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Comédie

  • [Film] Bad moms

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    Titre original : Bad moms

     

    Réalisé par : Jon Lucas, Scott Moore

     

    Date de sortie : 03 août 2016

     

    Genre : Comédie

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h41

     

    Casting : Mila Kunis, Kristen Bell, Kathryn Hahn, Jay Hernandez, Annie Mumolo, Jada Pinkett Smith, Christina Applegate, Emjay Anthony…

     

    Résumé : En apparence, Amy a une vie parfaite : un mariage heureux, de beaux enfants et une carrière qui décolle. En réalité, elle se met tellement la pression pour être au top sur tous les fronts, qu’elle est sur le point de craquer. 
    Au bout du rouleau, elle trouve comme alliées deux autres mères épuisées elles aussi par le stress des règles imposées par Gwendoline, la toute puissante présidente des parents d’élèves. Ces trois nouvelles meilleures amies se lancent dans une folle virée en quête de fun et de détente, loin de leurs responsabilités conventionnelles de mères de famille. Ce qui a tendance à crisper le clan de Gwendoline et ses mères parfaites…

     

    Mon avis : J’ai beaucoup aimé cette comédie où trois mamans aux situations familiales diamétralement opposées, décident de se libérer de la dictature de la perfection imposées par la présidente des parents d’élèves.
    Même si toutes les mères ne sont pas confrontées à une « Gwendoline », elles n’en sont pas moins en permanence jugées, surtout aux USA, par toutes les autres mères : c’est toujours à celle qui fera les meilleurs gâteaux, dont les enfants auront les meilleures notes… la pression mise sur les mamans et, au-delà d’elles, sur les enfants est énorme.
    J’ai beaucoup aimé les personnages d’Amy, la mère working girl qui essaie d’être parfaite mais s’épuise en vain,

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    et de Kiki en mère esclave de son époux (un espèce de macho incapable de prendre soin de lui-même mais d’une exigence exaspérante) et de ses 4 enfants.

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    J’ai moins aimé le personnage de Carla, en mère nymphomane totalement démissionnaire, quoique l’actrice la campe super bien.

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    Christina Applegate est excellente en présidente des parents d’élève despote, autoritaire et qui règne sur l’école comme sur un royaume de régime absolu : par la terreur et les coups bas.

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    Cette guerre des mères pour la présidence n’est pas sans rappeler les films pour adolescentes où une ado quelconque s’élève contre la chef des pompom girl pour être élue reine du bal de promo (variante : déléguée des élèves). Et finalement on se rend compte que adulte ou ado, la quête du sommet se déroule de la même façon : d’un coté une fille adulée par crainte et entourée d’un ou plusieurs larbins/faire-valoir, de l’autre une fille plus naturelle avec de vraies amies. Et les deux « camps » de se faire la guerre jusqu’à ce que la masse ouvre les yeux et se rendent compte que la première est le mal incarné et la seconde une fille sympa qui les respecte.
    Du coup on ne peut pas dire que le scénario brille par son originalité, mais, hormis quelques passages un peu trop vulgaires qui n’apportaient rien à l’histoire, on rigole bien et on passe un bon moment.
    J'ai beaucoup aimé, à la fin du film, les interview des actrices principales avec leurs mères. 
    Petite mention spéciale à deux scènes que j’ai adorées : Quand Kiki se rebelle enfin contre son gros con de mari et quand Amy explique à son fils que la vie ce n’est pas tout voir arriver sur un plateau d’argent.



     

     

  • [Film] Je suis à vous tout de suite

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    Titre original : Je suis à vous tout de suite

     

    Réalisé par : Baya Kasmi

     

    Date de sortie : 30 septembre 2015

     

    Genre : Comédie dramatique

     

    Pays d’origine : France

     

    Durée : 1h40

     

    Casting : Vimala Pons, Mahdi Djaadi, Agnès Jaoui, Ramzi Bedia, Laurent Capelluto, Anémone…

     

    Résumé : Hanna a 30 ans, beaucoup de charme et ne sait pas dire non : elle est atteinte de la névrose de la gentillesse. Ce drôle de syndrome familial touche aussi son père, Omar, "épicier social" et sa mère, Simone, "psy à domicile". Avec son frère Hakim, focalisé sur ses racines algériennes et sa religion, le courant ne passe plus vraiment. Mais un événement imprévu oblige Hanna et Hakim à se retrouver...

