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Films

  • [Film] Elizabeth

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    Titre original : Elizabeth

     

    Réalisé par : Shekhar Kapur

     

    Date de sortie : 11 novembre 1998

     

    Genre : Comédie dramatique

     

    Pays d’origine : Angleterre, USA

     

    Durée : 2h04

     

    Casting : Cate Blanchett, Joseph Fiennes, Geoffrey Rush…

     

    Résumé : Angleterre 1558. A la mort de sa demi-soeur Marie Tudor, Elizabeth, fille illégitime d'Henri VIII jusqu'alors menacée, devient Reine. Mais, même à la cour, elle n'est pas à l'abri du danger. Pour survivre elle va devoir apprendre les subtilités du pouvoir...

     

    Mon avis : Ce film s’attache à reconstituer la vie d’Elizabeth Tudor autour de son accession au trône et des premières années de son règne.
    Malgré quelques anachronismes et certains passages romancés, le film est relativement juste historiquement, montrant bien les pressions exercées sur Elizabeth pour qu’elle se marie et qu’elle ne règne pas seule, étant une simple femme (réflexion qu’elle saura utiliser à son avantage). Pour autant, si le film montre ses hésitations et ses déboires de jeune reine, il s’attache plus à nous montrer les sentiments de la France que les actes de la Reine.
    Lord Cecil m’a profondément énervée, sa manière de se comporter avec la Reine, comme si c’était elle qui devait lui obéir, et non l’inverse, était vraiment pénible et j’ai attendu tout le film de le voir se faire remettre à sa place.

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    Cate Blanchett incarne réellement la Reine Elizabeth.

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    D’ailleurs quelques soient ses rôles, je trouve toujours qu’il y a quelque chose de la majesté de la Reine Elizabeth.
    Bien sûr il était difficile de faire ce film sans parler de l’acte d’uniformité qui a été un des actes les plus importants d’Elizabeth. D’ailleurs, c’est au cours des scènes concernant cet acte que l’on constate le plus l’évolution d’Elizabeth en tant que Reine. Dans les premières scènes elle est hésitante, paniquée devant les décisions qu’on lui demande de prendre, influençable, incapable de hausser le ton et de se faire entendre. Dans la scène de l’acte d’uniformité on découvre une reine qui a pris de l’assurance, qui sait faire face et montrer bonne figure alors même qu’elle est complètement terrorisée intérieurement. L’appui de Walsingham est vraiment un plus et il lui permet de se révéler particulièrement forte et déterminée. Et pour l’anecdote, j’ai adoré comment il lui apporte son aide pour obtenir le vote du parlement à ce sujet !

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    Du côté des prétendants d’Elizabeth, et Dieu sait si ça se bouscule au portillon, on trouve aussi de tout.
    Philippe d’Espagne est particulièrement gonflé car il demande Elizabeth en mariage alors même que son épouse, la propre sœur d’Elizabeth est encore en vie.
    J’ai beaucoup aimé l’interprétation de Vincent Cassel dans le rôle du duc d’Anjou.

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    Fantasque, arrogant, (Français quoi, dirait Henry VIII), il a quelques particularités qui vont surprendre la reine. Mais je n’en dirais pas plus à ce sujet. Disons seulement que, même sans connaître l’histoire d’Angleterre, quand on l’entend dire : « ne sait-elle pas que son bonheur dépend de mon bon vouloir » ou quelque chose comme ça, on se doute qu’entre cette reine farouchement indépendante et un type capable de faire ce genre de réflexion, fut-il le frère du roi de France, ça ne pouvait pas coller.
    Et puis il y a Robert Dudley. L’ami d’enfance, l’amoureux transi, jaloux, ambigüe, présent, parfois peut être trop. Et qui a oublié de révéler une chose essentielle à Elizabeth.

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    Après tant de déconvenues, il n’est pas étonnant de voir la transformation de la Reine en Reine Vierge, s’inspirant de la Sainte Vierge qui a déchaînée tant de passion et de fidélité des hommes. Avec son visage fardé de blanc d’albâtre, la reine devient plus qu’une simple mortelle, elle devient une icône, une statue, intouchable, inaccessible et comme elle le dit : « Mariée… à l’Angleterre »

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  • [Film] Percy Jackson : La mer des monstres

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    Titre original : Percy Jackson: Sea of Monsters

     

    Réalisé par : Thor Freudenthal

     

    Date de sortie : 14 août 2013

     

    Genre : Jeunesse

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h46

     

    Casting : Logan Lerman, Brandon T. Jackson, Alexandra Daddario, Jake abel, Douglas Smith, Stanley Tucci, Leven Rambien, Anthony Head…

     

