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Selene raconte...

  • [Livre] La terre qui penche

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    Résumé : Blanche est morte en 1361 à l’âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort! La vieille âme qu’elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu’elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent.
    L’enfance se raconte au présent et la vieillesse s’émerveille, s’étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l’y attend.
    Veut-on l’offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais?
    Par la force d’une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin.


    Auteur : Carole Martinez

     

    Edition : France loisirs

     

    Genre : Drame

     

    Date de parution : 2016

     

    Prix moyen : 17,50€

     

    Mon avis : La terre qui penche est un roman à deux voix. Blanche, fillette de douze ans, raconte son histoire, tandis que la vieille âme de l’enfant, qui a continué à vieillir après sa disparition, se souvient avec la lucidité que donne le recul.
    L’enfance de Blanche n’est pas heureuse. Son père est un homme que la mort en couche de sa femme a rendu amer, violent et cruel. Il tient à sa fille des propos très crus et culbute les servantes sous ses yeux tout en lui soutenant que c’est dans le corps des filles que le Diable trouve refuge.
    Il la maintient dans la peur de ce Diable au point que, lorsqu’il l’emmène en voyage, elle est persuadée qu’il s’en va la sacrifier pour apaiser le malin.
    Et pourtant, ce voyage va changer la vie de Blanche.
    Promise au seul fils du seigneur de Hautepierre, elle va se retrouver dans un lieu où elle va enfin être bien traitée, habillée confortablement et où on va lui apprendre à lire et écrire, chose que son père lui a toujours refusé, dédaignant l’éducation des filles.
    Mais ce n’est pas l’avis de son futur beau-père qui a tenu à ce que Blanche vienne deux ans plus tôt pour l’éduquer correctement.
    Blanche s’installe donc au bord de la Loue, au château de Hautepierre. Son futur mari, Aymond, est un simple d’esprit d’une grande gentillesse. Si Blanche n’est pas enchanté au départ, elle va se prendre d’affection pour le jeune garçon.
    La vieille âme revient donc sur l’histoire de Blanche, son histoire, avec un recul de plusieurs siècles. Elle est blasée, un peu dégoutée par le monde qui l’entoure.
    Elle redécouvre cette histoire à chaque fois qu’elle l’entend, comme si on la lui racontait pour la première fois.

    L’histoire se déroulant au Moyen-Age, la croyance en Dieu côtoie les croyances païennes et la rivière est vue comme une créature vivante, parfois joueuse, souvent malveillante.

    L’écriture réussit le tour de force d’être à la fois poétique et vulgaire.
    Il faut dire qu’au Moyen-Age, on ne prenait pas de gant et on appelait un chat, un chat… Pas de métaphore, pas d’euphémisme…

    Les relations entre les personnages sont magnifiquement bien décrites. Elles sont complexes et les personnages sont faillibles, ont des comportements contradictoires, bref, sont pleinement humains.

    En filigrane de l’histoire de Blanche, la mort est omniprésente : la peste (pestilence), les accidents, les meurtres (dont certains commis par un pédophile), les exécutions sommaires… Malgré son jeune âge, Blanche a depuis toujours été confrontée à la mort.
    Dire que la fin m’a surprise est un euphémisme. Je ne m’attendais vraiment pas à ça, mais j’ai vraiment apprécié cette fin.

     

    Un extrait : À tes côtés, je m’émerveille.

    Blottie dans mon ombre, tu partages ma couche.

    Tu dors, ô mon enfance,

    Et, pour l’éternité, dans la tombe, je veille.

    Tout aurait dû crever quand tu as gagné ton trou, gamine,

    Au lieu de quoi la vie a dominé, sans joie.

    Seule la rivière a tenté quelque chose pour marquer ton départ, ma lumineuse.

