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Bandes Dessinées, mangas et albums

  • [Livre] Bride stories - T07

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    Lecture terminée le : 16 août 2019

     

    Résumé : Smith et son guide s'offrent une petite pause chez un riche Persan. Pendant que ce dernier leur fait les honneurs de la ville, sa femme Anis mène une vie paisible empreinte de solitude. Elle décide alors de bouleverser son quotidien en allant au hammam des femmes, où elle fait la connaissance de Shirin, qui accepte de devenir sa soeur conjointe !


    Auteur : Kaoru Mori

     

    Edition : Ki-oon

     

    Genre : Manga

     

    Date de parution :

     

    Prix moyen : 8€

     

    Mon avis : Après un tome 6 plein d’action et de castagne, on s’éloigne d’Amir et Karluk, pour retrouver Smith et son guide qui sont accueillis par un ami d’une connaissance de Smith.
    Smith est maintenant en Perse et il apprend que là-bas, les femmes ne peuvent montrer leur visage qu’aux hommes de leurs familles.

    Ils ne rencontrent donc pas Anis, la jeune épouse de leur hôte.
    Anis est une toute jeune épouse, très éprise de son mari. Elle a un fils en bas-âge confié aux bons soins d’une nourrice qui semble très attachée à sa maîtresse.
    Anis est très mince, androgyne même, ce qui n’est pas une habitude dans les pays persans. D’ailleurs, lorsqu’Anis se rend au hammam sur les conseils de la nourrice, afin de rompre sa solitude, les autres femmes ont toutes des formes plus pulpeuses.
    Toujours sur les conseils de sa servante, anis se cherche une « sœur-conjointe » pour rompre sa solitude, c’est-à-dire une amie proche qui présente une vie similaire à la sienne (âge similaire, mariée, avec un enfant en bas-âge).
    La relation de sœurs conjointes est comme un mariage platonique qui me fait penser à la relation d’âme sœur, de Laotong, qui existe au japon entre deux fillettes que leurs parents « unissent » par contrat.
    Le mari d’Anis semble aussi amoureux de sa femme qu’elle l’est de lui.
    Malgré son aisance financière, il n’a pas pris d’autre épouse (la loi l’autorise à en avoir quatre), essentiellement pour ne pas faire de la peine à Anis.
    Il donne l’impression de ne jamais refuser quoi que ce soit à sa femme et de beaucoup s’inquiéter pour elle.
    Quand un malheur frappe Shirin, la sœur conjointe d’Anis, j’ai immédiatement deviné ce qu’Anis allait faire.
    J’aurais sans doute fait pareil dans les mêmes circonstances.
    Dans la postface, l’auteur avoue s’être un peu emballée sur cette histoire, et du coup, elle nous prévient que le 1er chapitre du prochain tome leur sera consacré, ce qui laisse entendre que nous pourrions retrouver Amir et Karluk dans le reste du tome 8.
    Mais du coup, dans ce tome, on voit très peu Smith, même s’il y a une scène très drôle dans laquelle Smith se prête à un massage pour le moins énergique au hammam des hommes.

    Du jardin d’Anis au hammam des femmes en passant par sa splendide demeure, ce tome est une oasis de douceur avant de replonger dans la vie mouvementée de Karluk et Amir.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Le mari de mon frère

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    Lecture terminée le : 15 août 2019

     

    Résumé : Yaichi élève seul sa fille. Mais un jour, son quotidien va être perturbé… Perturbé par l'arrivée de Mike Flanagan dans sa vie. Ce Canadien n'est autre que le mari de son frère jumeau… Suite au décès de ce dernier, Mike est venu au Japon, pour réaliser un voyage identitaire dans la patrie de l'homme qu'il aimait. Yaichi n'a pas alors d'autre choix que d'accueillir chez lui ce beau-frère homosexuel, vis-à-vis de qui il ne sait pas comment il doit se comporter. Mais ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Peut-être que Kana, avec son regard de petite fille, saura lui donner les bonnes réponses…


    Auteur : Gengoroh Tagame

     

    Edition : Akata

     

    Genre : Manga

     

    Date de parution : 2016 - 2017

     

    Prix moyen : 8€ pièce

     

    Mon avis : Pour une fois, voici un manga dans lequel je n’ai pas confondu les personnages.

