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Selene raconte...

  • C'est lundi que lisez-vous? #268

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog I believe in Pixie Dust.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #109

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.

    Cette semaine, je vous présente La vie est belle et drôle à la fois de Clarisse Sabard

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    19 décembre 2017

    Je hume à pleins poumons l’odeur de feu de bois qui prédomine dans l’air, puis souris.

    Ma grand-mère, enveloppée dans un élégant manteau de laine, dévale les escaliers comme si elle avait vingt ans de moins que son âge réel. Elle a teint ses cheveux comme Mylène Farmer et a appliqué de façon méticuleuse mascara et rouge à lèvres.

    — Ce que je suis heureuse de vous voir, les enfants !

    Violette, la fille de mon frère, s’avance timidement vers elle et se retrouve engloutie entre ses bras volumineux.

    — Eh bien, constate-t-elle en m’enlaçant à mon tour, je suis sûre que tu te nourris mal. Tu as maigri depuis la dernière fois.

    Je vais éviter de lui dire que j’ai trop souvent tendance à sauter le repas du midi à cause de mon travail très prenant, car elle serait capable de venir s’installer chez moi.

    — Et tu ressembles à un vieux phoque fatigué,
    termine-t-elle. Tu ne dors pas assez.

    À l’évidence, ma grand-mère était absente le jour de la distribution de la diplomatie, mais nous avons tous fini par nous y habituer. Ce n’est jamais méchant, c’est juste sa façon d’être.

    Mon frère, Tom, m’envoie un clin d’œil, auquel je réponds par une grimace. Mamie sort une clé de sa poche.

    — Votre mère m’a chargée de vous la remettre.

    — Elle n’est pas là ? s’étonne Tom.

    — Pour le moment, non. Vous feriez bien de vous mettre au chaud. J’ai déposé sur la table de la cuisine des tartelettes aux fruits secs et aux raisins.

    Notre goûter de Noël préféré lorsque nous étions petits ! J’en salive à l’avance ! Nous nous fixons rendez-
    vous pour dîner, chez elle. Ça a du bon, que les demeures soient voisines. Malgré le divorce de mes parents, ma mère et ma grand-mère sont restées en très bons termes, désireuses de maintenir les liens. Tant mieux, je ne me serais pas vue grandir ailleurs que dans cette jolie maison, sur laquelle le lierre grimpe le long de la façade en pierres, soulignant ainsi le bleu éclatant des volets.

    Mon frère introduit la clé dans la serrure. Le parfum de ma mère (Le Premier Parfum, de Lolita Lempicka) me chatouille aussitôt les narines. Elle l’aime tellement qu’elle en vaporise partout. Tom allume la lumière dans l’étroit vestibule.

    — Il fait un froid de canard, ici ! fait-il remarquer. Maman aurait quand même pu laisser un peu de chauffage.

    — Comme c’est trop abusé ! râle Violette en frottant ses mains l’une contre l’autre. Ça va être sympa si on attrape la grippe…

    Cette attitude ressemble peu à ma mère. Sachant que nous arrivions cet après-midi, c’est étonnant qu’elle n’ait pas laissé tourner les radiateurs… Tom se dirige vers la salle à manger et s’affaire à préparer un feu dans la cheminée. Ma nièce et moi laissons les bagages dans l’entrée et nous précipitons vers la cuisine, alléchées par la perspective des tartelettes qui nous y attendent.

    Tom ne tarde pas à nous rejoindre et propose de nous réchauffer avec un chocolat chaud. Évidemment, Violette et moi ne nous faisons pas prier ! Nous nous asseyons autour de la table en hêtre, l’assiette de tartelettes nous tendant les bras. Je me revois, petite, aider Mamie à mélanger sucre, miel et crème épaisse, puis à faire caraméliser le mélange. Cette succulente odeur embaumait alors toute la maison !

     

    Tom dépose devant nous les boissons chaudes et je me réchauffe les mains contre la tasse à tête de renne, lorgnant le motif d’un œil mauvais. On ne sait jamais, des fois que j’aurais oublié que Noël approche.