    Résumé : Percy Jackson ne sent pas vraiment l’âme d’un héros. Même s’il a déjà sauvé le monde, ce demi-dieu se demande si ce n’était pas tout simplement un coup de bol extraordinaire. Lorsqu’il découvre que son demi-frère est un monstre, il commence même à penser qu’être le fils de Poséidon est peut-être une malédiction. Mais il ne va pas avoir le temps de méditer sur le sujet car la barrière de protection divine qui protège le Camp des Sang-Mêlé est attaquée par une horde de monstres mythologiques, menaçant de détruire le sanctuaire des demi-dieux. Pour sauver leur seul refuge, Percy et sa bande doivent se lancer à la recherche de la légendaire Toison d’Or.
    Leur périple va les conduire dans une odyssée à hauts risques sur les eaux inexplorées et mortelles de la Mer des Monstres, plus connue des humains sous le nom de Triangle des Bermudes. Ils devront faire face à d’incroyables créatures fantastiques : d’un taureau mécanique cracheur de feu, à des créatures des mers terrifiantes, en passant par des cyclopes géants. Et même d’autres demi-dieux à la loyauté douteuse... Les enjeux sont plus importants que jamais : si Percy échoue, le Camp des Sang-Mêlé disparaîtra à jamais et l’Olympe s’effondrera.

     

    Mon avis : Que les choses soient claires : il n’y a aucun rapport entre les livres et ce film et ceux qui le regarde en se disant : « chouette une adaptation du livre » risquent d’être cruellement déçus.
    Déjà, il était plus ou moins clair pour l’équipe que ce film serait le dernier Percy Jackson. Il était déjà lui-même un rescapé qui avait failli être annulé en raison d’un trop faible succès du premier film. Aussi il est très clair qu’il ne faut pas s’attendre à retrouver la richesse de l’univers de Rick Riordan en seulement 1h46.
    D’ailleurs, des tas de raccourcis sont pris, nous dévoilant des choses qui ne sont dévoilés dans les livres qu’au 4e ou 5e tome.
    Le mieux est donc de prendre ce film comme étant inspiré de l’œuvre de Rick Riordan et de ne pas tenter de comparer livres et film.
    Si on regarde le film en lui-même, c’est un bon divertissement. Les répliques sont souvent teintées d’humour, les effets spéciaux sont sympas et l’aventure agréable à suivre sans pour autant réellement faire trembler d’angoisse et d’anticipation.
    J’aime beaucoup Anthony Head dans le rôle de Chiron

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    et les problèmes de Dionysos avec Zeus est une des scènes les plus drôle du film.

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    Nathan Fillion est un excellent Hermes, et la scène où Percy, Annabeth, Grover et Tyson vont lui rendre visite est, elle aussi, un concentré d’humour, que ce soit à cause des remarques du Dieu ou des commentaires des deux serpents qui composent son caducée.

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    J’ai beaucoup aimé Clarisse, même si j’ai regretté que ses relations compliquées avec son père n’aient pas été plus mises en avant. Ici, elles ne sont même pas évoquées et pourtant, Arès aurait apporté un plus qui aurait expliqué le comportement de Clarisse au début du film.

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    Percy contient à grand peine sa colère de voir que son père, qui ne daigne jamais lui envoyer le moindre signe, s’est manifesté à plusieurs reprises quand son second fils, Tyson, jeune cyclope, lui adressait des demandes.

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    Annabeth quant à elle, a de gros préjugés envers les cyclopes, et quand on sait dans quelles circonstances elle en a rencontrés, on peut la comprendre, mais oublie, dans ses remarques acides, qu’elle parle du frère de Percy, ce qui a tendance à agacer ce dernier. Pendant la moitié du film, je me suis demandé quand est ce que ces deux-là allaient se décider à se parler et à mettre les choses à plat.
    Entre l’humour, l’aventure, les effets spéciaux, et malgré quelques approximations mythologiques, Percy Jackson : la mer des monstres est un bon film jeunesse qui fait passer un très bon moment.



  • [Film] In her shoes

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    Titre original : In her shoes

     

    Réalisé par : Curtis Hanson

     

    Date de sortie : 16 novembre 2005

     

    Genre : Comédie

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 2h10

     

    Casting : Cameron Diaz, Toni Collette, Shirley MacLaine, Mark Feuerstein, Ken Howard, Jerry Adler,

     

    Résumé : Maggie est convaincue que son seul atout dans la vie réside dans son art d'aimanter le sexe opposé. Dyslexique et certaine de n'avoir aucune aptitude intellectuelle, elle a toujours privilégié le maquillage aux livres. Sa principale qualité : savoir toujours dénicher la tenue idéale pour n'importe quelle occasion.
    Rose est en revanche une brillante avocate officiant dans un prestigieux cabinet de Philadelphie. Mais cette grande bosseuse a un point faible : son corps et ses incessantes variations de poids qui l'ont poussé depuis longtemps à renoncer à toute sorte de vie amoureuse. Son unique réconfort : les chaussures, car contrairement aux vêtements, elles lui vont toujours bien.
    Tout oppose les deux sœurs, dont l'unique point commun est la pointure.
    Après un violent clash, les deux sœurs vont peu à peu se rapprocher...

