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Chick Lit

  • [Livre] Diva attitude

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    Résumé : Si votre spécialité est de faire voler les assiettes, d’apparaître en robe provocante à des soirées déjantées au bras d’hommes que vous jetez ensuite en poussant les hurlements… Si vous êtes accro des fringues les plus dingues, les plus chères et les plus hype… que vous ne mettrez qu’une fois, ça va sans dire…

    Ne cherchez pas ! La Diva, c’est vous !

     

    Auteur : Erica Orloff

     

    Edition : Harlequin

     

    Genre : chick lit

     

    Date de parution : 2005

     

    Prix moyen : 3€

     

    Mon avis : Diva attitude est un petit livre sans prétention parfait pour se remettre d’une lecture difficile ou un peu trop intense.
    Elektra Kasmirova nous enseigne à être une diva. Mais attention, elle dit bien diva et pas pouffe (désolée pour le terme). Une diva aime être le centre de l’attention mais n’écrase pas les autres pour y parvenir ; une diva rit avec les gens, pas des gens, une diva ne médit pas et surtout elle ne juge pas les autres.
    Alors certes, une diva est extravagante, elle peut repeindre son salon trois fois dans le mois, elle pique des colères monstrueuses car elle ne fait pas dans la demi-mesure : quand elle a mal, elle souffre le martyre, quand elle est heureuse, la terre entière le sait… mais une diva n’est jamais méchante, jamais injuste, jamais égoïste (un poil égocentrique parfois).
    Bref, à la lecture de ce livre, on se rend vite compte que pour l’auteur, bon nombre de « demoiselles » estampillées Diva par les médias relèverait plutôt de la seconde catégorie que j’ai cité et que je n’écrirais pas une seconde fois parce qu’après ma mère demande où j’ai appris un tel langage.
    J’ai lu ce livre après un témoignage qui était non seulement poignant mais qui en plus se finissait mal, et il m’a fait un bien fou !
    Il est vrai qu’il ne restera pas dans les mémoires mais c’est ce qu’on appelle un livre de plage : agréable, drôle, avec une pointe de romance, léger… parfait pour s’occuper l’esprit en légumant au soleil (ou à l’ombre, on n’est pas sectaire !)

    Un extrait : Je rentre chez moi, ravie d'y trouver un peu de silence et de solitude. Une diva supporte assez mal la cohabitation. Je sors un soda du frigo et vais sur la terrasse écouter le ressac. L'écho des vagues qui se fracassent sur le rivage est toujours une musique apaisante, qui éveille en moi une humeur contemplative.

    Lentement, mes pensées dérivent vers David. Je ne sais pas pourquoi, le voisin de Scott me fait perdre un peu de ma diva attitude. Rassurez-vous, je ne nourris pas à son propos d'idées folles, style mariage, enfants et autres insanités. Je n'ai pas l'intention de repasser ses chaussettes ni de faire cuire ses sushis. Pardon ? On ne repasse pas les chaussettes et on ne fait pas cuire les sushis ? Aucune idée. Je suis la reine du pressing et des plats à emporter.

    Disons que j'aimerais juste me rouler contre lui le soir en m'endormant, après l'amour. Enfin, certains soirs. Et si j'ai envie de dormir. En général, l'amour me donne plutôt envie de dévorer un T-bone avec triple dose de frites ou un plateau de fruits de mer.

    De toute façon, je ne cours pas grand risque : ce David est l'exact inverse de mon type d'homme. Calme, studieux, posé... le portrait craché d'un prof de fac. D'ailleurs, il enseigne la littérature comparée à l'université de Miami (pour Scott, la littérature, c'est Cosmopolitan). En réalité, c'est justement son petit côté premier de la classe qui me donne envie d'ébouriffer ses cheveux et de faire souffler un vent de liberté sur son existence bien rangée.

    Oui, à la réflexion, cet homme a besoin qu'on s'occupe de lui. Bien entendu, il ne s'en doute pas. Pas encore. Mais c'est sûr, il attend qu'une diva vienne réveiller la bête de virilité qui sommeille en lui.

  • [Livre] Maudit karma

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    Résumé : Animatrice de talk-show, Kim Lange est au sommet de sa gloire quand elle est écrasée par une météorite. Dans l'au-delà, elle apprend qu'elle a accumulé beaucoup trop de mauvais karma au cours de son existence. Non seulement elle a négligé sa fille et trompé son mari, mais elle a rendu la vie impossible à son entourage. Pour sa punition, Kim se réincarne en fourmi. Et le pire reste à venir: de ses minuscules yeux d'insecte, elle voit une autre femme la remplacer auprès de sa famille. Elle doit au plus vite remonter l'échelle des réincarnations. Mais, de fourmi à bipède, le chemin est long. Kim devra surmonter bien des obstacles... et, au passage, revoir la plupart de ses conceptions sur l'existence !

     

    Auteur : David Safier

     

    Edition : Presse de la Cité

     

    Genre : Chick lit

     

    Date de parution : 2008

     

    Prix moyen : 19,50€

     

    Mon avis : Dur dur pour une présentatrice TV célèbre et reconnue de mourir d’une façon totalement idiote, de se réincarner en fourmi et d’apprendre que l’on doit cet état de fait à la manière horrible dont on s’est comporté de son vivant.
    Encore plus dur de réaliser que son ex meilleure amie est bien décidée à mettre le grappin sur son défunt mari alors même que la plaque de notre tombe n’est pas encore posée.
    C’est ce qui arrive à Kim Lange et bien qu’extrêmement contrariée par tous ces évènements, la voilà bien décidée à se battre pour empêcher la bimbo qu’elle a jeté sans ménagement de sa vie de prendre sa place. Le problème c’est qu’il est difficile d’influencer la vie d’autrui dans la peau d’un insecte. Mais pour monter dans la hiérarchie de la réincarnation, il va falloir accumuler du bon karma et ça ne va pas être de la tarte pour l’égoïste et carriériste Kim.
    A certains moments, je me suis demandé ce qui justifiait qu’elle « monte en grade », non parce que s’il est vrai que Kim, dans ses différentes incarnations, fait quelques bonnes actions, sa motivation profonde reste quand même très égoïste : elle veut séparer son ex meilleure amie de son défunt mari. Et peu importe si celui-ci a une chance d’être heureux avec elle, peu importe si elle risque de perturber sa fille… Elle veut les séparer, point. Et même pas vraiment pour le récupérer, juste pour les séparer. Son rêve serait que son mari (et son amant également, tant qu’on y est) fasse vœu de célibat en mémoire de la merveilleuse épouse qu’elle a été (vous la sentez l’ironie ?)
    Si je n’ai pas vraiment aimé le personnage de Kim, qui reste assez imbuvable (à part quand elle est dans la peau d’un chien, là, elle est vulnérable et un peu plus sympathique), j’ai adoré celui de Casanova. Oui oui, LE Casanova, qui vient de passer un nombre incalculable de vies dans la peau d’une fourmi car il n’a guère l’intention de faire le moindre effort pour améliorer son karma et qui va être entraîné par Kim dans son aventure (et comme il a bien meilleur cœur qu’elle, il sait toujours plus ou moins comment il faut agir).
    La plupart du livre est humoristique, mais il y a quelques passages qui serrent le cœur (j’en reviens à celui où Kim est réincarnée en petit chien).
    La dernière partie m’a un peu fait penser à la série Drop Dead Diva (les éclairs de génie dus aux souvenirs de la propriétaire d’origine du corps en moins).
    La fin est un peu trop attendue. J’aurais aimé un peu plus de surprise, quelque chose de plus original.
    En résumé c’est une bonne lecture, qui fait passer un bon moment, mais qui ne restera pas dans ma mémoire bien longtemps.

