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Selene raconte...

  • [Livre] Au risque des ténèbres

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    Lecture terminée le : 31 mars 2020

     

    Résumé : Un garçon de neuf ans a disparu un matin de la petite voie de Lafferton, sans explication.
    L'affaire hante encore les mémoires et, malgré l'absence d'indices, le séduisant et solitaire inspecteur Simon Serrailler poursuit l'enquête. Quand un deuxième, puis un troisième enfant sont kidnappés à leur tour, convaincu que le profil du ravisseur n'a rien d'ordinaire, il s'engage dans une terrifiante course-poursuite. Il découvrira alors l'inimaginable: la confrontation au mal absolu, qu'il tentera jusqu'au bout de comprendre, à force d'interrogatoires et d'enquêtes.
    Qui est donc ce serial killer apparemment sans mobile, sans pathologie et sans antécédents ? Et comment l'inculper si aucun cadavre n'a pu être retrouvé ? Lorsque de nouveaux drames viennent frapper des femmes de Lafferton, les certitudes de Simon Serrailler semblent définitivement s'effondrer.


    Auteur : Susan Hill

     

    Edition : Robert Laffont

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 2007

     

    Prix moyen : 7€

     

    Mon avis : J’ai trouvé ce livre dans la boite à livre du boulot et quand j’ai lu le résumé, je n’ai absolument pas vu qu’il s’agissait d’un tome 3.
    Est-ce important ? Non…et oui…
    et non ce n’est pas si contradictoire que ça.
    Malgré le fait que je n’ai pas lu les deux premiers tomes, je n’ai eu aucun mal à plonger dans cette histoire. Et à m’y intéresser. Il y a plusieurs histoires qui se forment autour de l’histoire principale. C’est parfois un peu déroutant de passer d’un personnage à l’autre et d’une histoire à l’autre.
    La fin m’a d’abord laissé un sentiment mitigé. En effet, on n’a pas de réponses à plus de la moitié des affaires qu’on a suivies pendant tout le livre.
    Et c’est à ce moment-là que j’ai réalisé que non seulement ce livre était un tome 3 mais qu’en plus il était suivi de plusieurs tomes.
    Du coup, je me suis penchée sur le résumé du tome 2, et j’ai réalisé que l’histoire principale de ce tome trouvait sa conclusion dans « au risque des ténèbres » donc je me dis qu’il est possible que les histoires commencées dans ce tome 3 trouvent leur conclusion dans les prochains tomes.
    Alors on peut parfaitement lire ce roman sans avoir lu les précédents et on peut parfaitement se passer de lire les suivants car les histoires dont on n’a pas la fin ne sont que des histoires secondaires. Mais bon… c’est quand même mieux de tout lire !
    Voilà pourquoi je dis qu’il est à la fois important et pas important d’avoir lu les autres tomes.
    D’un côté, l’histoire est construite de telle manière qu’on en sait assez sur l’affaire principale sans avoir besoin de lire le tome précédent et, si on n’est pas très curieux, on n’a pas vraiment besoin de connaitre le fin mot des affaires secondaires.
    Et d’un autre côté, on ne peut que gagner à lire les autres tomes, autant pour connaitre début et fin mot des affaires, que pour approfondir les personnages.
    Il faut dire que si j’ai beaucoup apprécié Simon Serrailler, lui et sa famille m’ont énormément intriguée.
    Plusieurs allusions sont faites quant au passé de ses membres et j’ai très envie d’en savoir plus.
    J’ai donc prévu de lire les deux premier tomes aussi vite que possible et d’enchainer tout aussi rapidement avec les tomes suivants.
    Ben oui, quand on aime, on ne compte pas !

     

    Un extrait : Sam attendait, tout pétulant d'enthousiasme, et tendit la main pour récupérer le portable.

    ― S'il sonne pendant que tu es à la batte, qu'est-ce que je fais ?

    ― Tu prends le nom, le numéro et tu dis que je rappelle.

    ― D'accord, chef.

    Simon se pencha et resserra la boucle de sa jambière, pour dissimuler un sourire.

    Mais tandis qu'il s'éloignait, une fine brume de détresse le saisit, masquant la clarté de cette journée, ternissant son plaisir. Cette affaire d'enlèvement d'enfant occupait profondément son esprit. Cela ne tenait pas seulement au fait qu'elle demeurait inexpliquée, irrésolue. Mais le ravisseur de ce garçon était libre de sévir à nouveau. Personne n'aimait laisser une affaire en suspens, et à plus forte raison quand elle était aussi douloureuse. L'appel téléphonique de Jim Chapman avait ramené Simon à l'affaire Angus, à son unité de police judiciaire, à son travail... et, de là, aux sentiments que son métier lui inspirait, ces derniers mois. Et à leurs motifs.

    Se confronter au lancer feinté d'un interne en cardiologie lui fournit un autre motif de concentration – pour le moment. Simon cueillit la première balle et courut.

     

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  • [Livre] Les derniers jours des reines

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    Lecture terminée le : 30 mars 2020

     

    Résumé : Comment sont mortes les souveraines les plus célèbres de l'Histoire ? Du suicide de Cléopâtre au dramatique accident d'Astrid de Belgique en passant par la décapitation de Marie Stuart et de Marie-Antoinette, l'assassinat d'Agrippine, de Sissi et d'Alexandra de Russie, ou l'agonie édifiante de Catherine de Médicis, Anne d'Autriche, Catherine II, la reine Victoria ou l'impératrice Eugénie, les meilleurs historiens et écrivains d'histoire racontent leurs derniers jours dans des textes incisifs où la limpidité du récit s'appuie sur des enquêtes puisées aux meilleures sources. Toujours tragiques, souvent brutales, parfois spectaculaires, inattendues ou interminables, leurs fins se ressemblent par une même dignité, une civilité monarchique de l'adieu exaltée par la conscience que ces reines avaient de leur rang, et leur volonté commune d'édifier la postérité après avoir marqué leur temps. Comme si toutes se retrouvaient dans la fière devise de Marie Stuart : " En ma fin est mon commencement. "


