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Selene raconte...

  • [Livre] Le jour où mon pénis est tombé

     

    Je remercie David Duranteau pour cette lecture

     

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    Résumé : Je m’appelle Fabrice Carmen, j’ai 43 ans, je suis le présentateur vedette de la matinale d’une grande radio française. J’ai du fric, je suis connu, les meufs m’adorent, je suis le mec que tout le monde rêve d’être… Sauf que récemment les petits désagréments s’accumulent… Mon pénis, par exemple… Il est tombé, un matin, sous la douche… Ça fait un choc de le voir à côté de la savonnette… Et cette nouvelle animatrice à la radio qui ne porte jamais de culotte, c’est la fille d’un cinéaste connu, je crois qu’elle essaie de me piquer ma place… Et comme une apothéose, à l’instant où je vous parle, une femme est allongée sur mon canapé hors de prix, une coupe de champagne plantée dans la gorge… Je m’allumerais bien une clope, moi…

     

    Auteur : David Duranteau

     

    Edition : Librinova

     

    Genre : Polar humoristique

     

    Date de parution : 28 Juin 2017

     

    Prix moyen : 5€

     

    Mon avis : J’ai bien aimé le ton et l’écriture de ce roman, même si dans la première partie, je n’adhère pas forcément à l’humour autour de la perte du pénis de Fabrice Carmen, a aucun moment je ne me suis dit : « pourquoi je lis ça déjà ? ».
    Le texte est bien tourné, même si j’ai eu quelques frissons devant quelques fautes d’orthographe que, soyons charitables, on va qualifier de coquille. C’est le « souci » avec les autoéditions (et avec de plus en plus de petites maisons d’éditions, d’ailleurs), il n’y a pas de correcteur. A charge à l’auteur de se relire tout seul (et si le métier de correcteur existe, c’est bien qu’il est utile, non ? Sinon les grands auteurs de bestsellers se reliraient eux-mêmes, eux aussi !).
    Quelques fautes, donc, qui sautent aux yeux, certes, mais qui n’enlèvent rien à la qualité du récit. Où pour prendre les choses à l’envers : le récit est suffisamment intéressant et prenant pour que les fautes ne soient pas un obstacle à la lecture (y’en a pas toutes les deux lignes non plus, ne me faite pas dire ce que je n’ai pas dit, hein !).
    Le texte est écrit à la première personne. Petit hic : il y a plusieurs narrateurs. Et le point de vue change plusieurs fois au cours d’un chapitre. Des fois, c’est un peu difficile de savoir qui est en train de parler. J’aurais apprécié une petite info, peut-être le prénom de la personne qui s’exprime, histoire de savoir où j’en suis, surtout qu’il n’y a pas vraiment de changement de ton entre les différents personnages (Oui, ils sont tous déjantés, chacun à leur manière… certains sont plus atteints que d’autres) ce qui est dommage car ils ont tous des personnalités différentes. Peut-être le fait que l’auteur ait écrit du théâtre a joué ici puisque dans le théâtre beaucoup de choses passent dans l’interprétation du rôle.
    Bien que le livre soit intéressant depuis le début, dès qu’on arrive au point où ce « pauvre » Fabrice se retrouve avec une nénette qui a une coupe de champagne plantée dans le cou, je n’ai carrément plus pu poser le livre. Le flic est tout simplement génial et l’enquête, si elle paraît absurde, avance quand même de manière assez logique.
    J’avais découvert le ou la coupable assez tôt, mais David Duranteau m’a quand même fichu le doute et il a fallu que je vois la réponse noir sur blanc pour arrêter de me dire : « c’est… non en fait, je crois que non…mais en fait si…mais peut-être que non… ».
    Au final, je trouve qu’on a ici un excellent livre qui nécessite quelques petits ajustements. Une bonne relecture, quelques corrections, une combine pour qu’on sache rapidement qui est en train de parler et il sera nickel (et les maisons d’éditions se taperont la tête contre les murs en se demandant qui est le crétin de stagiaire qui a laisser passer ce manuscrit ! Bien fait !)

     

    Un extrait : On m’opère tout de suite, sinon ma bite va pourrir... Quand on y pense : La bite de Fabrice Carmen qui pourrit ! ... Mais dans quel monde vit-on ? ! ... J’espère que ça va marcher... Parce qu’on rigole, mais si la greffe ne prend pas ! ... Personne n’y pense, mais la vie va être pénible...

