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Selene raconte...

  • [Livre] Ronces blanches et Roses Rouges

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    Résumé
     : Orphelines d'un passé dont elles n'ont aucun souvenir, Sirona et sa jeune sœur Eloane sont aussi différentes qu'inséparables.

    Quand leur tutrice, Iphigénie Whitecombe, fiance l'aînée à un inconnu, leur avenir sombre dans l'incertitude... Pour échapper au mariage qui l'effraie et à la colère dévastatrice de Mme Whitecombe, Sirona prend la fuite.

    Au cœur d'une forêt obscure et de sa propre tourmente, elle se fait toutefois une promesse : celle de revenir chercher sa sœur.

    Quitte à affronter l'ours qui rôde dans son sillage.

    Quitte à suivre les ronces blanches et les roses rouges.

    Quitte à croire en la magie.

    Mais c'est sans compter sur l'énigmatique pianiste qui compose une toile de mélodies enivrantes, dans son château où la nuit est synonyme de toujours...

     

    Auteur : Laetitia Arnould

     

    Edition : Magic Mirror

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 27 février 2017

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : J’ai le conte de Grimm quand j’étais gamine, mais là où le conte mis à la fin du roman de Laetitia Arnould se nomme : Blanche-Neige et Rose-Rouge, celui que j’ai lu s’appelait Blanche-Rose et Rose-Rouge, ce qui parait un poil plus logique quand on lit les premières lignes du conte : « Une pauvre veuve vivait dans une chaumière isolée ; dans le jardin qui était devant la porte, il y avait deux rosiers, dont l'un portait des roses blanches et l'autre des roses rouges. La veuve avait deux filles qui ressemblaient aux deux rosiers ». On se demande ce que Blanche-Neige viendrait foutre là et le rapport avec le rosier…
    Ici, de toute façon, il n’est pas question d’un rosier blanc, mais de ronces blanches, on contourne donc le problème.
    J’ai bien aimé constater au début de l’histoire que celle-ci se déroule dans un monde contemporain avec un père prestidigitateur et la présence de télévision dans la maison des deux sœurs. Cela renforce le monde de magie dans lequel elles sont ensuite isolées par leur tutrice, Mme Whitecombe, qui, dès le début, n’inspire aucune confiance. Rien que le fait que les filles, qui se prénomment Blanche et Rose, soient renommées Sirona et Eloane, qu’elles n’aient aucun souvenir de leur passé, fait se demander quels sont les motivations de leur soi-disant bienfaitrice.
    La vie pour les filles est simple, un peu monotone, mais assez heureuse. Cependant, il y a une règle, qui, lorsque les filles l’enfreignent, provoque la colère de Mme Whitecombe : Ne pas poser de questions.
    Or des questions, Sirona s’en pose plein. Un peu trop peut être car un jour, sans préavis, voilà que Mme Whitecombe lui annonce qu’elle va bientôt se marier. Et quand Sirona expose son refus, la colère de Mme Whitcombe est si violente qu’elle surprend et effraie les deux sœurs.
    Pour échapper à ce mariage et pouvoir revenir délivrer sa sœur de l’emprise de Mme Whitecombe, Sirona s’enfuie dans la forêt plongée en plein hiver, avec un énorme ours qui rôde.
    Dans ce conte, on se dit que tout n’est qu’apparence, et que les apparences sont souvent trompeuses. Les monstres en sont-ils vraiment ?
    Tout comme Sirona, on se sent perdu. Il semble que la situation est inextricable et que la jeune fille n’a aucune chance d’échapper au destin auquel on la destine.
    La réécriture est très différente du conte original tout-en gardant certains éléments clefs : L’ours qui cache un secret, le nain qui convoite quelque chose qui appartient à un autre, la fin… Bien sûr certains personnages sont remplacés par d’autre. Par exemple il n’y a pas de nain mais bien un personnage plein de convoitise…
    Les différences sont assez nombreuses pour qu’on ne devine pas la fin et de toute façon, le conte original n’est pas assez connu pour que la majorité des lecteurs s’en souvienne.
    Ce roman était le second que je lisais des éditions magic mirror. J’ai vu que courant 2018, un troisième roman allait être édité, et j’attends cette sortie avec impatience.