    Un extrait : En orbite depuis 1993, la station spatiale Photon M3 servait aux savants russes à réaliser des expériences médicales, biologiques, et à tester du matériel scientifique.

    Le jour de la remise du prix de la Télévision allemande, la base de Baïkonour commanda le retour de cette station, devenue obsolète, vers l’atmosphère terrestre où elle devait se consumer. Mais les ingénieurs du centre de contrôle durent alors se rendre à l’évidence : l’angle d’entrée dans l’atmosphère n’était pas tout à fait conforme à leurs calculs. Au lieu de se désintégrer, la station ne fut détruite qu’à quatre-vingt-dix-huit pour cent. Les deux pour cent restants furent dispersés sur tout le nord de l’Europe.

    Pourquoi je raconte ce fiasco ? Parce que le foutu lavabo de cette foutue station spatiale a atterri sur ma tête !

    J’étais debout sur le toit-terrasse de l’hôtel à contempler les lumières de Cologne by night, seule avec mes pensées confuses. Daniel parlait-il sérieusement ? Devais-je me séparer d’Alex ? Comment Lilly réagirait elle ? Dans quarante ans, mon postérieur dénudé figurerait-il encore dans les bêtisiers du monde entier ?

    C’est alors que je vis quelque chose briller dans le ciel. C’était très beau : ça ressemblait à une étoile filante. Je fermai les yeux et fis un vœu : « Que tout s’arrange… »

    À travers mes paupières fermées, je vis la lueur grandir, devenir aussi brillante qu’un fanal. Puis vint le bruit. Un bruit assourdissant ! J’ouvris brusquement les yeux, juste à temps pour voir une boule de feu foncer droit sur moi.

    Je compris aussitôt que je n’avais aucune chance de l’éviter. Je n’eus que le temps de me dire : « C’est vraiment dingue de mourir comme ça ! »

     

  • [Livre] Amoureuses Anonymes

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    Résumé : Depuis qu’Éric l’a larguée pour une pin-up de 23 ans à forte poitrine, Sophie devient dingue. Quand son amie Annie est arrêtée pour conduite en état d’ébriété, et est contrainte d’assister aux réunions des alcooliques anonymes, c’est le déclic. L’amour est une drogue. Pour lutter contre les overdoses, Sophie accueille chez elle les « amoureuses anonymes ». Entre celles qui font une fixette et les désespérées qui pleurent un amour perdu, elle va trouver un moyen de les guérir de leur dépendance à l’amour.

    Auteur : Jo Piazza

     

    Edition : Milady

     

    Genre : Chick lit

     

    Date de parution : 12 Juillet 2013

     

    Prix moyen : 8€

     

    Mon avis : Après quelques lectures « difficiles » (pas parce que je n’ai pas aimé les livres mais parce que les sujets n’étaient pas toujours très gais), il me fallait une petite comédie romantique, une lecture légère, pour rebooter mon cerveau.
    J’ai beaucoup aimé l’idée de Sophie de créer les Accros à l’Amour Anonymes (les AAA) qu’elle appelle régulièrement les Amoureuses Anonymes pour aller plus vite.
    Il faut dire qu’être « exilée » dans l’immense maison de sa grand-mère qui vient de décéder alors qu’on est une pure new-yorkaise, ça repose. Parce que la maison ne se trouve peut-être qu’à 30 min en train de Manhattan, mais le dépaysement est complet et loin de l’agitation de la ville, il est plus facile de se pencher sur le fond du problème.
    Et le fond du problème n’est pas tant d’avoir été largué (les hommes sont des salauds, en général cette phrase remonte le moral) que de se mettre toujours en situation de l’être, que ce soit par un comportement (Comme Sophie qui force la main à ses petits copains pour qu’ils formulent des sentiments qu’ils ne ressentent pas forcément) ou par un choix de relation (Comme Katrina qui ne craque que sur des fils à maman, homosexuels refoulés).
    L’histoire est presque un huis-clos, pendant une grande partie du roman, on ne quitte pas la maison de la grand-mère, et on assiste à la lente reconstruction de l’amour-propre de femmes qui n’ont à l’origine rien en commun mais qui vont devenir les meilleures amies du monde.
    Au fil des anecdotes racontées par les Amoureuses Anonymes, on se retrouve, quand on a aussi agi de cette façon-là après une rupture, ou on se rassure en se disant que ça va, il y a plus taré que nous.

    Après, c’est une comédie sentimentale, donc on s’en doute, tout va plus ou moins bien finir pour chacune et chacun des protagonistes, même si c’est à des degrés différents.
    Mais c’était absolument ce qu’il me fallait : une lecture légère, drôle, et même un peu prévisible. Une lecture sans prise de tête, pour bien débuter la semaine !

    Un extrait : Je fus tirée de mon hébétude avinée par les paroles de Rump Shaker.

    All I wanna do is zoom zoom and boom boom, just shake your…

    J’avais la bouche spongieuse, et je dus me passer la langue sur les lèvres pour m’assurer que j’étais capable de former des mots. Il fallait que je change de sonnerie.

    C’était Eric.

    Le moment était peut-être enfin arrivé. Il m’appelait pour s’excuser. Vulgos avait péri dans un tragique accident de tapis roulant à la salle de sport, et il m’attendait déjà à la gare avec des fleurs et des ballons, comme dans la scène finale de Love Actually lors des retrouvailles à l’aéroport, au moment où l’on comprend que l’amour est effectivement partout.

    Il y avait un homme très, très en colère à l’autre bout du fil.

    — Enlève-le, Sophie.

    — Hein ? Eric ?

    — Enlève mon pénis d’Internet, grogna-t-il.

    Il termina sa phrase par une sorte de couinement paniqué, révélant qu’il pensait (non, qu’il savait) s’adresser à quelqu’un dont toutes les cases n’étaient pas bien fixées.

    Oh, misère !

    La nuit précédente me revint soudain en un flou accéléré.

    Lorsque j’avais englouti la dernière goutte de ma seconde bouteille de vin, Annie m’avait aidée à dresser une liste des raisons pour lesquelles Eric était affreux, horrible, pas bien et très nul. J’ai toujours aimé faire des listes. Je m’en sers presque tout le temps, que ce soit pour faire des courses au supermarché ou pour planifier mes week-ends.

    — Et la fois où il est revenu d’Europe et qu’il s’est mis à embrasser tout le monde sur les deux joues comme un comte ou un mannequin italien, crachai-je alors.