     

    Mon avis : Hanna et Hakim (prénommé en réalité Donnadieu) se détestent. Les raisons semblent claires : Hakim est très religieux, porte la djellaba, respecte le ramadan,, son épouse est voilée…

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    Hanna s’habille plutôt court et, DRH dans une entreprise, elle ne peut supporter la peine des licenciés et couche avec eux pour leur remonter le moral.

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    Mœurs un peu légères d’un côté, jugement permanent de l’autre, de quoi opposer le frère et la sœur. Mais en réalité les raisons de leurs mésententes sont plus profondes que ça et reposent sur un événement de leur enfance que chacun à vécu de son coté, sans qu’ils en parlent entre eux.
    Cette incapacité à dire non, qui pousse Hanna à se mettre dans des situations inextricables, son père, Omar, l’a aussi. Dans sa petite épicerie, il veille à ce que tous les produits qui pourraient être souhaité par les clients soient présents, mais n’est pas très regardant sur le paiement.

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    Ce qui fait que la famille est toujours fauchée et que Hakim et sa famille vivent avec les parents.
    Hakim, de plus en plus, ne supporte plus la France et le regard que les français portent sur les musulmans. Il veut partir pour l’Algérie que son père a quitté, au grand dam de ce dernier qui tente, en vain, de lui ouvrir les yeux sur les réalités pratiques du pays : pas de travail, pas d’argent, pas d’avenir pour les femmes (Hakim a une petite fille). Mais Hakim est persuadé que là-bas, il pourra vivre en « bon » musulman sans que cela choque. Il sera surpris. Je pense que dans son esprit tourmenté, il ne sais pas vraiment ce que cela veut dire d’être un « bon » musulman.
    Le scénario n’est pas toujours original et la mise en scène pas toujours très fine, mais au final, on passe un bon moment. On rit et les passages plus sérieux sont abordés avec finesse et humour, sans jamais tomber dans la parodie.


     

  • [Film] Ange et Gabrielle

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    Titre original : Ange et Gabrielle

     

    Réalisé par : Anne Giafferi

     

    Date de sortie : 11 novembre 2015

     

    Genre : Comédie

     

    Pays d’origine : France

     

    Durée : 1h34

     

    Casting : Patrick Bruel, Isabelle Carré, Alice de Lencquesaing, Thomas Soliveres…

     

    Résumé : Gabrielle élève seule sa fille Claire. À 17 ans celle-ci est enceinte de Simon qui refuse de se voir imposer ce bébé. Gabrielle prend les choses en main et décide de demander de l’aide au père de Simon. Elle débarque donc dans le bureau d’Ange, mais celui-ci, célibataire endurci et grand séducteur, n’a jamais assumé sa paternité et n’a aucune intention de le faire. C’est une première rencontre explosive mais Gabrielle ne manque ni de charme, ni de détermination.

     

    Mon avis : Gabrielle est une véritable tornade quand elle débarque à l’agence d’architecte d’Ange. Il ne sait visiblement pas ce qui vient de lui tomber sur le coin du museau.

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    Mais même si elle a débarqué dans son bureau en hurlant et en l’accusant de tous les maux, ange, séducteur hypocondriaque, semble la trouver à son goût.

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    La fille de Gabrielle, Claire, est complètement irresponsable.

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    Après avoir fait croire à un accident, elle admet qu’elle a fait un enfant dans le dos de son petit ami parce qu’elle voulait « un truc vraiment à elle »,

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    ce qui met hors d’elle Gabrielle qui est bien placée pour savoir ce que c’est que d’élever un enfant seule. De plus, une fois le bébé né, c’est à peine si elle s’en occupe, s’en déchargeant complètement sur sa mère, comme si elle n’avait pas compris qu’un bébé n’était pas qu’une poupée à habiller mais qu’il fallait aussi s’en occuper, jour et nuit.
    Quand Gabrielle doit prendre le train pour ramener par la peau des fesses son idiote de fille qui est parti à Biarritz, elle confie le bébé à Ange et à Simon, le père, qui ont l’air de deux poules ayant trouvé un cure dent devant la petite Louise.

