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Chick Lit

  • [Livre] Bébé boum

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    Résumé : Lorsque Lili tombe enceinte pour la première fois, elle est certaine que les neuf prochains mois seront un véritable conte de fées pour elle et son chum. Ils ont tellement désiré ce bébé !

    Esther, mère de deux enfants, accueille une grossesse imprévue en silence : son couple bat de l’aile et son mari vasectomisé pourrait croire qu’elle lui est infidèle.

    Pour Frédérique, la croix qui apparaît sur le test de grossesse est synonyme d’un paquet d’emmerdes dont il faut se débarrasser au plus vite. Difficile de savoir qui est le père quand on jongle avec autant d’amants…

    Même après des années d’essais infructueux, Jeannine espère, à quarante-trois ans, revivre le miracle d’une grossesse avant qu’il ne soit trop tard. Plus qu’un enfant, il s’agit pour elle d’une indispensable rédemption.

    Quatre femmes, quatre personnalités, quatre visions complètement différentes, autant de bébés boums. Quatre trames qui s’entremêlent pour tisser une foule de situations savoureuses, de sautes d’hormones cocasses et de rebondissements incessants.


    Auteur : Josée Bournival

     

    Edition : France Loisirs

     

    Genre : Chick lit

     

    Date de parution : 04 juin 2014

     

    Prix moyen : 10€

     

    Mon avis : Le premier bon point de ce livre est que, même s’il est écrit par une québécoise, il est parfaitement compréhensible pour une française de France. Il ne regorge pas d’expression typique et, si certaines tournures de phrase font un peu grincer des dents car grammaticalement incorrectes en France, on s’y fait vite (sans pour autant cesser de les remarquer, on nous a trop seriné le contraire en cours pour qu’on puisse l’oublier aussi vite).
    Chacune des quatre femmes a une histoire particulière avec sa grossesse. Il y a Lili et Jeannine qui ont eu beaucoup de mal à tomber enceinte et ont eu recours à l’aide de la médecine, mais Lili est une jeune fille tandis que Jeannine a dépassé la quarantaine. Il y a Esther qui est enceinte pour la 3e fois et qui ne sait pas comment l’annoncer à son mari, lequel, en plus de clamer partout qu’il a assez donné avec la maternité, a subi une vasectomie et pourrait bien mal digérer la nouvelle. Enfin il y a Frédérique qui n’a aucune envie d’avoir un enfant et serait bien incapable de dire qui est le père de celui qui vient de s’inviter dans son ventre.
    L’histoire m’a beaucoup plu mais j’ai été freinée dans ma lecture parce je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages.
    Lily est une petite cruche égoïste. Avant même de tomber enceinte, elle se montrait exigeante et capricieuse mais lorsqu’elle attend son bébé c’est pire que tout : elle semble incapable de faire la distinction entre fantasme et réalité et fait des crises dès que les choses ne se passent pas exactement comme elle le voudrait.
    Esther ne doit jamais avoir dit la vérité à qui que ce soit. Elle se pose en mère et épouse parfaite alors qu’elle fait n’importe quoi et est prête à inventer n’importe quel mensonge pour garder son apparence de perfection. J’avoue que je n’avais pas vu venir certaines révélations la concernant, mais avec le recul, je me dis que j’aurais dû m’en douter.
    Jeannine n’a aucune limite. Elle s’impose dans la vie des autres sans se demander les dégâts qu’elle peut causer ou simplement si ses attentions sont les bienvenues. Elle est complètement intrusive. 
    Enfin, Frédérique est celle à laquelle j’aurais pu m’attacher si elle n’avait pas eu une attitude inqualifiable quand elle apprend qu’elle est enceinte.
    La lecture n’était pas mauvaise mais les personnages trop énervantes pour que je lise les suites qui ont été faites.

     

    Un extrait : Le lendemain midi, Lili semblait déjà avoir repris du poil de la bête. Sa déception était de courte durée en comparaison avec les mois précédents. Thomas attribuait ce changement aux bons soins dont il entourait Lili. Il s’apprêtait d’ailleurs à lui servir un repas mijoté avec amour lorsqu’il sentit que la respiration de Lili s’était interrompue. Elle fixait son assiette, les yeux embués. Thomas hésitait sur la marche à suivre. Devait-il ignorer cet excès d’émotivité ou y plonger au risque de devoir ramer pendant de longues minutes afin d’en repêcher Lili ?

    - Est-ce que c’est trop chaud ?

    - Non. Ça a l’air parfait.

    - Ça manque d’assaisonnement ?

    - Non. C’est parfait.

    Thomas savait bien que son repas n’était pas en cause. Lili n’avait pas touché à son assiette, comment pouvait-elle prétendre que l’assaisonnement était adéquat ? A regret, Thomas plongea au cœur de la tempête.

    - Pourquoi t’as envie de pleurer, Lili ?

    - Les carottes.

    Le cerveau de Thomas tournait à mille à l’heure pour comprendre ce que Lili sous-entendait. Thomas avait cuisiné un mijoté de porc auquel il avait pris soin d’ajouter de belles petites carottes biologiques. Un légume que Lili appréciait en temps normal. Mais un lendemain de test de grossesse négatif n’était pas en temps normal.
    Le silence dura suffisamment longtemps pour que Lili lève les yeux et comprenne que Thomas avait besoin d’un peu plus d’explications.

    - T’as fait des minicarottes.

    - T’aimes pas ça ?

    - Thomas, t’as fait des bébés carottes. Des BEBES carottes !

     

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  • [Livre] Noël, l'amour et autres contrariétés

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    Résumé : Qui a dit que j’avais besoin d’un love coach ?
    J’ai 29 ans et je m’apprête à passer mon premier Noël de célibataire en dix ans ! Dix ans que je ne suis pas allée dans un bar pour un speed dating ou que je n’ai pas tenté de séduire un homme. Donc, il y a urgence !
    Mes copines, Hallie et Erika, prétendent que la séduction, c’est comme le vélo : ça ne s’oublie pas. Moi, j’ai du mal à les croire.
    Comment engager la conversation ? Comment avoir l’air sexy sans en faire trop ? Bref, je crois bien que j’ai perdu la main.
    Le hic, c’est que je viens de rencontrer Todd. Un cadeau inespéré : grand, mignon, un faux air de Colin Farrell.
    Dire que je n’ai rien trouvé d’autre comme tactique d’approche que de lui citer toutes les répliques des Incorruptibles ! Cela dit, ça a eu l’air de marcher.
    Alors, peut-être que je ne suis pas encore un cas désespéré… Peut-être même que j’ai encore le droit de croire au Père Noël…

    Auteur : Caren Lissner

     

    Edition : Harlequin

     

    Genre : Chick Lit

     

    Date de parution : 01 décembre 2012

     

    Prix moyen : 5€

     

    Mon avis : Encore une fois, comme souvent dans les romans de chick lit, le titre et le résumé donnent une fausse idée du contenu du bouquin.
    D’ailleurs, j’aurais pu être déçue et ne pas apprécier ma lecture à cause de ça (quand on s’attend à quelque chose et que ça ne correspond en rien à nos attentes) mais je n’ai pas lu le résumé avant de lire le livre. Donc je ne savais pas trop ce que j’allais trouver et je n’avais pas d’a priori.
    Certes, Gert a effectivement 29 ans et est seule dans la vie, mais pas parce qu’elle est une célibattante ou une working girl incapable de se détendre et d’aborder un homme. Depuis 1 an et demi, Gert est veuve. Ses copines la presse de « remettre le pied à l’étrier » mais difficile pour la jeune femme de faire son deuil et d’envisager une nouvelle histoire sans avoir l’impression de trahir son mari, Marc. Le fait que sa belle-famille ait quasiment coupé tout contact avec elle depuis la mort de Marc n’aide pas. Gert trouve du réconfort dans un groupe de soutien où elle rencontre des veuves de tout âge, y compris du sien. Il faut dire que Marc est mort quelques jours avant le 11 septembre, et que, depuis les attentats, les jeunes veuves sont moins isolées car plus nombreuses.
    Gert accompagne son amie Hallie et l’amie de celle-ci, Erika, dans leur sorties pour « ferrer » un homme, mais l’attitude de celles-ci a tendance à l’agacer. Elle trouve que les deux filles se plaignent sans cesse de leur célibat tout en rejetant les hommes sous les prétextes les plus futiles.
    On a aussi affaire à la patronne de Gert, Missy, qui a l’air d’un vrai dragon, mais qui, finalement, n’est pas si méchante que ça (comme quoi même les « garces » peuvent avoir des soucis sentimentaux).
    A force de suivre ses copines dans les bars, Gert va rencontrer Todd. Commence alors pour elle un vrai dilemme : Lui dire qu’elle est veuve ? Oui mais quand ? Ou le lui cacher de peur de l’effrayer ?
    Le roman est assez léger mais il parle quand même de la reconstruction après le deuil et mets l’accent sur le fait qu’il n’est pas forcément nécessaire d’être confronté à la mort pour devoir faire un deuil : on peut faire le deuil d’un mort, mais aussi d’une relation, d’un mode de vie, de certitudes etc… On va dire que ce livre parle plus de reconstruction que de deuil.
    Même si le titre n’est absolument pas adapté, et ne parlons même pas du résumé qui est une honte au monde de l’édition, j’ai trouvé qu’on passait un bon moment avec Gert et Todd.

