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Selene raconte... - Page 4

  • C'est lundi que lisez vous? #165

     

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

    lectures de la semaine passée.jpg

    L'étrangleur de Sandpoint pavé.jpg souviens toi du passé pavé.jpg

    Le cercle secret pavé.jpg alpha et omega T5.jpg

    lecture en cours.jpg

    eve dallas T16.jpg

    mes prochaines lectures.jpg

    Entre la reprise du travail et la semaine à lire, je vais taper dans des lectures que je ne chronique pas. J'ai suffisamment de chroniques en avance pour ne rien faire une petite semaine de plus!

    charley davidson T12.jpg Crime et imposture pavé.jpg le chant de la meute T4.jpg

    eve dallas T17.jpg eve dallas T17,5.jpg Le triangle maudit pavé.jpg

    menace à Manhattan pavé.jpg vampire chicago HS.jpg


    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #7

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.
    Pour ma part, j’ai décidé de vous faire découvrir mes coups de cœurs !

     

    Cette semaine, je vous présente La servante écarlate de Margaret Atwood

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    Nous dormions dans ce qui fut autrefois le gymnase. Le sol était en bois verni, avec des lignes et des cercles tracés à la peinture, pour les jeux qui s’y jouaient naguère ; les cerceaux des paniers de basket-ball étaient encore en place, mais les filets avaient disparu. Un balcon courait autour de la pièce, pour recevoir le public, et je croyais sentir, ténue comme une image persistante, une odeur âcre de sueur transpercée par les effluves sucrés de chewing-gum et de parfum que dégageaient les jeunes spectatrices, que les photographies me montraient en jupes de feutrine, plus tard en minijupes, ensuite en pantalons, puis parées d’une unique boucle d’oreille, les cheveux en épi, striés de vert. On avait dû y organiser des bals ; leur musique y traînait encore, palimpseste de sons non entendus, un style succédant à l’autre, courant souterrain de batterie, plainte désespérée, guirlandes de fleurs en papier mousseline, diables en carton, boule de miroirs pivotante, poudrant les danseurs d’une neige de lumière.
    Cette salle sentait les vieilles étreintes, et la solitude, et une attente de quelque chose sans forme ni nom. Je me rappelle cette nostalgie de quelque chose qui était toujours sur le point d’arriver et qui n’était jamais comme ces mains alors posées sur nous, au creux des reins, ou comme ce qui se passait sur le siège arrière, dans le parking, ou dans le salon de télévision, le son coupé, avec seules les images à clignoter sur la chair émue. Nous soupirions après le futur. Comment l’avions-nous acquis, ce don de l’insatiabilité ? Il était dans l’air ; et il y demeurait, comme une pensée à retardement, tandis que nous essayions de dormir dans les lits de camp qui avaient été disposés en rangées, espacées pour que nous ne puissions pas nous parler. Nous avions des draps de molleton, comme ceux des enfants, et des couvertures de l’armée, des vieilles, encore marquées U.S. Nous pliions soigneusement nos vêtements et les déposions sur les tabourets placés au pied des lits. La lumière était en veilleuse, mais pas éteinte. Tante Sarah et Tante Élisabeth patrouillaient ; un aiguillon électrique à bétail était suspendu par une lanière à leur ceinture de cuir.
    Pas de pistolet, pourtant, même à elles on n’aurait pas confié une arme. Les revolvers étaient réservés aux gardes, triés spécialement parmi les Anges. Les gardes n’étaient pas autorisés à entrer dans le bâtiment, sauf sur appel, et nous n’étions pas autorisées à en sortir sauf pour nos promenades, deux fois par jour, à faire deux par deux le tour du terrain de football, qui était maintenant entouré d’une clôture en maillons de chaîne, surmontée de fil de fer barbelé. Les Anges se tenaient à l’extérieur, le dos vers nous. Ils étaient pour nous des objets de peur, mais d’autre chose aussi. Si seulement ils voulaient bien regarder. Si seulement nous pouvions leur parler. Quelque chose pourrait être échangé, pensions-nous, quelque arrangement conclu, quelque marché, nous avions encore nos corps. Tel était notre fantasme.
    Nous apprîmes à murmurer presque sans bruit. Dans la demi-obscurité nous pouvions étendre le bras, quand les Tantes ne regardaient pas, et nous toucher la main à travers l’espace. Nous apprîmes à lire sur les lèvres, la tête à plat sur le lit, tournée sur le côté, à nous entre-observer la bouche. C’est ainsi que nous avons échangé nos prénoms, d’un lit à l’autre.
    Alma. Janine. Dolorès. Moira. June.

     

    Alors, tentés?

