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Livres - Page 2

  • [Livre] Les dossiers du voile

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    Lecture terminée le : 11 mai 2021

     

    Résumé : Lieutenant de police au sein de la Brigade de régulation des espèces méta-humaines de Paris, Tia Morcese a beaucoup de mal à faire respecter l’ordre et la sécurité… et surtout à éviter que druides, nécromanciens, loups-garous et autres espèces méta-humaines révèlent leur existence au reste du monde.

    À côté de son impressionnante grande sœur, Mona pourrait presque passer pour une ado normale. Pourtant, l’apprentie sorcière est loin d’avoir les yeux dans sa poche ! Et quand elle tombe sur des informations clés qui pourraient faire avancer les affaires en cours de Tia, elle n’hésite pas une seconde à suivre ses propres pistes.

    Mais le monde du Voile n’est pas sans danger…


    Auteur : Adrien Tomas  

     

    Edition : Fleurus

     

    Genre : Fantasy

     

    Date de parution : 08 Janvier 2021

     

    Prix moyen : 17€

     

    Mon avis : De l'auteur, j'avais lu "engrenages et sortilèges" que j'avais beaucoup aimé. J'avais l'intention de lire d'abord "dragons et mécanismes" mais mon groupe de lecture a craqué sur "Les dossiers du voile" et j'ai changé mes plans de lecture sans hésiter (j'avais de toute façon bien l'intention de lire les deux).

    Déjà, les anti-romances seront contents, il n'y en a pas ici. Il y a quelques allusions, une promesse de quelque chose entre certains personnages secondaires qui pourrait se passer après le mot fin, mais pas de romance pour venir mettre son grain de sel dans l'histoire. C'est assez rare, surtout en fantasy young adult, pour être souligné.

    Dans ce livre, Tia, enquêtrice chargée du surnaturel à Paris, va avoir fort à faire pour gérer à la fois les multiples crimes qui se produisent chez les êtres surnaturels et son encombrante famille. Comme si les choses n'étaient pas assez compliquées pour elle, voilà que sa mère décide de s'absenter en lui laissant la charge de ses jeunes frères et sœurs. Si elle ne s'entend pas particulièrement bien avec sa cadette, Adelina, ce n'est pourtant pas cette dernière qui cause le plus de soucis. Car entre Edwin, le frère qui gâche son potentiel magique en petite combinés illégales, les jumeaux Archibald et Olivia qui détruisent plus ou moins tout ce qu'ils touchent, la petite Félicie qui cumule des pouvoirs phénoménaux avec l'humeur changeante d'un bébé et enfin Mona qui a décidé de ne plus être une petite fille sage et de vivre pleinement son adolescence en fourrant son nez là où il n'a rien à faire, Tia va avoir besoin de tout son calme pour ne pas tirer dans le tas.

    J'ai beaucoup apprécié que l'action se déroule en France car la majorité des livres de fantasy se déroulent soit aux États Unis, soit en Angleterre. On veut nos monstres nous aussi non mais!

    Je n'ai pas eu trop de mal à deviner ce qu'il se tramait, mais la qualité de l'écriture de l'auteur a fait que ça ne m'a pas déranger. Car même en sachant ce qui allait se passer, j'étais impatiente de voir comment cela allait se mettre en place, comment cela allait être révélé.

    Et je n'ai pas été déçue.

    De la même façon, les créatures présentées sont tout à fait classiques : loups garous, vampires, sorciers, trolls, druides, nécromanciens, etc...

    Mais c'est la manière dont tout ce petit monde s'organise à l'intérieur du "Voile" qui fait toute l'originalité du roman.

    Les dossiers du voile est un one-shot, mais cet univers est assez vaste et complexe pour que l'auteur puisse écrire d'autres histoires s'y déroulant.

    J'espère qu'il le fera.

     

    Un extrait : Le capitaine Isidore Tréjean était un homme carré, au sens propre comme au figuré. Sa mâchoire volontaire, son cou rigide, la forme de ses lunettes, sa coupe de cheveux en brosse étaient carrés. Son allure générale était aussi quadrilatérale que son esprit : il avait les épaules larges, un embonpoint ferme, des mains de colosse et de courtes jambes fermement arquées.

    Chacun des aspects de sa personne étant carré, cela faisait fort logiquement de lui un cube. Un grand cube aux angles droits, aux arêtes saillantes et aux surfaces lisses. Un cube noir et solide, taillé dans l’ébène du Gabon où il était né, patiné par les décennies passées en France.

    Et, comme chaque fois qu’il accueillait ses subordonnés dans son bureau, il se fit l’effet d’être un bambin géant et obstiné, désireux de faire passer le cube qu’il était à travers un trou désespérément rond.

    Dès qu’ils franchissaient sa porte, l’inspectrice Tia Morcese et le docteur Charles Thoret arboraient des mines de conspirateurs. Tréjean retint un soupir réprobateur : comment ces deux-là pouvaient-ils espérer protéger le mystère de leur fonction et empêcher leurs collègues de jaser si, chaque fois qu’ils mettaient les pieds au commissariat, ils se comportaient comme des espions en mission de repérage ? Pour ce qui lui semblait être la millième fois de son existence, le capitaine Tréjean se souvint qu’il n’avait jamais voulu de ce poste, et il maudit le directeur Huguet et la divisionnaire Habib de ne pas lui avoir laissé le choix.

    Il faillit maudire sa femme dans la foulée, mais se retint au dernier moment : il n’était jamais prudent de récriminer contre sa bien-aimée, même en pensée.

     

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  • [Livre] La fée assassine

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    Lecture terminée le : 10 mai 2021

     

    Résumé : Une jeune femme, en apparence calme et sans histoire, vient d'être arrêtée pour meurtre. Pour son mari, c'est la stupéfaction. Par l'entremise de l'avocat choisi pour la défendre, elle nous livre peu à peu l'histoire de sa vie.

    C'est l'histoire deux sœurs jumelles, d'un père absent et d'une mère abusive. C'est l'histoire d'un terrible secret de famille… Et celle d'une tragédie annoncée.


    Auteur : Olivier Grenson et Sylvie Roge

     

    Edition : Le Lombard

     

    Genre : Bande-dessinée, Thriller

     

    Date de parution : 12 Février 2021

     

    Prix moyen : 22€

     

    Mon avis : Le soir de Noël, un médecin est appelé en urgence: sa compagne, Fanny, a été arrêtée.

    Arrivé au commissariat, on lui pose des questions, sans vraiment répondre aux siennes puis on le laisse entrevoir sa femme, sans avoir le droit de lui parler.

    La première chose qui saute aux yeux est la vulnérabilité qui se dégage de cette jeune femme gracile à l'air accablé. La seconde, ce sont les traces de sang qui la recouvrent.

    Pour le médecin, c'est le choc. Rien de ce qu'on lui raconte ne correspond à la femme qu'il connaît.

    Rapidement, il lui trouve un avocat. L'homme de loi prévient d'entrée la jeune femme: pour la défendre, il doit tout savoir.

    Fanny commence donc à raconter les origines d'un drame qui trouve sa source dans l'enfance de la jeune femme.

    Jusqu'à la fin, on ne saura pas pourquoi Fanny a été arrêtée. On s'en doute un peu, mais franchement, je n'aurais pas imaginé que les choses aient pu dégénérer à ce point.