    Auteur : Jean Sevillia et Jean-Christophe Buisson

     

    Edition : Perrin

     

    Genre : Historique

     

    Date de parution : 2015

     

    Prix moyen : 21€

     

    Mon avis : Dans le même genre, j’avais lu « les derniers jours des rois » qui m’avait profondément ennuyé, les rois n’en finissant pas de mourir.
    Du coup j’ai laissé ce livre de côté bien trop longtemps.
    Mais il faut croire que c’était une question d’auteur, parce que là, je me suis régalée.
    Déjà les auteurs ne restent pas focalisés sur la mort en elle-même de la souveraine mais sur ses accomplissements, ses actes et leurs conséquences.
    Ils balayent les idées reçues (comme le fait que Cléopâtre se serait suicidée avec un serpent alors que les comptes rendus de l’époque indiquent qu’aucun serpent n’a été trouvé sur les lieux).
    Les reines, régnantes ou consort, sont présentées par ordre chronologique. Certaines se sont illustrées dans la mort (comme Marie-Antoinette, qui s’est révélée dans les derniers mois de sa vie et dans la dignité qu’elle a montré face à ses accusateurs et sur l’échafaud), d’autres ont beaucoup accompli de leur vivant (Alienor, Marie-thérèse d’Autriche), d’autre encore ne sont connues que par leur mort tragique à un jeune âge (Astrid de Suède).
    Pour les reines, comme pour les rois d’ailleurs, la mort n’est pas une affaire privée. On meurt en public et si ce n’est pas le cas, la dépouille est exposée aux yeux de tous, les funérailles sont un spectacle plus qu’une affaire de famille.
    Car le monarque ne s’appartient pas, il appartient au peuple.
    Ce livre, malgré un titre un peu racoleur, est une mine d’information sur de grands pans de l’histoire.
    Pas très en profondeur, certes, mais il donne un bon point de départ avant des lectures plus approfondies comme, par exemple, celles citées en bibliographie pour chacune des reines traitées dans le livre.

     

    Un extrait : Que lui veut-il ? Pourquoi Nero Claudius Caesar Augustus Germanicus, son fils, l’empereur, lui a-t-il adressé une lettre des plus affectueuses pour l’inviter à venir célébrer avec lui à Baïes les fêtes de Minerve, les grandes Quinquatries, qui commencent le 19 mars de l’année 59 et se prolongent jusqu’au 23 ? Est-ce un piège pour pouvoir le supprimer ? Ou une tentative de réconciliation ?
    Agrippine hésite. Elle a quarante-quatre ans, reste encore d’une grande beauté et se trouve dans son domaine d’Antium, au sud du Latium, sur la côte, un lieu de résidence chic, proche de Rome, où se sont multipliées de luxueuses villas maritimes fréquentées par l’aristocratie romaine. Caligula, le frère d’Agrippine, y est né en 12.
    Elle-même y a mis au monde – difficilement -, en 37.
    Le futur Neron, né de son premier mariage. De l’horoscope de l’enfant, on avait tiré une foule de prédictions effrayantes ; parmi les astrologues qu’Agrippine avait consultés pour connaître le destin de son fils, l’un lui avait annoncé qu’il régnerait mais qu’il tuerait sa mère.
    Elle avait rétorqué : « Qu’il tue, pourvu qu’il règne ».


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  • C'est lundi que lisez-vous? #288

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog I believe in Pixie Dust.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    Crocs! Confessions de la copine d'un vampire.jpg April, May & June.jpg La couleur du mensonge - T01.jpg

     

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    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #129

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.

    Cette semaine, je vous présente Qui es-tu Alaska? de John Green

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    Cent trente-six jours avant LA SEMAINE QUI A PRÉCÉDÉ mon départ de Floride, où je laissais ma famille et ma petite vie insignifiante pour aller en pension dans l'Alabama, ma mère n'a eu de cesse de m'organi-ser une fête d'adieu. Dire que je n'en attendais pas grand-chose est un euphémisme. Plus ou moins obligé, j'ai invité tous mes «

    camarades de classe », la bande de nases du cours d'art drama-tique et les blaireaux du cours d'anglais que, contraint et forcé, je côtoyais à la cafétéria lugubre de mon lycée, en sachant perti-nemment que personne ne viendrait. Ma mère s'est pourtant entêtée, étant intimement persuadée que je lui avais caché ma popularité durant toute ma scolarité. Elle a préparé presque une soupière de sauce artichaut. A décoré le salon de serpentins verts et jaunes, les couleurs de mon nouveau bahut. A disposé deux douzaines de petits pétards tout autour de la table basse.

    Et ce fameux dernier vendredi, alors que j'avais pratiquement bouclé mes valises, elle s'est assise à 16 h 56 sur le canapé du salon à côté de mon père et a attendu patiemment l'arrivée de la cavalerie des « au revoir » à Miles. Ladite, cavalerie s'est résumée en tout et pour tout à deux individus : Marie Lawson, une toute petite blonde avec des lunettes rectangulaires, et son copain un peu fort (pour être gentil), Will.

    - Salut, Miles, a dit Marie en s'asseyant.

    - Salut, ai-je répondu.

    - Tu as passé un bon été ? a demandé Will.

    - Pas mal. Et toi ?

    - Correct. On a fait Jésus Christ Super Star. J'ai donné un coup de main aux décors. Marie était à la lumière, a précisé Will.

    - Sympa, ai-je approuvé en hochant la tête d'un air entendu.

    Et c'en était quasi fini de nos sujets de conversation. J'aurais pu poser deux ou trois questions sur Jésus Christ Super Star, sauf que : 1) je ne savais pas de quoi il s'agissait; 2) je m'en fichais et 3) l'échange de banalités n'avait jamais été mon fort.

