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Bandes Dessinées, mangas et albums

  • [Livre] Tant pis pour l'amour

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    Lecture terminée le : 17 mars 2020

     

    Résumé : Quand Sophie rencontre Marcus, elle tombe amoureuse en 48h. Elle qui était si cynique en amour, cette fois, elle y croit. Sauf qu'il se révèle vite étrange. Sophie a alors besoin de comprendre ce qui ne va pas. Confronté à ses mensonges et ses incohérences, il a des réactions violentes, des excuses pour tout et arrive à se sortir de chaque impasse. Mais jusqu'à quand ? Sophie aime un manipulateur narcissique.


    Auteur : Sophie Lambda

     

    Edition : Delcourt (Une case en moins)

     

    Genre : Bande dessinée

     

    Date de parution : 25 Septembre 2019

     

    Prix moyen : 24€

     

    Mon avis : 300 pages de BD pour raconter comment elle s’est sortie d’une relation avec un manipulateur, ce n’est pas de trop tant la situation est complexe.
    Avec son acolyte, l’ours en peluche Chocolat, elle revient sur cette histoire toxique. Elle montre à quel point les manipulateurs sont experts, la manière dont ils piègent leurs victimes de façon à ce qu’elles pensent que le problème vient d’elles.
    Chocolat est là pour pointer chaque chose qui ne va pas (et ce, dès les débuts de la relation) et la manière dont la personne sous emprise se révèle incapable de voir avec lucidité les mensonges, les manipulations dont elle est victime. Par exemple, le manipulateur ne va pas dire « je ne veux plus que tu vois cette personne », mais il va lui-même jouer les victimes, afin que la personne qu’il a sous sa coupe prenne d’elle-même ses distances avec la personne indésirable.
    Ce livre m’a rappelé certains traits de caractère que quelqu’un que j’ai connu : La victimisation (tout le monde est contre lui, ou tout le monde cherche à le rabaisser parce qu’il fait un métier manuel), les crises de colère (surtout quand on lui démontre qu’il a tort), la conduite dangereuse, l’infidélité (toutes deux provoqué par l’autre qui le « pousse » à ça par son attitude)… La seule chose qu’il n’y a pas eu a été le chantage au suicide (pas folle la guêpe, d’ici qu’on le laisse aller jusqu’au bout…)
    Je trouve que cette BD est d’utilité publique car l’auteur, en plus de raconter son histoire, donne plein d’éléments pour aider à repérer ces personnes.
    Certains points de personnalité (il en existe 28), des ouvrages spécialisés, ainsi qu’un tas de numéros utiles, même si je déplore qu’une fois de plus, seules la région parisienne soit concernée (l’auteur aurait pu se renseigner pour donner au moins un numéro par région).
    Du côté du dessin, j’ai beaucoup aimé le coup de crayon de Sophie Lambda (D’autant plus que l’auteur est apparemment paralysée d’un bras).
    Cette BD déculpabilise les femmes qui sont trop souvent confrontées à la question (débile à mon avis) : Mais pourquoi tu n’es pas juste partie plus tôt ?
    Sophie Lambda montre qu’être victime d’un manipulateur, tout comme d’un homme violent d’ailleurs, ça n’arrive pas qu’aux autres. Ça peut arriver à n’importe qui et la victime n’est JAMAIS responsable.
    En plus, dans le cadre de la manipulation, si l’effet est tout aussi dévastateur que dans le cadre de la violence physique, il est plus difficile pour la victime de parler et de se faire entendre puisque d’une part, la violence étant psychologique, elle n’a pas de preuves et d’autre part, le manipulateur sait se montrer sympathique et s’adapter à son entourage pour se rendre insoupçonnable (oui un peu comme les psychopathes).
    Cette BD devrait être au programme au collège (il n’est jamais trop tôt pour sensibiliser aussi bien les jeunes filles que les jeunes hommes car il y a des manipulateurs de tout sexe et dans tout type de relations qu’elles soient amoureuses ou non).
    Bref : Bien dessiné, intéressant et d’utilité publique, je crois qu’on peut dire que l’auteur a fait un carton plein, non ?