     

    Mon avis : La première chose qui frappe quand on voit Maggie pour la première fois, c’est son côté excessif. Ensuite on remarque son attitude avec les hommes et son égoïsme.
    Rose, au contraire, est posée et habitée par un sens du devoir, surtout concernant sa sœur, qui la met sans cesse dans des situations compliquées. Elle peut paraître un peu froide mais on a l’impression qu’elle compense ainsi la trop grande « amicalité » dont fait preuve sa petite sœur.

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    Après la mort de sa mère, Rose a, de toute évidence, du prendre soin de sa petite sœur et a grandi très vite, prenant conscience de ses responsabilités, alors que Maggie est restée la petite fille couvée et choyée.
    Rose se voit comme insignifiante et semble toujours être étonnée qu’un homme lui trouve de l’intérêt. Maggie, elle, de son côté, pense qu’elle n’a rien d’autre à offrir que son corps et n’hésite pas à s’en servir pour obtenir ce qu’elle veut.
    Avec ses deux personnalités diamétralement opposées, il n’est pas étonnant qu’il finisse par y avoir un clash. Refusant de retourner chez son père à cause de la présence de sa belle-mère, Maggie, en fouillant dans les tiroirs pour trouver un peu d’argent, va trouver un sacré secret de famille qui va la conduire à Miami.
    Séparée et sans nouvelles l’une de l’autre, les deux sœurs vont pouvoir développer leur part de personnalité qui semblait réservée à l’autre : l’intelligence et les responsabilités pour Maggie, la séduction et le bien-être pour Rose.
    J’ai adoré voir l’évolution de Maggie.

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    Plus que celle de Rose car Rose ne se heurtait qu’à un léger manque de confiance en soi qui pouvait facilement disparaître avec l’affection de son petit ami. Mais pour Maggie, son manque de confiance est d’autant plus important qu’elle se croit stupide à cause d’un problème bien réel qui n’a pas été pris en charge : la dyslexie.
    Et tout vient de là pour Maggie : cataloguée ravissante idiote depuis son plus jeune âge, elle a fini par penser qu’elle n’avait pour elle que son corps et son visage.
    J’ai beaucoup aimé le rôle qu’à Ella dans le changement des deux sœurs.

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    En revanche, je ne comprends vraiment pas ce que le père attend pour remettre son horrible femme à sa place. Elle se montre odieuse avec les filles de son mari et, si on peut se dire qu’avoir Maggie à la maison, avec ses sorties, et ses retours alcoolisés au petit matin n’a pas dû être de tout repos, rien ne justifie l’attitude qu’elle va avoir lors de la petite fête donnée pour Rose.
    Même si la fin est sans surprises, on passe un excellent moment, avec un film plein d’émotions.


  • [Film] The circle

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    Titre original : The circle

     

    Réalisé par : James Ponsoldt

     

    Date de sortie : 12 juillet 2017

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h50

     

    Casting : Emma Watson, Tom Hanks, John Boyega, Karen Gillan, Patton Oswalt…

     

    Résumé : Les Etats-Unis, dans un futur proche. Mae est engagée chez The Circle, le groupe de nouvelles technologies et de médias sociaux le plus puissant au monde. Pour elle, c'est une opportunité en or ! Tandis qu'elle prend de plus en plus de responsabilités, le fondateur de l'entreprise, Eamon Bailey, l'encourage à participer à une expérience révolutionnaire qui bouscule les limites de la vie privée, de l'éthique et des libertés individuelles. Désormais, les choix que fait Mae dans le cadre de cette expérience impactent l'avenir de ses amis, de ses proches et de l'humanité tout entière…

     

    Mon avis : Quand Mae décroche un boulot au cercle, boite de technologie et médias sociaux, on se dit que tout commence bien pour elle : le travail n’est guère différent que celui qu’elle exerce déjà mais mieux payé et dans des locaux plus grands, plus aérés, plus agréables. Les chefs sont sympas, ouverts, serviables ; elle peut loger sur place, la boîte étant une sorte de ville dans la ville proposant tout le confort : piscine, clubs de sports, bibliothèques, discothèques, soirées, concerts, et elle a une super mutuelle (ce qui, aux USA, reste essentiel à un niveau de vie correct).

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    Le rêve quoi.
    Sauf que le rêve dure environ une demi-heure. Ensuite le rêve commence à devenir flippant avec l’arrivée de deux télétubbies toutes dents dehors s’étonnant que Mae ne soit pas inscrite sur des forums parlant de la maladie de son père, qu’elle ne poste pas chacune de ses activité à la seconde où elle les fait, qu’elle ne soit pas « ouverte » à la communauté. Suit une visite médicale qui aurait sans doute valu un procès à la boite s’ils m’avaient fait le même coup qu’à Mae. Plus on avance dans la découverte du cercle et plus on se demande où on est tombé : ils vont jusqu’à parler de vol quand on ne filme pas une expérience vécue. Le cercle considère comme un droit fondamental de chacun de partager les expériences de tous à l'aide de micro-caméras. Les secrets sont vus comme des mensonges et la vie privée comme de l’égoïsme.