    En revanche, ma mère pouvait papoter pendant des heures et elle a donc prolongé le malaise en leur demandant comme s'étaient déroulées les répétitions, si le spectacle s'était bien passé, si ç'avait été un succès.

    - Je pense que oui, a répondu Marie. Plein de gens sont venus, je pense.

    Marie était du genre à beaucoup penser.

    - On est juste passés te dire au revoir, a finalement annoncé Will. Il faut que je raccompagne Marie avant six heures. Amuse-toi bien en pension. Miles.

    - Merci, ai-je répondu, soulagé.

    Pire que la fête où personne ne vient, il y a la fête où ne se pointent que les deux personnes les plus ennuyeuses de la terre.

    Ils sont partis et je suis resté sur le canapé avec mes parents, les yeux rivés sur l'écran noir de la télé, mourant d'envie de l'allumer, mais sachant que je ne le devais pas. J'ai senti leur regard posé sur moi, ils s'attendaient sans doute à ce que je fonde en larmes ou quelque chose du même ordre, comme si je n'avais pas pensé depuis le début que ça se passerait comme ça.

    Je n'en avais pas douté une seconde. Ils devaient me plaindre en plongeant leurs chips dans la sauce artichaut initialement prévue pour mes copains imaginaires. Mais ils étaient plus à plaindre que je ne l'étais. Je n'étais pas déçu. Mes attentes avaient été comblées.

    - C'est pour ça que tu veux partir, Miles ? a demandé ma mère.

    J'ai réfléchi quelques instants, en m'efforçant de ne pas la regarder.

    - Non, ai-je répondu.

    - Alors c'est pour quoi ? a-t-elle insisté.

    Ce n'était pas la première fois qu'elle posait la question.

    Maman n'était pas particulièrement emballée à l'idée de me laisser partir en pension et n'en faisait pas mystère.

    - C'est à cause de moi ? a demandé papa.

    Il avait fait ses études à Culver Creek, le fameux pensionnat où j'allais, comme ses deux frères et tous leurs enfants. L'idée que je marche dans ses pas n'était pas pour lui déplaire. Mes oncles m'avaient raconté qu'il s'y était taillé une sacrée réputation en conjuguant réussite dans toutes les matières et chahut monumental. La vie y semblait plus intéressante qu'en Floride.

    Mais non, ça n'avait rien à voir avec papa. Enfin, pas tout à fait.

    - Ne bougez pas, ai-je dit.

    Je suis allé dans son bureau prendre la biographie de Fran-

    çois Rabelais. J'adorais les biographies d'auteurs, même si (comme c'était le cas avec Rabelais) je n'avais jamais lu aucune de leurs œuvres. J'ai feuilleté les dernières pages à la recherche de la citation soulignée (« JE T'INTERDIS DE SOULIGNER

    MES LIVRES », m'avait-il recommandé des centaines de fois.

    Mais comment trouver ce qu'on cherche autrement ?).

    - Donc ce type, ai-je dit de la porte du salon. François Rabelais, le poète, a dit sur son lit de mort : « Je pars en quête d'un Grand Peut-Être. » Voilà ma raison. Je ne veux pas attendre d'être mort pour partir en quête d'un Grand Peut-Être.

     

    Alors, tentés?

  • [Livre] Innocent

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    Lecture terminée le : 28 mars 2020

     

    Résumé : Seule survivante d'un tueur en série, l'ancien officier de la police new-yorkaise Carole Anderson lutte chaque jour pour retrouver une vie normale. Son tortionnaire, Rudy Stanford, croupit depuis deux ans dans le couloir de la mort. Lors d'une de ses rares sorties dans un lieu public, croit l'apercevoir dans la foule. Bouleversée, elle cède au dire : et si l'homme emprisonné était innocent ? Bientôt de nouveaux meurtres sont commis... Il est temps pour Carole d'affronter les démons de son passé.


    Auteur : Emmanuel Valnet

     

    Edition : France Loisirs

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 01 octobre 2018

     

    Prix moyen : 19€

     

    Mon avis : Voilà un roman qui m’aura donné du mal. Le début est répétitif. On n’avance pas.
    L’auteur nous explique je ne sais combien de fois que le personnage principal, Carole, va à la piscine avant l’ouverture, mais que le gardien risque sa place parce que ce n’est guère légal. Certes cette information va avoir une certaine importance, mais il n’était pas nécessaire de nous la marteler autant de fois !
    Et on revient également 1000 fois sur sa peur du monde, et sur ses conversations sans fin et sans but avec son amie Tess, et sur son nouveau livre qui n’avance pas…
    Ça tourne en rond et j’ai bien failli abandonner. D’autant que le personnage principal n’a rien de sympathique. Alors oui, bien sûr, on est désolés de ce qui lui est arrivé, personne ne mérite ça, mais plus on découvre son passé et je me disais qu’elle n’avait vraiment rien à faire dans la police.
    Après l’incident de la boutique de luxe, on commence enfin à entrevoir une intrigue.
    Bon, il y a toujours beaucoup de répétitions et il a fallu que je me force à continuer (mais rendue là, je voulais savoir comment ça allait se terminer).
    J’ai élaboré plusieurs théories : complice, folie, imitateur, fan… mais je ne m’attendais pas à être autant à côté de la plaque que ça. Je n’ai rien vu venir et cette fin rattrape presque les défauts du roman.
    Toutefois, le fait de ne pas pouvoir s’attacher à Carole a été un gros point noir. Je n’ai pas forcément besoin de m’attacher à un personnage pour aimer un livre, mais vu le tournant donné à cette histoire, je trouve qu’il aurait été bien mieux de ressentir de l’empathie pour Carole. Or ça n’a pas été le cas. D’un côté elle se dit traumatisée mais de l’autre, elle fait fortune en écrivant un roman basé sur son histoire (et pas un témoignage, mais un roman de fiction). Elle dit ne pas supporter la foule, mais elle passe son temps dans le métro.
    Quant à Tess, elle est inutile. Vu l’importance qu’elle semble avoir dans la vie du personnage principal, on serait en droit d’attendre à ce qu’elle ait un rôle un tant soit peu étoffé dans le roman, mais non. Le seul moment où j’ai cru qu’elle allait peser sur l’histoire est retombé comme un soufflé en quelques pages, comme si l’auteur avait changé d’avis mais n’avait pas pris la peine de réécrire les scènes déjà écrites et désormais inutiles.
    C’est vraiment dommage car la fin est tellement inattendue et bluffante que, si le roman avait été mieux construit en amont, ça aurait pu être un vrai coup de cœur.
    Mais même si cette fin est vraiment percutante, elle ne fait pas oublier le reste pour autant et j’ai refermé le livre mitigée, avec une certaine impression de manque.
    Et ça, c’était vraiment dommage !

