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Selene raconte...

  • Premières lignes #121

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.

    Cette semaine, je vous présente Too late de Colleen Hoover

    Too late.jpg

    Des doigts tièdes entrelacent les miens, enfonçant davantage mes mains dans le matelas. J’ai les paupières trop lourdes pour les rouvrir tellement je manque de sommeil, cette semaine. Ce mois-ci, devrais-je dire.

    Ou plutôt toute cette putain d’année !

    Dans un gémissement, j’essaie de resserrer les jambes mais je n’y arrive pas. Je sens trop de pression partout. Sur ma poitrine, contre ma joue, entre mes cuisses. Il me faut plusieurs secondes pour dégager ma conscience de sa brume de sommeil, mais je suis assez consciente pour savoir ce qu’il est en train de faire. Je murmure d’un ton irrité :

    – Asa. Lâche-moi.

    Il pousse à plusieurs reprises tout le poids de son corps sur le mien, geignant contre mon oreille, me griffant la joue de sa barbe matinale.

    – J’ai presque fini, chérie, souffle-t-il.

    J’essaie de dégager mes mains mais il les serre trop fort, me rappelant que je ne suis qu’une prisonnière dans mon propre lit, qu’il est le gardien de la chambre. Asa m’a toujours fait sentir que mon corps était à sa disposition. Il n’est pas méchant pour autant, il n’utilise jamais la force, mais il a continuellement envie de moi, et ça commence à m’exaspérer.

    Comme en ce moment.

    À six heures du matin.

    Le soleil vient de se lever, un rayon passe sous la porte ; Asa vient à peine de se coucher après la fête d’hier soir. Seulement moi, j’ai cours dans moins de deux heures. J’aurais préféré ne pas être réveillée de cette façon, après tout juste trois heures de sommeil.

    J’enroule les jambes autour de sa taille, en espérant lui donner l’impression que je prends du plaisir aussi. Dès que je me montre un peu intéressée, il termine plus vite.

    Il empaume mon sein droit et je laisse échapper le gémissement qu’il attend, à l’instant où il se met à trembler contre moi.

    – Merde ! grogne-t-il en enfouissant le visage dans mes cheveux.

    Maintenant, il oscille légèrement sur moi. Au bout de quelques secondes, il s’effondre dans un profond soupir, puis m’embrasse sur la joue et roule vers sa place sur le lit. Il se lève, ôte le préservatif, qu’il jette dans la poubelle, puis attrape une bouteille d’eau sur la table de nuit, la porte à sa bouche tout en promenant ses yeux sur mon corps dénudé. Ses lèvres s’étirent en un sourire indolent.

    – Ça me plaît de penser que je suis le seul à pénétrer là-dedans.

    Il avale les dernières gorgées, debout, nu, à côté du lit. Difficile d’accepter ses compliments quand il surnomme mon corps « là-dedans ».

    Il est séduisant mais est loin d’être parfait. En fait, il n’a que des défauts, il est juste beau mec. Et aussi frimeur, susceptible, parfois difficile à gérer. Sauf qu’il m’aime. Il m’adore. Et je mentirais si je disais que je ne l’aime pas. Il y a tant de choses en lui que je voudrais changer si je le pouvais mais, pour le moment, je n’ai que lui, alors je m’en accommode

     

    Alors, tentés?

  • [Film] Downton Abbey, le film

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    Film vu au mois de : Mars

    Titre original : Downton Abbey

     

    Réalisé par : Michael Engler

     

    Date de sortie : 25 septembre 2019

     

    Genre : Comédie dramatique

     

    Pays d’origine : Angleterre

     

    Durée : 2h30

     

    Casting : Maggie Smith, Elizabeth McGovern, Hugh Bonneville, Michelle Dockery, Laura Carmichael, Allen Leech, Penelope Wilton, Jim Carter, Joanne Froggatt, Rob James-Collier, Brendan Coyle, Sophie McShera, Phyllis Logan, Lesley Nicol…

     

    Résumé : Les Crawley et leur personnel intrépide se préparent à vivre l'événement le plus important de leur vie : une visite du roi et de la reine d'Angleterre. Cette venue ne tardera pas à déclencher scandales, intrigues amoureuses et manigances qui pèseront sur l'avenir même de Downton.

     

    Mon avis : A la fin de la sixième saison de Downton Abbey, j’avais vraiment très envie de voir la série continuer. Alors je vous laisse imaginer combien j’attendais le film avec impatience dès que j’en ai entendu parler.
    Bien qu’il ait fallu attendre quatre ans avant de voir enfin le film, l’histoire prend place seulement un an après la fin de la série.
    Alors que Lady Mary s’inquiète de plus en plus pour l’avenir de Downton Abbey, la nouvelle de l’imminente visite royale met la maison en émoi (il faut dire que cette brève visite ne peut qu’entraîner des complications).

    Downton Abbey Lady Mary.jpgA l’étage des domestiques, ils vont vite se rendre compte que la visite royale ne va pas se passer exactement comme ils l’avaient imaginé. Et ils n’ont pas l’intention de se laisser faire, ce qui donne lieu à quelques scènes savoureuses.

    Downton Abbey domestiques.jpgA l’étage de la famille, on n’est pas en reste. Sans surprise, c’est Violet, la terrible comtesse douairière, qui nous offre les scènes les plus hilarantes.