    Je réalise tout à coup ! ... Qu’est-ce qu’un homme, sans pénis ? ... Déjà on perd un fidèle compagnon de route... Notre pénis ne nous accompagne pas uniquement dans les escapades sexuelles, on peut très bien se tripoter le zizi dans son bain en pensant aux taux d’intérêts plutôt bas en ce moment... Est-ce le moment d’investir dans l’immobilier ? ... Floc, floc, floc... Je tapote mon zizi sur la surface de l’eau... Après, les prix baissent, faut peut-être attendre un peu ? ... Floc, floc, floc...

    J’ai entendu dire qu’un être humain de sexe masculin pense au sexe toutes les 52 secondes ! ... C’est très exagéré... Toutes les deux minutes me paraît plus vraisemblable... Si je n’ai plus de sexe, vous me direz, je peux toujours y penser, beaucoup d’êtres humains sur terre s’en contentent... Mais penser à quelque chose n’est excitant que si la probabilité qu’elle se réalise, existe... Donc, je vais penser de moins en moins au sexe... Je vais avoir du temps... Qu’est-ce que je vais faire de tout ce temps ? ... Va quand même falloir que je me trouve un paquet de trucs à faire... Je vais devoir également changer de comportement face au sexe féminin... Ne plus minauder sans cesse, ne plus provoquer, ne plus inquiéter, ne plus fasciner... Ne plus séduire, en somme... Qu’est-ce que je vais faire de ma vie si je ne dois plus séduire ?

    En plus, je connais les nanas... Je vais les ignorer, bien obligé, vu mon éventuel handicap physiologique... Mais ça ne va pas se passer comme ça... Tu crois que les filles, les femmes, les cougars, les vieilles, vont accepter si facilement qu’un homme les ignore ? ... C’est tout l’inverse ! ... Ça va les intriguer... Elles vont me suivre dans la rue et je tenterai de leur échapper... Alors leur instinct animal va ressurgir, elles me pourchasseront, me piègeront, elles arracheront mes vêtements avec leurs ongles, leurs dents... Je serai un homme traqué !

  • C'est lundi que lisez-vous? #134

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     



     

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    Si les livres que j’ai lus cette semaine vous intéressent, vous pouvez les achetez sur bookwitty en cliquant sur leur image. Je touche une petite commission sur les achats mais cela ne change rien au prix pour vous. Si une image n’ouvre pas une page bookwitty, c’est que le livre n’y est pas encore disponible.

     

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  • Le tiercé du samedi #133

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    Rappel du principe: Chaque semaine, le samedi comme son nom l’indique, il conviendra de choisir les trois livres, le trio gagnant, correspondant au thème proposé.

    A la fin de chacun de ces Rendez-vous, j’indiquerai le thème de la semaine suivante.

    Ce Rendez-Vous Livresque a été inspiré de « The Saturday Awards Book » créé par l’Echos de mots, et qui n'existe plus aujourd'hui.

    Comme annoncé la semaine dernière, le thème d'aujourd'hui est:

    Les trois livres de dystopie dans lesquels vous auriez le plus aimé vivre si vous n’aviez pas été au courant des dessous du système

     

    Si les livres que je vous présente vous intéressent, vous pouvez les achetez sur bookwitty en cliquant sur leur image. Je touche une petite commission sur les achats mais cela ne change rien au prix pour vous.

    Alors pour ma part, le trio gagnant est:

     

     

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    Le joyau

     

     

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    Alors ok, c'est pas génial comme vie pour une grande partie de la population, mais pour les mères porteuses, se dire qu'une fois qu'on aura donné un enfant à la famille qui nous a choisi, on vivra dans une maison sans manquer de rien, y'a de quoi être intéressée.
    Bon évidemment quand on connait la vérité, on a de suite moins envie de vivre dans ce monde!

     

     

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    Phobos

     

     

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    Conquérir une nouvelle planète, ça peut donner envie. Etre les premiers pionniers, savoir qu'on sera les anciens, les sages de la colonie qui va prospérer...

    Jusqu'à ce qu'on sache la vérité sur le complexe de Phobos, là, on déchante!

     

     

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    Uglies

     

     

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    Un monde ou on est parfait et où notre seul objectif dans la vie est de s'amuser. Forcément, ça donne envie. Mais quand on y réfléchit à deux fois, où est le libre arbitre, le droit à la différence? Et surtout, dans quel intérêt les autorités tiennent-ils tant à ce que la population ne se préoccupe que de leur perfection physique?



    Pour la semaine prochaine, le thème sera: Les trois auteurs que l’on retrouve le plus dans votre bibliothèque

    Et n'hésitez pas à laisser en commentaire le lien vers votre propre tiercé du samedi!