     

    Un extrait : Arrivée sur le seuil, Sirona poussa la porte de la chaumière. Eloane et elle furent d'abord reçues par la chaleureuse lumière des flammes qui dévoraient des bûches de bois en crépitant dans l'âtre d'une cheminée. Presque au même moment, elles se sentirent happées par une odeur de pain d'épices chaud, qui était si réconfortante et si accueillante qu'elle aurait pu faire taire l'obscurité et le froid de l'hiver à tout jamais.— Par tous les dieux ! gémit une voix féminine. Mes pauvres enfants, que faisiez-vous dehors par un temps pareil ? Je me suis fait un sang d'encre !— Il ne faisait pas ce temps lorsque nous sommes sorties, se défendit Sirona.— Quand même, en grandissant, vous me causez de plus en plus de soucis, gémit la femme, qui posa un regard courroucé sur les vêtements trempés de ses deux protégées. Et dire que je pensais que ce serait plus facile !— Enfin, Mme... commença Sirona.— Tss, tss, tss ! Pas la peine de chercher des excuses, Sirona chérie. Vous serez punies, toutes les deux, voilà tout. (Elle fit mine de réfléchir.) Vous commencerez par mettre à sécher vos vêtements. Et après, interdiction formelle de sortir une nouvelle fois avant Beltaine !— Avant Beltaine ? s'exclama Eloane. Mais, nous sommes au début de janvier ! C'est presque dans quatre mois !La femme qui les hébergeait haussa simultanément les sourcils et les épaules. Son long nez parut s'allonger mais elle se fendit rapidement d'un large sourire. Puis elle s'en alla vaquer à ses occupations initiales : à savoir la création de remèdes et autres onguents dont elle avait le secret, dans le petit laboratoire où elle se retranchait parfois des jours durant. Elle avait son potager, son puits, élevait une vache et deux chèvres, et tout cela suffisait à les nourrir ou à les soigner, elle et les deux orphelines à la mémoire volée qu'elle avait recueillies près de sept ans plus tôt.

     

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  • [Livre] Le monde des sorciers - La magie du cinéma – T03 – Objets ensorcelés

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    Résumé : Découvrez les objets magiques des films « Harry Potter » et « Les Animaux fantastiques». Baguettes magiques, balais volants, valise remplie de créatures... le monde des sorciers est peuplé d'objets enchantés. Cet ouvrage fascinant dévoile les coulisses des films et révèle les secrets de fabrication d'une multitude d'objets de légende de la saga « Harry Potter » et des « Animaux fantastiques». Du Vif d'Or aux Horcruxes de Voldemort, en passant par la valise de Norbert Dragonneau, chaque objet est présenté avec précision, accompagné de prototypes, de dessins préparatoires, de photographies... Fourmillant de surprises - autocollants, bonus détachables, rabats à soulever - ce livre somptueusement illustré offre une expérience exceptionnelle du Monde des Sorciers de J.K. Rowling.

     

    Auteur : Ramin Zahed, Bonne Burton

     

    Edition : Gallimard

     

    Genre : Fantastique

     

    Date de parution : 09 Novembre 2017 

     

    Prix moyen : 27€

     

    Mon avis : Comme les deux premiers tomes, cet ouvrage commence par nous présenter les objets des « animaux fantastiques » avant de se pencher sur ceux de « Harry Potter ».
    Après une présentation de l’objet tel que l’a imaginé JK Rowling, le livre nous montre comment le visuel et la « mécanique » de l’objet a été étudié, créé, pour être porté à l’écran.
    Il y a de nombreux bonus, pop-up, encart, stickers… disséminés dans le livre et même un tutoriel pour fabriquer sa propre baguette : une activité intéressante à mettre en place avec des enfants de 10 à 12 ans.
    L’objet-livre est vraiment magnifique : les photos, le papier, les bonus… l’équipe l’ayant réalisé a vraiment fait un travail d’orfèvre, c’est un livre qui est aussi agréable à lire qu’à regarder exposé dans une bibliothèque.

    Un extrait :

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  • C'est lundi que lisez vous? #161

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    Au fond de l'eau.jpg interfeel.jpg mémoires de marie Antoinette T02.jpg

     

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    La malédiction T01 432p.jpg Billy Brouillard T01.jpg

     

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    La Passe-miroir T02 560p.jpg La voie du loup 377p.jpg Le justicier d'Athènes.jpg

    meurtres à la carte 438p.jpg glacé.jpg la fille sous la glace.jpg

     

    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #3

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.
    Pour ma part, j’ai décidé de vous faire découvrir mes coups de cœurs !