     

    Un extrait : Gert savait que Hallie et Erika la traînaient à leur remorque, simplement pour tenter de l’« aider » — tout comme ceux qui lui répétaient que la souffrance s’atténuerait à la longue, ou bien qu’elle était forte et s’en remettrait. Mais personne n’avait idée du nombre de fois dans une journée où elle entendait des expressions, des chansons ou des références évoquant le souvenir de Marc. Au moindre événement désagréable, ou encore dès qu’elle se sentait seule, elle pensait aussitôt à lui, comme elle l’avait fait la majeure partie de sa vie d’adulte — et cela lui rappelait une fois encore qu’il n’était plus. Ils s’étaient rencontrés durant leur deuxième année de fac. Donc, cela faisait huit ans, ou encore deux mille neuf cent vingt jours de souvenirs à garder enfouis au fond de soi-même pour ne serait-ce que se sentir dans un état à peu près correct. Pourquoi personne ne saisissait ça ?

    Les seules qui comprenaient étaient les femmes du groupe de soutien de Long Island, où elle se rendait chaque semaine. Parmi ses amies, les veuves de vingt-neuf ans n’étaient pas légion. La plupart d’entre elles n’étaient même pas encore mariées. Et Gert qui, si longtemps, s’était tenue éloignée de ses amies célibataires en se félicitant de sa chance avait maintenant — à cause d’un jour atroce — rejoint leurs rangs.

    Un an et demi seulement s’était écoulé depuis l’accident de voiture. Durée insuffisante pour accepter la réalité. Et à peine suffisante pour ne plus souffrir de ces brefs instants où, baignée de la même sensation de sécurité que par le passé, elle se rappelait en un éclair que tout s’était écroulé.

    Mais Gert avait fini par céder aux exhortations de Hallie et Erika à sortir. Ce serait plus sain que de rester enfermée chez elle toute la soirée. Mais son cœur n’y était pas, sa tête non plus. Elle allait fonctionner en automate — comme si souvent maintenant.

     

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  • [Livre] Emmène-moi au ciel

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    Résumé : Lorsque Hailey apprend que son prochain vol a été annulé et qu'elle peut rentrer chez elle pour fêter son anniversaire avec son petit ami, la belle l'hôtesse de l'air exulte. Son retour anticipé lui permet d'avoir un peu plus de temps pour se préparer, détail non négligeable, car ce soir - elle en est convaincue, Michael va la demander en mariage. Mais quand elle franchit la porte de son appartement et qu'elle découvre son petit ami en charmante compagnie, la surprise est loin de celle qu'elle espérait... Au moment où elle saisit ses sacs pour fuir la scène, une chose est claire dans son esprit : sa vie vient de prendre un virage à 180 degrés. Hailey refuse de se laisser aller et décide de profiter enfin pleinement des avantages que lui offre son métier.

     

    Auteur : Alyson Noël

     

    Edition : Fleuve noir

     

    Genre : Chick Lit

     

    Date de parution : 22 janvier 2008

     

    Prix moyen : 5€

     

    Mon avis : Quand j’ai commencé à lire ce livre, je savais, par le résumé, que Mickael, le petit ami d’Hailey allait être surpris par cette dernière en charmante compagnie, mais j’étais loin d’imaginer la scène qui nous laisse pétrifiés, entre horreur (en se mettant dans les chaussures d’Hailey) et envie de se laisser aller au fou rire. Je n’avais pas non plus imaginé à quel point cet homme est un sale type, un vrai goujat qui ne comprend même pas ce qu’il y a de vexant dans ses paroles.
    Mais au-delà de la rupture d’Hailey, au-delà de son ami Clay ou de son envie de se remettre à l’écriture, on peut voir certaines réalités dérangeantes.
    D’abord, puisqu’on parle d’écriture, parlons un peu des maisons d’édition qui envoie des lettres contradictoires, réclamant une réécriture précise de certains passages pour ensuite refuser les livres sur la base de ces mêmes passages pourtant réécrits selon leurs consignes. Parlons aussi des auteurs « célèbres » qui se pensent irrésistibles ou qui « monnayent » leurs coups de pouce… franchement, parfois, il vaut mieux ne pas connaître ses idoles !
    D’ailleurs au niveau de l’écriture, j’ai trouvé Hailey particulièrement naïve. Dès le premier jet de son roman, elle s’attend à être rappelée séance tenante par une maison d’édition, n’envoie que 6 manuscrits, ne se renseigne pas sur les conditions de publication desdites maisons d’édition… bref, semble croire que le monde de l’édition n’attend qu’elle. Sa manière d’agir avec le voisin de Kat, qui ne fait jamais que lui donner des conseils montre aussi qu’elle se croit un peu supérieure aux autres.
    Mais ce que j’ai beaucoup aimé, c’est de lire l’envers du décor du « personnel naviguant ». Entre les horaires, les astreintes, les surveillances par des chefaillons n’ayant pas même la décence de se montrer polis, les exigences et/ou comportement des passagers, on croit halluciner et être transporter dans un monde parallèle. Hélas, je ne pense pas que l’auteur ait beaucoup exagéré les conditions de travail des hôtesses de l’air et des Stewards et je suis persuadée que si leur métier fait souvent rêver les populations, au quotidien, ça ne doit vraiment pas être une partie de plaisir.
    Bien entendu, j’ai souri lors des différentes aventures d’Hailey et surtout des raisons de ses différentes ruptures, mais vraiment le côté « dans les coulisses du personnel naviguant » m’a beaucoup plus intéressée que le reste.
    Une bonne lecture, légère et amusante.

     

    Un extrait : J'ai rencontré Clay lors du stage de formation d'Atlas Airlines, nous avons sympathisé dès le premier jour. Je lui dois, entre autres choses, d'avoir tenu jusqu'à la fin. En effet, j'aurais volontiers pris la fuite au bout de deux minutes, vu l'esprit de l'entreprise - entrain forcé, perfectionnisme maladif. Mais chaque fois que je parlais de renoncer, Clay me rappelait les avantages qui nous attendaient, lorsque nous aurions gagné nos ailes : les longues escales à l'étranger, dans des villes de rêve, le shopping à volonté dans les duty free, les rencontres faciles avec les passagers de première classe - des hommes riches, séduisants, et souvent célibataires.

    En échange, il nous fallait survivre à six semaines d'enfer, dont notre âme et notre personnalité ne ressortiraient sans doute pas indemnes, et que seul quelqu'un ayant connu un camp d'entraînement militaire pouvait espérer surmonter.

    On ne parle pas souvent de ces formations intensives, et seules les personnes travaillant dans le milieu sont au courant. Dans l'inconscient collectif, l'hôtesse de l'air reste avant tout un objet de fantasme, si bien que l'on nous témoigne rarement le respect qui nous est dû. En réalité, un système conçu pour maintenir ses employés dans une paranoïa constante et institutionnalisée n'a rien de fantasmatique. Oubliez de sourire et vous risquez d'être accusé d'insubordination et de recevoir un aller simple pour rentrer chez vous.