  • [Film] Au cœur de l'océan

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    Titre original : In the Heart of the Sea

     

    Réalisé par : Ron Howard

     

    Date de sortie : 09 décembre 2015

     

    Genre : Aventure

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 2h02

     

    Casting : Chris Hemsworth, Benjamin Walker, Cillian Murphy, Tom Holland, Brendan Gleeson, Ben Whishaw…

     

    Résumé : Hiver 1820. Le baleinier Essex quitte la Nouvelle-Angleterre et met le cap sur le Pacifique. Il est alors attaqué par une baleine gigantesque qui provoque le naufrage de l'embarcation. À bord, le capitaine George Pollard, inexpérimenté, et son second plus aguerri, Owen Chase, tentent de maîtriser la situation. Mais face aux éléments déchaînés et à la faim, les hommes se laissent gagner par la panique et le désespoir…

     

    Mon avis : Le film nous raconte l’histoire vraie de l’Essex qui a inspirée Herman Melville pour l’écriture de Moby Dick. D’ailleurs, cette histoire est racontée à un Herman Melville à la recherche d’une bonne histoire par un vieil homme désargenté qui était lui-même, à l’âge de 14 ans, moussaillon sur l’Essex, et qui n’a jamais pu oublier l’expérience dramatique qu’il a alors vécut, plus de 40 ans plus tôt.
    L’Essex, c’était un baleinier du XIXème siècle (autant dire qu’on a connu construction plus solide) qui, au cours d’une chasse (les chasses duraient 2 ou 3 ans, puisque les bateaux ne revenaient qu’une fois pleins), a été confronté à l’agressivité exceptionnelle d’un énorme cachalot.
    Pendant la première heure se film (soit la moitié), on assiste à la vie sur un baleinier et aux scènes de chasse qui montrent tout le danger couru par les hommes (allez attaquer une baleine ou un cachalot, dans une petite barque en bois, armé d’un harpon).

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    Personnellement, même si j’ai eu un pincement au cœur très XXIème siècle devant la mise à mort du cachalot dont on voit la chasse, j’ai parfaitement conscience que la chasse à la baleine à l’époque n’avait rien à voir avec celles qu’on peut voir aujourd’hui. Déjà, les chasseurs le faisaient à la main, sans machine pour lancer le harpon ou pour fatiguer l’animal, (ils risquaient leur vie chaque fois qu’ils attaquaient), ensuite, les besoins étaient réels : il n’y avait ni essence ni pétrole et l’huile de baleine était indispensable pour s’éclairer. Le reste de l’animal, surtout les os et les fanons, étaient également utiles pour l’ameublement et d’autres objets du quotidien. On était donc loin des massacres gratuits auxquels on peut assister de nos jours.
    On peut constater, dans cette première heure de film, que si l’huile de baleine est précieuse, les hommes chargés de la ramener n’avaient aucune valeur aux yeux des armateurs.

    Le problème de la classe sociale est également mis en avant avec la nomination comme capitaine d’un jeune homme arrogant et inexpérimenté qui ne doit sa place qu’au nom prestigieux qu’il porte.

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    Son second, expérimenté mais d’une classe sociale inférieure aurait sans aucun doute été bien plus compétent, mais les conventions sociales défiaient toute logique.

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    Au bout d’une heure de film, arrive la scène tant attendu par les afficionados d’émotions fortes : l’attaque du cachalot. Clairement, il ne fait pas dans la dentelle (et qu’est-ce qu’il est rancunier !) mais n’allez pas croire que vous allez passer une seconde heure à sursauter avec des attaques toutes les deux minutes… on n’est pas dans les dents de la mer !

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    Parce que l’histoire de l’Essex, ce n’est pas Moby Dick, qui est une fiction. Certes, on a un cachalot qui nous fond un fusible, mais l’histoire de l’Essex c’est avant tout le combat pour survivre qu’ont mené les naufragés.
    Je ne vous dirais pas combien de temps a duré leur calvaire ni ce qu’ils ont dû affronter, physiquement comme moralement (regardez le film !) mais j’ai beaucoup aimé la mise en scène.
    En particulier les filtres qui, s’ils peuvent choquer sur le moment, nous font ressentir la réverbération du soleil sur l’eau, qui devient de plus en plus vive au fur et à mesure de la fatigue et de la brûlure que cette réverbération provoque sur les yeux.
    Les acteurs ont suivi un régime très pauvre en calories pour rentrer dans la peau de naufragés qui n’ont plus rien à manger.
    J’ai trouvé Chris Hemsworth et Benjamin Walker très convaincant dans leurs rôle et j’ai apprécié de retrouver Brendan Gleeson (Maugrey Fol’œil dans Harry potter) et Michelle Fairley (Catelyn Stark dans Game of Thrones) même s’ils n’ont qu’un petit rôle.



