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Selene raconte... - Page 5

  • [Livre] Le froid modifie la trajectoire des poissons

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    Résumé : 4 janvier 1998. Un garçon de dix ans apprend que ses parents vont se séparer. Désespéré, il demande au ciel de l'aider. Le lendemain débute la plus grande tempête de verglas que le Québec ait jamais connue. Ce déluge de glace n'empêche pas son père de quitter la maison. Mais les choses se présentent différemment pour ses voisins, car des événements incroyables ou anodins vont faire peu à peu basculer leurs vies. Julie, danseuse en mal d'amour, accueille chez elle Boris, scientifique égocentrique, qui ne vit que pour ses expériences sur les poissons ; Michel et Simon, les deux «frères » si discrets, qu'on ne voit jamais ensemble, ouvrent leur porte à Alexis, leur voisin homophobe. Face à l'adversité, des liens se créent ; face au froid, l'entraide, la solidarité et l'altruisme enflamment les coeurs. Le Grand Verglas va progressivement changer la vie de tous les habitants de cette rue... pour le meilleur.


    Auteur : Pierre Szalowski

     

    Edition : J’ai lu

     

    Genre : Roman contemporain

     

    Date de parution : 29 août 2012

     

    Prix moyen : 7€

     

    Mon avis : Décidément je ne suis pas faite pour lire des romans en français québécois (mais pour ma défense, je ne savais pas que c’était le cas. Ce n’est pas parce que ça se passe à Montréal que ça doit forcément être écrit comme ça !). Les expressions et tournures de phrases m’ont vraiment exaspérée.
    Le narrateur est un enfant d’une dizaine d’année, qui ne nous révèle pas son prénom, et qui va être confronté à la séparation de ses parents. Il va demander au ciel de l’aider à empêcher le divorce et, dès le lendemain, une immense tempête de glace va peu à peu paralyser l’ensemble de la ville.
    Mais si le verglas ne va pas empêcher son père de partir, il va bouleverser la vie des voisins car tout un côté de la rue va se retrouver privé d’électricité.
    Ainsi, les voisins d’un côté vont inviter les voisins de l’autre pour passer le cap de cette tempête. Ainsi Julie, jeune fille un brin nymphomane, stripteaseuse de son métier, va héberger Boris, un étudiant cherchant à boucler sa thèse en mathématique sur la trajectoire des poissons et qui, pour y parvenir et ne pas ficher en l’air plusieurs années d’études, doit maintenir la température de l’eau à 32°.
    Simon et Michel, qui se prétendent frères, vont inviter Alexis et Alex. Alex est le meilleur ami du narrateur, sa mère a quitté la famille depuis des années et depuis, son père s’enlise dans le chagrin et le ressentiment qu’il exprime par un rejet des juifs et des homosexuels. Mais pense-t-il vraiment ce qu’il dit, ou n’est ce que le reflet d’un mal être intérieur ?
    Le problème, en dehors de l’écriture en français québécois (ou peut-être à cause de ça ?), c’est que je n’ai absolument pas réussi à m’attacher aux personnages. A aucun moment je n’ai eu envie de vite tourner les pages pour savoir ce qui allait leur arriver. Tout au long du roman, je me suis sentie très détachée d’eux. Et ça a eu un effet certain sur ma lecture. Si je n’ai pas forcément eu envie d’abandonner, je l’ai lu sans passion et j’ai été soulagée d’en finir et de passer à autre chose !

    Un extrait : Neuf heures trente-neuf. Toc ! Toc ! Toc ! Ma mère a ouvert la porte de ma chambre. Elle a passé la tête sans sourire.

    — Ton père est réveillé…

    Je n’ai pas sauté du lit comme je le fais tous les matins de Noël. Dans la voix de ma mère, il y avait de la tristesse. Sur le moment, je n’ai pas remarqué qu’elle avait dit « ton père » au lieu de « papa ». C’est juste sa tristesse qui m’a frappé.

    En sortant de ma chambre, j’ai vu dans la cuisine que mon père et Julien n’avaient pas bu une bouteille de plus, mais deux. Dans le salon, papa m’attendait, affalé dans son fauteuil face à la télévision qui n’était pas allumée, le grand break du matin de Noël. Il m’a difficilement souri en se frottant la tête. Je me suis demandé s’il n’y avait pas d’autres bouteilles vides cachées sur le balcon.

    Noël, c’est une fois par an, mais on n’oublie jamais nos petites habitudes. Ça m’a étonné que mes parents ne soient pas ensemble. Ma mère n’était pas assise sur l’accoudoir du fauteuil réservé à mon père, mais sur le divan plus loin. Ils faisaient deux.

    On a beau avoir onze ans, c’est toujours le plus gros cadeau qu’on ouvre en premier sous le sapin. J’ai tout de suite compris que c’était une idée de maman, cette boîte de chimie. Elle m’a toujours acheté des jouets éducatifs. Pour elle, un cadeau, ça doit être utile. J’ai un an d’avance à l’école puisqu’elle m’a appris à lire à l’âge de quatre ans. J’étais la vedette de la garderie. Aujourd’hui, je suis le premier de classe qui fait une tête de moins que les autres.

    Il me restait à ouvrir trois cadeaux de taille presque identique. Dans ce cas-là, c’est toujours le plus lourd qu’on ouvre. Mon père m’a fixé, soudain trop complice.