    Durant six longues semaines, deux formatrices, ressemblant à s'y méprendre aux actrices de Et l'homme créa la femme, nous ont enseigné l'art de survivre en pleine mer, avec trois fusées éclairantes, une écope, et une pauvre boîte de bonbons acidulés datant de l'Egypte ancienne, d'une marque totalement inconnue. Nous avons appris comment réagir en cas de décès en vol - ne jamais parler de « mort » -

    ou d'acte sexuel - proposer une couverture, détourner les yeux - ; comment ligoter sur son siège un passager agité à l'aide du ruban adhésif estampillé du logo de la compagnie ; comment agir efficacement en cas de : blessures à la tête, brûlure, hémorragie, accouchement impromptu, vomissement, énurésie, défécation ; comment tout nettoyer : revêtir une combinaison en plastique taille unique, puis utiliser du soda pour effacer les taches et des sachets de café lyophilisé pour chasser les mauvaises odeurs.

    Nous avons combattu des incendies, rampé dans des cabines obscures et enfumées. Nous avons même été jusqu'à évacuer un faux avion en glissant sur un vrai toboggan gonflable, exercice qui s'est soldé par trois pantalons déchirés, de nombreuses éraflures et un bras cassé - son propriétaire s'est d'ailleurs vu remercier, pour cause d'ossature défaillante.

    Ils ont revu nos coupes de cheveux et notre façon de nous maquiller. Ils nous ont interdit de porter des bijoux, nous ont bourré le crâne de propagande, et vivement découragé de poser des questions, de faire la moindre plaisanterie ou remarque, d'effectuer tout acte trahissant des velléités de libre expression.

    Et une fois qu'ils ont estimé nos esprits forts suffisamment domptés, et nos personnalités rebelles changées en bons petits soldats, ils nous ont renvoyés dans le monde, nous on fait monter à bord d'un Boeing, et nous ont rappelé de sourire en toutes circonstances.

     

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  • [Livre] Lexi Smart a la mémoire qui flanche

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    Résumé : Lexi Smart est une fille plutôt normale : vingt-cinq ans, un boulot assez assommant, les dents pas très alignées, le cheveu désespérément terne, quelques kilos en trop, un appart minuscule, un fiancé un peu nul et très fauché et trois super copines avec qui elle fait la fête le vendredi soir. Un beau matin, Lexi se réveille dans une chambre d'hôpital avec un sourire parfait, une cascade de boucles blondes, une silhouette de sirène, un beau gosse de mari richissime... et une amnésie partielle due à un accident de voiture : trois ans de sa vie viennent de s'effacer, Lexi ne se souvient de rien. Qui est cette snobinarde qui prétend être sa meilleure amie ? Depuis quand Lexi vit-elle dans un loft luxueux ? Qu'a-t-elle fait à ses collègues pour qu'ils la surnomment le Cobra ? Et qui est ce mystérieux architecte qui la harcèle de messages ? Pour comprendre comment elle est passée de fille toute simple à garce carriériste, Lexi va devoir fouiller cette parenthèse de trois ans. Et ce qu'elle va y découvrir pourrait bien lui donner quelques leçons pour l'avenir...

     

    Auteur : Sophie Kinsella

     

    Edition : France loisirs collection piment

     

    Genre : Chick Lit

     

    Date de parution : 07 mai 2009

     

    Prix moyen : 8€

     

    Mon avis : Comme beaucoup des héroïnes de Sophie Kinsella, Lexi m’a un peu agacée. Mais beaucoup moins que Becky d’une accro au shopping.
    Becky se moque de tout et de tout le monde, sûre qu’elle finira par se sortir de toutes les situations alors que Lexi refuse de remettre en question la vie en apparence idyllique qu’elle découvre après son accident, mais j’ai eu l’impression que c’était plus par peur de l’inconnu. Certes cette vie idyllique lui est aussi inconnue, mais au moins tout le monde, ou presque, s’accorde à lui dire que c’était SA vie.
    Mais quand elle réalise qu’elle a perdu ses amies, elle décide de réagir.
    J’ai été bien plus énervé par son entourage. Sa sœur Amy est un peu égoïste et écervelée, mais bon, c’est une ado de 16 ans qui a du mal à gérer ce qu’elle a découvert sur son père, on peut donc la comprendre. En revanche, sa mère, est insupportable. Son obsession pour les chiens couplée à son refus de parler de tout ce qui la dérange, et même si cela empêche sa fille de retrouver la mémoire est insupportable (le coup de : « ce n’est qu’une question de volonté » m’a donné envie de la baffer).
    Eric aussi est pénible, dans un genre tout opposé. Tout chez lui n’est qu’apparences. On se demande si c’est un homme ou une poupée Ken animée.
    Quant à ses amies… je suis mitigée. C’est vrai que Lexi est devenue carriériste, qu’elle a grimpé rapidement les échelons de sa boîte, mais j’ai eu l’impression qu’elles lui reprochaient plus d’avoir été un manager et de ne pas accepter leur déjeuner à rallonge et leurs notes de frais délirantes que d’avoir été un mauvais chef. En gros, elles lui reprochent de ne pas avoir fait passer leur amitié avant son devoir envers l’entreprise. On dirait qu’elles espéraient pouvoir faire tout ce qu’elles voulaient sans aucune conséquence sous prétexte que leur copine avait eu une promotion.
    Tout le monde semble avoir beaucoup de mal à accepter et à comprendre la profondeur du traumatisme de Lexi. C’est le même problème que rencontre chaque personne victime d’une maladie qui ne se voit pas.
    Il y a pas mal de moments très drôle mais il y a également un côté plus sérieux dans la recherche de Lexi pour retrouver sa mémoire et surtout dans les raisons qui l’ont poussée à changer de vie.
    J’ai beaucoup aimé découvrir le cheminement de Lexie pour comprendre comment sa vie est passée de ce dont elle se souvient à ce qu’on lui raconte.
    Si ce n’est pas mon Kinsella préféré (il est moins léger et drôle que ses autres livres), j’ai passé un excellent moment.

     

    Un extrait : À mon réveil, une lumière matinale filtre sous les rideaux fermés. Un verre  de  jus  d'orange  est  posé  sur  ma  table  de  chevet  et  Maureen s'active  dans  un  coin  de  la  chambre.  Mon  goutte-à-goutte  a  disparu comme par miracle, et je me sens bien plus normale.

    —  Bonjour, Maureen, dis-je de ma voix d'écorchée, quelle heure est-il

    ?

    Elle se retourne, le sourcil levé.

    —Vous vous souvenez de moi ?

    —Bien sûr. On a bavardé ensemble hier soir.

    —Parfait  !  Ça  prouve  que  vous  êtes  sortie  de  votre  amnésie  post-traumatique.  Ne  vous  inquiétez  pas,  c'est  normal  après  une commotion cérébrale.

    Machinalement,  je  tâte  ma  tête  et  découvre  un  pansement.  Le  choc contre ces marches a dû être terrible.

    —  Vous récupérez bien. Je vous apporte un jus d'orange frais.

    On  frappe  et  une  femme  d'une  cinquantaine  d'années,  grande  et mince, entre. Des yeux bleus, des pommettes saillantes et des cheveux gris-blond  bouclés.  Elle  porte  un  gilet  molletonné  rouge  sur  une longue robe imprimée, un collier d'ambre et un sac en papier.

    Maman  !  J'en  suis  sûre  à  quatre-vingt-dix-neuf  pour  cent.  Je  ne comprends même pas pourquoi j'hésite.

    —  On étouffe ici ! se plaint-elle de sa voix aiguë de petite fille.

    Oui, impossible de se tromper, c'est maman
    —Je  me  sens  mal,  continue-t-elle  en  s'éventant.  Et  quel  trajet atroce...

    Elle me jette un coup d'œil et demande, en se tournant vers Maureen

    :

    —Comment va-t-elle ?