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    Alors bien sûr, tout n’est pas complètement négatif, et Mae va montrer que le programme peut aider la justice à parvenir à ses fins. Cependant, comme souvent quand il s’agit de réseaux sociaux, il y a des dérives, des dérivent importantes. Comme, déjà aujourd’hui, les gens pensent que le fait d’être cachés derrière un écran leur permet de dire tout et n’importe quoi, du jugement de valeur à l’insulte pure et simple, l’effet de groupe a le même effet dans le cercle. Non seulement les gens vont de plus en plus loin, mais chacun se dédouane de toute responsabilité au prétexte que les autres l’ont fait. Plus personne n’est responsable de rien, n’est coupable de rien, du moment que tout est public. Les victimes sont montrées du doigt car c’est elles qui sont considérées comme coupables d’avoir voulu garder leur intimité secrète. Ce qui, aux yeux de la masse, justifie tout.
    Le film, s’il a des défauts, s’il n’est certainement pas à la hauteur du livre (que j’ai hâte de lire), montre clairement la pente glissante sur laquelle nous sommes déjà engagés. Le film alerte sur les dérives du « tout partager » sans pour autant prôner un retour au monde avant les réseaux sociaux. Il rappelle juste qu’il faut réfléchir avant de poster commentaires, vidéos, photos, sur nous-même et a fortiori sur les autres, surtout quand ils ne vous ont rien demandé.




  • [Film] L'échange des princesses

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    Titre original : L’échange des princesses

     

    Réalisé par : Marc Dugain

     

    Date de sortie : 27 décembre 2017

     

    Genre : Comédie dramatique

     

    Pays d’origine : France

     

    Durée : 1h40

     

    Casting : Lambert Wilson, Olivier Gourmet, Anamaria Vartolomei, Juliane Lepoureau, Igor Van Dessel, Catherine Mouchet…

     

    Résumé : 1721. Une idée audacieuse germe dans la tête de Philippe d’Orléans, Régent de France… Louis XV, 11 ans, va bientôt devenir Roi et un échange de princesses permettrait de consolider la paix avec l’Espagne, après des années de guerre qui ont laissé les deux royaumes exsangues.

    Il marie donc sa fille, Mlle de Montpensier, 12 ans, à l’héritier du trône d’Espagne, et Louis XV doit épouser l’Infante d’Espagne, Anna Maria Victoria, âgée de 4 ans.

    Mais l’entrée précipitée dans la cour des Grands de ces jeunes princesses, sacrifiées sur l’autel des jeux de pouvoirs, aura raison de leur insouciance…

    Mon avis : J’avais beaucoup aimé le livre de Chantal Thomas excepté les passages concernant les poupées d’Anna Maria Victoria auxquelles l’auteur donnait presque une vie surnaturelle.
    Dans le film cet aspect a été écarté et ce n’est pas plus mal.
    Reste le meilleur.
    Si j’ai un reproche à faire au film, c’est de n’être pas assez long. 20 à 25 minutes de plus aurait été parfait !
    Les acteurs interprétant les quatre enfants et adolescent sont juste parfaits et entourés par d’excellents acteurs confirmés tels que Lambert Wilson.
    Mlle de Montpensier est plus âgée que dans le livre où elle a seulement 12 ans. Dans le film elle semble avoir dans les 16 ans, ce qui permet de la montrer bien plus consciente de ce qu’implique son mariage arrangé.

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    Le film dépeignant un fait plutôt méconnu, même les féru d’histoire prendront plaisir à le regarder sans en pointer les éventuelles erreurs.
    Quant au destin des jeunes princesses, la Palatine, grand-mère de Mlle de Montpensier, elle résume très bien les réalités de l’époque : « Les princesses sont faites pour être mariées et perpétuer une dynastie ». C’était là leur seul rôle car, puisqu’elle ne pouvait ni régner, ni hériter des titres, ni transmettre le nom, quelle aurait été leur utilité en dehors du statut de monnaie d’échange et de poulinière ?
    Le régent apparaît, certes comme un intriguant qui fait ce qu’il faut pour placer sa propre famille, mais surtout comme un homme soucieux de l’avenir de la France.

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    Face à lui, le duc de Condé, apparaît comme un homme ambitieux, suspicieux, jaloux de la moindre parcelle de pouvoir que posséderait autrui. Son attitude face à la petite Marie-Victoire est inadmissible. Il est bouffi d’arrogance et totalement ridicule (et l’acteur a vraiment la tête de l’emploi !). C’est le type même du personnage que l’on déteste au premier regard.