    — Ça, c’est la petite surprise à papa…

    J’ai fait semblant de ne pas voir le regard noir que venait de lui jeter maman. J’ai déchiré le papier cadeau et mes yeux se sont grands ouverts ! J’en revenais pas. Un caméscope ! Je me suis tourné vers mon père. J’ai juste murmuré.

    — Wow ! p’pa…

    Il s’est calé dans son fauteuil, satisfait. Ma mère a serré ses mâchoires. Je ne pouvais pas la laisser triste.

    — Merci, maman aussi ! Merci, vous deux… Merci, Père Noël !

    Elle a souri, forcée. Le caméscope, ce n’était vraiment pas son idée. J’ai rapidement ouvert les deux autres cadeaux, une boîte de Lego, une autre idée de ma mère pour développer ma motricité fine. J’ai tellement été développé de ce côté-là que je suis capable de démonter une montre avec des gants de hockey.

     

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  • [Livre] 3 villes, 3 sadiques, 3 enquêtes - Enquête N°3 : le goût mortel de la pluie

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    Résumé : Réunis en un seul volume, trois thrillers, trois voyages aux confins de la peur, par le spécialiste du genre
    Cette enquête :

    Rain Man sévit à Los Angeles. Avant de tuer ses victimes et de déposer leurs cadavres dans les tunnels d'évacuation des eaux de pluie, il les contraint à adresser une demande de rançon aux autorités locales. Tess McCallum et Abby Sinclair, chargées de l'enquête, n'ont qu'une certitude : la fin prochaine de la saison des pluies.

     

    Auteur : Michael Prescott

     

    Edition : J’ai lu

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 2012

     

    Prix moyen : 15€

     

    Mon avis : Remboursez ! Le titre du recueil précise : trois sadiques, trois villes, trois enquêtes. Trois sadiques : ok ; trois enquêtes : ok…Mais nous voilà de retour à Los Angeles ! Donc on n’a que deux villes dans l’ensemble du recueil ! Heureusement pour la maison d’édition, ils ont choisi de remettre un roman avec Tess McCallum et c’est un plaisir de la retrouver !
    Je ne sais pas si j’aurais fait attention en lisant les deux romans avec plusieurs mois d’écart entre mes deux lectures, mais là, en enchaînant les deux, j’ai pu me rendre compte d’une énorme coquille. Alors je ne sais pas si le problème vient de l’auteur ou du traducteur, mais comme je n’imagine pas un auteur oublier ce qu’il a écrit, j’aurais tendance à accuser la traduction : quand Tess découvre dans quel hôtel on l’a installée pour la durée de l’enquête à laquelle on lui demande de participer, elle est contrariée car « c’est l’endroit où a été tué Mobius ». Or, Mobius n’a été qu’une fois dans cet hôtel, il y a tué une femme et a fichu le camp bien avant l’arrivée de la police. L’hôtel est donc un endroit où Mobius a tué, et non où il a été tué.
    Tess est toujours aussi réfractaire aux règles surtout quand elles lui sont données par quelqu’un d’aussi imbuvable que « le nez » qu’elle ne pouvait déjà pas supporter pendant l’enquête sur Mobius.
    Il faut dire qu’il ne sait pas s’y prendre avec Tess et qu’il cherche sans cesse à la manipuler au lieu de jouer franc-jeu avec elle.
    Cette fois-ci, on connait assez vite le nom du tueur puisque Tess va être rencardée par une détective sans licence, Abby, qui circule à la limite de la légalité. Mais malgré le fait que Tess ait le nom du tueur, aucune action n’est autorisée contre lui. Il faut dire que l’homme est un ancien flic et qu’il a été arrêté pour harcèlement dans des circonstances qui ont toujours laissé le procureur dubitatif.
    Tess a beaucoup de mal à « faire équipe » avec Abby qui défend le droit à l’auto-défense, pratique que Tess, comme beaucoup de flic, combat avec acharnement.
    Pour autant, si la jeune femme affiche un mépris non déguisé pour la loi et les institutions, il faut avouer qu’elle est assez efficace et utile dans cette enquête.
    Comme dans l’enquête sur Mobius, Tess se retrouve assez vite à faire cavalier seul puisqu’elle n’est pas soutenue par le FBI (on se demande pourquoi ils lui ont demandé de venir si c’est pour ne jamais écouter son avis).
    Cette fois, j’ai réussi à trouver l’identité du complice du tueur, même si j’ai eu un gros doute à un moment car certains indices me semblaient pointer quelqu’un d’autre. Mais ma première impression était la bonne finalement !
    Après trois romans et 1147 pages dans un seul ouvrage, je crois que je peux dire que j’aime bien le style de Michael Prescott et que définitivement, je suis fan de Tess McCallum !

    Un extrait : Tess et Crandall n’échangèrent plus un mot avant la sortie du tunnel. De toute évidence, Crandall était gêné d’avoir avoué sa tendance à la claustrophobie. Tess tenta de le mettre à l’aise.
    - Est-ce que je sens aussi mauvais que vous ? lui demanda-t-elle, tandis qu’ils gravissaient la berge.

    - Non. Vous puez encore plus que moi, ajouta-t-il avec un sourire.
    Ils regagnèrent la Crown Victoria de Crandall, un véhicule banalisé du FBI, bleu foncé, la couleur traditionnelle. Tess prit place du côté passager. Crandall démarra en direction de l’avenue Santa Fe, puis accéléra vers les gratte-ciel du centre-ville qui se dressaient dans le crépuscule. Il n’était que seize heures trente, mais la nuit tombait vite, en plein mois de janvier, surtout par temps sombre.
    - Il ne pleuvra pas avant demain soir, annonça Crandall. Ca nous laisse un peu de temps.