    Comme c’est une petite série en 4 tomes, je me suis lancée sans trop d’appréhension et j’ai adoré.
    Au début, on peut penser que Yaichi, le personnage principal, est homophobe, mais il apparait très vite comme plus ouvert d’esprit qu’on pouvait le croire. Son attitude un brin hostile semble plus due au fait qu’il a beaucoup de regrets concernant son frère.
    Ce géant canadien, expansif et poilu comme un ours, est un vrai choc culturel pour ce japonais discret qui élève seul sa fillette.
    La fillette, elle, ne se pose pas tellement de questions. Elle adopte immédiatement ce nouveau tonton et pour elle, le mariage entre personnes de même sexe coule de source car quand on s’aime, on se marie voilà tout (certains adultes devraient vraiment prendre exemple sur les jeunes enfants).
    Au fur et à mesure qu’il apprend à connaitre Mike, son beau-frère, Yaichi se pose des questions sur le rapport des japonais à l’homosexualité.
    Il est choqué d’apprendre que des parents jettent leurs enfants à la rue sous prétexte qu’ils sont homosexuels et ne se rappelle pas avoir entendu qu’une chose pareille se soit produite au Japon.
    Cela veut-il dire que les japonais sont plus ouverts d’esprit ?
    Ou que les réactions violentes sont tenues plus secrètes, le fait de jeter dehors étant une action trop publique ? Ou encore que les jeunes homosexuels japonais osent moins qu’ailleurs faire leur coming out ?
    La réaction de la maman d’une amie de sa fille, celle de son professeur principal… Autant de réactions qui interpellent Yaichi et qui font pencher pour les deux dernières explications plutôt que pour la première.
    J’ai bien aimé que Yaichi soit choqué par l’ensemble de ces réactions, qu’il en soit témoin direct ou qu’il en entende juste parler.
    Yaichi est un homme qui garde beaucoup ses sentiments pour lui, il évite de dire le fond de sa pensée (que l’on peut voir dans des cases montrant ce qu’il aimerait dire) et c’est pour ça que j’ai tellement aimé le voir agir avec le prof de sa fille. Certes, il ne lui assène pas ce qui lui est venu en tête en premier lieu, mais je crois que ce qu’il lui dit fait encore plus d’effets.
    Au fil des chapitre, un point de « culture gay » est régulièrement apporté.. On y parle du triangle rose, de son origine funeste et de comment les homosexuels s’en sont emparés pour en faire un symbole positif, on parle également des différents drapeaux, des différentes marches et parades, de la différence entre coming out et outing…
    C’était des petits points très instructifs disséminés dans une histoire pleine de douceur et d’amour.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Bride stories - T06

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    Lecture terminée le : 15 août 2019

     

    Résumé : Tandis que Smith reprend la route, la vie poursuit son cours tranquille pour Amir et Karluk, au gré de petites tâches du quotidien.
    Mais cette existence paisible est sur le point de voler en éclats... Les terres fertiles des villageois ont fait des envieux, et certains semblent déterminés à s'en emparer !


    Auteur : Kaoru Mori

     

    Edition : Ki-oon

     

    Genre : Manga

     

    Date de parution : 20 Mars 2014

     

    Prix moyen : 8€

     

    Mon avis : Dans ce tome, on oublie un Smith pour revenir du côté de Karluk et Amir.
    Amir se montre réticente à fabriquer à son mari des vêtements dépourvus  des broderies traditionnelles de protection mais Karluk est bien déterminé à ne plus être traité en enfant.
    Amir va devoir se faire violence pour ne plus montrer son inquiétude démesurée pour son jeune époux.
    Mais la famille de la jeune femme ne va pas laisser le couple en paix.

    Après la mort des deux sœurs ou cousines d’Amir, et l’échec de la récupération de la jeune fille pour la marier à la place des défuntes, ce clan a rompu son alliance avec la famille d’Amir qui se retrouve donc démunie.