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Gisèle Alain

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    Lecture terminée le : 22 février 2020

     

    Résumé : Début du XXe siècle. Héritière d’une famille noble, en rupture avec les siens, la jeune Gisèle gagne sa vie comme logeuse dans une pension. Mélange déroutant d’assurance et de fragilité, l’intrépide demoiselle décide de monter son agence pour devenir… femme à tout faire !
    Sauvetage de chats égarés, négociations secrètes pour les notables de la ville, bâtisse à retaper du sol au plafond : elle découvre les aléas de la vie, tout en enchantant son entourage par sa vitalité et sa fantaisie. Mais c’est sans compter sur un passé qui ne va pas tarder à la rattraper et à jeter un voile sombre sur cette liberté fraîchement acquise…


    Auteur : Sui Kasai

     

    Edition : Ki-oon

     

    Genre : Manga

     

    Date de parution : entre 2012 et 2016

     

    Prix moyen : 7,65€ chaque tome

     

    Mon avis : J’ai bien aimé ce manga. Nettement moins les personnages et en particulier Gisèle, le personnage principal.
    Si on comprend fort bien pourquoi elle a décidé de quitter sa riche famille, les quelques scènes montrant sa vie familiale nous éclairent suffisamment sur ce point, elle reste exaspérante par son attitude.

    Certes, cela part toujours d’un bon sentiment, mais elle a la naïveté d’une gamine de 13 ans tout en se prenant pour une femme accomplie. Heureusement que sa gentillesse et sa bonne humeur lui attire la bienveillance générale parce que certaines de ses actions auraient pu avoir des conséquences graves (comme provoquer la perte de son emploi chez un de ses clients auquel elle va faire un scandale sur son lieu de travail parce qu’il n’a pas pu tenir sa promesse d’emmener sa fille au parc).
    Il y a quand même un gros manque de crédibilité sur l’ensemble de ces mangas. Déjà, une gosse de 13 ans, de bonne famille, qui devient logeuse comme ça, sans que personne ne trouve rien à y redire, c’est invraisemblable.
    Si plusieurs adultes tentent de mettre Gisèle face à son attitude et de lui faire comprendre qu’un travail n’est pas un jeu dont elle peut changer les termes contractuels à sa guise, le seul qui semble avoir une influence sur elle est aussi l’un des seuls à la traiter réellement comme l’enfant qu’elle est : son ancien majordome.
    J’ai bien aimé Eric mais je l’aurais aimé plus franc et plus décidé. Il se laisse marcher sur les pieds par Gisèle, qui l’exploite et qui l’empêche donc de chercher du travail, mais aussi par la maison d’édition qui finit par l’embaucher mais pas du tout pour les raisons qui lui sont présentées dans la lettre d’embauche.
    Les autres personnages sont moins présents et si Colette m’a exaspérée par son manque de morale (d’ailleurs j’ai trouvé que c’était moyen de la part de l’auteur de la laisser continuer son manège comme si c’était quelque chose de normal), j’ai bien aimé la petite fille et la vieille dame au chat.
    J’ai l’impression que le tome 5 sera le dernier traduit, je ne sais même pas s’il y a d’autres tomes dans la version originale mais si ce tome 5 se termine comme le tome 1 commence, bouclant ainsi la boucle, j’ai quand même eu un sentiment d’inachevé car pas mal de questions restent en suspens. Peut-être que le manga n’a pas su trouver son public et personnellement, je ne suis pas vraiment frustrée de ne pas savoir comment les liens familiaux, amicaux et amoureux de Gisèle vont se développer et même s’il y avait eu plus de tomes, je ne suis pas sûre que je les aurais lus.
    Ce n’était pas une mauvaise lecture en soi, mais il ne me laissera pas beaucoup de souvenirs, surtout en comparaison de « le mari de mon frère » et de Bride Stories » qui reste ma saga chouchou.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] La vie hantée d’Anya

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    Lecture terminée le : 26 octobre 2019

     

    Résumé : Anya a l'impression d'être en permanence la petite nouvelle au village : fille d'immigrés, elle n'a jamais réussi à trouver complètement sa place. Mais quand elle tombe dans un puits et découvre le fantôme qui s'y trouve, elle a l'impression de se faire son premier véritable ami. Les ennuis commencent quand le fantôme devient jaloux de tout ce qui remplit la vie d'Anya.


