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Selene raconte...

  • [Livre] Un noël plein d'espoir

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    Résumé : Dans le dédale miséreux de l'East End londonien, Noël 1883 prépare ses miracles. Comment Gracie Phipps, treize ans, pourrait-elle refuser d'aider une fillette bouleversée à retrouver son âne ? D'un mystère à l'autre, les deux enfants doivent faire la vérité sur la mort d'Oncle Alf, un chiffonnier du quartier, et sortir vivantes de ce cauchemar de Noël…

    Auteur : Anne Perry

     

    Edition : 10/18

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 03 novembre 2011

     

    Prix moyen : 7€

     

    Mon avis : J’en suis à 3 nouvelles de noël écrite par Anne Perry et celle-ci et la première où je soupçonne presque tout le monde d’être le coupable.
    A travers les recherches de Gracie et Minnie Maude pour retrouver l’âne de cette dernière, on découvre les bas-fond de Londres avec ses codes, ses dangers, et son dédale de rue où il est bien difficile de s’orienter quand on est une fillette qui ne sait pas lire.
    C’est la plus courte des trois nouvelles que j’ai lu jusque-là et paradoxalement, j’ai trouvé que c’était la plus aboutie. Car même si on a une idée du coupable, on ne sait pas qui est impliqué et les deux fillettes découvrent les indices petit à petit malgré ceux qui leur mettent des bâtons dans les roues.
    Je crois que Gracie est un des personnages de la saga Charlotte et Thomas Pitt, mais, n’ayant pas encore commencé cette dernière, je ne sais pas de quelle manière elle leur est attachée.
    J’ai beaucoup aimé voir la débrouillardise des fillettes et cette enquête difficile dans un monde où la mort d’un vieux chiffonnier ne dérange pas grand monde et où tous ont bien trop à perdre pour prendre le risque de s’attirer des ennuis en ayant la langue trop pendue.

     

    Un extrait : Lorsque Gracie poussa la porte du logement de deux pièces où ils vivaient dans Heanage Street, sa grand-mère était devant une bassine d'eau, prête à laver et à éplucher les patates. Elle avait l'air épuisée d'avoir passé toute la journée debout, les mains plongées jusqu'au coude dans l'eau chaude, la soude caustique et la lessive, d'où elle devait sortir le linge trempé et le transporter d'un évier à l'autre, les épaules ankylosées et le dos si douloureux qu'elle pouvait à peine le toucher. Il lui fallait ensuite le soulever une seconde fois pour le passer dans l'essoreuse pour qu'il ait une chance de sécher avant qu'elle le rapporte et se fasse payer. Constamment il fallait de l'argent, que ce soit pour payer le loyer, acheter de la nourriture, une paire de bottes, du bois ou un peu de charbon pour allumer le feu, sans parler bien sûr de Noël.

    Gracie, qui semblait avoir arrêté sa croissance à un mètre trente, n'avait nul besoin de nouveaux vêtements, les siens pouvant toujours être rapiécés ou raccommodés. Mais Spike et Finn grandissaient à vue d'œil, ce qui, compte tenu des quantités qu'ils dévoraient, n'était guère étonnant.

     

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  • C'est lundi que lisez vous? #169

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #12

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.
    Pour ma part, j’ai décidé de vous faire découvrir mes coups de cœurs !

     

    Cette semaine, je vous présente Tornade de Jennifer Brown dont vous pouvez lire le résumé et ma chronique ICI

     