     

    Un extrait : Le Sergeant Carole Anderson était un officier souvent en conflit avec sa hiérarchie. Cependant, exemplaire dans son travail, elle exerçait sa profession avec la devise du NYPD, « Courtoisie-Professionnalisme-Respect », tatouée sur la peau.

    Elle avait échappé à une mort atroce en luttant pour sa vie, en s’y accrochant avec une volonté de fer. Un combat qui avait marqué son esprit et sa chair à jamais. Sa ténacité avait permis l’arrestation de son agresseur.

    À la suite de cette expérience traumatisante, Carole avait démissionné de son poste et quitté les services de police de la ville de New York. Ses supérieurs avaient épinglé sur son uniforme une décoration en hommage à son courage et sa bravoure.

    Son médecin traitant, chez qui elle se rendait régulièrement, lui avait conseillé de sortir et de rencontrer d’autres personnes pour l’aider à reprendre goût à la vie. Carole s’était essayée au shopping, au cinéma, à la bibliothèque, à quelques concerts. Des lieux qui l’obligeaient à côtoyer ses semblables. Elle avait rapidement abandonné. Par la suite, elle avait porté ses choix sur d’autres activités et s’était jetée à corps perdu dans le sport.

    Elle avait commencé les entraînements par des séances de course à pied dans Central Park. Elle aimait se retrouver au milieu des joggeurs venus, comme elle, se défouler. Son parcours habituel était long de plusieurs kilomètres dans ce poumon vert au cœur de la ville. Carole additionnait les kilomètres sur son podomètre pour se vider la tête, mais également pour ne pas demeurer isolée. C’était tout le paradoxe et l’ambiguïté de ce qu’était sa vie au quotidien. L’angoisse d’être seule et la peur de l’autre. En général, elle évitait tout contact avec des inconnus. Mais parfois, elle se laissait aller à quelques rapprochements occasionnels qui se limitaient à de rapides gestes de salutation et des échanges de regards. Si elle affectionnait sa solitude, Carole ne restait jamais isolée lors de ses sorties. Elle avait appris à ses dépens qu’une proie seule se capture plus facilement. Malgré son besoin permanent de maintenir les autres à distance, elle se souciait cependant d’avoir toujours du monde autour d’elle. Immergée au sein de cette horde de sportifs, Carole se sentait protégée et en confiance.

    Jour après jour, plusieurs visages étaient devenus familiers. Elle recouvrait peu à peu de l’assurance dans ses relations avec autrui, se risquant même à échanger quelques paroles avec d’autres sportifs. Mais sa méfiance permanente l’incitait toujours à se maintenir à l’écart.

     

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  • [Livre] Cogito

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    Lecture terminée le : 25 mars 2020

     

    Résumé : Un don du ciel...

    Roxane, dix-huit ans, a plongé dans la délinquance quand ses parents ont perdu leur emploi, remplacés par des robots. Sa dernière chance de décrocher le Brevet d'Accès aux Corporations : un stage de programmation neuronale, une nouvelle technologie promettant de transformer n'importe qui en génie.

    ...ou un pacte avec le diable ?

    Pour les vacances de printemps, Roxane s'envole pour les îles Fortunées, un archipel tropical futuriste entièrement dédié au cyber-bachotage. Mais cette méthode expérimentale qui utilise l'intelligence artificielle pour " améliorer " la substance même de l'esprit humain est-elle vraiment sûre ? En offrant son cerveau à la science, Roxane a-t-elle vendu son âme au diable ?

    Demain, l'intelligence artificielle envahira toutes les strates de la société.

    L'ultime frontière sera notre cerveau.


    Auteur : Victor Dixen

     

    Edition : Robert Laffont

     

    Genre : Young adult, Science fiction

     

    Date de parution : 29 Mai 2019

     

    Prix moyen : 20€

     