    On découvre l'enfance de Fanny auprès de sa sœur jumelle Tanya. Les vacances d'été tant attendues car synonymes de liberté.

    Car le reste de l'année, les deux filles subissent les humeurs de leur mère.

    Une véritable maltraitance psychologique qui va du très classique tenter de monter les sœurs l'une contre l'autre (en favorisant toujours l'une d'entre elle) à une violence inouïe (dire à ses filles qui partent pour l'école qu'elle va se suicider en leur absence).

    Et comme il n'y a pas de violence physique personne ne semble vraiment s'inquiéter du sort des deux sœurs.

    La mère est profondément perturbée. Quittée par son amant quand il a appris sa grossesse, elle ne s'est jamais remise de cette perte et en tient ses filles pour responsable.

    J'aurais pu avoir de la compassion pour elle étant donné la perte qu'elle a subit, mais son comportement me l'a profondément faite détester. Elle ne se contente pas de les négliger, elle met vraiment toute leur énergie à les détruire psychologiquement.

    Pour les séparer, elle a tendance à favoriser Tanya au détriment de Fanny. Si les deux sœurs résistent, leur comportement envers leur mère à l'âge adulte montre que Tanya s'est quand même un peu laissée embobinée par le jeu de victime de sa mère.

    Au fil de la BD on voit bien que cette histoire ne peut pas bien se terminer. Même si ça aurait pu se terminer moins mal que ça.

    Cette BD est à la fois un thriller et un drame.

    Entre les dessins, aux couleurs très pâles exceptées des touches de rouge qui tranchent violemment, et le scénario très bien ficelé, les 192 pages sont passées comme une lettre à la poste.

    J'ai passé un très bon moment de lecture même si la fin m'a un peu frustrée.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Full contact

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    Lecture terminée le : 09 Mai 2021

     

    Résumé : Après des années de prison, Tony revient à Owl City pour trouver le pardon auprès de sa famille et des habitants de la ville. Des années plus tôt, il a tué accidentellement un homme lors d'une bagarre. Malgré ses cicatrices et ses airs de bad boy, Tony dissimule pourtant un cœur tendre.
    Dans l'immeuble où il habite désormais, le jeune homme rencontre Kara, mystérieuse voisine qui cherche à fuir son passé et espère trouver une seconde chance à Owl City. Elle vit sous une fausse identité pour échapper à son frère violent.
    La connexion est immédiate entre ces deux êtres blessés par la vie et rongés par les secrets.
    Mais quand leur passé se rappelle violemment à eux, c'est tout leur avenir et leur passion qui sont dangereusement menacés...


    Auteur : Michèle Beck

     

    Edition : Editions City (Eden)

     

    Genre : Romance

     

    Date de parution : 29 Mai 2019

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : Apres un mois et demi à ne lire que de la science-fiction pour un challenge, j'ai fini par me déclencher une panne de lecture.

    Alors que je regardais les SP disponibles sur le site Simplement pro, histoire de voir si quelque chose était susceptible de me sortir de ma panne, je suis tombée sur la présentation de Full contact.

    Je ne lis pas beaucoup de romances car le côté "on se connait depuis 5 minutes, on passe notre temps en s'engueuler, mais on s'envoie en l'air comme des lapins et en vous décrivant tout dans le détail au cas où vous ne sauriez pas bien comment ça marche" m'a toujours prodigieusement gonflée surtout quand ces scènes se multiplient et ne servent que d'excuses à bâcler le reste de l'histoire.

    Mais là, l'auteur le dit d'emblée : "garanti sans scènes érotiques".

    Honnêtement entre l'auteur, qui a écrit les gardiens des anges que j'ai adoré, et cette précision, je n'ai même pas pris la peine de lire le résumé avant de le charger dans ma liseuse.

    Et comme il m'a clairement sorti de ma panne de lecture (je l'ai lu dans la journée), je dirai que j'ai bien fait de me jeter à l'eau.

    Si l'auteur tient sa promesse, cela n'empêche pas sa romance d'être complète. Mais au lieu de balancer des scènes pornos au milieu de son histoire, Michèle Beck a préféré jouer sur la description des sentiments et la suggestion des moments intimes.

    Une chose est sûre, j'ai adoré ses personnages.

    Que ce soit Kara ou Tony, ils ressentent énormément de culpabilité et luttent pour laisser leur passé derrière eux.

    Si Tony a quelques raisons de se sentir coupable, quoi que pas autant qu'il ne semble le penser, Kara, elle, n'a rien d'autre à se reprocher que d'avoir été sous la coupe de son frère, un homme violent.

    Si on sait très vite quels problèmes ces deux-là ont rencontrés, respectivement la prison et l'homme violent, on n'apprend les détails qu'au fur et à mesure de la lecture.

    Les personnages secondaires sont pour la plupart tout aussi attachants que les deux personnages principaux (Sauf ceux qui sont insupportables, bien sûr, et il y en a un certain nombre).

    Je ne peux pas en dire beaucoup sur ce livre, au risque de spoiler, car il y a de nombreux rebondissements dans la vie de Kara et Tony.

    Mais une chose est sûre, j'ai adoré la relation qui nait entre ces deux-là. La manière dont ils s'apprivoisent l'un l'autre est tellement naturelle. Toute leur romance est vraiment crédible, ça ne va ni trop vite ni trop lentement, et malgré quelques malentendus, il y a toujours beaucoup de communication entre ces deux-là. Mais Michèle Beck joue avec nos nerfs car les personnages ne sont pas sur un long fleuve tranquille.

    En plus de la rencontre entre les deux jeunes gens, full contact nous emmène dans une petite ville où tout le monde se connaît plus ou moins. Ça peut être très sympa comme ambiance mais le revers de la médaille c'est qu'on ne peut pas faire un geste sans que toute la ville soit au courant et que, du coup, ladite ville passe son temps à cancaner. Et ça peut être très pénible. Surtout quand comme Tony on essaie de reprendre une vie normale ou quand comme Kara on vit sur le qui-vive en permanence.
    Si la romance tient une grande place, elle ne fait pas tout et, à certains moments, on se serait cru dans un thriller (Tout pour me plaire, donc).

    J'ai aimé l'accent mis sur l'espoir d'une seconde chance, que ce soit après un mauvais départ dans la vie, comme pour Kara, ou après des choix malavisés, comme pour Tony.

    L'auteur va bientôt sortir un autre roman, la suite de Full contact, dans laquelle des personnages secondaires passeront au premier plan. Qui, comment, pourquoi? Ça sera à découvrir le 22 juillet.

    Et je peux vous assurer que j'ai vraiment hâte de retourner à Owl City et d'y retrouver ses habitants.

     

    Un extrait : J’observe une dernière fois les briques rouges de Bridgeport. Je pense à tout ce que j’ai vécu de l’autre côté de ces grilles et à l’adolescent que je laisse derrière moi. C’est ici que je suis devenu un homme, dans la souffrance et le sang.

    Un coup de klaxon m’indique que je suis attendu sur le parking. Je range dans la poche de mon vieux jean la dernière lettre de ma sœur, celle dans laquelle elle me supplie de la laisser venir me récupérer à ma sortie. Je ne suis pas encore prêt à me retrouver face à elle ou à n’importe qui d’autre dans cette putain de ville. Heureusement pour moi, Patti est la femme la plus indulgente du monde, même si je soupçonne, derrière cette bienveillance sans bornes envers moi, de la culpabilité. Elle m’a dit comprendre mon besoin de changer d’air, de voir autre chose que cette prison et Owl City qui, à sa manière, en était déjà une.