  • [Livre] Le palanquin des larmes

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    Si vous désirez acheter ce livre, vous pouvez cliquer ICI ou sur l'image. Vous serez alors redirigés sur bookwitty. Si vous achetez le livre par ce lien, je touche une petite commission. Cela ne change rien au prix!

     

    Résumé : Le Palanquin des larmes, paru en 1975, est un récit biographique écrit par Georges Walter de la vie de Chow Ching Lie, pianiste, écrivain et femme d'affaires née à Shanghai en 1936.

    Le palanquin des larmes est le récit de la vie de Chow Ching Lie, qui fut fiancée de force à l'âge de treize ans, et eut son premier enfant à quatorze ans. Le récit, recueilli par Georges Walter, traite de la condition des femmes dans la chine de la guerre sino-japonaise, la guerre civile, et l'époque Maoïste.

    Il aborde aussi la vie traditionnelle des chinois de classe paysanne et les problèmes qu'engendre la révolution dans la famille de Chow Ching Lie.

     

    Auteur : Chow Ching Lie

     

    Edition : j’ai lu

     

    Genre : Témoignage

     

    Date de parution : 10 janvier 2011

     

    Prix moyen : 8€

     

    Mon avis : Chow Ching Lie nous livre, à travers la plume de Georges Walter, l’histoire d’un esclavage perpétuellement renouvelé. La belle-fille, épouse du fils ainé, est la domestique de ses beaux-parents, l’esclave de sa belle-mère ; le fils, même adulte, même marié, doit se plier sans mot dire aux desideratas de ses propres parents, quitte à sacrifier le bonheur de ses enfants dans la foulée.
    Il faudra attendre l’arrivée de Mao au pouvoir pour que les mariages forcés, tout comme le meurtre des nouveau-nés filles, soient interdits. A cinq mois près, Ching Lie aurait échappé à un mariage qui la révulsait.
    Même si son histoire est difficile, j’ai trouvé Ching Lie trop effacée, trop soumise. Sa jeune sœur cède moins facilement devant les pressions et même quand elle est obligée de se plier aux règles, elle n’hésite pas à faire savoir qu’elle désapprouve.
    La mère de Ching Lie est une idiote sans cervelle. D’un côté, elle veut à toute force marier sa fille de force, ne prenant en compte que la fortune de la belle-famille sans s’intéresser une seconde à la personnalité du fiancé, mais de l’autre, elle refuse de lui apprendre à coudre ou à cuisiner, car c’est pour elle les signes de l’esclavage. En mariant sa fille à une famille traditionnelle refusant le moindre progrès social, elle aurait pu se douter qu’il serait indispensable à sa fille de savoir préparer un repas ou coudre un vêtement.
    Tout au long du mariage de sa fille, elle ne pense qu’à l’argent, allant jusqu’à compter le nombre de bouchée qu’elle mange pour se les faire rembourser par la belle-famille.
    Ching Lie finira par s’habituer à un époux faible qui ne sait fonctionner que par le chantage au suicide et semble ne pas comprendre que sa femme puisse ne pas l’aimer.
    En dehors de son drame personnel, Ching Lie nous parle un peu des évolutions de la chine à cette époque et surtout de l’arrivée de Mao et de la rééducation par le travail de la Terre. On voit bien qu’on a affaire à une dictature quand les gens n’ont pas le droit de quitter le pays sans autorisation tant le nouveau gouvernement a peur de les voir vivre comme ils l’entendent loin de la Chine.
    Personnellement ce livre ne m’a pas donner envie de pleurer sur le sort de Ching Lie, mais en revanche il m’a bien décidée à ne jamais mettre les pieds dans un pays aussi hypocrite que la Chine.

     

    Un extrait : Je suis née dans la Chine de la misère et des larmes. Petite fille, j’ai souffert et pleuré de bonne heure. J’étais jolie : ce n’est pas un mérite, ce fut une malédiction. Laide et difforme, je n’aurais sans doute pas été mariée de force à l’âge de treize ans. Mais mon malheur ne vint pas de ma seule beauté : il était à l’image d’un vaste pays, où il ne faisait pas bon vivre, où il n’était surtout pas bon de naître si l’on avait l’infortune d’être une fille. J’aurais pu venir au monde dans une famille pauvre où l’on m’aurait à ma naissance enveloppée dans des chiffons et jetée avec les ordures. Qu’est-ce qui est plus cruel, étouffer un enfant à sa naissance ou plus tard, ne pouvant la nourrir, la vendre pour qu’elle devînt pensionnaire à Shanghaï d’une des maisons closes de la Quatrième Rue ? Ce dont je parle ici ne date pas du Moyen Âge, c’était le sort de la Chinoise au milieu du XXe siècle et très exactement jusqu’à Mao Tsé-toung qui, en 1950, édicta la première loi interdisant, entre autres, le meurtre des nouveau-nés, ainsi que les mariages forcés et l’abus de pouvoir de la belle-mère, tous ces fléaux qui furent aussi douloureux que les inondations et les famines.