    — Ou le fait qu’il n’acceptait jamais de s’asseoir à la première table qu’on lui proposait au restaurant, ajouta Annie. Il faisait toujours passer le serveur pour un imbécile en choisissant une autre table, arbitrairement, juste pour se donner l’air snob et exigeant.

    — Oh ! Oh ! Ou sinon, le fait qu’il ne disait jamais juste « je te présente mes amis de la fac » ou « je te présente mes amis du lycée » ; il fallait toujours qu’il dise : « Je te présente mes potes d’Exeter. »

    C’est alors qu’Annie sortit la perle qui devait nous pousser à commettre l’impensable :

    — Tu te souviens, quand il avait eu cette phase « textos cochons » dégoûtante et qu’il passait son temps à t’envoyer des photos de son sexe ? Les pénis, c’est vraiment immonde. Personne ne devrait jamais les prendre en photo. On dirait des monstres marins prêts à attaquer. Beeeeurk… C’est en partie pour ça que j’aime les filles.

    Eric n’avait fait ça qu’une semaine, avant d’apprendre que j’étais pour le moins réticente à cette méthode moderne de déclarer son amour. J’avais essayé, mais je n’arrivais pas à me résoudre à prendre des photos de mes parties intimes pour les envoyer sous forme numérique. Il faut dire aussi que les gros plans n’étaient jamais flatteurs à leur égard, et ce quelle que soit la lumière (j’avais testé de nombreux éclairages).

    Évidemment, Vulgos le faisait sans arrêt. J’avais trouvé les textos le même jour que les mails compromettants. L’iPhone d’Eric ressemblait à un exemplaire de Penthouse.

     

  • [Livre] Beaux mecs et sac d'embrouilles

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    Résumé : Mentir, ça n'a vraiment rien de compliqué. En tous cas, cela n'a jamais été un problème pour moi. Jusqu'à l'arrivée d'un certain Tommy Sullivan, fraîchement débarqué en ville danse seul but de me gâcher l'existence. Bon, d'accord, j'ai trahi sa confiance quand on était au collège, mais c'était il y a quatre ans ! Sans compter qu'il en a profité pour devenir un vrai canon !
    Entre mes deux petits copains et mes gros mensonges, le concours "miss Clam" et mon job au restaurant, je ne sais plus où donner de la tête. Et je crois que le retour de Tommy ne va pas arranger les choses...

    Auteur : Meg Cabot

     

    Edition : Le Livre de Poche

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 2012

     

    Prix moyen : 7€

     

    Mon avis : Je trouve que ce genre de livre est un livre fait pour être lu au bord de l’eau ou dans son bain. C’est une petite histoire sympathique mais on ne se frappera pas la poitrine de désespoir s’il y a du sable entre les pages ou s’il fait une chute aquatique.
    Comme souvent dans les livres de Meg Cabot, l’histoire est légère et l’héroïne un poil énervante.
    Il faut quand même avouer qu’elle est moins insupportable que d’autres héroïnes de Chick lit. D’abord, elle n’a que 17 ans, ce qui lui donne l’excuse de l’âge. Ensuite, ses mensonges ne sont pas bien graves : elle sort avec deux garçons, elle ne dit pas à ses parents qu’elle économise pour un appareil photo pour ne pas leur faire de la peine, vu qu’ils lui en ont offert un à noël (un appareil familial alors qu’elle veut un professionnel)… Il n’y a pas de quoi se jeter des pierres.
    En revanche, ce que j’ai beaucoup apprécié c’est le thème qui est à mes yeux le plus important dans ce livre : la quasi impunité qu’on, dans les petites villes, les membres des équipes sportives du lycée.
    On sait bien qu’aux Etats-Unis le sport scolaire et universitaire est très important et rassemble de nombreux supporter, mais on constate, surtout dans les villes de province, que les joueurs, surtout si leur équipe remportent les matches, sont souvent considérés comme des demi-dieux : notes revues injustement à la hausse par les professeurs, passe-droits, indulgence des habitants de la ville et des autorités locales… Tout un tas de choses dont ne bénéficient pas les autres jeunes, même s’ils sont tout aussi remarquables dans d’autres domaines.
    J’ai beaucoup aimé que l’auteur nous montre à quel point cette vénération peut aller loin (dans les actes comme dans le ridicule) à travers les yeux de personnes qui ne sont pas des fans aveugles et prêt à tout pardonner et accepter sous prétexte que quelqu’un sait taper dans un ballon.
    Bien sur ce contexte, même s’il est pour moi le point le plus important et le plus intéressant du livre, n’est qu’une toile de fond pour l’intrigue qui est celle de tout bon roman de chick lit qui se respecte : l’héroïne va-t-elle sortir indemne des mensonges dans lesquels elle s’enferre et avec quel garçon (question Ô combien importante) finira-t-elle (quoi que, quiconque ayant un QI dans la moyenne et ayant déjà lu un livre de ce genre, tout auteur confondu, devrait pouvoir répondre à cette question très vite).

    Un extrait : — Mais qu’est-ce qu’elle fiche ici, celle-là ? s’est écriée ma meilleure amie, Sidney van der Hoff, alors que je m’approchais de la banquette du coin pour distribuer les menus.

    Sidney, bien sûr, ne parlait pas de moi, mais dévisageait une fille à une table voisine. Je ne pris pas la peine de jeter un œil pour voir à qui elle faisait allusion, car mon petit ami, Seth, assis à côté d’elle, me contemplait avec son beau sourire… Un sourire qui fait craquer toutes les filles depuis le CM2, année où nous avons remarqué pour la première fois sa dentition parfaite et immaculée, ses lèvres à croquer.

    Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi, entre toutes les filles de l’école, c’est sur moi qu’il a choisi de poser ces lèvres.

    — Salut, bébé ! m’a-t-il lancé dans un battement de cils – lesquels, longs et sexy, ont fait dire à ma mère lors d’une conversation téléphonique avec la mère de Sidney qu’ils étaient du gâchis, parfaitement inutiles à un garçon.

    Seth a enroulé un bras autour de ma taille et m’a serrée contre lui.

    — Salut ! ai-je répondu, un peu essoufflée, pas simplement à cause de son étreinte, mais aussi de la table douze couverts dont les convives célébraient le quatre-vingt-dix-septième anniversaire de Mme Hogarth et m’éreintaient à force de siroter leurs verres de thé glacé qu’il me fallait reremplir toutes les deux minutes et à volonté. C’était comment, votre film ?

    — Nul ! a tranché Sidney pour tout le monde. T’as rien raté. Les cheveux blonds ne vont pas du tout à Lindsay ; je la préfère en rousse. Non mais sérieusement, qu’est-ce que Morgan Castle fait ici ? (Sidney s’est servie du menu que je venais de lui donner pour pointer une table que servait Shaniqua.) Elle est drôlement gonflée, vous ne trouvez pas ?

    J’ai d’abord cru que Sidney se trompait car Morgan Castle n’était pas du genre à mettre les pieds à La Mouette rieuse en pleine saison, lorsque les touristes affluent. Les gens du coin comme elle savent très bien qu’il vaut mieux éviter cet endroit l’été. En tout cas, quand on n’a pas réservé. En haute saison, sans réservation, il faut compter une heure d’attente minimum les soirs de semaine comme ce mardi et deux heures le week-end.