    —Oh, bien mieux aujourd'hui. Beaucoup moins groggy qu'hier.

    —Dieu  merci,  fait  maman  en  baissant  la  voix  d'un  cran.  J'avais l'impression de parler à une dingue ou à une demeurée.

    —Lexi n'a rien de débile, elle comprend tout ce qu'on lui dit.

    En vérité, je l'écoute à peine. Je n'arrête pas de l'observer. Qu'est-ce qui  cloche  ?  Elle  a  changé.  Plus  mince.  Et  plus...  vieille.  Elle s'approche  de  la  fenêtre  et,  avec  la  lumière  en  pleine  figure,  c'est encore pire.

    Elle est peut-être malade ?

    Non.  J'aurais  été  au  courant.  Pourtant,  on  dirait  qu'elle  a  pris  un coup  de  vieux  en  une  nuit.  Pour  Noël,  je  vais  lui  offrir  un  pot  de Crème de la Mer. Sans faute.

    —  Me voici, dit-elle en détachant chaque syllabe, ta mère.

    Me  tendant  le  sac  en  papier  qui  contient  du  shampoing,  elle m'embrasse  sur  la  joue.  En  respirant  son  parfum,  moitié  odeur  de chien,  moitié  fragrance  rose-thé,  c'est  ridicule  mais  j'ai  les  larmes aux yeux. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point je me sentais abandonnée.

    —  Bonjour, maman !

    Je  veux  la  prendre  dans  mes  bras  mais  elle  s'est  déjà  reculée  et consulte sa petite montre en or.

    —Je ne peux rester qu'une minute, dit-elle comme si le monde allait exploser si elle traînait là une seconde de plus. J'ai rendez-vous avec un spécialiste pour Roly.

    —Roly?

    —Le dernier-né de Smoky, voyons. Tu te souviens du jeune Roly !

    Comment  ma  mère  peut-elle  s'attendre  à  ce  que  je  me  rappelle  les noms de ses chiens ? Elle en a une vingtaine, tous des whippets et chaque  fois  que  je  mets  les  pieds  à  la  maison,  il  y  en  a  encore  un nouveau. On n'avait pas de chien - en tout cas jusqu'à l'été de mes dix-sept  ans.  Pendant  des  vacances  au  pays  de  Galles,  maman  a acheté un chiot sur un coup de tête. Et sa folie pour les whippets a débuté.

    J'aime  les  chiens.  Modérément.  Mais  pas  quand  ils  sont  six  à  me sauter  dessus  pour  m'accueillir.  Ni  quand  ils  occupent  les  canapés ou les sièges où je veux m'asseoir. Ni quand les plus beaux cadeaux sous le sapin leur sont réservés

     

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  • [Livre] Quand l'imprévu s'en mêle

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    Résumé : Après une semaine magique en Grèce, l’heure du retour à Paris et à la réalité a sonné pour Emma, Alice, Andréa et Chloé, nos quatre femmes formidables. Mais pas question pour autant de retomber dans les travers du quotidien. Leur séjour a été l’occasion de nombreuses remises en question, et chacune est bien décidée à reprendre sa vie en main. Pour leurs hommes aussi, cette grève a été l'occasion de réfléchir, et tous semblent prêts à prendre un nouveau départ. Pourtant, pas si simple d’appliquer ses bonnes résolutions lorsque l’imprévu s’en mêle… Nos héroïnes vont devoir modifier leurs plans, d’autant plus que l’une d’elles s’apprête à vivre une terrible épreuve. C’est le moment pour les quatre amies de se serrer les coudes. Et qui sait, l’imprévu, bon comme mauvais, leur réservera peut-être de belles surprises?

     

    Auteur : Alex Riva

     

    Edition : France Loisirs

     

    Genre : Chick it

     

    Date de parution :

     

    Prix moyen : 10€

     

    Mon avis : Cette suite de « la grève des femmes formidables » commence là où c’était arrêté le premier tome : à l’aéroport, pour le retour des filles, où leurs hommes les attendent de pied ferme, ayant découvert le pot aux roses.
    Avant le début du livre, Alex Riva nous fait un petit rappel des faits s’étant produits, ce qui fait qu’on replonge sans problème dans l’histoire.
    Si pour certaines la grève a eu des effets plus que bénéfiques comme notamment sur Emma qui a fait une rencontre et sur Andréa qui a décidé de mettre son traitement pour avoir un nouveau bébé de côté, il n’en est pas de même pour toutes.
    Chloé a vécu une vrai déception avant de quitter la Grèce, mais cela l’a rendue encore plus déterminée à ne plus être la bonne poire de l’histoire et à devenir plus exigeante sur ce qu’elle désire, que ce soit professionnellement ou sentimentalement.
    Une nouvelle amie va venir se greffer au groupe et fait preuve de beaucoup de courage face à une situation difficile. J’ai beaucoup aimé cette Laurence et j’ai regretté qu’on ne la voie pas un peu plus.
    Encore une fois, comme dans le 1er tome, c’est le couple Paul/Alice qui m’a le plus énervée. Entre Paul qui a fait un effort et pense qu’il s’est acquitté à vie de ses devoirs de mari et retombe dans sa routine confortable et Alice qui ne fait que se plaindre et qui n’apprécie ni que les choses restent telle qu’elles sont, ni qu’elles changent, chaque passage de ce couple m’a exaspéré.
    Concernant l’épreuve que doit subir l’une des filles, j’ai été « déçue ». Déjà je trouve que cette épreuve a été trop survolée et qu’on n’a pas pu avoir le temps de ressentir une empathie pour celle qui la subit. Peut-être que ce second roman n’aurait pas dû être raconté du point de vue d’Emma, ou en tout cas pas uniquement.
    Ensuite, je ne trouve pas que cette épreuve ait tant que ça modifié les plans que font les filles au début de l’histoire.
    J’ai bien aimé cette suite, et j’ai été contente de voir comment les filles agissaient pour changer leurs vies après leur petite grève, mais j’ai été déçue par la narration à la première personne que j’ai trouvé peu adaptée.
    Dans le 1er tome, les filles étant toujours ensemble ou presque, Emma nous racontait quotidiennement leurs aventures, ici, les filles ont chacune leurs vie et ne se voient pas tous les jours. Parfois, elles n’arrivent à se retrouver que lors de leur diner mensuel et se raconte tout ce qui s’est passé entre temps, ce qui fait que la narration prend des allures de compte rendu qui fait perdre beaucoup de son charme à l’histoire. J’aurais préféré soit une narration classique, à la troisième personne avec un narrateur omniscient, soit une narration à la première personne alternant entre les points de vue de chacune des filles.

     

    Un extrait : Encore sous le choc de ce comité d’accueil surprise, nous nous dirigeons vers le parking de l’aéroport. Andréa rayonnait d’avoir retrouvé Vincent, son homme, celui qu’elle avait décidé de demander en mariage. Chloé, encore sous le choc et en pleine confusion sentimentale, avait le visage fermé. Elle avait fui le hall de l’aéroport, ne sachant ni si elle devait se réjouir de la présence et de la déclaration de Thomas. Quant à Alice, j’aurais adoré être une petite souris pour l’observer durant le trajet du retour avec Paul. Comment allait-elle aborder ce premier face-à-face avec lui après le baiser échangé avec Olivier ? Ce comité d’accueil avait été des plus étonnants et je me doutais que nous n’étions pas au bout de nos surprises.
    Un SMS de Mike me tira de mes pensées. Sourire aux lèvres, je songeais à notre rencontre, aux doux moments partagés durant la grève et à notre dernière nuit en Grèce. Cette semaine m’avait fait le plus grand bien. J’avais quitté une vie dont je me sentais prisonnière. Je la retrouvais sereine, avec de beaux projets en perspective et le désir d’avancer. Mike venait d’entrer dans ma vie. J’allais devoir apprendre à dompter mes angoisses pour ne pas reproduire, une fois de plus, le scénario qui régissait mes relations amoureuses.

