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Bandes Dessinées, mangas et albums

  • [Livre] Les filles de Salem

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    Résumé : 1692. Salem, en Nouvelle-Angleterre. Abigail, 17 ans, raconte l'histoire des sorcières de Salem dont elle fut l'une des victimes. Suspectées d'être possédées par le démon, des jeunes filles de ce village puritain dénoncent d'autres membres de la communauté de les avoir ensorcelées. La psychose s'emballe, donnant lieu à des procès en sorcellerie et à de nombreuses exécutions.


    Auteur : Thomas Gilbert

     

    Edition : Dargaud

     

    Genre : Bande Dessinée

     

    Date de parution : 21 Septembre 2018

     

    Prix moyen : 22€

     

    Mon avis : Malgré des dessins qui ne m’ont pas franchement plus et que j’ai trouvé plutôt bâclés, j’ai bien aimé cette B.D.

    Pourtant, j’ai plusieurs reproches à lui faire.

    J’ai trouvé que l’auteur en faisait trop avec les attaques indiennes. Si Salem a bien été victime d’attaques, celles-ci ont eu lieu une quinzaine d’années plus tôt et, franchement, je trouve que l’histoire des procès est bien assez riche sans en rajouter.
    Ensuite, si je trouve intéressant d’avoir raconté l’histoire du point de vue d’une victime de l’affaire mais je ne suis pas sûre que choisir Abigail Hobbs ait été judicieux (Et en plus, la fin ne correspond pas à ce qui est arrivé à la jeune fille).

    Il est en effet trop facile de la confondre avec Abigail Williams, qui était l’une des accusatrices, même si cette dernière n’avait que 11 ans. Les films et livres en ont, en effet, trop souvent fait une adolescente calculatrice pour que cette image soit oubliée par les lecteurs.
    Betty Parris, d’ailleurs, présentée comme une adolescente, meilleure amie d’Abigail Hobbs, a subi ce vieillissement qui arrange l’auteur alors qu’elle n’avait que 9 ans.
    J’ai trouvé que la BD fait du révérend Parris un vrai démon assoiffé de pouvoir, responsable de toute l’affaire, qu’il aurait manigancé tout seul. Je ne dis pas que le révérend n’avait pas sa part de responsabilité, mais j’ai trouvé dommage que l’auteur écarte l’implication de la famille Putnam dans l’affaire qui a très largement profité des accusations pour se débarrasser de tous ceux qui les gênaient.

    Enfin, les victimes ont été « féminisées ». La taverne n’était pas tenue par une mère et sa fille mais par un couple marié d’une trentaine d’années.
    Et surtout, parmi les accusés, il n’y a aucun homme, tous semblant être frappés par une hystérie collective se cristallisant autour de la haine des femmes.

    Et pourtant… des hommes accusés, il y en a bien eu… beaucoup. Et parmi les 19 personnes exécutées, 5 étaient des hommes.
    Ne présenter que des victimes féminines, c’est un peu vite oublier Giles Corey, vieil homme mort écrasé sous des pierres pour avoir refusé de céder et de confesser ses « crimes », ou le Dr Roger Toothaker qui est mort en prison, ou encore, le révérend George Burroughs qui fut pendu, ce qui prouve bien que personne, homme ou femme, indigent ou notable, n’était à l’abri.

    J’ai trouvé dommage ce parti pris et le fait de ne pas coller à ce que l’on sait de la réalité historique. Ce qui s’est passé est bien assez révoltant sans que l’on arrange l’histoire à sa sauce.

    Bref, je n'ai pas détesté cette BD, mais j’aurais préféré qu’elle colle plus à la réalité d’autant plus qu’il y avait un terrain sur lequel broder des hypothèses, c’est celui des causes de l’hystérie collective des jeunes accusatrices : manipulation, ergotisme, hystérie collective du à la religion et à l’isolement relatif de la communauté ? Il y avait de quoi chercher une autre cause que celle d’un sordide complot ourdit par un seul homme.

    Cela reste un bon survol du sujet, même si, vraiment les dessins sont vraiment hideux (j’en ai vu des bien plus agréables faire passer tout aussi bien l’horreur, la noirceur et la violence).