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    Lambert Wilson est excellent en roi Philippe V d’Espagne rongé par la culpabilité de porter une couronne dont il n’a pas voulu, d’avoir sur la conscience les milliers de morts provoqués par la guerre de succession d’Espagne, accablé par les responsabilités, oscillant entre lucidité et folie, et imprégné d’une ferveur religieuse proche de celle d’isabelle la catholique et le poussant à commettre les même horreurs (bûcher pour les hérétiques).

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    Les costumes sont magnifiques et je n’ai même pas eu envie de vérifier leur exactitude historique, juste d’en profiter.
    Quand on voit le destin de ces fillettes (puisque Mlle de Montpensier avait en réalité 12 ans seulement, et non plus de 16 comme l’actrice), on ne peut s’empêcher de penser à toutes celles qui sont encore victimes aujourd’hui de mariage forcés sans que « l’excuse » des relations diplomatiques puisse être invoquée.
    Depuis 1721, certaines choses n’ont pas évoluées pour tout le monde.


  • [Film] A la croisée des mondes : La boussole d’or

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    Titre original : The Golden Compass

     

    Réalisé par : Chris Weitz

     

    Date de sortie : 05 décembre 2007

     

    Genre : Aventure, Jeunesse

     

    Pays d’origine : USA, Angleterre

     

    Durée : 1h53

     

    Casting : Dakota Blue Richards, Nicole Kidman, Daniel Craig, Sam Elliott, Ben Walker, Eva Green…

     

    Résumé : Lyra, 12 ans, est une orpheline rebelle qui vit à Jordan College, un établissement de l'Université d'Oxford, dans un monde parallèle qui ressemble au nôtre mais qui a évolué de façon un peu différente. Elle a pour compagnon Pantalaimon, son dæmon, un être capable de prendre de nombreuses formes animales.
    Le monde de Lyra est en train de changer. L'organisme gouvernemental global, le Magisterium, resserre son emprise sur le peuple. Ses sombres activités l'ont poussé à faire enlever des enfants par les mystérieux Enfourneurs. Parmi les gitans, qui ont perdu beaucoup des leurs, court une rumeur : les enfants sont emmenés dans une station expérimentale quelque part dans le Nord, et on pratique sur eux d'abominables expériences...
    Lorsque Roger, le meilleur ami de Lyra, disparaît à son tour, la petite fille jure d'aller le chercher, jusqu'au bout du monde s'il le faut...

     

    Mon avis : Le livre est un succès de la littérature jeunesse, le film a été un échec au point que les suites ont été annulées.
    Il faut dire qu’avant même sa sortie, il a été la victime des attaques de l’église qui a décrété que l’auteur avançait dans ses livres « une idéologie totalement athée et ennemie de toutes les religions traditionnelles et institutionnelles, du christianisme et du catholicisme en particulier ». Les groupes de bigots ont immédiatement renchéri en s’élevant contre le film. Bref, tourne vire, à cause de la puissance de ce genre de groupes, impossible de rester fidèle aux livres et le tout a du être nettement édulcoré. Ce qui n’a guère plu aux lecteurs.
    En parallèle, le film semble vouloir compenser ce « lissage politiquement correct » par la création d’un monde très riche mais qui, exposé en très peu de temps, peine à convaincre.
    Il aurait mérité d’être découvert petit à petit, de nous dévoiler ses secrets au cours de l’histoire, mais là, on a une voix off qui nous balance un tas d’informations avant même le début de l’histoire.
    Ce qui ne m’a pas empêchée d’apprécier le film même si je ne peux être que frustrée par la fin !
    Nicole Kidman fait froid dans le dos dans le rôle de la glaciale et calculatrice Mme Coulter.

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    Lyra est une fillette attachante qui n’a pas froid aux yeux.

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    Le dæmon de Lyra, Pantalaimon, qui change régulièrement de forme mais semble avoir une préférence pour une espèce de furet, apporte une note d’humour très rafraîchissante.

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    J’ai beaucoup aimé l’ours, Lorek. C’est un sacré personnage !

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    J’ai regretté qu’on n’en sache pas plus sur la boussole d’or et son fonctionnement. J’ai trouvé tout ça un peu nébuleux. J’aurais surtout aimé savoir pourquoi le magisterium, le gouvernement de ce monde, a tellement peur de cet objet.

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    J’aurais également aimé en savoir un peu plus sur le passé de Lyra, sur comment elle en est arrivé à vivre dans son pensionnat et pourquoi on lui a caché la vérité sur ses parents.
    J’ai bien aimé le film, et, sachant qu’il n’est qu’une pâle copie du livre, il m’a surtout donné envie de me plonger dans l’œuvre de Pullman !