    Je croque avec gourmandise dans ma tartelette et m’exclame aussitôt, au bord de l’extase :

    — Mon Dieu, que c’est bon !

    Tom envoie un léger coup de coude à sa fille.

    — Tu vas voir que, dans cinq minutes, elle va à nouveau aimer Noël, chambre-t-il.

     

    Alors, tentés?

  • Book Haul avril-juin 2020

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    Avec le confinement, je n'ai plus acheté de livres. D'une part, les librairies étaient fermées et pour les commandes en ligne, la poste ne livrant jamais à mon domicile, j'aurais du aller à la poste, ce qui aurait été à la fois compliqué et pas très malin.
    Aujourd'hui encore, la livraison est compliquée (plus de 15 jours de délai chez colissimo, 1 bonne heure de queue à la poste) et pour les librairies, il faudrait prendre le bus et entre les gens les uns sur les autres dont la moitié ne porte pas de masque (pourtant obligatoire) et ma maladie chronique qui me rend plus vulnérable au virus... je ne vais pas prendre le risque.

    Du coup, je n'ai que quelques livres à présenter: livrés chez une copine (la poste fait son boulot chez elle et dépose les colis dans la boite aux lettres)

     

    En avril, je me suis contenté de numérique.
    J'ai ainsi reçu deux SP via la plateforme Simplement pro

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    J'ai également acheté le livre de Céline Holynski (je ne pouvais pas attendre)

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    En mai je n'ai rien acheté mais en juin, j'ai reçu 2 livres via la masse critique de Babelio

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    Puis j'ai fais mon achat à France loisirs, puisque, dès la fin du confinement, ils ont commencé à se montrer insistant puisque j'aurais du faire mon achat trimestriel avant la fin avril (c'est pas une pandémie qui va les arrêter!)

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    Enfin, puisque le courrier était censé être distribué normalement, j'ai commandé deux livres sur Rakuten (résultat? Deux fois 2h de queue à la poste alors que j'avais demandé un envoi normal qui aurait du être déposé dans la boîte aux lettres)

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    Et c'est tout! Bon j'ai déjà quelques livres qui sont arrivés chez ma copine mais je ne les aurais qu'en juillet, donc, ce sera pour le prochain book haul!

  • Bilan du mois de juin 2020

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    En juin, j'ai lu 13 livres dont 3 BD, 1 manga et 9 romans pour un total 3698 de pages

     

    En BD, j'ai emprunté et lu, par curiosité, le second tome de Brindille, qui ne m'a pas plus convaincue que le 1er.
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    J'ai ensuite découvert deux nouvelles BD
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    En manga, je continue tranquillement Bride stories (mais j'ai quelques idées de nouvelles lectures)
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    Côté roman, j'ai d'abord lu deux SP gagné sur la masse critique de Babelio
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    Et puis, j'ai pioché dans ma PAL 2020. J'ai beaucoup moins lu que prévu, entre la chaleur qui a tendance à m'endormir et moi qui ait du mal à me déconnecter du travail... J'espère, comme chaque mois ou presque, lire un peu plus le mois prochain.
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    Côté écran, j'ai vu 3 films

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    En série, j'ai terminé la dernière saison d'esprit criminel et avancé de 4 épisodes dans Poirot (Il m'en reste donc 15 à voir)

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    Et vu les 4 épisodes retraçant la vie et le règne de Marie-Thérèse d'Autriche

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    Côté achat hors livre, j'ai reçu les deux dernières degusta box qui me manquait. Ce sera aussi les dernières car j'ai résilié mon abonnement.
    En effet, non seulement le choix de recevoir des box sans alcool n'est plus possible, mais en plus, chaque mois, on retrouve toujours les mêmes produits, il y a de moins en moins de découverte et le contenu est de moins en moins bien emballé. A la fin de l'année, je verrais peut être pour prendre le calendrier de l'avent, mais rien n'est moins sur.