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Sorceline – T01 – Un jour je serai fantasticologue

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    Résumé : Sorceline fait sa rentrée à l'école de cryptozoologie où elle s'apprête à étudier les créatures légendaires.


    Auteur : Sylvia Douyé

     

    Edition : Vents d'ouest

     

    Genre : Bande dessinée

     

    Date de parution : 21 Mars 2018

     

    Prix moyen : 11€

     

    Mon avis : La BD s’ouvre sur l’arrivée de Sorceline sur une ile étrange où elle doit étudier la cryptozoologie.
    Les personnages sont un peu clichés.
    On les deux pestes blondes et jolies, qui ne reculent devant rien pour se faire bien voir, le beau ténébreux mystérieux, le chevalier servant fou amoureux de l’héroïne, le professeur qui semble en savoir plus qu’il ne veut bien le dire, la meilleure amie, afro-américaine, histoire de remplir les quotas, douée, intelligente mais qui ne supporte pas d’être contredite (Elle m’a fait penser à Hermione de Harry Potter, en fait), et enfin une héroïne dégourdie, mignonne, gentille, et semble être faite pour ce métier grâce à une mystérieuse ascendance.
    Le dessin est agréable, avec des couleurs toutes douces. Les dialogues sont intéressant, l’intrigue est sympathique et assez prenante.

    Je n’adhère pas à la théorie de Sorceline sur le sujet. Je pense qu’elle est bien directement concernée, mais pas de la manière dont elle le pense.

    J’ai hâte d’être au prochain tome pour voir si ma théorie se confirme et pour en apprendre un peu plus sur Sorceline.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] La boîte à musique – T02 – Le secret de Cyprien

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    Résumé : Sitôt rentrée de sa première visite à Pandorient, le monde merveilleux de la boîte à musique, Nola ne pense qu'à y retourner. Lorsqu'elle repart en cachette, elle tombe en pleine fête nationale ! Tous les habitants sont en liesse, impatients d'assister à la parade du roi Hectorian Ier. Mais une affaire plus urgente appelle Nola et ses amis : Cyprien, le fils du sorcier Anton, est devenu la cible de fréquents rackets. Qui est derrière ces chantages ? Et dans quel but ? Il n'y a pas une minute à perdre, car le danger est bien réel... On en veut au roi !


    Auteur : Carbone

     

    Edition : Dupuis

     

    Genre : Bande dessinée

     

    Date de parution : 02 Novembre 2018

     

    Prix moyen : 12,5€

     

    Mon avis : Quelques temps après sa 1ère visite à Pandorient, Nola ne peut pas résister à l’envie d’y retourner et profite d’une absence de son père pour repasser le portail de la boite à musique.

    J’avoue que j’ai ressenti une pointe de déception. Dans le tome 1, un voisin qui se montre très agressif cache en réalité sa relation amoureuse, et Igor dit à Nola qu’à Pandorient, on n’est pas libre d’aimer qui on veut.

    Franchement, je m’attendais à ce que l’on revienne sur le sujet. Mais non, pas un mot.

    Cette fois, on parle de harcèlement, de racket et de terrorisme.
    Mais en 56p, le moins qu’on puisse dire, c’est que ces sujets sont à peine survolés.

    Je trouve les séjours de Nola trop courts pour que l’histoire puisse se développer. Peut-être que ce ne serait pas plus mal que chaque séjour de Nola s’étale sur au moins deux tomes, parce que, à aller trop vite, tout ce que provoque ce tome, c’est de la frustration.

    Le dessin est tout en rondeur mais je le trouve un peu trop flou à mon goût, un peu brouillon. Ce n’est franchement pas le coup de crayon que je préfère.

    Je reproche aussi le fait que le terrorisme soit traité par-dessus la jambe. Les personnages n’ont pas l’air de prendre la situation très au sérieux.

    Le dénouement est un peu trop rapide, presque bâclé.

    Je pense lire le 3ème tome, mais, si ces défauts ne s’atténuent pas un peu, si l’histoire ne gagne pas en profondeur, je ne pense pas que je continuerais l’aventure.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Bride Stories - Tome 3

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    Résumé
     : L’heure est venue pour Smith de quitter la famille Eyhon afin de continuer son périple à travers l’Asie centrale.

