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  • [Livre] Contes de fées pour héroïnes d’aujourd’hui

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    Résumé : Les contes de fées ont bercé notre enfance, si bien que les schémas du Prince charmant, de la princesse à la chevelure dorée, de la méchante sorcière et du château enchanté ont fait leur place dans notre inconscient collectif. Et si les classiques volaient en éclats ? Et si, au contraire, la magie des contes d’autrefois existait toujours ? De notre époque moderne aux mondes féeriques, d’un Fantastique léger vers un Merveilleux exalté, la vie peut être un conte de fées ! L’anthologie comporte six nouvelles. La ligne de l’anthologie, du Fantastique au Merveilleux, accompagne progressivement le lecteur d’une romance moderne vers un univers totalement fantasy.

     

    Auteur : Collectif

     

    Edition : Roses bleues

     

    Genre : Fantasy

     

    Date de parution : 2012

     

    Prix moyen : 15€

     

    Mon avis : Franchement ? J’ai l’impression d’avoir perdu mon temps en lisant ce recueil de nouvelles toutes plus mal écrites les unes que les autres. D’un mélange hyper prévisible, sans le moindre rebondissement du diable s’habille en Prada et de Cendrillon à une nouvelle se passant au pays des merveilles où celle qui est censée être l’héroïne ne fait rien, ne dit quasiment rien et est renvoyé dans ses pénates on ne sait comment (d’ailleurs on ne sait pas non plus comment elle est arrivée là), en passant par des histoires sans queue ni tête sur des malédictions qui pointent leur nez et se défont à leur guise ou sur une orpheline qui en un claquement de doigt se retrouve des années après sillonnant les routes à dos de cheval à la recherche de dragons…
    Si ce livre avait fait 40 pages de plus, je l’aurait abandonné. Je n’arrive même pas à croire le prix que les éditeurs osent demander pour ce recueil d’inepties où les auteurs semblent penser que nouvelle rime avec absence de trame, d’histoire, de cohérence.
    La seconde nouvelle remonte très légèrement le niveau grâce à l’humour qu’elle met en avant quand une jeune femme en mal de romantisme se rend compte que dans les contes de fées les filles sont censées être des victimes cruche comme pas deux et ne se prive pas de faire savoir aux différents personnages ce qu’elle en pense.
    Mais en dehors de ces quelques pages qui nous arrachent un sourire : poubelle ! Et sans remord !

     

    Un extrait : La rédaction du magazine « B.M » (Beautiful Model) était en effervescence. En plus du bouclage prévu pour la semaine suivante, le mensuel organisait en l'honneur du créateur Umberto Magnelli un gala à l'occasion de ses trente années de carrière. L'événement, qui se tiendrait le soir même dans un des palaces de la ville, faisait l'objet de toutes les attentions, et ce depuis plusieurs semaines.

    Bien que le gros du travail fût abattu, les détails n'en restaient pas moins importants. Tout devait être parfait ! Au milieu de cette agitation ambiante, Charlotte avait mémorisé par cœur, bien malgré elle, ce leitmotiv que sa supérieure vociférait à chaque instant, la voix de Zvetlana Babouchka s'invitant jusque dans ses rêves depuis près d'un mois. « Tout doit être parfait » entendit-elle à l'autre bout du couloir. Charlotte se redressa aussitôt et prit un air concentré, alors que le bruit des talons se rapprochant faisait frémir ses collaborateurs. Si ces derniers, qui ne travaillaient pas directement avec le « monstre venu du froid », délicat surnom qu'ils lui avaient trouvé, en avaient des maux de ventre, que pouvait bien ressentir Charlotte ? Ils saluaient d'ailleurs son courage et l'air impassible qu'elle affichait, s'imaginant qu'elle se gavait d'antidépresseurs pour tenir la distance et faire bonne figure. En réalité, elle prenait simplement la vie avec philosophie. Sa place dans le magazine n'était que temporaire, juste une expérience à ajouter à son CV pour son cursus d'assistante de direction, même si, dans cet emploi précis, elle n'officiait pas auprès du directeur, soit la rédactrice en chef du magazine de mode. Non, Charlotte était en fait l'assistante de son assistante. Aux yeux des autres, le poste qu'elle occupait était prestigieux. Être dans la sphère de Zvetlana Babouchka signifiait beaucoup ! De nombreuses filles étaient passées par là avant elle mais aucune n'avait fait long feu, souvent virée sans ménagement par la Zvetlana des mauvais jours, et ces mauvais jours-là étaient nombreux ! Il était d'ailleurs étonnant qu'elle ait engagé une personne comme Charlotte. En effet, celle-ci ne correspondait pas au genre de la maison : elle portait une taille 2, chaussait du 39, avait eu un brusque arrêt de croissance à l’âge de douze ans et ses cheveux roux hirsutes n'arrangeaient rien. Sa seule similitude avec les autres filles, et notamment sa cheffe, était ses yeux bleus. Toutefois, cela s'arrêtait à leur couleur, car ils n'affichaient pas la même expression. Il faut dire que Zvetlana n'avait pas volé son sobriquet.

    — Charlotte ! Bureau ! lança-t-elle en passant devant son poste, un gobelet à la main.

    Il était 09h02 et, comme toujours à cette heure, Zvetlana la conviait à une réunion.

    Charlotte souriait intérieurement quand elle entendait cet ordre. Lors de son premier jour, elle avait cru la suivre dans un espace privatif, aux murs solides et impénétrables. En vérité, elle n'avait eu qu'à se déplacer un meuble plus loin. N'était-ce la décoration personnelle de Zvetlana, elle se serait crue à son propre bureau.

     

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  • [Livre] Miroir Miroir

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    Résumé : Il était une fois une jeune femme qui ignorait qu’elle était belle. Si belle qu’un roi en tomba éperdument amoureux. Il l’épousa et l’emmena vivre da Le roi avait une fille, Blanche Neige. Une vie de rêve commença pour faite de rires, de bals et de banquets. Tout était parfait. Jusqu’au jour où la guerre arriva, et qu’une ombre apparut dans le miroir de la reine. Une ombre qui allait déchaîner sa cruauté…

     

    Auteur : Serena Valentino

     

    Edition : Hachette

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 24 aout 2016

     

    Prix moyen : 14€

     

    Mon avis : Dans ce livre, on n’est pas totalement dans une réécriture de contes, puisque, à partir du moment où la reine veut tuer Blanche-neige, on rejoint presque parfaitement le dessin animé de Disney. Je dis presque parce que les pensées de la reine, qui est le personnage principal du livre, apporte une vision nouvelle sur la fin du Blanche Neige de Disney. Pour autant, le livre ne rejoins parfaitement le DA qu’à partir de la page 200 (sur 225) et, tout ce qui nous intéresse vraiment est tout ce qu’il se passe avant.
    Celle qu’on va appeler « la méchante reine » était la modeste fille d’un grand miroitier jusqu’à ce qu’elle soit remarquée par le roi, veuf depuis quelques temps.
    Très vite, ils se marient et la jeune reine s’épanouie très vite entre son mari qu’elle aime à la folie et Blanche-Neige, qu’elle appelle sa petite colombe et dont elle est très proche.
    Son père étant décédé peu de temps avant le mariage, le roi lui offre en cadeau de noce un immense miroir, une pièce magnifique, en l’honneur de son défunt beau-père. Très vite on sent un malaise vis-à-vis de ce miroir mais on n’en connaîtra les causes que plus tard dans le roman, en même temps qu’on apprendra la raison de l’obsession de la reine pour sa beauté.
    La famille aurait pu vivre dans le bonheur éternellement, mais le royaume est en guerre et le roi n’est pas homme à envoyer ses soldats au front pendant que lui reste sagement à l’abri de son château.
    A plusieurs reprises, il s’en va donc, et la jeune reine et Blanche-Neige, laissées en tête à tête (si on ne compte pas la centaine de domestiques) se rapprochent de plus en plus.
    Dans ce roman, l’auteur nous explique l’absence du roi, au début du dessin animé, et, même si on se doutait déjà qu’il était mort, on va savoir comment.
    L’auteur introduit plusieurs personnages dont trois cousines du roi dont on ne sait pas vraiment qui elles sont, mais qui vont jouer un rôle déterminant dans ce qui va se passer par la suite.
    La méchante reine ne provoque pas la peur qu’elle apporte dans le dessin animé, ou même dans le conte original. Ici on ressent avant tout pour elle de la tristesse et de la compassion. Sa vie n’est qu’une succession de souffrances et c’est pour s’en prémunir qu’elle va lentement basculer (un peu aidée quand même, si vous voulez mon avis) dans ce que le grand public connaît d’elle.
    J’ai beaucoup aimé le fait que Serena Valentino ne modifie pas les évènements du dessin animé pour les faire coller à sa vision du conte, mais amène on écriture vers ces évènements tout en intégrant des pensées, que l’on ne peut pas voir à l’écran, qui change complètement la perspective que l’on a pu avoir de ces scènes. J’ai eu l’impression de redécouvrir le Disney, beaucoup plus riche et complexe que je ne l’avais jamais vu.