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    Marine voulait à tout prix m’apprendre sa danse préférée, le swing de la côte Est. C’était son rêve, son unique objectif dans la vie. Elle passait son temps à me tirer par le bras ou à se placer debout devant la télé, les mains sur les hanches, avec son vernis à ongles pailleté et son tutu de petit rat rose qui frémissait.
    – Allez, Jersey, viens, on va rigoler. Tu vas adorer, Jersey ! Tu m’entends ? Jerseeey !
    Elle avait appris à danser le swing au cours de Miss Janice. Techniquement parlant, ce n’est pas un numéro de danse qu’elles étaient censées répéter, mais un soir, Janice était d’humeur nostalgique, et elle avait mis un CD de swing avant de leur montrer les mouvements. Marine avait adoré.
    Elle passait des heures à compter ses pas en enlaçant un cavalier imaginaire avec ses petits bras potelés de gamine de cinq ans et ses boucles brunes qui sautillaient à un rythme qu’elle était seule à entendre tandis qu’elle fredonnait les quelques mesures dont elle se souvenait.
    Elle voulait absolument que je sois son cavalier. Elle m’imaginait déjà en train de lui saisir les poignets, de la balancer entre mes deux jambes et de la projeter dans les airs avant de la rattraper, et à la fin, faisant la révérence dans un costume assorti face au public.
    – Pas tout de suite, Marine, lui répondais-je.
    J’étais toujours absorbée par la télé, par mes devoirs ou par les SMS que j’envoyais à mes meilleures amies, Jane et Dani, pour me plaindre des petites sœurs – de vraies pestes, surtout celles qui pensent que la seule chose qui compte, c’est le swing de la côte Est.
    Marine vivait en justaucorps, et j’avoue qu’elle en avait une collection impressionnante. Certains étaient à paillettes, d’autres en velours, certains ressemblaient à des smokings, d’autres étaient tout simples, mais aux couleurs de l’arc-en-ciel. Elle les portait jusqu’à ce qu’ils soient tellement étroits que ses petites fesses ressortaient et les hauts en résille avaient des trous assez larges pour y passer le poing. Maman était obligée de les jeter discrètement quand elle n’était pas là et d’en acheter de nouveaux pour les remplacer en douce.
    Le jour où Marine est entrée en maternelle, nous nous sommes demandé si elle exigerait de porter des justaucorps, ne sachant comment elle réagirait si sa maîtresse refusait. Nous redoutions ce que j’appelais la Débâcle, les caprices le matin avant de sortir, les ultimatums…
    Car elle mettait des justaucorps partout. Dans la maison, pour aller faire des courses, au lit.
    Et bien entendu, en cours de danse.
    Même le jour de la tornade, elle en portait un : un justaucorps orange mandarine, avec des bandes de velours noires sur le côté et une rangée de pierreries autour du cou. Je m’en souviens parce que c’est celui qu’elle avait quand elle m’a demandé de danser le swing de la côte Est avant d’aller à son cours ce jour-là.
    – Je vais te montrer, m’a-t-elle dit, pleine d’espoir, sautillant sur la pointe des pieds près du canapé où j’étais affalée à regarder une publicité pour une voiture – comme si un jour j’aurais de quoi m’acheter une voiture.
    – Non merci. Pousse-toi, tu me caches l’écran.
    Elle avait une tache de couleur sur la joue – la trace d’une friandise sucrée –, et les mèches autour de son visage avaient l’air collantes. Sans doute une glace Popsicle. C’était à la fin du mois de mai et il faisait assez chaud pour avoir envie d’une Popsicle. L’école finissait la semaine suivante et officiellement, j’entrais en terminale.
    Elle s’est penchée vers moi en vrillant ses petits doigts potelés – et collants – dans mon épaule.
    – On s’en fiche, de la pub. Allez, lève-toi. Je vais te montrer.
    – Non merci, Marine, ai-je grogné en tapotant sur ma chemise à la hauteur de l’épaule.
    Elle a commencé à sauter devant moi et à répéter en hurlant stplaîtstplaîtstplaît, quand soudain j’ai crié :
    – Non ! Je n’en ai aucune envie ! Fous le camp !
    Elle s’est figée en boudant, relâchant la lèvre inférieure comme les enfants prêts à éclater en sanglots, mais elle n’a rien dit. Pas un mot. Pas un pleur. Pas de crise. Elle a cligné de l’œil et s’est détournée, les pierres de son justaucorps reflétant soudain la lumière de l’écran de télévision. Je l’ai entendue entrer dans la chambre de maman et parler avec elle. Peu après elles sont parties pour son cours de danse. Ouf, je pouvais souffler.
    Je l’adorais, Marine.
    Je l’adorais, ma petite sœur.
    Mais dans les jours qui ont suivi, combien de fois ce Fous le camp ! est revenu hanter mes nuits. Je revoyais sa lèvre qui tremblait. Je revoyais le lent clignement de ses grands yeux de fée. Je la revoyais s’éloigner sur la pointe des pieds, brusquement aveuglée par l’éclat des paillettes de son justaucorps.

     

    Alors, tenté?

  • [Film] Elizabeth

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    Titre original : Elizabeth

     

    Réalisé par : Shekhar Kapur

     

    Date de sortie : 11 novembre 1998

     

    Genre : Comédie dramatique

     

    Pays d’origine : Angleterre, USA

     

    Durée : 2h04

     

    Casting : Cate Blanchett, Joseph Fiennes, Geoffrey Rush…

     

    Résumé : Angleterre 1558. A la mort de sa demi-soeur Marie Tudor, Elizabeth, fille illégitime d'Henri VIII jusqu'alors menacée, devient Reine. Mais, même à la cour, elle n'est pas à l'abri du danger. Pour survivre elle va devoir apprendre les subtilités du pouvoir...