    La famille où je suis née en 1936 ne m’aurait certes pas vendue, j’ai été pendant toute mon enfance à Shanghaï entourée d’affection et même couvée par un père plein d’amour, mais dans une aisance où le souvenir de la misère ne parvint jamais à s’estomper. C’est pourquoi, à cause de la cupidité d’une partie de ma famille, j’ai été vendue, moi aussi, sous des apparences certes plus honorables, celles du mariage, et même avec un déploiement de faste comme on en vit peu dans mon pays. Comédie de grande alliance familiale qui augmenta, par sa dérision, ma tragédie personnelle : j’étais une écolière connaissant la légende de Liang et Tso qui meurent pour leur amour comme Roméo et Juliette et je me voyais condamnée à vivre sans amour. D’autres, par millions, ont connu la faim du corps alors que je n’ai manqué de rien, mais les malheurs de la Chine sont les enfants d’une même famille. Aucun d’eux n’y échappe au sort commun.

    En entreprenant le récit de ma vie je ne crois nullement qu’elle soit exemplaire : que pèsent mes malheurs dans la tourmente qui a déchiré un continent pendant les cinquante ans qui ont précédé ma naissance et les treize ans qui l’ont suivie, puisque c’est l’année de mes treize ans que la Chine a été libérée dans tous les sens du terme ? Dans le cocon de la petite bourgeoisie de Shanghaï où vivaient soixante mille étrangers, on pouvait entendre les rumeurs des marins en goguette de toutes les flottes du monde. Mais on était sourd à la bataille gigantesque que les armées rouges vêtues de chiffons livraient depuis tant d’années aux armées bien équipées du maître de la Chine, le généralissime Tchang Kaï-chek. Personne, dans ma famille – à l’exception de mon frère aîné – n’était conscient que l’Histoire allait basculer d’un seul coup.

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  • TAG Mes habitudes de lectrices

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    Pour ce TAG sur les habitudes de lectrices (ou lecteurs, je suis pas contrariante) j'ai réuni trois TAGs trouvés sur la chaîne de Margaud liseuse: le TAG des problèmes de lecteurs, le TAG "je préfère" et le TAG des 7 péchés capitaux.

     

    TAG | Problèmes de lecteur

    1 : Tu as 20.000 livres dans ta PAL. Comment décides-tu de ta prochaine lecture ?

    Je fais une PAL prioritaire d’une 30aine de livres et je choisi là-dedans en oubliant qu’il existe une autre PAL. Quand j’ai fini mes 30 livres j’en fais une autre. Dans cette PAL je lis en premier les livres que j’ai attendu avec impatience puis les suites de sagas.
    Si j’ai un challenge particulier en cours, je fais des petits papiers avec le titre des livres qui entrent dans le challenge et je tire mes lectures dans ma Book Jar. Je fais ça depuis fin mars et j’ai eu de bonnes surprises sur des livres que je n’aurais jamais sortis de ma PAL de moi-même !

    2 : Tu as lu la moitié d'un livre et tu ne l'aime pas. Tu abandonnes ou tu continues ?

    Ça dépend. Si je suis mitigée, je continue. Si c’est un service presse, je continue. Si le livre est court, je continue. Mais si le livre fais 500 pages, que c’est un livre sans obligation et que c’est vraiment insupportable, j’arrête (Mais c’est très rare)

    3 : La fin de l'année approche et ton challenge Goodreads n'est pas fini. Est-ce que tu essaies de te reprendre et comment ?

    Ah ben ça dépend de combien je suis en train de le rater. S’il me manque 10 livres, je vais en sélectionner des pas très longs et lire un peu plus tard le soir et un peu plus le weekend. Si j’ai 50 livres de retard, je me dis que je ferais mieux l’année prochaine.
    Mais je ne regarde pas que le nombre de livres, je regarde aussi le nombre de pages lues. Parce que lire 10 livres de 600 pages, c’est pas pareil qu’en lire 10 de 180 !

    4 : Les couvertures d'une saga/série que tu aimes ne se ressemblent pas... Comment tu gères ça ?