     

    Un extrait : Seule dans ses appartements, la future reine fixait son reflet qui la dévisageait d’un air soucieux. Nul ne saurait voir sa vie changer de manière aussi drastique sans éprouver cette anxiété qui rongeait la jeune femme. Elle allait s’unir à l’homme de ses rêves, devenir mère de son enfant et reine d’un royaume. Reine ! Elle aurait dû être aux anges, cependant le miroir qui se dressait face à elle la troublait.
    Verona, sa dame de compagnie, toussota pour annoncer sa présence avant d’entrer dans la chambre. Ses yeux céruléens brillaient d’une joie sincère. Verona était radieuse, éclairée par une flamme intérieure, une flamme qui illuminait son teint et rendait sa chevelure de miel éclatante.
    La future reine lui sourit à peine. Pourtant, elle aimait sa dame de compagnie comme on aime une sœur. Avant d’arriver au château, elle n’avait jamais eu d’amies ni côtoyé la beauté ou même le bonheur. Sa vie, ici, lui avait tant apporté déjà !
    Blanche-Neige entra à la suite de Verona. C’était une enfant délicieuse, de trois ou quatre ans. Elle marchait toujours le pas léger, bondissant telle une biche, ses yeux éclairée d’une gaité inextinguible. Sa peau était plus cristalline que les premiers flocons de neige, sa bouche, boudeuse, plus rouge que le plus flamboyant des rubis et sa chevelure aussi noire et soyeuse que la robe d’un corbeau. Elle ressemblait à une délicate poupée de porcelaine qui aurait pris vie – surtout en ce jour, dans sa jolie petite robe velours cerise.
    Verona tenait la main de la princesse étroitement dans la sienne, espérant ainsi la dissuader de triturer les perles brodées sur sa tenue.

    - Blanche, ma chérie, cesse donc de jouer avec ces perles ! Tu vas finir par abîmer ta robe avant même le début de la cérémonie.
    La future reine se dérida enfin.
    - Bonjour, ma petite colombe, tu es si jolie aujourd’hui !
    Blanche-Neige sourit et se cacha dans les jupons de Verona, d’où elle lui lança une œillade curieuse.
    - Ta nouvelle mère n’est-elle pas ravissante elle aussi ? la pressa Verona en se penchant vers elle, tentant de l’amadouer tel on le ferait avec une animal effarouché.
    Blanche Neige acquiesça.

    - Alors, dis le lui, ma chérie.

    - Tu es très jolie aussi, maman, dit-elle, faisant fondre la future reine.
    Celle-ci ouvrit grand les bras. Après quelques encouragements de la part de Verona, Blanche Neige osa enfin se glisser dans son étreinte.

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  • [Livre] Sauvage

    Je remercie la masse critique de Babelio et les éditions Calman Levy pour cette lecture

     

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    Résumé : De retour à Melbourne après un séjour éprouvant dans sa ville natale, l’agent fédéral Aaron Falk apprend la disparition d’Alice Russell. Cette dernière, qui n’est jamais revenue d’un challenge d’entreprise dans le bush, est son témoin clé dans une affaire de blanchiment d’argent à grande échelle.
    Alors que son enquête plonge Falk au cœur d’une nature magnifique mais impitoyable, surtout en plein hiver, il découvre que tous les participants à ce challenge ont quelque chose à cacher. Et qu’Alice, femme cruelle et insensible, est loin d’être appréciée par ses collègues. Le compte à rebours pour retrouver Alice vivante est enclenché mais, si les langues se délient progressivement, tout le monde ne semble pas prêt à coopérer.


    Auteur : Jane Harper

     

    Edition : Calmann Levy noir

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 04 Avril 2018

     

    Prix moyen : 22€

     

    Mon avis : Après une petite hésitation sur le titre (il a d’abord été annoncé sous le titre « par la force » puis « hostile » avant d’être titré définitivement « Sauvage »), voilà enfin le second roman de Jane Harper entre mes mains.
    Le livre est le second tome des aventures d’Aaron Falk et j’ai cru comprendre qu’il commençait juste après la fin du premier « Canicule ».
    Quelques allusions sont faites à ce premier livre, mais il n’est pas du tout nécessaire de l’avoir lu pour se plonger dans « Sauvage » (Bon, évidement, maintenant je meurs d’envie de lire « Canicule » qui a rejoint ma PAL).
    Le roman est conçu selon une alternance de chapitres que j’ai toujours bien aimé : un chapitre se passe dans le présent, avec l’enquête des policiers, puis un chapitre relate ce qu’il s’est passé. Le but étant que les chapitres traitant du « passé » (ici seulement une semaine plus tôt) finissent par rejoindre ceux du présent.
    La difficulté pour l’auteur est de donner suffisamment d’informations au lecteur pour qu’il ait l’impression d’en savoir plus que les flics, sans pour autant lui dévoiler toute la solution.
    Et Jane Harper y réussi parfaitement. J’étais persuadée de suivre la bonne piste et finalement, tout comme les femmes qui, perdues dans le bush, ont commencé à avoir du mal à s’orienter et par voir des choses là où il n’y avait rien, je me suis complètement laissée embarquée dans la mauvaise direction.
    Même si on espère retrouver Alice, on n’arrive pas à s’attacher à cette femme froide, insensible, méprisante et même carrément méchante. En fait, on espère qu’elle soit retrouvée pour qu’Aaron et sa coéquipière puissent continuer leur enquête de fraude et de blanchiment d’argent sans difficultés et non pour la sauvegarde d’Alice.
    En réalité, je n’ai pas vraiment trouvé l’ensemble des protagonistes sympathique, excepté Aaron, sa coéquipière et le policier de la police locale qui mène les recherches. Chacune des femmes a ses raisons de ne pas vouloir être totalement coopérative. Cependant, de toute, je pense que celle que j’ai préféré est Beth. Certes elle a eu des difficultés dans le passé, mais c’est une battante qui n’a aucunement l’intention de se laisser marcher sur les pieds, sauf pour protéger sa sœur.
    Les quelques critiques que j’ai lues sont unanimes sur le fait que « Canicule » est meilleur que « Sauvage ». Du coup, je suis encore plus impatiente de le lire parce que j’ai déjà trouvé « Sauvage » excellent.
    Un super thriller dépaysant qui met l’accent aussi bien sur l’enquête que sur le bush australien et ses particularités.