    Dans la brume du petit matin, elle a soudain figé ses eaux vertes tout du long, si bien qu’en amont de la Furieuse, les aubes des moulins se sont arrêtées de tourner, comme engluées dans du métal fondu. Dès que l’haleine humide et claire qui la nappait de vapeurs nocturnes est remontée à flanc de coteaux jusqu’à se dissoudre tout à fait dans la chaleur du jour, dès que la rivière est apparue, nue, débarrassée de ses longs voiles laiteux, les meuniers de la vallée ont découvert que la Loue enchanteresse s’était changée en miroir : plus rien ne bougeait dans son lit que le reflet du monde des berges et celui des nuages épars de mai. Alors, à mesure que le jour s’est déplié sur cette terre qui penche, la vie du dehors s’est laissé prendre au piège de sa propre image, étonnée de se voir des contours si nets à la surface des eaux mortes et inquiétantes qu’aucune ondulation ne venait plus troubler. La Loue faisait silence et, jusqu’à ce que les cloches aient sonné sexte, on n’a plus entendu le moindre clapotis contre les pierres. Chut ! Chut ! Même dans les pentes raides des gorges, qui, jamais jusque-là, ni de nuit, ni de jour, n’avaient cessé leurs papotages, les langues d’eau, saisies en pleine course, s’étaient tues. Chut ! Chut !

    Rien ne semblait pouvoir briser le sortilège qui avait pétrifié la rivière. Car c’était bien de cela qu’il s’agissait, de quelque enchantement !

    Ce matin qui a suivi la fin de notre histoire, mon éclatante, le vent lui-même a renoncé à remuer la surface plombée de la Loue. Aucune de ses caresses ne pouvait froisser l’enveloppe, lisse à pleurer, de la belle serpente. Nul sillage ne ridait cette étrange peau de métal qu’elle s’était forgée en une nuit. Ni frisson sous les ongles des araignées d’eau, ni tressaillement aux frôlements bleus d’une libellule, ni efflorescence sous les branches basses. La Loue ne prenait plus plaisir à lécher ses berges, plus de va-et-vient sur le sable ou la pierre, plus d’ondoiements dans sa chevelure d’algues, plus de soupirs, plus un souffle. Rien ne scintillait à sa surface. Le soleil, qui se faufilait entre les arbres pour la rejoindre, se glaçait à son contact. L’astre était réduit à un cercle blanc, sans feux.

     

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  • [Livre] Love story à l'iranienne

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    Résumé : Les jeunes Iraniens rêvent-ils encore d’en finir avec le régime ? Comment se rencontrer dans cette société qui ne le permet jamais ? Comment flirter ? Comment choisir sa femme ou son mari ? Malgré la tradition, malgré le régime. Des journalistes ont interviewé clandestinement de jeunes Iraniens pour donner un éclairage politique et social. Comment échapper à la police pour vivre sa love story ?


    Auteur : Jane Deuxard

     

    Edition : Delcourt

     

    Genre : Bande dessinée

     

    Date de parution : 13 janvier 2016

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : Sous le pseudonyme de Jane Deuxard se cache un couple de journalistes qui parcourt anonymement l’Iran pour y recueillir des témoignages.
    On se doute du danger qu’ils courent ainsi tous les jours dans un pays qui tolère de moins en moins les journalistes étrangers.
    Les iraniens qui se confient à eux risquent aussi beaucoup. On sait que le régime a l’habitude des arrestations arbitraires de ceux n’entrent pas parfaitement dans le moule.
    Pour la protection des uns comme des autres, une seule règle : ne se rencontrer qu’une seule fois, le jour du témoignage.
    Le fait de ne pas se revoir limite grandement le risque de dénonciation, qui est la plus grande cause des arrestations.
    Dans cette BD, comme l’indique le titre, il est question avant tout des relations amoureuses des jeunes d’aujourd’hui.
    La première chose qui ressort des témoignages est que, malgré l’élection du candidat réformateur, les répressions de la police des mœurs sont toujours aussi vives. Ce n’est pas tellement étonnant quand on sait que ledit « réformateur » est un mollah.
    Les jeunes qui témoignent parlent de la tradition des mariages arrangés, de l’impossibilité pour les jeunes de se rencontrer de manière naturelle, d’apprendre à se connaître avant le mariage…
    Et même quand les fiancés sont amoureux et complices, ils doivent se cacher pour ne serait-ce que s’embrasser et, ils ne peuvent pas faire l’amour car la famille du fiancé est en droit d’exiger un certificat de virginité.
    Au cours de leurs investigations, les journalistes ont pu constater tout l’arsenal répressif sur lequel s’appuie le régime : caméra, patrouille de police, dénonciations, milices en civil, contrôles intempestifs dans les établissements publics…
    On parle aussi de la désillusion de ceux qui ont fait la révolution culturelle en 1979 et ont vu ce régime se mettre en place, ainsi que la colère de la génération suivante qui accuse leurs aînés d’avoir fait une révolution désastreuses par caprice.
    C’est sans doute cette incompréhension entre les générations qui empêche le peuple iranien de faire front contre le régime.
    tout comme « Paroles d’honneur » de Leila Slimani, « Love story à l’iranienne » nous permet d’entrer dans l’intimité d’un peuple dont la voix est trop souvent étouffée.