    Downton Abbey Duchesse douairière.jpgCe film clôt parfaitement la série (tout en laissant la porte ouverte à un éventuel second opus).
    La fin m’a laissée un peu triste mais elle est crédible.
    J’ai beaucoup aimé les quelques moments où l’on s’intéresse à la vie privée des personnages : comme le secret de famille, les manigances de Violet, le futur mariage de Daisy ou encore les mésaventures de Barrow qui, malgré le masque d’arrogance derrière lequel il se protège, m’a beaucoup touchée.
    J’ai vraiment aimé ce film, cette conclusion, même si j’ai toujours autant de mal à laisser partir les personnages !



  • [Livre] La vie est belle et drôle à la fois

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    Lecture terminée le : 09 janvier 2020

     

    Résumé : Léna et Tom sont frère et soeur. Un jour, leur mère les convie dans leur maison d'enfance, dans le Sud. Seulement, quand ils arrivent, elle a disparu en leur laissant un seul mot : « C'est le moment pour moi de réaliser quelques rêves. »


    Auteur : Clarisse Sabard

     

    Edition : Charleston

     

    Genre : Roman contemporain

     

    Date de parution : 08 Octobre 2019

     

    Prix moyen : 19€

     

    Mon avis : On m’a beaucoup parlé de Clarisse Sabard. Alors un roman autour de noël en plein Cold Winter Challenge, c’était l’occasion de découvrir sa plume.
    J’ai plutôt bien aimé.
    Une mère invite ses deux enfants pour noël, dont sa fille qui déteste cette fête, et quand ils arrivent, c’est pour trouver leur grand-mère dans la maison d’à côté, aussi fuyante qu’une anguille, et une lettre disant en gros « Partie réaliser mes rêves ».
    La raison du rejet de Noel par Lena est assez obscure et ne va se dévoiler que petit à petit.
    La famille est haute en couleur. Entre un oncle curé, un père qui change de copine tous les 6 mois, une grand-mère inscrite sur Meetic, un frangin en pleine crise conjugale et une nièce en pleine crise d’ado, on peut dire que Lena ne va pas s’ennuyer.
    Chose assez récurrente dans les romances de noël, Lena, donc, déteste noël et a fichu le camp de sa petite ville à la première occasion.
    Tout le caractère de Lena est issu du même traumatisme, mais à plusieurs reprises, il semblerait que les autres membres de la famille n’aient pas le même souvenir de l’évènement en question.
    Ils m’ont rendu dingue, tous, avec leur silence autour de cet événement alors qu’une franche discussion aurait certainement soulagé tout le monde et aurait guéri Lena de son aversion pour Noël (peut-être même qu’elle ne l’aurait jamais développée si on lui en avait parlé bien plus tôt).
    Bien entendu, il n’y aurait pas de romance de noël sans romance.
    Et pour une fois, on n’a pas ici deux personnes qui se détestent et finissent pas tomber miraculeusement dans les bras l’une de l’autre, non, Clément et Lena se connaissent depuis longtemps. Le jeune homme est un ami (et ancien béguin) de Lena du temps où elle bossait pour le restaurant de ses parents, restau que Clément a repris aujourd’hui.
    Le jeune homme, contrairement à Lena, n’a pas quitté la petite ville et s’est formé à reprendre ce fameux restaurant en tant que cuisinier.
    En dehors de la romance et des problèmes de Léna, j’ai adoré cette famille et les moments simples qu’on les voit partager ce qui en fait un vrai roman feel good.
    Alors, bien sûr, il y a plein d’évènements parfaitement prévisibles, mais c’est un peu le « problème » de ce genre de lecture.
    Que ce soit romance, romance de noël ou roman feel good, il y a toujours une ligne directrice qu’il n’est pas bien difficile à déceler, mais ça n’enlève rien au plaisir de la lecture de ces petites pépites.

     

    Un extrait : La lettre toujours entre les mains, j’oscille entre fou rire et agacement. Ce séjour ne commence pas sous les meilleurs auspices. Au fond, j’aurais dû m’en douter. Dès l’instant où j’ai récupéré Tom et Violette à l’aéroport, tout est allé de travers. Ils n’ont pas arrêté de se chamailler pour un oui ou pour un non. Les bagages, la longueur du trajet à effectuer en train, n’importe quel prétexte était bon. Ils sont ensuite restés mutiques durant la quasi-intégralité du déjeuner, ce qui m’a fait regretter ma décision d’aller finalement passer les fêtes à Vallenot, en dépit de mon aversion pour cette période de l’année.

    Quand j’ai répondu de manière positive à son mail, ma mère a sauté de joie ; son courriel de retour était ponctué de points d’exclamation et d’émojis au bord de la névrose. Dans l’heure, ma grand-mère m’a téléphoné pour me demander nos dates et horaires d’arrivée, puis ce que nous souhaitions manger pour le réveillon. À ce moment-là, j’ai sérieusement étudié la possibilité d’inventer un engin à voyager dans le temps, afin de faire machine arrière et tout annuler. Comme cette option n’était pas envisageable, j’ai mis les bouchées doubles côté boulot et prié pour que les fêtes soient abolies cette année. Ce qui n’est évidemment pas arrivé, puisque je me suis retrouvée là, à devoir me coltiner l’ambiance électrique entre mon frangin et sa fille.