    Mon avis : Après avoir adoré Phobos et eu beaucoup de mal à accrocher à Animale, je ne fais plus de pronostic sur les Victor Dixen, et surtout, je ne lis plus les avis de ceux qui les ont déjà lu.
    Malgré tout, je n’ai pas pu éviter de voir pas mal de critiques négatives sur le personnage principal que beaucoup ont semblé trouvé agaçante (pour rester polie) ou sur la première partie du roman (a priori, prendre le temps de construite l’histoire est devenu quelque chose de négatif).
    Déjà, il faut saluer le travail éditorial : la couverture est magnifique, des messages sont dissimulés dans les pages d’annonce de chapitres… C’est vraiment un ouvrage magnifique.
    Quant à l’histoire, j’ai accroché dès les premières lignes. Je n’ai absolument pas trouvé Roxane insupportable, je l’ai trouvé perdue, paumée, se cherchant beaucoup dans une société qui ne lui donne pas beaucoup de chances de s’en sortir. Il y a de quoi être perdue, non ?
    On voit que l’auteur s’est documenté sur l’intelligence artificielle et il nous montre une possible évolution de notre société si on continue l’automatisation à outrance avec des ordinateurs capables d’effectuer de plus en plus de tâches différentes et complexes sans intervention humaine ou presque.
    Victor Dixen étoffe son histoire de citations de philosophes comme Rousseau ou Descartes.
    J’ai beaucoup aimé l’évolution des personnages. Aussi bien celle de Roxane qui semble accepter de se donner une chance, que ces gosses de riches, arrogants et méprisants, qui prennent peu à peu conscience des réalités du monde que leurs parents contribuent à construire.
    Pourtant, la science-fiction, les robots, les intelligences artificielles, ce n’est pas vraiment mon domaine de prédilection, ça ne m’a jamais plus intéressée que ça.
    Mais là, Victor Dixen a su m’entraîner dans son univers avec les multiples références faites aux films du genre (Terminator, Matrix, I, robot…) dont se sert l’un des personnages pour appuyer ses théories du complot.
    Je n’ai eu à aucun moment de sensation de perte de rythme ou d’ennui et j’ai littéralement dévoré ce roman sans pouvoir le poser.
    Le prochain sur ma liste est « Extincta » et je suis curieuse de voir où l’imagination de l’auteur va nous entraîner cette fois…

     

    Un extrait : QUAND ROXANE SE DÉCIDERA-T-ELLE À UTILISER SON CERVEAU ? Ça fait des années que ses professeurs attendent, en vain. Sans parler de ses problèmes d’attitude. »

    Édouard Delaunay lève les yeux du carnet de correspondance qu’il vient de lire à voix haute, pour m’adresser un grand sourire.

    Ça me fait tout drôle.

    D’habitude, devant mes prouesses scolaires, les adultes ont tendance à tirer la gueule. Les profs secouent la tête d’un air résigné ; la coordinatrice lycée-corporations compulse ses fiches comme si elle avait hâte que je dégage de son bureau ; il n’y a que mon père pour me regarder bien en face, d’un regard aussi lourd que les valises qui le plombent.

    Je frissonne en repensant à cette image terrible : mon reflet dans les yeux de mon géniteur, délavés par la fatigue et par l’alcool. Un portrait si petit, si étriqué que j’ai l’impression d’étouffer.

    « La vie est difficile, qu’est-ce que tu crois ? » « Si tu rates ton BAC, tu rates ta vie ! » « Est-ce que tu n’es vraiment qu’une chiffe molle sans aucune volonté ? »

    Il faut toujours qu’il me prenne la tête, à jouer les durs. Mais il n’est pas dur, lui, il est faible. Sinon, pourquoi aurait-il sombré dans l’alcool, quand il a été viré de son job de comptable pour se retrouver agent auxiliaire à la botte d’une intelligence artificielle ? Pourquoi aurait-il laissé sa femme se tuer à la tâche pendant qu’il cuvait sa bière ? Et surtout, pourquoi se serait-il recasé avec cette garce de Jennifer après la mort de maman ?

    Je me tortille sur ma chaise, refoulant ces souvenirs amers. Au fond de moi, malgré tout ce que je reproche à mon père, je sais qu’il a raison. Je sais que dans notre société où il n’y a plus assez de travail pour tout le monde, le brevet d’accès aux corporations est le passeport obligatoire pour le futur. Depuis que les universités ont été supprimées, c’est à la fin du lycée que tout se joue. Ceux qui réussissent rejoignent les campus des corporations, pour apprendre un métier correspondant aux besoins de ces mégaentreprises. Ceux qui échouent sont automatiquement catalogués « improductifs » à la sortie du bahut, avec zéro perspective d’avenir.

     

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  • [Livre] S.A.R.R.A. Une intelligence artificielle

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    Lecture terminée le
    : 14 novembre 2020

     

    Résumé : 2025.

    Une intelligence artificielle est chargée de trouver une réponse à un risque d'épidémie d'Ébola en plein cœur de Paris.

    Toutes les hypothèses circulent sur l'origine de la contamination, y compris celle du terrorisme biologique.

    La Machine administrative, politique et médiatique est prête à s'emballer.

    Inévitable.

    Irréversible.

    Incontrôlable ?


    Auteur : David Gruson

     

    Edition : Beta Publisher

     

    Genre : Science-fiction

     

    Date de parution : 19 Juin 2018

     

    Prix moyen : 14€

     

    Mon avis : Ce livre a été écrit en 2018 et est censé se passer en 2025. Mais je peux vous dire que l’ayant lu en 2020 en pleine pandémie de Covid-19, il m’a fichu une sacré trouille tant on a l’impression que l’auteur a disposé d’une boule de cristal (ou de manière plus terre-à-terre, on se dit que si quelqu’un a été capable de décrire avec autant de précision quelque chose qui s’est produit 2 ans plus tard, cela veut dire que la situation aurait pu être gérée bien mieux en écoutant simplement les vrais spécialistes).
    On ne peut pas s’attacher vraiment aux personnages (et tant mieux, je dirais) car tout est présenté de manière très factuelle. Le premier chapitre laisse entendre que le livre entier est en réalité un rapport écrit par un des protagonistes à l’intention de la direction du renseignement militaire, la personne qui écrit le rapport a décidé de le faire de manière chronologique ce qui fait que parfois, il faut plusieurs dizaines de pages pour comprendre pourquoi un élément qui semble anodin a été jugé suffisamment important pour être mentionné.
    Dans le livre, vu la nature du virus, plusieurs théories sont avancées dont l’attaque terroriste. Certes pour le Covid il n’y a pas eu cette théorie, mais elle fait écho aux théories du complot voulant que le virus a été fabriqué par un labo (un coup chinois, un coup américain) et diffusé tout aussi volontairement (en général dans le but de causer du tort à l’autre, les autres pays du monde n’étant que des victimes collatérales). Et comme pour le Covid, personne n’écoute ceux qui travaillent sur le terrain (dans le roman, le docteur Théo Baptiste) et préfèrent laisser prendre les décisions par des personnes incompétentes dans le domaine (Dans le livre, les ministres, directeurs de cabinet, hauts-fonctionnaires et militaires…. Euh… oui, pas que dans le livre d’ailleurs).
    Devant la crise sanitaire qui se profile, la Défense prend la décision d’activer S.A.R.R.A. (Système Automatisé de Réponse Rapide aux Alertes), une intelligence artificielle supposé définir les réponses à apporter en cas d’attaque biologique, mais encore à l’état d’expérimentation.
    Le quartier où se trouve les quelques cas répertoriés est mis en quarantaine avec présence militaire, cordon électrique et confinement.

