les jours et sur lequel trônaient les cartes postales envoyées par des amis en vacances, mais aussi des photos de famille.

    Il y avait d’ailleurs une photo de Fanny dans un cadre, vêtue d’une robe blanche en broderie anglaise, tenant Harry, encore bébé, dans ses bras. Elinor remarqua que la photo avait été tournée vers le mur, dos à la pièce.

    Malgré sa détresse, elle ne put s’empêcher de sourire intérieurement. Quel geste brillant ! Qui en était l’auteur ? Margaret probablement, assise à table, avec ses écouteurs, le regard dans le vague. Elinor tendit le pied sous la table et donna un petit coup à sa sœur pour la féliciter.

    Quand John leur avait présenté Fanny, Elinor s’était dit qu’une personne aussi minuscule ne pouvait être que parfaitement inoffensive. Comme elle s’était trompée ! Elle n’avait pas tardé à comprendre que Fanny était un concentré d’égoïsme. Elle était apparemment exactement comme sa mère, tout aussi minuscule qu’elle, du reste : le cœur dur comme la pierre et uniquement intéressée par le statut et l’argent. Surtout l’argent. Elle en raffolait ! Quand elle avait épousé John, elle avait apporté une certaine somme dans le ménage et avait une idée bien précise de la façon dont elle allait la dépenser. Elle avait des idées précises sur presque tout et une volonté de fer.

    Fanny avait toujours voulu un homme et une grande maison avec beaucoup de terres et plein d’argent pour l’entretenir, et puis, bien sûr, un enfant, de préférence un garçon. Elle les avait eus. Tous. Et rien ni personne ne pourrait se mettre en travers de son chemin pour l’empêcher de les garder et d’assurer leur avenir.

     

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  • [Livre] 1984

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    Résumé : «De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée.»

     

    Auteur : George Orwell

     

    Edition : Folio

     

    Genre : Science-Fiction

     

    Date de parution : 10 juin 1949

     

    Prix moyen : 8€

     

    Mon avis : Précurseur, avec le Meilleur des mondes de Aldous Huxley (dont Orwell a été l’étudiant) et un bonheur insoutenable d’Ira Levin, du genre dystopique, 1984 est donc un classique, un incontournable du genre. Pourtant, je ne l’avais encore jamais lu (la faute à une prof d’anglais un tantinet alcoolique qui nous a fait sans relâche étudier un passage… et d’ailleurs, maintenant que j’ai lu le livre, qu’on se le dise : elle avait rien compris !!!).
    Dans cette société « futuriste » (le livre a été écrit à la fin des années 40 et l’action se passe en 1984… qui a dit : pas possible ?), le monde a été divisé en trois grandes nations qui se font constamment la guerre.
    Winston vit en Océania et plus précisément à Londres. Le régime en place est un régime totalitaire mais il l’est à la fois ouvertement et de manière dissimulée.
    Je m’explique. Au début du livre, une phrase résume très bien cet état de fait et m’a beaucoup marquée : « Ce n’était pas illégal (rien n’était illégal, puisqu’il n’y avait plus de lois), mais s’il était découvert, il serait, sans aucun doute, puni de mort ou de vingt-cinq ans au moins de travaux forcés dans un camp. ».
    Le monde vit sous la coupe du parti à la tête duquel se trouve Big Brother. J’ai eu la très nette impression, au fil de ma lecture, que Big Brother n’est pas plus réel que le Père Noël rouge créé par coca cola. C’est plus un symbole de terreur, une icône qui ne peut pas mourir puisqu’elle n’a pas d’existence terrestre.
    Le parti contrôle absolument tout, des gens au travers de télécran qui sont comme autant de fenêtres sur leur intimité, au passé, qui est sans cesse modifié pour correspondre à la ligne du parti.
    Toute une partie du livre est consacré à la lecture par le héros d’un livre prétendument écrit par une organisation rebelle qui dénonce les vraies intentions du parti. Cette partie n’est pas facile à lire car elle est très dense, mais le contenu est tout simplement diaboliquement génial. Une parfaite manière de contrôler et d’opprimer le peuple, pour arriver, à terme, à une masse de moutons incapables de se rebeller contre quoi que ce soit. Franchement, ça fait peur, parce qu’il n’y a rien de surnaturel : du contrôle, de la manipulation et un peu de technologie, rien de plus.
    Le parti ne contrôle pas seulement les actes mais aussi la pensée. Mais surtout la pensée. Car il est parfaitement conscient qu’une pensée est un début de réflexion et que pour un régime totalitaire, la réflexion du peuple est inadmissible. Voilà pourquoi tout ce qui est susceptible de pousser à la réflexion : une trop grande intelligence, l’amour entre homme et femme, l’amour parental, filial, est découragé et la dénonciation pour crime de pensée, encouragé.
    Orwell dénonce le manque d’éducation de la population comme outil principal de son asservissement.
    Concernant l’histoire elle-même, il y a un des éléments que j’ai vu venir à des kilomètres tant cela paraissait évident et Winston m’est apparu comme très naïf malgré sa capacité à réfléchir et à se souvenir que paraissent ne plus avoir ses semblables. En revanche, un autre élément m’a prise de cours, même si, après réflexion, j’aurais dû me douter de quelque chose car il s’agit d’une pratique courante dans les régimes totalitaires.
    La fin du roman nous plonge dans la réflexion. Le régime du parti de Big Brother pouvait sembler du domaine de l’impossible en 1949, d’une part car on avait mis un terme au régime Nazi et d’autre part parce que les occidentaux n’avaient pas encore une connaissance étendue des actions de Staline en Russie, mais, en 2017, cela ne nous semble pas si impossible que cela…