     

    Cette semaine, je vous présente Une bonne épouse indienne d'Anne Cherian

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    "Le billet d’avion et l’aérogramme arrivèrent le même jour. L’équipe de nettoyage avait déposé le courrier en une pile bien nette sur le plan de travail de la cuisine. Comme toujours, l’appartement était impeccable, et l’odeur âcre et tenace du produit désinfectant rappelait à Neel l’hôpital.
    Il vérifia la date et l’itinéraire – 16 juin, San Francisco-Bombay, via Francfort – et rangea le billet dans le tiroir « Inde ». Celui-ci contenait trois cents roupies, reste de son précédent voyage, une poignée de menue monnaie et son passeport indien dont il oubliait toujours de se débarrasser. Il possédait un passeport américain à présent, et c’était la première fois qu’il lui fallait un visa pour entrer en Inde.
    Sans la moindre hésitation, il froissa la lettre de sa mère et la jeta à la poubelle. Elle serait furieuse si elle découvrait qu’il ne l’avait pas lue malgré tout le mal qu’elle s’était donné, mais, à raison de trois lettres par semaine au cours des derniers mois, il en connaissait le contenu par cœur. Toutes commençaient par la sempiternelle question : « Quand viens-tu ? » Allait-il vraiment laisser Grand-Père mourir sans le revoir une dernière fois ? Puis, après l’inévitable paragraphe dans lequel elle exprimait son souci pour lui (« Tu manges correctement ? Tu dors assez ? »), sa mère développait la vraie raison de sa lettre sur le reste de la fine feuille de papier : le mariage. Les filles. Ou, comme elle disait, « l’étoffe d’une bonne épouse ».
    Lors de son dernier voyage, trois ans auparavant, il avait refusé de rencontrer les filles qu’elle avait sélectionnées pour lui. Après une semaine de cris et de larmes, de lamentations adressées aux dieux qui l’avaient affligée d’un fils si difficile, elle dut endurer une terrible humiliation en annulant les visites de ces familles empressées. « Je suis tellement désolée, mais mon fils… Vous savez comme ils changent une fois qu’ils partent en Amérrrique. Il dit qu’il est trop jeune pour se marier. » Elle ne pouvait plus invoquer cette excuse maintenant. Neel avait trente-cinq ans et, comme elle ne cessait de le lui rappeler, bientôt il ne ferait plus partie des hommes « éligibles ».
    Neel avait envie de se débarrasser du billet d’avion aussi, mais il savait qu’il ne pouvait pas remettre ce voyage à plus tard. Son grand-père était malade depuis un mois et, bien qu’elle n’entrât pas dans les détails, sa mère ne cessait de lui répéter que Tattappa n’avait plus longtemps à vivre.
    Tattappa savait-il que Mummy avait de nouveau recours à ses anciennes ruses ? Pourquoi ne s’associait-il pas à elle pour l’amener à accepter un mariage arrangé ? se demandait Neel. Après tout, il était l’unique petit-fils qui perpétuerait leur nom, celui d’une famille ancienne et très respectée. D’après Tattappa, qui l’avait appris de la bouche de son propre grand-père, la famille Sarath était originaire d’un minuscule royaume datant de l’époque où l’Inde, pas encore sous le joug britannique, évoquait un puzzle, chaque pièce représentant le terrain de jeu héréditaire d’un millier de rois. Quand Neel était jeune, il adorait écouter l’histoire de leur lointain ancêtre, lequel avait épousé la fille du roi et acquis une belle réputation en devenant un Premier ministre d’une grande habileté. Au cours des quatre derniers siècles, les Sarath avaient maintenu le « nom » de la famille en se mariant dans leur caste, les Iyengars, la meilleure de toutes les castes de l’Inde du Sud, convoitée pour la peau claire de ses membres et pour leur intelligence. Les filles épousaient des fonctionnaires, des capitaines de l’armée, des hommes confortablement installés au sein des couches supérieures de la société indienne et grimpant encore plus haut dans l’échelle sociale. Et les hommes se mariaient avec des beautés au teint clair comme sa mère.
    Tattappa comprenait, semble-t-il, que Neel s’était fait une nouvelle vie en tant que docteur Neel Sarath, anesthésiste, à présent citoyen américain. Ou peut-être ne souhaitait-il pas chercher une autre jeune fille, ayant déjà choisi Mummy pour son propre fils. Mummy, elle, tenait manifestement au privilège d’élire sa future bru."

     

    Alors, tentés?