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    Avec une telle mère et un copain qui, malgré sa colère de s’être un peu fait avoir, semble avoir la tête sur les épaules, on se dit que Claire va s’adapter à son nouveau rôle de maman et se reprendre un peu.

    Le scénario est léger et un peu cousu de fil blanc, la seule surprise étant dans la scène où tout le monde se prépare pour un mariage (petite surprise, qui fait sourire plus que pousser des Ah !).
    Dès la première scène, on se doute de ce qu’il adviendra du couple Claire/Simon et vers où se dirigent Ange et Gabrielle.
    Mais ce n’est pas grave, de même qu’avant d’avoir vu le moindre film sur le sujet, on sait d’avance que le Titanic coule, ici, même si on se doute très fortement de la fin, dans quasiment tous ses aspects, on passe un agréable moment avec une petite comédie sans prise de tête et un casting agréable : Patrick Bruel en quinqua séducteur et grognon et Isabelle Carré en mère un peu dépassée mais prête à tout pour assurer l’avenir de sa fille.
    Un film familial pour une petite soirée sans prise de tête.


     

  • [Film] Le diable s'habille en Prada

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    Titre original : The devil wears Prada

     

    Réalisé par : Davide Frankel

     

    Date de sortie : 27 septembre 2006

     

    Genre : Comédie

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h50

     

    Casting : Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt, Stanley Tucci, Simon Baker, Adrian Grenier…

     

    Résumé : Fraîchement diplômée, Andrea débarque à New York et décroche le job de rêve. Mais en tant qu'assistante de la tyrannique rédactrice en chef d'un prestigieux magazine de mode, elle va vite découvrir ce que le mot "enfer" veut dire...

     

    Mon avis : Dès les premières images du film, on voit le contraste entre les filles qui bossent dans la mode (qui choisissent leur vêtements avec une rigueur toute militaire, se maquillent au millimètre, comptent les amandes pour leur petit déjeuner, ne se déplacent qu’en taxi…) et Andy qui est plus naturelle (choisissant des vêtements confortables, se maquillant à peine, se déplaçant en métro, achètant un petit déjeuner sur le trajet…).

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    Très vite, dès qu’Andy met les pieds à Runway, on peut constater d’une part le snobisme des chroniqueuses et assistantes et d’autre part le vent de panique que provoque l’arrivée (et encore plus lorsqu’elle est impromptue) de la grande Miranda.
    Il faut dire que Miranda fait la pluie et le beau temps dans l’univers de la mode. Non seulement Runway a permis de faire découvrir d’innombrable talents, mais une seule critique négative de Miranda peut ruiner une collection, voire une carrière entière.
    Meryl Streep est excellente dans ce rôle qu’elle interprète avec sobriété et justesse. Miranda est vraiment un personnage qu’on adore détester.
    Son exigence est immense mais ses demandes sont présentées de telle façon qu’on bascule sans peine dans le harcèlement moral (où était ce papier que j’avais dans la main hier matin, Aller commander cette table que j’ai adoré dans un magasin hier après midi….).
    On voudrait lui faire ravaler ses exigences, ses escarpins, ses carrés Hermès et son « c’est tout » par lequel elle conclu chaque conversation même quand son interlocuteur est en train de parler.

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    Si Andy, dans un premier temps affiche un mépris de la mode, elle se rend vite compte qu’elle va devoir se fondre dans la masse si elle veut conserver son emploi qui est en grande partie de la représentation. Avec l’aide de Nigel, le directeur stylisme du magazine, et grâce aux ressources inépuisables de la réserve, elle va se transformer en fashionista. Ce qui ne change pas ce qu’elle est à l’intérieur d’elle-même, mais elle va prendre goût aux beaux habits et aux accessoires de mode. Ce qui ne va pas être du goût de tout le monde.

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    En effet son entourage ne l’aide vraiment pas. Il est vrai que son boulot est envahissant, Miranda appelant à toute heure du jour et de la nuit et exigeant une réaction immédiate, mais Andy leur a bien dit que ce travail d’assistante lui ouvrirait les portes de toutes les rédactions, y compris des magazines plus sérieux, si elle tenait une année, Miranda ayant un carnet d’adresse complètement dément. Et franchement, c’est quoi 1 an dans une vie ? Surtout si cette année met une carrière sur les rails dans un domaine où il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. C’est trop demandé, à l’homme qui est censé l’aimer et à ceux qui se prétendent ses meilleurs amis de la soutenir pendant un laps de temps aussi court ?