    Owl City n’est pas une ville comme les autres, on ne peut pas se contenter d’y vivre en croyant naïvement se fondre dans le paysage. Elle vous possède, s’imprègne en vous, et vous détruit si vous ne suivez pas sa ligne de conduite. Finalement, Bridgeport n’a pas été bien différente. J’ai parfois l’impression d’avoir vécu derrière des barreaux toute ma vie. Qu’est-ce qu’un mec comme moi pourrait bien faire là-bas, maintenant ?

    Un autre coup de klaxon. Ce bon vieux Jay est resté aussi impatient. Je me dirige vers sa bagnole, qui a l’air d’avoir connu des jours meilleurs.

    — Jay, tu l’as trouvé où, ce tas de ferraille ? Tu es sûr que ça roule ?

    — La ferme ou je te laisse là, lance-t-il à travers la portière sans vitre.

    Cependant, le visage souriant qu’il m’offre dément ses propos. Il sort de la voiture et me rejoint en deux enjambées.

    — C’est bon de te voir, dit-il en me serrant dans ses bras.

    — Je ne pensais pas que je te manquerais autant. Ça fait quoi ? À peine trois mois. Tu serais quand même pas devenu sentimental ?

    Il rit d’un air gêné et passe une main couverte de bagues dans ses cheveux décolorés.

    — Ouais, c’est… commence-t-il en jetant un coup d’œil à la prison derrière moi. Enfin, tu vois.

    Sans Jay, je ne serais pas sorti de ce bâtiment sur mes pieds. Il m’a sauvé la vie plus de fois que je ne peux les compter.

    La taule, c’est comme l’armée, vos compagnons deviennent votre famille, sauf que l’ennemi réside également parmi eux. Jay et moi, on s’est bien trouvés. Il a désespérément besoin de ce que je m’interdis.

    Je serre les poings et contemple un instant les cicatrices qui parsèment ma peau. Elles sont un rappel permanent de ce que j’ai fait, de toutes ces vies brisées par ma faute. Elles sont là parce que je ne voulais surtout pas oublier. J’ai été derrière les barreaux pendant quatre ans pour répondre de mes actes, j’ai payé ma dette à la société, comme on dit, mais qu’en est-il de ma dette envers tous ceux que j’ai blessés ?

    — Hé ! Tony ?

    Jay me saisit doucement le bras. Il a l’habitude de gérer ça, il a souvent été témoin de ma descente aux enfers.

    — Allez, viens, partons d’ici, dit-il

     

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  • [Livre] Le pensionnat de Mlle Geraldine – T04 – Artifices & arbalètes

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    Lecture terminée le : 13 juillet 2020

     

    Résumé : Apprendre l’art de l’espionnage au sein de l’école volante de Mlle Géraldine est devenu fastidieux pour Sophronia, privée de la présence de Savon à ses côtés. Elle préfèrerait utiliser ses talents pour contrarier les plans des Vinaigriers, mais ses maints avertissements au sujet des lâches intentions de ces derniers sont encore et toujours ignorés et Sophronia ne sait plus à qui se fier. Quelles informations détient le bourru dewan de Sa Majesté ? Dans quel camp se place l’élégant vampire Lord Akeldama ? Une seule chose est certaine : un complot d’envergure se trame, et Sophronia doit se préparer à sauver ses amis, son école et Londres tout entier du désastre à venir – sans jamais se départir de son spectaculaire raffinement, bien évidemment.


    Auteur : Gail Carriger

     

    Edition : Le livre de poche

     

    Genre : Fantasy

     

    Date de parution : 15 Mars 2017

     

    Prix moyen : 7€

     

    Mon avis : Dernier tome du pensionnat de Mlle Géraldine, il va être temps de dire au revoir à Sophronia, Dimity, Agathe et toutes les autres. Même Monique va me manquer (et pourtant, Dieu sait combien j’ai pu avoir envie de la baffer au fil des tomes).
    Mais avant ces adieux annoncés, Sophronia va donner un bon coup de pied dans la fourmilière (cela dit, la fourmilière l’a un peu cherché).
    J’ai trouvé que pour des professeurs d’espionnage, ceux de Sophronia balaient un peu trop vite les informations et les soupçons de la jeune fille.
    Même si cette demoiselle est une tête brulée qui transgresse allègrement les règles, vu l’importance de ce qu’elle a découvert, cela aurait mérité une petite vérification.
    Franchement, c’est un zéro pointé pour les professeurs.
    Dans ce tome, on a plein de révélations dont une belle concernant Mlle Géraldine herself ! Et attention, pas n’importe laquelle !
    Heureusement, Sophronia a de la ressource et j’ai beaucoup aimé son évolution. Elle qui n’était qu’un garçon manqué qui faisait le désespoir de sa mère, est devenue une jeune femme bien éduquée (même si elle ne dédaigne pas quelques acrobaties à l’occasion).
    J’ai beaucoup aimé cette saga et je ne vais pas tarder à me lancer dans le protectorat de l’ombrelle, qui se passe 25 ans plus tard et qui, de l’avis général, est encore meilleure car destinée à un public plus âgé.
    Entre le protectorat de l’ombrelle et le protocole de la crème anglaise, j’ai encore de quoi faire dans l’univers créé par Gail Carriger !
    Et je ne m’en plains pas !

     

    Un extrait : Sophronia sirotait son thé tout en se sentant victorieuse, son regard vert évaluant les réactions de son entourage. Elle s’attendait à la satisfaction de Dimity. On savait qu’Agatha Woosmoss, leur autre amie proche, n’appréciait pas les grands rassemblements où étaient présents des membres du sexe opposé. Ses joues étaient très rouges, ce qui indiquait qu’elle était intéressée – ou paralysée par la peur. Les nouvelles formaient un groupe serré autour des Scones de l’iniquité et de la Confiture de la trépidation. Le professeur Braithwope sautait sur sa chaise comme un bébé, bien qu’il n’assistât pas à l’événement. Un rictus de mépris soulevait les lèvres du professeur Lefoux, debout pour assurer la surveillance habituelle.

    « Mais que vais-je mettre ? » murmura Dimity en faisant rouler un pain aux raisins entre son pouce et son index.

    Le professeur Lefoux fondit sur elle. « Mademoiselle Plumleigh-Teignmott, que faites-vous avec ce pain aux raisins ? Vos doigts sont tout collants. Regardez-moi ces miettes. Et vous avez déplacé des raisins. Vous devriez être plus prudente. »

    Dimity lâcha le pain aux raisins.

    Sophronia vola à son secours. « Nous travaillons sur un langage de communication à base de miettes et de raisins. »

    Le professeur Lefoux ne se laissa pas berner. « Vraiment ? Développez, je vous en prie.

    — Le nombre de miettes et leur localisation indiquent les intentions.

    — Et les raisins secs ?

    — Ce sont les instructions, bien entendu.

    — Et comment comptez-vous contrôler leur quantité lorsque vous utiliserez du pain moins collant ?

    — Cela va nécessiter des études plus approfondies », dit Sophronia, effrontée jusqu’au bout.