     

    Un extrait : Après coup, les quatre femmes qui restaient ne s’accorderaient vraiment que sur deux points. Un : personne n’avait vu le bush engloutir Alice Russel. Et deux : Alice avait la langue si acérée qu’elle pouvait vous blesser.

    Les femmes étaient en retard au lieu de rendez-vous.
    Le groupe des cinq hommes – qui avait atteint le panneau trente-cinq bonnes minutes avant midi, l’heure prévue – ressortir de la forêt en se congratulant. Ils avaient fait du bon boulot. Le responsable du séminaire d’entreprise les attendait, l’air chaleureux et accueillant dans sa polaire rouge réglementaire. Les hommes lancèrent leurs duvets high-tech à l’arrière du minibus, dans lequel ils grimpèrent avec des soupirs de soulagement. A l’intérieur, ils trouvèrent des provisions de fruits secs et des Thermos de café. Les hommes se penchèrent par-dessus la nourriture, tendant plutôt le bras vers le sac contenant leurs téléphones portables, qu’ils avaient dû abandonner dès leur arrivée dans le parc. Retrouvailles.
    Il faisait froid dehors. Rien de changé, de ce côté-là. Le pâle soleil d’hiver n’était apparu qu’une seule fois au cours des quatre jours précédents. Au moins, dans le minibus, on était au sec. Les hommes s’enfoncèrent dans leurs sièges. L’un d’eux balança une blague sur les femmes et leur talent pour lire une carte, et tous éclatèrent de rire. Ils burent du café et attendirent que leurs collègues les rejoignent. Cela faisait trois jours qu’ils ne les avaient pas revus ; ils pouvaient bien patienter encore quelques minutes.
    Ce n’est qu’au bout d’une heure que leur autosatisfaction céda la place à l’irritation. Les uns après les autres, les cinq hommes s’extirpèrent des banquettes moelleuses et firent le cent pas sur la piste de terre. Ils tendaient leurs portables vers le ciel, comme si cette longueur de bras supplémentaire allait suffire pour capter un réseau hors d’atteinte. Ils tapaient des textos impatients que ne recevraient pas leurs moitiés respectives, restées en ville. En retard. On a été retenus. Ces quelques jours avaient paru une éternité, et des douches chaudes et des bières fraîches les attendaient là-bas. Et le boulot, le lendemain.
    Le responsable du séminaire contemplait les arbres.
    Finalement, il décrocha sa radio.

     

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  • [Livre] La gouvernante suivi d’Eros matutinus

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    Résumé : Deux fillettes surprennent la relation que leur gouvernante entretient avec leur cousin, et c'est pour Zweig l'occasion de raconter l'éveil à la sexualité dans une société du mensonge et de la dissimulation, une société qui fabrique en masse du secret. Cette nouvelle de 1907, proche de «Brûlant secret», est suivie de l'un des meilleurs chapitres du «Monde d'hier», « Eros matutinus », dans lequel Zweig revient avec une rare franchise sur ce que fut cette puberté pour lui et les jeunes garçons de sa génération. 

     

    Auteur : Stefan Zweig

     

    Edition : Payot et Rivages

     

    Genre : Classique

     

    Date de parution : 16 mars 2016

     

    Prix moyen : 6€

     

    Mon avis : Dans ce livre très court comportant une nouvelle de 47 pages et un chapitre de son ouvrage « le monde d’hier » d’environ 45 pages, on peu voir toute la vie de Stefan Zweig.
    La gouvernante, en effet, a été écrite en 1907, alors qu’il avait à peine 26 ans, alors qu’Eros Matutinus est tiré d’un espèce de mémoire qu’il a commencé à écrire en 1934 et qu’il a envoyé à son éditeur 1 jour avant son suicide.
    Malgré le grand nombre d’années qui séparent ces deux textes, je n’ai pas trouvé de grande évolution, ni dans l’écriture ni dans les pensées.
    Zweig dénonce, peut être de manière plus abrupte dans Eros matutinus que dans la gouvernante, l’ignorance des jeunes en matière de sexualité.
    Que ce soit les deux fillettes qui découvrent que leur gouvernante a une relation avec leur cousin, se méprennent sur certaines confidences entendues à travers une porte, puis assistent à des scènes que personne ne leur explique et qui les conduisent à considérer les adultes comme autant d’ennemis chargés de leur mentir sur toute chose, ou les adolescents, presque des adultes, privés d’éducation sexuelle, quelque soit leur sexe d’ailleurs. Alors que le garçon, s’il a un père « attentif » ou des amis plus âgés et plus au fait de ces choses là, aura tôt fait de s’instruire dans les maisons de tolérance, la jeune fille reste ignorante jusqu’à ce qu’elle apprenne brutalement la chose dans son lit de noce. Imaginez le traumatisme que cela doit être pour elle !
    Zweig déplore ce maintien dans l’ignorance au nom d’une soi disant bienséance et pense, à juste titre d’ailleurs, que cette absence d’éducation ne peut qu’apporter des dérives. Il pense surtout aux jeunes garçons, qui inconscient des danger des prostituées de rues, n’ayant pas forcément leurs entrées dans des maisons de tolérance plus sûre mais beaucoup plus chère, n’osant pas s’ouvrir de leurs tourments et interrogations à leurs pères, se mettent en position de contracter ce que l’on appelait les « maladies honteuses » pour lesquelles, à l’époque, on ne connaissait guère de traitement.
    Il n’a pas tort quand il laisse entendre qu’une éducation sur ce sujet, même succincte, épargnerait beaucoup de doutes, d’erreurs et de souffrance à la jeunesse en passe d’entrer dans l’âge adulte.

     

    Un extrait : Pendant ces huit années d’école secondaire, chacun de nous fut confronté à un fait très intime : d’enfants de dix ans, nous devînmes peu à peu des jeunes gens nubiles de seize à dix-huit ans, et la nature commença à réclamer ses droits. Cet éveil de la puberté semble aujourd’hui un problème strictement privé, avec lequel chaque adolescent doit se débattre à sa manière et ne se prête, à première vue, nullement à un débat public. Mais pour notre génération, cette crise dépassa les limites de la sphère personnelle. En même temps, elle donna lieu à l’éveil d’une autre conscience car, pour la première fois, elle nous apprit à observer d’un regard plus critique le monde social où nous avions grandi et ses conventions. Les enfants, et même les jeunes gens, sont en général bien disposés à se conformer aux lois de leur milieu. Mais ils ne se soumettent aux conventions qu’on leur impose que tant qu’ils voient les autres les observer avec la même honnêteté. Un seul mensonge de leurs professeurs ou de leurs parents les pousse inévitablement à considérer tout leur entourage d’un œil méfiant et, partant, plus aigu. Et nous ne mîmes pas longtemps à découvrir que toutes ces autorités auxquelles nous nous étions fiés jusqu’alors – l’école, la famille et la morale publique – traitaient la sexualité d’une manière étrangement peu sincère, voire exigeaient aussi de nous sur ce pont le secret et la dissimulation.

     

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  • [Livre] Harry Potter et les reliques de la mort

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    Résumé : Cette année, Harry a dix-sept ans et ne retourne pas à Poudlard. Avec Ron et Hermione, il se consacre à la dernière mission confiée par Dumbledore. Mais le Seigneur des Ténèbres règne en maître. Traqués, les trois fidèles amis sont contraints et la clandestinité. D'épreuves en révélations, le courage, les choix et les sacrifices de Harry seront déterminants dans la lutte contre les forces du Mal.

