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Selene raconte... - Page 4

  • [Livre] Le voyage de Ruth

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    Résumé : 1804, sur l’île de Saint-Domingue, un massacre n’épargne qu’une seule vie, celle d’une petite fille noire. Recueillie par deux Français, l’enfant, qu’ils prénomment Ruth, part vivre avec eux dans la bouillonnante ville de Savannah, au sud des États-Unis. Ainsi commence l’incroyable destin de celle qui grandira dans un pays à la veille de la guerre de Sécession et tombera follement amoureuse d’un Noir libre, avant de devenir « la Mama » qui élèvera l’irrésistible Scarlett.
    Derrière le masque de la domestique dévouée, on découvre la vie secrète et les pensées de Ruth. Entre résilience et rêves brisés, Le Voyage de Ruth jette une nouvelle lumière sur l’une des inoubliables héroïnes d’Autant en emporte le vent.


    Auteur : Donald McCaig

     

    Edition : Michel Lafon

     

    Genre : Historique

     

    Date de parution : 06 novembre 2014

     

    Prix moyen : 20€

     

    Mon avis : Donald McCaig nous livre ici l’histoire de la mama de la célèbre Scarlett O’Hara. Après avoir été sauvée, alors seule survivante d’un massacre perpétré sur Saint-Domingue (ex-Haiti), dont on ne saura pas par qui il a été commis (rebelles noirs ou troupes françaises), une petite noire d’environ 5 ans est recueilli par le capitaine Fornier qui l’offre à sa femme, Solange.
    Solange a une relation des plus étranges avec cette enfant qu’elle traite à la fois comme sa fille, comme sa servante et comme un animal de compagnie.
    A l’adolescence, la fillette, prénommée Ruth, va devenir la mama de la fille de Solange, Pauline. Bien que très jeune, comparée aux autres noires tenant le même rôle, Ruth sait s’imposer comme nurse. Sa maitresse, Solange, montre le caractère que l’on connait bien chez Scarlett : avide de liberté, refusant de se laisser dicter sa conduite par les on-dit, Solange Escarlette sera d’abord Solange Fornier, puis Solange Evans, puis enfin Solange Robillard.
    Le parcours de Ruth l’éloignera un temps de sa chère maîtresse, mais après plusieurs drames, elles finiront par être réunies. Et Ruth abandonnera son prénom pour ne vouloir qu’être désignée sous le nom de « mama ».
    Pour ceux qui ont lu « autant en emporte le vent », c’est un plaisir de retrouver, au fil des pages, des noms connus comme les Butler ou les O’Hara.
    Ruth garde en elle tout le chagrin qu’elle a pu connaitre, elle ne se livre que rarement et jamais complètement. Elle « voit » certaines choses qu’elle préférait ignorer et st dévouée corps et âme à ses maîtresses successives qu’elle a, chaque fois, beaucoup aimé.
    Le livre est divisé en trois parties. C’est dans la troisième, la seule racontée du point de vue de Mama Ruth que l’histoire rejoint « Autant en emporte le vent » avec l’arrivée sur scène des personnages que l’on a rencontré dans ce roman.
    Malgré tout, avoir lu « Autant en emporte le vent » n’est qu’un plus car le roman de Donald McCraig est fait de telle façon qu’il peut se lire indépendamment de celui qui l’a inspiré.
    L’auteur donne vie à Mama, et celle-ci, avec toutes les épreuves qu’elle a traversées, n’en méritait pas moins.

     

    Un extrait : Quand Ruth revint finalement à la maison, Solange lui demanda : « Savais-tu qu’Augustin allait mourir ? »

    L’enfant évita son regard. « J’vois es choses.

    - Où étais-tu ?

    - J’devais r’prendre mon souffle. » Elle répéta avec véhémence : « J’devais r’prendre mon souffle ! » Elle toucha d’un doigt glacé la joue de sa maîtresse. « Z’allez épouser cet homme. Ouais. Vaut mieux être maudit pour c’qu’on est que pour c’qu’on est pas. »

    Quand, quelques temps plus tard, Solange épousa Wesley, Antonia Sévier expliqua qu’elle l’avait fait pour prouver son mépris des règles de bienséances, une idée que Solange fit sienne quelques années plus tard. Parce qu’il y avait une chose qu’elle n’arrivait pas à comprendre – et qu’aucune jeune fille bien élevée de Saint-Malo, et encore moins une Escarlette, ne pourrait avouer ou admettre : c’était le besoin irrépressible qu’elle avait ressenti de s’éclipser de la réception de son mariage avec Wesley pour se jeter dans le lit conjugal.
    Le second mari de Solange était aussi déterminé et perspicace qu’elle, avec, en plus, un certain sens de la dérision. « Quand Dieu nous regarde depuis le ciel, il voit une fourmilière qui grouille, dans laquelle rien ne différencie le riche de son serviteur. 