    - Très peu… Ah, la Californie, pays du soleil éternel ! soupira Tess
    - Il y fait beaucoup moins beau qu’on l’imagine.
    - Oui, je sais.
    Elle regarda défiler palmier et bungalow. Contrairement aux idées reçues, cet amalgame de désert et de bord de mer, de verdure tropicale et de saleté urbaine n’avait rien d’exotique. Los Angeles était une ville trop vaste, surpeuplée. Si les fonds municipaux fondaient à vue d’œil, les impôts ne cessaient d’augmenter. Les services sociaux étaient en déperdition, la police débordée, les citoyens constamment harcelés par des fous ou des voyous. Les murs, les barrières, même les arbres disparaissaient sous les graffitis.


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  • C'est lundi que lisez-vous? #180

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    Une journée exceptionnelle.jpg Une robe couleur du temps T02.jpg

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    Bride Stories T01.jpg Broceliande T01.jpg cookie jar.jpg

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    Judy portée disparue.jpg La meute du phenix T02 Dante Garcea.jpg La meute du phenix T03.jpg

    Le journal intime d'un arbre.jpg Les intrus.jpg Lt Eve Dallas T18 division du crime.jpg

    Maybe someday.jpg Nains T01.jpg Ne la réveillez pas.jpg

    nord et sud.jpg persuasion.jpg qui es tu Alaska.jpg

    rouge toxic.jpg Sleepy hollow.jpg tout va très bien madame la comtesse.jpg

    Une journée exceptionnelle.jpg Une robe couleur du temps T02.jpg Une robe couleur du temps T03.jpg

     

    Lecture commune

    Du 1er au 30 novembre, je vais me joindre à la LC organisée par Corn8lius. Un groupe facebook y est consacré ICI. Corn8lius a calculé qu'avec 9 chapitres par semaine, on aura fini cette lecture dans les temps. Il organisera des live sur sa chaîne pour en discuter.
    Et sur quel livre allons-nous nous pencher, me direz-vous? Et bien sur un classique que j'ai envie de lire depuis très longtemps!

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    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #22

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.
    Pour ma part, j’ai décidé de vous faire découvrir mes coups de cœurs !

     

    Cette semaine, je vous présente L'enfant du lac de Kate Morton dont vous pouvez lire ma chronique ICI.

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    À présent, la pluie tombait à verse ; le bas de sa robe était maculé de boue. Il faudrait la cacher en rentrant : personne ne devait savoir qu’elle était sortie.
    La lune était masquée par les nuages – bonne fortune qu’elle ne méritait pas ; elle poursuivit sa route dans les ténèbres épaisses aussi promptement qu’elle le pouvait. Elle était venue creuser le trou plus tôt dans la journée : mais ce n’était que maintenant, sous le couvert de la nuit, qu’elle pourrait finir le travail. La pluie hérissait la surface du ruisseau à truites et tambourinait sans relâche sur les berges. Dans les fougères, tout près, un mouvement vif se fit sentir ; elle ne s’en émut pas et continua sa course. Elle parcourait les bois depuis sa plus tendre enfance et connaissait les lieux comme sa poche.
    Quand la chose s’était produite, elle avait pensé tout avouer – au début, c’était encore possible. Mais elle avait raté le coche ; maintenant, c’était trop tard. La machine s’était mise en marche : les battues, la police, les appels à témoignage publiés dans la presse. Elle ne pouvait plus en parler à personne, ne pouvait plus revenir en arrière. On ne lui pardonnerait jamais. Il n’y avait plus qu’une solution : enterrer la preuve.
    Elle atteignit enfin l’endroit qu’elle avait choisi plus tôt dans la journée. La boîte, qu’elle transportait dans un sac, était étonnamment lourde. Quel soulagement de pouvoir la poser. Elle se mit à quatre pattes pour dégager les fougères et les branchages qui dissimulaient le trou. L’odeur de terre mouillée était envahissante : mélange de champignons, de déjections de mulots et autres matières pourrissantes. Un jour, son père lui avait expliqué que la forêt était parcourue par les hommes depuis des générations et que nombreux étaient les corps inhumés au plus profond du lourd humus. Elle le savait, ces pensées réjouissaient son père. La stabilité de la nature le consolait ; ce passé plus que millénaire avait à ses yeux le pouvoir d’atténuer les chagrins et les problèmes du présent. Sans doute était-ce parfois le cas : mais, se dit-elle, pas en cet instant-là, pas pour ce problème-là.
    Elle déposa le sac dans le trou ; la lune alors, pendant une ou deux secondes, sembla percer les nuages. Les larmes n’étaient pas loin : elle les ravala, tout en rabattant la terre à pleines mains. Pleurer, ici, maintenant ? Non, elle n’allait pas s’accorder cette faiblesse. Elle aplatit la terre de ses paumes, l’égalisa soigneusement avant de piétiner le sol, de toutes ses forces, jusqu’à en perdre le souffle.
    Voilà. C’était fait.
    Il lui vint à l’esprit qu’il fallait peut-être prononcer quelques mots avant de quitter ce coin de forêt loin de tout. Parler de la mort de l’innocence, des terribles remords qui l’accompagneraient jusqu’à la fin de ses jours. Elle ne desserra pas les lèvres. Cette sotte idée la faisait rougir de honte.
    Elle rebroussa chemin, retraversa la forêt, prenant soin d’éviter le hangar à bateaux et les souvenirs qui s’y rattachaient. L’aube pointait lorsqu’elle vit paraître la maison. La pluie n’était plus qu’un crachin. Les vaguelettes clapotaient sur le rivage du lac tandis que le dernier rossignol faisait ses adieux. Les fauvettes à tête noire et les pouillots se réveillaient ; un cheval hennit dans le lointain. Elle ne pouvait le savoir alors, mais ces sons de l’aube ne la quitteraient jamais. Ils la suivraient partout où elle irait, s’insinuant dans ses rêves et dans ses cauchemars, lui rappelant sans cesse ce dont elle s’était rendue coupable.