    Sur la route d’Ankara, sa prochaine étape, il fait la rencontre d’une jeune femme qui pourrait bien bouleverser ses plans…


    Auteur : Kaoru Mori

     

    Edition : Ki-OOn

     

    Genre : Manga

     

    Date de parution : 08 décembre 2011

     

    Prix moyen : 7,65€

     

    Mon avis : A la fin du tome 2, le britannique Smith quittait le clan d’Amir et Karluk pour reprendre son chemin le long de la route de la soie, à la recherche de nouvelles coutumes à répertorier.

    On laisse donc les jeunes mariés dans une situation incertaine eut égard aux prétentions de la famille d’Amir. On se doute donc bien qu’on n’en a pas fini avec eux et qu’on finira par les revoir.

    Pour l’heure, voilà Smith coincé à quelques jours de voyage de là, où il attend son guide pour Ankara.

    En attendant, il est invité à séjourner chez Talas et sa belle-mère où il va apprendre de nouvelles coutumes matrimoniales qui vont lui sembler très étranges.
    En parallèle de ces nouvelles coutumes, on en apprend un peu plus sur la situation politique, notamment sur l’occupation Russe qui provoque de nombreux conflits avec de nombreux clans.
    Les anglais semblent également convoiter ces terres car il y a de nombreuses rumeurs, et de nombreuses suspicions, sur la présence d’espions britannique, ce qui va mettre Smith dans une situation délicate.

    L’auteur va également se servir d’une visite du marché pour nous faire découvrir bon nombre de spécialités culinaires qui donnent l’eau à la bouche tant leur confection est parfois détaillée.

    Au niveau des dessins, j’ai trouvé que Talas ressemblait énormément à Amir et j’ai été contente qu’elles ne se retrouvent pas trop représentées ensembles car j’aurais vraiment du mal à les différencier.

    A vrai dire, j’ai toujours autant de mal à me faire au noir et blanc. Je préférerais que tout soit en couleur, comme sur les couvertures, ce qui me permettrait de m’y retrouver plus facilement.

    Cela dit, malgré ça, l’histoire m’intéresse toujours autant et j’ai hâte de lire la suite.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Ma vie avec un scientifique

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    Résumé : Elle est émotive, il est pragmatique. Ensemble, ils forment un couple amoureux et complice. Mais leur bonheur est mis à l'épreuve le jour où ils entreprennent une nouvelle étape de leur vie à deux: celle de fonder une famille. Après plusieurs essais infructueux, ils se tournent vers les traitements de fertilité. Teintées par leurs perceptions très différentes des choses, leurs péripéties nous offrent un coup d'oeil plein de sensibilité et d'humour sur un sujet délicat, trop souvent tabou.


    Auteur : India Desjardins

     

    Edition : Editions De l'homme

     

    Genre : Bande Dessinée

     

    Date de parution : 26 mars 2018

     

    Prix moyen : 22€

     

    Mon avis : La difficulté à concevoir et le parcours du combattant qui attend les couple atteint d’infertilité est souvent un sujet douloureux pour ceux qui sont passés par là.

    Avec beaucoup de justesse et d’humour, India Desjardins met en scène l’un de ces couples. Elle est émotive, fantasque et tire ses informations des sites féminins qu’elle consulte religieusement ; il est un scientifique qui oppose pragmatisme, chiffres et faits scientifiques à chacune des réflexions de sa compagne. Au grand agacement de cette dernière !

    Bach, avec ses illustrations, apporte une sacrée plus-value à la plume d’India Desjardins. Même sans le texte, on voit au premier coup d’œil les sentiments et l’évolution des personnages : enthousiasme, espoir, attente, déception, découragement, éloignement de deux personnes dont la vie intime n’a plus grand-chose de spontané…

    India Desjardins s’appuie sur son expérience personnelle pour nous décrire le parcours amical mais aussi les conseils et réflexions d’un entourage pas toujours bienveillant, se posant souvent en spécialistes du genre puisqu’ils ont, eux, pu concevoir sans problème.