    Ils s’allient donc avec un clan qui pactise avec les russes.
    Le frère d’Amir semble se méfier de ces nouveaux alliés, mais hélas, il n’a pas voix au chapitre.
    Dans ce tome, dans lequel il y a beaucoup d’action, on s’attache surtout à l’aspect politique de la région avec les alliances entre clans qui se font et se défont, la présence des russes et son impact sur la vie des clans.
    Le frère d’Amir est un personnage très intéressant et j’espère qu’on va un peu plus le voir.
    J’ai été un peu perdue à un moment car je pensais que le père de Karluk était le chef de son clan, mais un autre homme semble en fait l’être.
    De même, au début, les cousins d’Amir disent du frère de la jeune fille qu’il va succéder à son oncle à la tête du clan, mais c’est son père qui donne ensuite tous les ordres et mène les négociations (à moins que ce soit une erreur d’impression et qu’ils disent : Il doit succéder à « notre » oncle et non à « son » oncle).
    Dans le prochain tome, je me demande si nous allons rester en compagnie d’Amir et Karluk, si on va s’intéresser un peu au sort de Pariya, l’amie d’Amir ou si on va retrouver Smith et son guide.
    Vu que le tome 7 est posé sur ma table de nuit, je vais vite le savoir.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Persepolis

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    Lecture terminée le : 19 juin 2019

     

    Résumé : A L’Association, on n’aime pas beaucoup le terme d’intégrale, alors on ne va pas en plus l’écrire sur le livre (certains n’hésitent pas). On préfère parler de monovolume (on ne l’écrira pas dessus non plus). Bref, ce livre rassemble les quatre volumes du Persepolis de Marjane Satrapi. On ne fera pas non plus le visuel de la couverture avec l’affiche du film, comme cela se pratique dans ces cas-là. Car il y a bel et bien un long-métrage d’animation de Persepolis qui sortira sur les écrans au moment du festival de Cannes, que Marjane a réalisé elle-même avec Winshluss, et qui sera aussi un événement. Que l’édition de Persepolis en un volume soit prête à cette occasion était la moindre des choses.


    Auteur : Marjane Satrapi

     

    Edition : L’association

     

    Genre : Bande dessinée

     

    Date de parution : 20 Octobre 2017

     

    Prix moyen : 36€

     

    Mon avis : Je n’ai pas (encore) vu l’adaptation animé mais les deux courts extraits que j’ai vus m’ont donné très envie de lire la BD.
    Avec cette intégrale (désolée à ces messieurs dames de l’association, mais moi je continue à utiliser le mot. Déjà qu’il y en a de plus en plus qui inventent des mots, si on commence à ne plus utiliser ceux qui existent, on ne va pas s’en sortir), j’ai pu lire les 4 tomes sans interruption.
    Ce qui m’a le plus frappé dans cette histoire, c’est l’hypocrisie.
    Hypocrisie du père de Marjane qui manifeste pour la liberté mais qui est offusqué que sa servante ose vouloir épouser quelqu’un qui n’est pas de sa classe sociale et qui explique plus ou moins à Marjane qu’elle doit rester à sa place ; hypocrisie des filles soi-disant libérées qui sont les 1ère à traiter Marjane de pute parce qu’elle a eu des rapports sexuels en Europe ; hypocrisie des religieuses catholiques qui véhiculent des messages bien peu chrétien (mensonges et préjugés) ; des potes « anarchistes » mais partant au ski aux frais de papa maman ; sans parler bien sûr des « religieux » iraniens dont Marjane ne cesse de pointer du doigt les incohérences… Bref, de l’hypocrisie à quasiment toutes les pages.
    A travers les yeux de Marjane, qui n’a que 10 ans au moment de la révolution islamique, on voit l’évolution de la prise de pouvoir des religieux.

    Marjane ne comprend pas toujours ce qu’il se passe et les explications que lui apportent ses parents permettent au lecteur de comprendre l’évolution du pays.

    On voit à quel point il est difficile d’avoir des informations fiables tant les média mentent tous : les média occidentaux diabolisent les orientaux et exagèrent les victoires irakiennes et les média iraniens diabolisent les occidentaux et minimisent leurs défaites dans la guerre qui les opposent à l’Irak.
    A l’adolescence, Marjane est envoyée en Europe pour sa sécurité et on constate que malgré la liberté qu’elle y trouve, l’intégration y est difficile et le mal du pays, intolérable.
    Malgré le climat politique instable et extrêmement hostile aux femmes, Marjane ne le quittera avec réticence. Après ses études en Autriche, elle va revenir en Iran, puis, plus tard, à l’âge adulte, elle va partir pour la France, laissant sa famille derrière elle.