     

    Alors, tentés?

  • TAG de A à Z

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    J'ai trouvé ce petit TAG sur la chaîne de Nine Gorman, vous pouvez le voir ICI

    La principe est simple, on a un mot par lettre et donc une question associée à ce mot.

    Allez, c'est parti!

     

    A pour Auteur – Auteur dont tu as lu le plus de livres.


    J’hésite entre Stephen King et Torey Hayden. Je dois avoir lu à peu près autant de livres de l’un que de l’autre.

     https_%2F%2Ffthmb.tqn.com%2F9o4_fDxIdfMiHJeapRwJZb9F2ec=%2F1500x1000%2Ffilters_fill(auto,1)%2Fabout%2FStephenKing-58b701475f9b5860467174a6.jpg http_%2F%2Fwww.torey-hayden.com%2Fimages%2Ftorey-hayden-homepage.jpg


    B pour « Best » – La meilleure « suite » de série.


    « L’écorchée » de Donato Carrisi. Ce n’est pas à proprement parler une suite de Série, mais c’est la suite d’un livre, « le chuchoteur » et j’ai trouvé ce second tome encore plus flippant que le premier (et enfin, ENFIN! On a un troisième !)

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    C pour « Current » – Lecture en cours

    Je suis en train de lire un classique. 

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    D pour « Drink » – La boisson qui accompagne tes lectures.

    Du coca zéro (aromatisé ou non) ou du thé


    E pour « E-book » – E-books ou romans papier ?

    Les deux. Je préfère lire sur liseuse à l’extérieur et sur papier à la maison


    F pour « Fictif » – Un personnage fictif avec lequel tu serais effectivement sortie au lycée.

    Quatre ! Bon ok, c’est pas le genre de gars qu’on rencontre dans les couloirs du lycée. Alors disons Evan de la trilogie « ma raison de vivre » parce que c’est à peu de choses près le mec parfait !


    G pour « Glad » – Un roman auquel tu es contente d’avoir donné une chance.


    « Rêver » de Thilliez. Les quelques fois où j’ai essayé de lire ses livres, je n’ai pas accroché. Mais j’ai adoré « Rêver ».

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    H pour « Hidden » – Un roman que tu considères comme un joyau caché.


    Wicked. A première vue, il est ardu, ça parle de politique, de religion... Mais au fil de la lecture, on est plongé dans la richesse du monde d’Oz et de toutes ses particularités et chaque indication politique donnée prend toute son importance !

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    I pour « Important » – Un moment important dans ta vie de lectrice.


    Ah ben quand j’ai appris à lire et que j’ai pu lire toute seule !!


    J pour « Juste » – Le roman que tu viens juste de finir.

    Je viens de terminer Une journée exceptionnelle, dans lequel le narrateur est vraiment flippant! Se retrouver dans sa tête est très perturbant!

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    K pour « Kind » – Le genre de romans que tu ne liras jamais.


    Les romans philosophiques…ça me saoule.


    L pour « Long » – Le roman le plus long que tu aies jamais lu.


    Pour l’instant, « Autant en emporte le vent » reste indétrôné. Avec 1296p

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    M pour « Major » – Le roman qui t’a causé le plus gros « book hangover » (« trop plein » livresque – tu ne pouvais plus rien lire après ça).


    Wicked de Gregory Maguire. Quand j’ai fini de le lire, je n’arrêtais pas d’y repenser. Il m’a fallut quelques jours pour être capable de me replonger dans un livre.

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    N pour « Nombre » – Le nombre de bibliothèques (meubles) que tu possèdes.

    J’en ai 8 (pour l’instant... même si mon père a déclaré qu'il n'en monterait plus, qu'à cela ne tienne, j'ai monté les deux dernières avec ma mère!): 1 de 2m de haut sur 60cm de large. 2 de 2m sur 80cm. 1 de 1m sur 80cm et enfin 4 petites de 1m  sur 40cm, dont une est exclusivement réservée à la PAL (et déjà pleine à craquer!)

     

    O pour « One » – Un roman que tu as lu plusieurs fois.


    L’enfant qui ne pleurait pas de Torey Hayden

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    P pour « Préféré » – Ton endroit préféré pour lire.


    Mon lit ou mon canapé


    Q pour « Quote » – Une citation, d’un livre que tu as lu, qui t’inspires ou qui te fait ressentir plein d’émotions.

    "Le seul privilège que je réclame pour mon sexe (et il n’est pas très enviable, n’en soyez pas jaloux), c’est d’aimer plus longtemps quand il n’y a plus ni vie ni espoir"

    Persuasion, Jane Austen

    R pour « Regret » - Un regret de Lecteur.