    L’auteur et la dessinatrice s’attellent à un sujet peu traité car la difficulté à concevoir reste un sujet tabou bien que les couples dans cette situation soient de plus en plus nombreux.

    Une jolie BD pour expliquer à ceux qui croient savoir ce que vivent ces couples, mais aussi pour dédramatiser le parcours et redonner un peu d’espoir.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Bride Stories - Tome 2

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    Résumé : Amir, qui ignore encore que son père a pour projet de la marier à un autre homme, s’habitue peu à peu à sa nouvelle vie aux côtés de Karluk et de sa famille.
    Hélas, après avoir vu ses émissaires renvoyés sans ménagement, le clan de la jeune femme n’a pas l’intention d’en rester là : cette fois-ci, c’est toute une troupe de cavaliers qui font irruption dans le village, et ils comptent bien ramener Amir avec eux… quitte à employer la force !


    Auteur : Kaoru Mori

     

    Edition : Ki-oon

     

    Genre : Manga

     

    Date de parution : 8 septembre 2011

     

    Prix moyen : 7,65€

     

    Mon avis : Bien que j’ai toujours du mal avec le côté noir et blanc qui fait que je n’arrive pas toujours à identifier les personnages féminins qui sont proches en âge, comme Amir et sa belle-sœur.
    C’est en cela que je regrette les couleurs qui auraient permis de les distinguer.
    L’histoire est toujours intéressante mais ne conviendra pas aux amateurs d’action.
    Il y a, en effet, beaucoup de planches où il ne se passe rien et qui n’ont d’autre but que de montrer différentes coutumes, comme l’importance des tissus du trousseau et de leurs splendides broderies.
    La famille d’Amir est toujours décidée à récupérer la jeune femme pour la donner en mariage dans un clan plus puissant. Deux de ses sœurs semblent avoir été ainsi mariées, dans ce clan ou un autre du même genre, et en sont mortes, ce qui donne une idée du genre d’alliés que recherche désormais la famille de la jeune femme.
    Dans la postface, l’auteur explique que cette coutume de ne considérer un mariage comme valide qu’à la naissance du premier enfant avait également cours au Japon. La famille de Karluk, et tout le clan, sont bien décidés à ne pas se laisser faire et Amir ne semble pas non plus disposée à obéir à sa famille.
    Ce tome voit également le départ de Mr Smith, qui laisse entendre qu’il s’est attardé plus longtemps que prévu dans le clan de Karluk.
    Comme il semblerait que nous allons suivre Smith, nous allons donc laisser Amir et Karluk dans une situation incertaine.
    Mais Smith ayant promis de repasser chez eux au retour de son voyage, sans doute auront nous des nouvelles dans un prochain tome. Peut-être même que nous continuerons à avoir des planches leur étant consacrées, même en l’absence de Smith ?
    En tout cas, nous allons sûrement rencontrer de nouvelles jeunes mariées et découvrir de nouvelles coutumes.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Bride stories T01

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    Résumé : La vie d’Amir, 20 ans, est bouleversée le jour où elle est envoyée dans le clan voisin pour y être mariée. Elle y rencontre Karluk, son futur époux… un garçon de huit ans son cadet ! Autre village, autres mœurs… La jeune fille, chasseuse accomplie, découvre une existence différente, entre l’aïeule acariâtre, une ribambelle d’enfants et Smith, l’explorateur anglais venu étudier leurs traditions.

    Mais avant même que le jeune couple ait eu le temps de se faire à sa nouvelle vie, le couperet tombe : pour conclure une alliance plus avantageuse avec un puissant voisin, le clan d’Amir décide de récupérer la jeune femme coûte que coûte…


    Auteur : Kaoru Mori

     

    Edition : Ki-oon

     

    Genre : Manga Josei

     

    Date de parution : 09 juin 2011

     

    Prix moyen : 8€

     