  • [Film] Retour chez ma mère

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    Titre original : Retour chez ma mère

     

    Réalisé par : Eric Lavaine

     

    Date de sortie : 01 juin 2016

     

    Genre : Comédie

     

    Pays d’origine : France

     

    Durée : 1h31

     

    Casting : Josiane Balasko, Alexandra Lamy, Mathilde Seigner, Philippe Lefebvre, Jérôme Commandeur, Cécile Rebboah…

     

    Résumé : Aimeriez-vous retourner vivre chez vos parents ? À 40 ans, Stéphanie est contrainte de retourner vivre chez sa mère. Elle est accueillie les bras ouverts : à elle les joies de l'appartement surchauffé, de Francis Cabrel en boucle, des parties de Scrabble endiablées et des précieux conseils maternels sur la façon de se tenir à table et de mener sa vie… Chacune va devoir faire preuve d’une infinie patience pour supporter cette nouvelle vie à deux. Et lorsque le reste de la fratrie débarque pour un dîner, règlements de compte et secrets de famille vont se déchaîner de la façon la plus jubilatoire. Mais il est des explosions salutaires. Bienvenue dans un univers à haut risque : la famille !

     

    Mon avis : Le cauchemar de toutes les filles (si si, celles qui disent le contraire sont des grosses menteuses), devoir, pour raisons financières, retourner vivre chez maman !
    Non parce que, on les adore, c’est pas la question, mais un week end de temps en temps, c’est suffisant.
    Ici c’est ce que vit Stéphanie. Suite à la faillite de son cabinet d’architecte, la voilà contrainte de retourner chez maman et de renoncer à la garde partagée puisqu’elle n’a plus de maison pour héberger son fils (bon point de la situation, les relations entre son ex-mari et elle ont l’air sereines).

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    Josiane Balasko campe une mère épanouie, qui entretient une relation avec un voisin mais ne sait pas comment l’annoncer à ses enfants, leur père n’étant décédé que depuis un an.

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    Si l’histoire de la faillite de Stéphanie est le fil conducteur du film, le plus important est les relations familiales. En plus de sa mère, Stéphanie a un frère et une sœur. Son frère, Nicolas, est plutôt du genre absent, rappelant sans cesse qu’il vient de loin, à l’aise financièrement et plus enclin à bousculer son emploi du temps pour participer à une régate que pour rendre visite à sa famille.

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    Sa sœur, Carole, est aigrie et très agressive. De toute évidence elle souffre d’un complexe d’œdipe mal soigné car tout, absolument tout, prend pour elle des proportions terribles sur le mode : de toute façon tu es la préférée.

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    Elle se montre sèche et vindicative aussi bien avec sa sœur qu’avec son mari qui a bien de la patience et est le seul à sembler vouloir sincèrement venir en aide à Stéphanie.

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    Le dîner de famille qui enchaîne règlement de compte et quiproquo est un régal à suivre.
    La fin est peut être une peu trop idéaliste mais le rapprochement des deux sœurs et le rôle de la mère dans la réalisation de cette fin est sympathique.
    Pas un chef d’œuvre, mais une comédie qui se laisse regarder et qui permet de passer un bon moment avec un humour de qualité jamais vulgaire.



  • [Livre] Six filles à marier

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    Résumé : Après Treize à la douzaine, nous retrouvons la famille Gilbreth après la mort du père. Les turbulents enfants ont grandi, et les filles sont désormais en âge de se marier.

     

    Auteur : Frank et Ernestine Gilbreth

     

    Edition : Le livre de poche

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 1ère édition : 1950 ; dans cette édition : 2001

     

    Prix moyen : 5€

     

    Mon avis : Je trouve le titre et le résumé trompeurs. Déjà seules 3 des 5 filles sont en âge de fréquenter (Mary, la sixième fille, est morte en 1912, à l’âge de 6 ans, 12 ans avant le début de ce livre) et pas tout à fait en âge de se marier, leur mère tenant à ce qu’elles aillent d’abord à l’université, comme le souhaitait leur défunt père. L’essentiel du livre est axé sur la vie de la famille après la mort brutale du père de famille (terrassé par une crise cardiaque en 1924), les absences de la mère qui tente de reprendre le travail de son époux dans un monde et un domaine où on n’accorde pas sa confiance à une femme.
    Grâce à la discipline instaurée par leur père, les enfants Gilbreth se montrent tout à fait capables de se prendre en charge, de s’organiser et de gérer les finances, allant au-delà des espérances de leur mère.
    Bien sûr on va croiser certains « soupirants » des deux sœurs ainées, Anne et Ernestine, soupirants plus ou moins agréables mais toujours soumis à l’implacable jugement des frères.
    Ce que j’aime le plus dans ce livre, c’est qu’il complète à merveille le premier tome, qui, non content de nous laisser sur une note triste avec le décès de Frank Gilbreth Sénior, nous laissait également la tête pleine de question sur l’avenir des enfants Gilbreth.
    Ce second tome répond à toutes nos questions, apaisent nos inquiétudes : la famille garde le cap.
    Bien sûr, sans le côté un peu fantasque du père, et ses lubies permanentes, le livre a un ton plus grave mais j’ai trouvé que Frank et Ernestine Gilbreth avaient su alléger les moments douloureux avec quelques anecdotes bien placées.
    Il m’aura fallu 25 ans pour lire ce second tome dont je n’avait fait que survoler quelques passages, mais je suis ravie de l’avoir fait.