     

    Auteur : JK Rowling

     

    Edition : Gallimard

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 26 octobre 2007

     

    Prix moyen : 27€

     

    Mon avis : Je suis très en retard sur la date de lecture commune car il fallait lire ce dernier tome avant le 10 décembre, et en fait il a été ma dernière lecture de 2017 et ma première de 2018 puisque je l’ai commencé le 31 au matin, je l’ai repris le soir vers 22h et je l’ai terminé vers 3h du mat le 1er janvier (Autant dire que j’ai commencé 2018 en pétant le feu ! ^^).
    Mais je suis contente, à part ce dernier tome, j’ai toujours été dans les temps, je me suis pliée au calendrier et du coup Harry Potter m’aura accompagnée pendant une année entière.
    J’aime beaucoup ce dernier tome qui est rempli de doute pour Harry, Ron et Hermione.
    Hermione a fait un grand sacrifice dont elle ne parle qu’en passant, comme si ce n’était rien, ce qui prouve, une fois de plus, son immense capacité à se concentrer sur les choses qui importent la collectivité. Ron, au début, se sent perdu, il est inquiet, il faut dire qu’avec sa grande famille, il a tant à perdre, il y a tant de cibles potentielles.
    Quant à Harry, il doute de sa capacité à remplir la mission que lui a donnée Dumbledore, d’autant plus que, comme à son habitude, le vieux sorcier ne lui a rien expliqué, ne lui a pas laissé de plan, rien d’autre que des indices nébuleux, difficiles à interpréter. Il ressent du coup également beaucoup de colère contre le défunt directeur tout en continuant à lui être fidèle envers et contre tout.
    Dans ce tome, pour la première fois, Harry ne va pas retourner à Poudlard. C’est par choix. Mais très vite, il n’aurait plus eu le choix, car Voldemort revient au sommet de sa puissance. Il règne littéralement sur le monde de la magie d’Angleterre, toujours en sous main, jamais vraiment au grand jour, mais personne n’est dupe.
    A de nombreuses reprises, on a l’impression de stagner, on a une impression de lenteur qui, à mon sens, est absolument nécessaire. Car la mission du trio nous semble d’autant plus impossible et on prend conscience de la tâche de titan qui repose sur leurs épaules alors qu’ils doivent fuir les hommes de Voldemort.
    Dans ce tome, je ne vous cache pas qu’il y a bon nombre de morts, car cette fois-ci, la guerre est ouverte. Et que j’ai versé des larmes à plusieurs reprises.
    Dans ce dernier tome, on va enfin savoir bon nombres de choses. Des choses que beaucoup d’entre nous se demandaient.
    Déjà, une question bête : Pourquoi Harry et sa mère n’ont il pas eu le temps de sortir de la maison et de s’enfuir puisque Harry entendait, lorsqu’il croisait les détraqueurs, son père crier : « prends Harry et court, je vais le retenir ! » Même s’il est évident que James n’aurait pas pu tenir bien longtemps en duel contre Voldemort, je me suis toujours demandé pourquoi Lily n’avait pas eu le temps de fuir.
    Ensuite, on va en savoir un peu plus sur Dumbledore. Lui qui semblait tout savoir sur tout le monde mais dont on ne savait de lui que deux choses : il avait été professeur de métamorphose et il avait été réparti à Gryffondor.
    Enfin, on va savoir ! ENFIN ! LA véritable allégeance de Severus Rogue !
    J’ai été un peu déçue de voir que tant de personnes semblent ne pas avoir trouvé d’intérêt de l’épilogue. Pour moi, cet épilogue n’a pas tant vocation à nous dire ce que sont devenus les différents personnages, mais à nous montrer que, malgré la guerre, malgré les morts, la vie continue, la nouvelle génération est en marche.
    Et cet épilogue nous laisse également un doute : la guerre entre les maisons va-t-elle enfin se terminer ? Certaines paroles nous laissent penser qu’elle existe encore, même si certaines personnes semblent ne plus y accorder d’importance. Et la question qui demeure en suspend : Si cette rivalité continue, si des différences sont encore faites entre les maisons, combien de temps pour qu’un nouvel élève, puissant mais frustré, maltraité psychologiquement par ses pairs, ne se décide à emprunter la voie qu’avaient prise avant lui Gellert Grindelwald puis, 50 ans plus tard, Tom Jedusor.
    La vie continue, oui. Mais est-elle appelée à être un éternel recommencement ?

     

    Un extrait : Lors d’une édition du journal télévisé, les Dursley avaient vu Kingsley marcher discrètement derrière le Premier Ministre moldu qui visitait un hôpital. Cela, ajouté au fait que Kingsley avait le don de s’habiller comme un Moldu – sans parler d’un petit quelque chose de rassurant dans sa voix lente et grave –, avait amené les Dursley à lui accorder une considération qu’ils refusaient aux autres sorciers. Mais il est vrai qu’ils ne l’avaient encore jamais vu avec son anneau à l’oreille.

    — Désolé, il n’est pas libre, dit Harry. Hestia Jones et Dedalus Diggle, en revanche, sont plus que qualifiés pour cette tâche…

    — Si au moins nous avions vu leur curriculum…, commença l’oncle Vernon, mais Harry perdit patience.

    Se levant, il s’avança vers son oncle et montra à son tour la télévision du doigt.

    — Ces accidents ne sont pas des accidents – les collisions, les explosions, les déraillements et tout ce qui a pu se passer depuis le dernier journal télévisé que nous avons vu. Des gens disparaissent, meurent, et c’est lui qui en est responsable. – Voldemort. Je te l’ai répété cent fois, il tue des Moldus pour s’amuser. Même les nappes de brouillard sont provoquées par des Détraqueurs et si tu ne te souviens pas de ce qu’ils sont, demande donc à ton fils !

    D’un geste brusque, Dudley se couvrit la bouche de ses mains. Voyant le regard de Harry et de ses parents tourné vers lui, il baissa lentement les bras et demanda :

    — Il y en a… encore d’autres ?

    — D’autres ? s’esclaffa Harry. Tu veux dire d’autres que les deux qui t’ont attaqué ? Bien sûr, ils sont des centaines, peut-être des milliers, à l’heure qu’il est, il suffit de voir comment ils se repaissent de la terreur et du désespoir…

    — D’accord, d’accord, tempêta Vernon Dursley. Tu as été convaincant…

    — J’espère bien, répliqua Harry, parce que quand j’aurai dix-sept ans, tous ces êtres là – les Mangemorts, les Détraqueurs, peut-être même les Inferi, c’est-à-dire des cadavres ensorcelés par un mage noir – pourront vous retrouver facilement et s’attaqueront à vous. Si vous vous souvenez de ce qui s’est passé la dernière fois que vous avez essayé de vous opposer à des sorciers, vous admettrez sans doute que vous avez besoin d’aide.

    Il y eut un bref silence pendant lequel l’écho du fracas qu’avait produit Hagrid en défonçant une porte de bois sembla retentir par-delà les années. La tante Pétunia regardait l’oncle Vernon. Dudley fixait Harry. Enfin, l’oncle Vernon lança :

    — Et mon travail ? Et l’école de Dudley ? J’imagine que tout cela n’a pas d’importance aux yeux d’une bande de sorciers fainéants…

    — Tu ne comprends donc pas ? s’écria Harry. Ils vont vous torturer comme ils ont torturé mes parents !

    — Papa, intervint Dudley d’une voix forte. Papa, moi, je veux partir avec ces gens de l’Ordre.

    — Dudley, dit Harry, pour la première fois de ta vie, tu viens de faire preuve d’intelligence.

    Il savait que le combat était gagné. Si Dudley avait suffisamment peur pour accepter l’aide de l’Ordre, ses parents lui emboîteraient le pas : jamais ils ne supporteraient d’être séparés de leur Duddlynouchet.

     

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  • [Livre] La dernière carte

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    Si vous désirez acheter ce livre, vous pouvez cliquer ICI ou sur l'image. Vous serez alors redirigés sur bookwitty. Si vous achetez le livre par ce lien, je touche une petite commission. Cela ne change rien au prix!