  • [Film] The circle

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    Titre original : The circle

     

    Réalisé par : James Ponsoldt

     

    Date de sortie : 12 juillet 2017

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h50

     

    Casting : Emma Watson, Tom Hanks, John Boyega, Karen Gillan, Patton Oswalt…

     

    Résumé : Les Etats-Unis, dans un futur proche. Mae est engagée chez The Circle, le groupe de nouvelles technologies et de médias sociaux le plus puissant au monde. Pour elle, c'est une opportunité en or ! Tandis qu'elle prend de plus en plus de responsabilités, le fondateur de l'entreprise, Eamon Bailey, l'encourage à participer à une expérience révolutionnaire qui bouscule les limites de la vie privée, de l'éthique et des libertés individuelles. Désormais, les choix que fait Mae dans le cadre de cette expérience impactent l'avenir de ses amis, de ses proches et de l'humanité tout entière…

     

    Mon avis : Quand Mae décroche un boulot au cercle, boite de technologie et médias sociaux, on se dit que tout commence bien pour elle : le travail n’est guère différent que celui qu’elle exerce déjà mais mieux payé et dans des locaux plus grands, plus aérés, plus agréables. Les chefs sont sympas, ouverts, serviables ; elle peut loger sur place, la boîte étant une sorte de ville dans la ville proposant tout le confort : piscine, clubs de sports, bibliothèques, discothèques, soirées, concerts, et elle a une super mutuelle (ce qui, aux USA, reste essentiel à un niveau de vie correct).

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    Le rêve quoi.
    Sauf que le rêve dure environ une demi-heure. Ensuite le rêve commence à devenir flippant avec l’arrivée de deux télétubbies toutes dents dehors s’étonnant que Mae ne soit pas inscrite sur des forums parlant de la maladie de son père, qu’elle ne poste pas chacune de ses activité à la seconde où elle les fait, qu’elle ne soit pas « ouverte » à la communauté. Suit une visite médicale qui aurait sans doute valu un procès à la boite s’ils m’avaient fait le même coup qu’à Mae. Plus on avance dans la découverte du cercle et plus on se demande où on est tombé : ils vont jusqu’à parler de vol quand on ne filme pas une expérience vécue. Le cercle considère comme un droit fondamental de chacun de partager les expériences de tous à l'aide de micro-caméras. Les secrets sont vus comme des mensonges et la vie privée comme de l’égoïsme.

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    Alors bien sûr, tout n’est pas complètement négatif, et Mae va montrer que le programme peut aider la justice à parvenir à ses fins. Cependant, comme souvent quand il s’agit de réseaux sociaux, il y a des dérives, des dérivent importantes. Comme, déjà aujourd’hui, les gens pensent que le fait d’être cachés derrière un écran leur permet de dire tout et n’importe quoi, du jugement de valeur à l’insulte pure et simple, l’effet de groupe a le même effet dans le cercle. Non seulement les gens vont de plus en plus loin, mais chacun se dédouane de toute responsabilité au prétexte que les autres l’ont fait. Plus personne n’est responsable de rien, n’est coupable de rien, du moment que tout est public. Les victimes sont montrées du doigt car c’est elles qui sont considérées comme coupables d’avoir voulu garder leur intimité secrète. Ce qui, aux yeux de la masse, justifie tout.
    Le film, s’il a des défauts, s’il n’est certainement pas à la hauteur du livre (que j’ai hâte de lire), montre clairement la pente glissante sur laquelle nous sommes déjà engagés. Le film alerte sur les dérives du « tout partager » sans pour autant prôner un retour au monde avant les réseaux sociaux. Il rappelle juste qu’il faut réfléchir avant de poster commentaires, vidéos, photos, sur nous-même et a fortiori sur les autres, surtout quand ils ne vous ont rien demandé.




  • [Livre] Horreur boréale

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    Résumé : Une ferveur religieuse sans précédent s'est emparée de la petite ville minière de Kiruna, en Laponie, depuis que le charismatique Viktor Strandgârd, le Pèlerin du Paradis, a survécu à un terrible accident et est revenu d'entre les morts. Pourtant, un matin, il est retrouvé sauvagement assassiné et mutilé dans l'église de la Force originelle où il officiait. Sanna, la fragile sœur de Viktor, demande à son amie d'enfance, Rebecka Martinsson, avocate fiscaliste à Stockholm, de venir la soutenir et l'aider à échapper aux soupçons de la police. Rebecka, aux prises avec son passé et menacée par les disciples de cette communauté religieuse qu'elle a fuie, doit prouver l'innocence de Sanna au nom d'une amitié depuis longtemps brisée...