    Auteur : Vera Brosgol

     

    Edition : Rue de Sèvres

     

    Genre : Bande dessinée

     

    Date de parution : 28 août 2019

     

    Prix moyen : 16€

     

    Mon avis : Anya est une adolescente qui aimerait bien oublier ses origines russes. Elle en a marre de la nourriture bien grasse que cuisine sa mère, de l’église orthodoxe et de son compatriote que sa mère la pousse à fréquenter.
    Quand on pense qu’Anya a pris des cours pour se défaire de son accent russe afin de mieux s’intégrer, on se doute que tous ses souvenirs de la Russie ne la comble pas.
    Elle n’aime guère son lycée privé où elle se sent invisible, surtout face à la parfaite Elizabeth (qui en plus, se révèle gentille et attentive).
    En rentrant par la forêt, Anya tombe dans un trou où elle tombe nez à nez avec un squelette.
    Mais ce squelette n’est pas vraiment tout seul. En effet l’âme de son propriétaire y est restée attachée et c’est sous forme de fantôme que cette personne se présente à Anya.
    Sortie de sa mauvaise posture, Anya se rend compte qu’elle a ramassé un petit os, ce qui permet au fantôme de la suivre partout.
    Celui-ci, une jeune fille prénommée Emily, va aider Anya en lui soufflant les bonnes réponses aux examens, en faisant le guet quand Anya fume, bref en devenant indispensable pour une adolescente mal dans sa peau.
    Mais très vite, Emily devient directive et envahissante. Elle ne supporte pas la contradiction et veut qu’Anya agisse selon ses « conseils ».
    Anya commence à se demander qui est vraiment Emily et si elle est vraiment aussi bienveillante qu’elle le laisse paraître.
    Le résultat de ses recherches va être quelque peu… inattendu.

    J’ai beaucoup aimé le coup de crayon tout en rondeur et essentiellement composé de blanc, noir et nuances de bleus.
    L’histoire en elle-même est prenante, pleine de suspense, parfois un brin angoissante.
    J’ai beaucoup aimé cette BD et elle m’a donné envie de découvrir « un été d’enfer », une autre BD de Vera Brosgol.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Brindille – T01 – Les chasseurs d’ombre

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    Lecture terminée le : 26 octobre 2019

     

    Résumé : Une jeune femme se réveille dans un village du petit peuple. Elle ne se souvient de rien, ni de son nom, ni de comment elle est arrivée ici. Alors qu’elle tente de retrouver la mémoire et découvre les habitants de ce monde, elle s’éveille peu à peu à des pouvoirs qu’elle ne contrôle pas. Est-elle une fée ? Une jeune fille ordinaire ? Une sorcière ? Les réponses à toutes ces questions se situent sans doute dans cette mystérieuse forêt qui entoure le village. Trouvera-t-elle le courage de se rendre là où personne n’a le droit d’aller ?


    Auteur : Frédéric Brrémaud et Federico Bertolucci 

     

    Edition : Vent d’Ouest

     

    Genre : Bande dessinée

     

    Date de parution : 25 Avril 2018 

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : Ça faisait un moment que je lorgnais sur cette BD parce que trouve le dessin splendide. Les couleurs utilisées sont magnifiques.
    Malheureusement, cette BD a été une énorme déception !

    Pour une histoire en deux tomes, je m’attendais à avoir un début d’explication sur l’histoire dès le tome 1, mais non, rien, le scénario est totalement obscur.
    Sous prétexte que l’héroïne, totalement amnésique, ne sait ni qui elle est, ni qui sont les gens qui l’entourent, et bien nous non plus nous ne savons rien, jusqu’à rencontrer un peuple sans savoir comment ils s’appellent, d’où ils viennent et pourquoi ils fuient brusquement en abandonnant la jeune amnésique derrière eux.
    Un peu de mystère et d’intrigue sont les bienvenus, mais il ne faut pas exagérer : ici on ne sait vraiment rien de rien.
    Au point que ça en devient pénible. Et même inquiétant pour la suite.
    En effet, on ne peut pas s’empêcher de se dire que pour nous offrir toutes les explications nécessaires ainsi qu’une fin digne de ce nom, les auteurs vont devoir prendre de sacré raccourcis. Je m’attends donc à un tome 2 bâclé, à la fin brutale et aux explications survolées.
    Je ne suis pas certaine d’avoir vraiment envie de le lire.
    Peut-être si je le trouve d’occasion (genre à 90 cts sur Rakuten)

    Un extrait :

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  • [Livre] Bride stories - T07

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    Lecture terminée le : 16 août 2019

     

    Résumé : Smith et son guide s'offrent une petite pause chez un riche Persan. Pendant que ce dernier leur fait les honneurs de la ville, sa femme Anis mène une vie paisible empreinte de solitude. Elle décide alors de bouleverser son quotidien en allant au hammam des femmes, où elle fait la connaissance de Shirin, qui accepte de devenir sa soeur conjointe !