     

    Mon avis : Ce film s’attache à reconstituer la vie d’Elizabeth Tudor autour de son accession au trône et des premières années de son règne.
    Malgré quelques anachronismes et certains passages romancés, le film est relativement juste historiquement, montrant bien les pressions exercées sur Elizabeth pour qu’elle se marie et qu’elle ne règne pas seule, étant une simple femme (réflexion qu’elle saura utiliser à son avantage). Pour autant, si le film montre ses hésitations et ses déboires de jeune reine, il s’attache plus à nous montrer les sentiments de la France que les actes de la Reine.
    Lord Cecil m’a profondément énervée, sa manière de se comporter avec la Reine, comme si c’était elle qui devait lui obéir, et non l’inverse, était vraiment pénible et j’ai attendu tout le film de le voir se faire remettre à sa place.

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    Cate Blanchett incarne réellement la Reine Elizabeth.

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    D’ailleurs quelques soient ses rôles, je trouve toujours qu’il y a quelque chose de la majesté de la Reine Elizabeth.
    Bien sûr il était difficile de faire ce film sans parler de l’acte d’uniformité qui a été un des actes les plus importants d’Elizabeth. D’ailleurs, c’est au cours des scènes concernant cet acte que l’on constate le plus l’évolution d’Elizabeth en tant que Reine. Dans les premières scènes elle est hésitante, paniquée devant les décisions qu’on lui demande de prendre, influençable, incapable de hausser le ton et de se faire entendre. Dans la scène de l’acte d’uniformité on découvre une reine qui a pris de l’assurance, qui sait faire face et montrer bonne figure alors même qu’elle est complètement terrorisée intérieurement. L’appui de Walsingham est vraiment un plus et il lui permet de se révéler particulièrement forte et déterminée. Et pour l’anecdote, j’ai adoré comment il lui apporte son aide pour obtenir le vote du parlement à ce sujet !

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    Du côté des prétendants d’Elizabeth, et Dieu sait si ça se bouscule au portillon, on trouve aussi de tout.
    Philippe d’Espagne est particulièrement gonflé car il demande Elizabeth en mariage alors même que son épouse, la propre sœur d’Elizabeth est encore en vie.
    J’ai beaucoup aimé l’interprétation de Vincent Cassel dans le rôle du duc d’Anjou.

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    Fantasque, arrogant, (Français quoi, dirait Henry VIII), il a quelques particularités qui vont surprendre la reine. Mais je n’en dirais pas plus à ce sujet. Disons seulement que, même sans connaître l’histoire d’Angleterre, quand on l’entend dire : « ne sait-elle pas que son bonheur dépend de mon bon vouloir » ou quelque chose comme ça, on se doute qu’entre cette reine farouchement indépendante et un type capable de faire ce genre de réflexion, fut-il le frère du roi de France, ça ne pouvait pas coller.
    Et puis il y a Robert Dudley. L’ami d’enfance, l’amoureux transi, jaloux, ambigüe, présent, parfois peut être trop. Et qui a oublié de révéler une chose essentielle à Elizabeth.

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    Après tant de déconvenues, il n’est pas étonnant de voir la transformation de la Reine en Reine Vierge, s’inspirant de la Sainte Vierge qui a déchaînée tant de passion et de fidélité des hommes. Avec son visage fardé de blanc d’albâtre, la reine devient plus qu’une simple mortelle, elle devient une icône, une statue, intouchable, inaccessible et comme elle le dit : « Mariée… à l’Angleterre »

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  • [Livre] Le spectacle de noel

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    Résumé : C'est à Whitby, petit village de pêcheurs ou le comte Dracula aurait fait sa première apparition – selon le roman éponyme de Bram Stoker –, que Joshua Fielding a décidé de produire sa troupe théâtrale. Avec sa femme Caroline, la mère de Charlotte Pitt, il s'apprête à livrer une adaptation inédite du fameux roman. La première est un désastre, mais l'apparition d'un étranger masqué, suivi d'un meurtre inattendu, viennent donner la dimension dramatique qui manquait à la pièce...