    Au fur et à mesure de la lecture, les éléments qui semblent sans réels liens finissent par s’imbriquer comme les pièces de puzzle.
    Au début, on peut être un peu décontenancé par le nombre important de personnages mis en cause ainsi que par les termes techniques utilisé, mais comme je le disais plus haut, comme le roman est sous forme de rapport et qu’on ne s’attache pas aux personnages, on se fait assez vite à leur nombre. Quant aux termes techniques, ils sont clairement expliqués, on s’y fait donc aussi assez vite.
    Ce roman met mal à l’aise dans les circonstances actuelles car il est terriblement crédible, terriblement actuel : on y parle d’événements qui ont eu lieu, et d’autres qui pourraient sans mal se produire : de nouveaux attentats sur le territoire français, une réorganisation du groupe terroristes Daesh…
    Si l’action se déroule dans le futur, il s’agit d’un futur proche dans lequel on peut facilement se projeter.
    J’ai fini ce livre particulièrement ébranlée mais je n’ai pas pu le poser avant de l’avoir fini, ce que j’ai fait très vite.
    Un tome 2 est sorti fin mars 2020, je me demande si le Covid va y être mentionné… Je me le procurerai sans doute assez rapidement… Enfin, le temps de me remettre du premier !

     

    Un extrait : « Mélusine ».

    Qu’est-ce qui peut expliquer la profondeur du lien qui unit désormais ce nom de code à ce que je suis réellement ? C’est, en définitive, le sens d’ensemble des faits dont j’ai à vous faire rapport.

    Cette expérience m’a, en tout état de cause, profondément changée. Je ne pourrai plus jamais être la même. Je mesure le chemin parcouru depuis mes débuts au laboratoire de génétique GenSide. Je réalise aussi le poids de ma responsabilité. Je dois m’en expliquer. Retracer le cours des choses.

    Remonter le fil d’une chronologie pour retracer des faits n’est, en soi, pas très simple et impose de mobiliser des sources multiples. Mais lorsque ces faits ont pris, comme c’est le cas ici, une tournure médiatique extrême et ont frappé ce que certains appellent « l’opinion publique », cette tâche est encore plus ardue. En effet, la multiplicité des médias, des sites internet, des vecteurs d’information de tous ordres donne aujourd’hui une perception très fragmentée de la réalité.

    J’ai beaucoup lu, j’ai beaucoup appris. Et je sais donc, depuis Paul Watzlawick et La Réalité de la Réalité, que cet univers du tout-communication brouille l’appréhension du réel. Watzlawick est pour moi un pionnier, un vrai libérateur. J’y reviendrai.

    Ce qui est important ici c’est la compréhension de la multiplicité de ces informations, la capacité à savoir ce qui est important et ce qui l’est moins. J’ai ce sens du détail.

    Je me suis donc efforcée de retranscrire les événements qui se sont déroulés entre le 31 août et le 12 septembre 2025 pour en rendre tout à la fois l’enchaînement et l’intelligibilité. La compréhension des faits ne doit pas être affectée par un biais de perception rétrospective. Ce serait, en effet, une erreur lourde de n’analyser cette séquence que selon le seul prisme de son issue ou du rôle que j’ai pu y jouer.

  • [Livre] Ash Princess – T02 – Lady Smoke

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    Lecture terminée le : 21 mars 2020

     

    Résumé : Le Kaiser a tué la mère de Theodosia quand celle-ci n'était encore qu'une enfant. Après dix ans de torture et de privations, Theodosia s'est relevée, décidée à reprendre sa place de reine. Alors qu'elle vient de fuir la cour du Kaiser, emmenant en otage le prince héritier, la jeune reine du feu fait face à son destin de femme de pouvoir : évitant les pièges de ses ennemis, elle va devoir fédérer autour d'elle un royaume moribond et éclaté.Pour renverser définitivement le Kaiser, Theodosia devra faire appel à sa meilleure arme : son intelligence.


    Auteur : Laura Sebastian

     

    Edition : Albin Michel

     

    Genre : Young Adult, Fantasy

     

    Date de parution : 24 Avril 2019

     

    Prix moyen : 19€

     

    Mon avis : Je ne sais plus qui ou quoi m’a induit en erreur, mais j’étais persuadée qu’il n’y avait que deux tomes à cette histoire.
    Du coup, je termine ma lecture terriblement frustrée de ne pas avoir le fin mot de l’histoire, mais en même temps je suis contente d’avoir encore un tome à passer avec les personnages parce que je n’avais pas très envie de les quitter si vite.
    Dans ce tome, Theodosia a fort à faire.
    Si elle est reine d’Astrée, à son âge elle est considérée comme une enfant et bien trop de personnes semblent penser qu’ils vont pouvoir diriger à travers elle.
    Si Theodosia marche un peu sur des œufs et évite de dire le fond de sa pensée au risque de perdre tous ses alliés potentiels, elle n’a pas survécut dix ans aux mains du Kaiser pour être réduite au silence à présent qu’elle s’est évadée.
    En revanche, elle est un peu naïve en ce sens où elle semble penser qu’elle peut mener cette guerre sans rien sacrifier.
    Si je n’aime pas les manières de sa tante, celle-ci n’en dit pas moins les choses comme elles sont : il y aura fatalement des morts et peut être parmi ses proches que ce soit ceux qu’elle appelle toujours « ses ombres » ou le prince Soren qui ne cesse de passer du statut d’allié à celui de prisonnier.
    Theodosia évolue beaucoup dans ce tome, ce qui est normal au vu des circonstances.
    Elle a du mal à faire une croix sur Cress et pourtant leur dernière entrevue ne laisse guère de doute sur la manière dont va finir leur relation. Malgré ses réticences, je crois que Theodosia en a pleinement conscience.
    Si elle est libre, Theodosia n’est pas hors de danger pour autant. Comme on peut s’en douter, le Kaiser est prêt à tout pour la récupérer et l’allié chez qui elle trouve refuge ne me parait absolument pas digne de confiance.