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    La scène où ils lui piquent son téléphone portable pour l’empêcher de répondre à un appel de Miranda me rend folle. Déjà, ils savent à quel point Miranda est intransigeante et tyrannique mais en plus, on est quand même aux Etats-Unis, où on peut être licencié pour un oui ou pour un nom. Pour autant, s’ils ne cessent de se plaindre parce que selon eux Andy n’est plus disponible, ils ne crachent pas sur les accessoires coûteux qu’elle rapporte du travail et qu’elle leur offre au lieu de les revendre sur internet comme le font sûrement ses collègues.

    Au fil des mois, Andy prend de plus en plus d’assurance et sait se sortir de presque toutes les situations mais, plus sa patronne lui en demande, plus elle se montre efficace et plus Miranda dépasse les bornes, lui demandant d’agir en désaccord complet avec ses convictions. Si Andy essais de s’accrocher, elle se rend bien compte que si elle continue dans cette voie, les reproches que lui faisaient son amie Lily vont finir par être justifiés.
    Le film est plus soft que le livre qui pousse beaucoup plus loin les agissements de Miranda, ceux d’Andy et les réactions de l’entourage, mais cela reste une excellente comédie avec beaucoup de rythme.


     

  • [Film] Le grand partage

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    Titre original : Le grand partage

     

    Réalisé par : Alexandra Leclère

     

    Date de sortie : 23 décembre 2015

     

    Genre : Comédie

     

    Pays d’origine : France

     

    Durée : 1h42

     

    Casting : Karin Viard, Didier Bourdon, Valérie Bonneton, Michel Vuillermoz, Josiane Balasko, Firmine Richard…

     

    Résumé : Un hiver pire que jamais. Le gouvernement publie un décret obligeant les citoyens français les mieux logés à accueillir chez eux pendant la vague de froid leurs concitoyens en situation précaire. A l’heure du Grand Partage, un vent de panique s’installe à tous les étages dans un immeuble très chic de la capitale.

     

    Mon avis : Rien ne vaut d’être confronté à la réalité pour éprouver la force des convictions. Dans un sens comme dans l’autre.
    La plupart des habitants de l’immeuble sont égoïstes : du couple juif qui préfère louer un studio dans lequel ils entassent leurs meubles pour ne pas avoir à cohabiter avec une SDF au couple de bourgeois de droite qui récupère la mamie dans sa maison de retraite ou personne ne venait la voir et héberge sa femme de ménage pour ne pas avoir à accueillir un étranger, en passant par le solitaire qui ouvre grand sa porte, mais espère recevoir reconnaissante débordante et pourquoi pas amour en retour de son hébergement.

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    Les pires sont sans doute les bobos. Militants, faisant manifs sur manifs pour exiger un logement pour tous, ils sont les premiers, enfin surtout la femme, à tout faire pour couper à la corvée, et quand ce n’est pas possible, ils collent la SDF dans une chambre de bonne servant de cave/grenier, encombrée et non chauffée. Parce que pour elle, la gauche c’est bien, tant qu’on n’est pas contraint de mettre la main à la pâte, et pour lui, il est mal à l’aise, mais ne fait pas grand-chose pour contrer sa femme.

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    Finalement, la seule à rester fidèle à elle-même est la concierge, caricaturée à l’extrême, forcément électrice FN, du moins comme les socialistes imaginent l’électeur FN à savoir : Hostile à tous (salauds de propriétaires, salauds de pauvres), vivant avec son chat empaillé prénommé Jean-Marie, se servant des ennuis ou du ras le bol des habitants de l’immeuble pour faire du profit (vente de cigarettes au noir le soir pour des prix très élevé, création d’un véritable trafic de SDF…)… bref, pas le meilleur rôle de Balasko, bien qu’elle l’interprète avec brio.

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    La bourgeoise de droite, elle, n’a apparemment pour seul but que d’emmerder son mari. Elle dénonce le faux regroupement familial, faisant attribuer une SDF au couple, et, quand son mari revient sur ses premières idées, se lie d’amitié avec la femme et, poussée par elle, veut aider les SDF plus que ce que la loi lui impose, elle les fout dehors quand il a le dos tourné. Elle n’a même pas d’idées politiques sur le sujet. Elle est délaissée, et se venge… mais pas sur la bonne personne, ou plutôt par personne interposée.