    - Un sou est un sou, disait Solange avec hauteur, que ce soit au ciel ou dans une fourmilière. »

    Deux ans et neuf mois après leur mariage, Mme Wesley Evans donna naissance à une petite fille en parfaite santé : Pauline. Toute la jeunesse de la haute société de Savannah se rendit au baptême du nourrisson et à la réception qui suivit chez les Evans. Une jeunesse qui n’avait cure des vieux scandales que chérissaient des croulants d’un autre siècle, attachés à des mœurs d’un autre siècle.

    Quand Solange suggéra que Ruth devienne la mama – c’est-à-dire la nounou – de Paulin, Wesley demanda :
    « Est-ce que tous les enfants du sud sont vraiment obligés d’avoir une mama ?

    - Les mamas permettent aux dames du Sud de dorloter leur homme », dit-elle avec un sourire en coin qui n’aurait jamais été approuvé par une Escarlette.

    Wesley se racla la gorge. « Ruth est si jeune.

    - Les Noirs grandissent plus vite que les Blancs. Ruth est une femme, plus une enfant.

    - Je crois que je n’ai jamais connu personne comme elle. Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, dans les moments heureux comme dans les plus durs… jamais je n’ai vu notre charmante Ruth se départir de son sourire.

    - Alors ? Tu es contre ?

    - J’aimerais tellement savoir ce que Ruth pense vraiment.

    - Crois-moi sur parole, chéri, il ne vaut mieux pas. »

    Ruth était faite pour éduquer des enfants, et la mère de Pauline pour dorloter son mari, à la plus grande satisfaction des deux parties.


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  • C'est lundi que lisez vous? #174

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    Dracula tiré du film.jpg Le roi des fauves.jpg Une irrésistible envie de bonheur.jpg

    Le jour où les lions mangeront de la salade verte.jpg Billie.jpg Après la fin.jpg

     

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    Après la fin.jpg Au dessus de tout soupçon.jpg Billie.jpg

    Confess.jpg Dolorine à l'école.jpg Dracula tiré du film.jpg

    irrésistible T04.jpg Jack l'éventreur affaire classée.jpg La meute du phenix T01.jpg

    L'autre soeur.jpg Le ferry.jpg Le jour où les lions mangeront de la salade verte.jpg

    Le roi des fauves.jpg Le souffle de midas.jpg L'encyclopédie du merveilleurx.jpg

    Moi Simon, 16 ans, Homo Sapiens.jpg Ni mariée ni enterrée T01.jpg Nos âmes jumelles.jpg

    Nous les filles de nulle part.jpg November 9.jpg Une irrésistible envie de bonheur.jpg

     

    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #16

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.
    Pour ma part, j’ai décidé de vous faire découvrir mes coups de cœurs !

     

    Cette semaine, je vous présente Un hiver en enfer de Jo Witek dont vous pouvez lire le résumé et ma chronique ICI

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    Dix-sept heures, enfin. La sonnerie venait de retentir dans un brouhaha libérateur. Alors que la plupart des élèves balançaient leurs affaires dans leur sac, tels des déchets dans un vide-ordures, Edward rangeait ses livres, cahiers et stylos avec une méthodologie chirurgicale. Toujours le dernier sorti, il appréciait le silence des salles de classe désertées. Une respiration, pour celui que l’on surnommait “Ed, le timbré” ou “Ed, le strange” et qui alimentait la petite haine ordinaire de la vie lycéenne. Ç’avait été comme ça dès son entrée au collège. Une timidité maladive, des TOC, un manque absolu de confiance en lui, autant de handicaps qui l’avaient empêché de trouver sa place dans cette jungle adolescente, où seuls les grandes gueules, les rigolos ou les lèche-bottes devenaient rois. Il avait fait avec. Se retranchant dans une solitude forcée, admirant la vie des jeunes heureux, sans espoir d’y participer. Il s’était habitué à cet isolement, tout comme à la violence quotidienne des petits jeux pervers de Traval et de Bosco. C’était injuste, c’était archaïque et à gerber, mais Edward avait abdiqué. Incapable d’en parler, incapable de se défendre, il se laissait manipuler pour avoir la paix, supportant sans révolte la nausée et les maux d’estomac matinaux.
    Il terminait de ranger un à un ses stylos dans sa trousse, respectant l’ordre des couleurs de l’arc-en-ciel, quand Hugo, le complice de Traval fit irruption dans la classe.
    — Ed le timbré, tu te ramènes ? Il y a un fight ce soir. T’as combien sur toi ? Cette fois, c’est du lourd.
    — Je ne peux pas ce soir. Mon père vient me chercher…
    — Conneries ! persifla Hugo. Dans cinq minutes dans les chiottes du gymnase, t’as intérêt à te ramener si tu veux pas finir la gueule dans ta pisse.
    Edward attrapa son sac, alluma son portable. Aucun message. Rien d’étonnant. Une vie sans surprise. Il avait hâte de se connecter à sa vraie réalité, sortir de cette mélasse In Real Life, pour pénétrer dans le monde fascinant des jeux en ligne massivement multijoueurs. Retrouver sa communauté, se sentir connecté à des centaines de joueurs en ligne, se glisser dans la peau de puissants avatars et prendre son envol. Un shoot de sensations fortes dont il ne pouvait plus se passer depuis quelque temps. Vivre, bon sang ! Vibrer autrement que dans cette stupide réalité.