     

    Un extrait : Maman n’avait pas eu l’habitude de prendre des décisions, laissant ce soin à notre père. Aussi était-ce toujours lui qui lançait des idées et bâtissait les projets. Maman approuvait, persuadée que telle ou telle initiative était merveilleuse puisque notre père en avait jugé ainsi.
    Nous avions connu le temps où maman pleurait pour un rien, où elle avait peur de l’obscurité et où l’orage la terrifiait à tel point qu’elle courrait se cacher dans le cabinet noir.
    Tout changea le jour où mourut notre père. Rien ne pouvait plus épouvanter maman désormais, car elle comprenait que cette mort était la seule chose qu’elle avait au fond toujours redoutée. A présent que le malheur était arrivé, aucune larme, aucune crainte n’y pouvait rien changer. Aussi décida-t-elle de partir pour l’Europe. A Londres, elle lut la conférence qu’avait préparé notre père, puis elle partit présider le congrès de Prague. Et à compter de ce jour-là, elle n’eut plus jamais peur de rien.

     

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  • [Livre] Mémoires de Marie-Antoinette - T01 - Versailles

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    Résumé : J'avançai dans un rêve. 
    Versailles m'émerveilla.
    Mais me fit aussi peur, sans que je sache pourquoi...

     

    Auteur : Noël Simsolo, Isa Python

     

    Edition : Glénat

     

    Genre : Bande-dessinée, Historique

     

    Date de parution : 24 mai 2017

     

    Prix moyen : 20€

     

    Mon avis : Sous la forme de mémoires fictives qu’aurait écrites Marie-Antoinette pendant sa détention au Temple, cette bande dessinée en deux tomes, dont le second sortira en mai 2018, retrace la vie de Marie-Antoinette depuis son mariage avec Lois-Auguste, futur Louis XVI, jusqu’à la tourmente révolutionnaire. Cela dit, comme avant son exécution, la reine a été emprisonnée dans des conditions inhumaines à la conciergerie, où elle n’avait plus la possibilité d’écrire, je me demande comment les auteurs vont détourner la réalité historique pour aller jusqu’au bout de l’histoire de Marie-Antoinette. Peut être un changement de narrateur ? Affaire à suivre…
    Dans ce premier tome, on voit la jeune Marie-Antoinette qui découvre Versailles et se trouve confrontée à une étiquette étouffante. Malgré la rigueur religieuse présente à la cour de sa mère Marie-Thérèse, qui n’a pas court à Versailles, la vie y est beaucoup plus simple et détendue qu’à Versailles où le moindre geste est scruté, critiqué et étudié par la cours entière.
    La jeune princesse va aussi être confrontée au manque d’enthousiasme matrimonial de son timide et nouvel époux. Car si Louis XVI est réputé pour être le seul roi de France à n’avoir jamais eu de maîtresse, il n’honorait pas son épouse pour autant et le mariage ne fut consommé qu’au bout de sept longues années. Autant dire que ces sept années ont dû être extrêmement difficile pour la jeune princesse puis reine car, bien entendu, la responsabilité de l’absence d’héritier, lui était totalement imputé.
    On nous présente la reine sans la diaboliser, ni excuser tous ses comportements.
    C’est le problème avec cette Reine : soit on la montre comme un monstre d’égoïsme qui a mené le roi à sa perte par son attitude et ses mauvais conseils, quand on ne la montre pas en plus infidèle ; soit on la montre comme une victime inconsciente de tout.
    Je pense que Marie-Antoinette est plus complexe que ça. Certes elle était dépensière, mais a-t-on jamais pris la peine de lui enseigner la moindre notion d’argent et d’économie ? On lui prête de mauvais conseils, mais ne lui a-t-on pas prêté une influence politique qu’elle n’avait pas ? Louis XVI écoutait sa femme dans l’intimité, mais en était-il de même au niveau politique ?
    La bande dessinée reste dans ces deux aspects de la reine : ni ange, ni démon, juste une femme, dont le plus grand drame a sans doute été d’être reine de France, exposée aux yeux de tous. Sans doute aurait-elle pu trouver le bonheur si elle n’avait pas été jetée en pâture à la Cour de France.
    Le fait que la reine « écrive » son histoire depuis sa prison fait qu’à plusieurs reprise, elle commente les évènements, ses actions, ses choix, avec le recul et avec une grande conscience de ses erreurs.
    Du côté des dessins, la dessinatrice a cherché à se rapproché le plus possible des portraits qui ont été fait des différents protagonistes, sans chercher à gommer leurs défauts, sans chercher à les embellir. Parfois, le dessin peut sembler un peu grossier, mais on se rend vite compte que ce n’est qu’une fausse impression car le dessin rend justice à la Cour de France.
    J’ai maintenant très hâte de découvrir le second tome !