     

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  • [Livre] Sauvage

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    Lecture terminée le : 08 janvier 2020

     

    Résumé : À dix-sept ans, Tracy Petrikoff possède un don inné pour la chasse et les pièges. Elle vit à l’écart du reste du monde et sillonne avec ses chiens de traîneau les immensités sauvages de l’Alaska. Immuablement, elle respecte les trois règles que sa mère, trop tôt disparue, lui a dictées : «ne jamais perdre la maison de vue», «ne jamais rentrer avec les mains sales» et surtout «ne jamais faire saigner un humain». Jusqu’au jour où, attaquée en pleine forêt, Tracy reprend connaissance, couverte de sang, persuadée d’avoir tué son agresseur. Elle s’interdit de l’avouer à son père et ce lourd secret la hante jour et nuit. Une ambiance de doute et d’angoisse s’installe dans la famille, tandis que Tracy prend peu à peu conscience de ses propres facultés hors du commun.


    Auteur : Jamey Bradbury

     

    Edition : Gallmeister

     

    Genre : roman contemporain

     

    Date de parution : 07 Mars 2019

     

    Prix moyen : 22€

     

    Mon avis : L’ambiance de ce roman est étrange.
    Il y a l’Alaska, la nature, la chasse, les grandes étendues neigeuses, les courses de chiens… Toute la vie de cette famille semblait tourner autour de ces courses. Du moins jusqu’à la mort accidentelle de la mère de famille.
    Depuis, tout se délite. Le père s’est fait interdire de course, il essaie tant  bien que mal de faire vivre sa famille à force de petits boulots et en vendant ou louant les chiens (ce qui n’est guère du goût de sa fille).
    Mais ce qui frappe le plus dans cette histoire, c’est le manque de communication et les difficultés relationnelles entre le père et sa fille, Tracy.
    La jeune fille est bien plus à l’aise dans la forêt ou en compagnie de ses chiens que dans la civilisation.
    J’ai bien aimé toute la partie sur la nature, sur les courses et j’ai également beaucoup aimé tout ce qui touche l’agression dont Tracy a été victime en forêt et lors de laquelle elle enfreint une des lois de sa mère : ne jamais faire saigner un être humain (quoi que je doute que la mère ait voulu parler d’un cas de légitime défense).
    A partir de cet évènement, Tracy devient de plus en plus méfiante et paranoïaque. Plus rebelle aussi, à la grande colère de son père qui ne sait plus trop par quel bout la prendre.
    Si j’ai beaucoup aimé tout le côté nature et relationnel, j’ai en revanche eu beaucoup plus de mal avec la partie fantastique de l’histoire.
    En fait, ce côté-là aurait pu me plaire, parce qu’en général je suis bon public dans ce genre de lecture, j’ai d’ailleurs bien apprécié la nature de Tracy, ses pulsions incontrôlables qui la rendent physiquement malade si elle tente de les ignorer et j’étais impatiente d’en apprendre plus sur ce côté sauvage qui rappelle le titre. Et c’est bien là que le bât blesse, car au final, on n’a aucune explication sur cette nature, aucune indication sur ce qu’est ou n’est pas Tracy. D’où viennent ces capacités ? Est-ce héréditaire ou l’a-t-elle attrapé comme une maladie ? Si c’est héréditaire, pourquoi son frère n’est-il pas touché ?
    Ça m’a vraiment dérangée de ne pas avoir de plus amples explications. C’était comme avoir une moitié d’histoire.
    Quant à la fin, elle m’a laissée vraiment très mitigée car l’auteur laisse beaucoup de questions en suspens.
    Au final, Sauvage est une lecture sympathique (grâce aux courses de chiens) mais que j’aurais aimée plus fouillée, plus développée et avec une fin plus aboutie.

     

    Un extrait : Notre maison était la meilleure des maisons. C’était mon grand-père qui l’avait construite, avant la naissance de mon père. Il avait trouvé un coin d’Alaska qu’il aimait bien, puis il avait déboisé un cercle de quatre hectares dans la forêt, et dans une moitié il avait construit notre maison, et dans l’autre moitié il avait construit le chenil, un long bâtiment avec un atelier à un bout et plein de place pour le matériel et les traîneaux. Entre la maison et le chenil, nous avions quarante niches. Et puis des arbres tout autour et tout au bout de la cour le départ d’une piste qui s’enfonçait dans la forêt sur cinq kilomètres jusqu’au lac Ptarmigan, et puis qui continuait sur encore environ cinquante kilomètres jusqu’à la rivière, et puis après la rivière, c’étaient encore des arbres, puis des montagnes, puis la toundra.