     

    Alors, tentés?

  • [Film] Les noces funèbres

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    Titre original : Corpse bride

    Réalisé par : Mike Johnson, Tim Burton

    Date de sortie : 19 octobre 2005

    Genre : Animation

    Pays d’origine : USA

    Durée : 1h15

    Casting : Johnny Depp (Victor), Helena Bonham-Carter (Emily), Emily Watson (Victoria)…

    Résumé : Au XIXe siècle, dans un petit village d'Europe de l'est, Victor, un jeune homme, découvre le monde de l'au-delà après avoir épousé, sans le vouloir, le cadavre d'une mystérieuse mariée. Pendant son voyage, sa promise, Victoria l'attend désespérément dans le monde des vivants. Bien que la vie au Royaume des Morts s'avère beaucoup plus colorée et joyeuse que sa véritable existence, Victor apprend que rien au monde, pas même la mort, ne pourra briser son amour pour sa femme.

    Mon avis : Pour ce film d’animation, Tim Burton semble s’être inspiré d’une légende russe : « La mariée morte ». Mais là où, dans la légende, la mariée morte n’apparaît que comme un obstacle au bonheur des vrais fiancés, ici, Emily attire la compassion.
    Volée et assassinée par son fiancé, elle a fait le vœu d’être épousée par son grand amour et, si la demande en mariage de Victor est accidentelle, il n’en demeure pas moins qu’il a réveillé les espoirs d’Emily et que le désarroi de cette dernière est touchant.
    La « vraie » fiancée est plus terne qu’Emily.

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    Son éducation stricte et sans affection ne lui a pas permis de s’épanouir ou de cultiver un quelconque talent artistique à l’inverse d’Emily, qui, comme Victor, joue parfaitement du piano.
    Les parents de Victoria n’ont accepté son mariage avec Victor que par intérêt financier. On ne peut pas dire que la pauvre petite ait eu une vie épanouissante. En tout cas, Victor et elle ont clairement eu un coup de foudre dès leur première rencontre (qui a lieu la veille de leur mariage).
    Il y a un sacré contraste entre le monde des vivants, morne, terne et engoncé dans des règles de convenances plus rébarbatives les une que les autres, et le monde des morts, joyeux, colorés, bourré d’humour, quoi que possédant ses propres règles.

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    Même si l’histoire est dramatique entre l’histoire d’Emily, un mariage arrangé, l’intervention non négligeable de Lord Barkis, l’humour est sans cesse présent avec de nombreux clin d’œil (par exemple, un Rhett Butler plus vrai que nature mais à l’état de squelette, prononçant sa phrase fétiche).
    Je reprocherais juste au film d’être un peu trop court. J’aurais aimé en voir plus dans le monde des morts et j’aurais aimé savoir ce que sont devenu les parents de Victor et de Victoria qu’on laisse chacun dans des situations qui ne demandaient qu’à être éclaircies.
    Rien à redire sur l’animation avec un Victor qui ressemble tellement à Johnny Depp qui le double, qu’on en oublierait presque que ce n’est qu’une animation.

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    Les chansons sont au top même si j’avoue que j’ai une petite préférence pour leur version VO.



  • [Livre] Mortelle impasse

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    Résumé : Sur le panneau " Impasse " là, devant elle... Non, Brette ne rêve pas: c'est bien l'empreinte d'une main qu'elle distingue nettement. Une main de petite taille, et d'une étrange couleur sombre. Comme du sang ... Choquée, Brette Barry veut d'abord croire à une plaisanterie. Mais qui, dans le tranquille petit comté de Wood, aurait intérêt à monter une farce aussi macabre ? L'inquiétude s'empare vite de la jeune femme lorsque son fils Eric lui apprend que son meilleur ami a disparu depuis la veille. L'adolescent a-t-il fugué, comme cela lui est déjà arrivé... ou l'empreinte sanglante sur le panneau était-elle la sienne ? Craignant pour la vie de ce garçon secret et solitaire qu'elle considère comme le sien, Brette, révoltée que la police ne la prenne pas au sérieux, décide de mener sa propre enquête. Il lui faut faire d'autant plus vite que, entre-temps, la fameuse empreinte a mystérieusement disparu. Qui peut l'avoir effacée ? Qui... et pourquoi, sinon pour éliminer toute trace d'un crime abominable ?