     

    Un extrait :

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  • C'est lundi que lisez-vous? #244

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog I believe in Pixie Dust.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #85

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.

    Cette semaine, je vous présente Echange fatal de Siobhàn MacDonald

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    Elle n’aurait jamais tenu aussi facilement dans le coffre de sa voiture à lui. Il pose deux doigts contre son joli cou et appuie légèrement. Au cas où. Aucun pouls. Le coup a été fatal. Il glisse vers elle un ultime regard puis referme le coffre.
    Il a les mains couvertes de son sang. Oscar contemple les curieux motifs qui se forment sur sa peau pâle. Pas de gants en latex, cette fois-ci. Il tente de réfléchir. Dans le froid, il bouge à peine, et regarde les minuscules perles rouges glisser le long de ses poils rêches jusqu’à son alliance. Son ventre le brûle – la sensation remonte jusqu’à sa poitrine. Il perd le contrôle ; sa respiration saccadée dessine des nuages dans l’obscurité. Oscar est en panique. En l’espace de trois minutes, l’homme s’est mué en un animal tremblant.
    De l’autre côté de la rue, l’eau des chutes déferle. Oscar a déjà connu ce sentiment. C’était il y a longtemps, mais le souvenir est encore vivace. En CM1, il flanque à Annabel Klein un tel coup de poing au ventre que la fille vomit. Un autre souvenir le traverse. Cette fois, il est penché au-dessus de Brigitte et la regarde mourir. Au loin retentit un funèbre carillon. Ce qui est fait est fait.
    Un soudain battement d’ailes. Oscar lève les yeux et voit une nuée de cygnes piquer à travers le ciel du soir. Une bruine se met à tomber ; le clapotis des gouttes se fait entendre sur les sacs en plastique qui jonchent le sol à ses pieds. Les éclats de verre d’un bocal brisé se mêlent à des sachets de pop-corn éventrés. À côté gisent une banane écrasée – la pulpe débordant de la peau – et un paquet de brownies maculé de sang.
    Ne devrait-il pas inspecter une dernière fois le coffre de la voiture pour en avoir le cœur net ?
    Du bout des doigts, il cherche la poignée. C’est une berline, une Volkswagen. Différente de sa BMW. La voiture dans laquelle ils s’étaient querellés, tentant de réparer les choses. Il avait tellement voulu rectifier le tir. Ses doigts glissent de gauche à droite à la recherche de la poignée. Il y a du sang partout sur l’insigne VW. Enfin, la voilà.
    — Papa ?
    Il s’immobilise. Il n’avait pas vu les enfants s’avancer prudemment sur les gravillons.
    — Elliot ?
    Son fils de neuf ans, en pyjama dans l’allée, est tout tremblant. Derrière lui se trouve Jess, sa fille de douze ans.
    — Ça fait un temps fou que t’es sorti, papa, dit Elliot.
    C’est plus une question qu’une affirmation.
    Jess, perplexe, ouvre de grands yeux innocents. Il la voit balayer du regard ce qui reste des courses répandues dans l’allée. Pas question que ses enfants apprennent ce qui vient de se passer. Il faut les protéger, coûte que coûte. Ces acouphènes qui le reprennent. Sa bouche dessine un sourire forcé, qu’il espère convaincant.
    Le visage de Jess devient livide à mesure qu’elle progresse vers lui. Il peine à supporter le bruit dans ses oreilles.
    — Qu’est-ce qu’il y a, Jess ?
    Il voit la bouche de sa fille bouger. Elle lui demande quelque chose.
    — Qu’est-ce que tu as dit ? crie-t-il.
    — Où est maman ? crie-t-elle à son tour.

     

    Alors, tentés?