    Le professeur Lefoux renifla. « Peut-être devriez-vous vous contenter de moyens de communication moins sales. Mais votre inventivité est méritoire. »

    Il était bien entendu impossible de dire si ce compliment concernait l’idée d’un système de communication basé sur des miettes ou si le professeur Lefoux complimentait Sophronia pour avoir trouvé une excuse à la maladresse de Dimity. Quoi qu’il en soit, le professeur Lefoux vit l’une des premières années lancer pour de bon son pain aux raisins sur une autre fille et fila sans rien ajouter.

     

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  • [Livre] Le pensionnat de Mlle Geraldine – T03 – Jupons & poisons

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    Lecture terminée le : 04 juillet 2020

     

    Résumé : Toujours élégante, Sophronia continue sa deuxième année au pensionnat – avec un éventail à lames d’acier dissimulé dans les plis de sa robe de bal, bien évidemment. Une arme tendance et fort à propos, puisque la jeune espionne, sa meilleure amie Dimity, l’adorable soutier Savon et le charmant Lord Felix Mersey montent clandestinement dans un train en direction de l’Écosse pour ramener leur camarade de classe Sidheag à sa meute de loups-garous. Personne ne se doute de ce qu’ils vont trouver – ou qui – à bord de ce train étrangement vide. Alors que Sophronia met à jour un complot susceptible de plonger Londres tout entière dans le chaos, elle va aussi devoir décider une bonne fois pour toutes vers qui va sa loyauté.


    Auteur : Gail Carriger

     

    Edition : Le Livre de Poche

     

    Genre : Fantasy

     

    Date de parution : 20 Février 2017

     

    Prix moyen : 7€

     

    Mon avis : Dans ce tome, Sophronia décide de venir en aide à son amie Sidheag, laquelle doit rentrer en Ecosse pour rejoindre sa meute de loup-garous qui, semble-t-il, est un peu partie en vrille.
    Accompagnée, comme toujours, de son amie Dimity, elle va également entrainer dans son sillage son ami soutier Savon ainsi de Lord Felix Mersey dont on ne sait pas trop où va la loyauté.
    Au passage, Sophronia en profite pour faire prendre dix ans à sa mère (où serait le plaisir sinon ?)
    Plus les pages se tournent et plus, comme Sophronia, on se pose plein de questions. Il faut dire que trois factions s’affrontent : Les vinaigriers, les vampires et les loups garous.
    Pour l’instant, je crois que je préfère les loups garous. Je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve mais pour l’instant je trouve que ce sont les moins retors, les moins manipulateurs.
    On va revoir des visages connus (au hasard, cette peste de Monique) et faire connaissance avec de nouveau, comme le Dewan (sorte de grand chef des loups garous).
    J’approche de la fin de la série. Plus qu’un tome et je pourrais attaquer Le protectorat de l’ombrelle, saga principale de l’auteur qui met en scène une jeune femme dépourvue d’âme et qui a lieu 25 ans après le pensionnat de Mlle Géraldine.
    En tout cas, vu comment se termine ce tome, je ne vais pas tarder à lire le quatrième et dernier tome tant je suis curieuse de voir où tout ça va nous mener.

     

    Un extrait : Malgré son épaule démise, Sophronia parvint à grimper le long de la corde à la force de ses bras : elle avait des muscles d’une taille indécente pour une jeune dame de qualité. Grâce à un habile jeu de jambes et à la tension de son cracheur, elle fit le tour de la bulle jusqu’à la trappe en se tortillant. Elle fut difficile à ouvrir, comme si elle n’avait pas été utilisée depuis longtemps. Et elle était étroite. Les jupes de Sophronia étaient si larges qu’elles bloquèrent l’ouverture tel un bouchon de liège. Elle dut ressortir et enlever deux jupons en employant une technique spéciale de délaçage à une main. Ils voletèrent jusqu’à la lande, destinés à semer la confusion dans un petit troupeau de poneys qui se trouvait là. Elle était résignée à leur perte. Sophronia avait appris que l’espionnage est rude pour les sous-vêtements. Après quoi elle se glissa par l’ouverture et se retrouva, plus que soulagée, à l’intérieur de la bulle du pilote.

    Sophronia ne savait pas ce à quoi elle s’était attendue. Un vieillard rabougri passant ses journées enfermé dans une baignoire ? Mais la bulle n’était pas du tout conçue pour être occupée par un humain.

    Le devant comportait trois hublots à travers lesquels, les rares jours de temps clair, la totalité de la lande de Dartmoor s’offrait au regard telle une nappe. Ce soir, la vue n’offrait que de la bruine obscure.

    Toute la partie avant de la bulle était occupée par une mécanique congestionnée. Si la chose avait été humaine, elle aurait été l’un de ces messieurs qui consomment trop de desserts et ne font pas assez d’exercice régulier. La plupart des mécaniques étaient de taille humaine et imitaient la forme d’une robe de dame, c’est-à-dire qu’elles étaient plus petites en haut et plus larges en bas. Ou peut-être était-ce la mode féminine qui imitait la forme des mécaniques ? Les jupes atteignaient une largeur si ridicule qu’on avait du mal à marcher dans un couloir sans renverser quelque chose. Les mécaniques étaient de taille plus raisonnable… sauf celle-ci. Celle-ci aurait pu faire concurrence à Preshea vêtue de sa robe de bal la plus à la mode. Ses extrémités inférieures formaient une pile de mécanismes qui n’étaient pas dissimulés sous une carapace respectable, mais étaient exposés et horriblement fonctionnels. Perché dessus, se trouvait un cerveau mécanique normal, tourné vers la proue du dirigeable. Il arborait des bras multiples, comme une araignée. De temps en temps, il tendait un de ses appendices en forme de serre et tirait sur un levier ou actionnait une manette.

     

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  • [Livre] Le défi d'Apolline

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    Lecture terminée le : 15 décembre 2020

     

    Résumé : 1898. Apolline, jeune fille de la bonne société canadienne, est en âge de se marier. Mais à 22 ans, elle ne cesse d'évincer les prétendants que lui présentent ses parents. Une révolte que n'admet pas sa mère... Quand celle-ci apprend qu'une cousine, enceinte et mère de deux jeunes enfants, vient de perdre son mari dans l'éboulement d'une mine, elle est persuadée de tenir le chantage qui fera plier Apolline : se marier ou partir aider cette cousine qu'elle ne connaît pas. A la surprise générale, Apolline quitte son quotidien pour les contrées lointaines du grand Ouest. Elle qui n'a connu que le confort feutré de son hôtel particulier découvre la rudesse d'un monde encore sauvage. Et si cette épreuve était l'occasion pour elle de réapproprier son destin, et pourquoi pas de croiser l'amour ?


    Auteur : Nathalie Brunal

     

    Edition : France Loisirs

     

    Genre : Romance

     

    Date de parution : 26 mai 2020

     

    Prix moyen : 14€

     

    Mon avis : J'ai rarement eu des déceptions avec la collection « nouvelles plumes ». Quelques-unes, bien sûr (mais plutôt dans les thrillers), mais « Le défi d’Apolline » n’en est clairement pas une.
    Apolline est une jeune fille de bonne famille qui n'a guère envie de s'astreindre à un mariage de raison au grand dam de sa mère pour qui les apparences et les convenances importent bien plus que le bonheur de sa fille.
    D'ailleurs, quand sa cousine lui demande de l'aide pour sa propre fille, veuve, enceinte, mère de deux jeunes enfants, qui vit dans l'ouest sauvage (Vous connaissez Dr Quinn ? Bon ben la cousine vit dans le Colorado Springs canadien!), on voit bien qu'elle se fiche complètement du sort de la jeune femme.
    En effet, elle désigne Apolline pour aller aider sa cousine mais son seul but est de contraindre sa fille à accepter le mariage pour échapper à cette corvée.
    Ce comportement est une nouvelle preuve de son aveuglement. Elle semble absolument abasourdie de voir sa fille refuser de céder à son chantage.