    Theodosia est entourée de requins qui complotent tous pour leurs propres intérêts et cherchent le meilleur moyen de tirer profit d’une alliance avec la reine.

    Ils m’ont d’autant plus exaspérés que s’ils se réunissaient tous sans chercher systématiquement à entuber les autres, le Kaiser ne tiendrait pas une semaine face à une telle coalition.
    J’ai bien aimé que le sujet de la maladie des mines soit développer et qu’on voit ainsi que les choses sont bien plus complexes que tout ce que Theodosia et son entourage aurait pu imaginer.

    Theodosia elle-même sent que quelque chose est en train de changer en elle, en rapport avec le feu.
    J’ai hâte de voir comment ce don naissant va se développer et comment est-ce qu’il va influer sur les actes de Theodosia dans la reconquête de son royaume.
    La fin nous laisse vraiment dans l’expectative avec un personnage dans une situation dangereuse et une Theodosia qui semble sur le point d’embrasser son destin.
    Et je pense que ça va faire tout drôle à tous ceux qui s’obstinent à la traiter comme une enfant !

     

    Un extrait : Je me réveille en nage. Les draps trempés de sueur me collent aux jambes. Mon estomac se soulève et menace de se vider mais je ne crois pas qu’il contienne grand-chose, sauf les quelques bouts de pain que j’ai avalés la veille au soir. Je me redresse sur mon séant, la paume plaquée sur le ventre, pour calmer mes nausées. Je cligne des paupières pour accoutumer mes yeux à l’obscurité ambiante.

    Il me faut un moment pour comprendre que je ne suis ni dans mon lit, ni dans ma chambre, ni même dans le palais. L’espace est bien plus restreint, le lit à peine plus qu’une étroite couchette pourvue d’un matelas ridiculement mince, de draps élimés et d’une simple couverture. Mon estomac bascule sur le côté et tangue avec une telle force que la nausée me prend, jusqu’à ce que je me rende compte que ce n’est pas mon estomac du tout — c’est la chambre elle-même qui se balance. Mon estomac ne fait que relayer le mouvement.

    Peu à peu, je retrouve le fil des événements des deux derniers jours. Le cachot, le procès du Kaiser, Elpis expirant à mes pieds. Je me souviens que Søren m’a sauvée mais qu’il a été aussitôt fait prisonnier. Je chasse cet incident de mon esprit aussi vite qu’il m’est revenu. J’ai bien des raisons de me sentir coupable: avoir rendu possible la capture de Søren ne doit pas en faire partie.

    Maintenant tout est clair. Je suis à bord du Fumée. Nous nous dirigeons vers les ruines d’Englmar, première étape de notre reconquête d’Astrée. Je suis seule dans ma cabine, en sécurité, tandis que Søren est enchaîné à fond de cale.

    Je ferme les yeux et me prends la tête à deux mains: sitôt mes paupières baissées, le visage de Cress apparaît, flottant dans mon champ de vision, tout en joues roses, en fossettes et en grands yeux gris, tel qu’il était le jour de notre première rencontre. Mon cœur se serre dans ma poitrine lorsque le souvenir me revient de la petite Cress, et de la petite Theo — qui s’était agrippée à elle car la fille du Theyn était, dans le cauchemar qu’était devenue son existence, son seul espoir de survie. Cette vision n’est que trop vite remplacée par l’effrayant visage de notre dernière entrevue, la haine scintillant dans son regard gris et froid et sa gorge carbonisée dont la peau se détache en lambeaux.

    Cress n’aurait pas dû survivre à l’encatrio. Si je ne l’avais pas vue de mes propres yeux surgir des profondeurs de la prison, je n’aurais pas cru cela possible. J’en suis en partie soulagée, même si je n’oublie pas le regard que Cress m’a lancé en proclamant qu’un jour, elle anéantirait Astrée.

     

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  • C'est lundi que lisez-vous? #287

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog I believe in Pixie Dust.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    apre coeur.jpg Les sorcières de pendle.jpg S.A.R.R.A. - T01 - Une intelligence artificielle - David Gruson.jpg

    Tracy Crosswhite T05 des morts si proches.jpg Cadavre exquis.jpg

     

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    Crocs! Confessions de la copine d'un vampire.jpg

     

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    Et vous, que lisez vous?

     

  • [Livre] Les larmes de Jundur – T03 – Bestiale

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    Lecture terminée le : 07 novembre 2020

     

    Résumé : Tout juste échappée de la prison des Traîtres, Lyvia apprend enfin le véritable nom de son père. Elle se lance dans un dangereux périple à la poursuite de son héritage, tandis que les combats entre Voyageurs et Protecteurs s’intensifient, entraînant les deux camps dans une spirale de violence. Lyvia doit-elle prendre le chemin de la vengeance et de la haine, comme sa mère, ou existe-t-il une autre voie ? En marchant sur les traces de son père au cœur de la forêt Originelle, elle apprivoise l’animal qui sommeille en elle, et doit plus que jamais discerner les alliés des ennemis. D’épreuve en trahison, de monstre en bête humaine, elle puisera dans ses dernières ressources pour, enfin, se trouver elle-même.