    Ça n’a pas l’air de gêner les touristes. Mais il faut préciser que Jill, notre hôtesse d’accueil, leur distribue à chacun un de ces énormes bipeurs, trop grands pour entrer dans leur poche ou pour qu’ils partent avec par erreur, en leur disant qu’elle les bipera dès qu’une table se libère.

    Vous seriez étonné de l’impact positif que cette information a sur les touristes. J’imagine qu’ils sont habitués parce que c’est pareil dans les chaînes de restaurants là où ils habitent. Ainsi, ils repartent avec leur bipeur et tuent le temps en flânant sur la jetée. Ils jettent, par-dessus la rambarde, un œil aux bars rayés qui nagent dans l’eau claire. (Là, il y a toujours un gamin pour s’exclamer : « Regarde, maman ! Des requins ! ») Certains poussent jusqu’au Vieux-Port – ses rues pavées, ses boutiques pittoresques – avant de rebrousser chemin en lorgnant au passage la jet-set estivale occupée à regarder la télévision par satellite ou à siroter un gin-tonic à bord de ses yachts.

    Alors, leur bipeur retentit soudain et ils s’empressent de regagner le resto pour prétendre à leur table.

    Parfois, tandis que Jill conduit les touristes à une de mes tables, j’en surprends un qui demande : « On ne peut pas plutôt s’asseoir LÀ ? », en pointant du doigt une longue table avec banquette dans un coin.

    Dans ce cas, Jill sort toujours un truc dans le genre : « Je suis vraiment désolée. Cette table est réservée. »

    Sauf que c’est n’importe quoi parce que la table n’est pas réservée. Enfin, pas vraiment. On la garde tous les soirs au cas où un VIP débarquerait.

    Ce n’est pas qu’il y ait tant de VIP que ça à Eastport, Connecticut. Bon d’accord : il n’y en a pas. De temps à autre, pourtant, au moment du creux entre le déjeuner et le dîner, avec Jill et Shaniqua, on s’assoit et on se met à délirer en imaginant qu’une VRAIE célébrité passe la porte du restaurant. Chad Michael Murray par exemple (bien qu’il ait baissé dans notre estime depuis qu’il a divorcé) ou Jared Padalecki, ou même le prince William (qui sait ? Son yacht pourrait très bien s’être perdu…).

     

  • [Livre] Une semaine légèrement agitée

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    Résumé : Va-t-elle survivre à une (longue, très longue) semaine de vacances avec (toute) sa famille?
    C’est le casse-tête obsédant de Chelsea Benton depuis que sa mère a lancé sa bombe : les réunir tous en hôtel-club à Lanzarote pour fêter ses 60 ans. Bien sûr, Chelsea les aime ! Mais… il y aura son petit neveu aux doigts poisseux (très mauvais pour les fringues de marque), sa nièce ado que tout « saoule », son grand-père adorable mais pas du genre à passer inaperçu, son beau-frère… Aucune chance de mettre à profit ces vacances forcées pour approfondir les relations avec le beau mec de l’avion (oui, celui qui est accompagnée de la petite peste de 6 ans).
    Mais la goutte d’eau qui fait déborder la piscine, c’est que la sœur de Chelsea est de la partie. La fille parfaite, mariée, femme au foyer exemplaire dont Chelsea se demande si elle doit l’envier (elle, elle vient encore de se faire larguer) ou la plaindre (franchement, lâcherait-elle son job d’esclave dans un magazine glamour à Londres pour devenir épouse et maman? Elle se tâte…).
    Bref des vacances (horribles) sans surprise ? Pas sûr. Des surprises, il va y en avoir au contraire. Et même, de vraies.

     

    Auteur : Chrissie Manby

     

    Edition : Mosaic

     

    Genre : Chick Lit

     

    Date de parution : 01 janvier 2015

     

    Prix moyen : 17€

     

    Mon avis : Une famille bas de gamme. C’est un peu le sentiment qu’a Chelsea au sujet de sa famille même si elle les aime beaucoup. Il faut dire que si elle emprunte des vêtements à son magazine pour faire croire au sien que sa vie à Londres est bien plus glamour que ce qu’elle est en réalité, l’attitude de la famille, elle, est difficilement excusable.
    Autant le grand père, qui hurle des insanités à tout bout de champ, est excusable de part sa démence sénile, autant on peut comprendre que Jack, le petit bout de 6 ans pose parfois des questions indiscrètes, autant la crise d’adolescence peut expliquer la mauvaise humeur de Sophie, autant, en revanche, le reste de la famille est franchement pénible.
    Les parents de Ronnie et Chelsea n’en ont que pour leur fille ainée, celle qui est mère au foyer, qui n’a pas beaucoup d’argent et qu’il faut soutenir. Chelsea, on la moque parce qu’elle a perdu l’accent du bled où elle est née après ses études et son travail à Londres, on lui lance des piques permanentes sur les différences entre leur vie simple et la vie qu’elle est supposée mener à Londres. Le genre d’«humour » bien lourd, qui ne fait en général rire que les beaufs.
    Chelsea qui se bat pour avoir le meilleur, n’est pas particulièrement enchantée de passer une semaine de vacances dans un hôtel bas de gamme, où le même buffet est réchauffé chaque jour, provoquant maux de ventre ou pire et affublés de chambres minables. Mais elle essaie de faire contre mauvaise fortune bon cœur, même si sa patronne continue à lui envoyer mai sur mail, comme si elle n’était pas en vacances.
    Ronnie est débordante de haine envers sa sœur, sans pour autant avoir de raison légitime. Elle lui reproche sa vie à Londres, elle lui reproche d’avoir un travail extrêmement prenant, de travailler pour un magazine qu’elle juge frivole. En réalité, elle lui reproche surtout d’être elle-même coincée dans une vie dont elle n’est pas sûre de vouloir encore, d’avoir abandonné ses études parce qu’elle s’est fait mettre enceinte à 17 ans. Elle reproche à Chelsea de ne pas être restée stoïquement à ses cotés, de ne pas avoir mis sa vie de coté pour lui servir de béquille. Mais Chelsea devait-elle payer pour les erreurs de sa sœur ?
    Chacune des deux sœurs pensent que l’autre est la préférée. Ronnie croit que Chelsea l’est parce qu’elle a fait des études, parce qu’elle vit à Londres, parce qu’elle a « réalisé ses rêves ». Elle ne se demande même pas d’ailleurs qu’elle est la vraie existence de sa sœur, ni si elle est heureuse.
    Chelsea garde le souvenir amer d’avoir du dormir deux ans sur le canapé trop court pour elle du salon, d’avoir du s’effacer devant sa sœur et son bébé. Elle a eu le sentiment d’être rejeté de la famille parce que « Chelsea est indépendante ». Elle pense que sa sœur a toujours eu le soutien de sa famille au contraire d’elle.
    L’histoire entre Adam et Chelsea reste en filigrane mais l’histoire principale reste focalisée sur les relations de famille et surtout sur la relation qui se tisse entre Chelsea et son neveu Jack.
    J’ai beaucoup aimé ce livre, même si les membres de la famille de Chelsea m’ont profondément agacée, de même qu’Adam, les trois quart du temps.