    Quant à Apolline, si elle refuse de sacrifier son avenir pour complaire à sa mère, on ne peut pas dire qu'elle soit particulièrement ravie de cette aventure.

    Les conditions de vie dans cette petite ville de mineurs n'ont rien à voir avec celles dans lesquelles elle a vécu et le choc est rude.
    J'ai beaucoup aimé l'évolution d’Apolline dans ce roman.

    Si au départ elle ressemble beaucoup plus à sa mère qu'elle ne veut bien l’admettre (elle est assez rigide dans ses jugements, ses opinions, elle se montre très prude et guindée), petit à petit, elle s'intègre et s'adapte.

    Elle prend conscience de ce qui est vraiment important et d’à quel point la vie que mène sa famille est superficielle et basée sur le superflu et les apparences. J'ai adoré voir Apolline perdre tous ses repères et s’en construire d'autres.

    Même si l'histoire se passe à la fin du XIXe siècle, on peut dire que ce roman a des airs féministes, car dans cette petite ville, les hommes étant en danger constant dans la mine, les femmes ne peuvent pas se permettre de dépendre d’eux.
    La force de ces femmes qui vivent dans ces conditions difficiles va peu à peu déteindre sur Apolline et lui donner le courage de vivre selon ses propres désirs et d'être pleinement elle-même.
    Bien entendu, Apolline ne va pas vivre un long fleuve tranquille et va devoir affronter de nombreux obstacles, comme dans toute romance qui se respecte (Et je ne vous dirai rien à ce sujet, pas question de gâcher la surprise).
    J'ai adoré la plume de l'auteur, fluide, sans accroc, avec des récits agréable et des dialogues vraiment naturels.
    Je pense vraiment que Nathalie Brunal est un auteur à suivre et j'espère découvrir très vite d'autres de ses écrits.

     

    Un extrait : Je partais le cœur lourd et à reculons. Comment pourrais-je me réjouir de quitter le luxe de la demeure familiale pour me retrouver dans un lieu dénué de confort ? Enfin, c’est ainsi que je le voyais. Nous n’avions quasiment jamais voyagé et c’était pour ainsi dire mon premier périple. Je ne connaissais rien au monde extérieur et la peur me vrillait les entrailles. J’avais découvert la vie dans les cités minières par le biais des journaux et celle-ci ne semblait pas convenir à une femme. Les conditions étaient précaires et rien que d’y songer, je m’interrogeais sur mes capacités. De plus, comment allait être reçue une jeune fille de bonne famille dans ce lieu si peu civilisé ? Qu’allais-je devoir affronter dans cette contrée reculée ? Qu’attendait-on de moi ? Je ne savais pas cuisiner, ni m’occuper d’une maison et encore moins d’enfants. Une dame de compagnie n’était sans doute pas ce que recherchait cette veuve éplorée…

    La porte s’ouvrit, m’obligeant à quitter mes sombres pensées. Mère, qui se tenait dans l’encadrement, me fixait. J’attendis patiemment qu’elle daigne me parler.

    — Tu n’es pas encore prête ?

    — Rien ne presse… lui répondis-je nonchalamment.

    Me préparer pour la soirée était le cadet de mes soucis.

    — Au lieu de rêvasser, tu devrais t’apprêter !

    — Oui, oui… Laissez-moi donc cinq minutes…

    Elle fit quelques pas dans la pièce et toussota. Était-elle prise de remords ? Je la connaissais suffisamment bien pour savoir qu’il n’en était rien.

    — Je te laisse une dernière chance, déclara-t-elle sans sourciller.

    En entendant ces mots, je levai la tête vers elle, pleine d’espoir.

    — Si tu trouves un prétendant digne de ce nom ce soir, je mettrai fin précocement à la mission qui t’a été confiée.

    Voilà qu’elle me faisait ni plus ni moins du chantage. S’abaisser à ce genre de choses ne lui ressemblait pas… Cela montrait à quel point elle souhaitait me voir mariée ! Étais-je donc un fardeau à ses yeux ? Je retins les larmes qui perlaient sous mes paupières et je quittai le lit pour m’approcher d’elle. J’étais une jeune femme docile et lui tenir tête était inconcevable. Pourtant, ce soir, droite comme un « I », je prononçai les mots qui scelleraient ma destinée.

    — Ne vous donnez pas cette peine, Mère ! J’irai là où le destin me mène…

     

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  • [Livre] Il était une fois … mon endométriose

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    Lecture terminée le : 07 mai 2021

     

    Résumé : L’endométriose touche une femme sur dix. Cette pathologie, qui se développe pendant les règles, est une maladie complexe et mystérieuse. Elle engendre souvent une errance médicale de plusieurs années et une mauvaise gestion des douleurs. Dans ce livre, MaY nous raconte son parcours, qui est malheureusement assez commun. Le docteur Marc Even, en charge de la relecture médicale, apporte des précisions et des explications sur cette maladie encore trop méconnue et mal prise en charge. Vous découvrirez ainsi, à l’aide de MaY et de son trait humoristique et frappant de justesse, ce qu’est exactement l’endométriose, comment elle se diagnostique et se soigne, mais aussi tous les conseils pour l’accepter et mieux vivre avec au quotidien.
    MaY Fait Des Gribouillis, illustratrice de talent, est atteinte d’endométriose. Elle raconte dans ce livre son parcours difficile, son errance diagnostique, ses FIV…
    Marc Even est gynécologue-obstétricien spécialiste de l’endométriose.


    Auteur : Marc Even et MaY fait des gribouillis

     

    Edition : Mango

     

    Genre : Témoignage, Santé, Développement personnel

     

    Date de parution : 19 Mars 2021

     

    Prix moyen : 15€

     

    Mon avis : En ce moment, on entend beaucoup parler d'endométriose. Il faut dire que ce n'est pas que ça n'existait pas avant, mais plutôt que les femmes qui en étaient atteinte ne voyaient aucun mot, aucun diagnostic posé sur ce qu'elles ressentaient

    Les choses sont en train de changer, mais le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elles ne changent pas vite.

    Pour ma part, je ne sais toujours pas si je souffre d'endométriose. D'après ce que j'ai pu lire à droite et à gauche, j'aurais tendance à dire que non et à pencher plutôt pour de l'adénomyose.

    Je sais que j'ai un SOPK, mais même ça, les médecins ont du mal à poser des mots dessus.

    J'ai tout entendu au sujet du SOPK et de l'endométriose (et je n'ai entendu parler de l'adénomyose que depuis quelques semaines), mais surtout, et de la part de médecins :

    - le SOPK et endométriose c'est très à la mode, tout le monde veut l'avoir (ben tiens, avoir mal tout le temps, être perpétuellement épuisée, c'est bien connu, c'est le kif suprême)

    - la douleur des règles, c'est juste de l'hystérie féminine (et ma main dans ton pif, c'est de l'hystérie ?)