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  • [Livre] La grève des femmes formidables

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    Résumé : Chères femmes formidables,(et chers messieurs curieux…),

    Si vous vous dites souvent que :

    Vous êtes fatiguée de tout gérer, pour tout le monde, tout le temps,

    Vous répétez à vos enfants chaque jour la même chose sans effet,

    Vous vous retenez de donner votre démission à chaque crise de votre patron,

    Vous aimeriez bien avoir une vingt-cinquième heure juste pour vous,…

    Alors il est temps de venir découvrir mes aventures et celles de mes amies Alice, Andréa et Chloé. Elles vous rappelleront sûrement des moments que vous avez déjà vécus, des rires, des larmes, des colères, des moments de blues… Bref, tous les instants de la vie d’une femme formidable parce que, vous aussi, vous en êtes une !

    Si vous prenez autant de plaisir à lire notre histoire que nous en avons eu à la vivre, c’est que j’ai bien fait de vous écrire.

     

    Auteur : Alex Riva

     

    Edition : France Loisirs

     

    Genre : Chick Lit

     

    Date de parution :

     

    Prix moyen : 10€

     

    Mon avis : 4 copines se retrouvent dans un même esprit de ras-le-bol, malgré des situations différentes : ras-le-bol du mari, des enfants, du boulot…bref d’un quotidien qui ne leur correspond plus et qui les étouffe.
    Quand j’ai ouvert le livre, je me suis dit : bon, encore un énième bouquin écrit sous forme d’une sorte de journal intime, qui va nous présenter, à la première personne, une accumulation d’anecdotes qui n’ont entre elles qu’un vague lien.
    Et puis finalement non. Même si Alex Riva ne révolutionne pas le genre (on reste dans la Chick Lit), l’histoire tient la route et l’écriture est agréable. Quel que soit notre situation, on se retrouve forcément dans au moins un des « problèmes » d’une des filles, que ce soit un mari qui croit que tout est acquis, une lassitude au boulot, des conflits avec les enfants…
    Plutôt que de se contenter de soupirer de concert, les filles, lors de leur dîner mensuel, ont l’idée de tout planter pendant une semaine : elles posent une semaine de congé et, pour celles qui ont mari et enfants, les laissent livrés à eux-mêmes.
    Chez les conjoints, les réactions sont diverses : si l’un s’inquiète de ce ras-le-bol en se reprochant de n’avoir rien vu, l’autre, égoïste, ne pense qu’à son petit confort et se demande de quoi son esclave conjugale pourrait bien se plaindre.
    Lors de cette semaine de détente, libérée de toutes contraintes, les filles vont m’être à plat, et par écrit, ce qu’elles aimeraient voir changer dans leur vie, et franchement, elles ne demandent pas la lune !
    Du côté des personnages, j’ai beaucoup aimé les deux sœurs ; Chloé et Andréa ainsi que leur amie Emma, qui nous raconte toute l’affaire. J’ai eu plus de mal avec Alice qui refuse de jouer le jeu, se fait tirer l’oreille pour mettre les choses à plat, se plaint de tout sans jamais rien faire pour changer. En réalité, je l’ai trouvée très assortie avec son mari, aucun d’eux ne veut se remettre en question. Et jusqu’à la dernière page du livre je vais avoir ce sentiment concernant Alice : elle m’exaspère. Son mari ne change pas, elle ne le supporte pas ; il change, elle n’est pas contente non plus parce que sa routine est perturbée…
    Sous ses couverts de roman facile de plage, ce livre pose la question de l’épanouissement personnel. Jusqu’à quel point doit-on se fondre dans le moule qu’on a construit pour nous ? Une femme peut-elle se contenter d’être une employée, une épouse, une mère ? N’y-a-t-il pas autre chose au-delà de ces rôles ?

     

    Un extrait : Alice, Andréa, Chloé et moi avions instauré le rituel du dîner des filles le troisième jeudi du mois. Nos vies nous laissaient peu de répit et cette pause commune mensuelle était notre bouffée d’oxygène. C’était l’occasion de faire le point sur la période qui venait de s’écouler, de partager nos petits bonheurs, nos scoops, nos rencontres, nos galères, nos pétages de plombs respectifs… Bref, une vraie soirée de filles ! Nous organisions le dîner à tour de rôle. Ce soir-là, c’était mon tour. J’avais choisi un bar à vins cosy.
    Comme d’habitude, j’étais la première. Installée dans mon large fauteuil, rêveuse, je parcourais la salle du regard avec curiosité lorsque j’entendis : « Hello, ma belle ! » L’arrivée de Chloé me ramena à la réalité.
    J’aimais sa jeunesse et son enthousiasme. Elle n’était plus la petite fille que j’avais connue, mais je désirais toujours la protéger et l’aider pour lui éviter de commettre les mêmes erreurs que les nôtres. Autant que nos expériences lui servent.


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  • [Livre] Les crevettes ont le cœur dans la tête

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    Résumé : Les tribulations sexuelles d’une trentenaire parisienne délurée, déterminée à trouver, malgré les embûches, l’amour, le vrai.

    Marion cherche son Mr Big sans obligation de résultat (elle est une adepte du « CDI sexuel »…), enchaînant les aventures, tantôt calamiteuses, tantôt extatiques. Quand ce n’est pas elle qui s’emballe, c’est une de ses trois meilleures copines…

     

    Auteur : Marion Michau

     

    Edition : J’ai lu

     

    Genre : Chick Lit

     

    Date de parution : 13 juillet 2016

     

    Prix moyen : 7€

     

    Mon avis : Le format journal intime est assez intéressant et aurait pu donner une lecture agréable. Malheureusement, j’ai été très déçue par ce livre.
    Le roman est une compilation de scénettes, qui sont liées les unes aux autres, mais qui donnent une impression décousue, comme si chaque anecdote n’était pas finie.
    Mais le plus gros problème que j’ai eu avec ce livre c’est que ce genre de livre est censé être léger et plein d’humour et là, j’ai ressentie une ambiance pesante. J’ai fini ce livre complétement déprimée.
    J’ai eu l’impression de lire l’histoire d’une érotomane : elle rencontre un homme, lui dit bonjour : ça y est c’est l’homme de sa vie et elle est sûre qu’il ressent la même chose mais qu’il ne le sait pas encore.
    J’ai ris bien trop peu pour un roman de ce genre.
    Marion m’a exaspérée surtout sur le côté « je ne supporte pas que les autres que j’ai jeté refassent leur vie ». Une fois ça va, mais systématiquement ça fait lourd.
    Tout le livre est comme ça, une grande hésitation entre deux types, dont un qui clairement se fiche d’elle. Des potes gays, des copines certaines casées d’autres non…bref rien de neuf, rien d’inédit et vu l’écriture, rien de vraiment intéressant.

    A zapper sans regret.

     

    Un extrait : SIGNES AVANT-COUREURS... DE JUPONS Sans nouvelle de l’amour, j’ai accepté de dîner en tête à tête avec un ami de ma fournisseuse officielle de tocards (Sophie, toujours, on ne change pas une équipe qui gagne). Cette fois, elle m’avait vendu le mec comme ouvert et fantaisiste, et c’est en effet avec beaucoup de fantaisie qu’il est arrivé avec ses sacs de courses (du Destop et des rouleaux de PQ, il y a vraiment des gens qui ne s’emmerdent pas avec le romantisme) et qu’il a descendu ses trois vodkas-pomme, la quasi-totalité de la bouteille de vin pendant le dîner, son cognac et le mien. À part ça, on s’est découvert des tas de points communs, autant de signes qui auraient dû me pousser à l’embrasser (au risque de choper une cirrhose fulgurante), mais je ne me laisse plus avoir par les signes.

    Comment ai-je atteint ce degré de sagesse bouddhique ? Laissez-moi remonter le cours du temps tel un saumon de Norvège.

    À vingt ans, une tarologue m’a dit que l’homme de ma vie s’appellerait « Bertrand ». À l’époque, j’étais serveuse et le seul « Bertrand » que je connaissais était un vieux postier pinté à la Leffe du matin au soir. Autant vous dire que je n’y ai prêté aucune attention, jusqu’à ce que, quelques années plus tard, je sois frappée par la foudre en arrivant dans une soirée. Je ne vais pas engraisser plus longtemps le suspense, l’élu s’appelait Bertrand. Le souci, c’est qu’il n’avait pas qu’un prénom, il avait aussi une femme et un petit garçon. J’allais fuir, mais imaginez ce qu’il restait de mes principes quand j’ai su qu’il s’appelait Michau comme moi (véridique, je le jure sur le dernier catalogue Louboutin).