    Un extrait : En entendant la nouvelle, Mark s’était inquiété lui aussi ; mais, même s’il avait mollement protesté en disant que comme d’habitude ses beaux-parents étaient trop généreux, il avait l’air ravi, tout comme les enfants. Des vacances gratuites, ça ne se refusait pas, surtout des vacances au soleil, et contrairement à bien des gens Mark appréciait vraiment beaucoup sa belle-famille (qui ne l’était pas officiellement d’ailleurs). Sophie, du haut de ses quinze ans et demi, l’avait joué un peu blasée, évidemment, mais Ronnie savait que sa fille était contente et soulagée de pouvoir annoncer aux copines qu’en fin de compte elle partait en vacances à l’étranger cet été. De son côté, Jack, six ans, était encore à l’âge où rien n’est plus génial que des vacances en famille. Du moment que toute la famille suivait, il aurait été tout aussi excité de passer une semaine dans n’importe quel hôtel à Wolverhampton. Ses grands-parents l’adoraient, mais c’était surtout la perspective de revoir sa tatie Chelsea qui semblait le réjouir le plus.

    — Tatie Chelsea ! Elle vient, c’est vrai ? s’écria-t-il. C’est vrai ? Elle va jouer au cricket avec moi alors ! ajouta-t-il en se rappelant la dernière fois où il avait vu sa tante, deux ans plus tôt, à un barbecue familial.

    Cet après-midi-là, entre deux grimaces devant les hamburgers de Mark et deux jérémiades sur le travail accablant qu’elle avait dans son magazine de snob, Chelsea avait lancé deux ou trois balles à Jack. Franchement, elle ne lui avait pas montré beaucoup d’intérêt, mais bizarrement Jack gardait d’elle un souvenir inoubliable.

    — J’ai trop envie de la voir !

    — Oui, enfin, si elle daigne venir, maugréa Ronnie à l’intention de Mark. Ça m’étonnerait que mademoiselle je m’la pète ait envie de passer ses vacances dans un Hôtel-Club aux Canaries. Qu’est-ce qu’elle va dire au bureau ? J’imagine qu’elle peut en tirer un article irrésistible sur sa semaine en immersion dans la classe moyenne !

    Mark ne répondit rien. Sur le sujet des relations entre Ronnie et sa sœur, il préférait s’abstenir.

    Certaines personnes considèrent leurs frères et sœurs comme « leurs meilleurs amis ». Eh bien, ce n’était pas le cas de Ronnie et Chelsea. Elles ne se parlaient plus depuis deux ans.

     

  • [Livre] Ça peut pas rater

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    Résumé : Marie pensait avoir trouvé l’homme de sa vie, jusqu’à ce que son couple implose de façon brutale et scandaleuse. Anéantie, elle décide ne plus faire confiance aux mâles et surtout, ne plus rien leur passer. Ni dans sa vie privée, ni au travail.
    Marie ne croit plus à l’amour, ce mirage source de tous les malheurs des femmes. Mais voilà, Marie a du cœur, une famille, des amies aussi tordues qu’elle et une soif de vivre qui n’a pas fini de la précipiter dans des plans impossibles.

     

    Auteur : Gilles Legardinier

     

    Edition : Fleuve éditions

     

    Genre : Chick lit

     

    Date de parution : 02 octobre 2014

     

    Prix moyen : 20€

     

    Mon avis : Ça peut pas rater… Qui n’a jamais pensé ça après avoir échafaudé un plan pendant des heures pour rencontrer un mec « par hasard », faire annuler un contrôle, avoir un jour de congé…
    C’est en général quand on se dit ça que ça rate, justement.
    Dans le cas de Marie, on ne peut pas dire que ça rate vraiment. Disons plutôt que ça réussit avec effets secondaires. Des effets secondaires importants cela dit.
    Trois histoires se déroulent en parallèle : La vengeance que Marie veut effectuer sur Hugues (et on la comprend ce type est tout à fait imbuvable), la recherche de qui peut bien lui écrire des lettres anonymes et le combat mené contre la nouvelle direction de son entreprise.
    Les trois histoires se télescopent parfois, des choses qui arrivent dans l’entreprise donnent des idées à Marie pour sa vengeance, par exemple.
    On rit beaucoup, Marie et son amie Emilie ayant plus que tendance à se mettre dans des situations abracadabrantes.
    Personnellement, j’ai trouvé qui écrivait les lettres avant elle et je serais allée bien plus loin dans la vengeance (destruction totale).
    J’ai bien aimé les garçons du service qualité : Alexandre, Sandro et Kevin. Leur manière de contrôler les matelas ferait faire une crise cardiaque à la majorité des patrons.
    Florence et Petula sont impayables entre une qui tombe des chaises à chaque fois qu’elle rit et l’autre qui transforme le hall d’accueil de l’entreprise en salle de danse. Quant à Valérie, ses idées farfelues qui ponctuent le roman sont toujours sources d’amusement tant pour l’idée elle-même que pour la manière dont son entourage doit la dissuader de les mettre en œuvre.
    Et au milieu de tout ce joyeux (et parfois stressant) foutoir, Marie n’oublie pas de se mêler de la vie amoureuse de sa meilleure amie. Question de priorité !
    La fin est sans réelle surprise, mais c’est un peu la signature de ce genre de roman, on aimerait bien moins si ça finissait différemment, soyons honnêtes.
    Le livre se lit vite, l’écriture est fluide et il n’y a aucun temps mort. Les moments de rires sont intercalés avec des moments plus sérieux mais qui ne durent pas, ils ne servent qu’à nous laisser reprendre notre souffle.
    Je recommande à tous ceux qui ont besoin de rire.

    Un extrait : Malgré le climat grippal de cet hiver qui n’en finit pas, je n’ai besoin d’aucune vitamine. La rage me porte, la colère et la soif de vengeance m’animent. Plus besoin de faire du sport, plus besoin de bonnes résolutions, les mauvaises me suffisent amplement. La rage m’aide à brûler les calories et me donne aussi envie de mettre le feu à l’autre fumier et tout ce qui compte pour lui.

    Quand je pense que j’étais prête à renoncer à lui faire la guerre. Quand je pense que j’allais me satisfaire de leur avoir dérobé un chat qui se montre tous les jours un peu plus malin et plus affectueux. Il est vrai que cette bestiole contredit à elle seule le dicton : « Bien mal acquis ne profite jamais. » Paracétamol est passé à l’Ouest, il a changé de camp. Il pactise avec son ravisseur. C’est le syndrome de Stockholm avec des croquettes. Du coup, j’étais prête à poser l’épée face à l’autre débris et sa gravure de mode, mais le coup du resto, l’humiliation publique, ça, je ne vais pas le lui pardonner. J’ai tout prévu, tout planifié. Ça peut pas rater.