    D’avoir perdu du temps dans un prix littéraire qui a perdu de sa qualité au fil des années. Je me suis ennuyée et pendant que je lisais les livres sans intérêt qu’on nous envoyait, des livres prometteurs ont pris la poussière sur mes étagères !


    S pour « Série » – Une série que tu as commencée mais jamais finie (et dont tous les livres sont sortis).


    Time Riders. Il faut vraiment que je m’y remette !

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    T pour « Trois » – Trois de tes livres préférés de tous les temps.


    Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell
    La reine soleil de Christian Jacq
    Deux sœurs pour un roi de Philippa Gregory

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    U pour « Unapologetic » – Quelque chose dont tu n’éprouves absolument aucun remords d’être fan(girl).


    Les novellisation de série TV. Que ce soit Buffy, Angel, Roswell, Esprit criminel… Je suis accro !

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    V pour « Very » – Un roman dont tu attends la sortie avec grande impatience, plus que celle des autres.


    Le tome 4 de la passe-miroir de Christelle Dabos

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    W pour « Worst » – Ta pire habitude livresque.


    Commencer un livre le dimanche à 23h30 pour avoir un livre en cours dans mon « c’est lundi que lisez-vous ». Le hic, c’est que c’est rare que j’arrive à m’arrêter après seulement une demi-heure de lecture. Donc, je ne vous raconte pas mon état le lundi matin au boulot !!


    X pour « X » – Commence à compter en haut à gauche de ton étagère (la plus proche) et prends le 27ème livre.


    Oh tiens, je tombe sur un coup de cœur: Forbidden de Tabitha Suzuma

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    Y pour « Your » – Ton dernier livre acheté.


    Alors ma dernière commande comportait 3 romans:

    - La fée des dents, Graham Joyce
    - Nos vies en mille morceaux, Hayley Long
    - Toute la vérité sur Ella Black, Emily Barr

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    Z pour « ZzZ » – Le livre qui ta volé ton ZzZ (le dernier livre qui t’a tenue éveillée bien trop tard la nuit).


    Le dernier en date est mon dernier lu:

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    Et celui juste avant: 

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  • [Livre] 3 villes, 3 sadiques, 3 enquêtes - Enquête n°2 : La prochaine victime

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    Résumé : Réunis en un seul volume, trois thrillers, trois voyages aux confins de la peur, par le spécialiste du genre
    Cette enquête :

    Un tueur en série sème la panique à Los Angeles. La jeune agent du FBI, Tess Mc Callum, happée par l'accélération des événements, comprend trop tard qu'elle figure sur la liste macabre de l'assassin.

     

    Auteur : Michael Prescott

     

    Edition : J’ai lu

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 2012

     

    Prix moyen : 15€

     

    Mon avis : Dans cette seconde enquête du recueil de Michael Prescott, l’auteur nous entraîne cette fois à Los Angeles sur les traces d’un sacré psychopathe. Comme la première enquête du tome, mis à part un meurtre raconté dans le détail, le reste est plus psychologique que gore. Au milieu du livre, je me suis quand même levée pour aller vérifier les portes et les fenêtres de mon appartement (on ne sait jamais !).
    Au départ, je voyais 3 histoires complètement indépendantes les unes des autres : un meurtre-suicide en 1968, une sombre affaire de produit bactériologique volé et bien sûr l’enquête sur Mobius.
    Pendant un moment je n’ai pas vu de rapport entre ces différentes affaires, mais je me doutais bien que l’auteur ne nous les avait pas racontés par hasard. Et effectivement, des liens finissent par apparaître petit à petit.
    En plus d’avoir été l’enquêtrice principale sur l’affaire Mobius quand celui-ci opérait à Denver, Tess McCallum a des raisons très personnelles de vouloir le mettre derrière les barreaux (ou au fond d’un trou, elle n’est pas contrariante sur ce point).
    Je peux vous dire que l’auteur m’a complètement baladée et que, à aucun moment, je n’ai suspecté l’identité de Mobius. Quand on finit par découvrir son identité, je suis restée scotchée, je n’avais vraiment rien vu venir.
    J’ai beaucoup aimé ce roman qui m’a fait flipper à plusieurs moments tant on a l’impression que Mobius est insaisissable et est partout à la fois.

    Un extrait : « On a peut être ramassé notre homme. »
    L’esprit en ébullition, Tess McCallum fila le long du boulevard Wilshire au volant de sa voiture de fonction, traversa Beverly Hills, avec ses boutiques chics et ses palmiers. Le soleil était couché depuis des heures, et les étoiles devaient scintiller quelque part au-dessus de l’épais nuage de pollution.
    Ignorant les coups de klaxon, elle appuya sur l’accélérateur pour franchir un carrefour alors que le feu passait de l’orange au rouge.
    Elle avait hâte de le voir. De le regarder en face.
    L’avaient-ils vraiment rattrapé – finalement, après deux années de poursuite ? Rien n’était moins sûr.
    Mais on ne l’aurait pas obligée à quitter sa mission de surveillance s’il ne s’était agi que d’une « possibilité », comme le type de la semaine précédente, un représentant coupable d’un vulgaire adultère.
    La circulation était dense, comme toujours, et elle devait déboîter souvent pour dépasser les véhicules les plus lents. Sa voiture de fonction, une Crown Victoria de deux ans, était puissante et maniable. Une invitation à prendre des risques. Pourvu qu’elle ne se fasse pas arrêter par un flic ! Son badge du FBI lui épargnerait sans doute une contredanse, mais chaque minute comptait.
    Elle atteignit l’intersection des boulevards Wilshire et Santa Monica. A présent, elle était tout près de Westwood. La pendule du tableau de bord indiquait 21h58.
    Elle se demanda si Andrus avait été prévenu. Si oui, c’est qu’ils étaient pratiquement sûrs d’être sur la bonne piste. On était le 29 mars, la veille du long week-end de Pâques. Andrus n’était probablement pas pratiquant, mais pour déranger l’assistant directeur le Vendredi Saint, il fallait avoir une bonne raison.