    J’en ai pris pour deux ans de baises mémorables avec un homme marié, d’attentes éternelles et de promesses en toc. Bertrand Michau... Aujourd’hui, j’ai beau regarder sous mon lit, derrière mon rideau de douche, dans ma penderie : rien à faire, il ne fait plus partie de ma vie. Alors pardon, mais les signes, à d’autres.

    J’ai laissé l’ami de Sophie vaciller sur le trottoir et j’ai sauté dans un taxi. Dommage, on avait tellement d’affinités, mais en amour, on sait comment ça se termine quand on conduit bourré : on finit toujours par perdre tous ses points communs.

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  • [Livre] Sois belle-mère et tais-toi

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    Résumé : « Savez-vous ce qu’est une belle-mère ? »

    Réponse de Raphaëlle, 5 ans :

    « Oui, c’est une méchante femme qui veut tuer la fille de son nouveau mari ou qui la prend pour une bonniche ! »...

    Dix ans de vie conjugale, un mariage, un bébé et un divorce plus tard, Lola, la trentaine flamboyante, savoure enfin une liberté qu’elle est fermement résolue à ne plus jamais abandonner.

    Mais c’est sans compter sur les hasards de l’amour… Amour qui va la projeter, bien malgré elle, dans l’univers de près d’un million de ses congénères : celui de la famille recomposée !

    Prise dans le tourbillon de ce nouveau schéma parental sans mode d’emploi, Lola va alors tenter de trouver sa place, entre crises de rire avec ses copines et crises de nerfs à la maison.

     

    Auteur : Sarah Farri

     

    Edition : Createspace

     

    Genre : Chick Lit

     

    Date de parution : 2010

     

    Prix moyen : 13€

     

    Mon avis : Le moins qu’on puisse dire c’est que ce livre ne donne pas envie de se caser avec un type qui a déjà des enfants !
    Alors certes, être belle-mère n’est pas une chose facile, mais là, en plus d’une situation assez compliquée à gérer s’ajoute un père « branleur », laxiste, je-m’en-foutiste et qui a plus envie d’avoir une nounou chargée de veiller sur ses enfants, mais sans jamais lever la voix, que d’avoir une compagne à qui il faut faire une place dans la famille. Ajoutez à ça un meilleur ami à qui on peut décerner le titre de « pourriture 1er », une première ex hystérique et lamentable dans son rôle de mère, une seconde ex vraiment très désolée pour nous (ce qui ne donne pas franchement confiance), une armée de gosses plus mal élevés les uns que les autres, et vous obtenez la situation dans laquelle se retrouve Lola.
    Franchement, « Pourriture 1er » aurait essayé de me faire les coups qu’il fait à Lola, je pense que tout le quartier m’aurait entendu lui dire ses quatre vérités. Quant au coup du « j’ai une urgence » toutes les cinq minutes, j’aurais manu militari déposé les charmantes têtes blondes au boulot du père démissionnaire et je me serais barrée avec ma tête blonde à moi à la campagne en tête à tête !
    Non mais sérieux, un mec comme ça, ça ne se garde pas. C’est une vraie larve qui joue au chevalier ! Un m’as-tu-vu incapable de prendre ses responsabilités.
    Entre lui (Lucas), Samuel et Philippe (dont on entend parler plus qu’on ne le voit), on a une belle brochette de vainqueur !

    Malgré des situations un peu (beaucoup) caricaturées (non parce que si vraiment on tombe sur tout ça, en même temps… ben faut aller se faire démarabouter… franchement !) le texte est facile à lire, avec une écriture entraînante et beaucoup d’humour.
    J’ai un peu regretté que le papa et ses enfants ne fassent leur entrée que vers la moitié du livre, parce que bon, le livre s’intitule : « sois belle (mère) et tais-toi », pas « les folles parties de jambes en l’air de Lola ». Toute la partie « avant Lucas » aurait pu être réduite de moitié.

    Au final je dirais que ce livre était une lecture détente : sympa mais sans plus, drôle mais qui ne restera pas dans ma mémoire.

     

    Un extrait : « On n’échappe pas à son destin ». Peut-être, mais on n’échappe pas non plus aux statistiques ! Un mariage sur deux est voué à se dissoudre un jour... Pour ma part, j’ai tenu dix ans.

    D’une nature un peu rebelle, j’ai quitté le cocon familial dès l’âge de vingt ans. Pour suivre « l’homme de ma vie » ! Le dixième depuis ma majorité... ceci pouvant peut-être expliquer la réaction un brin sanguine de mon père à l’annonce de mon envol :

    — T’es tombée sur la tête ?! Et ton année de Prépa ? Lola, je te préviens, si tu franchis cette porte, je te coupe les vivres !

    — Ce garçon n’est pas pour toi. Je ne le sens pas du tout. Et tu sais que mon instinct ne me trompe jamais ! Tu vas le regretter, tu peux me croire ! avait alors cru bon d’ajouter ma mère.

    Mais la perspective d’une vie dépourvue de contraintes, ainsi que la promesse de mon bien-aimé de me prendre sous son aile, avaient balayé jusqu’à ma plus petite hésitation.

    Et même si au bout de quelques mois, je m’étais retrouvée étudiante la semaine et serveuse le week-end pour subvenir aux frais inattendus d’un quotidien à deux, j’avais eu la conviction de savourer pleinement ma liberté, sans soupçonner un instant que ce n’était qu’un leurre.

    — C’est qui la chérie de son doudou ? aimait à me demander, chaque matin, mon homme adoré.

    — C’est moiii ! Mi Amorrr ! répondais-je en roucoulant, les yeux brillants d’amour.

    Vingt-cinq ans, même homme, même vie. J’avais brillamment terminé mes études de marketing et étais entrée dans l’une des meilleures agences de publicité de Paris. Malheureusement, l’apparition de ce nouveau salaire n’avait en rien modifié mon rythme effréné. Mon amoureux croquant chaque centime de notre patrimoine pour ses propres aspirations, à l’image de cet intérieur Starck, si froid et si inconfortable, de cet écran de télé dont la platitude était inversement proportionnelle à son prix, je devais fournir de plus en plus d’efforts pour assurer notre minimum vital... et faire une croix sur mes rêves de voyages !

    — C’est qui la chérie de son doudou ?

    — C’est moi ! Mi Amor !

    Vingt-cinq ans, même homme, même vie, plus aucun roucoulement et des questionnements de plus en plus fréquents sur cette notion de liberté qui m’avait été si chère.

    Étais-je en train de faire fausse route ? À l’époque, je n’aurais su le dire. Lorsque je regardais les autres couples autour de moi, aucun d’eux ne m’apportait la preuve d’un éventuel modèle « idéal ». Entre Virginie et son époux volage, Agnès et son mari alcoolique, je ne me trouvais finalement pas si mal lotie !

    Sept ans de vie commune : le mariage s’était présenté à nous comme une évidence... Et mon époux commença enfin à agréer l’idée de fonder une famille. Mais au préalable, il souhaitait remplacer notre voiture, pourtant suffisamment récente et spacieuse, faire le plein de sorties, trouver un autre job, gagner plus d’argent, perdre 15 kilos, acheter une plus grande maison... et pourquoi pas remporter un Nobel de Physique et me faire refaire de la tête aux pieds ?!

    — C’est qui la chérie de son doudou ?

    — Hein ? Heu, c’est moi...

    Évènement inattendu, je tombai enceinte plus tôt que prévu, et « doudou » dut se résoudre à abandonner, momentanément, ses grands projets !

    À quelques jours de mes vingt-huit ans, je donnai naissance à une petite princesse, prénommée Aliénor, qui combla vite nos cœurs et... mon emploi du temps.