     

  • [Livre] Fashion victim

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    Résumé : Moi, une Fashion Victim ? Vous avez vu le look du mannequin-star de la couverture ? Vous ne croyez quand même pas que je vais me déhancher dans une robe rouge ultramoulante qui franchement ne cache rien, uniquement pour être in ? De toute façon, les potins de stars et les conseils bidon, ce n'est pas mon truc... Et il ne faut surtout pas croire ce que raconte ce magazine. Je suis bien placée pour le savoir, puisque je suis l'auteur de certains de ses articles ! Moi qui rêvais de gloire littéraire, me voilà réduite, pour faire mon trou dans cette boîte, à me battre bec et ongles avec des folles furieuses que le mot " complot " rend hystériques ! Et croyez-moi, sur la planète People, tous les coups sont permis

     

    Auteur : Lynn Messina

     

    Edition : Harlequin

     

    Genre : Chick lit

     

    Date de parution : 2004

     

    Prix moyen : 5€

     

    Mon avis : Fashion victim, c’est le titre du magazine pour lequel bosse l’héroïne de ce livre, Vig (apparemment, diminutif d’Hedwig) Morgan.
    Dès les premières pages, je fais deux constatations :
    La première, la description du magazine me rappelle furieusement « Grazia » : aucun article de fond, tout ramené aux peoples, articles conçus sur un seul modèle avec les noms des célébrités qui changent, aucune idée un tant soit peu originale… bref, un torchon dont les rédacteurs osent quand même se nommer journalistes.
    La seconde : Une jeune femme qui rêve d’être une vraie journaliste mais qui fait ses premières armes dans un magazine de mode, un passage obligé d’assistante pendant deux ans auprès de la rédactrice en chef avant de devenir rédactrice junior, une rédactrice en chef odieuse, une nouvelle rédactrice senior ennemie jurée de la rédactrice en chef… Oui oui, vous ne révez pas, c’est bien la base de « Le diable s’habille en Prada ».
    Alors, soyons juste : en France, Fashion victim est sorti avant le diable s’habille en Prada. Au USA, je ne sais pas… Alors savoir laquelle s’est « inspiré » de l’autre.
    Ce qui change, en revanche, entre les deux bouquins, c’est que là où l’héroïne du diable s’habille en Prada accepte plus ou moins de faire des concessions de plus en plus énormes, celle de fashion victim intègre joyeusement un complot visant à faire virer par les éditeurs (les big boss) la vilaine rédactrice en chef dans l’espoir de la faire remplacer par la gentille nouvelle rédactrice senior.
    Et c’est un peu là que le bât blesse dans ce livre : c’est qu’il n’y a quasiment pas de rebondissements. Il y a bien quelques scènes qui font sourire mais jamais l’impression que tout va être découvert que les conspiratrices vont se faire prendre sur le fait…
    Au final, ce n’est que dans les derniers chapitres que l’on a quelques « coups de théâtre » : la révélation du vrai visage d’une personne, un changement important pour une autre et bien sûr, le résultat du complot dont je ne vous dirait pas s’il a fonctionné, s’il a échoué ou s’il a réussi au-delà des espérances de notre héroïne.
    En résumé, c’est un livre qui se lit facilement, parfait pour la plage ou pour lire à la terrasse d’un café, mais sans plus.
    Pour le style, je ne sais pas lequel des deux romans a été écrit en premier, mais j’ai quand même préféré « le diable s’habille en Prada » que j’ai trouvé mieux écrit avec des personnages plus travaillés.


    Un extrait : —   Vig, elle ressemble à quoi, votre colocataire ?

    —   Une grande blonde aux yeux verts.

    —   Est-ce qu’elle a des allures de garçon, comme vous ?

    —   Euh... c'est-à-dire...

    —   Vous voyez ce que je veux dire... le look fil de fer et œufs sur le plat, la grande perche droite comme un I, le genre Twiggy des années 60...

    —   A vrai dire...

    —   En d'autres termes, plate comme une limande. Pas question de déceler sur elle l'ombre d’une courbe, même en mettant sur le coup les meilleurs cartographes de la planète.

    —   Eh bien...

    —   Parce que si jamais elle a des formes, vous savez que ça ne marchera pas. On ferait bien appel à vous, mais la déontologie maison nous empêche d'utiliser nos propres employés. Bien sûr, je pourrais vous virer, mais il faudrait que je fasse des pieds et des mains pour trouver une autre assistante et je n'ai pas vingt minutes à perdre en ce moment! Ecoutez, allez voir l'agence Ford à Soho, et dites-leur qu'on recherche une fille exactement comme vous pour notre papier sur les demoiselles d'honneur qui ont des silhouettes pas possibles... Insistez bien sur le fait que la fille doit faire vrai. Elle doit ressembler à l’une de nos lectrices, en moins tarte quand même. Dites-leur aussi qu'il nous faut une autre fille, du genre costaud — mais pas trop, un bon 44, par exemple — avec un joli visage. Surtout, assurez-vous qu’elle a un beau visage. Pas la peine de travailler dans le monde de la mode pour ouvrir nos colonnes à des laiderons. Allez, qu'est-ce que vous attendez? La fonte des neiges ? Je veux que vous soyez de retour dans une demi-heure, et n'oubliez pas de me prendre mon déjeuner en route. Du pain de seigle grillé avec du thon sur une feuille de laitue, ce sera parfait. Attention ! Qu'ils mettent bien la salade en dessous. Je suis incapable d'avaler un sandwich avec la laitue dessus ! Vous n'avez qu'à le commander chez Mangia. Vous avez leur numéro dans votre base de données. Bien, maintenant si vous arrêtiez de me regarder avec ces yeux de merlan frit ? Bougez-vous un peu... Vous n'êtes pas payée pour passer votre temps à papoter près du distributeur d'eau sur les derniers programmes télé. Ah, et n'oubliez pas mon café. Noir, bien entendu.

     

  • [Livre] Cendrillon relookée

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    Résumé : Francesca est une pro du relooking. Elle intervient dans une émission de télé réalité dans laquelle des experts en look ont pour défi de transformer des ringards en fashion victims. Son ennemie jurée assure que Greg est un cas désespéré et qu'elle ne peut rien pour lui. Bien décidée à triompher, Francesca accepte de relever le défi. Greg est charmé par Francesca, mais il voudrait être aimé tel qu'il est. Il devra lui prouver que l'habit ne fait pas le moine.