    Mon avis : En général, je n’aime pas les mangas. Le style, les personnages avec des visages pointus et des yeux immenses… ça va 5 minutes mais ça a tendance à vite me gonfler.
    Pourtant, à force d’entendre parler de Bride Stories, je dois dire que j’ai été intriguée. Le synopsis m’attirait vraiment, et sans doute que si ça avait été une BD je n’aurais pas attendu autant de temps pour la découvrir.
    Après quelques recherches, je me suis rendu compte que ce manga n’était pas considéré comme un shojo, qui serait un manga destiné à un public féminin âgé de moins de 15 ans, mais un Josei, un manga destiné aux jeunes femmes âgées de 15 à 30 ans. Pour autant les catégories semblent fluctuantes, comme le sont les catégories new adult, young adult, jeunesse, dans la classification des romans, puisque certains mangas sont identifiés comme appartenant à l’un ou l’autre genre selon les sites ou les personnes.
    Je trouve cependant que les thèmes abordés dans Bride Stories sont un peu trop mature pour des jeunes filles de moins de 15 ans. Les subtilités risquent de leur passer au-dessus de la tête.
    Les dessins sont agréables et vraiment très détaillés. Le seul « reproche » que j’aurais à faire est que les deux femmes ayant sensiblement le même âge : Amir et sa belle-sœur, sont très difficiles à distinguer l’une de l’autre. Il faut dire que tous les personnages sont construits sur le même modèle et que, sans couleur pour différencier facilement leurs tenues, il est parfois très dur de les identifier au premier coup d’œil.
    C’est probablement ce qui m’a le plus dérangée dans cette lecture, et du coup dans les mangas en général : le noir et blanc. J’ai un peu l’impression d’une publicité mensongère devant les couvertures très colorées pour n’avoir aucune couleur à l’intérieur.
    Même s’il m’a fallu un schéma pour bien comprendre le sens de lecture des vignettes, lire dans le sens japonais ne me dérange pas, mais cet univers monochrome, qui, on le devine facilement, serait tout simplement époustouflant en couleur, a vraiment été un obstacle.
    L’histoire en elle-même est vraiment intéressante. A travers l’histoire d’Amir et de Karluk, on peut voir les traditions des différents clans, et pas seulement dans le mariage mais aussi dans la vie quotidienne. Ainsi la différence d’âge entre Karluk et Amir, sans forcément choquer, montre quand même qu’Amir n’a pas été considérée comme « mariable » plus tôt. On peut voir aussi que certains clans considèrent que l’épouse n’appartient à l’autre famille qu’une fois qu’elle a conçu un enfant.
    Amir ne semble pas être dérangée par le fait d’épouser un garçon de 12 ans alors qu’elle en a 20, mais j’ai vu plusieurs films se déroulant en Asie où les épouses ont 12 ou 13 ans alors que le « mari » est encore au sein de sa mère. De toute évidence, pour de nombreux clans, le mariage est avant tout une alliance et les relations sexuelles ne sont pas au centre des préoccupations ; D’ailleurs, personne, dans la famille de son mari, ne demande à Amir si son mariage a été consommé.
    Il y a beaucoup d’humour, souvent aux dépens de Smith, une sorte d’ethnologue qui étudie les coutumes de la région. C’est d’ailleurs grâce à lui, si j’ai bien compris, qu’on découvrira d’autres clans, et d’autres jeunes mariées.
    Même si je continue à être sur la réserve pour les mangas en général, même si le côté monochrome est vraiment un aspect qui me déplait, j’ai trop envie de connaitre la suite de l’histoire.
    Bride Stories sera peut-être le seul manga que je lirai, mais j’irais jusqu’au bout !

    Un extrait :

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  • [Livre] Billy Brouillard - T01 - Le don de trouble vue

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    Résumé : Je m'appelle Billy Brouillard. 
    J'aime la solitude et la nuit, la pluie et la mélancolie. 
    Mais la mort me fait peur.

    Pourquoi m'a-t-elle pris Tarzan ? 
    Pourquoi m'a-t-elle pris mon chat ? 
    Qui est-elle exactement ? 
    Où nous emmène-t-elle le moment venu ?

    Ce soir, je percerai son secret, ce soir je retrouverai Tarzan ...

    Je m'appelle Billy Brouillard ... 
    J'ai un super pouvoir, une sorte de don ...
    Le don de trouble vue ...