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    Comme avant le confinement, je venais de finir mon savon au lait de chèvre, dès que j'ai pu aller chez ma mère, je suis passée chez Marcel pour me renflouer. Du coup j'en ai aussi pris un au lait d'anesse

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    Enfin, j'ai pu tester la marque HelloBody grâce à un code promo de la comédienne Maud Bettina-Marie (sur Instagram) Comme la marque reste assez chère, 50% de réduction c'était vraiment ce qu'il me fallait pour essayer (après une fois qu'on sait que la marque nous convient, c'est plus pareil!)

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    Voilà, c'est tout pour ce mois-ci, on se retrouve le mois prochain pour le bilan de juillet

  • Les sorties du mois #55

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    Chaque mois voit son lot de sorties, que ce soit en livres ou en films. 
    Chaque 1er mercredi du mois, je vous donnerai les sorties, parmi celles qui ont retenues mon attention.
    Voyons ce qui nous attend d'intéressant ce mois-ci!

     
    Que ce soit les livres ou les films, je vous laisse aller sur booknode ou allociné pour découvrir résumés et/ou bandes annonces.

     

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    Et vous? Vous avez repéré des sorties intéressantes pour ce mois de juillet?

  • [Livre] Four dead queens

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    Lecture terminée le : 20 juin 2020

     

    Résumé : Keralie, la plus habile voleuse des quatre royaumes, vole un jour ce qu’elle n’aurait jamais dû voler. En touchant l’objet dérobé, elle voit ce qu’elle n’aurait pas dû voir : les quatre reines de Quadara ont été assassinées. Mais la jeune fille compte bien tirer profit des informations qu’elle possède en les échangeant contre une récompense au Palais…

    À condition d’y parvenir. De tromper Varin, le ténébreux (et séduisant) jeune Éonien auquel appartient l’objet volé. De semer Mackiel, le malfrat qui lui a tout appris avant de se retourner contre elle. Et surtout, d’arrêter le meurtrier.

    Une course contre la mort commence pour Keralie.


    Auteur : Astrid Scholte

     

    Edition : Casterman

     

    Genre : Fantasy

     

    Date de parution : 03 Juin 2020

     

    Prix moyen : 19€

     

    Mon avis : Quadara est un royaume séparé en quatre quadrants, chacun dirigé par une reine. Des règles très strictes, les « lois des reines », encadrent la manière dont est dirigé Quadara et ce pour éviter que le royaume de replonge dans la guerre civile.
    Certaines de ces lois des reines m’ont parue injustes, inutiles et même cruelles. Sentiments que semblent partager certaines des reines, d’ailleurs.
    Loin, très loin du palais, on fait la connaissance de Keralie, une jeune voleuse issue d’une famille de pêcheurs assez pauvre.
    Contrairement à beaucoup d’héroïne de livres, Keralie est voleuse par choix, parce qu’elle refusait de vivre la même vie que ses parents.
    Mais le vol de la cargaison d’un messager, Varin, vol qui semblait anodin, va la projeter au cœur d’une véritable intrigue policière.
    La quatrième de couverture ne nous prépare absolument pas au sac de nœuds dans lequel vont être expédiés les personnages.
    La construction de ce roman n’est pas vraiment linéaire. La temporalité est un peu floue et le roman est à multiples voix dont chacune semble avoir son propre rythme.
    Pour autant, il n’y a pas de difficulté pour suivre l’histoire (bon, je ne dis pas qu’on ne se pose pas quelques questions de temps en temps…)
    Mais surtout, rien, absolument rien, ne pouvait me préparer au retournement de situation qu’offre ce livre.
    Je m’attendais bien à un retournement de situation mais j’étais partie dans une toute autre direction (mais ça aurait pu ! Ce n’était pas complétement tiré par les cheveux !).
    Mais bon, clairement, je me suis faite totalement balader et je n’aurais pas pu être plus à côté de la plaque que ça.
    La lecture va très vite et le rythme ne retombe jamais. Même dans les moments moins intenses, on apprend tout un tas d’informations utiles (et pour moi, les infos, c’est du rythme).
    Je me suis méfiée de beaucoup de monde (de vraiment beaucoup de monde) et, comme pour le retournement de situation, j’étais complètement et totalement à côté de la plaque.
    J’ai vraiment adoré ce roman. C’est un vrai coup de cœur. Il n’y a rien qui m’ait déplu ou qui m’ait déçue dans ce livre. Dès que j’ai commencé, je n’ai plus pu le lâcher et arrivée vers la fin, j’ai carrément fait une quasi-nuit blanche pour le terminer.
    Et en plus, pour ne rien gâcher, il s’agit d’un one shot. C’est un détail que j’ai beaucoup apprécié car d’une part, je n’ai pas toujours envie de m’embarquer pour plusieurs tomes, et d’autre part, j’ai parfois l’impression que les auteurs ne sont plus capables de construire une histoire complète en plus ou moins 700 pages.
    J’ai donc été ravie que ce soit le cas ici !