     

    Résumé : Sven-Gunnar Erlandsson est un homme ordinaire : entraîneur de football apprécié de tous, il mène une existence paisible entouré de sa femme Adrianti, une Singapourienne rencontrée lors d’un voyage en Asie, et de leurs deux enfants. Jusqu’à ce fameux soir où il se rend à une partie de poker et se fait abattre sur le chemin du retour. Dans sa poche, quarte cartes à jouer ainsi qu’un étrange code. Qui les y a mis et pourquoi ?

     

    Auteur : Carin Gerhardsen

     

    Edition : 10/18

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 10 avril 2014

     

    Prix moyen : 8€

     

    Mon avis : 4ème tome des aventures de Conny Sjoberg et son équipe, j’ai été surprise qu’à aucun moment, personne, dans l’équipe, ne fasse allusion à leur collègue, décédé dans des circonstances assez horribles, dans le tome précédent. Il est vrai que ce tome semble se passer un an et demi plus tard, si j’en crois la chronologie apportée par les réflexions à propos du viol de Petra (qui a eu lieu dans le premier tome) que se fait un de ses rares collègues au courant, bien décidé à faire tomber le « deuxième homme ». Mais quand même, quelques allusions à un collègue « tombé au combat », ça m’aurait paru normal.
    Alors qu’ils doivent tous reprendre le travail le lendemain, le sort décide de les faire revenir sur le terrain un jour plus tôt sur la scène d’un crime qui ressemble fort à une exécution. Un homme à été abattu d’une balle dans le dos et achevé d’une dans la nuque.
    Dans sa poche 4 cartes de jeu et une bande papier sur laquelle est inscrite une suite de chiffres et de lettres quasiment illisible.
    Dès le début de cette nouvelle enquête, on rencontre deux nouveaux membres de l’équipe : Hedvig Gerdin, qui reprend un poste après près de 30 ans d’interruption qu’elle a mit à profit pour se perfectionner intellectuellement et qui est assez antipathique au premier abord, toujours assez agressive, mais avec un bon instinct ; et Odd Andersson, très bon policier mais rendu célèbre pour avoir failli aller en finale dans la nouvelle star suédoise, ce qui parfois fait que les adolescentes ont du mal à le voir comme un policier.
    L’enquête part de suite sur la piste du poker, à cause d’une part des cartes retrouvées sur lui et du fait que la victime jouait chaque mois, avec trois camarades, et qu’ils avaient pour habitude, chaque année, de dépenser leurs gains dans un repas bien arrosé.
    Je comprends que les policiers aient immédiatement suivi cette piste qui parait évidente, mais j’ai trouvé que Conny Sjoberg commettait une grossière erreur en refusant d’envisager d’autres pistes sur le seul prétexte qu’elles sont soulevées par Hedvig Gerdin qu’il semble ne pas supporter.
    Il y a des retournements de situation auxquelles je ne m’attendais pas du tout, même si je n’étais en fait pas très loin de la vérité. Je pensais juste que ce n’était pas à ce point, et que ce n’était pas vraiment lié à l’enquête.
    Concernant l’enquête elle-même, comme dans chaque tome, on va jusqu’au bout. Concernant l’affaire du viol de Petra, on a avancé, beaucoup avancé même, mais j’attends le prochain tome où j’espère voir enfin le « deuxième homme » révélé au grand jour et se faire lamentablement écraser par l’équipe !

     

    Un extrait : Elles ont été intenses, ces vacances d’été. Le commissaire Conny Sjöberg a passé de longues journées à rénover sa maison de campagne et autant de longues soirées baignées par la clarté nordique à bien manger et à déguster du vin. Malheureusement, le travail physique n’a pas éliminé les traces de sa gourmandise sur son corps plus tout jeune. Toute la famille est retournée en ville le vendredi pour que les enfants reprennent un rythme de sommeil plus régulier avant la rentrée à la crèche et à l’école maternelle, lundi. La famille a passé le samedi au parc d’attractions Gröna Lund dans une ambiance proche du chaos, avec deux adultes tiraillés dans tous les sens par cinq enfants avec autant d’envies différentes. Le côté positif de la chose, c’est qu’ils peuvent désormais faire des activités ensemble, à présent, tous les enfants sont suffisamment grands pour des projets plus stimulants que des jeux à quatre pattes. Les jumeaux ont bien grandi cet été et se sont beaucoup calmés. Ce qui, combiné aux avancées dans la rénovation de leur exquise maison de la région de Bergslagen, lui procure un sentiment de calme et de libération. Le temps des dodos, landaus, tétines et cris de nourrissons est enfin révolu.

    Et pourtant, ce dimanche matin, il se retrouve quand même réveillé à cinq heures et demie. Mais cette fois, c’est à cause du téléphone.

    *

    Jens Sandén est déjà de retour au travail depuis une semaine. Après son attaque cérébrale de 2007, l’inspecteur âgé de 53 ans, s’est, contre toute attente, totalement repris en main en perdant vingt-deux kilos. Désormais il mange équilibré, fait de longues balades avant le petit déjeuner et ne manque jamais le match de tennis du vendredi matin avec son vieux compagnon d’armes Conny Sjöberg. Globalement, il se sent en pleine forme, et le fait que sa fille légèrement handicapée mentale mène désormais une vie plus rangée facilite les choses. Elle aussi est de retour au travail et a retrouvé ses marques à l’accueil du commissariat.

    Ce matin, Sandén s’est réveillé de lui-même à cinq heures et quart, puis s’est fait cuire un œuf au micro-ondes à l’aide d’un truc acheté dans une boutique design. Il est sur le point d’enfiler son ciré et ses bottes pour sortir faire un tour quand le téléphone sonne et qu’on lui demande de rejoindre au plus vite un lieu situé dans le bois d’Herrängen. Bon, ben…, se résigne-il, ça me fera toujours une balade.

     

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  • [Livre] La comptine des coupables

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    Si vous désirez acheter ce livre, vous pouvez cliquer ICI ou sur l'image. Vous serez alors redirigés sur bookwitty. Si vous achetez le livre par ce lien, je touche une petite commission. Cela ne change rien au prix! D'ailleurs, j'indique dans la fiche le prix auquel je l'ai acheté, mais si entre-temps une version poche est sortie, je vous mets le lien vers le format le moins cher (après à vous de voir!)

     

    Résumé : À Stockholm, les policiers de la section criminelle du commissariat d'Hammarby sont sous le choc après le meurtre brutal d'une mère philippine et de ses deux enfants. Aucun indice sur le lieu du crime, aucune piste, mais des questions qui s'accumulent. Comment une femme de ménage aux revenus modestes peut-elle s'offrir une maison aussi luxueuse ? Pourquoi le père des enfants, un Suédois, vit-il isolé, presque sans contact avec le monde extérieur ? Le commissaire Conny Sjöberg, à la tête d'une équipe mal en point, peine à faire avancer l'enquête. Lui-même a l'esprit ailleurs... Les secrets, les remords, la culpabilité, voilà des maux qui rongent toutes les familles. Peut-être devrait-il creuser de ce côté-là ?