     

    Auteur : Asa Larsson

     

    Edition : Folio

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 02 février 2011

     

    Prix moyen : 9€

     

    Mon avis : Concernant Rebecka Martinsson, j’ai pris les choses à l’envers. J’ai d’abord lu le tome 4 dans le cadre du grand prix des lectrices ELLE ; puis le tome 5 dans le cadre de la masse critique Babelio. Enfin, je me suis dit, qu’il était peut-être temps de savoir comment tout avait débuté !
    Dans ce premier tome, Rebecka est avocate fiscaliste. Autant vous dire que j’ai passé ma lecture à chercher les indices indiquant qu’elle pourrait devenir procureur un jour (c’est ça de commencer par la fin !).
    Rebecka revient pour la première fois depuis des années dans sa ville natale pour épauler une ancienne amie qui se trouve suspecte dans l’assassinat de son frère, un pilier de la communauté religieuse.
    On ne peut pas franchement dire que Rebecka se précipite à son aide, mais, au fil des pages, on comprend à la fois ses réticences à aider Sanna et celles à retourner à Kiruna.
    Il faut dire que Rebecka a autrefois fait partie de cette communauté religieuse, qui, pour ma part, ressemble plus à une secte qu’à une religion. On sait qu’elle n’est pas la bienvenue à Kiruna, mais on ne comprend ce qu’il s’est passé que par bribes, au travers de flash-backs concernant le passé de Rebecka.
    Les personnages sont complexes : Rebecka a refait sa vie et n’a aucune envie de retourner à Kiruna mais se sent un peu obligée de le faire au nom d’une amitié qui n’existe plus vraiment (et on le comprend quand on avance dans les flash-back) ; Les pasteurs de la communauté agissent en complète contradiction avec les valeurs qu’ils prônent, ils sont avides, cupides, n’hésitant pas à plier la loi à leur avantage, sûr que personne ne va venir leur reprocher quoi que ce soit, puisqu’ils tiennent la majorité de la population sous leur coupe ; Le patron de Rebecka se comporte parfois comme un vrai crétin, et parfois comme un type vraiment génial.
    Personnellement j’aime beaucoup la flic : Anna-Maria Mella. Enceinte, interdite de terrain jusqu’à son accouchement, elle ne vient, au début, que jeter un œil pour donner son avis à un collègue. Puis elle est prise dans la spirale et ne cesse de se mêler de l’enquête, frisant plus ou moins d’insubordination toutes les deux minutes. Elle conduit comme une folle, n’a absolument aucun tact, et j’ai pensé que c’était un miracle qu’elle n’ait pas accouché sur une scène de crime !
    En dehors des « pasteurs », qui sont tous plus méprisables les uns que les autres (je ne supporte pas ceux qui tentent d’utiliser Dieu pour soumettre les gens à leurs 4 volontés), le personnage que j’ai le moins supporté est Sanna. Je sais bien qu’elle a toujours été soumise à la secte, que ses parents l’ont élevée pour qu’elle soit une godiche soumise et silencieuse, mais son attitude, tout au long du livre, m’a donné envie de lui foutre des baffes pour la sortir de son monde et la ramener dans la réalité.
    On a beau avoir de sérieux doutes sur l’identité du ou des coupable(s), la tension reste intacte jusqu’à la fin. Et pour ma part, même une fois le livre refermé, pour un certain personnage, je doute encore !

     

    Un extrait : Sanna reprit la parole. Sa voix semblait aussi fragile que la glace de septembre. Cette voix, Rebecka la reconnaissait : eau noire et glaciale tourbillonnant sous une surface lisse en apparence.

    — Ils lui ont coupé les mains. Et ses yeux étaient… enfin, tout ça est si étrange. Quand je l’ai retourné, sa nuque était… Je crois que je deviens folle. Et la police me recherche. Ils sont venus à la maison très tôt ce matin. Je n’ai pas ouvert et j’ai dit aux filles de ne pas faire de bruit. Ils doivent penser que j’ai tué mon propre frère. Alors j’ai pris les petites et je suis partie. J’ai peur de ne pas tenir le coup. Pourtant ce n’est pas ça le pire.

    — Non ? dit Rebecka.

    — Sara était avec moi quand je l’ai trouvé. Lova aussi mais elle dormait dans le traîneau devant l’église. Sara est sous le choc. Elle ne prononce plus un mot. J’essaie de lui parler mais elle reste prostrée devant la fenêtre, ses cheveux derrière les oreilles.

    Rebecka sentit son estomac se nouer.

    — Pour l’amour de Dieu, Sanna, fais quelque chose. Appelle l’hôpital psychiatrique et demande une consultation d’urgence. Vous avez besoin de soutien psychologique, tes filles et toi. J’ai l’air de dramatiser la situation, bien sûr, mais…

    — Je ne peux pas et tu le sais bien, gémit Sanna. Papa et maman prétendront que je suis folle et ils chercheront à m’enlever les enfants. Tu les connais. Et puis notre Église exècre les psychologues, les hôpitaux et tout ce qui s’en approche. Nos fidèles ne comprendraient pas. Je ne peux pas parler à la police non plus, ils compliqueraient la situation. Je n’ose même pas répondre au téléphone par peur des journalistes. Les débuts de notre cause ont été aussi mouvementés que pénibles. Les gens appelaient pour traiter Viktor de cinglé. Selon eux il était victime d’hallucinations.