  • [Livre] Assassins: Les psychopathes célèbres

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    Résumé : Les plus grands meurtriers de l'Histoire (Manson, Hitler, Petiot, Jack l'Éventreur...) présentés par M. et Mme tout le monde. En deux mots : Ils ont tué dix personnes, cinquante ou dix-sept millions... Ils sont mégalomaniaques, asociaux, narcissiques, manipulateurs, pervers... Ces psychopathes célèbres racontés par Brigitte la psy, Gaspard l'intermittent ou encore Patrick le numérologue, vont vous rappeler, tout au long de cette lecture, à quel point vous êtes quelqu'un de bien. Même si vous avez déjà eu envie de tuer quelqu'un, entendons-nous bien. Les histoires relateront les vies de Charles Manson, Jack l'Éventreur, Docteur Petiot, Mary Bell, La Comtesse Sanglante, Hitler...


    Auteur : Jeff Pourquié

     

    Edition : Fluide Glacial

     

    Genre : Bande dessinée

     

    Date de parution : 21 Août 2019

     

    Prix moyen : 17€

     

    Mon avis : Dans cette BD, un narrateur, différent à chaque portrait, nous expose les actes de plusieurs psychopathes célèbres tels que Jack l’éventreur, Belle Gunnes, Charles Manson ou encore le docteur Petiot.
    L’idée de faire présenter le portrait de chaque tueur par une personne lambda (un numérologue, une psy, un assureur, un prêtre, des lycéens, un député-maire…) était une excellente idée. Malheureusement, j’ai trouvé que, malgré la fiche récapitulative placée après chaque présentation, tout était beaucoup trop survolé au point parfois de frôler l’inexactitude.
    De plus, certains des « présentateurs » sont vraiment limites. Franchement, certains, comme le député-maire, sont vraiment vulgaire, sans que cela n’apporte quoi que ce soit à la BD.

    Je sais bien que Fluide glacial n’est pas réputé pour son bon goût, mais je pensais qu’ils s’étaient un peu améliorés avec le temps.
    Disons que cette BD est un bon résumé des actes des célèbres criminels, mais un peu comme un quatrième de couverture résumerait un roman de 900 pages.

    Alors un conseil, si un de ces hommes ou femmes vous intrigue, lisez un ouvrage qui leur est destiné et ne vous contentez surtout pas de cette BD !

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Les cénacles du don - T01 - Les Dieux déchus

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    Résumé
     : Plus d'aventure, plus de liberté ! Depuis qu'elle a échappé à une terrible mort, Jessie ne souhaite que cela. Elle va apprendre, à ses dépens, que tous les désirs ne sont pas bons à réaliser. Ce que nos sociétés modernes ont oublié, elle va le redécouvrir brutalement : sorcière, augure, torche, porte-chance, thaumaturge ou encore combattant. Jessie va entrer dans : les cénacles du Don.


    Auteur : Régis Moreau

     

    Edition : Autoédité

     

    Genre : Fantastique

     

    Date de parution : 03 Juillet 2019

     

    Prix moyen : 12€

     

    Mon avis : Alerte coup de cœur ! Dès la 3ème lecture de l’année, on peut dire que 2020 commence bien question lecture (au moins ça !)

    Ce roman, l’auteur me l’a proposé sur la plateforme Simplement Pro et je l’ai accepté en pensant lire une histoire sympa mais sans en attendre plus que cela.
    Je m’attendais à tout, sauf à plonger dans une telle histoire !
    Au début, je n’ai pas vraiment apprécié Jessie. Malgré les avertissements de Pierre, elle ne veut le Don de la chance que pour en tirer profit. Alors le fait que Pierre, qui lui transmet le Don, omette de lui préciser certains « détails » désagréables de la chose, je dois avouer que j’ai trouvé que c’était bien fait.
    Sauf que la leçon devient vite disproportionné et que j’ai fini par avoir de la peine pour cette pauvre Jessie, qui certes méritait une petite leçon mais pas tout ce qui va lui tomber sur le coin du museau.
    Car bien malgré elle, Jessie ne fait plus vraiment partie du monde des humains. Elle est entrée dans le monde des sorcières, des augures, des portes chances ou encore des passeurs de feu.
    Comme le titre le laisse deviner, ces personnes dotées de pouvoirs se réunissent en cénacles, supposément pour leur protection.
    Protection contre quoi ? Ben contre un tas de choses en fait, dont on ne voit qu’une fraction dans ce premier tome.
    Au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire, celle-ci devient de plus en plus sombre.
    Même si certains personnages m’ont déplu dès leur première apparition (et il y avait de quoi !), jamais je n’aurais imaginé que l’histoire allait prendre ce tournant-là !
    J’ai été totalement embarquée dans cette histoire et par la plume de l’auteur qui est vraiment agréable à lire.
    L’histoire est telle que je ne peux pas vous en dire davantage, même pas sur mes sentiments à propos des personnages, sans risquer de vous gâcher le plaisir de la surprise.
    Mais je ne peux que vous encourager à plonger dans cette histoire palpitante pleine de rebondissements, qui promet un tome 2 haletant !