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    Le sujet a beau être grave, il sert de base à nombre de situations comiques qu’il faut absolument prendre au second degré si on ne veut pas s’offusquer tout au long du film.
    Cela dit, le film pointe un des dangers d’une telle décision. Forcer les français bien nantis à accueillir chez soir des SDF, très bien… mais leur argent les protégera-t-il des cambriolages voire des agressions ? Parce que cela revient à obliger des personnes, parfois seules, parfois âgées, parfois avec enfants en bas âge, à accueillir de parfait inconnus dont on ne sait rien et qui peuvent se révéler dangereux.
    La faiblesse du film la plus flagrante est que, une fois l’hiver passé, personne, ni le scénariste, ni les personnages, ne se préoccupent plus de savoir ce que sont devenus ces « travailleurs en situation précaire » (parce que oui, les SDF sans emploi peuvent, eux, mourir de froid dans les rues), que l’on a joyeusement renvoyés d’où ils viennent puisqu’ils ne risquent plus de finir congelés dans la nuit.
    Beaucoup ont comparé ce film à « mais qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ». Je ne suis pas d’accord car dans ce dernier, on n’avait pas les méchants blancs contre les pauvres noirs, mais une incompréhension et un racisme qui venait des deux côtés, mettant à mal la relation entre les deux jeunes futurs mariés. On n’oubliait pas de manière très « politiquement correcte » le racisme anti-blanc, ou le racisme qui n’est pas du fait d’un blanc (chacun des gendres, l’un étant juif, l’autre étant arabe et le dernier chinois, ne pouvant supporter les deux autres du fait de leurs origines).


     

  • [Film] Le petit Nicolas

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    Titre original : Le petit Nicolas

     

    Réalisé par : Laurent Tirard

     

    Date de sortie : 30 septembre 2009

     

    Genre : Comédie

     

    Pays d’origine : France

     

    Durée : 1h30

     

    Casting : Maxime Godart, Valérie Lemercier, Kad Merad, Sandrine Kimberlain, François-Xavier Demaison, Daniel Prévost, Michel Galabru, Damien Ferdel, Victor Carles…

     

    Résumé : Nicolas mène une existence paisible. Il a des parents qui l'aiment, une bande de chouettes copains avec lesquels il s'amuse bien, et il n'a pas du tout envie que cela change...Mais un jour, Nicolas surprend une conversation entre ses parents qui lui laisse penser que sa mère est enceinte. Il panique alors et imagine le pire : bientôt un petit frère sera là, qui prendra tellement de place que ses parents ne s'occuperont plus de lui, et qu'ils finiront même par l'abandonner dans la forêt comme le Petit Poucet...

     

    Mon avis : Une petite compil des aventures de Nicolas et ses copains avec quelques ajouts pour lier tout ça (dommage que l’ajout principal n’ait pas été repris dans les vacances du petit Nicolas, comme s’il n’avait jamais existé, c’était bien la peine de le rajouter).
    A partir d’un simple conte et de la naissance du petit frère d’un de ses copains, Nicolas et ses amis se montent toute une histoire. Parce que son père prépare le café avec le sourire à la place de sa mère, il se persuade que sa maman est enceinte et que ses parents l’abandonneront dans la forêt comme le petit poucet dès qu’il sera venu au monde.
    A partir de là, Nicolas va d’abord tenter de convaincre ses parents de le garder par son attitude irréprochable et, devant les catastrophes qu’il provoque, cherche une idée pour se débarrasser de l’importun une fois qu’il sera arrivé.
    J’ai vu beaucoup de critiques négatives qui accusaient le film de montrer des enfants trop sages. Mais pour ma part je ne suis pas d’accord car les bêtises racontées dans les livres ne sont rien à coté de celles que les enfants d’aujourd’hui pourraient faire et pourraient donc sembler anodines.