    — Tu comprends que tu ne vas pas pouvoir continuer à te cacher comme ça, implora Rebecka.

    — Je n’en peux plus, je n’en peux plus, dit Sanna comme pour elle-même. Excuse-moi de t’avoir dérangée, Rebecka, tu as sûrement du boulot qui t’attend.

    Bon sang de bordel de merde, jura intérieurement celle-ci.

    — J’arrive, soupira-t-elle. Mais tu dois accepter de parler à la police. Je viens pour te soutenir, O.K. ?

    — D’accord, murmura Sanna.

    — Es-tu capable de conduire et d’aller jusqu’à la maison de ma grand-mère, à Kurravaara ?

    — Je peux demander à quelqu’un de m’y accompagner.

    — Bon. Il n’y a jamais personne là-bas en hiver. Emmène Sara et Lova. Tu te souviens où est cachée la clé. Fais du feu. Je serai là cet après-midi. Tu vas pouvoir tenir le coup jusque-là ?

    Après avoir reposé le combiné, Rebecka resta un instant à fixer l’appareil. Déboussolée, elle se sentait vidée de l’intérieur.

    — Bon sang, c’est pas croyable, dit-elle désespérée à Maria Taube. Elle n’a même pas eu besoin de me le demander.

     

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  • [Livre] Il était une fois – T05 – La jeune fille à la tour

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    Résumé : De passage à Londres, le duc de Kinross succombe au charme de la ravissante Edith Gilchrist. Parée de toutes les qualités nécessaires à une épouse, elle joue en prime divinement bien du violoncelle. Quelques baisers volés leur promettent déjà mille délices. Pourquoi faire traîner les fiançailles ? Le mariage est rondement célébré. Mais, contre toute attente, la nuit de noces se passe mal. La jeune femme s'isole dans la plus haute chambre du château de Craigievar. Et Gowan se retrouve face à un sacré défi : conquérir le coeur et le corps de la Belle de la Tour... sa duchesse

     

    Auteur : Eloïsa James

     

    Edition : J’ai lu

     

    Genre : Romance

     

    Date de parution : 18 juin 2014

     

    Prix moyen : 8€

     

    Mon avis : Dernier tome de la saga « il était une fois », celui-ci est supposé s’inspirer de Raiponce. Mais j’ai trouvé que la tour dans son rôle principal arrivait bien trop tard dans l’histoire pour justifier le titre.
    En effet, ce n’est que dans les 50 dernières pages que l’histoire tourne autour de la tour. Avant cela, il s’en est passé des choses ! D’ailleurs, Edith ne file pas s’enfermer dès la nuit de noce passée, contrairement à ce que laisse entendre le résumé, mais bien longtemps après.
    J’ai beaucoup aimé Layla, même si son comportement est parfois un peu inconséquent. Déjà, elle n’aurait pas dû mentir à sa belle-fille concernant la nuit de noce. Ce mensonge va participer au désarroi d’Edith qui va penser que le problème qu’elle rencontre n’est pas normal. Si elle avait été prévenue, elle aurait pu dire à son époux que c’était éprouvant et qu’elle avait besoin de quelques jours avant de recommencer. Franchement, quand on voit le caractère du bonhomme, on se doute qu’il aurait compris et ne se serait pas imposé à sa femme.
    Au début, je ne supportais pas Bardolph, j’avais l’impression qu’il cherchait un peu à conserver sa place de numéro 1 auprès de Gowan, même si cela devait se faire aux dépends de la vie du couple de son patron. Mais finalement, j’ai fini par l’apprécier. Il cache bien son jeu !
    J’ai trouvé Gowan un peu pénible. Entre sa manière de ne pas lâcher ses livres de compte une seconde, comme si la moindre seconde passée à autre chose était une seconde perdue, et sa façon de s’occuper de sa sœur, j’ai trouvé qu’il n’était vraiment pas à la hauteur. Tout dois aller vite avec lui, et peu importe s’il brise des cœurs et blesse des sentiments au passage.
    D’un autre côté, Edith est tout aussi pénible que lui avec sa musique. Je comprends qu’elle soit passionnée, mais à un moment donné, il n’y a pas que ça dans la vie. Elle s’est mariée, elle pourrait grandir un peu et prendre ses responsabilités de châtelaine un peu au sérieux au lieu de sans cesse chercher à s’en décharger sur d’autres. Ce n’est quand même pas comme si on lui demandait de trimer dans les champs du matin au soir.
    Et surtout, ces deux-là m’ont exaspérée à ne jamais se parler franchement. Tout se complique uniquement parce qu’ils sont trop fiers pour dire les choses et on aurait envie d’entrer dans le livre pour leur filer des baffes !
    La lecture demeure agréable, bien que la fin soit, comme toujours dans les romances historiques, très prévisible. Mais ce n’est pas mon tome préféré de la saga !