    Je passais autant de temps que je pouvais dans la forêt. À me voir, vous vous seriez peut-être dit, Mais t’as que dix-sept ans, t’es une fille, t’as rien à faire toute seule dehors dans la nature sauvage où un ours pourrait te déchiqueter, un élan te piétiner. Mais la réalité, c’est que si on m’emmenait moi et n’importe qui d’autre dans la nature sauvage et qu’on nous y abandonnait, vous verriez bien lequel de nous deux en reviendrait une semaine plus tard, saine et sauve, et même en pleine forme. Je fais du traîneau pratiquement depuis que je sais me tenir debout, et à l’âge de dix ans j’emmenais des petits attelages sur la piste pour des sorties de deux jours, et parfois plus, sans autre compagnie que celle de mes chiens. J’ai participé à l’Iditarod Junior dès que j’ai pu, et à seize ans je concourais dans mes premières compétitions professionnelles. Comme j’avais déjà engrangé suffisamment de kilomètres pour me qualifier pour l’Iditarod, j’ai pu m’y inscrire dès mes dix-huit ans, l’âge minimal requis. J’ai même réussi à gagner le remboursement de mes frais d’inscription en terminant la Gin Gin 200 dans les cinq premières, catégorie féminine. Franchement, je me fichais pas mal de l’argent. Tout ce que je voulais, c’était être sur mon traîneau, dehors, aussi longtemps que je pouvais.

     

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  • [Livre] Histoire éternelle

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    Lecture terminée le : 06 janvier 2020

     

    Résumé : Belle est une jeune femme vive: intelligente, ingénieuse, impatiente. Curieuse, elle n'aspire qu'à échapper définitivement à son petit village. Elle veut explorer le monde, malgré les réticences de son père à quitter leur chaumière, au cas où la mère de Belle reviendrait - une mère dont elle se souvient à peine.
    Mais Belle est surtout la prisonnière d'une bête effrayante et colérique - et c'est son principal souci. Pourtant, quand Belle touche la rose enchantée de la Bête, des images étranges la submergent, des images d'une mère qu'elle pensait ne jamais revoir. Plus étrange encore, elle réalise que sa mère n'est autre que la belle enchanteresse qui, jadis, a maudit la Bête, son château, et tous ses habitants. Sous le choc, Belle et la Bête doivent s'unir pour percer le sombre secret autour de leurs familles - un secret vieux de vingt et un ans.
    Ceci n'est pas l'histoire de la Belle et la Bête telle que vous la connaissez. C'est une histoire de famille. De magie. D'amour. Une histoire où un seul détail peut tout changer.


    Auteur : Liz Braswell

     

    Edition : Hachette

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 15 mai 2019

     

    Prix moyen : 17€

     

    Mon avis : Dans les twisted tales, j’avais déjà beaucoup aimé « Ce rêve bleu » et « Histoire éternelle » fait mouche également.
    Dès les premiers chapitres, il y a des différences entre cette histoire et le dessin animé de Disney dont elle s’inspire en ce sens que les chapitres alternent entre le dessin animé, enrichi des pensées des personnages ainsi que de scènes que l’on ne voit pas dans le DA mais qui ont leur importance pour la psychologie des personnages, et le passé de Maurice à l’époque où il rencontre Rosalind, la mère de Belle.
    Tout bascule complètement quand Belle entre dans l’aile ouest. Au lieu de fuir devant la colère de la bête, elle s’empare de la rose, ce qui provoque la vision de sa mère, dont elle se souvient à peine, jetant la malédiction.
    Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce roman, c’est que beaucoup de choses du DA sont approfondies et expliquées, comme par exemple comment un prince qui vient de passer dix ans maudit, et dont la rose devait se flétrir au jour de ses 21 ans, peut avoir un portrait de lui adulte (ou du moins grand adolescent).
    L’histoire est nettement plus sombre que celle du DA.
    Le livre a beau être catalogué comme un livre jeunesse, on y parle d’une véritable inquisition, de tortures, d’expérimentations, parfois avec des détails très précis.

    Quand on lit les premiers chapitres, on voit la mère de Belle comme une enchanteresse un poil susceptible mais profondément gentille. Alors quand elle maudit la bête, on se dit qu’elle doit avoir ses raisons.
    Mais Rosalind a beau être une grande enchanteresse, et ses semblables ont beau avoir été persécutés, je n’ai pas réussi à lui trouver des excuses pour avoir lancé cette malédiction quand on finit par savoir comment ça s’est passé.

    Je comprends sa colère, mais celle-ci l’a rendue beaucoup trop impulsive.
    Concernant la seconde intrigue importante du livre, à savoir ce qui arrive aux êtres dotés de pouvoirs qui disparaissent, j’ai rapidement eu un doute qui s’est avéré exact (je n’ai aucun mérite, les indices étaient gros comme des camions). Pour autant ça n’a diminué ni mon intérêt pour la lecture, ni mon indignation (oui, j’ai ressenti beaucoup d’indignation dans cette lecture, envers beaucoup de personnages très différents les uns des autres).
    J’ai vraiment été prise dans cette histoire et je commence à prendre goût à ces histoires dont le résumé pourrait commencer par « Et si… »
    Et quand on voit le nombre de contes que Disney a adapté en DA (puisqu’il semble que ce soit les seuls contes à être réécrits), je me dis que les possibilités sont infinies et que je vais continuer à me régaler encore longtemps, surtout si les prochains romans sont de la même qualité que les deux premiers twisted tales que j’ai lu jusqu’ici !