     

    Un extrait : Inconfortablement installée sur son trône, Iris changea de position pour réarranger ses épais jupons. Coulant à flots à travers le plafond bombé, le soleil de midi illuminait le cadran doré placé juste en contrebas. Il était orné des armoiries de la nation de Quadara, avec des arêtes épaisses pour matérialiser les murs qui divisaient le pays. Au centre, un globe d’ambre réfléchissait la lumière, éclairant ainsi les inscriptions gravées dans le marbre de la salle des trônes. Elles rappelaient à chacune des reines, ainsi qu’à celles et ceux qui assistaient à une audience royale, les relations autorisées entre les quadrants, ainsi que les règles strictes auxquelles les reines devaient se conformer : les Lois des Reines. Alors que le territoire de Quadara demeurait divisé, les reines, elles, régnaient au sein de la même cour, leurs quatre trônes formant un cercle autour du cadran. Ensemble, mais séparées. Chacune d’entre elles faisait face à la section correspondant à son territoire. Le visiteur suivant d’Iris quitta le paravent qui isolait les reines du public. La souveraine jeta un coup d’œil à Marguerite, l’une de ses sœurs de règne, qui était assise à côté d’elle. Celle-ci haussa un sourcil, amusée, quand l’homme fit la révérence en s’inclinant si bas qu’il effleura presque le marbre poli à ses pieds. Il se tenait sur les armoiries d’Archia : une île à dominante agricole bordée de feuillages et de fleurs, avec un cerf au sommet d’une montagne, le tout cerclé par d’énergiques tourbillons dorés. Aujourd’hui âgée de trente ans, Iris n’avait pas revu Archia depuis douze ans. Mais aussi longtemps qu’elle vivrait, jamais elle n’oublierait l’air vif, les forêts profondes et les collines ondoyantes de sa terre natale. Même quand il se redressa, l’homme n’osa pas croiser le regard de la reine. Cela était dommage pour lui, parce qu’elle avait de très jolis yeux. — Ma Reine, commença-t-il d’une voix tremblante. Parfait, pensa Iris. Elle mettait un point d’honneur à ce qu’on la craigne – une quête chronophage, mais qui en valait la peine. Elle savait que son quadrant, Archia, pouvait être considéré comme le moins redoutable des quatre. Ses habitants, méfiants envers ce qui relevait des avancées technologiques, restaient en général dans leur coin, traversant rarement le détroit qui les séparait du continent. Les Archiens se concentraient sur le travail physique et sur un seul objectif : mener une existence qui, bien que modeste, pouvait être considérée comme une bonne vie.

     

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  • C'est lundi que lisez-vous? #267

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog I believe in Pixie Dust.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #108

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.

    Cette semaine, je vous présente Blood Orange de Harriet Tyce

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    D'abord, tu allumes une cigarette. La fumée s'enroule et se déroule en volutes qui s'élèvent vers le plafond. Dès la première taffe, elle te prend la gorge, avant de s'infiltrer dans tes poumons et de doucement pénétrer dans ton sang. Les choses sérieuses peuvent commencer.

    Agenouillé sur le canapé, tu noues la corde à la bibliothèque située derrière toi. Le filet de fumée remonte, t'effleure le visage, te pique les yeux.

    Tu poses ta clope dans le cendrier.