     

    Un extrait : Dans la mesure du possible, Gowan Stoughton de Craigievar, duc de Kinross, chef du clan MacAulay, évitait les endroits pleins d’Anglais. Ces derniers débitaient des potins à n’en plus finir, avec dans le crâne plus de cérumen que de cervelle, comme disait son père autrefois – et Shakespeare avant lui.

    Le voilà pourtant qui s’apprêtait à faire son entrée dans un bal au cœur de Londres au lieu de jeter sa ligne dans un loch des Highlands, ce qu’il aurait préféré de très loin. La vie était ainsi faite, la sienne en tout cas : la pêche à l’épouse avait pris le pas sur celle au saumon.

    À l’instant où il fut annoncé, une kyrielle de jeunes femmes se tournèrent vers lui, dévoilant avec un bel ensemble des rangées de dents aussi parfaites qu’étincelantes. Des sourires un peu trop guindés à son goût, sans doute un réflexe lié à son titre. Après tout, il était un noble sans attaches, plutôt bien fait de sa personne. Et propriétaire d’un château.

    Ses hôtes, le comte et la comtesse de Gilchrist, l’attendant au pied de l’escalier, il échappa pour un temps à l’assaut des donzelles. Gowan appréciait Gilchrist – un homme sévère, mais juste, au regard maussade presque écossais. À la différence de la plupart des aristocrates, tous deux s’intéressaient à la finance et le comte était un investisseur hors pair. Étant tous deux gouverneurs, lui à la Banque d’Écosse, Gilchrist à celle d’Angleterre, ils avaient échangé une abondante correspondance ces deux dernières années, même s’ils s’étaient rarement rencontrés.

    — Milord, permettez-moi de vous présenter mon épouse, dit lord Gilchrist.

    À la surprise de Gowan, celle-ci était beaucoup plus jeune que le comte – pas plus de trente ans. Avec ses lèvres pleines et sensuelles, sa gorge opulente sertie dans un corsage froufroutant de soie rose, elle avait tout de ces aristocrates qui se plaisent à ressembler à des danseuses d’opéra. Gilchrist, lui, évoquait plutôt un prêtre austère. Un couple bien mal assorti.

    La comtesse lui parlait de sa belle-fille, Edith. Gowan s’inclina et exprima son plaisir ineffable à l’idée de rencontrer la jeune demoiselle.

    Edith. Quel affreux prénom !

    Seule une pipelette pouvait porter un prénom pareil. Une folle vieux jeu aux oreilles d’éléphant. Bref, une Anglaise.

    Sans crier gare, lady Gilchrist glissa son bras sous le sien et l’entraîna dans la salle de bal adjacente. Il parvint tout juste à réprimer un mouvement de recul. Lorsqu’il était jeune, une armée de serviteurs vibrionnait toujours autour de lui, ajustant ses vêtements, lui essuyant la bouche à table. Mais depuis ses quatorze ans, il ne tolérait de telles familiarités qu’en cas d’absolue nécessité.

    Il veillait à maintenir une barrière physique entre le monde et lui, même s’il était très rarement seul. Il ne regrettait pas ce manque d’intimité ; il considérait comme une perte de temps, par exemple, de s’habiller sans écouter simultanément le rapport de son secrétaire. Or, s’il y avait une chose que Gowan détestait, c’était perdre son temps. L’existence était déjà bien trop courte. Quelle idiotie de croire qu’elle était éternelle, ce que devait, selon lui, penser ces gens qui paressaient dans leur bain ou passaient des heures à lire de la poésie. Par inclination et habitude personnelles, il mettait un point d’honneur à entreprendre le plus de choses possibles à la fois.

    Le bal de ce soir en était un exemple parfait : avant sa rencontre avec des banquiers à Brighton le lendemain, il voulait l’avis de Gilchrist sur l’épineuse question de l’émission du billet d’une livre. Le comte donnait un bal où se bousculeraient les jeunes filles à marier. Et Gowan était en quête d’une épouse – pas une quête désespérée, juste urgente. Bref, il ferait d’une pierre deux coups.

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  • [Livre] Animale – T02 - La prophétie de la reine des neiges

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    Résumé : Et si le plus merveilleux des contes cachait le plus sombre des complots ?

    1833, sur une île perdue du Danemark.

    Elle s'appelle Blonde, il se nomme Gaspard.

    Elle est animale, il est fou d'elle.

    Le destin s'apprête à les arracher l'un à l'autre : ils sont les victimes d'une prophétie qui bouleversera le monde à jamais. Blonde parviendra-t-elle à déjouer les plans de l'énigmatique Reine des neiges, avec pour seul allié un jeune écrivain nommé Andersen ?