    Auteur : Helen R. Myers

     

    Edition : Harlequin Best Seller

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 01 novembre 2005

     

    Prix moyen : 5€

     

    Mon avis : Comme il serait quasiment impossible de parler de l’intrigue sans spoiler, je vais donner un avis sur ce qui entoure l’intrigue.
    Déjà, même si j’ai beaucoup aimé ma lecture, j’ai trouvé qu’on s’éloignait trop du sujet. En effet, la moitié du livre se concentre sur un évènement qui n’a aucune incidence sur ce qui fait de ce livre un thriller, même si quelques détails les relient. Disons que toute la première partie aurait pu ne pas être présente et être condensée en 1 chapitre, ça aurait suffi.
    Ensuite, on a un évènement qui est présenté comme majeure quand il arrive mais qui au final n’a absolument aucune utilité pour l’histoire. Je cherche encore en quoi cet évènement a apporté quelque chose.
    Concernant les personnages, je dois dire que si j’ai beaucoup aimé Eric, le fils de Brette, j’ai eu beaucoup plus de mal avec Brette elle-même.
    Jugez vous-même : elle se méfie de son voisin, jusqu’à vouloir refuser son aide au début du livre à cause de… Là vous vous dites qu’il a eu des paroles ou un geste déplacés, mais non, pas du tout, il a simplement refusé de faire ami-ami en déclinant une invitation à dîner. Voilà son crime. Ne pas avoir envie de souscrire à la « tradition » qui veut que quand on emménage en banlieue on devient un peu la propriété de ses voisins et qu’ils doivent tout savoir de vous.
    J’ai trouvé Brette tellement ridicule sur ce point-là, elle m’a vraiment exaspérée, surtout que ça prend une sacré ampleur !
    Son « amie » Sally n’est pas mieux. Une espèce de droguée nymphomane qui croit être irrésistible et n’accorderait pas une minute de son temps à son fils même si sa vie en dépendait.
    Hank est un gamin difficile, mais, même si certaines de ses attitudes sont énervantes, il a de sacré excuses ce môme.
    Mais la palme revient au Sheriff qui divulgue des informations personnelles devant des tiers et juge un homme selon le passé de sa famille au risque de briser sa vie. J’ai trouvé qu’il aurait dû être viré car son attitude n’est pas digne de sa fonction.
    Même si j’ai trouvé qu’on perdait beaucoup de temps en digression, le reste de l’histoire était intéressante et, même si je me suis assez vite doutée de l’identité du coupable, j’ai quand même gardé un petit doute jusqu’à ce qu’il se dévoile.
    Une bonne lecture mais pas transcendante et qui ne restera pas bien longtemps dans ma mémoire.

     

    Un extrait : Et zut ! pesta Sam à part lui. Maintenant qu’il s’approchait de Russell, voilà que ce dernier remontait dans sa voiture et s’apprêtait à démarrer. L’inspecteur lui expliqua que le central venait de lui signaler un accident de la circulation, à quelques kilomètres de là. Il devait se rendre sur place. L’autre policier de service était occupé ailleurs et le rejoindrait dès que possible.

    - Apparemment, il y a des blessés, poursuivit-il. Je ne pourrai donc pas revenir tout de suite, mais je ferai de mon mieux.

    - Et le shérif Cudahy ? s’enquit Sam alors que l’inspecteur tournait la clé de contact. Ne pourrait-il pas remettre en service des hommes qui étaient de repos ?

    - Le central l’a joint également. Nous verrons bien ce que ça donne. Je suis désolé, mais il faut vraiment que j’y aille.

    Il faisait demi-tour dans l’allée quand Brette souffla :

    - Je n’arrive pas à y croire… Il nous laisse tomber !

    - D’après lui, il y avait des blessés.

    Des arguments. Il fallait qu’il trouve des arguments à la conduite de Russell et que Brette les estime valables. Ainsi, elle ne conclurai pas que les autorités se fichaient totalement du sort de Hank.

    - La police intervient en priorité là où des vies sont en danger immédiat, Brette. C’est normal.

    - J’avais bien compris, réplica-t-elle. Et je ne suis pas indifférente à la souffrance d’autrui. Simplement, je n’arrive pas à admettre qu’il y ait si peu de flics de garde la nuit. C’est absurde : le comté est vaste. Mais c’est comme si, le crépuscule tombé, ceux qui sont censés nous protéger se mettaient aux abonnés absents.