    Il y eut des jours où « si j’aurais su, j’aurais pas venu ! » et des jours où « quand je te prends dans mes bras... je vois la vie en rose... ». Mélange subtil de bonheur et de prise de conscience qu’on ne pouvait plus penser qu’à nous. Finie « la liberté » de nos vingt ans ! Là, c’était bébé qui réglait le tempo des sorties... à savoir plus aucune depuis son arrivée. Ma vie devint aussi rythmée qu’une musique techno : tétée-couche-ménage, tétée-couche-déjeuner, tétée-couche-paperasse, tétée-couche-dîner... pendant que mon cher et tendre, « super papa » en société, mais « homme invisible » à la maison, se délectait dans un programme de loin plus divertissant : boulot-apéro-tripot la semaine et connexion no limit sur jen_fous_pas_une.com le week-end.

    Je n’avais pas imaginé une telle vie de famille. Abandonnée par mon mari et reléguée au rang de meuble, je m’étais mise à mener la barque en mode monoparental avec mon alliance pour seul vestige de nos vœux sacrés.

    Le temps des désillusions démarra alors, comme si devenir maman m’avait greffé d’autres yeux. Tout me sembla soudain différent, à commencer par l’homme qui partageait ma vie depuis tant d’années. Je le trouvais moins attirant. Je scrutais chacun de ses faux pas. Je ne souriais plus à ses blagues. Je le voyais comme un étranger, avec lequel je n’avais plus rien à partager.

    — C’est qui la chérie de son doudou ?

    — Ta mère !!!

  • [Livre] Si tu me voyais maintenant

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    Résumé
     : Une existence réglée comme du papier à musique : de son emploi du temps à ses émotions, Elizabeth a tout planifié pour ne plus souffrir.

    Mais lorsqu'un inconnu fait irruption dans sa vie cette mécanique si bien huilée se dérègle.

    Insouciant, spontané, en quête perpétuelle d'aventures, le mystérieux Ivan semble touché par la grâce.

    Peu à peu, la jeune femme baisse le bouclier qui protégeait son coeur et sort de sa carapace.

    Mais que sait-elle d'Ivan ? D'où vient-il ? Est-il vraiment celui qu'il prétend être ou n'est-il qu'une illusion ?

     

    Auteur : Cecelia Ahern

     

    Edition : J’ai lu

     

    Genre : Chick lit

     

    Date de parution : 26 mai 2008

     

    Prix moyen : 7€

     

    Mon avis : De Cecilia Ahern je ne connais que P.S I love you, et encore je n’en est vu que l’adaptation ciné. J’avais ce livre dans ma PAL depuis des lustres mais je n’étais pas vraiment dans l’état d’esprit pour l’en sortir, d’autant plus qu’entre le titre et la couverture, je pensais avoir affaire à une autre histoire de deuil.
    En fait, pas du tout, comme j’ai pu m’en rendre compte quand j’ai tiré cette lecture au sort.
    Dès les premières pages, on fait la connaissance d’Ivan. Ivan est un meilleur ami professionnel. Il apparait aux enfants qui ont besoin de lui. Les adultes, qui ne le voient pas, le nomme « ami imaginaire », ce qui ne lui plait pas du tout.
    Mais un grain de sable va venir enrayer la machine. Elizabeth, la tante du nouveau « meilleur copain » d’Ivan, se met à le voir…

    Je n’ai pas du tout aimé Elizabeth. Si je comprends qu’elle soit perturbée, échaudée, qu’elle veuille contrôler chaque aspect de sa vie, je ne peux ni comprendre, ni pardonner l’attitude qu’elle a envers son neveu. Luke n’a que 6 ans, c’est un tout petit garçon flanqué d’une mère absente et alcoolique, d’un grand père bourru et démissionnaire et qui aurait mérité que celle qui vit avec lui se montre un minimum maternelle.
    Hors non seulement Elizabeth n’est pas maternelle, mais elle ne fait aucun effort dans ce sens. Luke est confiné dans sa chambre et sa salle de jeu, il n’a pas le droit de trainer ou d’apporter ses affaires dans le reste de la maison. Il doit se montrer silencieux en permanence, n’ouvrant la bouche que pour demander des permissions. Sa tante ne lui lit pas d’histoire, ne joue pas avec lui, mais ce qui a été de pire à mes yeux, elle refuse de lui laisser une part de rêve : pas de père noël, pas de petite souris, et certainement pas d’ami imaginaire…
    Je crois que c’est ce qui m’a le plus choquée dans l’attitude d’Elizabeth, cette obstination à empêcher Luke d’être un enfant.

    Même dans son travail, je me suis demandé comment elle pouvait s’en sortir. Une décoratrice d’intérieur qui ne présente jamais la moindre couleur, ce n’est pas très engageant.
    Voilà le travail difficile que va devoir faire Ivan : Décoincée un peu la reine des glaces.

    L’histoire, le passé d’Elizabeth n’est dévoilé que par petite touche, et on comprend pourquoi elle est devenue comme elle est.
    Du côté d’Ivan, on va en apprendre un peu plus sur son monde, sur les « amis imaginaires » et les difficultés de leur métier.
    La relation entre Ivan et Elizabeth est assez ambigüe : c’est une romance, mais pas une de celle que l’on a l’habitude de voir. Certain trouveront que la fin n’a rien d’un happy end, moi je l’ai trouvée parfaite.

     

    Un extrait : Elizabeth se mit debout et pénétra dans la cuisine baignée de lumière. Ses talons claquaient sur le carrelage en marbre, les éclats se répercutaient dans la pièce déserte et haute de plafond. Le soleil, qui tapait fort à travers les vitres de la véranda, réchauffait l’air ambiant. Aveuglée par ses rayons, Elizabeth plissa les yeux. Les meubles immaculés rutilaient, les plans de travail en granit noir étincelaient, les accessoires chromés reflétaient la lumière… un paradis revêtu de noyer et d’acier inoxydable. Elizabeth fonça droit vers la machine à espresso salvatrice et se prépara le remontant que réclamait son organisme roué de fatigue. Elle ouvrit un placard, en extirpa une tasse beige – avant de le refermer elle fit pivoter une autre tasse de façon à présenter son anse à droite, comme ses voisines –, fit glisser le long tiroir en acier où étaient rangés les couverts, remarqua un couteau égaré dans le compartiment à fourchettes, le rangea à l’endroit qui lui était dévolu, pêcha une petite cuillère et repoussa le tiroir.

    Du coin de l’œil, elle avisa un essuie-main jeté sans façon sur la poignée de la cuisinière. Elle le balança dans la remise, récupéra une serviette propre dans l’armoire, la plia soigneusement en deux et en drapa la poignée. Parfait. Chaque chose à sa place.

    Puis elle posa la tasse fumante sur un plateau en marbre destiné à protéger la table en verre, lissa son pantalon, épousseta sa veste. Elle alla ensuite s’installer dans la véranda pour y contempler son vaste jardin et le paysage vallonné qui s’étendait à perte de vue. Une symphonie de teintes émeraude, or et terre de Sienne.

    Elizabeth respira l’arôme puissant de son espresso et se sentit revivre. Elle se représenta sa sœur qui fonçait par-delà les collines au volant de son cabriolet, les bras en l’air, les yeux fermés, cheveux au vent, savourant son insouciance. En irlandais, Saoirse signifie liberté – un nom symbolique, choisi par sa mère dans une tentative désespérée pour rendre plus légères les obligations de la maternité, obligations qu’elle méprisait tant qu’elle pouvait. Elle avait souhaité que sa seconde fille l’aide à briser les chaînes de son mariage, à fuir ses responsabilités… bref, à la consoler de la dure réalité.

  • [Livre] Ensorcelée

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    Résumé : Depuis la mort de son mari, Rachel Stone mène une existence désastreuse mais, pour Edward, son fils de cinq ans, elle est prête à tout, jusqu’à retourner à Salvation dans l’espoir de récupérer un trésor. Lorsqu’elle découvre qu’un poste est à pourvoir dans le drive-in de Gabriel Bonner, c’est pour Rachel une joie inespérée et, malgré la rudesse de Gabriel, elle se sent irrépressiblement attirée. Mais son frère, Ethan Bonner, ne l’entend pas de cette oreille et d’étranges incidents lui confirment qu’elle n’est pas la bienvenue à Salvation.