    Une héroïne prête à tout pour retrouver celui qu'elle aime, un ennemi insaisissable, une quête éperdue.

     

    Auteur : Victor Dixen

     

    Edition : Gallimard

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 20 août 2015

     

    Prix moyen : 19€

     

    Mon avis : J’avais eu un peu de mal à entrer dans l’histoire pour le premier tome, et, même si j’ai trouvé que celui-ci était un peu en dessous du précédent, j’ai eu plus de facilité à le lire.
    Ici le but est clairement de rattacher l’histoire de Blonde à celle des contes que l’on connait en en faisant l’inspiratrice d’Hans Christian Andersen qui devient un ami de Blonde et Gaspard qui se cachent sous les noms de Gerda et Kay.
    Parallèlement à l’intrigue principale concernant la reine des neiges, les autres ennemis de Blonde sont toujours à ses trousses. J’avoue que j’ai été révoltée par le fait que Charles de Valrémy et son âme damnée d’avocat semblent intouchables, mais bon, je suppose que c’est logique qu’à l’époque où se passe l’histoire, une fille seule et sans riches appuies n’ait aucune chance face à un comte. La monarchie reste la monarchie. Mais toutes les scènes où l’avocat apparait m’ont profondément énervée. J’aurais aimé que, même si Valrémy devait s’en sortir, qu’au moins l’avocat reçoive la monnaie de sa pièce.
    Concernant l’intrigue de la reine des neiges, j’ai bien aimé l’idée, même si j’ai trouvé que la fin était peut-être un peu facile.
    Si j’ai bien aimé Animale, j’ai été moins convaincu que par Phobos, du même auteur.
    Je ne sais pas pourquoi car je n’ai d’important à reprocher à Animale. Il y a parfois quelques longueurs, mais ça arrive dans beaucoup de livres, et en général je dépasse ça sans trop de problème.
    Je crois que je n’étais tout simplement pas dans le bon état d’esprit pour plonger dans cette histoire.
    L’écriture est très agréable et j’ai bien aimé de rythme de ce tome, avec les lettres que Blonde envoie à Hans.
    Ce n’était pas une lecture désagréable, au contraire, mais je n’ai tout simplement pas réussi à me concentrer dessus.

     

    Un extrait : Les yeux de Hans tombèrent sur l’enveloppe pleine à craquer, qu’il serrait toujours entre ses longs doigts bleuis.

    Qui pouvait bien se souvenir de lui dans cet univers anonyme ?

    Pas de timbres, pas de cachet, pas même d’adresse. Juste un nom, le sien, écrit en grosses lettres sur le papier huilé, fait pour résister aux intempéries :

     

    HANS CHRISTIAN ANDERSEN

     

    Tel un automate, il referma la porte et se dirigea vers son bureau. Ses semelles foulèrent, sans qu’il y prît garde, les papiers souillés par l’encre renversée, traçant à travers la pièce une traînée noire.

    Qui pouvait se soucier de son sort dans le brouillard du monde ?

    Il s’assit.

    Le rabat de l’enveloppe émit un bruit sec en se déchirant.

    Il en sortit une liasse de feuilles – non pas dix, non pas vingt, mais au moins une cinquantaine. Cinquante feuilles couvertes d’une écriture fine, qui semblait couler comme l’eau d’un fleuve, onduler comme les vagues d’un océan.

    Le jeune homme sentit la tête lui tourner, à voir toutes ces lettres, toutes ces lignes, tout ce plein, lui qui depuis des mois luttait contre l’angoisse de la page blanche. Au bout de quelques instants de vertige, le flou laissa la place au net, les mots prirent un sens.

     

    Tout ce que vous pensez savoir de moi est faux.

     

    C’était la première phrase.

    Une phrase qui sonnait comme une menace, comme une promesse.

    Une phrase qui réveilla le cœur de Hans au creux de sa poitrine glacée, qui enflamma ses souvenirs au fond de son cerveau.

     

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  • C'est lundi que lisez vous? #164

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

    lectures de la semaine passée.jpg

    sisters.jpg Manipulations.jpg Before I fall.jpg

     

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    Shirley.jpg

     

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    Là où elle repose.jpg L'étrangleur de Sandpoint.jpg Sang Maudit.jpg

     

    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #6

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.
    Pour ma part, j’ai décidé de vous faire découvrir mes coups de cœurs !