    Comme dit Rhett Butler dans le film « Franchement, ma chère, c'est le cadet de mes soucis ! » Je ne m’intéresse pas plus que ça aux couvertures et je ne comprends pas ceux qui achètent plusieurs fois certaines sagas, juste parce que les éditions, et donc les couvertures, sont différentes. Je préfère utiliser mes sous pour acheter de nouveaux livres! En revanche, si j'ai commencé une série en poche, je la fini en poche, pareil pour les grands formats.

    5 : Tout le monde aime un livre que toi tu n'aimes pas. A qui en parles-tu du coup ?

    A ceux qui l’ont aimé. Ce n’est pas parce que moi je ne l’ai pas aimé qu’on ne peut pas en discuter (enfin normalement, y'en a qui semblent prendre comme une attaque perso le fait qu'on ait un avis différent d'eux).
    Mais franchement, quand je n’ai pas aimé un livre, je ne meurs pas d’envie de perdre du temps à en parler.

    6 : Tu es en train de lire dans un lieu public et tu sens que tu vas pleurer ? Qu'est ce que tu fais ?

    A ben en général, quand je sens que je vais pleurer, c’est un peu tard pour rattraper le coup, donc je lève bien le livre devant mon visage le temps du passage et ensuite je fais semblant d’être enrhumée pour m’essuyer discrètement les yeux.

    7 : La suite d'un livre que tu aimes vient de sortir mais tu as oublié pas mal de choses. Que fais-tu ? Tu relis le précédent ? Tu trouves un synopsis bien spoilant ? Tu pleures de frustration ?

    Si j’ai vraiment oublié trop de trucs, je relis le précédent. Voire les deux tomes précédents dans le cadre d’une trilogie. S’il y a plus de trois tomes, je vais sur les forums, ou sur facebook et je demande à ceux qui les ont lus de me rappeler les points forts de l’histoire en MP en leur expliquant que je veux me remettre l’histoire en tête avant de lire ce nouveau tome.

    8 : Tu ne veux pas prêter tes livres. Comment dis-tu non gentiment si on te pose la question ?

    Je n’y arrive pas… C’est pour ça que j’ai racheté la reine soleil 3 fois, autant en emporte le vent 1 fois et que certaines couvertures de mes livres sont un peu abîmées.

    9 : Tu as choisi et reposé 5 livres le mois passé. Comment gères-tu ta panne de lecture ?

    Je relis un de mes livres favoris : la reine soleil, autant en emporte le vent, un livre de Torey Hayden… en général ça me « relance »

    10 : Il y a tellement de nouveaux livres que tu rêves d'acheter. Combien en achètes-tu réellement ?

    Assez peu, au final. Peut-être une dizaine par trimestre (A côté de certains qui font des books haul de 20 à 30 livres par mois, je suis une petite joueuse!)

    11 : Après les avoir achetés, combien de temps restent-ils dans ta PAL avant que tu ne les lises ?

    Ah ça dépend ! Si ce sont des suites de saga, très peu de temps. Si c’est un livre dont j’attendais la publication, encore moins de temps. Mais si c’est un achat compulsif, ça peut prendre plusieurs mois avant que je le lise.

     

    TAG tu préfères ?

     1) Lire des trilogies ou des "stand alone" ou "one shot" ?

    Ça dépend. J’aime bien les trilogies, mais j’aime être prévenue à l’avance qu’il va y avoir plusieurs tomes. J’ai horreur des cas où on lit un livre en pensant avoir affaire à un one shot et à la fin du livre tomber sur la mention « à suivre ». Ça me hérisse parce que des fois ça fait du bien de lire un livre qui se commence et se fini en un seul tome.

    2) Lire des auteurs féminins ou des auteurs masculins ?

    Peut importe du moment que l’histoire me plait et que l’écriture me plonge dans celle-ci

    3) Acheter tes livres en librairie ou sur Internet ?

    En général sur internet, sauf une fois par an où je fais une descente chez Cultura. Les petites librairies, je n’ai rien contre, mais il n’y en a pas à côté de chez moi et je n’ai aucune envie de faire des kilomètres pour acheter un livre !

    4) Que les livres deviennent des films ou des séries ?

    Encore une fois, tout dépend du livre. J’aurais mal vu Game of Throne devenir un film. Mais je n’aimerais pas non plus que des tas d’intrigues soient inventées pour alimenter une série alors qu’un ou deux films suffiraient à boucler l’histoire.

    5) Lire 5 pages par jour ou 5 livres par semaine ?

    5 livres par semaine. 5 pages par jour, c'est bien trop frustrant!

    6) Devenir chroniqueur ou écrivain ?