    Auteur : Kaoru Mori

     

    Edition : Ki-oon

     

    Genre : Manga

     

    Date de parution :

     

    Prix moyen : 8€

     

    Mon avis : Après un tome 6 plein d’action et de castagne, on s’éloigne d’Amir et Karluk, pour retrouver Smith et son guide qui sont accueillis par un ami d’une connaissance de Smith.
    Smith est maintenant en Perse et il apprend que là-bas, les femmes ne peuvent montrer leur visage qu’aux hommes de leurs familles.

    Ils ne rencontrent donc pas Anis, la jeune épouse de leur hôte.
    Anis est une toute jeune épouse, très éprise de son mari. Elle a un fils en bas-âge confié aux bons soins d’une nourrice qui semble très attachée à sa maîtresse.
    Anis est très mince, androgyne même, ce qui n’est pas une habitude dans les pays persans. D’ailleurs, lorsqu’Anis se rend au hammam sur les conseils de la nourrice, afin de rompre sa solitude, les autres femmes ont toutes des formes plus pulpeuses.
    Toujours sur les conseils de sa servante, anis se cherche une « sœur-conjointe » pour rompre sa solitude, c’est-à-dire une amie proche qui présente une vie similaire à la sienne (âge similaire, mariée, avec un enfant en bas-âge).
    La relation de sœurs conjointes est comme un mariage platonique qui me fait penser à la relation d’âme sœur, de Laotong, qui existe au japon entre deux fillettes que leurs parents « unissent » par contrat.
    Le mari d’Anis semble aussi amoureux de sa femme qu’elle l’est de lui.
    Malgré son aisance financière, il n’a pas pris d’autre épouse (la loi l’autorise à en avoir quatre), essentiellement pour ne pas faire de la peine à Anis.
    Il donne l’impression de ne jamais refuser quoi que ce soit à sa femme et de beaucoup s’inquiéter pour elle.
    Quand un malheur frappe Shirin, la sœur conjointe d’Anis, j’ai immédiatement deviné ce qu’Anis allait faire.
    J’aurais sans doute fait pareil dans les mêmes circonstances.
    Dans la postface, l’auteur avoue s’être un peu emballée sur cette histoire, et du coup, elle nous prévient que le 1er chapitre du prochain tome leur sera consacré, ce qui laisse entendre que nous pourrions retrouver Amir et Karluk dans le reste du tome 8.
    Mais du coup, dans ce tome, on voit très peu Smith, même s’il y a une scène très drôle dans laquelle Smith se prête à un massage pour le moins énergique au hammam des hommes.

    Du jardin d’Anis au hammam des femmes en passant par sa splendide demeure, ce tome est une oasis de douceur avant de replonger dans la vie mouvementée de Karluk et Amir.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Le mari de mon frère

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    Lecture terminée le : 15 août 2019

     

    Résumé : Yaichi élève seul sa fille. Mais un jour, son quotidien va être perturbé… Perturbé par l'arrivée de Mike Flanagan dans sa vie. Ce Canadien n'est autre que le mari de son frère jumeau… Suite au décès de ce dernier, Mike est venu au Japon, pour réaliser un voyage identitaire dans la patrie de l'homme qu'il aimait. Yaichi n'a pas alors d'autre choix que d'accueillir chez lui ce beau-frère homosexuel, vis-à-vis de qui il ne sait pas comment il doit se comporter. Mais ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Peut-être que Kana, avec son regard de petite fille, saura lui donner les bonnes réponses…


    Auteur : Gengoroh Tagame

     

    Edition : Akata

     

    Genre : Manga

     

    Date de parution : 2016 - 2017

     

    Prix moyen : 8€ pièce

     

    Mon avis : Pour une fois, voici un manga dans lequel je n’ai pas confondu les personnages.