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Ne m’appelez pas Blanche Neige

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    Résumé : Qui a dit que la vie était un conte de fées ? Lorsqu’on est trahie par sa meilleure amie, difficile d’y croire. Sous le choc, Blanche, 18 ans, préfère s’enfuir dans la nuit parisienne, entraînée par de mystérieux fêtards rencontrés sur le réseau social le plus populaire du moment. Si la magie devient virale, une princesse peut-elle s’en sortir avec pour seules armes : sa répartie et son téléphone ? Oserez-vous croquer cette pomme d’amour et découvrir le cœur des princes de votre entourage ?

     

    Auteur : Gally Lauteur

     

    Edition : Hachette

     

    Genre : Romance

     

    Date de parution : 01 mars 2017

     

    Prix moyen : 17€

     

    Mon avis : C’est dans le cadre du mois des contes, et exclusivement en me basant sur son titre que j’ai choisi ce livre.
    Blanche est une jeune fille qui a vécu comme un traumatisme la séparation de ses parents, et quand elle nous révèle les détails, on ne peut que la comprendre.
    Ce que lui fait sa soi-disant amie Laurine est vraiment lamentable et aucune des explications qu’on peut avoir dans le livre ne m’a convaincue. Pour moi cette fille est toxique et Blanche ferait bien de la sortir de sa vie. Car ce qu’elle a fait, pour moi, va bien au-delà de la raison pour laquelle Blanche quitte précipitamment son appartement au début du livre. Peut-être que la jeune fille a eu une réaction excessive mais la manipulation dont fait preuve Laurine est quand même quelque chose de malsain.
    J’ai beaucoup aimé ce réseau social qui adapte la photo de profil de vos contacts en fonction de votre propre profil. Et puisque Blanche est identifiée comme Blanche-Neige sur le site, ses contacts sont tous des personnages du conte : nains, sorcière, chasseur, reine… Mais y-a-t-il un prince là-dedans ?
    J’avoue que j’ai beaucoup hésité sur l’identité de ce dernier. Pour moi, ils étaient 2 voire 3 à pouvoir prétendre au titre.
    J’ai aussi beaucoup spéculé sur l’identité de la mère de Théo. Comme le petit garçon ne l’évoque jamais, je me suis dit qu’il ne l’avait peut-être pas connu, si ses parents s’étaient séparés peu après sa naissance, et que du coup, ça pouvait être quelqu’un de l’entourage de son père, qui semble l’avoir eu très jeune au vu des quelques repères temporels que l’on a, donc du même coup de l’entourage de Blanche.
    Blanche est un peu « victime » de sa naïveté et de son travail acharné : elle n’a jamais eu ni le temps, ni l’envie de se pencher sur les « ragots people », du coup, elle ne sait absolument pas dans quoi elle met les pieds quand elle rencontre Rob, Jay et Roxanne. Si certaines personnes de la bande trouvent sa candeur rafraichissante, d’autres la soupçonne d’être une profiteuse qui cache bien son jeu.
    La « sorcière » m’a beaucoup fait rire. On sent qu’elle est là pour aider, mais elle a un caractère impayable et pas beaucoup de patience.
    On peut dire que dans un sens, ce livre est une réécriture moderne du conte de Blanche-Neige, où la magie est remplacée par la technologie et où la princesse n’a pas vraiment besoin d’être sauvée, mais seulement de s’affirmer.