     

    Un extrait : […] Horrifié par son aspect effroyable, la bête se terra au fond de son château avec pour seule fenêtre sur le monde extérieur un miroir magique. La rose qui lui avait été offerte était une rose enchantée, qui ne se flétrirait qu’au jour de son vingt et unième anniversaire. Avant la chute du dernier pétale de la fleur magique, le prince devrait aimer une femme et s’en faire aimer en retour pour briser le charme. Dans le cas contraire, il se verrait condamné à garder l’apparence d’un monstre pour l’éternité.
    Plus les années passaient, et plus le prince perdait tout espoir d’échapper à cette malédiction – car, en réalité, qui pourrait un jour aimer une bête ?

    C’était une excellente histoire.
    Elle divertissait souvent la femme allongée dans sa chambre obscure, menottée à son lit froid et dur.
    Elle se la répétait en boucle depuis des années. Parfois, des passages lui revenaient avec quelques subtiles différences. Il arrivait que la rose soit rose comme l’aube sur la mer. Mais cela ne sonnait jamais aussi bien que rouge sang.
    Quant à la toute fin – quand l’enchanteresse est capturée en quittant le château, jetée dans un coche noir qui se volatilise dans la nuit –, elle ne la trouvait pas aussi épique et grandiose que le reste de l’histoire. Elle ne la récitait jamais.
    N’importe qui d’autre aurait purement et simplement arrêté de penser, à ce stade. N’importe qui d’autre aurait accepté l’inéluctabilité des basses-fosses jusqu’à en oublier sa propre existence.
    Certaines de ces pensées étaient faciles. Elles passaient et repassaient dans la bouilloire desséchée qui lui servait de tête.
    Si elle ne prenait pas garde, ces idées risquaient de prendre de l’élan, de se libérer, de s’échapper de son esprit fissuré. C’est ainsi que s’installait la folie. Mais elle n’en était pas encore là.
    Au bout de dix années, elle avait presque oublié sa propre existence. Presque.

     

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  • C'est lundi que lisez-vous? #279

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog I believe in Pixie Dust.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    La Malédiction d'être fille.jpg Sorcière de Chair.jpg une cosmologie de monstres.jpg

    La magie du cinéma, tome 4.jpg Arte T01.jpg

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    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #120

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.

    Cette semaine, je vous présente Fragiles de Sarah Morant

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    Douze ans plus tôt
    Gabriel sourit à la fillette et réajusta le coussin rose sous sa tête, prenant garde de ne pas accrocher ses longs cheveux blonds. Elle était si fragile.

    — Tu as appris à lire aujourd’hui ?

    — Oui, mais tu es trop petite pour comprendre, Evangeline, rétorqua le petit garçon en souriant doucement.

    — Mais non, Gaby, j’ai quatre ans, protesta-t-elle en montrant quatre petits doigts, si fins que le garçon les aurait brisés d’une main.

    Il ébouriffa ses cheveux de blé alors qu’elle déformait légèrement les phrases, ne prononçant pas suffisamment les lettres sifflantes. Il aimait Evangeline. C’était incontestable et profondément ancré en lui. Impossible, pour un enfant d’un tel âge. Mais Gabriel avait depuis longtemps compris que rien n’était réellement impossible. Alors il lui promit de lui expliquer sa leçon le lendemain soir, parce que après tout il lui avait déjà appris à écrire son prénom et celui de sa poupée.

    — Dis, Gaby, maman sera là demain ?

    Son cœur se tordit alors que lui aussi il voulait voir sa maman. Il voulait qu’elle le prenne dans ses bras et qu’elle l’emmène très loin d’ici. Ils partiraient à trois, avec Evangeline, et ils mangeraient des glaces sur la plage. C’était un rêve qu’il faisait la plupart des nuits.

    Toutefois, il n’était pas bête, même si son père lui répétait souvent le contraire. Il savait que, parfois, les grandes personnes s’en allaient.

    Et que, parfois, elles ne revenaient pas.

    Il ne voulait pas dire cela à son Evy. À la place, il prit Carla, sa poupée fétiche, et détourna son attention des sombres pensées qui la guettaient.

    Evangeline n’avait que quatre ans, c’était si facile pour elle d’oublier. Gabriel en avait deux de plus, et pourtant il avait déjà l’impression d’être un adulte.

    Il attendit patiemment qu’elle s’endorme et, alors, il se glissa hors du lit pour rejoindre sa propre chambre. Il n’aimait pas la laisser seule, mais il savait aussi qu’elle ne risquait rien pour l’instant.

    L’enfant marcha sur la pointe des pieds, prenant garde de ne pas glisser à cause de ses chaussettes et d’éviter les trois lattes grinçantes du parquet. Avant de refermer la porte et de se fondre dans l’obscurité du couloir, il se retourna sur la petite silhouette endormie. Lui-même avait du mal à atteindre la poignée de la porte.

    — Si personne ne vient nous chercher, moi je serai là. Je t’emmènerai avec moi et on partira loin, très loin. Au Pays imaginaire pour rencontrer Peter Pan, dans la forêt avec Blanche-Neige ou dans l’océan d’Ariel pour danser avec elle et Sébastien. Je te protégerai quoi qu’il arrive et tu verras, on sera super heureux à deux, souffla-t-il à mi-voix, même si la petite poupée endormie ne pouvait pas l’entendre.

    C’étaient des paroles lourdes pour un petit garçon et, plus encore, c’était une promesse.