    Auteur : Anne Perry

     

    Edition : 10/18

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 07 novembre 2013

     

    Prix moyen : 9€

     

    Mon avis : Même s’il y a bien meurtre et enquête, ce n’est pas le point central de cette nouvelle. Quand le meurtre arrive, on est presque soulagé tant la tension entre tous est palpable. Les acteurs s’engueulent en permanence, et si la jeune auteur accepte de bonne grâce les modifications que Joshua exige pour la pièce, son fiancé, Douglas, ne cache pas son mécontentement de voir la jeune fille se passionner pour le théâtre. Il en est même agressif à plusieurs reprises et j’ai espéré pendant toute la nouvelle qu’Alice allait le renvoyer chez lui avec pertes et fracas !
    Le meurtre en lui-même n’est donc pas si important que ça (oui, je sais : va dire ça à la victime !). Et bien justement. Dès le début, elle m’a paru  étrange. Sa présence dans la maison de Netheridge n’est pas bien claire, même si l’excuse est parfaitement plausible.
    Ajoutez à ça qu’ils sont en train de préparer un spectacle sur les vampires (et qu’à l’époque on en voyait pas à tous les coins de romans), vous imaginez facilement l’état de nerf dans lequel ils sont tous.

    Je n’avais jamais lu d’Anne Perry avant, et comme ici il ne s’agit que de nouvelles, je ne m’attendais pas à ce que les personnages ou l’histoire soient très approfondis. Je n’ai donc pas été déçue, comme certains, amateur de l’auteur, l’ont été. Sans doute les a-t-elle habituée à des fins plus élaborées et arrivant plus progressivement. Il faudra attendre que je lise un roman d’Anne Perry (et donc que j’ai fini les nouvelles) pour que je me fasse une idée.
    Je ne connais pas les personnages non plus et donc, je n’ai pas eu ce côté : chouette, on va en découvrir plus sur les personnages secondaires. Ici, j’ai cru comprendre que l’héroïne était la maman de Charlotte, co-héroïne, avec son époux Thomas de toute une saga de l’auteur.
    Même si j’ai regretté la rapidité avec laquelle le meurtre est élucidé, je me dis que si l’auteur a su m’intéresser à ce point sur une nouvelle de moins de 200p, elle pourrait me passionner sur un roman de 400p.

     

    Un extrait : — Ne t’inquiète pas ce soir, mon chéri. Vous travaillerez demain sur la pièce, et ce ne sera peut-être pas aussi difficile quand vous répéterez tous ensemble que cela le paraît sur le papier. Combien de fois m’as-tu fait cette remarque à propos d’autres pièces ?

    Il se pencha pour l’embrasser.

    — À dire vrai, c’est épouvantable, avoua-t-il comme à regret. Adapter un roman au théâtre est très compliqué, ce dont Alice Netheridge n’a pas vraiment idée. Si nous n’avions pas désespérément besoin de trouver un mécène l’année prochaine, je n’essaierais même pas… Seulement, sans l’appui de Netheridge, nous devrions tous faire face à un printemps très sombre.

    — Ce n’est pas vrai, Joshua. Ça l’est sans doute pour la troupe, mais tu n’aurais aucun mal à décrocher un rôle. Je connais au moins trois directeurs de théâtre qui rêveraient de t’engager !

     

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  • [Livre] Le voyageur de noel

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    Résumé : En ce Noël 1850, les frères Dreghorn se réunissent chez le plus âgé d'entre eux, Judah, dans son grand domaine de la région des lacs, en Angleterre. Mais l'heure n'est pas à la joie des retrouvailles. Judah vient de mourir dans des circonstances troubles, et sa veuve, Antonia, doit faire face à de terribles accusations portées contre son mari, un juge pourtant respecté. Pour l'épauler dans ces moments difficiles, elle fait appel à un vieil ami de la famille, Henry Rathbone. Avec l'aide de ses frères, Henry va tenter de faire la lumière sur cette affaire. Judah a-t-il été assassiné ? Et ces malheureuses insinuations, qui blessent l'honneur de toute une famille, pourraient-elles être fondées ?

    Auteur : Anne Perry

     

    Edition : 10/18

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 23 mai 2006

     

    Prix moyen : 4€

     