     


  • [Film] Retour chez ma mère

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    Titre original : Retour chez ma mère

     

    Réalisé par : Eric Lavaine

     

    Date de sortie : 01 juin 2016

     

    Genre : Comédie

     

    Pays d’origine : France

     

    Durée : 1h31

     

    Casting : Josiane Balasko, Alexandra Lamy, Mathilde Seigner, Philippe Lefebvre, Jérôme Commandeur, Cécile Rebboah…

     

    Résumé : Aimeriez-vous retourner vivre chez vos parents ? À 40 ans, Stéphanie est contrainte de retourner vivre chez sa mère. Elle est accueillie les bras ouverts : à elle les joies de l'appartement surchauffé, de Francis Cabrel en boucle, des parties de Scrabble endiablées et des précieux conseils maternels sur la façon de se tenir à table et de mener sa vie… Chacune va devoir faire preuve d’une infinie patience pour supporter cette nouvelle vie à deux. Et lorsque le reste de la fratrie débarque pour un dîner, règlements de compte et secrets de famille vont se déchaîner de la façon la plus jubilatoire. Mais il est des explosions salutaires. Bienvenue dans un univers à haut risque : la famille !

     

    Mon avis : Le cauchemar de toutes les filles (si si, celles qui disent le contraire sont des grosses menteuses), devoir, pour raisons financières, retourner vivre chez maman !
    Non parce que, on les adore, c’est pas la question, mais un week end de temps en temps, c’est suffisant.
    Ici c’est ce que vit Stéphanie. Suite à la faillite de son cabinet d’architecte, la voilà contrainte de retourner chez maman et de renoncer à la garde partagée puisqu’elle n’a plus de maison pour héberger son fils (bon point de la situation, les relations entre son ex-mari et elle ont l’air sereines).

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    Josiane Balasko campe une mère épanouie, qui entretient une relation avec un voisin mais ne sait pas comment l’annoncer à ses enfants, leur père n’étant décédé que depuis un an.

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    Si l’histoire de la faillite de Stéphanie est le fil conducteur du film, le plus important est les relations familiales. En plus de sa mère, Stéphanie a un frère et une sœur. Son frère, Nicolas, est plutôt du genre absent, rappelant sans cesse qu’il vient de loin, à l’aise financièrement et plus enclin à bousculer son emploi du temps pour participer à une régate que pour rendre visite à sa famille.

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    Sa sœur, Carole, est aigrie et très agressive. De toute évidence elle souffre d’un complexe d’œdipe mal soigné car tout, absolument tout, prend pour elle des proportions terribles sur le mode : de toute façon tu es la préférée.

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    Elle se montre sèche et vindicative aussi bien avec sa sœur qu’avec son mari qui a bien de la patience et est le seul à sembler vouloir sincèrement venir en aide à Stéphanie.

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    Le dîner de famille qui enchaîne règlement de compte et quiproquo est un régal à suivre.
    La fin est peut être une peu trop idéaliste mais le rapprochement des deux sœurs et le rôle de la mère dans la réalisation de cette fin est sympathique.
    Pas un chef d’œuvre, mais une comédie qui se laisse regarder et qui permet de passer un bon moment avec un humour de qualité jamais vulgaire.



  • [Film] Percy Jackson : Le voleur de foudre

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    Titre original : Percy Jackson And The Lightning Thief

     

    Réalisé par : Chris Columbus

     

    Date de sortie : 10 février 2010

     

    Genre : Aventure, Jeunesse

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 2h02

     

    Casting : Logan Lerman, Brandon T. Jackson, Alexandra Daddario, Jake Abel, Pierce Brosnan, Kevin McKidd, Sean Bean, Catherine Keener…

     

    Résumé : Un jeune homme découvre qu'il est le descendant d'un dieu grec et s'embarque, avec l'aide d'un satyre et de la fille d'Athena, dans une dangereuse aventure pour résoudre une guerre entre dieux. Sur sa route, il devra affronter une horde d'ennemis mythologiques bien décidés à le stopper.

    Mon avis : Bien que le film ne respecte que très peu la trame du roman, j’ai bien aimé. J’ai surtout bien aimé que les trois acteurs principaux soient peu connus, ça change !
    J’ai aussi beaucoup aimé certains symboles : le casino à Las Vegas (avec la fleur de lotus qui représente la plante lotos de la mythologie)  dans lequel on oublie tout jusqu’à se perdre, comme souvent les joueurs compulsifs peuvent se perdre dans le jeu, l’une des entrée de l’Enfer se trouve à Hollywood et l’une des entrée de l’Olympe en haut de l’empire state building.
    Percy n’est pas tellement différent des autres demi-dieux mais, comme il a toujours vécu caché et qu’il est le fils d’un des trois grands dieux, il est soupçonné d’avoir volé Zeus.

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    Mais sa quête, en compagnie d’Annabeth, fille d’Athéna

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    et de Grover, son satyre protecteur, n’a rien à voir avec la recherche de la vérité.