    Mais elles sont parfaitement reprises dans le film et je pense que surtout, les personnes ont brodés dans leur imagination autour des bêtises faites et que leur mise en scène les ramène à leur juste importance.
    En fait, c’est le fil conducteur qui manque un peu de peps. Les scènes tirées des livres sont parfaitement représentées mais quelque chose manque dans ce fil rouge : certaines scènes qui lui sont liées sont très bien faites (la potion magique, le retour de la ballade en forêt, le nettoyage de la maison…) mais on n’arrive pas à accrocher à l’histoire (à savoir la possible arrivée d’un bébé) et on attend avec impatience les scènes « intermédiaires » (la visite médicale, la remplaçante de la maitresse, la visite du ministre…).
    Nicolas est peut être un peu trop lisse et passif alors que le personnage ne tient pas en place et crie à l’injustice plus souvent qu’à son tour.

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    Il est également dommage que l’habitude de la maîtresse de tutoyer quand tout va bien et de vouvoyer quand les choses se gâtent n’ait pas été conservée.

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    Les parents de Nicolas sont bien interprétés, quoique dans mon souvenir la mère était plus critique et parlait de retourner chez sa mère à la moindre contrariété et le père était plus soupe au lait.

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    Les enfants sont en revanche parfaitement fidèles au texte. J’ai particulièrement aimé Agnan et Clotaire.

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    C’est tout de même une bonne adaptation malgré quelques défaillances.


     

  • [Film] Bienvenue chez les Ch'tis

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    Titre original : Bienvenue chez les Ch’tis

    Réalisé par : Dani Boon

    Date de sortie : 27 février 2008

    Genre : Comédie

    Pays d’origine : France

    Durée : 1h46

    Casting : Kad Merad, Dani Boon, Zoé Felix, Philippe Duquesne, Anne Marivin…

    Résumé : Philippe Abrams est directeur de la poste de Salon-de-Provence. Il est marié à Julie, dont le caractère dépressif lui rend la vie impossible. Pour lui faire plaisir, Philippe fraude afin d'obtenir une mutation sur la Côte d'Azur. Mais il est démasqué: il sera muté à Bergues, petite ville du Nord.

    Mon avis : Dès le début, j’ai eu envie de mettre des baffes à la femme de Philippe. Parce que Madame a des exigences, Madame trouve que Salon de Provence ce n’est pas suffisamment le sud et Madame croit qu’il suffit de claquer des doigts pour que son mari soit muté dans la ville de son choix (à elle, hein, pas son choix à lui). Et elle lui pourrit tellement la vie, qu’il finit par faire un truc stupide pour obtenir sa mutation et bien sûr, ça ne marche pas et il écope d’une mutation disciplinaire dans le nord.
    Et là, au lieu de se rendre compte qu’elle a poussé son mari à commettre cette fraude, qu’elle est insupportable et ne pense qu’à elle, Madame décide que la mutation dans le nord, il ira sans elle. Super la solidarité dans le mariage, hein ?

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    Il faut dire que pour les sudistes, le Nord-Pas-de-Calais c’est un peu le grand nord…Limite au-delà de toute civilisation connue et puis on comprend rien à ce qu’il raconte ces gens là… et coté fromage qui pue, ils nous battent à plate couture !

    Et puis finalement….Philippe se rend compte qu’ils ne sont pas si frustres que ça ces ch’tis, ils sont même sympathiques (plus que sa femme en tout cas).

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    Le duo Kad Merad/Dani Boon fonctionne bien même si je préfère le premier au second. J’ai préféré Dani Boon dans d’autres films comme « de l’autre coté du lit », mais en tant que réalisateur, il s’est bien débrouillé surtout dans la mesure où c’est le second film qu’il dirige.

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    Les gags s’enchaînent, pas toujours subtils mais qui tirent toujours un sourire voire un rire.
    Ce n’est certes pas le film de l’année, m’enfin (comme dirait Gaston Lagaffe) ça reste un divertissement sympa à voir au moins une fois.


     

  • [Film] Papa ou maman

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    Titre original : Papa ou maman

    Réalisé par : Martin Bourboulon

    Date de sortie : 4 février 2015

    Genre : Comédie

    Pays d’origine : France, Belge

    Durée : 1h25

    Casting : Marina Foïs, Laurent Lafitte, Alexandre Desrousseaux

    Résumé : Florence et Vincent Leroy ont tout réussi. Leurs métiers, leur mariage, leurs enfants. Et aujourd’hui, c’est leur divorce qu’ils veulent réussir. Mais quand ils reçoivent simultanément la promotion dont ils ont toujours rêvée, leur vie de couple vire au cauchemar. Dès lors, plus de quartier, les ex-époux modèles se déclarent la guerre : et ils vont tout faire pour NE PAS avoir la garde des enfants.