     

    Un extrait : Je dois sortir d’ici ! Fuir l’appartement est devenu une urgence vitale. Si je les regarde encore avec leur air « désolés-mais-nous-on-s’aime-c’est-toi-la-méchante-qui-ne-comprends-rien », je vais… je vais… Je n’en sais rien, mais ça risque d’être atroce à voir.

    Dans les escaliers que je dévale à toute vitesse, je croise le voisin de palier, qui me voit passer en coup de vent. Me voilà dehors…

    Je marche sans savoir où je vais. Impossible de connecter mes neurones pour réfléchir posément. Me voilà à errer dans un état second. Je ne m’appartiens plus…

    J’ai besoin de parler à mon chéri en urgence ! J’essaie de prendre sur moi, je souffle fort et j’inspire profondément pour ne pas pleurer ou m’énerver au téléphone.

    La tonalité résonne longtemps dans le vide. Fred, réponds ! Allez, je t’en supplie ! Rien. Répondeur. Il est tard, j’imagine qu’il est parti travailler. Fred a un job étudiant à la réception d’un hôtel de luxe. Il a déjà dû prendre son service de nuit. Impossible de lui parler avant demain.

    Je soupire et marche dans la ville. Je me sens vide et triste.

    Combien de temps a duré ma promenade ? Aucune idée. Suffisamment, semble-t-il, pour que je me retrouve dans un quartier de Paris que je ne connais pas. Des fêtards discutent sur le trottoir et parlent des langues qui me semblent venir du bout du monde. Une petite femme vêtue d’une robe noire me fixe soudain de ses grands yeux. Je me sens transpercée par son regard hypnotique. Elle s’approche de moi, sans que je sache pourquoi.

    — Tiens, chérie, c’est happy hour, ce soir ! m’explique-t-elle en me tendant un flyer avec les mots The Forest – bar lounge . Pour oublier tes soucis, ma jolie Blanche !

    — Comment connaissez-vous mon prénom ?

    — Je suis une sorcière !

    — Ouais, c’est ça ! (Je me moque.)

    Elle me prend la main et regarde ma paume :

    — Problèmes familiaux et aussi trahison, pas vrai ? analyse-t-elle.

    — Comment… comment le savez-vous ?

    — Magie…

    — Bien sûr ! ironisé-je.

    — Toi, tu doutes de mes pouvoirs !

    — Nous ne sommes pas dans un conte de fées, dis-je en soupirant.

    — Vraiment ? sourit-elle. Mais si la vie en général était un conte de fées, quel rôle voudrais-tu ? Un rôle de fée, d’héroïne, de princesse ?

    — Un rôle qui me sortirait de ma colère, dis-je, impatiente. Un rôle qui me permettrait de comprendre ce qui se passe dans la tête des gens. Mais il est évident que c’est impossible…

    Elle regarde ma main et hoche la tête.

    — Rentrer dans la tête des autres pour comprendre leurs sentiments, répète-t-elle. Je vois, ce dont tu as besoin, c’est d’ouvrir ton cœur pour saisir l’esprit des gens, ma jolie Blanche. Es-tu amoureuse en ce moment ?

    — C’est vous la voyante-sorcière. Vous devriez le savoir.

    — Je le sais, Blanche. Je connais la réponse, mais toi ? Connais-tu le véritable amour ?

    — Bien sûr ! Je suis en couple après tout !

    Mais qu’est-ce qui me prend de croire à la bienveillance d’une inconnue et de parler de mes histoires de cœur avec elle, je suis folle…

    — À demain ! me sourit-elle. Tu as besoin de la soirée pour réfléchir à ma question. Ah ! Et n’oublie pas : c’est happy hour mais c’est un évènement privé, alors, pour en profiter, il faut t’inscrire sur ce site.

    Elle me montre le flyer qu’elle m’a donné.

    Je lis : « Pomme-d’amour.com, soirée dans la forêt ! Application gratuite pour toute la soirée ! »

     

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  • C'est lundi que lisez vous? #160

    c'est lundi que lisez vous.png

    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

    lectures de la semaine passée.jpg

    Miss Peregrine T03.jpg Le chemin parcouru 310p.jpg sang de glace 366p.jpg

     

    lecture en cours.jpg

    La malédiction T01 432p.jpg

    mes prochaines lectures.jpg

    Au fond de l'eau 416p.jpg La Passe-miroir T02 560p.jpg La voie du loup 377p.jpg

    Le justicier d'Athènes 320p.jpg meurtres à la carte 438p.jpg

     

    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #2

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.
    Pour ma part, j’ai décidé de vous faire découvrir mes coups de cœurs !