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    Il serait plutôt du genre à laisser Chiron, le centaure et responsable du camp des demi-dieux, gérer les choses avec Zeus.

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    Mais sa mère a été enlevée par Hadès et il veut la récupérer. A aucun moment il n’est dans l’optique de jouer au héros. Il n’a pas pour but de combattre le mal ou quoi que ce soit, il veut juste sauver sa mère.

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    Mais les choses ne sont pas aussi simples quand on a aux trousses des tas de créatures qui aimeraient bien s’emparer du bien le plus précieux de Zeus pour détrôner le roi des Dieux.
    Dans le livre, non seulement Percy a pour mission de retrouver l’éclair mais en plus, il découvre que l’éclair n’est pas le seul objet des dieux à avoir disparu car Hadès, que Percy croit responsable du vol, lui apprend qu’on lui a, à lui aussi, dérobé un objet précieux. Il y a donc plus le côté quête officielle dans les livres.
    Les effets spéciaux sont assez sympas (Hadès sous sa forme démoniaque est assez impressionnant) même si les duels à l’épée ne sont pas des plus élaborés (Annabeth semble penser que plus on tourne sur soi-même plus on a de chance de désarmer l’adversaire).

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    La règle qui veut que les Dieux n’aient pas le droit d’avoir des contacts avec leurs enfants à moitié humains est bien respectée, contrairement aux livres dans lesquels plusieurs dieux ne se privent pas de contourner plus ou moins discrètement la règle de Zeus.
    J’ai trouvé dommage que le rôle d’Arès et les mentions à Cronos aient été supprimés car c’est quand même le pilier central de l’histoire de Percy Jackson.
    Malgré tout, et surtout quand on n’a pas lu les livres, il faut l’admettre, le film est divertissant et bien fait.

     


  • [Film] Jane got a gun

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    Titre original : Jane got a gun

     

    Réalisé par : Gavin O’Connor

     

    Date de sortie : 27 janvier 2016

     

    Genre : Action

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h38

     

    Casting : Natalie Portman, Joel Edgerton, Ewan McGregor, Noah Emmerich…

     

    Résumé : Jane Hammond est une femme au caractère bien trempé mariée à Bill, l’un des pires bandits de la ville. Lorsque celui-ci se retourne contre son propre clan, les terribles frères Bishop, et qu’il rentre agonisant avec huit balles dans le dos, Jane sait qu’il est maintenant temps pour elle de troquer la robe contre le pantalon et de ressortir son propre pistolet. Le meilleur espoir de Jane n’est autre que son ancien amour Dan Frost, dont la haine envers Bill n’a d’égal que son amour pour Jane.

     

    Mon avis : Pour une fois qu’un western est porté par une femme sans tombé dans la parodie ou le drame en mode *je pleure toutes les larmes de mon corps*.
    Jane a vécu des choses horribles mais elle n’a pas le temps de s’arrêter sur ce qui a mal tourné. Si elle veut survivre dans l’ouest sauvage, elle doit être forte et c’est exactement ce qu’elle est. Elle est forte, tenace. Elle n’est pas pour autant dénuée de sentiments, il suffit de voir l’amour qu’elle porte à sa fille Katie ou celui qu’elle éprouve pour son mari, mais elle n’a pas le temps de pleurer sur son sort.

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    Quand Bill « Ham » Hammond rentre criblé de balle, elle le soigne aussi bien qu’elle peut, va mettre sa fille à l’abri et se prépare à défendre sa vie et sa maison.

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    Elle n’hésite pas à mettre sa fierté de côté (pas trop non plus, il faut pas pousser) pour aller demander à son ancien fiancé de venir les aider. On peut comprendre que le gars l’ait trouvé sacrément gonflée quand on a sa seule version de l’histoire, comme on peut se dire que c’est un gros con quand on a seulement celle de Jane. Mais quand on combine les deux, on se rend compte qu’aucun des deux n’est fautif et qu’ils ont été victimes des circonstances.

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    Les couleurs sont ternes, la poussière omniprésente, comme pour rappeler la rudesse de la vie dans l’ouest. D’ailleurs les souvenirs de Jane du temps où elle était fiancée à Dan sont plus vifs, avec des couleurs claires, pour montrer qu’à l’époque ils étaient heureux, en sécurité.
    Le jeu des acteurs est assez sobre, ils n’en font pas trop, ne sont pas dans la surenchère : le scénario se suffit à lui-même, les décors l’appuient suffisamment pour nous dépeindre la difficulté de la vie dans un endroit à peine civilisé, où les récompenses sont pour les hommes morts ou vifs, et donc où les procès n’ont pas lieu d’être, où femmes et enfants, sans la protection d’un homme, sont en danger permanent.
    L’histoire ne s’éparpille pas dans tous les sens. Elle tourne essentiellement autour de la vengeance que veulent les protagonistes : la vengeance voulu par Bishop, la vengeance voulue par Jane qui en a marre de fuir et veut mettre un terme à une vie d’angoisse et de suspicion, la vengeance voulu par Dan quand il apprend certains éléments du passé de Jane qui le concerne.
    J’ai beaucoup aimé voir Ewan McGregor dans un rôle de méchant (c’est rare). Cela dit, Bishop, c’est un peur comme Arthur dans Kamelott, il est entouré d’incapables et de bras cassés !