    - Ah ben ça, avoir mal au moment des règles, c'est tout à fait normal, c'est le lot de toutes les femmes, prenez un spasfon et mettez-vous une bouteille d'eau chaude sur le ventre... (merci mamie... sauf que tu es pas ma grand-mère, connasse, tu es médecin !)

    Bref... vous l'avez compris, on n'est pas plus avancées.

    Quant aux divers témoignages, ils partent tous d'un bon sentiment, mais la plupart du temps ils sont sur le modèle "j'ai vaincu l'endométriose", "grâce aux plantes je vis mieux avec l'endométriose", "Après trois salutations au soleil chaque matin pendant 3 mois je suis tombée enceinte malgré l'endométriose"... bref, des témoignages qui ont cela en commun que tout est bien qui finit bien. Et si comme je le disais plus haut, cela part d'un bon sentiment, en général, non seulement ça n'aide pas, mais ça peut être aussi extrêmement culpabilisant (en mode, si ça fonctionne pour elle, pourquoi ça ne fonctionne pas pour moi, je ne dois pas faire ce qu'il faut).

    Et c'est pour ça que j'ai tellement apprécié l'ouvrage de MaY fait des gribouillis.

    Elle ne montre pas que ses succès, elle partage avec nous son parcours avec ce qu'il y a de défaite face à la maladie, de fatigue qui empêche de travailler malgré toute la volonté qu'on peut y mettre, les sautes d'humeur, l'infertilité contre laquelle on ne gagne pas toujours.

    Mais en plus d'être extrêmement déculpabilisant, et de nous faire nous sentir beaucoup moins seules face à ces symptômes (qu'ils résultent d'ailleurs de l'endométriose ou pas du tout), cet ouvrage est également une mine d'informations, les explications que nous donne l'auteur étant complétées par de petits points écrits par un spécialiste, le docteur Marc Even. Le tout de façon toujours très claire.

    Le livre est complété par, au début un sommaire complet, et à la fin un index permettant de retrouver des pages parlant de sujet précis.

    Quant aux illustrations de l'auteur, elles apportent un plus humoristique, allégeant ainsi ce sujet difficile sans en affaiblir la portée pédagogique.

    J'ai passé un excellent moment en lisant ce petit livre qui saura donner beaucoup d'explications à des symptômes dont on ne peut pas définir l'origine, aidant ainsi au dialogue avec les médecins.

    Mais même quand l'on n'est pas touché par cette saleté, il peut être utile de lire cet ouvrage et ainsi de peut-être ne pas contribuer au mal-être des personnes touchée avec des réactions maladroites (ou stupides).

    Bien sûr, il y a d'autres moyens de soulager les douleurs de l'endométriose que ceux dont parle l'auteur, mais il ne faut pas oublier qu'elle nous partage sa propre expérience et que, comme elle le dit si bien, il n'y a pas une endométriose, mais des endométrioses, soit presque autant que de personnes atteintes. Et comme nous ne sommes pas égales devant la douleur, il est difficile de répertorier tous les moyens de lutter contre ce fléau au quotidien.

     

    Un extrait :

     

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  • [Livre] La vie est un cirque

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    Lecture terminée le : 02 mai 2021

     

    Résumé : Lise, trentenaire célibataire, travaille pour un fonds d'investissement et rêve de devenir l'associée de son patron froid et cynique. Sa vie va pourtant basculer le jour où un clown la demande à l'accueil.
    Un oncle dont elle ne connaissait pas l'existence, vient de mourir et lui lègue son cirque à Oslo. Une opportunité en or se dessine pour Lise qui voit dans la revente de ce patrimoine la possibilité de devenir la numéro deux de sa boîte. À la lecture du testament, elle fait la connaissance des neuf circassiens, loin d'être enthousiasmés par cette nouvelle.
    À la surprise de tous, il y a cependant une condition, et de taille, à l'héritage : Lise doit effectuer cinq représentations à la tête du cirque, costume pailleté, haut de forme et éléphante inclus...


    Auteur : Magne Hovden

     

    Edition : Seuil

     

    Genre : Roman contemporain

     

    Date de parution : 20 Mai 2021

     

    Prix moyen : 20€

     

    Mon avis : J'ai attendu plusieurs jours, après ma lecture, pour écrire ma chronique.

    Au moment de la lecture, j'ai pu constater que les pages se tournent rapidement, que l'histoire se déroule sans aucun accroc.

    Mais pour analyser ce que j'ai pu ressentir à la lecture, il me fallait un recul de quelques jours. Pendant ces quelques jours, j'ai regardé des avis qui avait déjà été postés, et une chose m'a sauté aux yeux : tout le monde s'accorde à dire que Lise, la protagoniste principale, est très antipathique, et ont tous pris fait et cause pour les artistes du cirque. Et moi, je n'ai pas eu le sentiment totalement inverse, mais presque.

    Le personnage que j'ai le plus détesté dans ce livre, c'est Filip, le clown qui ne fait rire que lui.

    J'ai trouvé j'ai trouvé son attitude non seulement absolument odieuse, mais à la limite de la légalité. Dès le départ, avant même de la connaître, il manque une immense hostilité à Lise pour le seul fait qu'elle ne s'effondre pas en apprenant la mort d'un oncle dont elle n'avait jamais entendu parler.

    Il se montre choqué qu'elle hésite à se rendre à l'enterrement car elle a des rendez-vous professionnels, mais pour elle c'est comme si elle avait ouvert la rubrique nécrologique, pointé du doigt un nom au hasard, et décidé de mettre sa vie professionnelle en danger pour aller assister à l'enterrement de cette personne à l'autre bout du pays.

    Parce qu'il ne faut pas déconner, les liens du sang ça ne veut absolument rien dire quand il n'y a pas d'attachement et d'histoire commune qui va avec.

    Ensuite, il me paraît plus vexé qu'autre chose de ne pas être le seul à être sur le testament de l'oncle en question : Hilmar.

    Il prétend avoir à cœur de préserver ce qu'a construit cet homme auquel il se dit profondément attaché, mais n'hésite pas une seconde à aller contre ces dernières volontés, et même à ridiculiser le cirque en demandant à ses camarades de saboter leur numéro. En ce qui me concerne, et vu ses diverses réactions, je pense que tout ce qui l'intéresse et d'être le propriétaire du cirque. Il montre un mépris total envers les spectateurs à qui il propose un spectacle au rabais, voire pas de spectacle du tout puisqu'il est prêt à refuser de se produire pour mettre Lise en difficulté.

    Même si la jeune femme à des intentions négatives envers le cirque, elle n'en pointe pas moins une réalité : le temps des cirques arrive à son terme, les enfants ne sont plus autant émerveillés qu'avant devant un clown ou une trapéziste, et la conscience des gens leur font de plus en plus refuser de voir des animaux vivre dans les conditions que leur impose le côté itinérant du métier.

    Alors oui, Lise fait un métier qui ne la rend pas particulièrement sympathique et dont on peut douter de l'utilité. Pour autant il y a des raisons à son apparent manque de cœur.

    Dès le départ il m'est apparu évident que la jeune femme s'était blindée au point de ne plus rien ressentir.

    Mais quels que soient les défauts de Lise (la seule, par ailleurs, à avoir une évolution dans le récit), cela ne dédouane pas Filip d'avoir intrigué pour obtenir la propriété du cirque. Cela revient quasiment à tuer quelqu'un pour en hériter. Ce n'est ni honnête, ni honorable, contrairement à ce que le roman laisse entendre.