     

    Cette semaine, je vous présente Réponds si tu m'entends de Marian Keyes.

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    "L'adresse de l'expéditeur ne figurait pas sur l'enveloppe. Bizarre. J'ai ressenti un léger malaise. Qui s'est accentué lorsque j'ai remarqué mes nom et adresse...
    Une femme sensée n 'aurait pas parcouru ce courrier. Une femme sensée l'aurait jeté à la poubelle sans autre forme de procès. Mais, à part un bref laps de temps entre vingt-neuf et trente ans, quand m'étais-je déjà montrée raisonnable ?
    Alors voilà, j'ai décacheté l'enveloppe.
    C'était une carte, une aquarelle représentant des fleurs défraîchies dans un vase. Assez fine pour que je distingue au toucher quelque chose à l'intérieur. De l'argent ? Un chèque ? Je faisais dans le sarcasme — même si personne n 'était là pour m'entendre et si, de toute façon, je prononçais ces mots en mon for intérieur.
    Oui, il y avait bien quelque chose à l'intérieur : une photo... Pourquoi m'envoyait-on cette photo ? J'en avais déjà tout un tas. Puis je me suis aperçue que je me trompais. Ce n'était pas lui. Et là, soudain, j'ai tout compris.

    ***

    Maman a ouvert la porte du salon toute grande en lançant : « Bonjour, Anna, c'est l'heure de tes cachets. »
    Elle essayait d'avancer d'un pas décidé, comme les infirmières qu'elle avait vues dans les séries télé, mais la pièce était tellement encombrée de meubles qu'elle avait du mal à se frayer un chemin vers moi.
    Deux mois que j'étais arrivée en Irlande. J'étais incapable de monter l'escalier, avec ma rotule luxée, alors mes parents m'avaient installé un lit au rez-de-chaussée, dans le Beau Salon.
    Ne vous y méprenez pas, c'était un immense honneur : en temps normal, nous n'avions le droit d'entrer dans cette pièce que lors des fêtes de Noël. Le reste de l'année, toutes les activités familiales - séances télé, grignotage de chocolat, chamailleries - avaient lieu dans le garage où nous étions à l'étroit, reconverti et pompeusement baptisé « Salle Télé ».
    Mais lorsqu'on a mis mon lit dans le Beau Salon, il n'y avait plus d'endroit où entreposer le mobilier -canapés à gros coussins et autres fauteuils à pompons de passementerie. Désormais, la pièce ressemblait à un magasin de meubles bon marché où des centaines de canapés s'entassent les uns contre les autres, de sorte qu' il fallait presque les escalader comme des rochers en bord de mer.

    « Bon, à nous. » Maman a sorti mon ordonnance, sur laquelle figuraient les heures exactes auxquelles je devais prendre mes médicaments - antibiotiques, anti-inflammatoires, antidépresseurs, somnifères, vitamines, antalgiques qui procuraient une très agréable sensation de flottement, et un membre de la famille Valium qu'elle avait remisé dans un coin secret.
    Boîtes et flacons s'empilaient sur une petite table basse en bois finement ciselé - plusieurs chiens en porcelaine d'une laideur infâme leur avaient cédé la place et se retrouvaient par terre à me lancer des regards lourds de reproche -, et maman s'est mise à les trier pour me donner les bonnes pilules.
    Mon lit avait été ingénieusement placé près de la fenêtre pour que je puisse regarder les gens qui passaient. Sauf que c'était impossible : se trouvait là un voilage aussi inamovible qu'un rideau de fer. Au sens non pas physique, comprenez-le bien, mais social : dans la banlieue dublinoise, écarter effrontément ses rideaux pour avoir une vue imprenable sur « les gens qui passent » est un faux pas équivalant presque à peindre sa porte d'entrée en écossais. De toute façon, il n'y avait pas de passants. Quoique... En fait, depuis quelque temps, à travers le voile, j'avais remarqué une vieille dame qui s'arrêtait presque chaque jour pour faire uriner son chien devant chez nous. Parfois, j'avais l'impression que le chien, un adorable terrier blanc tacheté de noir, n'en avait pas envie, mais que sa maîtresse avait l'air d'insister.
    « Voilà, ma petite demoiselle. » Maman ne m'avait jamais appelée « ma petite demoiselle » avant tous ces événements. « Allez, avale-moi ça. » Elle m'a glissé une poignée de gélules dans la bouche et m'a passé un verre d'eau. Elle était adorable, vraiment, même si je la soupçonnais de seulement jouer un rôle."


    Alors, tentés?