     

    Auteur : Carin Gerhardsen

     

    Edition : Fleuve noir

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 14 février 2013

     

    Prix moyen : 8€

     

    Mon avis : Troisième roman mettant en scène Conny Sjöberg et son équipe, la comptine des coupables montre une équipe plutôt mal en point. Petra affiche une hostilité non déguisée envers le collègue qu’elle estime être le second homme qui l’a violé, sans pour autant le dénoncer. Mais Jamal, qui a toujours été amical et protecteur avec elle est-il réellement un manipulateur sadique ou la victime d’une mise en scène visant à protéger le véritable coupable ? Conny se débat avec la culpabilité d’avoir mis quelques coup de canifs dans son contrat matrimonial ; Jens Sanden fait face aux problèmes de santé qu’il a connu dans les tomes précédents et, même s’il fait ce qu’il faut, ça ne le met pas d’excellente humeur ; quant à Einar Eriksson, l’irascible informaticien semble ne même plus prendre la peine de venir au travail.
    Mais une affaire d’une rare cruauté va les forcer à mettre leurs problèmes personnels de côté. L’équipe de Sjöberg est en effet appelée sur la scène d’un crime sordide : une mère et ses deux enfants de 2 et 4 ans gisent sur le lit, égorgés, presque décapités.
    Alors que l’enquête s’enlise, l’équipe va faire une découverte qui va remettre en question toutes leurs certitudes et presque les diviser.
    Régulièrement, le point de vue change, ce qui nous empêche de nous installer trop confortablement dans le récit et nous oblige à rester constamment sur nos gardes. A chaque fois qu’on pense être sur le point de faire une avancée majeure dans l’enquête, hop, à la place, on découvre un nouveau fait concernant le viol de Petra (je crois connaître le coupable et j’espère qu’il va en prendre plein la tronche dans le prochain tome !!).
    J’ai beaucoup aimé le passage entre ces deux « affaires » qui nous font rester sans cesse sur la brèche.
    Pour une fois, je n’ai pas compris l’identité du coupable avant les enquêteurs et même la manière dont se passe son arrestation a été une surprise car jusqu’au bout j’espérais qu’un évènement n’aurait pas lieu. Je pense que l’équipe aura du mal à s’en remettre !

     

    Un extrait : Petra Westman fait claquer le store de la fenêtre en le remontant. Une lumière grise de mars envahit la chambre et leur permet de l’observer en détail. Sandén jette un regard vers le lit. Les deux enfants reposent sur la couette. Ils portent tous deux un pyjama. Celui du garçon est de couleur rouge, avec une toile d’araignée noire imprimée sur le pantalon et un Spiderman sur la poitrine. Celui de la petite fille est bleu ciel, avec des petits oursons. La mère est vêtue d’un jean et d’une tunique blanche cintrée portée sur un débardeur. Ses pieds sont nus, les ongles recouverts d’un vernis transparent.

    — Il y a beaucoup de sang dans la salle de bains, affirme Sandén. Et aussi sur le sol, tout le long du trajet menant au lit.

    — Il a tué la femme en premier, constate Sjöberg. Pendant que les enfants dormaient dans son lit. Ensuite, il l’a transportée jusqu’ici. Je ne vois aucune trace de lutte. Mais pourquoi assassiner des enfants qui n’ont rien vu ?

    — Peut-être qu’ils savaient quelque chose, suggère Sandén.

    — Le crime passionnel est envisageable. Il y a un homme dans cette famille ?

    — Ben, il y a écrit Larsson sur la porte d’entrée…

    — Et eux n’ont pas l’air de s’appeler Larsson, complète Sjöberg.

    Ils se tournent en même temps vers le lit. Des cheveux noirs luisants, et malgré l’aspect cadavérique, des traits asiatiques joliment ciselés. Autant de preuves qu’ils sont tous les trois originaires d’une contrée éloignée de la Suède.

    — Peut-être la Thaïlande ? propose Sandén.

    — Possible.

    Sur la table de nuit, grand ouvert, se trouve un livre en anglais de comptines pour enfants :

            De quoi sont faits les petits garçons ?

            De quoi sont faits les petits garçons ?

            De grenouilles et d’escargots

            Et de queues de chiots

            Ainsi sont faits les petits garçons.

            De quoi sont faites les petites filles ?

            De quoi sont faites les petites filles ?

            De sucre et d’épices

            Et de tout un tas de délices

            Ainsi sont faites les petites filles.

    — Il est possible qu’elle ait été adoptée, lance Jamal Hamad, inspecteur adjoint d’à peine 30 ans, accroupi sur le seuil de la salle de bains, en train d’étudier ce qui ressemble à une empreinte de semelle sur le bord d’une flaque de sang séché.

    Il se lève et pose son regard sur ses supérieurs hiérarchiques.

    — Il y a un sac à main suspendu au portemanteau de l’entrée, poursuit-il. Est-ce que j’y jette un coup d’œil en faisant attention, pour voir si on y trouve l’identité de la femme ? Comme ça, Einar aura déjà une base de travail avant que Bella en ait terminé.

    Gabriella Hansson, surnommée Bella, et ses techniciens de la police scientifique ne sont pas encore arrivés, mais Sjöberg sait qu’ils sont en route. Comme il fait confiance à l’instinct, il souhaite toujours que lui et son équipe puissent se faire leur propre opinion de la scène de crime avant que les scientifiques de la brigade criminelle s’approprient totalement les lieux.

    — Oui, vas-y, répond-il sans rien ajouter.

    Il a une grande confiance en Jamal et ne voit pas la nécessité de lui préciser la façon d’opérer.

    — Mais d’ailleurs, où est Einar ?

    Sandén manifeste son ignorance d’un haussement d’épaules.

    — Aucune idée, lance Jamal depuis l’entrée.

     

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  • [Livre] Je ne t’oublierai pas

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    Résumé : Geniver n’a jamais fait le deuil de sa fille, disparue à sa naissance il y a huit ans. Mais fissuré par le doute, le souvenir de cette séparation tragique laisse place à l’espoir. Prête à tout pour revoir son enfant, Geniver décide de mener l’enquête…

    Entre effroi et incompréhension, Geniver se retrouve seule face au danger. Les indices sont troublants et la vérité qui se dessine… glaçante.

     

    Auteur : Sophie McKenzie

     

    Edition : France loisirs

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution :

     

    Prix moyen : 21€

     

    Mon avis : Pour mon second livre de cet auteur, je n’ai pas été du tout déçue.
    Gen est une femme brisée. Ancien écrivain, elle n’a plus rien écrit depuis la mort in utero de sa petite fille, 8 ans auparavant. Son mari, Art, veut absolument une famille et, peut-être sans vraiment s’en rendre compte, il met une pression énorme sur Gen pour qu’elle retombe enceinte. Comme cela ne s’est pas reproduit naturellement, le couple a recours aux FIV, sans plus de succès. Gen, d’ailleurs, n’est pas très sûre de vouloir subir encore un cycle et de tenter de « remplacer » sa fille mort-née qu’elle a prénommée Beth. Mais cela, elle n’ose pas le dire à son mari, si désireux de fonder une famille.