    Les récompenses : Le film a obtenu le prix du public Studio Ciné Live au cours du Festival International du Film de Comédie de l’Alpe d’Huez 2015.

    Mon avis : Florence et Vincent divorcent. Tout est réglé, tout se passe bien. Et puis Florence apprend quelque chose qui la contrarie et en représailles accepte une promotion à l’étranger.

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    Elle qui devait avoir la garde exclusive des gosses pendant les 5 mois que Vincent doit passer avec médecins sans frontières déclare dans le bureau de la juge qu’elle ne prendra pas les gosses.

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    Excédée par la dispute, la juge tranche : ce sont les enfants qui décideront avec lequel de leur parent ils veulent vivre.
    Dès lors la guerre est déclarée, chacun veut dégouter les enfants de vouloir vivre avec eux.
    En même temps, même sans promotion, j’aurais essayé de refiler les gosses à l’autre moi aussi, parce qu’on a quand même une belle brochette de têtes à claque : l’aîné (14 ans), qui n’ouvre la bouche que pour insulter sa sœur, voire ses parents ; la cadette (12 ans) qui ne lève pas les yeux de son Smartphone et le benjamin qui affiche un mépris incroyable pour son jeune âge (9 ans).

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    On peut dire que le film est en deux parties : dans la première, Vincent et Florence ne savent pas comment annoncer à leurs enfants qu’ils divorcent, du coup on a presque de la peine pour eux parce qu’en dehors de ça, « tout roule ». Dans la seconde partie, la guerre éclate et ils ne reculent devant rien pour que les enfants choisissent l’autre parent, ce qui donne des scènes drôles, décalées, et annihile tout espèce de peine ou de compassion qu’on a pu avoir pour eux.
    Les gosses restent campés dans leurs attitudes respectives mais au fil du temps, ils commencent à être perturbés et à se comporter différemment (ne mâchons pas nos mots, ils se conduisent moins comme des petits cons).
    La fin du film était pour moi sans grande surprise, excepté les dernières minutes, et encore…



     

  • [Film] Le prénom

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    Titre original : Le prénom

    Réalisé par : Alexandra de la Patellière, Matthieu Delaporte

    Date de sortie : 25 avril 2012

    Genre : Comédie

    Pays d’origine : France

    Durée : 1h49

    Casting : Patrick Bruel, Valérie Benguigui, Charles Berling, Guillaume de Tonquédec, Judith El Zein…

    Résumé : Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance. 
    En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale... Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos.

    Les récompenses : Guillaume de Tonquédec (Claude) a remporté le César du meilleur acteur dans un second rôle et Valérie Benguigui (Elisabeth) celui de la meilleure actrice dans un second rôle.

    Mon avis : Ou comment une blague idiote se transforme en drame familial.

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    Adaptation ciné de la pièce de théâtre du même nom, cette version permet un regard plus large sur les protagonistes : ainsi les présentations des personnages sont plus vivantes car faites dans leur « milieu naturel » (Si j’ose dire).
    Même traitée avec humour, la question se pose ; jusqu’où la société peut-elle nous empêcher de choisir les prénoms de nos enfants ? Quand on regarde le nombre de prénoms qui font froncer les sourcils juste parce qu’ils renvoient à quelque chose d’autre, on se demande s’il nous reste des prénoms valables pour nos enfants. Dans le cas du film, un prénom particulier est, disons, mis à l’honneur (ou plutôt dans ce cas là au déshonneur), mais les références qui viennent « interdire » un choix de prénom pullulent. Petite liste : Mégane (voiture), Clio (voiture), Alice (FAI) et puis si on tape dans les personnalités négatives, on ne s’en sort plus : Jack (l’éventreur), Charles (Manson), John (Gacy), Jeffrey (Dahmer), Francis (Heaulme), Gilles (de Rais), Michel (Fourniret), François (Hollande) hum… oui enfin bref, on a compris…
    Mais ce qui dans ce film, part d’une mauvaise blague, de ce problème de société sur le choix des prénoms, tourne vite sur les problèmes de cette famille dans laquelle couvent les non-dits et les malentendus.