    - Le comté est vaste, oui, mais très peu peuplé. D’ordinaire, la petite équipe de policiers suffit.

    - Mais un enfant a disparu !

     

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  • [Livre] Un noël à New-York

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    Résumé
     : La fille de Thomas Pitt, Jemima, est l’héroïne de ce nouveau mystère de Noël dans le New York de 1904.
    Jemina Pitt, la fille du célèbre directeur de la Special Branch, a 23 ans durant l’hiver 1904. Elle décide d’accompagner sa jeune amie Delphinia Cardew à New York, sur le point de se marier avec l’aristocrate Brent Albright. Dans la haute société new-yorkaise, ce mariage est une grande affaire qui liera deux familles prodigieusement riches. Mais Jemina détecte une ombre mystérieuse planant sur la célébration. Maria, la mère de Delphinia, est absente de la fête et les Albright refusent de mentionner son nom. Et quand le frère du marié demande à Jemina de l’aider à retrouver Maria afin de prévenir un scandale, elle n’hésite pas à se lancer dans une enquête aussi inattendue que périlleuse.
    De Hell’s Kitchen à Central Park, Jemina devra trouver son chemin à travers les rues enneigées de New York, sans se douter qu’un danger mortel la menace.

    Auteur : Anne Perry

     

    Edition : 10/18

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 03 novembre 2016

     

    Prix moyen : 7€

     

    Mon avis : Voici la dernière nouvelle de noël que j’ai lu dans le cadre de mon challenge d’hiver. Ici l’histoire s’inscrit dans l’univers Charlotte et Thomas Pitt, puisqu’on va suivre leur fille Jemina, âgée de 23 ans, qui va s’attirer quelques ennuis à New York.
    Venue accompagner une amie afin de lui servir de chaperon jusqu’à son mariage, Jemina fait montre de beaucoup plus de patience que je n’aurais pu. En effet, Delphinia, cette merdeuse de 19 ans qu’elle se doit de chaperonner dans son voyage d’Angleterre à New York, passe son temps à la rabaisser et à lui rappeler à quel point son père à elle est riche et combien Jemina devrait s’estimer heureuse de faire ce voyage tous frais payés.
    A peine arrivées, le frère ainé du fiancé entraîne Jemina à la recherche de la mère de la future mariée, afin d’éviter un scandale, cette dernière ayant abandonnée sa fille depuis 15 ans et risquant néanmoins de pointer son nez au mariage.
    Dès le départ on sent qu’il y a quelque chose derrière cet « abandon ». Le fils ainé, qui n’a donc pas eu vraiment de contact avec la mère de sa future belle-sœur, semble lui vouer une haine féroce si on en croit ses réactions à chaque fois que sa tante ose l’évoquer.
    Très vite lui et Jemina retrouvent la trace de la jeune femme et, quelque temps après, celle-ci est retrouvée morte.
    Tout semble accuser Jemina, mais personnellement, dès cet instant, j’ai su exactement ce qu’il en était.
    Heureusement pour Jemina, le policier en charge de l’affaire, Patrick Flannery, ne croit pas plus à sa culpabilité que les lecteurs et va tout faire pour l’aider à découvrir la vérité.
    Dans cette histoire, on est encore dans une sorte de lutte des classes. La lutte contre la ségrégation quand on parle de la mère de Delphinia, la lutte entre classe sociale dans l’enquête elle-même puisqu’on se trouve encore en présence de personne se croyant intouchables du fait de leur rang social et trouvant normal de faire accuser une personne moins bien née à leur place.
    Et côté cœur, je dirais simplement que Jemina semble bien parti pour marcher sur les traces de sa mère !

     

    Un extrait : Une dame âgée dans une tenue d’hiver splendide la dépassa, se retourna en la toisant d’un bref regard, puis la salua d’un signe de tête.

    — Bonjour, Miss Pitt, lança-t-elle avec froideur.

    Qu’elle sache son nom étonna Jemina, pas tout à fait certaine cependant qu’il faille le prendre pour un compliment. Elle réalisa soudain que la femme connaissait Phinnie, dont elle n’était que « la dame de compagnie ». Une étiquette qui n’avait rien de très flatteur.

    — Bonjour, Mrs. Weatherby ! répondit-elle en redressant le menton et en avançant sans attendre de voir si aurait pu s’engager une conversation.

    Elle alla rejoindre Phinnie dans sa cabine, l’une des plus luxueuses du bateau, qui, en plus de la chambre, comportait un salon de belle taille. La jeune fille était lovée dans l’un des fauteuils. Plus petite que Jemina, et légèrement plus ronde, elle avait de grands yeux sombres – c’était son principal atout – et d’épais cheveux quasiment noirs qui bouclaient de façon naturelle, ce que Jemina lui enviait. Les siens, d’un acajou étincelant, avaient des reflets roux qu’elle n’aimait pas. Sans compter qu’il fallait les encourager avec une extrême vigueur pour espérer obtenir la moindre ondulation !