    Ensuite, tu entoures la corde d'un foulard en soie, pour atténuer la rugosité, et tu tires dessus, une fois, deux fois, pour vérifier que ça tienne bien. Tu as déjà effectué ce rituel auparavant. Tu as tout vérifié. Tu as tout mesuré, calibré à la perfection. Pas question d'aller trop loin. Une petite mort, rien de plus.

    Et la touche finale, l'orange que tu as disposée sur une assiette. Tu prends le couteau bien aiguisé, avec un manche en bois et une lame d'acier moucheté, et tu l'enfonces dans le fruit. Un demi, un quart, un huitième. La pelure de l'orange, la peau blanche, la chair saignante, rouge ; une vraie palette de coucher de soleil.

    Ce sont là tous les ingrédients dont tu as besoin. Le picotement de la fumée dans l'air. L'enveloppe de soie autour de la corde râpeuse. Les silhouettes qui dansent devant tes yeux. Le bourdonnement du sang dans tes oreilles quand tu te rapproches de ce que tu désires, de plus en plus près, l'agrume sucré sur ta langue qui te ramène en arrière, avant le point de non-retour.

    Tu sais que tu es en sécurité ici, que personne ne viendra te déranger. Rien que toi et le sommet éclatant que tu es sur le point d'atteindre.

    Plus que quelques battements de cœur.

     

    Alors, tentés?

  • C'est lundi que lisez-vous? #266

    c'est lundi que lisez vous.png

    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog I believe in Pixie Dust.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    Et vous, que lisez-vous?

     

  • Premières lignes #107

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.

    Cette semaine, je vous présente Un bûcher sous la neige de Susan Fletcher

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    Édimbourg 18 février 1692

    Jane,

    Je ne me souviens d’aucun hiver qui fût aussi cruel ou me mît à si rude épreuve. Tempêtes de neige et gel sévissent depuis des semaines. Un féroce vent du nord s’infiltre dans ma chambre et tourmente la bougie à la lumière de laquelle j’écris. Par deux fois, elle s’est éteinte. Ce qui va m’obliger à être concis.

    J’ai reçu des nouvelles aussi détestables que le temps.

    Édimbourg grelotte et tousse, mais chuchote aussi. Au long de ses venelles comme sur ses marchés, on parle tout bas de traîtrise et d’une tuerie advenues dans la rude contrée des Highlands. La mort y est souvent violente, mais j’entends dire que les morts en question présentent une particularité méprisable. C’est un véritable massacre, semble-t-il, qu’a subi un clan. Ses hôtes ont trahi sa confiance et tué les gens dans leur lit.

    À soi seul, un tel forfait serait abominable. Mais ce n’est pas tout.

    Jane, on murmure qu’il a été commis par des soldats.

    Mieux que quiconque, tu connais ma façon de penser. Tu connais mes sentiments, et si la chose est vraie – si ce sont des soldats qui ont versé ce sang –, alors ce doit être sur l’ordre du roi (ou l’Orange, l’appellerai-je, le prétendu roi, car il n’est pas le mien).

    Il faut que je me rende dans cette vallée. Elle est sauvage et reculée, dit-on, et la neige en rendra sans doute l’accès difficile, mais c’est mon devoir. Il me faut découvrir ce que je pourrai et le communiquer, mon amour, car si Guillaume est l’instigateur de ce crime cela peut amener sa perte, et notre succès. Tout ce que je souhaite, tu le sais, c’est rétablir le vrai roi sur son trône.

    Prie pour mon entreprise. Demande au Seigneur d’en favoriser l’issue. Prie pour la sauvegarde de tous nos frères en cette cause, car sa défense nous fait courir de grands risques. Et pourrais-tu aussi prier pour un temps plus clément ? Cette neige me donne la toux.

    La bougie coule. Je suis contraint de terminer cette lettre, faute de quoi j’écrirai bientôt à la seule lumière du feu qui ne suffit pas pour mes yeux.