     

    Un extrait : C’était une journée d’avril froide et claire. Les horloges sonnaient treize heures. Winston Smith, le menton rentré dans le cou, s’efforçait d’éviter le vent mauvais. Il passa rapidement la porte vitrée du bloc des « Maisons de la Victoire », pas assez rapidement cependant pour empêcher que s’engouffre en même temps que lui un tourbillon de poussière et de sable.

    Le hall sentait le chou cuit et le vieux tapis. À l’une de ses extrémités, une affiche de couleur, trop vaste pour ce déploiement intérieur, était clouée au mur. Elle représentait simplement un énorme visage, large de plus d’un mètre : le visage d’un homme d’environ quarante-cinq ans, à l’épaisse moustache noire, aux traits accentués et beaux.

    Winston se dirigea vers l’escalier. Il était inutile d’essayer de prendre l’ascenseur. Même aux meilleures époques, il fonctionnait rarement. Actuellement, d’ailleurs, le courant électrique était coupé dans la journée. C’était une des mesures d’économie prises en vue de la Semaine de la Haine.

    Son appartement était au septième. Winston, qui avait trente-neuf ans et souffrait d’un ulcère variqueux au-dessus de la cheville droite, montait lentement. Il s’arrêta plusieurs fois en chemin pour se reposer. À chaque palier, sur une affiche collée au mur, face à la cage de l’ascenseur, l’énorme visage vous fixait du regard. C’était un de ces portraits arrangés de telle sorte que les yeux semblent suivre celui qui passe. Une légende, sous le portrait, disait : BIG BROTHER VOUS REGARDE.

    À l’intérieur de l’appartement de Winston, une voix sucrée faisait entendre une série de nombres qui avaient trait à la production de la fonte. La voix provenait d’une plaque de métal oblongue, miroir terne encastré dans le mur de droite. Winston tourna un bouton et la voix diminua de volume, mais les mots étaient encore distincts. Le son de l’appareil (du télécran, comme on disait) pouvait être assourdi, mais il n’y avait aucun moyen de l’éteindre complètement. Winston se dirigea vers la fenêtre. Il était de stature frêle, plutôt petite, et sa maigreur était soulignée par la combinaison bleue, uniforme du Parti. Il avait les cheveux très blonds, le visage naturellement sanguin, la peau durcie par le savon grossier, les lames de rasoir émoussées et le froid de l’hiver qui venait de prendre fin.

    Au-dehors, même à travers le carreau de la fenêtre fermée, le monde paraissait froid. Dans la rue, de petits remous de vent faisaient tourner en spirale la poussière et le papier déchiré. Bien que le soleil brillât et que le ciel fût d’un bleu dur, tout semblait décoloré, hormis les affiches collées partout. De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston. Au niveau de la rue, une autre affiche, dont un angle était déchiré, battait par à-coups dans le vent, couvrant et découvrant alternativement un seul mot : ANGSOC. Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée.

    Derrière Winston, la voix du télécran continuait à débiter des renseignements sur la fonte et sur le dépassement des prévisions pour le neuvième plan triennal. Le télécran recevait et transmettait simultanément. Il captait tous les sons émis par Winston au-dessus d’un chuchotement très bas. De plus, tant que Winston demeurait dans le champ de vision de la plaque de métal, il pouvait être vu aussi bien qu’entendu. Naturellement, il n’y avait pas moyen de savoir si, à un moment donné, on était surveillé. Combien de fois, et suivant quel plan, la Police de la Pensée se branchait-elle sur une ligne individuelle quelconque, personne ne pouvait le savoir. On pouvait même imaginer qu’elle surveillait tout le monde, constamment. Mais de toute façon, elle pouvait mettre une prise sur votre ligne chaque fois qu’elle le désirait. On devait vivre, on vivait, car l’habitude devient instinct, en admettant que tout son émis était entendu et que, sauf dans l’obscurité, tout mouvement était perçu.

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  • Joyeux Noël

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    J'espère que vous passez un joyeux noël et que vous êtes outrageusement gâtés!!!
    Comme cette année, le jour de noël et le jour de l'an tombent tous les deux le lundi, il n'y aura pas de "C'est lundi" avant le Lundi 8 janvier. Mais du coup, vous aurez trois semaines de lectures à découvrir!!!!!!!!!!

     

    Passez de bonnes fêtes!!!!