    Auteur : Guillaume Bianco

     

    Edition : Soleil

     

    Genre : Bande dessinée

     

    Date de parution : 26 novembre 2008

     

    Prix moyen : 23€

     

    Mon avis : Billy Brouillard est un petit garçon qui voit le monde différemment. Avec lui, les ombres prennent forme et les fantômes sont aussi réels que sa petite sœur.
    Dans ce premier tome, Billy nous entraîne dans son monde à la recherche de réponse sur la mort.
    Tarzan, son chat, vient de mourir et Billy veut comprendre qui est la mort, pourquoi a-t-elle emmené Tarzan, que devient-on quand on est mort et comment combattre la mort.
    On a ici une bande-dessinée entièrement en noir et blanc ou en sépia, qui mélange planches classiques et pages de journal, d’encyclopédie, réclame ou encore contes, poésie, bestiaire…
    Les planches classiques sont le fil conducteur de l’histoire. Tout le reste vient étoffer le monde dans lequel évolue le petit garçon.
    L’absence de couleur renforce une ambiance pesante, angoissante et glauque qui était déjà bien mise en place par le texte.
    Pour rester dans l’ambiance, le comptage des pages se bloque à la page 13. Alors il est certain que c’est thématique, mais ce n’est pas très pratique pour faire un suivi lecture.
    Le déroulé de la BD donne l’impression de suivre le fil de la pensée de Billy. Comme s’il se disait soudain : Ah tiens, au fait, je vous ai parlé de la petite fille aux couteaux ?
    On a souvent l’impression de sauter du coq à l’âne car les pensées d’un enfant de 7 ans sont rarement ordonnées d’autant plus quand il est en plein questionnement existentiel.
    Au début du livre, Billy, qui est quand même assez futé, se dit que le père noël est si vieux qu’il a sûrement trouvé moyen de défier la mort. C’est donc tout à fait naturellement qu’il écrit au vieil homme pour lui demander conseil.
    A la toute fin de ce 1er tome, il va recevoir une réponse qui ne va pas le satisfaire et qui va introduire le tome 2 : « Le petit garçon qui ne croyait plus au père noël ».
    La Bd est un peu dans le style Tim Burton et, en dehors des planches classiques qui déroulent l’histoire de Billy, a quelque des cabinets de curiosités des siècles passés.
    La BD est un peu chère, mais elle vaut son prix, entre son épaisseur (143 pages) et son contenu qui est riches et varié. Je ne vais pas me précipiter sur la suite, mais je pense que je prendrais tous les tomes de Billy, ne serait-ce que pour voir s’il va enfin avoir la réponse à ses questions !

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Mémoires de Marie-Antoinette – T02 – La Révolution

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    Résumé : En choisissant de raconter la vie de Marie-Antoinette comme si elle écrivait ses propres mémoires, Noël Simsolo trouve le ton juste pour brosser un portrait à la fois complet et touchant de la plus célèbre reine de France, auquel le trait léger et délicat d’Isa Python vient apporter un supplément d’élégance.


    Auteur : Noël Simsolo

     

    Edition : Glénat

     

    Genre : Bande dessinée, Historique

     

    Date de parution : 16 Mai 2018

     

    Prix moyen : 19,50€

     

    Mon avis : A la fin du premier tome, la Reine, qui, emprisonnée à la prison du Temple, écris ses mémoires, en était au moment d’une rumeur qui commence à enfler : l’achat par ses soins d’un faramineux collier.
    Le second tome reprend à cet endroit des mémoires : l’affaire du collier. Cette affaire a servi les intérêts des antimonarchistes qui ont pu discréditer la Reine et pointer du doigt ses dépenses alors que le peuple mourrait de faim. Et la Reine, blessée qu’on ne lui reconnaisse pas le statut de victime, ce qu’elle a le sentiment d’être dans cette escroquerie, a accumulé les erreurs de jugement.
    Avec la tourmente de la Révolution qui débute, on voit les nombreuses erreurs politiques commises par le couple royal. Le roi est montré comme un réformateur qui a préféré étouffer dans l’œuf ses idées progressistes pour ne pas aller à l’encontre de la tradition séculaire transmise par ses aïeux. La Reine, comme une monarchiste convaincue refusant le moindre compromis, à l’instar de ce qu’aurait fait sa mère.
    Le rythme est plus rapide dans ce second tome et on s’attarde moins que dans le premier sur le détail des événements (mais il faut dire que la période a été riche événements qui se sont succédés à un rythme effréné sur un temps très court).
    Comme dans le premier tome, la famille royale apparait toute en nuances : ni anges, ni démons, juste des êtres humains ayant commis des erreurs.
    Si j’ai un bémol, c’est que si, dans l’ensemble, les révolutionnaires apparaissent comme déterminés mais maîtres d’eux-mêmes, à chaque fois qu’on nous en montre des hystériques pétris de haine, il s’agit de femmes.
    L’illustrateur étant une illustratrice, j’aurais pensé ne pas trouver ce cliché selon lequel l’hystérie et la perte de contrôle sont des défauts typiquement féminins (d’autant qu’à part la marche des femmes et quelques figures féminines isolées, la Révolution a été avant tout une affaire d’hommes).
    Mais en dehors de ce bémol, j’ai adoré !