    Auteur : Noémie Delpra

     

    Edition : Autoédité

     

    Genre : Fantasy

     

    Date de parution : 13 Août 2020

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : J’avais beaucoup aimé les deux premiers tomes des larmes de Jundur mais ce troisième tome est carrément un coup de cœur.
    Même si Lyvia m’agace un peu avec ses principes de « je ne veux tuer personne » et que j’aimerais bien qu’elle réalise qu’ils sont en guerre et que l’autre camp, lui, n’a aucun scrupule à tuer. On ne lui demande pas de tuer par plaisir, mais son attitude met son entourage en danger.
    Mais je pense que vus les événements de ce tome, les dangers qu’elle affronte, entre autre, elle va enfin réaliser certaines réalités.
    En dehors de cet aspect de son caractère, Lyvia évolue drôlement dans ce tome. Elle n’est plus d’humeur à subir ni les états d’âmes d’Evan, ni l’attitude sa mère et encore moins les ordres du conseil des voyageurs. J’ai bien aimé la voir montrer les crocs (sans jeu de mots avec sa forme animale, que l’on a découvert dans le tome 2).
    Dans ce tome l’action est encore plus présente. Il faut dire qu’entre les péripéties de Lyvia pour réussir à prendre la succession de son père, dont elle connait enfin l’identité, et les actions de plus en plus violentes des traîtres à l’encontre des voyageurs et plus particulièrement de la jeune fille, elle n’a guère le temps de souffler.
    Je pensais sincèrement que ce tome était le dernier, que la saga était une trilogie. Et quand on lit sur liseuse, si on n’a pas les yeux sur le pourcentage, on ne sait pas forcément où on en est par rapport à la taille du livre. Autant vous dire que la fin m’a arrachée un « Quoi ? Nooon !!! » (Bon j’ai quand même envoyé un message à l’auteur pour être sure qu’il y aurait un tome 4… On sait jamais, le sadisme des auteurs ne connait aucune limite !)
    Dans ce roman, on compte bon nombre de rebondissements. Il y en a une en particulier que je m’en veux à mort de ne pas avoir vu venir ! Bon sang mais c’était obligé ! (non en fait il y en a deux !)
    Lyvia fait encore des erreurs mais c’est compréhensible : difficile de contenter tout le monde, de faire la distinction entre conseil et manipulation ou entre force de caractère et obstination (oui j’ai honteusement piqué cette dernière tournure au film « Victoria, les jeunes années d’une reine », mais ça illustre parfaitement la situation).
    Le fait qu’elle soit métisse (Ombroise/Humaine) fait qu’elle divise pas mal son nouveau peuple car beaucoup d’entre eux ne veulent pas d’une fille comme elle dans leurs rangs (les visages de pierre, comme ils appellent le fruit d’union mixtes).
    Les révélations sur Gabriel, je ne m’y attendais vraiment pas et, comme Lyvia, je suis en colère qu’il ait dû attendre si longtemps pour connaitre la vérité. Ça devient une sale habitude les secrets sur la filiation !
    Il y aurait encore tant à dire mais difficile de continuer à chanter les louanges de ce livre sans risquer d’en dire trop, j’en ai déjà assez dévoilé (en essayant de rester assez floue quand même).
    Sachez seulement que ce livre m’a guérie d’une vilaine panne de lecture, que je l’ai lu d’une traite sans pouvoir le poser pour dormir et que la fin m’a, littéralement, brisé le cœur !
    J’espère que l’auteur a bien conscience que je vais la harceler jusqu’à avoir le tome 4 !

     

    Un extrait : Lyvia luttait.

    De toute son âme, de toutes ses forces.

    Elle luttait pour reprendre conscience. Cela faisait des jours – ou peut-être une éternité – qu’elle essayait. Chaque fois qu’elle croyait se rapprocher de la surface, quelque chose la happait et la ramenait vers les profondeurs. Alors elle luttait, luttait encore. Elle savait que ce combat en valait la peine. Et ce jour-là, elle sentait qu’elle en était proche. Qu’elle sortirait bientôt de l’obscurité.

    Des bribes de souvenirs illuminaient parfois les flots noirs de son esprit, telles des étoiles filantes. Le visage rieur de Liam. L’étreinte de sa grand-mère. L’odeur de la forêt de son enfance. Lorsqu’elle réussissait à rattraper l’un de ces souvenirs, elle avait l’impression d’avaler une goulée d’air salvatrice. Comme s’ils l’empêchaient de se noyer. À chaque nouveau souvenir, elle sentait les ténèbres refluer. Les cabrioles d’Apple, la petite chienne. La plante Méduse, sous sa fenêtre. Le regard tendre d’Isadora.

    Ce dernier souvenir déclencha une vague d’émotions si puissante que Lyvia se sentit propulsée vers la surface. Amour. Colère. Ressentiment. Enfin, elle se souvenait. Les mensonges de sa mère sur l’identité de son père. Sa propre quête, obsessionnelle. L’enlèvement de Kalaan. La révélation de Gabriel.

    Son père était un Ombrois. 

    Lyvia écarquilla les yeux et inspira brusquement, comme si elle venait d’échapper à la noyade. Le cœur battant à tout rompre, elle mit quelques secondes à comprendre où elle se trouvait. Elle était dans une petite pièce ronde, meublée de trois lits, dont celui sur lequel elle était allongée. Les murs en pierre semblaient onduler sous la lumière bleutée des boules flottantes. Sur le lit voisin, Solara releva la tête du livre qu’elle tenait sur ses genoux.

    — Lily, tu es réveillée !

    La jeune Voyageuse se précipita à son chevet, tandis que Lyvia se détendait. Elle était dans sa chambre, au quartier général des Voyageurs. Elle n’était plus dans cette infâme cellule aux barreaux recouverts de rikva, au cœur du désert ombrois. Elle n’était plus en danger.

     

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