    En dehors de cette manière de présenter les personnages qui m'a un peu hérissé le poil, l'histoire se lit bien, mais rien ne laisse entendre, à part le nom des villes, que l'on se trouve en Norvège. Après, même si j'aurais aimé un peu plus de dépaysement, je comprends bien que le livre a été à l'origine écrit pour les norvégiens, et qu'il n'était donc pas nécessaire pour l'auteur de faire de grande descriptions

    J'ai particulièrement aimé le retournement de situation à la quasi fin du roman, car je ne m'attendais pas à ce genre de manœuvre si près de la conclusion.

    Pour autant, s'il se lit facilement, ni les personnages, ni le fond de l'histoire, ne me feront le garder en mémoire.

    C'était une bonne lecture, sans plus. Du genre qu'on lit dans le train ou dans l'avion pour passer le temps, mais sans savoir vraiment peur d'être dérangé.

     

    Un extrait : _ Oui, bien sûr. Ce n'était pas seulement un directeur de cirque apprécié, c'était aussi un sadique notoire.

    _ Il voulait que tu trouves le bonheur. Le vrai.

    _Alors il n'avait pas à s'inquiéter. J'ai réussi à le trouver toute seule, comme une grande. À Oslo. Mon compte en banque est d'ailleurs plutôt bien rempli de bonheur. Bientôt presque suffisamment rempli.

    _ On peut mettre ce mot sur beaucoup de choses. Mais très rares sont celles qui le méritent.

     

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  • [Livre] Les chroniques des Bridgerton – T01 & 02

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    Lecture terminée le : 02 mai 2021

     

    Résumé : À la naissance de son fils, le duc de Hastings jubilait. Hélas, l'enfant bégaie ! Affront insupportable pour le duc, qui l'a renié sans pitié. Le jeune Simon a donc grandi, solitaire et assoiffé de revanche. Après de brillantes études, il a bourlingué de par le monde jusqu'à la mort de son père, et c'est désormais porteur d'un titre prestigieux qu'il revient en Angleterre où il est assailli par une horde de mères prêtes à tout pour marier leurs filles.
    Mais Simon ne s'intéresse pas aux débutantes. Sauf peut-être à Daphné Bridgerton, qu'il a rencontrée dans des circonstances cocasses. Comme Simon, elle voudrait qu'on la laisse en paix. Une idée machiavélique naît alors dans l'esprit du duc...
    Les Bridgerton sont stupéfaits : le vicomte Anthony veut se ranger ! Et il sait ce qu'il veut : une femme dont il ne risque pas de tomber amoureux, car l'amour est subalterne dans le couple. Edwina Sheffield est la reine de la saison, c'est donc elle qu'il épousera, et l'affaire sera réglée. Sauf que la demoiselle a une soeur dont l'influence est primordiale. Or, Kate Sheffield oppose son veto : un débauché comme Anthony n'est pas un parti convenable pour Edwina. Ce dernier est offensé. Lui, le célibataire le plus convoité de Londres, indésirable ? Pour qui donc se prend cette péronnelle, qui ne connaît rien à la vie, pour oser le critiquer ? Il va lui prouver qu'il est irrésistible !


    Auteur : Julia Quinn

     

    Edition : J'ai Lu

     

    Genre : Romance historique

     

    Date de parution : 06 Janvier 2021

     

    Prix moyen : 15€

     

    Mon avis : Après avoir vu la première saison de la série des Bridgerton, et ayant grincé des dents devant certaines choix scénaristiques qui ne s'accordent absolument pas avec la réalité historique, j'ai décidé de me lancer dans la lecture de la saga avec ce premier ouvrage qui comprend les tomes 1 et 2.

    Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, d'autant que j'avais vu passer plusieurs avis se plaignant de la lenteur du premier tome ou disant carrément que si on avait vu la série on pouvait directement commencer la lecture par le second.

    Et bien je peux vous dire que je suis ravie de ne pas avoir suivi ces conseils-là.

    Car si, effectivement, la série suit plutôt bien la trame du premier tome des chroniques des Bridgerton, la ressemblance s'arrête vraiment à la trame principale.

    Le livre est bourré d'humour. La personnalité de Daphné, qui se révèle plutôt fade dans la série, est ici pétillante, malicieuse, avec un sacré sens de la répartie.

    Si sur certains aspects de la vie la jeune fille se montre particulièrement naïve, et cela n'est guère étonnant puisque les demoiselles étaient volontairement tenues dans la plus stricte ignorance, elle se montre particulièrement perspicace sur beaucoup d'autres choses.

    Et une chose est certaine, elle ne se laisse marcher sur les pieds ni par ses frères, ni par le duc de Hastings.

    Mais mon coup de cœur dans ce premier tome va à Violet, la matriarche du clan Bridgerton. Elle mène son petit monde à la baguette, ce qui donne lieu à des scènes des plus cocasses quand il lui prend l'envie de manipuler ses fils.

    Pour ceux qui ont vu la série, dites-vous que oui effectivement vous connaissez déjà le gros de l'histoire, mais il serait vraiment dommage de se priver de la plume de Julia Quinn et de découvrir l'histoire de Daphné et de Simon à travers ses mots.

    Le second tome, centré sur Anthony, le frère aîné de Daphné, est à la hauteur du premier. En plus de mettre en scène Kate, une jeune femme bien résolue à protéger sa petite sœur de tous les hommes qui ne l'a mériteraient pas, il fait une grande part à la psychologie des personnages, que ce soit celle d'Anthony ou celle de Kate, tous deux habités par des peurs irrationnelles trouvant leur origine dans le passé des deux protagonistes.

    Là encore, l'humour est bien présent que ce soit dans les échanges entre Anthony et Kate, dans les interventions du clan Bridgerton ou dans les  mésaventures de Newton, le chien le plus terrifiant du monde.

    Je pense que je ne tarderais pas trop à découvrir ce qu'il va advenir de Benedict et Colin, les deux prochains enfants Bridgerton à être passés sous le crible de la plume, non de Lady Whistledown, mais de Julia Quinn.

     

    Un extrait : Les Bridgerton sont de loin la famille la plus prolifique parmi les échelons supérieurs de la société. Un tel déploiement d’énergie de la part du vicomte et de la vicomtesse forcerait l’admiration, n’était la banalité du choix des prénoms de leurs héritiers. Anthony, Benedict, Colin, Daphné, Éloïse, Francesca, Gregory et Hyacinthe. Le sens de l’ordre est certes souhaitable en toute chose, mais on pourrait attendre de géniteurs intelligents qu’ils sachent garder leurs enfants dans le droit chemin sans les classer obligatoirement dans l’ordre alphabétique.

    En outre, le spectacle de la vicomtesse et de ses huit rejetons réunis dans une seule pièce suffit à vous faire croire que vous voyez double, ou triple, ou pire. Jamais votre dévouée chroniqueuse n’a vu fratrie dotée d’une pareille ressemblance physique ! Nous ne saurions dire ce qu’il en est de leurs yeux, n’ayant pas pris le temps de les examiner de près, mais tous les huit possèdent les mêmes traits et la même épaisse chevelure châtaine aux reflets acajou. On ne peut que plaindre la vicomtesse, en quête d’unions avantageuses pour sa progéniture, de ne pas avoir mis au monde un seul enfant pourvu d’une nuance capillaire plus élégante. Au demeurant, il y a des avantages à une telle constance dans l’apparence physique des membres d’un clan : nul ne peut mettre en doute leur légitimité.