    Mon avis : C’est le premier texte d’Anne Perry que je lis et, ayant choisi le format de la nouvelle, je m’attendais à ce que le côté policier soit un peu bâclé (comment mener une enquête crédible en si peu de pages). Je crois que « l’erreur » d’Anne Perry, si j’ose dire, a été de vouloir présenter les personnages et la situation comme si elle écrivait un roman. Du coup, on arrive à une vingtaine de pages de la fin, obligé de terminer une histoire qui commence à peine à trouver sa vitesse de croisière.
    Je pense que cette histoire, sans quitter vraiment le monde de la nouvelle, aurait gagné à avoir une trentaine de pages en plus.
    Le personnage principal de la nouvelle, Henry
    Rathbone, est un des personnages de la série Monk (non pas Adrian, William) d’Anne Perry. Si pour commencer, je voudrais découvrir les Charlotte et Thomas Pitt, je pense que William Monk sera le suivant sur ma liste !
    J’ai beaucoup aimé la manière dont Henry doit annoncer la nouvelle à chaque membre de la famille à la place de sa filleule, mais on perd un temps fou. Ensuite il y a la colère, le refus de remettre en cause la mémoire du mort, puis les enquêtes. Je dis « les », parce que Henry se dissocie un peu de ses hôtes pour faire cavalier seul.
    J’ai beaucoup apprécié sa façon d’appréhender les faits d’une autre manière, avec l’esprit ouvert.
    En revanche, j’ai regretté la pirouette avec laquelle l’auteur se « débarrasse » de la révélation du coupable. J’aurais nettement préféré une confrontation directe, même courte, plutôt que cette solution-là qui m’a laissée complètement frustrée.

     

    Un extrait : Dans sa lettre, Antonia avait écrit qu’ils rentreraient tous pour Noël, même si leur retour promettait d’être amer et très différent des fois précédentes. Qu’Antonia ait réclamé la présence de son parrain n’était guère surprenant. Elle avait de terribles nouvelles à annoncer et n’avait pas d’autre famille pour l’aider. Ses parents étaient morts jeunes, et elle n’avait ni frère ni sœur, seulement un fils de neuf ans, Joshua, aussi endeuillé qu’elle.

    Henry avait toujours connu Antonia, d’abord comme une enfant grave et heureuse, curieuse d’apprendre et passant tout son temps à lire. Elle ne s’était jamais lassée de lui poser des questions. Ils avaient été amis dans la découverte.

    Par la suite, lorsqu’elle était devenue une jeune femme, une sorte de timidité avait mis une distance entre eux deux. Antonia s’était alors confiée avec plus de réticence, mais Henry n’en avait pas moins été le premier à être au courant de son amour pour Judah et, comme ses parents n’étaient plus là, c’était lui qui l’avait accompagnée à l’autel le jour de son mariage.

    Mais à présent, que pouvait-il faire pour elle ?

     

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  • [Livre] La mer en hiver

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    Résumé : Lorsque Carrie McClelland, auteur à succès, visite les ruines du château de Slains, elle est enchantée par ce paysage écossais, à la fois désolé et magnifique. La région lui semble étrangement familière, mais elle met de côté son léger sentiment de malaise afin de commencer son nouveau roman, pour lequel elle utilise le château comme cadre et l’une de ses ancêtres, Sophia, comme héroïne. Puis Carrie se rend compte que ses mots acquièrent une vie propre et que les lignes entre fiction et faits historiques se brouillent de plus en plus. Tandis que les souvenirs de Sophia attirent Carrie encore plus au cœur de l’intrigue de 1708, elle découvre une histoire d’amour fascinante, oubliée avec le temps. Après trois cents ans, le secret de Sophia doit être révélé.

    Auteur : Susanna Kearsley

     

    Edition : Pocket

     

    Genre : Romance historique

     

    Date de parution : 19 Octobre 2017

     

    Prix moyen : 9€

     