    Auteur : Hope Tarr

    Edition : Milady Romance

    Genre : Chick lit

    Date de parution : 23 janvier 2015

    Prix moyen : 8€

    Mon avis : A la fin du premier tome, l’épilogue nous annonçait les filles qui devaient encore bénéficier de la « magie » des chaussures rouges. Star, la patronne de Macie, l'héroïne du 1e tome, était l'une d'elles. Or quand on commence ce tome, on voit, dès le début, Star donner ses chaussures à Francesca en lui disant qu’elles ont marché pour elle.
    Et on se demande bien ce qu’on a raté. En réalité, ce qu’on a raté, c’est une nouvelle intermédiaire, située entre les tomes 1 et 2, qui relatait l’aventure de Star et que ces génies des éditions Milady, toujours aussi respectueux des lecteurs, n’ont pas jugés utile de publier (après ils viendront se plaindre d’une baisse des ventes…ben à force de prendre les gens pour des buses…)
    Ici, donc, nous avons sauté l’histoire de Star et venons directement découvrir celle de Francesca, l’ex femme de Ross, personnage central du 1er tome.
    J’ai préféré ce tome au 1er car Francesca et Greg sont plus sympathiques que Ross et Macie.
    Greg est plus enclin à se remettre en question que Ross qui campe sur ses positions ridicules pour le XXIème siècle jusqu’à la presque fin.
    Quant à Francesca, elle est moins retorse que Macie, qui avait des intentions malveillantes au début de sa rencontre avec Ross. Le but initial de Francesca, quand elle accepte de participer à l’émission, est de gagner assez d’argent pour pouvoir se permettre de ne pas travailler de l’été afin de voir sa fille (qui vit avec Ross et Macie).
    Si au début de l’émission ses relations avec Greg sont tendues, cela peut se comprendre car ils ont eu une rencontre professionnelle difficile.
    Francesca va faire un pari avec son ennemie de toujours, Deirdre, mais ce n’est pas un pari qui joue contre Greg, bien au contraire. A aucun moment, elle n’a l’intention de le blesser ou de l’utiliser. Le fait de l’aider pour gagner son pari reste dans les intérêts de Greg puisque cela doit lui permettre de gagner le jeu.
    De son coté Greg est un peu plus pénible : il participe à une téléréalité mais refuse de jouer le jeu, il a des a priori sur Francesca (il ne lui est jamais venu à l’idée que son attitude lors de leur rencontre professionnelle avait pu porter préjudice à la jeune femme) mais l’un dans l’autre, il ne reste pas campé sur ses positions et accepte assez facilement de changer son attitude sans pour autant se forcer à devenir un autre.
    Bref, en tout point, Francesca et Greg, que ce soit individuellement ou en tant que couple, m’ont plus convaincue que leurs prédécesseurs.

    Un extrait : — Monsieur Knickerbocker, je vous en prie, soyez raisonnable. Quand vous avez accepté l’interview de GQpour leur numéro de février, vous vous doutiez bien qu’ils voudraient une photo de vous, non ?

    Francesca St. James, célèbre photographe de mode anglaise, marqua une pause pour reprendre son souffle. Cela faisait dix minutes qu’elle parlait à un mur – un mur muni de larges épaules, quoiqu’un peu maigrichonnes.

    — J’ai accepté de donner une interview, point.

    Gregory Knickerbocker, fondateur et P.-D.G. de Cloud Flyer, lui tournait le dos, assis face à son ordinateur. Son langage corporel était si ouvertement impoli qu’il la faisait grincer des dents.

    Certes, sa start-up dans l’industrie de pointe était le nouveau réseau social le plus en vue depuis Facebook, et lui-même avait fait son entrée dans le top 10 des P.-D.G. les plus riches de l’année, son poids en dollars avoisinant les 30 milliards. Mais pour l’instant, il n’était qu’une personne à photographier. Sa mission, qui consistait à faire son portrait pour GQ, était la seule raison pour laquelle elle avait pris un vol de nuit depuis New York. À part avoir sa photo pour la couverture du magazine, rien ne comptait. Rien.

    Depuis son arrivée, il avait tout fait pour la contrarier, à commencer par les faire attendre dans l’entrée, son équipe et elle, même s’ils avaient pris rendez-vous depuis des semaines. Souffrant du décalage horaire et lasse d’attendre, Francesca avait contourné la réception, sa réceptionniste en tongs et la petite fête en cours, et s’était rendue d’elle-même dans les bureaux, à l’étage. Depuis, elle s’épuisait à parlementer pour le faire céder.

    — Aucun magazine ne fait de portrait sans photo, insista-t-elle, déterminée.

    Surnommé le « magnat fuyant les médias », Gregory Knickerbocker avait jusqu’à présent refusé de donner des interviews ou d’apparaître à l’écran. Son directeur financier, une firme de relations publiques coûteuse et son entourage personnel de programmeurs servaient de visage collectif à sa marque. Néanmoins, lorsque la compagnie avait atteint le jalon des cent millions d’utilisateurs, il semblait avoir changé d’avis. Cette interview pour GQ, ses premiers pas dans le monde médiatique, était un très joli coup, non seulement pour le magazine, mais également pour Francesca, à condition que ses photographies et son nom figurent dans l’article.

    — Pourquoi pas ? demanda-t-il, les yeux toujours rivés sur son écran.

    Voulait-il vraiment continuer de guerroyer ainsi contre elle ? Ravalant sa frustration, Francesca se passa la main dans les cheveux, se rappelant, un peu tard, qu’elle les avait tirés en arrière en vue de sa séance photo.

    — Parce que ça… ça ne se fait pas, répondit-elle, agacée.

    Il fit pivoter son fauteuil pour lui faire face. Était-elle enfin en bonne voie ? 

    — Alors faites une exception, rétorqua-t-il.

     

  • [Livre] Opération Cendrillon

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    Résumé : Rédactrice dans un célèbre magazine, Macie Graham est bien décidée à se venger de Ross Mannon, star de la radio, qui a critiqué son dernier article. Pour dénicher des dossiers compromettants, la jeune femme s’introduit incognito dans la vie de Ross en se faisant passer pour la gouvernante dont il a besoin pour éduquer sa fille délurée. L’animateur n’avait pas prévu de tomber sous le charme de son employée en talons aiguilles. Lorsque Macie découvre enfin le secret qui pourrait détruire sa réputation, elle ne sait plus si elle doit étouffer l’affaire au risque de perdre son travail ou la rendre publique, au risque de gâcher ce qui pourrait être un conte de fées…

    Auteur : Hope Tarr

    Edition : Milady Romance

    Genre : Chick lit

    Date de parution : 22 août 2014

    Prix moyen : 8€

    Mon avis : Ross m’a énervée sur le fond. Alors oui il est beau, il est charmant, c’est un bon père, tout ce que vous voudrez, mais je n’ai pas pu dépasser le fait qu’il n’ait pas l’air de supporter que les autres aient d’autres opinions que lui. Ce que sa fille de 15 ans ne va pas se priver de lui faire remarquer.
    Essayer de couler un magazine qui énonce une vérité qui le dérange est extrême. S’il ne veut pas que sa fille le lise, c’est son droit, même s’il est ridicule de penser qu’une gamine de 15 ans a besoin d’un article dans un magasine pour apprendre que les ados ont des relations sexuelles de plus en plus tôt. Je veux dire qu’elle ne vit pas sous cloche, elle va au lycée, elle parle avec ses copines…
    Ross se dit conservateur, mais on peut être conservateur sans en être ridicule. Pour lui une femme doit passer sa journée à la cuisine ou au ménage et surtout ne pas avoir de vie personnelle.
    Du coté de Macie, j’ai compris son envie de se venger, de montrer au monde que cet homme n’est qu’un hypocrite, même si j’ai trouvé qu’elle allait un peu loin.
    J’ai trouvé que la fin était un peu rapide. En quelques pages hop hop, tout est découvert, expliqué etc… J’aurais préféré que ce soit plus progressif.
    J’ai bien aimé l’épilogue qui est là plus ou moins pour annoncer les prochains tomes dans lesquels les femmes que l’on a découvert autour de Macie seront à l’honneur.