    Phinnie leva les yeux en la voyant entrer. Elle venait de finir d’écrire dans son journal, qu’elle referma avec précaution avant de mettre en place le minuscule cadenas.

    — Je vais avoir envie de mémoriser ce moment, observa-t-elle en souriant. Je ne serai plus célibataire très longtemps. Je pourrais oublier quelle impression ça fait…

    — Je te le rappellerai, rétorqua Jemina en refermant la porte.

    Elle était contente de se retrouver au chaud. Le vent qui balayait l’océan avait quelque chose de cinglant.

    Phinnie haussa vaguement une épaule.

    — Oh, tu ne resteras peut-être pas toujours célibataire ! s’exclama-t-elle d’une voix enjouée. Tu devrais t’intéresser davantage au sujet… Tu n’as pas besoin d’avoir autant de fortune que moi pour trouver un bon parti.

    Non sans effort, Jemina ravala la réplique mordante qui lui vint aux lèvres à propos de ce qui convenait à chacun. Après tout, le père de Phinnie payait son billet, ainsi qu’il le lui avait déjà été rappelé à deux reprises.

     

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  • [Livre] Le condamné de noël

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    Résumé : Londres, 1868. Alors que la période de Noël commence, Claudine Burroughs ne se sent pas joyeuse à l'idée des bals sans fin, des obligations sociales et des évènements somptueux. Venir en aide aux femmes dans le besoin à la clinique Hester Monk lui a ouvert les yeux sur un autre monde, et le fait que son mari n'approuve pas ce choix la rend malheureuse. Mais les deux univers qu'elle côtoie vont bientôt se rencontrer. Lors d'un gala de Noël, une femme est brutalement battue, et il apparaît rapidement qu'il s'agit d'une prostituée invitée clandestinement par l'un des invités. Le poète Dai Tregarron, accusé d'être l'agresseur, prétend qu'il ne faisait que protéger cette femme contre la violence de trois riches jeunes hommes. Claudine croit en l'histoire de Dai, mais face au rang social qui joue en sa défaveur, comment peut-elle prouver son innocence sans tout risquer ?

     

    Auteur : Anne Perry

     

    Edition : 10/18

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 05 novembre 2015

     

    Prix moyen : 9€

     

    Mon avis : Cette nouvelle prend place dans l’univers de la série William Monk. Bien qu’il y ait une enquête, on s’attache plus à la description des mœurs de la bonne société anglaise et de ses dérives.
    Claudine s’attire les foudres de son mari en refusant de laisser un homme aux origines modestes payer pour un crime commis par un fils de bonne famille. Si on ne sait pas immédiatement ce qu’il s’est passé, et lequel de ces gosses de riches est coupable, on se doute dès les premières lignes que Dai Tregarron n’est qu’un bouc émissaire.
    On voit Claudine de battre contre une certaine solidarité de la bonne société mais aussi contre sa condition de femme car, d’un claquement de doigt, son mari peut lui fermer toutes les portes et lui interdire de continuer à se rendre utile à l’hôpital où elle vient en aide aux prostituées, ce qui, pour un homme qui côtoie l’aristocratie et la haute bourgeoisie sans vraiment en faire partie, n’est pas « convenable ». Il aurait sans doute préféré que sa femme s’occupe d’une œuvre de charité mettant moins en avant les réalités de la vie des pauvres. J’ai trouvé cet homme, très donneur de leçon, totalement hypocrite et j’ai adoré voir sa femme lui mettre le nez sur ses contradictions.
    J’ai aussi apprécié que l’auteur n’hésite pas à montrer que si cet homme, bien qu’innocent, n’avait pas eu de son côté une femme de qualité et, grâce à elle, de quelques soutiens dans la bonne société, il aurait été pendu car la police se serait arrêtée à la parole des aristocrates. Elle montre bien à quel point la justice était à deux vitesses (quoi que je ne suis pas sûre que ça ait tellement changé, mais bon).
    C’est une des nouvelles que j’ai préférée car elle ne prétend pas mettre en place une enquête policière en si peu de page. Ici, il s’agit plus de trouver un moyen de prouver l’innocence d’un homme accusé à tort alors que l’on sait déjà qui est le vrai coupable.

    Un extrait : Wallace était planté au milieu du vestibule, son manteau sur le dos. Son mari était un homme imposant, plus gros que ne le laissaient deviner ses costumes onéreux coupés sur mesure. L’impatience qui crispait ses traits dépourvus de charme lui fit comprendre qu’elle l’avait fait attendre.