    Mon avis : Ce roman m’a beaucoup fait penser au film « d’un rêve à l’autre », sauf qu’ici ce n’est pas quand Carrie s’endors que Sophia prend vie, mais quand elle entre dans une sorte de transe la poussant à écrire le roman qu’elle a voulu du point de vue de son ancêtre.
    Ce qui, au départ, devait être un ajout fictif à un fond historique, devient de plus en plus étrange. Des faits que Carrie écrit, comme poussée par une force mystérieuse, s’avèrent ayant vraiment eu lieu, chose qu’elle n’avait aucune possibilité de savoir.
    Nous, lecteur, nous passons de l’histoire de Carrie à l’histoire de Sophia sans heurt, retrouvant le présent quand Carrie sort de transe et cesse d’écrire.
    J’ai beaucoup aimé que les chapitres consacrés à Carrie soient noté 1, 2, 3 etc… et ceux consacrés à Sophia I, II, III… bien qu’au fil des chapitres, la distinction ne soit plus aussi tranchée.
    J’ai aussi beaucoup aimé découvrir l’histoire de la tentative de prise de pouvoir Jacobite. Dans une note de fin de livre, l’auteur explique que, quand les faits historiques étaient avérés, elle s’y est strictement tenue. Ainsi, malgré le côté romancé dû à l’introduction de personnages imaginé comme Sophia ou les domestiques, l’histoire avec un grand H est assez fidèle à la réalité.
    Pendant tout le livre, j’ai espéré une fin, qui, si elle n’a pas réalité historique aurait au moins le mérite de faire en sorte que l’histoire de Sophia ne se termine pas mal. Je ne vous dirais pas si mes espoirs ont été déçus ou comblés mais sachez qu’ils m’ont du moins tenus en haleine jusqu’à la dernière ligne.
    Pour une fiction, l’auteur s’est clairement compliqué la tâche en s’imposant le strict respect des connaissances historiques. Ainsi il a fallu qu’elle jongle avec les dates, avec les rapports fait de discussions qui ont eu lieu entre certains personnages et qu’il lui a fallu intégrer dans son histoire. Contrairement à beaucoup d’auteurs de fiction, elle n’a pas plié l’histoire à ses besoins, mais s’est pliée aux obligations de l’histoire. C’est sans doute pour cela que ce roman a été un tel coup de cœur pour moi !
    J’ai aimé tous les personnages. Même les méchants ! Enfin, disons plutôt que ceux-là, j’ai adoré les détester et les vouer aux flammes de l’enfer ! En tout cas, pas un ne m’a laissé indifférente, pas même ceux qui étaient déjà morts quand l’histoire commence.
    L’histoire de Carrie est moins exaltante que celle de Sophia, parce que, ne nous voilons pas la face, on se doute que tout finira bien pour elle, et si les gens qui l’entourent sont très gentils, il n’y a guère de surprises dans leurs réactions et attitudes. En revanche, on tremble sans cesse pour Sophia qui, non contente de vivre à une époque dangereuse, n’a pas non plus la vie facile à titre personnel. J’ai trouvé que les passages concernant Carrie nous permettaient de souffler et de digérer ce qu’il se passait en 1708. C’étaient d’agréables interludes qui nous permettaient d’en savoir plus sur la période historique à travers les recherches de Carrie sans que l’histoire de Sophia ne soit alourdie.
    Au début j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire mais ça s’est arrangé dès que j’ai plongé dans la partie concernant Sophia et surtout que je me suis concentrée uniquement sur ce livre, sans en lire un autre en même temps. C’est un livre qui n’aime pas la concurrence !
    Mais je ne regrette pas de n’avoir eu qu’une seule lecture pendant quelques jours, parce que, réellement, ça a été un immense coup de cœur.

     

    Un extrait : Ce n’était pas un hasard. Rien de tout cela n’était arrivé par simple hasard.

    Je l’appris plus tard ; même si j’eus du mal à accepter cette évidence quand elle me frappa, car j’avais toujours cru fermement à l’autodétermination. Jusque-là, ma vie avait semblé corroborer cette idée – j’avais choisi certaines voies qui m’avaient menée à certaines fins, toutes positives, et je considérais les quelques contretemps rencontrés le long de la route non comme de la malchance, mais comme de simples fruits de mon jugement imparfait. Si j’avais dû choisir un credo, j’aurais opté pour ces deux vers du poète William Henley, vibrants de courage : Je suis maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme.

    Ainsi, lorsque tout commença en ce matin d’hiver, quand j’allai chercher la voiture que j’avais louée et que je quittai Aberdeen pour me diriger vers le nord, l’idée que quelqu’un d’autre puisse être à la barre ne m’effleura pas une seconde.

    Je croyais sincèrement que m’éloigner de la route principale pour emprunter celle qui longeait la rive découlait de ma propre décision. Sans doute pas la meilleure décision qui soit, d’ailleurs, étant donné que les routes étaient bordées de la neige la plus épaisse qui s’était abattue sur l’Écosse depuis quarante ans, et que l’on m’avait avertie des risques de dérapages et de retards. La prudence et le fait que j’aie un rendez-vous auraient dû m’inciter à rester sur la route principale, plus sûre, mais le petit panneau indiquant « Route côtière » me fit dévier.

    Mon père me disait toujours que j’avais la mer dans le sang. J’étais née et j’avais grandi sur la côte de la Nouvelle-Écosse, et je n’avais jamais pu résister à l’attrait des vagues. Alors, quand la route principale tourna vers l’intérieur des terres, je préférai bifurquer à droite et emprunter la voie côtière.