    Plutôt chroniqueuse, je n’ai pas assez d’imagination ni de constance pour être écrivain.

    7) Ne lire que tes 20 livres préférés tout le temps ou ne lire que des nouveaux livres ?

    C’est difficile de se prononcer. J’aurais du mal à renoncer à mes livres préférés, mais à l’idée de ne jamais découvrir de nouveauté… Mais si vraiment je n'ai pas le choix, ce serait ne lire que des nouveaux livres.

    8) Être bibliothécaire ou libraire ?

    L’un ou l’autre me plairait bien tant que c’est une petite structure. Une bibliothèque comme la bibliothèque de l’Alcazar à Marseille (ou en plus, ils refusent les dons de livres parce que attention, ils sont pas une petite bibliothèque) ou un magasin du livre comme la fnac, ça ne permet pas d’accompagner vraiment les clients.

    9) Ne lire que ton genre préféré ou lire tous les genres sauf ton préféré ?

    Ne lire que mon genre préféré. D’autant plus que les genres se télescopent souvent.

    10) Livres papier ou ebooks ?

    Je lis les deux. En général des ebooks à l’extérieur (pause déjeuner, salles d’attente, transports, vacances…) et des papiers à la maison.

     

    TAG péchés capitaux

    1 – Avarice : quel est le livre le plus cher et le livre le moins cher de ta bibliothèque

    Le moins cher, je crois bien que c’est Dracula de Bram Stocker que j’ai trouvé dans une brocante pour 50cts.

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    Le plus cher, j’hésite entre plusieurs mais la plupart sont trop anciens pour que je me souvienne des prix donc je vais dire : Wicked, la véritable histoire de la sorcière de l’ouest, de Gregory MaGuire, que j’ai payé plus de 70€ puisque le livre n’est plus édité et qu’il n’en restait que peu d’exemplaires à l’étranger (j’avoue, les frais de port m’ont coûté plus cher que le livre)

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    2 – Colère : Avec quel auteur entretenez-vous une relation amour/haine

    Anne Rice.
    J’aime bien ses livres mais pour avoir lu plusieurs des interventions de l’auteur dans des forums et des interviews, je la trouve insupportablement arrogante. On dirait qu’elle a découvert le vaccin qui préserve de toutes les maladies plutôt que d’écrire de la fiction !

     

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    3 – gourmandise : quel livre avez-vous dévoré encore et encore sans honte ?

    La reine soleil, de Christian Jacq

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    4 – Paresse : quel livre avez-vous négligé par paresse ?

    Que ta chute soit lente de Peter James. Je pense qu’il aurait fallut m’accrocher pour m’intéresser à l’histoire mais j’ai eu la flemme. Du coup il attend toujours... (Mais la lecture est prévue)

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    5 – Orgueil : de quel livre parlez-vous le plus souvent pour vous faire mousser

    Alors là, je sèche. Je ne trouve aucun livre supérieur à un autre, donc je ne vois pas de raison de se faire mousser.

    6 – Luxure : quels sont les attributs que vous trouvez séduisants chez des personnages féminins et masculins

    Pour les personnages féminins, j’aime bien quand elles ont du mordant et pas trop de mauvaise foi (ou alors qu'elles jouent de la mauvaise foi).
    Pour les personnages masculins, bien sur je préfère que leur description physique soit alléchante, on n’est pas faites de bois, hein. Mais j’aime aussi qu’ils soient sûr d’eux, qu’ils prennent les choses en main, sans pour autant traiter les femmes qui les entourent comme des petites choses sans cervelles (là j’ai envie de les baffer)

    7 – Envie : Quel livre aimeriez-vous le plus recevoir en cadeau

    Mesdames de France
    de Bruno CORTEQUISSE

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    Voilà, voilà, j'en ai dévoilé un peu plus sur mes habitudes de lectrices! Quelles sont les vôtres?

     

  • [Livre] Journal de la Belle-mère (pas si) cruelle de Blanche-Neige

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    Si vous désirez acheter ce livre, vous pouvez cliquer ICI ou sur l'image. Vous serez alors redirigés sur bookwitty. Si vous achetez le livre par ce lien, je touche une petite commission. Cela ne change rien au prix!

    Résumé : Revenue d’un séjour dans un centre de méditation pour arrêter de se centrer sur son image, Reine va habiter dans une petite maison en campagne avec sa thérapeute, Rose, et tente de s’intégrer de nouveau à la vie du village Livredecontes.