    Enfoncée dans une déprime qui semble agacer son entourage, Gen reçoit la visite d’une femme qui prétend être la sœur de l’infirmière présente à l’accouchement de Gen, et qui, récemment décédée, lui aurait confiée que la petite Beth, bien loin d’être mort-née, aurait été enlevée avec la complicité de l’anesthésiste, de l’obstétricien et même de son propre mari Art.
    Bouleversée, incrédule, mais saisie par un fol espoir, Gen ne va rencontrer autour d’elle, lorsqu’elle en parle, que colère envers la femme, et condescendance et pitié envers elle.
    Pourtant, ces réactions ne vont pas rassurer Gen qui se lance dans la recherche de la vérité, épaulée par un ancien ami et associé de son mari.
    Au fil de ses recherches, elle découvre des coïncidences troublantes, et surtout découvre un aspect de son mari qu’elle ne connaissait pas, celui d’un manipulateur qui n’hésite pas à détruire la réputation des autres pour protéger la sienne.
    Si la quête de Gen pourrait n’être qu’un vain espoir d’une réalité que beaucoup jugent impossible, que l’enfant ait survécut, puis ait été subtilisé pour être offert peut être au plus offrant, cette recherche, cet espoir, a du moins le mérite de sortir Gen de la dépression dans laquelle elle s’engluait et qui se rapprochait de plus en plus dangereusement de la catatonie.
    Comme souvent dans les thrillers on a, d’une certaine manière deux fins. Le final, a révélation du coupable, si coupable il y a. Et l’épilogue.
    Et bien je peux vous dire que j’ai été bluffé par les deux !
    Si pour la révélation, je me dis qu’on aurait pu découvrir ou du moins deviner une partie de la vérité (mais ce n’était pas gagné, j’ai pensé à beaucoup de monde, à beaucoup de conclusion mais pas à cette explication là !), l’épilogue lui m’a laissé vraiment sur le cul !
    Le seul reproche que j’aurais à faire à cette histoire, et encore ce n’est qu’un demi-reproche, c’est que l’histoire se déroule dans un temps très court et cela nuit au réalisme dans la mesure où on se demande comment une personne lambda qui ne bénéficie pas des moyens de la police peut ainsi trouver pistes et solutions en un claquement de doigt, mais d’un autre côté je comprends parfaitement le désir de rythme effréné, de course contre la montre, qui n’aurait pas eu lieu si l’enquête avait duré des mois.
    Je ne peux que vous conseiller de vous plonger au plus vite dans ce roman !

     

    Un extrait : Concentrée sur ma respiration, j’essaie de ne pas penser à la tempête qui fait rage en moi.

    Art m’aime toujours. Je le sais. S’il ne m’aimait plus, il ne serait pas resté avec moi durant la longue, la terrible année après Beth. Sans parler des six tentatives de fécondation in vitro depuis.

    Seulement, il y a des moments où je me demande s’il m’écoute vraiment. J’ai essayé de lui dire à quel point j’étais lasse de ces visites à la clinique. Des hauts et des bas de la FIV. Près d’un an s’est écoulé depuis notre dernière tentative. À l’époque, j’avais insisté pour faire une pause et M. Tam – comme on le surnomme dans les forums en ligne sur l’infertilité – m’avait soutenue. Art était d’accord – nous espérions l’un et l’autre que je tomberais enceinte de manière naturelle. Il n’y avait vraiment aucune raison pour que cela ne se produise pas – du moins, on n’en avait trouvé aucune. Comme on n’a jamais trouvé aucune raison qui explique l’échec de chacune de nos tentatives de FIV.

    Il y a déjà plusieurs mois qu’Art me pousse à suivre un nouveau traitement. Il a même pris ce rendez-vous pour nous. Mais l’idée de recommencer, la perspective des effets secondaires et des déconvenues qui m’attendent me sont insupportables. Je suis passée par là trop souvent : entamer un cycle, ou gâcher l’occasion d’en entamer un parce qu’on est absent, aller chaque jour à la clinique subir un test, prendre les produits à des heures précises, à des dates précises – tout ça pour découvrir que les follicules ne sont pas assez matures ou assez nombreux, ou que les embryons n’ont pas survécu. Puis le repos pendant un cycle ou deux, la fixation sur la date de l’ovulation, de la menstruation, avant de recommencer. Et ainsi de suite. Et rien de tout cela, rien de rien, ne pourra jamais la ramener.

    Beth. Mon bébé mort-né.

    Je veux dire tout cela à Art, mais il faudrait que je parle de Beth et elle est enfermée à l’abri dans ma tête avec la douleur et le chagrin et je ne veux pas les faire remonter à la surface.

     

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  • [Livre] La légende des quatre – T01 – Le clan des loups

    Je remercie Babelio et les éditions Flammarion Jeunesse pour cette lecture

     

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    Si vous désirez acheter ce livre, vous pouvez cliquer sur l'image. Vous serez alors redirigés sur bookwitty. Si vous achetez le livre par ce lien, je touche une petite commission. Cela ne change rien au prix!

     

    Résumé : Ils sont quatre
    Quatre héritiers de leurs clans
    Ils doivent s'unir pour survivre ...
    Loups, tigres, aigles et serpents
    Quatre clans ennemis ...
    Les yokaïs , créatures tantôt humaines tantôt animales vivent dans une harmonie fragile ...
    Sur les terres humaines, la tension est palpable ...
    Maya, l'héritière du clan des loups et Bregan, des tigres sont les garants de la paix ...mais pourront-ils résister à leurs instincts profonds pour sauver leurs tribus?

    Auteur : Cassandra O'donnell

     

    Edition : Flammarion

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 14 mars 2018

     

    Prix moyen : 15€

     

    Mon avis : Quand on m’a proposé de participer à une masse critique privilégiée pour tenter de remporter et de chroniquer ce livre, je me suis dit « pourquoi pas ». Mais honnêtement, si je n’avais pas été prise, je n’en aurais pas fait une maladie.
    Faut dire que si je connais la plume de l’auteur dans le registre adulte avec sa série Rebecca Kean, que j’aime d’amour, je n’avais rien lu d’elle dans le registre jeunesse. Et le passage de l’un à l’autre est parfois casse gueule. Bon, je savais que sa série Malenfer marchait du tonnerre, mais comme je ne l’ai jamais lu, et que question livre je suis un peu comme Saint-Thomas… j’étais un poil hésitante.
    Hésitations qui se sont évaporées dès le premier chapitre de la légende des 4. J’ai vraiment beaucoup aimé l’écriture. Autant que l’histoire. Bon certes, moi, vous me mettez des gens qui se changent en bestioles plus ou moins volumineuses et déjà, vous m’avez à moitié dans votre poche. Mais vraiment j’ai trouvé ce début de saga très prometteur. J’aime beaucoup les quatre personnages principaux, ainsi que leurs acolytes, que ce soit la meilleure amie de Maya, le petit frère de Bregan ou encore le garde du corps de ce dernier, j’ai vraiment apprécié chacun d’entre eux. Je n’ai pas encore « rencontré » chacun des conseils des quatre clans, mais je peux dire d’ores et déjà qu’ils m’exaspèrent et que je suis d’accord avec Mika quand il dit que tout ceci est injuste. Bon, lui évidemment, à son âge, il parle simplement du fait de ne pas pouvoir être ami avec qui il veut. Mais si on va plus loin que lui dans la réflexion, on peut se dire qu’il est ridicule de maintenir ainsi une guerre entre les clans par-delà les générations quand ces nouvelles générations pourraient justement, puisqu’ils n’ont pas de contentieux entre eux, instaurer une paix durable.
    Si j’avais eu la suite sous la main, je me serais sans aucun doute jetée dessus, surtout que la fin nous laisse dans une interrogation presque insupportable.
    Maintenant je n’ai qu’une hâte, lire la suite !

     

    Un extrait : La lumière du jour commençait déjà à rosir pour annoncer le soir qui approchait. Un vent léger soufflait entre les arbres, faisant bouger en douceur les feuilles sur les branches. Mika courait, le museau collé au sol et la terre défilant sous ses pattes. Plus il avançait, plus l’odeur de sa proie saturait l’air et plus il avait du mal à contenir l’excitation qui le gagnait. Le sanglier était tout près maintenant, sa senteur était si forte que le jeune tigre parvenait à peine à se contrôler. Doucement, tu ne dois pas l’effrayer, songea-t-il en ralentissant soudain le rythme tandis qu’il atteignait le bord de la clairière. Puis, se glissant à travers les fourrés, il se mit à avancer silencieusement en espérant ne pas se faire repérer. La bête était énorme et un solitaire de cet âge pouvait se révéler extrêmement dangereux. Une seule erreur de sa part, une seule, et il risquait de se faire tuer. Tapi dans les hautes herbes, le petit tigre gratta nerveusement la surface rêche de ses griffes sur le sol et prit tranquillement le temps de l’observer. Gris-brun, le cou massif, l’arrière-train large et les défenses acérées, l’animal était plutôt impressionnant. Mais Mika s’en moquait. Il était parfaitement décidé à tenter sa chance. Tendant les muscles de ses pattes, il s’apprêtait à bondir sur sa proie quand il sentit soudain une main le tirer brusquement en arrière.