    Comme c’est une petite série en 4 tomes, je me suis lancée sans trop d’appréhension et j’ai adoré.
    Au début, on peut penser que Yaichi, le personnage principal, est homophobe, mais il apparait très vite comme plus ouvert d’esprit qu’on pouvait le croire. Son attitude un brin hostile semble plus due au fait qu’il a beaucoup de regrets concernant son frère.
    Ce géant canadien, expansif et poilu comme un ours, est un vrai choc culturel pour ce japonais discret qui élève seul sa fillette.
    La fillette, elle, ne se pose pas tellement de questions. Elle adopte immédiatement ce nouveau tonton et pour elle, le mariage entre personnes de même sexe coule de source car quand on s’aime, on se marie voilà tout (certains adultes devraient vraiment prendre exemple sur les jeunes enfants).
    Au fur et à mesure qu’il apprend à connaitre Mike, son beau-frère, Yaichi se pose des questions sur le rapport des japonais à l’homosexualité.
    Il est choqué d’apprendre que des parents jettent leurs enfants à la rue sous prétexte qu’ils sont homosexuels et ne se rappelle pas avoir entendu qu’une chose pareille se soit produite au Japon.
    Cela veut-il dire que les japonais sont plus ouverts d’esprit ?
    Ou que les réactions violentes sont tenues plus secrètes, le fait de jeter dehors étant une action trop publique ? Ou encore que les jeunes homosexuels japonais osent moins qu’ailleurs faire leur coming out ?
    La réaction de la maman d’une amie de sa fille, celle de son professeur principal… Autant de réactions qui interpellent Yaichi et qui font pencher pour les deux dernières explications plutôt que pour la première.
    J’ai bien aimé que Yaichi soit choqué par l’ensemble de ces réactions, qu’il en soit témoin direct ou qu’il en entende juste parler.
    Yaichi est un homme qui garde beaucoup ses sentiments pour lui, il évite de dire le fond de sa pensée (que l’on peut voir dans des cases montrant ce qu’il aimerait dire) et c’est pour ça que j’ai tellement aimé le voir agir avec le prof de sa fille. Certes, il ne lui assène pas ce qui lui est venu en tête en premier lieu, mais je crois que ce qu’il lui dit fait encore plus d’effets.
    Au fil des chapitre, un point de « culture gay » est régulièrement apporté.. On y parle du triangle rose, de son origine funeste et de comment les homosexuels s’en sont emparés pour en faire un symbole positif, on parle également des différents drapeaux, des différentes marches et parades, de la différence entre coming out et outing…
    C’était des petits points très instructifs disséminés dans une histoire pleine de douceur et d’amour.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Bride stories - T06

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    Lecture terminée le : 15 août 2019

     

    Résumé : Tandis que Smith reprend la route, la vie poursuit son cours tranquille pour Amir et Karluk, au gré de petites tâches du quotidien.
    Mais cette existence paisible est sur le point de voler en éclats... Les terres fertiles des villageois ont fait des envieux, et certains semblent déterminés à s'en emparer !


    Auteur : Kaoru Mori

     

    Edition : Ki-oon

     

    Genre : Manga

     

    Date de parution : 20 Mars 2014

     

    Prix moyen : 8€

     

    Mon avis : Dans ce tome, on oublie un Smith pour revenir du côté de Karluk et Amir.
    Amir se montre réticente à fabriquer à son mari des vêtements dépourvus  des broderies traditionnelles de protection mais Karluk est bien déterminé à ne plus être traité en enfant.
    Amir va devoir se faire violence pour ne plus montrer son inquiétude démesurée pour son jeune époux.
    Mais la famille de la jeune femme ne va pas laisser le couple en paix.

    Après la mort des deux sœurs ou cousines d’Amir, et l’échec de la récupération de la jeune fille pour la marier à la place des défuntes, ce clan a rompu son alliance avec la famille d’Amir qui se retrouve donc démunie.