    De vous à moi, ami lecteur, votre dévouée chroniqueuse aimerait qu’il en aille de même dans toutes les grandes familles…

    LA CHRONIQUE MONDAINE DE LADY WHISTLEDOWN, 26 avril 1813

     

    — Oooh ! s’écria Violet Bridgerton.

    D’un geste rageur, elle froissa la feuille entre ses mains et la projeta à travers l’élégant salon. Sa fille Daphné, évitant prudemment tout commentaire, feignit d’être absorbée par sa broderie.

    — Avez-vous lu ce qu’elle écrit ? demanda Violet. L’avez-vous lu ?

    Daphné regarda la boule de papier, qui avait roulé sous une table basse en acajou.

    — Je n’en ai pas eu le temps avant que vous l’ayez… achevée, maman.

     

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  • [Livre] Eden island

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    Lecture terminée le : 28 avril 2021

     

    Résumé : La vie est un conte de fées et elle en est l’héroïne ! C’est du moins ce que pense Analia en se préparant pour la prestigieuse soirée qui va marquer son entrée dans le monde adulte.
    Elle a le privilège de vivre sur l’archipel d’Eden Island où tout n’est qu’ordre, harmonie et beauté ! Alors que partout ailleurs la montée des eaux a depuis longtemps réduit les continents à quelques îles arides disséminées sur l’océan où les populations luttent pour leur survie.
    Mais Aylan, nouvellement arrivé sur l’archipel, ne va-t-il pas changer à jamais le destin de l’adolescente en lui montrant la face sombre du paradis ?
    Du rêve au cauchemar, il n’y a parfois qu’un pas...


    Auteur : Hana Claistel

     

    Edition : Inceptio

     

    Genre : Science-fiction

     

    Date de parution : 22/01/2021

     

    Prix moyen : 19€

     

    Mon avis : Il est très rare que je sois déçue par une sortie inceptio. Je crois que ce n'était arrivé qu'une seule fois. Bien sûr, certaines histoires me plaisent plus que d'autres, mais on peut dire sans beaucoup s'avancer que cette maison d'édition est un réservoir à coup de cœur.

    Et Eden Island ne fais pas exception à la règle.

    Le monde a été dévasté par la main de l'homme, il ne subsiste que quelques îlots où eau potable et nourriture se font rares. Les mers et océans ont recouvert tout le reste, mais leur surface est parsemée de véritables continents de déchets.

    Au milieu de tout cette désolation, une île, recouverte d'un champ de force en forme de dôme, dominée par la technologie et les règles, apparaît comme un vrai petit paradis dans un océan d'enfer.

    Analia est la parfaite petite citoyenne: travailleuse, obéissante, respectueuse des règles, les voyants du bracelet implanté à son poignet et permettant de définir son degré d'obéissance sont toujours au maximum. Pas une seule petite erreur, pas un seul pas en dehors de la ligne qui a été tracé pour elle. Et bien entendu, jamais elle ne remettrait en question le fonctionnement de l'île.

    Les choses commencent doucement à s'embrouiller dans sa tête quand elle tombe amoureuse et que sa relation naissante avec un jeune homme faisant partie de l'élite de la société déclenche l'hostilité des parents de ce dernier. Pour la première fois, Analia se demande si la société dans laquelle elle vit repose réellement sur la justice.

    J'ai beaucoup aimé la prise de conscience progressive qui s'opère chez la jeune fille.

    En dehors d'Eden Island, Aylan vis une vie beaucoup plus rude le seul loisir qu'il aie est le surf avec une sorte de planche à l'énergie solaire. D'ailleurs, ce sport n'est pas seulement un loisir, mais aussi un moyen de subvenir aux besoins de sa mère et de sa petite sœur qui souffre d'une maladie inconnue.

    Repéré par les officiels d'Eden Island (d'ailleurs, il n'y a que moi qui trouve vraiment malsain tu les observe ainsi à leur insu les habitants des îles?), on lui propose de rejoindre la communauté afin d'en rejoindre l'équipe de surf. Plus que réticent au départ, Aylan finit par accepter contre la promesse de guérison de sa petite sœur.

    Dès son arrivée sur l'île, il en remet en cause tout le système, ne supportant pas d'être réduit à l'état de mouton.

    Il ne cache pas ses sentiment envers l'organisation de l'île, ni le fait qu'il n'est venu que pour obtenir la prise en charge médicale de sa sœur, et qu'il n'a aucunement l'intention de rester plus longtemps que nécessaire.

    Analia est un peu réticente au début, sa mésaventure amoureuse a fait de son esprit un terreau fertile aux idées d'Aylan.

    Parallèlement aux questionnements des deux jeunes gens, il semblerait qu'un groupe, beaucoup plus organisé que l'on pourrait en attendre des gens de l'extérieur, soit bien décidé à mettre un terme à l'existence privilégiée que l'on trouve sur Eden Island. Qui sont-ils, que veulent t-il exactement, d'où viennent t-il, autant de questions que l'on se pose à leur propos.

    On peut très vite se rendre compte que si le dôme empêche des gens de l'extérieur d'entrer sur Eden Island, il empêche également les habitants d'en sortir. De là à se demander si ces derniers ne sont pas prisonniers de leurs dirigeants, il n'y a qu'un pas. Et si l'on peut comprendre que l'on se protège de l'extérieur, on peut se demander pourquoi on voudrait empêcher ceux de l'intérieur de s'en aller.

    Les événements vont se précipiter, et le rythme reste très soutenu, le roman faisant moins de 300 pages et ayant beaucoup de choses à dire.

    Quant à la fin, elle est du genre à pousser des lecteurs à mettre sur pied un scénario à la Misery. Heureusement, si les auteurs inceptio sont tous, sans exception aucune, de véritables sadiques, les éditeurs, eux, ont pitié de leurs pauvres lecteurs, et le tome 2 ne devrait pas se faire attendre trop longtemps.

     

    Un extrait : Elle approche son bracelet du détecteur. Une voix neutre déclare :

    - Votre crédit est de cinquante pour cent. Que puis-je faire pour vous ?

    Après qu'elle ait fait sa demande, les robes commencent à défiler, mais en nombre beaucoup plus restreint. Il y a tout au plus une dizaine de modèles, et aucun n'égale en qualité de coupe et d'impression ceux qui ont été proposés à Analia.

    Shani gémit en observant d'un air dépité son double virtuel dans chacun des modèles proposés. Elle finit par opter pour une robe rouge cramoisi. Analia lui assure qu'elle lui va à ravir, sans pour autant parvenir à alléger sa frustration. Au moment où elle quitte la chambre sous-marine pour emprunter l'escalier en colimaçon qui permet de rejoindre la surface de l'habitation, elle bougonne encore en regardant son bracelet.

    La pièce principale, toute en rondeur organique, est illuminée par les derniers rayons du soleil. Depuis les baies vitrées qui ouvrent sur le lagon, on distingue quelques passants sur les ponts qui servent à relier entre les différents îlots.

    La mère d'Analia est occupée à ranger des petites boîtes rectangulaires de tailles diverses et contenant des denrées alimentaires.

    - Bonjour Madame 450.

    - Shani, je t'ai dit cent fois que tu pouvais m'appeler Jaine. C'est tout de même moins formel que de m'appeler par mon numéro de famille !

     

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