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    Tout ce qui nous est révélé du passé de Jane mène strictement à l’affrontement qu’il doit obligatoirement y avoir entre elle et Bishop, que ce soit en face à face ou par gros bras interposés.
    L’histoire est crédible : ceux qui se font tuer ne se relèvent pas cinq minutes après en ode « Ah ah, même pas mort ! », ceux qui se font blesser ne gambadent pas comme des lapins dans le plan suivant (Ah ah, même pas mal !).
    Quand on pense à tous les problèmes qu’à connu ce film pour voir le jour, entre la réalisatrice qui ne se pointe pas le premier jour du tournage (quoique, vu sa réalisation pour We need to talk about Kevin, on a gagné au change), le chef opérateur qui se barre parce qu’il ne veut bosser qu’avec elle (J’espère que ces deux là se sont prix des dommages et intérêts à leur faire passer l’envie de jouer les divas !), les acteurs qui partent parce que certains sont engagés ailleurs et que le tournage a été trop retardé, d’autres parce que le changement de réalisateur ne leur a pas plu… Bref, ce film en a autant bavé pour voir le jour que Jane pour se sortir du nid d’emmerdes dans lequel elle est plongée !



  • [Film] Tanguy

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    Titre original : Tanguy

     

    Réalisé par : Étienne Chatiliez

     

    Date de sortie : 21 novembre 2001

     

    Genre : Comédie

     

    Pays d’origine : France

     

    Durée : 1h48

     

    Casting : Eric Berger, André Dussollier, Sabine Azéma…

     

    Résumé : Paul et Edith Guetz, un riche couple de cinquantenaires, ne supportent plus que Tanguy, leur grand fils modèle de 28 ans, vive toujours au domicile familial. Ce dernier a beau être brillant et charmant, ses parents vont faire de son existence un enfer pour le forcer à quitter leur luxueux appartement.

     

    Mon avis : Tanguy est un film que j’aime beaucoup. Si Tanguy avait été un simple étudiant, j’aurais trouvé ses parents un poil indignes. Mais là, il ne faut pas pousser ! Le mec a plus que les moyens de se payer un appart, ses parents sont même prêts à le lui payer eux-mêmes et à demander à la femme de ménage de s’occuper de chez lui, mais non, monsieur ne supporte pas d’être seul, pire encore, il ne supporte pas d’être sans papa et maman car il ne semble pas pressé de s’installer avec sa copine. Il a beau être intelligent sur le plan des études, sur le plan humain c’est un abruti doublé d’un parasite.
    Personnellement, je n’ai pas cru une seconde à son cinéma lorsqu’il se retrouve à l’hôpital. La manière dont il regarde sa mère juste avant la crise…
    Quant au passage au tribunal je ne sais pas qui mérite le plus des claques de la justice ou de Tanguy. Car si effectivement la loi oblige les parents à assister leurs enfants, cela n’est valable que tant qu’ils n’ont pas les moyens de s’assumer tout seul !
    J’ai adoré la grand-mère, qui, même si elle exaspère son fils, le père de Tanguy, a parfaitement raison dans son analyse.

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    Le pire c’est qu’à plusieurs reprises, Tanguy semble parfaitement conscient du fait qu’il empêche ses parents de vivre. Ses proverbes chinois, qu’il sort en réponse à tout, donne envie de l’envoyer à Pékin en aller simple à grands coups de tatanes dans les fesses !

    Le film met en scène un problème émergeant au début des années 2000 et qui n’a cessé de s’accentuer depuis : ces jeunes adultes qui vivent toujours chez leurs parents autour de la trentaine. Il faut quand même leur reconnaitre que la plupart restent parce qu’ils n’ont pas le choix, les contrats précaires ne leurs permettant pas de prendre un logement.
    Mais Tanguy, lui, pourrait partir, mais il refuse. Depuis le film, le prénom est passé dans le langage courant et il n’est pas rare d’entendre d’une jeune adulte qu’il est un Tanguy.
    Le couple Dussolier/Azema fonctionne à merveille

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    et Eric Berger est parfait dans le rôle du mi-intellectuel mi-mollusque Tanguy.

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    J’ai vraiment passé un bon moment avec Tanguy. Il fait partie des comédies françaises que je trouve géniale. Dommage qu’il n’y en ait pas plus et que souvent, ces comédies fassent dans la surenchère et la vulgarité.
    Il suffit de voir Tanguy pour comprendre qu’on rit bien plus avec un peu plus de sobriété.