    Si elle entretient l’espoir de voir son pays sortir un jour de l’obscurantisme, elle doit pour l’instant vivre séparée des siens car, comme elle dit « la liberté a un prix ».
    Il ne me reste plus maintenant qu’à découvrir l’adaptation !

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Bride Stories - Tome 5

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    Lecture terminée le : 12 juin 2019

     

    Résumé : Le mariage de Layla et de Leyli approche à grands pas et les préparatifs vont bon train ! Négociations entre familles, organisation des réjouissances, préparation des mariés… Tout le monde s’affaire, même Smith, qui parvient à convaincre son guide de rester jusqu’aux festivités.


    Auteur : Kaoru Mori

     

    Edition : Ki-oon

     

    Genre : Manga

     

    Date de parution : 2013

     

    Prix moyen : 7,65€

     

    Mon avis : Ce 5ème tome oublie l’action pour se consacrer à la culture de ces peuples que rencontre Smith.
    Le double mariage de Layla et Leyli et cela se révèle une épreuve pour les jumelles, si remuantes, qui doivent rester immobiles, cachées sous un voile opaque, sous la surveillance vigilante de leur mère.
    Mais leur futurs époux, complices involontaires, elles sont bien décidées à échapper à la lourdeur de la tradition.
    Les jumelles sont toujours aussi pétillantes, du moins jusqu’à ce qu’elles réalisent qu’elles doivent quitter la maison familiale.

    Le désespoir qui les envahit est incompréhensible aux yeux de leurs époux puisque les deux familles ne vivent qu’à 30 mètres l’une de l’autre.
    Au milieu de ce tome, on laisse définitivement Layla et Leyli à leur félicité conjugale tandis que Smith reprend la route et que nous, lecteurs, allons jeter un œil du côté de Karluk et Amir.
    Si j’ai été contente de revoir le jeune couple, il faut reconnaitre que vois les tâches quotidienne d’Amir, quasiment sans dialogues, n’est pas des plus passionnants.
    On sent cependant les deux amoureux pressés que Karluk grandisse afin d’avoir une vraie vie conjugale.
    J’ai l’impression que l’on va un peu plus voir ce jeune couple mais je suis aussi curieuse de voir où son périple va conduire Smith !

    Un extrait :

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  • [Livre] Sorceline – T02 – La fille qui aimait les animonstres

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    Résumé : Les élèves poursuivent leur stage de fantasticologie chez le professeur Archibald Balzar. Mais Sorceline est rongée par la culpabilité. En effet, comme elle pense être responsable des disparitions de ses camarades, elle peine à se concentrer en classe et perd toutes ses capacités. Il lui est alors de plus en plus difficile de cacher ses états d’âme surtout face à Alcide qui est un peu trop prévenant, Willa, trop curieuse, ou Mérode... décidément très étrange. Pourtant Sorceline n’est pas la seule à faire des cachotteries. Et d’ailleurs quand sonnera l’heure des révélations, personne ne sera épargné par la stupéfaction !


    Auteur : Sylvia Douyé et Paola Antista

     

    Edition : Vent d’ouest

     

    Genre : Bande dessinée

     

    Date de parution : 24 Avril 2019

     

    Prix moyen : 11€

     

    Mon avis : Dans ce second tome, on en découvre un peu plus sur le métier qui intéresse tant Sorceline.
    On avance aussi dans l’intrigue du 1er tome puisqu’on va enfin découvrir le coupable. Comme je le soupçonnais, si Sorceline a bien quelque chose à voir là-dedans, c’est bien malgré elle.
    La meilleure amie de notre héroïne m’a vraiment gonflée. Elle est puérile, agressive et sans gêne. Mais son attitude, si elle est extrêmement agaçante, permet néanmoins de faire avancer le schmilblick.
    Mérope est toujours aussi étrange et il en devient même plutôt pénible.
    Du côté des origines de Sorceline, on en est au point mort, si ce n’est un message de sa mère évoquant un père qu’elle n’a jamais connu, ce qui ne manquera pas de renforcer la curiosité de la jeune fille.
    Les dessins de Paola Antista sont toujours aussi beaux et nous plongent dans cet univers fantastique.
    Et quand une intrigue se ferme, une autre s’ouvre, puisque les dernières images nous révèlent une autre particularité de Sorceline qu’il va sans doute être passionnant d’explorer.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Bride stories T04

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    Résumé : Obligé de renoncer à la belle Talas, Smith, qui a enfin trouvé un guide, repart pour Ankara en passant par la Perse. Mais sa route est semée d’embûches... Voilà notre chercheur contraint de faire une nouvelle halte non loin de la mer d’Aral ! De son côté, la famille de Pariya s’apprête à recevoir le père du jeune homme rencontré à Kalaza. Un futur époux en perspective ?