    — Non !

    Le sanglier, effrayé, se mit aussitôt à détaler et Mika, frustré de voir la bête lui échapper, se tourna vers le garçon brun aux yeux émeraude qui le tenait fermement au-dessus du sol et lui assena un coup de griffe.

    — Eh ! On se calme, d’accord ? Tu sais très bien que tu es beaucoup trop petit pour t’attaquer à un sanglier adulte, c’est trop risqué, soupira celui-ci en n’accordant même pas un regard au filet de sang qui s’écoulait à travers son pantalon déchiré.

    Le jeune tigre poussa un feulement de protestation et leva les yeux vers son grand frère en faisant onduler ses oreilles rondes. Petit ? Petit ? Oh bien sûr, il n’avait rien à voir avec Bregan. Son aîné, sous sa forme animale, mesurait déjà pas loin de 2 mètres, pesait près de 400 kilos et pouvait tuer un bœuf ou un cheval d’un seul coup de patte. Mais même si Mika était encore loin d’être aussi puissant, il était agile, discret, il pouvait grimper sur n’importe quel arbre et tenir bien plus de temps à la course que la plupart des adultes.

     

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  • [Livre] Le livre du Hygge

     

    Je remercie Babelio et les éditions Pocket pour ce livre

     

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    Résumé : Pourquoi les Danois sont-ils les gens les plus heureux du monde ? Pour Meik Wiking, directeur de l'Institut de recherche sur le bonheur à Copenhague, la réponse est simple : grâce au hygge. Sans équivalent français, le terme " hygge " (à prononcer " hoo-ga ") évoque les notions de confort, du vivre-ensemble et de bien-être profond. " Le hygge est une ambiance, une véritable atmosphère " explique Meik Wiking. " C'est profiter de ceux que l'on aime en passant du temps auprès d'eux, avec ce sentiment de se sentir chez soi, en sécurité. " Le hygge, c'est ce que vous éprouvez lorsque vous vous prélassez sur votre canapé, des chaussettes douillettes aux pieds, emmitouflé dans une couverture douce tout en observant par la fenêtre les éclairs d'un gros orage. C'est le bonheur que vous ressentez lorsque vous partagez une conversation et un délicieux repas avec vos proches autour d'une table ornée de bougies. C'est la chaleur des premiers rayons de soleil sur votre visage un jour de ciel bleu. Le Livre du Hygge vous invite à découvrir les grands principes de cette philosophie de vie danoise, avec de nombreux conseils et idées pour l'incorporer à votre quotidien : Se mettre à l'aise et faire un break ; Profiter de l'instant présent (et couper son téléphone) ; Éteindre les lumières et profiter de la lueur des bougies ; Prendre soin de ses relations et passer plus de temps avec ses proches ; S'autoriser des petits écarts et mettre de côté les principes de bonne santé (les gâteaux font bien partie du hygge !) Vivre chaque jour, et chaque café, comme si c'était le dernier.

    Auteur : Meik Wiking


    Edition : Pocket

     

    Genre : Pratique – développement personnel – Bien-être

     

    Date de parution : 18 Janvier 2018

     

    Prix moyen : 8€

     

    Mon avis : Je n’ai l’habitude ni de chroniquer, ni même de lire des livres de développement personnel. En général, soyons clair, ça me gonfle, le côté : Vous voyez, il suffit de faire ça et ça pour aller bien, voyons !
    Mais là, j’ai fait une exception pour celui-ci pour la simple raison que j’entends parler du hygge depuis un bout de temps, que tous ceux qui en parle sont infoutus d’expliquer ce que c’est et que j’étais très curieuse d’en apprendre plus !
    Le livre ne donne aucune leçon. Il aurait plutôt tendance à pointer ce qui est considéré comme hyggelig et force est de constater qu’il ne faut pas grand-chose pour pratiquer le hygge ! Tout ce qui est doux, chaud, qui nous fait plaisir, en somme, c’est du hygge !
    Lire un livre enroulé dans un plaid tout doux, avec à portée de main une tasse de thé : c’est hyggelig !
    Pas besoin de faire des frais pour le hygge. La cheminée est un gros élément du hygge. Je vis en appart en centre-ville, autant dire que je n’en ai pas. Qu’importe, quand je lis un livre, avec mon plaid et ma tasse de thé bien chaud et bien parfumé, je mets un feu de cheminé en fond d’écran de mon ordinateur (je cherche encore un moyen de le mettre sur la TV) et je peux vous dire que pour peu qu’il fasse un peu sombre dehors, voire qu’il pleuve, que je m’éclaire avec une lumière douce et que je plonge dans mon histoire… je passe un moment cocooning à souhait… donc Hyggelig !
    Le hygge c’est ça et plein d’autres choses : c’est une soirée en famille ou entre amis, c’est cuisiner ensemble (et ce quel que soit le résultat), c’est une balade en forêt, un pique-nique sur la plage ou au bord d’un torrent (ou ailleurs !).
    Je crois qu’on peut résumer le hygge par : c’est apprécier le moment présent, les petits plaisirs de la vie.
    Quant à ceux qui clament que ce livre ne sert à rien, qu’on trouve déjà ces conseils sur internet et ces images sur pinterest, qu’ils commencent donc par le lire, car les ordinateurs, les smartphones, qui nous pompent notre énergie, sont tout sauf hyggelig (et personnellement, je préfère me pelotonner dans un fauteuil avec un livre, que surfer sur des sites tels que pinterest ou instagram qui nous agressent de millions de photos, de tableaux etc…)
    Alors, bien sûr, on ne va pas tout mettre en application (je veux bien allumer une bougie sur la table basse, ou sur le rebord de la baignoire quand je prends un bain, mais je ne vais pas en mettre partout, j’ai peu des incendies ; je veux bien craquer sur des thés parfumés, mais étant diabétique, je ne vais pas me « lâcher » sans réfléchir sur les gâteaux et les bonbons …), mais ce serait bien le diable de ne pas réussir à piocher des idées, ou de ne pas réaliser que certaines choses vous font juste du bien (En ce qui me concerne, je vais acheter des draps et des taies d’oreiller, parce que je réalise que je ne suis jamais aussi bien que quand mon lit est complètement tendu de blanc !)
    Maintenant, je n’ai plus qu’une envie (bon ok, 2 si on compte le fait de m’enfouir sous une pile de plaid avec une pile de bouquins), me procurer l’autre livre du même auteur : le livre du Lykke, qui cette fois, nous parle du bonheur à travers le monde.

     

    Un extrait : Presque rien n’est plus hyggelig que de passer la journée dans un verger à cueillir des fruits. Environ une fois par an, mes amis et moi allons à Fejø – une petite île dans la partie sud du Danemark connue pour ses pommes. Il y a là-bas des rangées et des rangées de pommiers et de pruniers. Si nous y allons tard dans l’été, les prunes Opal et les pommes Filippa sont mûres.
    Après avoir passé une journée dans le verger, vous pouvez prolonger le hygge d’un jour encore, en faisant des confitures ou en utilisant autrement les fruits cueillis. Cette année, j’espère que nous pourrons tenter de faire du cidre. Cela peut être le moment idéal pour cette petite fête en cuisine dont je vous parlais plus tôt.
    Il y a beaucoup de fermes proposant des cueillettes libre-service partout à la campagne, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et Nouvelle-Zélande.

     

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