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  • [Livre] 3 villes, 3 sadiques, 3 enquêtes - Enquête N°1 : l’arracheur de visage

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    Résumé : Réunis en un seul volume, trois thrillers, trois voyages aux confins de la peur, par le spécialiste du genre
    Cette enquête :
    Un maniaque traque les femmes comme du gibier. Dans cette effroyable affaire, il faudra toute l'énergie et le talent de Roy Sheperd, de la police de Tucson, pour démêler le vrai du faux.

     

    Auteur : Michael Prescott

     

    Edition : J’ai lu

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 2012

     

    Prix moyen : 15€

     

    Mon avis : L’histoire commence par une chasse à l’homme, enfin à la femme, en l’occurrence. Une jeune femme prénommée Sharon fuit dans la forêt, hagarde, ne suivant plus qu’un instinct purement animal.
    Il ne faut pas longtemps au lecteur pour comprendre ce qu’il se passe. Très vite, en l’espace de quelques lignes, on sait qu’elle est poursuivie par un homme qui la traque comme du gibier. En moins de 4 pages, le titre trouve son explication avec la mise à mort de cette femme. D’emblée, on connaît le nom du tueur : John Cray. Puis, tout aussi rapidement, on constate qu’il est lui-même suivi par une jeune femme : Elisabeth.
    On ne sait rien d’Elisabeth, sinon qu’elle suit Cray et qu’elle sait ce qu’il fait aux femmes.
    Au fil des pages, le passé des deux protagonistes se dévoile peu à peu mais il va falloir presque toute la durée du roman pour avoir toutes les clefs.
    Malgré son titre, il n’y a que très peu de passages gores, en réalité il n’y a que les premières pages, qui décrivent en détail le meurtre de Sharon, mais après cette description (assez précise, il faut le reconnaître), l’auteur joue sur la connaissance de l’auteur de ce que fait Cray aux femmes et de la manière dont Elisabeth se sortira d’une situation qui semble se refermer autour d’elle comme un piège inextricable.
    Qui dit meurtre dit flic et ici on a un flic qui a des préjugés certains contre les personnes atteintes d’une maladie mentale après un drame qui a touché sa famille. Ces préjugés vont l’empêcher de suivre certaines pistes et vont même le rendre dangereux pour Elisabeth à certains moments.
    De John Cray, on ne sait pas davantage de choses sinon qu’il a de l’argent, qu’il bénéficie d’une certaine célébrité et qu’il est absolument glaçant tant il est froid, calculateur et implacable.
    Tout comme Elisabeth, on en apprendra plus sur lui au fil des pages.
    Très vite, j’ai pensé qu’Elisabeth n’était pas aussi coupable que le laisse supposer sa fuite de la police ou que du moins elle avait une excellente raison d’avoir fait ce dont on l’accusait. Mais il a fallu plus de la moitié du roman pour que je fasse le lien entre son passé et John Cray, du moins au-delà des apparences.
    Un excellent thriller qui se révèle plus psychologique que gore mais qui fonctionne à merveille.
    A présent, il me reste à lire les deux autres romans de ce recueil qui, si on en croit son titre, vont m’emmener dans d’autres coins des USA à la poursuite de nouveaux meurtriers !

    Un extrait : Elle ne percevait que la fouleur, la faiblesse, la faim et les battements furtifs de son cœur affolé.
    C’était tout ce qui lui restait, cela et le grand calme qui l’entourait, le silence qui s’étirait, qui s’étirait comme s’il devait durer éternellement.
    La seconde balle l’atteignit à la hanche.
    Elle tressaillit sous l’impact et les larmes lui vinrent aux yeux, de surprise et de douleur.
    Sous ses doigts, elle sentit le liquide chaud jaillir et inonder sa jupe. Elle chercha à tâtons à colmater le trou mais l’effort était dérisoire et elle était à bout de force.
    Elle n’avait pas entendu la détonation – peut-être son glapissement de surprise avait-il couvert le bruit -, mais elle entendit une nouvelle fois le coyote hurler son chant funèbre.
    Ce n’était pas un coyote, bien sûr. Il n’y avait jamais eu de coyote.
    C’était lui.

     

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  • [Livre] La passe-miroir – T01 – Les fiancés de l’hiver

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    Résumé : Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.