     

    Un extrait : A l’extérieur, un air rafraîchi par les dernières pluies l’accueillit, tranchant avec l’agréable chaleur du bus.
    Sous un plafond de nuages gris, Jessie ajusta le col de son imper sur son cou et se mit en marche vers le bar où elle devait rejoindre son amie.
    Soudainement, elle se figea en jurant : « Merde, mon parapluie ». Dépitée, elle se revit l’avoir calé entre la cloison du bus et son siège. « Quelle conne je fais ! Je vais être fraîche, s’il se remet à pleuvoir ».
    Rapidement, elle se retourna dans l’espoir que le bus fut encore bloqué sur son emplacement de stationnement, ou pas très loin, coincé dans le trafic. Mais, évidemment, il avait disparu, happé par la circulation agitée.
    La bonne surprise vint d’un petit monsieur qui la hélait.
    Comme s’il s’agissait d’un précieux trophée, il agitait son parapluie de gauche à droite.
    - Mademoiselle, n’est-ce pas ceci que vous cherchez, par hasard ?
    Soulagée, Jessie sourit spontanément. Pas tant pour la valeur marchande de l’objet, que pour sa valeur d’utilité. Au moins, elle ne finirait pas la soirée, transformée en vieille serpillière dégoulinante.
    - Quelle petite tête je fais. Merci, monsieur.
    - Voilà, tenez.
    En reprenant son bien, la main de Jessie toucha celle de l’inconnu. 
    Dès que leur peau entra en contact, elle sentit immédiatement une chaleur s’insinuer dans ses doigts, puis gagner sa paume, pour enfin remonter jusqu’à son épaule et à son cou. C’était surprenant et agréable. Un peu dérangeant, aussi. Jamais, auparavant, elle n’avait eu ce genre de réaction en touchant quelqu’un. Le petit monsieur ne sembla pas se rendre compte de son trouble. Tout sourire, il lui abandonna son parapluie.
    - Bonne soirée, mademoiselle. Amusez-vous bien. Un petit conseil : évitez de manger italien ce soir, lui lança-t-il.
    Derrière la teinte d’humour de la voix, une intonation sérieuse, voire impérieuse, pointait.
    - Pardon ?
    - Je vous disais de ne pas entrer pas dans un restaurant italien. Le cours du blé et de la mozzarella est en chute libre. Celui du riz est en pleine hausse. Mangez chinois ou japonais, par exemple.
    La platitude de la blague ne fit ricaner que le petit bonhomme. Cependant, Jessie ne fut pas dupe. L’objectif n’était pas tellement de la faire rire, plutôt de lui faire passer un message.

     

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  • C'est lundi que lisez-vous? #243

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog I believe in Pixie Dust.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #84

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.

    Cette semaine, je vous présente Apostasie de Vincent Tassy.

     

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    Mon ombre.
    Ma pauvre ombre.
    Depuis le coucher du soleil, elle saigne. Et ça ne s’arrêtera plus. Mais d’où vient-il, tout ce sang ? De nulle part, sans doute. Des eaux noires d’une malédiction.
    Je ne pourrai plus sortir de chez moi, maintenant. Je m’en moque. Je vais peut-être me laisser mourir de faim. Me noyer. Est-ce que mon ombre saignera encore quand je serai mort ? Est-ce qu’elle pourra engloutir le monde ? Oui. Je crois bien. Je l’ai lu.
    On trouvera mon corps, la source de ce mal inconnu. On l’enterrera quelque part. On priera pour que des funérailles mettent fin à l’inondation. Mais le sang se répandra encore et encore ; partout dans la terre, depuis la racine poreuse de mon cercueil. Même dans l’obscurité de la tombe j’aurai toujours une ombre. Alors on étudiera les arcanes de ma dépouille pour neutraliser son fléau, on voudra me réduire en cendres, mais leurs ombres invisibles, même celles de mes chairs désintégrées, saigneront en averses éternelles. Dans des siècles, ou plus tôt, ou plus tard, mes ombres auront tout noyé.