    Sans lui adresser le moindre compliment sur sa tenue, il l’aida à passer sa cape, puis fit un signe au valet de pied avant de franchir la porte derrière elle. Leur voiture était déjà avancée, prête à les emmener. Le cocher devait connaître l’adresse où ils se rendaient, car Wallace ne lui donna aucune indication.

    Pendant le trajet, ils n’échangèrent pas un seul mot. Il y avait longtemps qu’ils avaient épuisé les sujets de conversation et ne se parlaient plus de leur vie ni de leurs sentiments. Elle imaginait que son mari n’avait pas davantage envie qu’elle de faire semblant. Ils devraient bien assez donner le change au cours de cette soirée. Les autres invités appartenaient tous à la haute société – c’était d’ailleurs pour cette raison précise qu’ils y allaient. Wallace était le conseiller financier très apprécié de plusieurs personnes d’une importance considérable, et Claudine admettait volontiers qu’il le méritait. Outre qu’il était doué, il travaillait d’arrache-pied en vue de cultiver les bonnes relations et ne se dérobait jamais à ce qu’il considérait relever de son devoir. Ce dont il était incapable, c’était de rire et de s’amuser, de faire preuve de gentillesse ou d’imagination. Sans doute était-ce au-delà de ses capacités en même temps qu’inscrit dans sa nature. À de rares moments, Claudine espérait que son mari était plus heureux que lui n’avait su la rendre heureuse.

    Et cependant, ne pas reconnaître qu’elle n’avait jamais manqué de rien eût été injuste. Elle n’avait jamais redouté la lettre ou la visite d’un huissier réclamant une somme qu’elle n’aurait pu payer. Et, autant qu’elle le sache, Wallace ne lui avait jamais menti, de même qu’il n’avait jamais trop bu, ne l’avait jamais mise dans l’embarras en public et ne lui avait probablement jamais été infidèle – ce qu’elle aurait pu comprendre, voire lui pardonner. C’eût été la preuve d’un tempérament passionné qu’il n’avait, hélas, jamais possédé. Loin de susciter son admiration, l’ordre et la rigueur de son mari la mettaient en rage. Il pliait tout, jusqu’aux vieux journaux qu’il repliait avec un soin maniaque, et rangeait systématiquement chaque chose à sa place.

    Mais c’était là des reproches aussi vains que dénués d’intérêt. Si son mari avait compris ce qu’étaient la passion et la solitude, le désir désespéré d’affection, elle aurait pu l’aimer. Et ce n’était pas faute d’avoir essayé.

     

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  • C'est lundi que lisez vous? #173

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

    lectures de la semaine passée.jpg

    Dolorine à l'école.jpg irrésistible T04.jpg Moi Simon, 16 ans, Homo Sapiens.jpg

    Nous les filles de nulle part.jpg L'autre soeur.jpg

     

    lecture en cours.jpg

    Dracula tiré du film.jpg

     

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    Après la fin.jpg Au dessus de tout soupçon.jpg Billie.jpg

    Confess.jpg Dolorine à l'école.jpg Dracula tiré du film.jpg

    irrésistible T04.jpg Jack l'éventreur affaire classée.jpg La meute du phenix T01.jpg

    L'autre soeur.jpg Le ferry.jpg Le jour où les lions mangeront de la salade verte.jpg

    Le roi des fauves.jpg Le souffle de midas.jpg L'encyclopédie du merveilleurx.jpg

    Moi Simon, 16 ans, Homo Sapiens.jpg Ni mariée ni enterrée T01.jpg Nos âmes jumelles.jpg

    Nous les filles de nulle part.jpg November 9.jpg Une irrésistible envie de bonheur.jpg


    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #15

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.
    Pour ma part, j’ai décidé de vous faire découvrir mes coups de cœurs !

     

    Cette semaine, je vous présente Alex de Pierre Lemaître dont vous pouvez lire le résumé et ma chronique ICI

     