    Mais Gabriel ne savait pas, à l’époque, qu’il serait incapable de la tenir.

     

    Alors, tentés?

     

  • [Film] Asterix et le secret de la potion magique

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    Film vu au mois de : Mars

    Titre original : Astérix et le secret de la potion magique

     

    Réalisé par : Louis Clichy, Alexandre Astier

     

    Date de sortie : 05 décembre 2018

     

    Genre : Animation

     

    Pays d’origine : France

     

    Durée : 1h26

     

    Casting : Guillaume Briat (Obélix), Christian Clavier (Astérix), Bernard Alane (Panoramix), Florence Foresti (Bonemine), Serge Papagalli (Abraracourcix), Lionnel Astier (Cétautomatix), Lévanah Solomon (Pectine), Oursenplus (Alexandre Astier), Philippe Morier-Genoud (César), Daniel Mesguich (Sulfurix)…

     

    Résumé : À la suite d’une chute lors de la cueillette du gui, le druide Panoramix décide qu’il est temps d’assurer l’avenir du village. Accompagné d’Astérix et Obélix, il entreprend de parcourir le monde gaulois à la recherche d’un jeune druide talentueux à qui transmettre le Secret de la Potion Magique…

     

    Mon avis : Une fois n’est pas coutume, le film n’est pas l’adaptation d’une BD, mais c’est la BD qui a repris le texte du film. Autant dire que pour avoir convaincu le regretté Uderzo (décédé le 24 mars 2020) de se prêter au jeu, le projet devait être bon.
    Remarquez, avec Alexandre Astier aux commandes, il ne prenait pas trop de risques (comment ça, je ne suis pas objective ?).
    Le scénario est tout simple : un bête accident fait prendre conscience à Panoramix qu’il ne rajeuni pas et que la recette de la potion magique disparaîtra avec lui. Il lui faut donc coûte que coûte trouve un successeur a qui transmettre ce secret essentiel.

    Asterix et le secret de la potion magique Panoramix.jpgCe film est le premier qui se fait sans la vois de Roger Carrel, voix officielle d’Astérix depuis le début. C’est Christian Clavier qui le remplace. Si ce choix est logique puisque l’acteur a incarné le rôle du petit gaulois dans la version films en prise de vue réelles (dans les 2 premiers films). Malgré tout, j’ai eu un petit pincement de cœur devant ce changement. J’aurais peut-être préféré un doublage par quelqu’un de moins connu, ou à la voix moins caractéristique.
    Alexandre Astier a vraiment su s’approprier l’essence d’Astérix et si je n’y avais pas prêté attention, j’aurais vraiment pensé qu’ils avaient adapté une BD déjà existante en film d’animation.
    L’histoire est plus sombre que dans les précédents DA. Il faut dire que le druide renégat Sulfurix fait un adversaire nettement plus inquiétant que César et ses légions constituées de bras cassés.

    Asterix et le secret de la potion magique Sulfurix.jpgJ’ai passé un excellent moment et cet opus-là n’est pas loin de devenir mon Astérix préféré !

     


  • [Livre] Les contes inachevés – T02 – Il était deux fois

    il était deux fois.jpg

    Lecture terminée le : 06 janvier 2020

     

    Résumé : Sept ans se sont écoulés depuis que Kat a quitté Athelia. Grâce à l’intervention de la petite fille du roi gobelin, le livre est rouvert et Kat est renvoyée dans le Monde des Contes. En apprenant qu’on lui offre une seconde chance, Edward est déterminé à ne pas la laisser partir cette fois. Ses chances de réussite, toutefois, semblent nulles. Kat ne se souvient en rien de leur passé, elle déteste la vie à la cour et a hâte de retourner dans le monde moderne. Sans oublier le prix à payer pour avoir trafiqué le livre une nouvelle fois…


    Auteur : Aya Ling

     

    Edition : Infinity

     

    Genre : Fantasy

     

    Date de parution : 30 Avril 2018

     

    Prix moyen : 22€

     