     

    Cette semaine, je vous présente Angie, 13 ans, disparue de Liz Coley

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    Tu avais oublié comme le soleil se lève tôt, en été, et combien les oiseaux s’égosillent le matin. Tu te pelotonnas dans la tiédeur de ton duvet pour ne plus voir cette lumière verte qui transperçait la toile de tente, mais impossible de te rendormir avant d’avoir réglé ce petit problème… Sortant une épaule, tu poussas un soupir.
    — Quoi donc… ? chuchota Livvie, pointant le nez hors de son sac de couchage.
    Katie se renfonça dans son propre cocon et tira la capuche par-dessus sa tête.
    — Je vais tirer un bock…
    Votre code scout pour : « faire pipi ».
    — D’autres sont déjà levées ?
    Liv ouvrit un œil ensommeillé.
    — J’crois pas…
    Tu reniflas.
    — Je ne sens pas la fumée d’un feu de bois.
    L’œil de Liv s’écarquilla.
    — C’est pas notre tour, j’espère ?
    — Non, non ! Rendors-toi…
    Tu tiras sur le zip de la tente et t’exposas à la fraîcheur du petit matin. Des nuages rosâtres passaient au-dessus des arbres, très haut. Les aiguilles de pin étouffaient le bruit de tes pas tandis que tu t’éloignais discrètement du camp. Tes camarades étaient toutes encore endormies. Le soleil n’avait pas encore réchauffé l’atmosphère et tes bras nus étaient couverts de chair de poule.
    Une multitude de pins encerclait la clairière où le camp avait été dressé, la veille. Pin lodgepole, ponderosa, pin de Jeffrey, pin à sucre – Mme Wells t’avait appris l’aspect des écorces et des aiguilles pour que tu mérites ton badge forestier. Tu retrouvas le sentier que vous aviez emprunté toutes ensemble et tu allas de ce côté-là, cherchant un bouquet d’arbres un peu plus étoffé. En plein air, on ne peut pas être trop exigeante, question intimité. Des mûres sauvages bordaient ce sentier et tu en fis ton petit déjeuner ; le jus âcre, violet, tachait tes lèvres et tes doigts. Il y avait un tronc d’arbre avec un champignon en forme de soucoupe couché en travers, et tu notas cela comme point de repère. Puis tu t’écartas de ce chemin pour t’aventurer dans les bois, cherchant l’endroit propice.
    Lentement, tu pivotas sur toi-même pour chasser cette sensation que tu avais toujours par ici, celle d’être observée, avant de baisser ton pantalon de jogging pour t’accroupir. C’est tout un art, de pisser en forêt sans s’asperger les pieds ou les vêtements, en tout cas pour une fille.
    Soudain, une brindille craqua, tel un coup de fusil. Ton cœur se serra. Ton regard dévia dans cette direction, s’attendant à apercevoir un écureuil. Un lapin. Un chevreuil. Pas… un homme, qui se confondait parfaitement avec le sous-bois, à l’exception de ses yeux petits, bruns, des yeux qui te dévisageaient avec une avidité presque familière.
    — Chut !
    Il mit un doigt sur ses lèvres, et s’approcha.
    Toi, tu te battais avec ton jogging, rendue maladroite par l’humiliation et le choc. Tu ne pouvais détacher tes yeux des siens ni voir le reste de son visage, clouée comme tu l’étais par l’intensité de ce regard imperturbable. Tu ouvris la bouche pour parler, crier, supplier, mais rien – c’était comme si un nœud coulant avait été passé autour de ton cou et qu’il en tenait l’extrémité. Ensuite, il t’attrapa. D’une main il te bâillonna, de l’autre il bloqua ton bras dans ton dos avec une force invincible. Tu n’avais toujours pas respiré.
    — Ne résiste pas, ma petite chérie, chuchota-t-il en se pressant contre toi, t’effleurant l’oreille de ses lèvres moites.
    Résister ? Tes membres étaient mous, faibles. Tes genoux sur le point de se dérober. Tu ne pouvais même pas faire un pas, courir, t’enfuir. Comment résister ? Ton ventre se crispa et le bruit du vent emplit tes oreilles – un ouragan dans ta tête.
    À travers cet ouragan, tu entendis la voix haut perchée d’une fillette s’écrier : « Vite ! Cache-toi ! »
    C’est moi qui ai ouvert la porte rouillée pour que tu puisses te glisser à l’intérieur.
    Une douleur fulgurante fusa entre tes tempes. Et pourtant tu restais là, pétrifiée. On tira, tira, jusqu’à ce que quelque chose se casse. L’espace d’un instant, tu te réduisis aux dimensions d’un atome de lumière, te sentant coupée de ton corps.
    Tu t’étais cachée. Nous t’avons cachée en attendant que tu ne risques plus rien.
    C’était il y a très, très longtemps.

     

    Alors, tentés?

  • [Film] L'échange des princesses

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    Titre original : L’échange des princesses

     

    Réalisé par : Marc Dugain

     

    Date de sortie : 27 décembre 2017

     

    Genre : Comédie dramatique

     

    Pays d’origine : France

     

    Durée : 1h40

     

    Casting : Lambert Wilson, Olivier Gourmet, Anamaria Vartolomei, Juliane Lepoureau, Igor Van Dessel, Catherine Mouchet…

     

    Résumé : 1721. Une idée audacieuse germe dans la tête de Philippe d’Orléans, Régent de France… Louis XV, 11 ans, va bientôt devenir Roi et un échange de princesses permettrait de consolider la paix avec l’Espagne, après des années de guerre qui ont laissé les deux royaumes exsangues.