    Ils s’allient donc avec un clan qui pactise avec les russes.
    Le frère d’Amir semble se méfier de ces nouveaux alliés, mais hélas, il n’a pas voix au chapitre.
    Dans ce tome, dans lequel il y a beaucoup d’action, on s’attache surtout à l’aspect politique de la région avec les alliances entre clans qui se font et se défont, la présence des russes et son impact sur la vie des clans.
    Le frère d’Amir est un personnage très intéressant et j’espère qu’on va un peu plus le voir.
    J’ai été un peu perdue à un moment car je pensais que le père de Karluk était le chef de son clan, mais un autre homme semble en fait l’être.
    De même, au début, les cousins d’Amir disent du frère de la jeune fille qu’il va succéder à son oncle à la tête du clan, mais c’est son père qui donne ensuite tous les ordres et mène les négociations (à moins que ce soit une erreur d’impression et qu’ils disent : Il doit succéder à « notre » oncle et non à « son » oncle).
    Dans le prochain tome, je me demande si nous allons rester en compagnie d’Amir et Karluk, si on va s’intéresser un peu au sort de Pariya, l’amie d’Amir ou si on va retrouver Smith et son guide.
    Vu que le tome 7 est posé sur ma table de nuit, je vais vite le savoir.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Persepolis

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    Lecture terminée le : 19 juin 2019

     

    Résumé : A L’Association, on n’aime pas beaucoup le terme d’intégrale, alors on ne va pas en plus l’écrire sur le livre (certains n’hésitent pas). On préfère parler de monovolume (on ne l’écrira pas dessus non plus). Bref, ce livre rassemble les quatre volumes du Persepolis de Marjane Satrapi. On ne fera pas non plus le visuel de la couverture avec l’affiche du film, comme cela se pratique dans ces cas-là. Car il y a bel et bien un long-métrage d’animation de Persepolis qui sortira sur les écrans au moment du festival de Cannes, que Marjane a réalisé elle-même avec Winshluss, et qui sera aussi un événement. Que l’édition de Persepolis en un volume soit prête à cette occasion était la moindre des choses.


    Auteur : Marjane Satrapi

     

    Edition : L’association

     

    Genre : Bande dessinée

     

    Date de parution : 20 Octobre 2017

     

    Prix moyen : 36€

     

    Mon avis : Je n’ai pas (encore) vu l’adaptation animé mais les deux courts extraits que j’ai vus m’ont donné très envie de lire la BD.
    Avec cette intégrale (désolée à ces messieurs dames de l’association, mais moi je continue à utiliser le mot. Déjà qu’il y en a de plus en plus qui inventent des mots, si on commence à ne plus utiliser ceux qui existent, on ne va pas s’en sortir), j’ai pu lire les 4 tomes sans interruption.
    Ce qui m’a le plus frappé dans cette histoire, c’est l’hypocrisie.
    Hypocrisie du père de Marjane qui manifeste pour la liberté mais qui est offusqué que sa servante ose vouloir épouser quelqu’un qui n’est pas de sa classe sociale et qui explique plus ou moins à Marjane qu’elle doit rester à sa place ; hypocrisie des filles soi-disant libérées qui sont les 1ère à traiter Marjane de pute parce qu’elle a eu des rapports sexuels en Europe ; hypocrisie des religieuses catholiques qui véhiculent des messages bien peu chrétien (mensonges et préjugés) ; des potes « anarchistes » mais partant au ski aux frais de papa maman ; sans parler bien sûr des « religieux » iraniens dont Marjane ne cesse de pointer du doigt les incohérences… Bref, de l’hypocrisie à quasiment toutes les pages.
    A travers les yeux de Marjane, qui n’a que 10 ans au moment de la révolution islamique, on voit l’évolution de la prise de pouvoir des religieux.

    Marjane ne comprend pas toujours ce qu’il se passe et les explications que lui apportent ses parents permettent au lecteur de comprendre l’évolution du pays.

    On voit à quel point il est difficile d’avoir des informations fiables tant les média mentent tous : les média occidentaux diabolisent les orientaux et exagèrent les victoires irakiennes et les média iraniens diabolisent les occidentaux et minimisent leurs défaites dans la guerre qui les opposent à l’Irak.
    A l’adolescence, Marjane est envoyée en Europe pour sa sécurité et on constate que malgré la liberté qu’elle y trouve, l’intégration y est difficile et le mal du pays, intolérable.
    Malgré le climat politique instable et extrêmement hostile aux femmes, Marjane ne le quittera avec réticence. Après ses études en Autriche, elle va revenir en Iran, puis, plus tard, à l’âge adulte, elle va partir pour la France, laissant sa famille derrière elle.