    Auteur : Kaoru Mori

     

    Edition : Ki-oon

     

    Genre : Manga

     

    Date de parution : 2012

     

    Prix moyen : 8€

     

    Mon avis : Avant de rejoindre Smith pour découvrir de nouveaux peuples, on va faire un petit tour du côté d’Amir et Karluk.

    La famille d’Amir se retrouve dans une situation délicate après avoir échoués à récupérer la jeune femme, ce qui plonge cette dernière dans l’inquiétude.
    Son amie Pariya, quant à elle, va recevoir dans sa famille la visite du jeune homme rencontré en ville dans le tome précédent. Celui-ci se présentant avec son père, une demande en mariage pourrait être envisagée, aussi, les parents de la jeune fille lui enjoignent-ils de se tenir tranquille, silencieuse et souriante. Mais Les visiteurs semblent pourtant avoir été avant tout attirés par le caractère explosif de la jeune fille.

    De son côté, Mr Smith a un petit accident qui le précipite dans la rivière. C’est là qu’il va faire la connaissance de Layla et Leyli, deux sacrés numéros, obsédées par l’idée d’épouser deux frères (afin de ne pas être séparées), riches (sans doute pour vivre dans le luxe et l’oisiveté) et bien entendu, qui cèdent à tous leurs caprices.

    Les deux gamines s’arrangent toujours pour n’en faire qu’à leur tête et éviter les corvées, malgré les cris de leur père et de leur mère et les ruses de leur grand-mère pour les mettre à l’ouvrage.
    Dans ce village, les filles et femmes semblent avoir plus de liberté que dans les villages précédents. Leur tenue vestimentaire est moins stricte et les femmes ont souvent les cheveux détachés.

    Les combines des filles pour tenter de mettre le grappin sur de riches maris sont à mourir de rire. Elles tirent des plans sur la comète qui sont toujours supposés finir par un riche marchant leur offrant ses fils en mariage avec reconnaissance.

    Bien évidemment, rien ne se déroule jamais comme prévu.
    Smith reste très en marge de l’histoire. Comme il a remis l’épaule démise du grand-père, le village entier le harcèle, le considérant comme un grand docteur.
    On est donc entièrement focalisé sur les deux petites pestes.
    Bien sûr, les partis que leur père va finir par leur trouver ne correspondent pas tout à fait à ce qu’elles avaient imaginé mais il se pourrait bien qu’il soit plus sage et plus fine mouche que ses filles sur ce coup-là.
    Smith est pressé par son guide de lever le camp (pour une raison parfaitement ridicule). Pourra-t-il assister au mariage qui ne devrait pas tarder à avoir lieu ?
    J’ai trouvé que les personnages, hormis les jumelles, pour des raisons évidentes, étaient plus facilement distinguables les uns des autres.
    A moins que ce ne soit moi qui commence à m’habituer au dessin.

    En tout cas, j’ai d’ores et déjà commandé le tome 5.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Love story à l'iranienne

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    Résumé : Les jeunes Iraniens rêvent-ils encore d’en finir avec le régime ? Comment se rencontrer dans cette société qui ne le permet jamais ? Comment flirter ? Comment choisir sa femme ou son mari ? Malgré la tradition, malgré le régime. Des journalistes ont interviewé clandestinement de jeunes Iraniens pour donner un éclairage politique et social. Comment échapper à la police pour vivre sa love story ?