    Il marie donc sa fille, Mlle de Montpensier, 12 ans, à l’héritier du trône d’Espagne, et Louis XV doit épouser l’Infante d’Espagne, Anna Maria Victoria, âgée de 4 ans.

    Mais l’entrée précipitée dans la cour des Grands de ces jeunes princesses, sacrifiées sur l’autel des jeux de pouvoirs, aura raison de leur insouciance…

    Mon avis : J’avais beaucoup aimé le livre de Chantal Thomas excepté les passages concernant les poupées d’Anna Maria Victoria auxquelles l’auteur donnait presque une vie surnaturelle.
    Dans le film cet aspect a été écarté et ce n’est pas plus mal.
    Reste le meilleur.
    Si j’ai un reproche à faire au film, c’est de n’être pas assez long. 20 à 25 minutes de plus aurait été parfait !
    Les acteurs interprétant les quatre enfants et adolescent sont juste parfaits et entourés par d’excellents acteurs confirmés tels que Lambert Wilson.
    Mlle de Montpensier est plus âgée que dans le livre où elle a seulement 12 ans. Dans le film elle semble avoir dans les 16 ans, ce qui permet de la montrer bien plus consciente de ce qu’implique son mariage arrangé.

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    Le film dépeignant un fait plutôt méconnu, même les féru d’histoire prendront plaisir à le regarder sans en pointer les éventuelles erreurs.
    Quant au destin des jeunes princesses, la Palatine, grand-mère de Mlle de Montpensier, elle résume très bien les réalités de l’époque : « Les princesses sont faites pour être mariées et perpétuer une dynastie ». C’était là leur seul rôle car, puisqu’elle ne pouvait ni régner, ni hériter des titres, ni transmettre le nom, quelle aurait été leur utilité en dehors du statut de monnaie d’échange et de poulinière ?
    Le régent apparaît, certes comme un intriguant qui fait ce qu’il faut pour placer sa propre famille, mais surtout comme un homme soucieux de l’avenir de la France.

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    Face à lui, le duc de Condé, apparaît comme un homme ambitieux, suspicieux, jaloux de la moindre parcelle de pouvoir que posséderait autrui. Son attitude face à la petite Marie-Victoire est inadmissible. Il est bouffi d’arrogance et totalement ridicule (et l’acteur a vraiment la tête de l’emploi !). C’est le type même du personnage que l’on déteste au premier regard.

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    Lambert Wilson est excellent en roi Philippe V d’Espagne rongé par la culpabilité de porter une couronne dont il n’a pas voulu, d’avoir sur la conscience les milliers de morts provoqués par la guerre de succession d’Espagne, accablé par les responsabilités, oscillant entre lucidité et folie, et imprégné d’une ferveur religieuse proche de celle d’isabelle la catholique et le poussant à commettre les même horreurs (bûcher pour les hérétiques).

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    Les costumes sont magnifiques et je n’ai même pas eu envie de vérifier leur exactitude historique, juste d’en profiter.
    Quand on voit le destin de ces fillettes (puisque Mlle de Montpensier avait en réalité 12 ans seulement, et non plus de 16 comme l’actrice), on ne peut s’empêcher de penser à toutes celles qui sont encore victimes aujourd’hui de mariage forcés sans que « l’excuse » des relations diplomatiques puisse être invoquée.
    Depuis 1721, certaines choses n’ont pas évoluées pour tout le monde.


  • Book Haul de juin 2018

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    Ce mois-ci je n'ai pas égalé mon score du moi dernier, d'autant plus qu'une partie des mes nouveaux livres ne sont pas des achats! Du coup, dans l'ensemble, je me suis montrée plutôt raisonnable avec certes 15 livres arrivés ce mois-ci mais seulement 9 d'achetés!

     

    Je vais commencer par les "gratuits" que j'ai récupérés en vidant l'appartement de mon parrain.

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    Moi qui n'ai jamais vraiment lu Agatha Christie, je vais pouvoir me rattraper!

     

    Comme tous les trimestres, j'avais mon achat France Loisirs à faire. Et comme il y avait une offre permettant de cumuler plus de point, j'ai acheté le nombre de livres requis pour en bénéficier!

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    Des thrillers, comme d'habitude... On ne se refait pas!

     

    Enfin je suis allée fouiner sur amazon où je devais prendre le dernier tome des sœurs Carmine et le seconds tomes de la BD "Mémoires de Marie-Antoinette". Et puisque j'y étais...

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    Voilà, c'est tout pour ce mois-ci mais je vous dis à dans un mois pour un nouveau book haul!