    Si elle entretient l’espoir de voir son pays sortir un jour de l’obscurantisme, elle doit pour l’instant vivre séparée des siens car, comme elle dit « la liberté a un prix ».
    Il ne me reste plus maintenant qu’à découvrir l’adaptation !

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Bride Stories - Tome 5

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    Lecture terminée le : 12 juin 2019

     

    Résumé : Le mariage de Layla et de Leyli approche à grands pas et les préparatifs vont bon train ! Négociations entre familles, organisation des réjouissances, préparation des mariés… Tout le monde s’affaire, même Smith, qui parvient à convaincre son guide de rester jusqu’aux festivités.


    Auteur : Kaoru Mori

     

    Edition : Ki-oon

     

    Genre : Manga

     

    Date de parution : 2013

     

    Prix moyen : 7,65€

     

    Mon avis : Ce 5ème tome oublie l’action pour se consacrer à la culture de ces peuples que rencontre Smith.
    Le double mariage de Layla et Leyli et cela se révèle une épreuve pour les jumelles, si remuantes, qui doivent rester immobiles, cachées sous un voile opaque, sous la surveillance vigilante de leur mère.
    Mais leur futurs époux, complices involontaires, elles sont bien décidées à échapper à la lourdeur de la tradition.
    Les jumelles sont toujours aussi pétillantes, du moins jusqu’à ce qu’elles réalisent qu’elles doivent quitter la maison familiale.

    Le désespoir qui les envahit est incompréhensible aux yeux de leurs époux puisque les deux familles ne vivent qu’à 30 mètres l’une de l’autre.
    Au milieu de ce tome, on laisse définitivement Layla et Leyli à leur félicité conjugale tandis que Smith reprend la route et que nous, lecteurs, allons jeter un œil du côté de Karluk et Amir.
    Si j’ai été contente de revoir le jeune couple, il faut reconnaitre que vois les tâches quotidienne d’Amir, quasiment sans dialogues, n’est pas des plus passionnants.
    On sent cependant les deux amoureux pressés que Karluk grandisse afin d’avoir une vraie vie conjugale.
    J’ai l’impression que l’on va un peu plus voir ce jeune couple mais je suis aussi curieuse de voir où son périple va conduire Smith !

    Un extrait :

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  • [Livre] Sorceline – T02 – La fille qui aimait les animonstres

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    Résumé : Les élèves poursuivent leur stage de fantasticologie chez le professeur Archibald Balzar. Mais Sorceline est rongée par la culpabilité. En effet, comme elle pense être responsable des disparitions de ses camarades, elle peine à se concentrer en classe et perd toutes ses capacités. Il lui est alors de plus en plus difficile de cacher ses états d’âme surtout face à Alcide qui est un peu trop prévenant, Willa, trop curieuse, ou Mérode... décidément très étrange. Pourtant Sorceline n’est pas la seule à faire des cachotteries. Et d’ailleurs quand sonnera l’heure des révélations, personne ne sera épargné par la stupéfaction !


    Auteur : Sylvia Douyé et Paola Antista

     

    Edition : Vent d’ouest

     

    Genre : Bande dessinée

     

    Date de parution : 24 Avril 2019

     

    Prix moyen : 11€

     

    Mon avis : Dans ce second tome, on en découvre un peu plus sur le métier qui intéresse tant Sorceline.
    On avance aussi dans l’intrigue du 1er tome puisqu’on va enfin découvrir le coupable. Comme je le soupçonnais, si Sorceline a bien quelque chose à voir là-dedans, c’est bien malgré elle.
    La meilleure amie de notre héroïne m’a vraiment gonflée. Elle est puérile, agressive et sans gêne. Mais son attitude, si elle est extrêmement agaçante, permet néanmoins de faire avancer le schmilblick.
    Mérope est toujours aussi étrange et il en devient même plutôt pénible.
    Du côté des origines de Sorceline, on en est au point mort, si ce n’est un message de sa mère évoquant un père qu’elle n’a jamais connu, ce qui ne manquera pas de renforcer la curiosité de la jeune fille.
    Les dessins de Paola Antista sont toujours aussi beaux et nous plongent dans cet univers fantastique.
    Et quand une intrigue se ferme, une autre s’ouvre, puisque les dernières images nous révèlent une autre particularité de Sorceline qu’il va sans doute être passionnant d’explorer.

     

    Un extrait :

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