    Auteur : Jane Deuxard

     

    Edition : Delcourt

     

    Genre : Bande dessinée

     

    Date de parution : 13 janvier 2016

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : Sous le pseudonyme de Jane Deuxard se cache un couple de journalistes qui parcourt anonymement l’Iran pour y recueillir des témoignages.
    On se doute du danger qu’ils courent ainsi tous les jours dans un pays qui tolère de moins en moins les journalistes étrangers.
    Les iraniens qui se confient à eux risquent aussi beaucoup. On sait que le régime a l’habitude des arrestations arbitraires de ceux n’entrent pas parfaitement dans le moule.
    Pour la protection des uns comme des autres, une seule règle : ne se rencontrer qu’une seule fois, le jour du témoignage.
    Le fait de ne pas se revoir limite grandement le risque de dénonciation, qui est la plus grande cause des arrestations.
    Dans cette BD, comme l’indique le titre, il est question avant tout des relations amoureuses des jeunes d’aujourd’hui.
    La première chose qui ressort des témoignages est que, malgré l’élection du candidat réformateur, les répressions de la police des mœurs sont toujours aussi vives. Ce n’est pas tellement étonnant quand on sait que ledit « réformateur » est un mollah.
    Les jeunes qui témoignent parlent de la tradition des mariages arrangés, de l’impossibilité pour les jeunes de se rencontrer de manière naturelle, d’apprendre à se connaître avant le mariage…
    Et même quand les fiancés sont amoureux et complices, ils doivent se cacher pour ne serait-ce que s’embrasser et, ils ne peuvent pas faire l’amour car la famille du fiancé est en droit d’exiger un certificat de virginité.
    Au cours de leurs investigations, les journalistes ont pu constater tout l’arsenal répressif sur lequel s’appuie le régime : caméra, patrouille de police, dénonciations, milices en civil, contrôles intempestifs dans les établissements publics…
    On parle aussi de la désillusion de ceux qui ont fait la révolution culturelle en 1979 et ont vu ce régime se mettre en place, ainsi que la colère de la génération suivante qui accuse leurs aînés d’avoir fait une révolution désastreuses par caprice.
    C’est sans doute cette incompréhension entre les générations qui empêche le peuple iranien de faire front contre le régime.
    tout comme « Paroles d’honneur » de Leila Slimani, « Love story à l’iranienne » nous permet d’entrer dans l’intimité d’un peuple dont la voix est trop souvent étouffée.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Assassins: Les psychopathes célèbres

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    Résumé : Les plus grands meurtriers de l'Histoire (Manson, Hitler, Petiot, Jack l'Éventreur...) présentés par M. et Mme tout le monde. En deux mots : Ils ont tué dix personnes, cinquante ou dix-sept millions... Ils sont mégalomaniaques, asociaux, narcissiques, manipulateurs, pervers... Ces psychopathes célèbres racontés par Brigitte la psy, Gaspard l'intermittent ou encore Patrick le numérologue, vont vous rappeler, tout au long de cette lecture, à quel point vous êtes quelqu'un de bien. Même si vous avez déjà eu envie de tuer quelqu'un, entendons-nous bien. Les histoires relateront les vies de Charles Manson, Jack l'Éventreur, Docteur Petiot, Mary Bell, La Comtesse Sanglante, Hitler...


    Auteur : Jeff Pourquié

     

    Edition : Fluide Glacial

     

    Genre : Bande dessinée

     

    Date de parution : 21 Août 2019

     

    Prix moyen : 17€

     

    Mon avis : Dans cette BD, un narrateur, différent à chaque portrait, nous expose les actes de plusieurs psychopathes célèbres tels que Jack l’éventreur, Belle Gunnes, Charles Manson ou encore le docteur Petiot.
    L’idée de faire présenter le portrait de chaque tueur par une personne lambda (un numérologue, une psy, un assureur, un prêtre, des lycéens, un député-maire…) était une excellente idée. Malheureusement, j’ai trouvé que, malgré la fiche récapitulative placée après chaque présentation, tout était beaucoup trop survolé au point parfois de frôler l’inexactitude.
    De plus, certains des « présentateurs » sont vraiment limites. Franchement, certains, comme le député-maire, sont vraiment vulgaire, sans que cela n’apporte quoi que ce soit à la BD.

    Je sais bien que Fluide glacial n’est pas réputé pour son bon goût, mais je pensais qu’ils s’étaient un peu améliorés avec le temps.
    Disons que cette BD est un bon résumé des actes des célèbres criminels, mais un peu comme un quatrième de couverture résumerait un roman de 900 pages.