     

    Un extrait :

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  • [Livre] La boîte à musique – T01 – Bienvenue à Pandorient

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    Résumé : Pour son huitième anniversaire, Nola, petite fille espiègle, reçoit de la part de son père Martin la boîte à musique de sa mère, Annah, récemment décédée. Cette boîte est un symbole pour la petite fille, mais très vite, la fillette croit voir des signes de vie à l'intérieur. Oui, elle ne rêve pas : quelqu'un lui fait signe et lui demande de l'aide. Dès lors, en suivant les instructions d'Andréa, la fille de la boîte à musique, Nola rapetisse, entre dans la boîte et découvre le monde de Pandorient, un monde incroyable... Le temps presse cependant, car Mathilda, la mère d'Andréa et de son frère Igor, est gravement malade... Que lui arrive-t-il ? Aurait-elle été empoisonnée ? L'eau serait-elle contaminée ? Rapidement, les soupçons se confirment. En urgence, les enfants vont s'occuper de Mathilda puis remonter la piste du pollueur sans vergogne... avant que Nola ne regagne sa vie dans son monde, aux côtés de son père.
    À moins que tout cela ne fût qu'un rêve... ou pas !


    Auteur : Carbone et Gijé

     

    Edition : Dupuis

     

    Genre : Bande-Dessinée

     

    Date de parution : 26 Janvier 2018

     

    Prix moyen : 12€

     

    Mon avis : A force d’entendre parler de cette BD, j’ai eu envie de voir ce que ça pouvait bien donner.
    Dès que je l’ai ouverte j’ai apprécié les dessins qui sont dans des couleurs très douces mais bien présentes.
    Côté histoire, si le début est assez classique, avec l’entrée dans un monde par un objet du quotidien, Nola, la petite héroïne, va découvrir un univers que sa mère a déjà visité avant elle. Elle va donc à la fois devoir se familiariser avec ce monde inconnu et comprendre pourquoi sa mère ne lui en a jamais parlé.
    Pour l’instant, ni Nola, ni le lecteur ne savent grand-chose de Pandorient si ce n’est qu’il semble que ce soit un pays vivant sous une sorte de dictature (Nola apprend qu’à Pandorient on n’est pas libre d’aimer qui on veut) et que les lieux sont dangereux.
    Ce tome est vraiment un tome d’introduction qui nous met l’eau à la bouche sans pour autant nous expliquer quoi que ce soit sur l’univers dans lequel vivent Andréa et Igor.
    Le fait que la mère de ces deux nouveaux amis ait connu sa mère, de savoir que celle-ci a eu un tel secret, va pousser Nola à sortir de son enfermement et à commencer à faire son deuil.
    Les personnages présents à Pandorient sont étonnants. Si Andréa et sa famille sont humains bien que dotés de certains pouvoirs, on peut voir évoluer à leurs côtés des animaux parlants et d’autres créatures plus difficilement identifiables.
    Pas grand-chose de plus à dire sur ce premier tome qui ne fait, au final, que nous présenter Nola ainsi qu’Andréa, Igor et leur maman, si ce n’est que j’ai hâte de découvrir la suite, prévue pour novembre.

     

    Un extrait :

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