    Avec l’amour de Dieu et le mien,

    Charles

    I

    « La lune en est la souveraine. » du Troène

    Herbier complet Culpeper 1653

    Quand ils viendront me chercher, je penserai à l’extrémité de la corniche du nord, car c’est là que j’ai été le plus heureuse, avec le ciel et le vent, et les collines toutes sombres de mousse ou de l’ombre d’un nuage les survolant. Je reverrai ce moment où un coin de montagne s’éclaire soudain, comme si ce rocher avait été choisi entre tous les autres par le soleil, marqué par ses rayons. Il va briller, puis s’assombrir à nouveau. Je serai là cheveux au vent puis rentrerai chez moi. J’aurai en moi ce rocher éclairé par le soleil. Je le garderai en sécurité.

    Ou bien je penserai à ma course dans la neige. Il n’y avait pas de lune mais je voyais l’étoile du matin, on dit que c’est l’étoile du diable mais c’est aussi celle de l’amour. Elle luisait cette nuit-là, elle luisait très fort. Et moi je courais au-dessous en me répétant que tout aille bien que tout aille bien. Puis j’ai vu les terres en bas qui étaient tellement paisibles, tellement blanches et immobiles et endormies que j’ai pensé que l’étoile avait peut-être entendu, alors tout allait bien, la mort n’approchait pas. C’était une nuit de beauté, à ce moment. La plus grande beauté que j’avais vue de toute ma vie. Ma courte vie.

    Ou encore je penserai à toi.

    Dans mes derniers instants silencieux, je penserai à lui près de moi. Comment, très doucement, il a dit : toi…

    Certains l’appellent un sombre endroit, comme s’il n’y avait rien de bon à trouver dans ces collines. Mais du bon,

    moi je sais qu’elles en étaient pleines. Je grimpais sur les hauteurs enneigées. Je m’accroupissais au bord du loch et je me penchais pour y boire, si bien que mes cheveux flottaient dans l’eau, et je levais la tête pour voir la brume tomber. Par une claire nuit de gel, alors qu’on racontait que tous les loups avaient disparu, j’en ai entendu un qui hurlait du côté de Bidean nam Bian. C’était un cri tellement long et triste que j’ai fermé les yeux en l’entendant. Il pleurait sa propre fin, je crois, ou la nôtre, comme s’il savait. Les nuits là-bas ne ressemblaient à aucune autre. Les collines étaient très noires, des formes découpées dans du drap, le drap du ciel bleu foncé, étoilé. Je connaissais les étoiles, mais pas ces étoiles-là.

    Voilà de quoi elles étaient faites, les nuits. Et les jours, c’étaient des nuages et des rochers. Les jours, c’étaient des sentiers dans l’herbe, et cueillir mes plantes dans des coins détrempés qui me tachaient les mains et laissaient sur moi leur odeur de tourbe. J’étais mouillée, je sentais la tourbe. Des biches suivaient leurs chemins. Je les suivais moi aussi, ou me blottissais dans leurs tanières et le reste de leur chaleur. Je voyais ce que leurs yeux noirs avaient vu avant mes yeux à moi. Les jours là-haut, voilà de quoi ils étaient faits : des petites choses. Par exemple, observer la rivière qui se sépare en deux autour d’un rocher et après se réunit.

    Ce n’était pas sombre. Non.

    L’obscurité, il fallait que je la trouve. Il fallait basculer des rochers ou la chercher dans des grottes. Les nuits d’été pouvaient être tellement claires, tellement remplies de lumière que je me recroquevillais comme une souris, me couvrais les yeux avec la main pour avoir un peu d’obscurité où dormir. C’est comme ça que je dors, même maintenant, recroquevillée.

    Je penserai à ces choses-là. Quand ma vie va finir. Je ne penserai pas aux tirs de mousquets ni à l’odeur qu’on respirait près d’Achnacon. Ni aux corps ensanglantés.

    Je penserai à l’extrémité de la corniche du nord. Au vent qui faisait voler mes cheveux autour de moi. À la vallée que je voyais s’éclairer et s’assombrir sous les nuages, ou au moment où il m’a dit tu m’as changé, debout près de moi. J’ai pensé c’est le bon endroit, en me tenant là. J’ai pensé c’est mon endroit : le mien, car j’étais faite pour lui.

    Il m’attendait, et j’avais fini par le trouver.

     

    Alors, tentés?