    Mon avis : A la fin du 1er tome, Kat, ayant atteint le happy end, était renvoyée dans son monde.
    Dans ce second tome, la jeune femme, 7 ans après les faits, ne garde aucun souvenirs de ses aventures Athélienes grâce à un sort lancée par Morag, la reine des Gobelins.
    La jeune femme a quitté sa petite ville et, depuis 2 ans, sort avec Jason.
    A cause des caprices d’une petite gobeline et des manigances du frère du roi des gobelins, voilà Kat de nouveau expédiée à Athelia, à l’instant même où elle en était partie.
    Je dois dire que pendant toute la première partie, Edward est descendu en flèche dans mon estime. Malgré la perte évidente de mémoire de Kat, malgré le fait qu’il réalise très vite que si pour lui quelques minutes ont passées mais que pour elle 7 ans se sont écoulés, malgré le refus très marqué de kat de rester à Athelia, dès lors qu’elle lui avoue ne pas être mariée et ne pas avoir d’enfant, il décide qu’il a légitimement le droit de la garder près de lui, même contre son gré. Il va jusqu’à la faire suivre partout où elle va, de peur qu’elle ne tente de s’enfuir.
    Du coup, quand elle retrouve la mémoire, j’ai été très dérangée qu’elle lui présente des excuses pour avoir voulu partir. J’aurais préféré qu’elle lui annonce qu’elle avait retrouvé la mémoire avant de lui dire ses quatre vérités ! Il ne l’aurait pas volé parce que c’est son attitude à lui qui est inqualifiable, et j’ai trouvé qu’il s’en sortait à bon compte !
    Kat n’a plus 17 ans, elle se sent plus concerné par la politique tout en ayant plus conscience qu’il ne suffit pas de taper du pied pour changer les choses, et la façon de vivre à Athelia, surtout concernant les femmes, ne lui convient absolument pas.
    Les enjeux de ce tome sont différents puisque Kat n’a plus à atteindre un happy end. Elle peut choisir librement de partir ou de rester à Athelia. Mais bien entendu, les choses ne vont pas être aussi simples.
    On retrouve la plupart des personnages tels qu’on les avait laissés : Elle et Poppy, les deux cousines sont égales à elles-mêmes, toujours aussi adorables ; Bertram est toujours aussi indispensable ; et même Bianca, plus méchante que jamais (et aigrie par son mariage « inférieur » à ce qu’elle visait), est présente.
    Il y a peu de nouveaux personnages. On apprend à connaitre un peu mieux le roi et la reine et on va découvrir brièvement l’empereur du royaume voisin avec sa fiancée (adorable) et son frère (un peu lourd mais sans doute parce qu’il trouve les conventions d’Athelia ridicules) pour une courte visite qui sert l’intrigue mais ne nous permet pas vraiment de nous attacher à eux.
    J’aurais aimé voir un peu plus Henri et le libraire mais l’histoire était déjà bien fournie est intense et j’espère qu’on les verra dans le tome 3.
    Je ne m’attendais pas à cette fin. J’avais imaginé un paquet de scénarios possibles mais vraiment, cette fin-là, je ne l’ai pas vu venir.

    Et du coup, vu cette fin, je me demande vraiment comment l’auteur va amener le 3ème tome et ce qu’il va bien pouvoir s’y passer !

    Et je croise les doigts pour que le tome 4 (ou le tome 3.5, je ne sais pas trop), sorti en VO en 2018, soit traduit en VF, et si possible, pas dans 107 ans.

     

    Un extrait : Ce n’est pas la chambre de Jason.

    Je suis allongée sur un lit qui ressemble à ce qu’on trouverait dans un hôpital, en beaucoup plus dur et plus petit. Une fine couverture blanche me recouvre le corps. À part un tabouret de bois à côté du lit, il n’y a aucun meuble dans la chambre.

    Je m’assois. La nausée envahit mon ventre et la tête me tourne comme si je venais de faire un tour de montagnes russes. Je pose les deux mains sur mes tempes et essaie de me concentrer, me demandant frénétiquement comment diable j’ai bien pu finir dans cette chambre  ? Avant de me réveiller, je suis sûre que je me trouvais dans celle de Jason. Peut-être que je me suis évanouie et que j’ai été amenée à l’hôpital ?

    La porte s’ouvre. Au lieu d’une infirmière en uniforme blanc entre un jeune homme incroyablement beau portant une tenue de prince médiéval, tenant dans ses mains une tasse en étain et un sac en papier d’où pointe le bout d’une baguette.

    — Katriona, voici quelques…

    Sa voix s’éteint. Il me dévisage, la bouche légèrement entrouverte, comme si j’étais un extra-terrestre avec plusieurs bras et plusieurs jambes.

    Je me rends compte que je suis à moitié nue dans ma nuisette Victoria’s Secret . Rougissant furieusement, je tire la couverture jusqu’à mon menton.

    — Excusez-moi, vous avez dû vous tromper de chambre.

    Il ne bouge pas. Il continue à me regarder fixement, incrédule.

    — Mais… commence-t-il à dire avant de secouer la tête. Ça n’a aucun sens.

    Je pourrais dire la même chose. Suis-je vraiment dans un hôpital ? Les vêtements, ou le costume, que portent cet homme ne sont simplement pas normaux, à moins que ce soit Halloween, qui n’est que dans plusieurs mois. Ou peut-être que je suis dans un hôpital pour enfants ? Peut-être que ce type a été embauché pour jouer une pièce de Shakespeare pour les enfants malades ?

    — Est-ce que je peux…

    Je regarde vivement autour de moi mais il n’y a rien, pas même un téléphone portable qui traîne.

    — Pouvez-vous me dire où je suis ?

     

    Beaucoup aimé 4 étoiles.jpg

  • [Livre] Un palais de glace et de lumière

    Un palais de glace et de lumière.jpg

     

    Lecture terminée le : 05 janvier 2020

     

    Résumé : Depuis la fin de la guerre qui a ébranlé Prythian, Feyre, Rhysand et leurs fidèles amis s'attachent à reconstruire la Cour de la Nuit.

    Mais si le solstice d'hiver apporte une période de repos bien mérité, il semble que l'atmosphère festive ne parvienne pas à chasser les fantômes du passé…

    Alors que le cœur de Feyre guérit peu à peu, ses sœurs et ses amis dissimulent des blessures encore profondes.

    Et si le temps des batailles est bien révolu, les tensions perdurent et menacent une paix encore fragile.

    Les cicatrices et les rancunes accumulées jadis auront-elles raison du fragile équilibre de ce nouveau monde ?