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    Alex adore ça. Il y a déjà près d’une heure qu’elle essaye, qu’elle hésite, qu’elle ressort, revient sur ses pas, essaye de nouveau. Perruques et postiches. Elle pourrait y passer des après-midi entiers.
    Il y a trois ou quatre ans, par hasard, elle a découvert cette boutique, boulevard de Strasbourg. Elle n’a pas vraiment regardé, elle est entrée par curiosité. Elle a reçu un tel choc de se voir ainsi en rousse, tout en elle était transformé à un tel point qu’elle l’a aussitôt achetée, cette perruque.
    Alex peut presque tout porter parce qu’elle est vraiment jolie. Ça n’a pas toujours été le cas, c’est venu à l’adolescence. Avant, elle a été une petite fille assez laide et terriblement maigre. Mais quand ça s’est déclenché, ç’a été comme une lame de fond, le corps a mué presque d’un coup, on aurait dit du morphing en accéléré, en quelques mois, Alex était ravissante. Du coup, comme personne ne s’y attendait plus, à cette grâce soudaine, à commencer par elle, elle n’est jamais parvenue à y croire réellement. Aujourd’hui encore.
    Une perruque rousse, par exemple, elle n’avait pas imaginé que ça pourrait lui aller aussi bien. Une découverte. Elle n’avait pas soupçonné la portée du changement, sa densité. C’est très superficiel, une perruque mais, inexplicablement, elle a eu l’impression qu’il se passait vraiment quelque chose de nouveau dans sa vie.
    Cette perruque, en fait, elle ne l’a jamais portée. De retour chez elle, elle s’est aussitôt rendu compte que c’était la qualité la plus médiocre. Ça faisait faux, moche, ça faisait pauvre. Elle l’a jetée. Pas dans la poubelle, non, dans un tiroir de la commode. Et de temps en temps, elle l’a reprise et s’est regardée avec. Cette perruque avait beau être affreuse, du genre qui hurle : « Je suis du synthétique bas de gamme », il n’empêche, ce qu’Alex voyait dans la glace lui donnait un potentiel auquel elle avait envie de croire. Elle est retournée boulevard de Strasbourg, elle a pris le temps de regarder les perruques de bonne qualité, parfois un peu chères pour son salaire d’infirmière intérimaire, mais qu’on pouvait vraiment porter. Et elle s’est lancée.
    Au début, ce n’est pas facile, il faut oser. Quand on est, comme Alex, d’un naturel assez complexé, trouver le culot de le faire demande une bonne demi-journée. Composer le bon maquillage, assortir les vêtements, les chaussures, le sac, (enfin, dégotter ce qui convient dans ce que vous avez déjà, on ne peut pas tout racheter chaque fois qu’on change de tête…). Mais ensuite vous sortez dans la rue et immédiatement, vous êtes quelqu’un d’autre. Pas vraiment, presque. Et, si ça ne change pas la vie, ça aide à passer le temps, surtout quand on n’attend plus grand-chose.

     

    Alors, tentés?

  • [Test de produit] Lipton green thé vert matcha concombre menthe

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    En faisant mes courses, je suis tombée sur cette bouteille qui m’a immédiatement attiré l’œil. J’aime beaucoup le concombre, j’ai parfois l’impression d’être la seule quand je vois les grimaces de mon entourage dès que je prononce le mot, et là, j’avoue que l’association thé matcha, menthe et concombre m’intriguait.

    Côté prix, c’est un peu cher, mais ça reste dans la moyenne de ce genre de produit. 1,59€ pour une bouteille d’un litre chez carrefour (le prix doit sûrement varier selon les enseignes).

    Au niveau des ingrédients, sans surprise, on est plus sur de l’arôme que sur du pur jus.

    Pour ceux que ça intéresse, voici la liste !

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    Ingrédients : Eau, sucre, acidifiant (acide citrique), extrait de thé vert (0,14%), arômes naturels, correcteur d'acidité (citrate trisodique), antioxydant (acide ascorbique), poudre de thé matcha (0,007%), édulcorant (glycosides de stéviol).


    D’ailleurs, la dénomination légale, celle qui est affichée en tout petit sur la bouteille, au dessus des ingrédients, est : « Boisson rafraîchissante à l'extrait de thé vert et à la poudre de thé matcha, aromatisée concombre et menthe, avec sucre et édulcorant d'origine naturelle ».

    C’est une boisson sucrée, mais le taux de sucre reste raisonnable. Les informations nutritionnelles pour 100ml font état de 9,3g de glucides dont 8,8g de sucre. Clairement, il y a pire.
    Les 100ml apportent 38kcal

     

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    Le liquide est d’un joli vert (qui a dit : radioactif) qui devient plus jaune-verdâtre quelques jours après l'ouverture de la bouteille (mais le changement de couleur n'altère pas le goût). Comme il ne semble pas y avoir de colorant dans la liste des ingrédients, je suppose que c’est la poudre de thé matcha qui lui donne cette couleur !

     

    A l’odeur, on sent surtout le thé matcha et le concombre. La menthe ne se sent pas vraiment.
    A la dégustation, on sent bien le concombre, sans qu’il soit trop prononcé. La menthe vient en adoucir le goût et les deux se marient bien.
    Le gout du thé matcha vient en second temps, en arrière-goût.
    L’ensemble est un peu étrange au premier abord, mais je l’ai trouvé très agréable.

    Je ne pense pas que j’en prendrais souvent, surtout à cause du prix que je trouve trop élevé pour la quantité de produit.
    Mais de temps en temps, pour changer, pourquoi pas !
    Après, évidemment, il faut aimer le concombre !