    Auteur : Christelle Dabos

     

    Edition : Gallimard

     

    Genre : Fantasy

     

    Date de parution : 06 juin 2013

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : Ca fait un certain temps, pour ne pas dire un temps certain que je vois parler de ce livre. Au vu de l’enthousiasme de certaines booktubeuses/blogueuses en qui j’ai toute confiance par expérience (de nombreuses lectures choisies après avoir vu ou lu leur avis ont été des coups de cœur ou pas loin) j’avais très envie de découvrir cette histoire.
    Mais deux points me retenaient :
    - Le premier et sans doute le plus important : quand j’ai commencé à m’intéresser à la saga, le tome 3 n’était pas sorti et, Christelle Dabos n’étant pas auteur de métier, elle avouait elle-même sans honte qu’elle mettrait un moment avant de finir le tome 3 et un très long moment avant de nous offrir le tome 4.
    Ce n’est pas que je sois spécialement impatiente (pour les enfants de la terre j’ai attendu plus de 10 ans entre certains tomes…) mais j’avais peur de ne pas avoir de suite du tout (et ça c’est nettement plus frustrant). Une fois le tome 3 publié, je me suis dit que quand même si elle était allé jusque-là, et surtout si Gallimard l’avait suivi jusque là, il n’y avait pas de raison qu’elle ne continue pas.
    - Le second point était que beaucoup de personnes ayant adoré la saga disaient que le premier tome était difficile à lire, qu’il y avait trop de descriptions, que c’était un tome d’introduction. On le présentait presque comme un mal nécessaire qui ne commençait à être vraiment intéressant que 200 pages avant la fin. Et je n’étais tout simplement pas dans le bon état d’esprit pour lire quelque chose qu’il fallait lire pour comprendre la suite mais qui était lui-même sans grand intérêt.
    Tout étant enfin réuni : la parution  tome 3 et l’état d’esprit, je me suis lancée.
    Et j’ai été conquise dès la 4ème page !
    Toutes ces descriptions qui ont fait grincer tant de dents sont pour moi un des atouts majeurs de ce tome, et à mon sens n’ont pas été étrangère au résultat du concours jeunesse qui a permis sa publication.
    Bien loi, à mon sens, d’être un mal nécessaire, à travers ces descriptions, Christelle Dabos nous brosse le tableau d’un univers d’une richesse incroyable. A chaque ligne, j’avais vraiment l’impression d’y être.
    Ca va être difficile de parler des personnages sans dévoiler l’intrigue, donc je vais être succincte 
    J’ai adoré Ophélie. Elle a l’air calme, résignée et sans volonté, mais ce n’est qu’une apparence. La scène avec la balle de plomb quand elle est encore dans son musée suffit à démontrer qu’elle n’aime pas qu’on lui marche sur les pieds et qu’elle sait se défendre ! Elle est seulement de ces gens qui savent choisir leur batailles, qui préfèrent réfléchir avant d’agir et argumenter plutôt que trépigner.
    Sa tante Rosaline, qui parait froide et sèche au premier abord, se révèle une alliée indéfectible bien que sans réel pouvoir sur l’arche où a été envoyée la jeune fille pour son mariage. C’est d’ailleurs mon sentiment sur l’ensemble de sa famille, même si on les voit très peu, tout au long du livre, à chaque fois qu’il est question d’eux, on a l’impression qu’Ophélie n’est qu’un pion destinée à servir son arche, mais à un moment, ils montrent qu’ils s’inquiètent vraiment du sort de la jeune fille.
    Du côté des habitants de l’arche du pôle, c’est une autre histoire. Chez eux, la trahison et les coups de poignards dans le dos vont bon train, même au sein d’une même famille.
    Thorn, le futur époux, souffle le chaud et le froid, on a du mal à savoir quels sont ses sentiments à l’égard d’Ophélie, mais surtout à savoir quel son but dans toute cette histoire.
    Sa tante Berenilde est affreuse mais au fil des pages je me suis dis que son attitude pouvaient être compréhensible. Bon, je reste au conditionnel quand même, parce que même si certains évènements de son passé (et de son présent aussi d’ailleurs) peuvent l’expliquer, il reste qu’elle est égocentrique, jalouse, cruelle, capricieuse, lunatique… bref, vous avez compris l’idée !
    Chacun des personnages a un pouvoir, plus ou moins offensif, plus ou moins courant, plus ou moins développé.
    Ophélie est une liseuse : en touchant un objet, elle retrace son histoire depuis sa fabrication, revivant les sentiments et la vie de ses propriétaires successifs. Il semblerait que ce soit une liseuse très douée mais elle a aussi un pouvoir très rare : c’est une passe-miroir. Elle peut passer à travers les miroirs pour se rendre d’un endroit à l’autre.
    Les habitants du Pôle ont également des pouvoirs, mais qui n’ont rien à voir avec tous ce qu’Ophélie a pu connaître. Et attention, c’est du lourd !
    Tous les personnages que l’on rencontre, même brièvement, sont parfaitement décrits. Je ne sais pas si c’est parce que l’auteur a décidé qu’ils devaient intervenir dans les prochains tomes ou non, mais j’ai trouvé que ça donnait encore plus de profondeur à l’univers des arches.
    Il y a une chose que j’ai beaucoup appréciée : tout commence par l’annonce à Ophélie de son mariage arrangé avec Thorn. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle n’est pas emballée même si elle réalise vite qu’elle n’a pas le choix.
    Dans la plupart des livres qui commencent par un mariage forcé, la jeune fille fait une crise, jurant qu’elle ne pliera jamais et tombe folle amoureuse de son mari dans les 15 pages suivantes. Vous ne pouvez pas savoir comme ça m’énerve.
    Sans, bien sûr, vous dévoiler les détails, je peux vous dire qu’Ophélie va donner nettement plus de fil à retordre à Thorn ! Il va être content du voyage celui-là !
    Si au début de l’histoire, l’auteur nous décrit parfaitement l’arche natale d’Ophélie, on ne sait du Pôle que ce que la jeune fille en apprend. On découvre donc ce nouveau monde, et ses règles, en même temps qu’elle.
    Maintenant je n’ai qu’une hâte : lire le tome 2. Mais comme le 4ème et dernier tome n’est pas encore sorti, je ne veux pas trop me précipiter, j’ai le temps !