    Auteur : Sarah J. Maas

     

    Edition : La martinière

     

    Genre : Fantasy

     

    Date de parution : 03 Octobre 2019

     

    Prix moyen : 15€

     

    Mon avis : J’avais eu beaucoup de mal à refermer le tome 3 de la trilogie et j’étais très contente de savoir que l’auteur allait écrire une nouvelle trilogie sur le même univers mais avec d’autres personnages que Rhys et Feyre comme éléments centraux.
    D’ailleurs, au vu de l’extrait des premières pages qu’on peut lire dans ce livre, je ne pense pas trop m’avancer en disant que cette nouvelle trilogie tournera autour de Cassian et Nesta. J’espère quand même que l’on continuera à avoir des nouvelles de tous les autres et notamment de Morigan qui a pas mal de choses à régler.
    Ce tome-là n’introduit pas de nouvelle intrigue, il se contente de nous montrer comment vont les choses, surtout pour Velaris et ses habitants, après la guerre.
    Les inquiétudes de Rhysand, maintenant que le mur est tombé, sont palpables. En plus de la reconstruction, il y a donc pas mal de politique à gérer.
    Dans ce tome, il y a de multiple points de vue et c’est vraiment nécessaire car les personnages vaquent à leurs occupations chacun de leurs côté : Rhysant, entre autres choses, va voir Tamlin dont la cour est la plus proche de l’ancien mur, Feyre se préoccupe du quartier des artistes et des conséquences de la guerre sur Velaris, Cassian essaie de gérer les Illyriens au mieux, ce qui n’est pas une mince affaire… Pour suivre tout cela, les points de vue de chacun étaient donc indispensables.
    Ce livre est présenté comme un tome 3,5, ce qui est bien le cas quand on regarde le contenu. Mais ça reste quand même un tome intermédiaire qui fait 306 pages (quand d’autres tomes de ce genre n’en font que 180), ce qui n’est pas mal du tout (même si on n’en a jamais assez, j’en conviens).
    Même si ce tome n’apporte pas de nouvelles intrigues, il pose les bases de ce qui pourrait bien occuper nos personnages dans la prochaine trilogie. Ainsi sont mentionnés pêle-mêle l’attitude destructrice de Nesta, la chute du mur, ce qu’il convient de faire à ce sujet mais qui ne fait pas l’unanimité des cours, les reines mortelles, la relation entre Morigan et son salopard de père, Lucien qui s’exile un peu probablement à cause de l’attitude d’Elain à son égard, Tamlin ou encore la créature que Feyre a libérée pour leur venir en aide et qui est à présent dans la nature (et qui ne semble pas être la seule d’ailleurs).
    Bref, autant de détails qui seraient susceptibles de devenir la source de gros ennuis.
    Ce tome est donc la promesse d’une nouvelle trilogie riche en évènements en tout genre et tout aussi addictive que la première. Autant dire que je suis impatiente de la découvrir.
    Je vais guetter toutes les actualités à ce sujet et peut être, en attendant, jeter un œil sur la nouvelle trilogie de l’auteur : Crescent City

     

    Un extrait : Je vidai ma tasse, ramassai mon couvert et entrai dans la cuisine. Je pourrais jouer plus tard avec la neige et la glace.

    Nuala préparait déjà le déjeuner sur la table de la cuisine tandis que sa jumelle Cerridwen restait invisible. Quand elle voulut prendre mon couvert, je l’écartai d’un geste.

    – Je peux laver tout ça moi-même, lui dis-je en guise de salut.

    L’immortelle, qui confectionnait une tourte à la viande et était dans la pâte jusqu’aux coudes, m’adressa un sourire reconnaissant. Comme sa sœur, elle parlait peu, mais ni l’une ni l’autre n’étaient timides. Certainement pas quand elles travaillaient – ou plutôt espionnaient – pour le compte de Rhys et d’Azriel.

    – Il neige toujours, observai-je très inutilement en regardant le jardin par la fenêtre de la cuisine pendant que je rinçais l’assiette, la fourchette et la tasse.

    Elain avait déjà préparé le jardin pour l’hiver en couvrant les buissons et les parterres les plus fragiles.

    – Je me demande si le temps va se lever, ajoutai-je.

    Nuala posa un treillis de pâte très élaboré sur la tourte et commença à en assembler les coins avec des gestes vifs et adroits de ses doigts évanescents.

    – Ce sera agréable d’avoir de la neige pour le solstice d’hiver, déclara-t-elle de sa voix chantante mais voilée, pleine de chuchotements et d’ombres. L’hiver est parfois très doux dans cette région.

    J’avais oublié que le solstice serait célébré dans une semaine. Grande Dame depuis peu, j’ignorais tout du rôle que je devais remplir lors de ces rites et je me demandais si une Grande Prêtresse nous infligerait des cérémonies fastidieuses, comme Ianthe l’avait fait l’an passé…

    Un an… il y avait presque un an que Rhys m’avait rappelé le marché que nous avions conclu, prêt à tout pour m’arracher à l’atmosphère étouffante de la Cour du Printemps et me sauver du désespoir. S’il avait fait irruption à la Cour du Printemps une minute plus tard, la Mère seule sait où j’en serais aujourd’hui.

     

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