    Je n’ignore plus les raisons de cette blessure indolore qui ne cicatrisera jamais. Ce sang, ce sang qui ne tarit pas, mon ombre ne l’aurait jamais versé si je n’avais pas été la proie des fleurs de la Sylve Rouge.
    À l’heure noire où mon ombre ruisselle je voudrais dire l’histoire des fleurs maudites, des amours maudites, des splendeurs maudites qui m’ont mené ici. Reclus dans mon taudis, à la lueur grise et fatiguée d’une ampoule nue, je voudrais une dernière fantaisie, raconter l’histoire d’Apostasie.
    Mon encre n’est pas enchantée. Mes mots n’auront pas d’énergie ; il n’y aura pas de miracle. Lorsqu’à la surface du monde il n’y aura plus que du sang, mes feuillets se ramolliront, et les souvenirs qu’ils renferment disparaîtront bêtement. C’est tout.
    Mais je dois faire vite. Bientôt, on frappera à ma porte ; ce sera quelqu’un qui passe près d’ici, et qui s’inquiète du liquide qui se faufile dans l’interstice.

     

    Alors, tentés?

  • Bilan du mois de décembre 2019

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    En décembre, j'ai lu 15 livres pour un total 4805 de  pages.

     

    Tout d'abord j'ai lu un SP

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    Ensuite, j'ai pioché dans ma PAL pour lire des livres qui entrent dans le Cold Winter Challenge
    #murder.jpg Blood Orange.jpg comment ne pas faire pitié à noel quand on est célibataire.jpg

    Danse avec les loups.jpg Défaillances.jpg je te ferai aimer noel.jpg

    la gourmandise est un joli défaut.jpg La princesse d'Athelia.jpg l'égarée.jpg

    n'écoute que moi.jpeg sous le gui.jpg un bucher sous la neige.jpg

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    Côté écran, si je n'ai vu qu'un film, je me suis rattrapée sur les séries.
    En effet, en film, j'ai vu
    une-aventure-de-cendrillon-un-souhait-de-noel-7180.jpg

    Et en série
    3414014.jpg Once_Upon_a_Time_Season_7.jpg 2749297.jpg
    J'ai vu la saison 2 de Balthazar, la saison 7 de Once Upon a Time et la saison 10 de Modern family

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    Ensuite, je me suis tournée vers la monarchie anglaise, et j'ai regardé les saisons 3 de Victoria et The Crown

     

    Enfin, en achats et réceptions hors livres, avec Noël, j'ai été gâtée!


    Déjà, comme tous les mois, j'ai reçu ma box

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    Et je me suis acheté un blender pour mes coloriages

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    Pour Noël j'ai reçu pas mal de choses

    De ma mère et mon beau-père:

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    De mon oncle et sa copine:

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    De ma marraine:

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    De Copine Marie:

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    Et enfin, de mes copines Yas et Vio:

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    Et voilà, c'est tout pour décembre (c'est déjà pas mal, hein?). Faut pas rêver, janvier sera nettement plus calme!

     

  • Book Haul décembre 2019

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    En décembre je suis toujours plus sage parce que j'ai ordre de ne pas toucher à ma wish list, mes achats sont donc limités!
    Et ce décembre n'a pas fait exception!

    En achat neuf, je n'ai acheté que deux livres que je n'avais pas ajouté à ma wish list

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    Ensuite, j'ai fait quelques achats d'occasion, les quatre me sont revenus en tout pour le prix d'un livre neuf

    J'en ai pris un sur la marketplace d'amazon
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    Et les trois autres sur Rakuten

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    Au début du mois, j'ai remporté un livre à la masse critique de Babelio

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    Et enfin j'ai reçu, deux livres pour Noël:

    Un de ma copine Marie
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    Et un des mes copines du Grand Nord, Yas et Vio (comprendre qu'elles vivent au nord de la Durance)
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    Et voilà, 9 petits livres dont un tiers que je n'ai pas acheté et les deux tiers de ceux que j'ai acheté en occasion.
    En revanche, janvier, ça va pas être pareil!!