    Je ne pourrais pas dire à quelle distance je me trouvais lorsque j’aperçus sur les falaises le château en ruine, une ligne d’obscurité dentée se détachant sur un ciel nuageux, mais dès l’instant où je le vis, je fus captivée et accélérai. Je ne prêtai aucune attention aux grappes de maisons se dressant sur mon passage et sentis une pointe de déception lorsque la route repartit dans la direction opposée. Mais ensuite, derrière un bois touffu, la route tourna de nouveau et il surgit devant moi : un château sombre abandonné, s’élevant au milieu des champs enneigés qui s’étendaient entre la route et le bord de la falaise, comme pour en interdire l’accès.

     

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  • C'est lundi que lisez vous? #168

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

    lectures de la semaine passée.jpg

    Le procès.jpg 84 charing cross road.jpg Les diamants du passé.jpg

    une irrésistible envie de dire oui.jpg Son dernier souffle.jpg Dans l'ombre de la clairière.jpg

     

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    Je commence le French Read-a-Thon avec:

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    Avec le French Read-a-Thon cette semaine, j'ai mis de côté ma petite PAL pour la remplacer par une PAL spéciale!

    coupable.jpg emprise.jpg Juste avant le bonheur.jpg

    La fille du rivage.jpg Les lions du Panshir.jpg On ne meurt pas la bouche pleine.jpg

     

    Et vous? Que lisez-vous?

  • Premières lignes #11

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.
    Pour ma part, j’ai décidé de vous faire découvrir mes coups de cœurs !

     

    Cette semaine, je vous présente Nos étoiles contraires de John Green dont vous pouvez lire le résumé et ma chronique ICI

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    L'année de mes dix-sept ans, vers la fin de l’hiver, ma mère a décrété que je faisais une dépression. Tout ça parce que je ne sortais quasiment pas de la maison, que je traînais au lit à longueur de journée, que je relisais le même livre en boucle, que je sautais des repas et que je passais le plus clair de mon immense temps libre à penser à la mort.
    Quoi qu’on lise sur le cancer (brochures, sites Internet ou autres), on trouvera toujours la dépression parmi les effets secondaires. Pourtant, la dépression n’est pas un effet secondaire du cancer. C’est mourir qui provoque la dépression (et le cancer, et à peu près tout, d’ailleurs). Mais ma mère, persuadée que je devais être soignée, a pris rendez-vous chez mon médecin, le docteur Jim, qui a confirmé que je nageais en pleine dépression, une dépression tétanisante et tout ce qu’il y a de plus clinique. Conclusion : il fallait modifier mon traitement, et je devais m’inscrire à un groupe de soutien hebdomadaire.
    Le groupe mettait en scène des personnages plus ou moins mal en point et sa composition changeait régulièrement. Pourquoi changeait-elle ? C’était un effet secondaire de mourir.
    Inutile de préciser que ces séances étaient déprimantes au possible. Elles avaient lieu tous les mercredis dans la crypte en forme de croix d’une église épiscopale aux murs de pierre. On s’asseyait en cercle au centre de la croix, là où les deux morceaux de bois auraient dû se croiser : pile où le cœur de Jésus aurait dû se trouver.
    Je le savais parce que Patrick, l’animateur, qui était aussi la seule personne du groupe à avoir plus de dix-huit ans, nous bassinait à chaque réunion avec le cœur de Jésus, au centre duquel nous, jeunes survivants du cancer, étions littéralement réunis.
    Voilà comment ça se passait au cœur du cœur de Dieu : notre groupe de six, sept ou dix arrivait à pied ou en chaise roulante, piochait dans un malheureux assortiment de biscuits et se servait un verre de limonade, avant de prendre place dans le cercle de la vérité et d’écouter Patrick débiter pour la millième fois le récit déprimant de sa vie – comment il avait eu un cancer des testicules et aurait dû en mourir, sauf qu’il n’était pas mort et que maintenant il était même un adulte bien vivant qui se tenait devant nous dans la crypte d’une église de la 137e ville d’Amérique la plus agréable à vivre, divorcé, accro aux jeux vidéo, seul, vivotant du maigre revenu que lui rapportait l’exploitation de son passé de super-cancéreux, futur détenteur d’un master ne risquant pas d’améliorer ses perspectives de carrière, et qui attendait, comme nous tous, que l’épée de Damoclès lui procure le soulagement auquel il avait échappé des années plus tôt quand le cancer lui avait pris ses couilles, mais avait épargné ce que seule une âme charitable aurait pu appeler « sa vie ».
    ET TOI AUSSI, TU PEUX AVOIR CETTE CHANCE !
    Après quoi, chacun se présentait : nom, âge, diagnostic et humeur du jour. Je m’appelle Hazel, avais-je dit quand mon tour était arrivé. J’ai seize ans. Cancer de la thyroïde à l’origine, mais mes poumons sont truffés de métastases depuis longtemps. Sinon ça va.