     

    Un extrait : Au commencement, nous étions un.

    Mais Dieu nous jugeait impropres à le satisfaire ainsi, alors Dieu s’est mis à nous diviser. Dieu s’amusait beaucoup avec nous, puis Dieu se lassait et nous oubliait. Dieu pouvait être si cruel dans son indifférence qu’il m’épouvantait. Dieu savait se montrer doux, aussi, et je l’ai aimé comme je n’ai jamais aimé personne.

    Je crois que nous aurions tous pu vivre heureux en un sens, Dieu, moi et les autres, sans ce maudit bouquin. Il me répugnait. Je savais le lien qui me rattachait à lui de la plus écœurante des façons, mais cette horreur-là est venue plus tard, bien plus tard. Je n’ai pas compris tout de suite, j’étais trop ignorant.

    J’aimais Dieu, oui, mais je détestais ce bouquin qu’il ouvrait pour un oui ou pour un non. Dieu, lui, ça l’amusait énormément. Quand Dieu était content, il écrivait. Quand Dieu était en colère, il écrivait. Et un jour, où Dieu se sentait de très mauvaise humeur, il a fait une énorme bêtise.

    Dieu a brisé le monde en morceaux.

     

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  • C'est lundi que lisez-vous? #179

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    Bride Stories T01.jpg Broceliande T01.jpg cookie jar.jpg

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    Judy portée disparue.jpg La meute du phenix T02 Dante Garcea.jpg La meute du phenix T03.jpg

    Le journal intime d'un arbre.jpg Les intrus.jpg Lt Eve Dallas T18 division du crime.jpg

    Maybe someday.jpg Nains T01.jpg Ne la réveillez pas.jpg

    persuasion.jpg nord et sud.jpg qui es tu Alaska.jpg

    rouge toxic.jpg Sleepy hollow.jpg tout va très bien madame la comtesse.jpg

    Une journée exceptionnelle.jpg Une robe couleur du temps T02.jpg Une robe couleur du temps T03.jpg

     

    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #21

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.
    Pour ma part, j’ai décidé de vous faire découvrir mes coups de cœurs !

     

    Cette semaine, je vous présente Le dernier repos de Sarah de Robert Dugoni dont vous pouvez lire ma chronique ICI.

     

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    Son instructeur tactique à l’école de police avait adoré les charrier pendant leurs exercices d’entraînement à l’aube.
    — Le sommeil, c’est surfait. Vous apprendrez à vous en passer, affirmait-il.
    Mensonge.
    Le sommeil, c’était comme le sexe. Moins on en avait, plus on en avait besoin, et ces derniers temps, Tracy Crosswhite manquait singulièrement des deux.
    Elle s’étira les épaules et la nuque. Elle n’avait pas eu le temps pour un jogging matinal, et se sentait raide et ensommeillée, alors même qu’elle ne se souvenait pas d’avoir beaucoup dormi, si ce n’est pas du tout. Trop de mauvaise bouffe et trop de caféine, disait son médecin. Il n’avait pas tort, mais bien manger et faire de l’exercice nécessitait du temps dont Tracy ne disposait pas lorsqu’elle enquêtait sur un homicide. Renoncer à la caféine, autant couper l’arrivée d’essence d’un moteur de voiture. Sans café, elle mourrait.
    — Hé, Prof, tu es là drôlement tôt. Quelqu’un est mort ?
    Vic Fazzio appuya sa considérable carcasse contre la cloison de l’alcôve vitrée de Tracy. La plaisanterie était aussi vieille que le Département des homicides, mais jamais éculée lorsqu’elle sortait de la bouche de Faz, de sa voix rauque et son accent du New Jersey. Avec sa banane poivre et sel et son visage charnu, l’« Affranchi ita- lien » autoproclamé du département aurait parfaitement pu jouer les gardes du corps silencieux des films de mafieux. Faz tenait à la main les mots croisés du New York Times et un livre provenant d’une bibliothèque, ce qui signifiait que le café avait fait son effet. Dieu vienne en aide à ceux qui voulaient utiliser les toilettes des hommes quand Faz les occupait. Il était connu pour rester à mariner une demi-heure sur ses réponses ou bien à la lecture d’un chapitre particulièrement captivant.
    Tracy lui tendit une des photos de scène de crime qu’elle avait imprimée le matin même.
    — Une danseuse sur Aurora.
    — J’en ai entendu parler. Un truc tordu, non ?
    — J’ai vu pire quand je travaillais sur les crimes sexuels.
    — J’avais oublié. Tu as remplacé le sexe par la mort.
    — La mort, c’est plus facile, dit-elle en volant une autre des répliques favorites de Faz.
    La danseuse, Nicole Hansen, avait été retrouvée pieds et poings attachés dans une chambre de motel miteux sur Aurora Avenue, dans les quartiers nord de Seattle. D’abord nouée autour de son cou, la corde était tirée dans son dos, lui liant les poignets et les chevilles – un système très élaboré. Tracy tendit à Faz le rapport du médecin légiste.

     

    Alors, tentés?