     

    Auteur : Susan Elizabeth Phillips

     

    Edition : J’ai lu

     

    Genre : Chick lit

     

    Date de parution : 21 septembre 2011

     

    Prix moyen : 7€

     

    Mon avis : Ce livre fait partie d’une saga qui semble se concentrer sur les joueurs de football. Il se démarque donc un peu du reste de la saga puisque le personnage masculin principal n’est pas footballeur. En revanche, son frère aîné l’est, et il était le héros du tome précédent.
    A priori, il y a d’ailleurs un gros problème de traduction, puisque ce frère qui s’appelait Cal dans son propre tome (diminutif de Calvin) est devenu Charles dans celui-ci.
    Ça ne me pose personnellement pas de problème, puisque je n’ai lu que ce tome là, mais je me doute que pour ceux qui ont lu toute la saga, ce doit être un peu énervant.
    Gabriel est un vrai ours des cavernes. Il n’arrive pas à se remettre de la mort de sa femme et de son fils, survenue deux ans plus tôt, et il se montre odieux avec presque tout le monde, à l’exception de ses frères qui le dorlotent comme un invalide et ne l’aident, du coup, pas à faire son deuil.
    En revanche, comme il n’était pas à Salvation quand les choses ont mal tourné pour Rachel, il n’a aucun a priori sur elle et du coup, va la voir telle qu’elle est.
    La seule chose que je n’ai vraiment pas supporté chez lui, c’est son attitude envers Edward. Il y a un passage qui m’a profondément choquée :

    « Gabriel avait beau se répéter que l’enfant n’y était pour rien, quand il voyait Edward, il songeait à Jamie et se disait que le plus valeureux des deux était mort. » Tout ça parce que Edward est de nature plus calme, plus réservé (et quand on voit la vie qu’il mène depuis 3 ans, on le comprend).
    Il a parfois certaines réaction, ou réflexions qui font que, à la place de Rachel, je lui aurais sauté à la gorge.

    Rachel, elle, est en butte à l’hostilité de la petite ville qui la tient pour responsable des escroqueries de son défunt mari. D’ailleurs, ça m’a tué : les gens déjà, sont crédules qu’ils en peuvent plus, filent tout leur pognon à un escroc, mais en plus, quand il se fait arrêter, sa seule excuse est : c’est ma femme qui m’a entraîné et tout le monde décrète que ce pauvre homme, qui a été reconnu coupable des escroqueries quand même, est un pauvre homme manipulé par une vraie harpie.
    Et puis comme le bonhomme a eu la bonne idée de ne pas sortir vivant de sa tentative de fuite, c’est bien pratique d’avoir sa veuve sous la main pour servir de bouc-émissaire.
    Rien à redire sur l’écriture qui est exactement telle qu’on l’attend de ce genre de roman. On a de la romance, un poil d’intrigue (mais qui fait tout pour que Rachel s’en aille ?) et beaucoup d’humour, surtout dans les joutes verbales entre Rachel qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et Gabriel qui ne semble pas avoir l’habitude d’être contrarié.
    C’est un livre parfait à lire après une lecture difficile, pour faire redescendre la pression, ou simplement pour se détendre.

    Un extrait : Les derniers espoirs de Rachel Stone s’envolèrent dans un nuage de fumée noire jaillissant du capot de sa voiture. Elle eut à peine le temps de se garer sur le bas-côté de la route, en face d’un drive-in, juste en dessous d’un énorme panneau jaune et violet représentant un feu d’artifice.

    Ce fut là que, sous un soleil étincelant, sa vieille Impala brinquebalante rendit son ultime soupir.

    Bras croisés sur le volant, Rachel laissa retomber sa tête entre ses mains et succomba au désespoir. C’est sur cette route à deux voies, à la lisière de la ville de Salvation, en Caroline du Nord, que prenait fin un interminable parcours en enfer.

    — Maman ?

    Elle s’essuya les yeux et se redressa.

    — Je te croyais endormi, mon chéri.

    — C’est ce drôle de bruit qui m’a réveillé.

    Elle se tourna pour contempler son fils, qui venait de fêter son cinquième anniversaire. Sur la banquette arrière, il paraissait perdu parmi les paquets minables qui constituaient leurs maigres possessions. Rachel les avait entassés à l’intérieur de la voiture, la serrure du coffre étant coincée depuis des années à la suite d’un accident.

    La joue d’Edward était plissée là où il avait dormi, et ses cheveux étaient ébouriffés. Il était petit pour son âge, trop mince, encore pâle après la pneumonie qui avait menacé de l’emporter. Rachel sentit un élan d’amour l’envahir.

    Il la dévisageait solennellement par-dessus la tête de Jeannot, le lapin en peluche qu’il traînait partout depuis son plus jeune âge.

    — Tu as encore un problème ?

    Elle s’efforça de sourire.

    — Un petit souci avec la voiture, c’est tout.

    — On va mourir ?

    — Mais non, mon trésor, ne t’inquiète pas. Si tu marchais un peu, pendant que je jette un coup d’œil sous le capot ? Fais attention à la route.

    Il prit entre ses dents ce qui restait de l’unique oreille de Jeannot et, de ses jambes maigres, essaya de franchir l’obstacle que constituait un panier à linge rempli de vêtements usés et de serviettes de bain. Rachel se pencha par-dessus le dossier de son siège pour l’aider à ouvrir la portière, qui fonctionnait à peine mieux que le coffre.

    On va mourir ? Combien de fois lui avait-il posé cette question ? Son dernier repas à peu près correct remontait à plusieurs heures : une orange, un peu de lait et un sandwich à la confiture. Quelle sorte de maman était-elle, pour le nourrir aussi mal ?

    Une mère démunie, à qui il ne restait plus que neuf dollars et un peu de monnaie.

    Apercevant son image dans le rétroviseur, elle songea que, autrefois, on la trouvait jolie. Aujourd’hui, des ridules d’angoisse encadraient sa bouche, et ses grands yeux verts semblaient lui manger la figure. Sous les taches de rousseur, sa peau était blanche comme de la porcelaine. Elle n’avait pas de quoi s’offrir une visite chez le coiffeur, et ses cheveux auburn étaient en désordre. En guise de maquillage, il ne lui restait qu’un morceau de bâton de rouge à lèvres. Elle ne s’en était pas servie depuis des semaines. À quoi bon ? À vingt-sept ans, elle avait l’impression d’en avoir cent.

    Sa robe en toile bleue lui tombait sur les épaules. Le tissu était délavé, la coupe informe, et elle avait dû remplacer l’un des six boutons rouges par un bouton marron, faute de pouvoir en racheter une série. Elle avait expliqué à Edward que c’était « la nouvelle mode ».

    La portière grinça. Le goudron était brûlant sous les fines semelles de ses sandales. L’une des brides était cassée. Rachel l’avait raccommodée, et depuis, à l’endroit de la réparation, elle avait une ampoule. Tant pis. C’était peu de chose. L’essentiel était de survivre.

    Une camionnette passa à toute allure, sans s’arrêter. Rachel leva le bras pour se protéger le visage du vent et de la poussière. Elle jeta un coup d’œil vers Edward. Il se tenait près d’un buisson, Jeannot sous le coude, la tête renversée en arrière pour lire le gigantesque panneau au-dessus de lui : Drive-in L’Orgueil de la Caroline.

    Résignée, elle souleva le capot, puis recula précipitamment pour éviter les projections de vapeur. A Norfolk, le garagiste l’avait prévenue que le moteur était à bout. Cette fois, c’était grave.

    Elle s’assit par terre, dépitée. Non seulement elle n’avait plus de voiture, mais elle n’avait plus de maison, puisque, depuis une semaine, l’impala leur servait de toit. Elle avait expliqué à Edward qu’ils allaient faire « comme les tortues ».

    Elle soupira, accablée par cette nouvelle catastrophe, dernière d’une longue série de calamités qui l’avaient ramenée dans cette ville où, pourtant, elle s’était promis de ne jamais remettre les pieds.