     

    Alors, tenté?

  • [Film] Percy Jackson : La mer des monstres

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    Titre original : Percy Jackson: Sea of Monsters

     

    Réalisé par : Thor Freudenthal

     

    Date de sortie : 14 août 2013

     

    Genre : Jeunesse

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h46

     

    Casting : Logan Lerman, Brandon T. Jackson, Alexandra Daddario, Jake abel, Douglas Smith, Stanley Tucci, Leven Rambien, Anthony Head…

     

    Résumé : Percy Jackson ne sent pas vraiment l’âme d’un héros. Même s’il a déjà sauvé le monde, ce demi-dieu se demande si ce n’était pas tout simplement un coup de bol extraordinaire. Lorsqu’il découvre que son demi-frère est un monstre, il commence même à penser qu’être le fils de Poséidon est peut-être une malédiction. Mais il ne va pas avoir le temps de méditer sur le sujet car la barrière de protection divine qui protège le Camp des Sang-Mêlé est attaquée par une horde de monstres mythologiques, menaçant de détruire le sanctuaire des demi-dieux. Pour sauver leur seul refuge, Percy et sa bande doivent se lancer à la recherche de la légendaire Toison d’Or.
    Leur périple va les conduire dans une odyssée à hauts risques sur les eaux inexplorées et mortelles de la Mer des Monstres, plus connue des humains sous le nom de Triangle des Bermudes. Ils devront faire face à d’incroyables créatures fantastiques : d’un taureau mécanique cracheur de feu, à des créatures des mers terrifiantes, en passant par des cyclopes géants. Et même d’autres demi-dieux à la loyauté douteuse... Les enjeux sont plus importants que jamais : si Percy échoue, le Camp des Sang-Mêlé disparaîtra à jamais et l’Olympe s’effondrera.

     

    Mon avis : Que les choses soient claires : il n’y a aucun rapport entre les livres et ce film et ceux qui le regarde en se disant : « chouette une adaptation du livre » risquent d’être cruellement déçus.
    Déjà, il était plus ou moins clair pour l’équipe que ce film serait le dernier Percy Jackson. Il était déjà lui-même un rescapé qui avait failli être annulé en raison d’un trop faible succès du premier film. Aussi il est très clair qu’il ne faut pas s’attendre à retrouver la richesse de l’univers de Rick Riordan en seulement 1h46.
    D’ailleurs, des tas de raccourcis sont pris, nous dévoilant des choses qui ne sont dévoilés dans les livres qu’au 4e ou 5e tome.
    Le mieux est donc de prendre ce film comme étant inspiré de l’œuvre de Rick Riordan et de ne pas tenter de comparer livres et film.
    Si on regarde le film en lui-même, c’est un bon divertissement. Les répliques sont souvent teintées d’humour, les effets spéciaux sont sympas et l’aventure agréable à suivre sans pour autant réellement faire trembler d’angoisse et d’anticipation.
    J’aime beaucoup Anthony Head dans le rôle de Chiron

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    et les problèmes de Dionysos avec Zeus est une des scènes les plus drôle du film.

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    Nathan Fillion est un excellent Hermes, et la scène où Percy, Annabeth, Grover et Tyson vont lui rendre visite est, elle aussi, un concentré d’humour, que ce soit à cause des remarques du Dieu ou des commentaires des deux serpents qui composent son caducée.

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    J’ai beaucoup aimé Clarisse, même si j’ai regretté que ses relations compliquées avec son père n’aient pas été plus mises en avant. Ici, elles ne sont même pas évoquées et pourtant, Arès aurait apporté un plus qui aurait expliqué le comportement de Clarisse au début du film.

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    Percy contient à grand peine sa colère de voir que son père, qui ne daigne jamais lui envoyer le moindre signe, s’est manifesté à plusieurs reprises quand son second fils, Tyson, jeune cyclope, lui adressait des demandes.

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    Annabeth quant à elle, a de gros préjugés envers les cyclopes, et quand on sait dans quelles circonstances elle en a rencontrés, on peut la comprendre, mais oublie, dans ses remarques acides, qu’elle parle du frère de Percy, ce qui a tendance à agacer ce dernier. Pendant la moitié du film, je me suis demandé quand est ce que ces deux-là allaient se décider à se parler et à mettre les choses à plat.
    Entre l’humour, l’aventure, les effets spéciaux, et malgré quelques approximations mythologiques, Percy Jackson : la mer des monstres est un bon film jeunesse qui fait passer un très bon moment.