    Au final c’est un livre de plage : agréable à lire mais pas inoubliable.

    Un extrait : L’enfoiré, le chroniqueur radio et très conservateur Ross Mannon, lui sourit dans le cadre de la vidéo qu’elle avait mise sur pause. Si l’on considérait ses courts cheveux blonds, ses traits ciselés et ses yeux d’un bleu céruléen, il ne fallait pas beaucoup d’imagination pour comprendre pourquoi une journaliste féminine du Newsweek l’avait qualifié de « Robert Redford de la droite ». Le sociologue texan avait fait les gros titres l’année précédente grâce à la publication d’une étude montrant la forte corrélation entre les heures que passaient les adolescents américains sur Internet et leur probabilité à se livrer à des attitudes à haut risque, y compris à avoir des rapports sexuels non protégés. Les médias conservateurs s’étaient jetés sur les conclusions de l’étude comme des sangsues affamées sur une banque de sang de la Croix-Rouge. En une semaine, le « docteur Ross » avait été invité dans de nombreuses émissions télévisées, où il dénonçait « la culture de l’éducation à temps partiel basée sur le déni et un discours hypocrite politiquement correct ». Six mois auparavant, il avait créé sa propre émission de radio quotidienne, diffusée depuis Washington. Depuis, trois cents stations de radio à travers tout le pays avaient intégré L’heure de Ross Mannon à leur programmation, et le site Internet de l’émission comptait environ cent mille visites par jour.

    Jusque-là, Macie avait laissé Mannon tranquille. On Top avait beau faire des numéros plutôt francs – bon d’accord, carrément provocants –, s’en prendre au dernier messie conservateur des médias aurait été une manœuvre stupide.

    Mais Mannon avait mis fin à leur coexistence paisible. Il avait mis la main sur un exemplaire du dernier numéro d’On Top, repéré l’article de Macie sur le nombre croissant de parents choisissant d’éviter les grossesses non désirées en faisant prendre la pilule à leurs filles avant même qu’elles aient des rapports (« Oubliez les contes de fées : le sexe chez les ados n’est pas une fiction mais la réalité ») et fait du magazine sa cible du Coup de Gueule de Ross du jour. Il avait terminé sa chronique en donnant l’adresse postale du siège d’On Top, l’adresse mail du magazine ainsi que son numéro de téléphone gratuit, invitant ses auditeurs à se faire entendre. En quelques minutes, le serveur informatique du magazine, surchargé, était tombé en panne, et le standard s’était illuminé comme un panneau lumineux de Times Square. 

    Les appels, certains simplement hostiles et d’autres carrément dérangés, avaient été accompagnés de nombreux mails adressés aux « personnes responsables » et condamnant l’article de Macie. Elle ne s’en était pas souciée. Le lectorat d’On Top et le public radiophonique de Ross Mannon étaient diamétralement opposés, deux espèces différentes de consommateurs de divertissement et d’actualité. Seulement, le problème venait d’ailleurs : la marque Beauté, fabricant de produits capillaires haut de gamme ciblant les adolescents, qui représentait une part majeure des recettes publicitaires du journal, avait demandé à mettre fin à leur partenariat, invoquant la clause morale du contrat et son inquiétude quant à son image.

  • [Livre] Coeurs-Brisés.com

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    Résumé : Abandonnée par son fiancé, Rob, pour la troisième fois à la veille de leur mariage, Vivienne Summers, une londonienne d'une trentaine d'années, imagine alors un site Internet, coeurs-brisés.com, où tous les coeurs en perdition pourraient trouver refuge. Ses déboires l'amènent à abuser un peu trop du Chardonnay, ce qui déclenche toute une série de situations cocasses et embarrassantes.

    Auteur : Emma Garcia

    Edition : MA Editions

    Genre : Chick lit

    Date de parution : 16 mai 2012

    Prix moyen : 6,84€

    Mon avis : J’ai eu beaucoup de mal à lire ce livre. Il est génial, bien écrit et tout ça mais il me rappelait tellement ma propre vie, du moins dans la première partie, que je n’arrivais pas à lire plus de deux ou trois chapitres d’affilés sans me sentir mal. J’ai quand même tenu à aller jusqu’au bout et je ne le regrette pas parce qu’il était vraiment très bien.
    Bon après, c’est de la chick lit, donc pas de la grande littérature, donc les snobs qui ne lisent que du Flaubert ou du Balzac, passez votre chemin. Mais tous ceux qui ont envie de passer un bon moment avec un bouquin léger et bourré d’humour peuvent se jeter dessus !

    Un extrait : Me voilà en compagnie de Lucy B.C.B.G., dans son appartement de Battersea, un lundi soir. Nous venons de chercher sur le Net d'autres histoires de rupture pour le site web.
    - Il y avait une fille, à mon boulot...
    - Hum ? marmonne Lucy sans lever les yeux.
    - Elle a surpris son fiancé au lit avec leur voisine de dix-huit ans.
    - C'est moche.
    - Du coup, elle allait tous les soirs rôder du côté de chez lui.
    - Pourquoi ?
    - Pour le voir.
    - Ce n'est pas du harcèlement ?
    - Elle lui laissait des petits messages anonymes... des tas, scotchés sur sa porte.
    - La pauvre !
    - Ça représente un sacré investissement, ne serait-ce qu'en temps. Imagine un peu... tous les soirs !
    J'envisage un instant d'en faire autant ; sauf que Rob habite une rue particulièrement passante et que je connais tous ses voisins, puisque j'ai moi-même vécu là cinq ans.
    Je jette un coup d'oeil à mon portable, au cas où j'aurais reçu un texto.
    - Appelle-le, me conseille Lucy.
    - Impossible. Comme je te l'ai expliqué : j'attends que lui m'appelle.
    - Tu t'apprêtais à l'épouser et là, tu n'oses même plus lui adresser la parole ?
    - Je ne peux quand même pas l'appeler après que j'ai décidé de vivre seule, si ? Qu'est-ce que je vais lui dire : «Hé, salut ! Je ne te manque pas encore ? Ça te dirait, que je revienne ? Si on se mariait ?»
    - Et s'il ne t'appelle pas ?
    - Il le fera. Il serait d'ailleurs temps. Il a eu une semaine pour accuser le coup, une autre pour profiter de sa liberté, aller à la salle de muscu, mater le rugby à la télé et tout le reste, et une autre encore pour se rendre compte qu'il se sentait perdu, sans moi. Il va m'appeler d'un instant à l'autre ; c'est couru d'avance.
    Je lance à Lucy un regard noir. Il est impératif de la rallier à ma théorie.
    - Si tu le dis ! cède Lucy en haussant les épaules, avant de vider son verre.
    Le mien, je l'ai terminé il y a dix minutes. Je fumerais bien une cigarette, tout à coup. Quelle soirée, avec ces histoires de largage ! Je me réjouis d'autant plus de ne pas avoir été larguée. Lucy ramasse nos verres.
    - Tu en veux un autre ? me propose-t-elle en se rendant à la cuisine de sa démarche au-dessus de tout soupçon.