    Alors un conseil, si un de ces hommes ou femmes vous intrigue, lisez un ouvrage qui leur est destiné et ne vous contentez surtout pas de cette BD !

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Les filles de Salem

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    Résumé : 1692. Salem, en Nouvelle-Angleterre. Abigail, 17 ans, raconte l'histoire des sorcières de Salem dont elle fut l'une des victimes. Suspectées d'être possédées par le démon, des jeunes filles de ce village puritain dénoncent d'autres membres de la communauté de les avoir ensorcelées. La psychose s'emballe, donnant lieu à des procès en sorcellerie et à de nombreuses exécutions.


    Auteur : Thomas Gilbert

     

    Edition : Dargaud

     

    Genre : Bande Dessinée

     

    Date de parution : 21 Septembre 2018

     

    Prix moyen : 22€

     

    Mon avis : Malgré des dessins qui ne m’ont pas franchement plus et que j’ai trouvé plutôt bâclés, j’ai bien aimé cette B.D.

    Pourtant, j’ai plusieurs reproches à lui faire.

    J’ai trouvé que l’auteur en faisait trop avec les attaques indiennes. Si Salem a bien été victime d’attaques, celles-ci ont eu lieu une quinzaine d’années plus tôt et, franchement, je trouve que l’histoire des procès est bien assez riche sans en rajouter.
    Ensuite, si je trouve intéressant d’avoir raconté l’histoire du point de vue d’une victime de l’affaire mais je ne suis pas sûre que choisir Abigail Hobbs ait été judicieux (Et en plus, la fin ne correspond pas à ce qui est arrivé à la jeune fille).

    Il est en effet trop facile de la confondre avec Abigail Williams, qui était l’une des accusatrices, même si cette dernière n’avait que 11 ans. Les films et livres en ont, en effet, trop souvent fait une adolescente calculatrice pour que cette image soit oubliée par les lecteurs.
    Betty Parris, d’ailleurs, présentée comme une adolescente, meilleure amie d’Abigail Hobbs, a subi ce vieillissement qui arrange l’auteur alors qu’elle n’avait que 9 ans.
    J’ai trouvé que la BD fait du révérend Parris un vrai démon assoiffé de pouvoir, responsable de toute l’affaire, qu’il aurait manigancé tout seul. Je ne dis pas que le révérend n’avait pas sa part de responsabilité, mais j’ai trouvé dommage que l’auteur écarte l’implication de la famille Putnam dans l’affaire qui a très largement profité des accusations pour se débarrasser de tous ceux qui les gênaient.

    Enfin, les victimes ont été « féminisées ». La taverne n’était pas tenue par une mère et sa fille mais par un couple marié d’une trentaine d’années.
    Et surtout, parmi les accusés, il n’y a aucun homme, tous semblant être frappés par une hystérie collective se cristallisant autour de la haine des femmes.

    Et pourtant… des hommes accusés, il y en a bien eu… beaucoup. Et parmi les 19 personnes exécutées, 5 étaient des hommes.
    Ne présenter que des victimes féminines, c’est un peu vite oublier Giles Corey, vieil homme mort écrasé sous des pierres pour avoir refusé de céder et de confesser ses « crimes », ou le Dr Roger Toothaker qui est mort en prison, ou encore, le révérend George Burroughs qui fut pendu, ce qui prouve bien que personne, homme ou femme, indigent ou notable, n’était à l’abri.

    J’ai trouvé dommage ce parti pris et le fait de ne pas coller à ce que l’on sait de la réalité historique. Ce qui s’est passé est bien assez révoltant sans que l’on arrange l’histoire à sa sauce.

    Bref, je n'ai pas détesté cette BD, mais j’aurais préféré qu’elle colle plus à la réalité d’autant plus qu’il y avait un terrain sur lequel broder des hypothèses, c’est celui des causes de l’hystérie collective des jeunes accusatrices : manipulation, ergotisme, hystérie collective du à la religion et à l’isolement relatif de la communauté ? Il y avait de quoi chercher une autre cause que celle d’un sordide complot ourdit par un seul homme.

    Cela reste un bon survol du sujet, même si, vraiment les dessins sont vraiment hideux (j’en ai vu des bien plus agréables faire passer tout aussi bien l’horreur, la noirceur et la violence).

     

    Un extrait :

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