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    C’est rare qu’un film qui se déroule à huis-clos me plaise à ce point. Il faut dire que l’absence de changement de décors ou de personnages requiert un scénario dynamique, des dialogues percutants et un jeu d’acteurs magistral.
    Il est à noter que ce qui fait la force de ce film est que les acteurs qui l’interprètent sont les mêmes que ceux qui jouaient cette pièce au théâtre (à l’exception de Charles Berling qui remplace le comédien d’origine mais qui est également comédien de théâtre). En effet, même si on voit ici un film, l’interprétation reste théâtrale. D’ailleurs les meilleurs passages sont les tirades, lorsque chaque acteur laisse « exploser » son talent.

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    C’est, dans un style un peu différent, une aussi bonne comédie que le « diner de con ». Une vraie comédie, où le rire vient des dialogues et du jeu des acteurs et non pas de situations cocasses comme des chutes ou autres…
    Quant à la tirade de Valérie Benguigui, à la fin du film, qui résume en une seule tirade tout ce qu’il s’est passé dans le film, elle est excellente.

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  • [Film] Chic

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    Titre original : Chic

    Réalisé par : Jérôme Cornuau

    Date de sortie : 07 janvier 2015

    Genre : Animation

    Pays d’origine : France

    Durée : 1h43

    Casting : Fanny Ardant, Marina Hands, Eric Elmosnino...

    Résumé : Alicia Ricosi, diva et créatrice de mode de la maison de haute couture éponyme, est, à la veille des prochaines collections, en panne de créativité suite à une rupture sentimentale extravagante. Sa cinglante directrice, Hélène Birk, doit rapidement trouver une « solution » pour qu’Alicia recouvre sa puissance créative.

    Mon avis : Vouloir tout laisser tomber quand on se fait plaquer, c’est un peu normal. Mais quand on est à 5 semaines de présenter sa nouvelle collection haute couture et que des dizaines de personnes dépendent de vous, ça devient de suite plus problématique.
    Et quand on apprend que la relation dont la fin a mis la créature de mode dans cet état n’a duré que 2 mois, on comprend mieux pourquoi sa directrice, Hélène, craque quelque peu.
    Comme il faut à priori une présence masculine pour rebooster la créativité d’Alicia, la créatrice de mode, Hélène va tenter d’engager une sorte de gigolo. Mais tout ne se passe pas comme prévu et c’est sur le paysagiste qu’Hélène vient de virer sans ménagement que l’extravagante Alicia va jeter son dévolu.

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    Hélène est catastrophée car elle n’a vraiment pas été tendre avec le paysagiste. Il faut dire, qu’elle a un sacré tempérament ! Elle est professionnelle, certes, mais cinglante. D’ailleurs quand une secrétaire d’accueil qui vient de se faire réprimander vertement pour avoir mal accordé les couleurs de ses vêtements demande à sa collègue si Hélène est toujours comme ça, celle-ci lui répond : « Oh non, parfois elle est aussi méchante ! » Et là on se dit : « Ouh là, qu’est-ce que ça doit être !! ».

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    Et le paysagiste n’est absolument pas d’humeur à jouer les muses, même contre rémunération, ne serait-ce que pour énerver Hélène.
    Sous la pression et la menace d’un renvoi, elle doit pourtant le convaincre, et ne va hésiter devant rien, même pas devant les manœuvres les plus basses pour obtenir ce que veulent Alicia et son patron.
    Il faut dire que le patron en question est un drôle de numéro (je n’en suis toujours pas revenue du : « Votre vie privée ? Mais qu’est-ce que c’est que cette nouvelle lubie Hélène ? »)

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    Alicia est, de son coté, insupportable : égocentrique, capricieuse, elle se croit tout permis et se moque totalement de son entourage, au point qu’Hélène, qui doit la supporter au quotidien, frôle la dépression.

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    La fin est sans surprise pour ce type de film et on la voit arriver comme un camion rouge vif au milieu d’une mer de twingo grises.
    C’est finalement une comédie pas prise de tête, agréable à regarder après une journée fatiguante, quand on a pas vraiment envie de se poser des questions et que le mal de tête pointe trop pour un film d’action.
    Et même si je ne supporte pas Fanny Ardant (ou plutôt sa voix), cela ne m’a pas dérangé car, dans le cas présent, son personnage est fait pour être exaspérant.