     

    Auteur : Catherine Girard-Audet

     

    Edition : Goélette

     

    Genre : jeunesse

     

    Date de parution : 6 octobre 2011

     

    Prix moyen : 7€

     

    Mon avis : 3ème tome de la série « L’envers des contes », nous nous penchons dans celui-ci sur ce qu’il est advenu de la méchante Reine après que le beau prince (et non prince charmant, la distinction est importante puisqu’ils vivent tous proches les uns des autres) ait réveillé Blanche-neige d’un baiser et l’ai emporté dans son château pour l’épouser. Reine, vaincue, a été envoyé dans un centre de méditation pour guérir de sa jalousie maladive et reprendre sa vie en main. A la sortie du centre, pour parfaire sa guérison, elle va vivre dans une cabane dans la forêt, non loin de la chaumière des nains.

    Si l’humour du livre passera parfois au-dessus de la tête des enfants, il leur permettre sans doute d’acquérir du vocabulaire et nul doute que la présentation en forme de journal intime écrit à l’encre violette sur fond lilas ne pourra que leur plaire.
    Dans ce tome, on retrouve Mildred, la pas si méchante demi-sœur de cendrillon, qui s’est reconverti, avec son amie Bo Peep, comme détective privé.
    En effet, Reine ne va pas tarder à avoir besoin de ses services.
    Mais son but premier va être de convaincre les habitants de Livredecontes qu’elle a bel et bien changé. Et elle n’est pas la seule, ainsi on se rend compte que Blanche-Neige accorde un soin tout particulier à son apparence et que ce n’est pas là le moindre de ses changements.
    Toute la saga apprend aux enfants l’importance des secondes chances et de savoir s’amender. Avoir mal agi ne signifie pas que rien ne peut changer.
    A la fin du livre, comme dans tous les livres de cette saga, on trouve une fiche de « vilain », un petit test ainsi que quelques recettes de cuisine.

     

    Un extrait : 7 juin

    Cela fait trois mois aujourd’hui que je suis au centre de méditation. Au fil des jours, je me suis liée d’amitié avec plusieurs personnes ici, et elles ont organisé une petite fête ce soir pour souligner mes progrès.
    Je trouve ça très généreux de leur part, surtout quand je pense à la façon dont je les ai traitées à mon arrivée.
    Disons qu’à mon entrée ici, je ne me sentais pas prête à faire face à mes erreurs et à ma vraie nature. Je vivais le moment présent et n’avais aucune envie de revisiter mon passé. Mais lors de la première rencontre de groupe, notre thérapeute, Esmeralda, m’a demandé de me lever, de me présenter et d’expliquer en quelques mots les raisons de mon internement au centre.
    - Bonjour, ai-je dis d’un air bourru. Je m’appelle Reine. On m’a forcé à venir ici parce que… en fait…je… 

    Je n’ai pas été capable de finir ma phrase. Pour la première fois de ma vie, j’éprouvais de la honte et je n’arrivais pas à assumer la portée de mes gestes.
    - Continuez, Reine, a insisté Esmeralda. Nous ne sommes pas là pour vous juger, mais pour vous aider à affronter vos peurs et à repousser vos limites.

    - Je… J’ai essayé d’empoisonner ma belle-fille parce que j’étais jalouse de sa beauté, ai-je répondu, surprise d’être aussi honnête et de mettre, pour la première fois, le doigt sur mon problème.
    A mon grand étonnement, les autres femmes assises en cercle autour de moi ne semblaient pas choquées outre mesure par ma révélation. En avouant mon crime, je me croyais guérie : on me laisserait partir. Mais ensuite Esmeralda m’a expliqué le plan d’action pour que je « reprenne confiance en moi et que je puisse affronter le regard des gens que j’ai blessés en gardant la tête haute ».
    Je dois suivre des cours pour me libérer de toute vanité et de ma jalousie. Pour y parvenir, il me faut me départir de tout artifice. Je dois apprendre à m’apprécier pour ce que je suis, sans accorder d’importance à mon apparence physique. En d’autres mots, j’ai été forcée de me débarrasser de toutes mes belles robes, de mon maquillage et surtout de mon miroir magique. Ainsi, tous les jours, depuis trois mois maintenant, je porte des vêtements amples en coton. Je ne me suis pas regardée dans la glace une seule fois depuis mon arrivée. Rose, ma thérapeute personnelle, croit que c’est la meilleure façon de me détacher des biens matériels et d’apprendre à m’apprécier pour ce que je suis « à l’intérieur ».
    J’ai eu beaucoup de difficulté à m’habituer à cette simplicité volontaire, mais au fil du temps, j’ai fini par comprendre ce qu’elle voulait dire. Je crois que je suis devenue une (presque) nouvelle femme.

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  • C'est lundi que lisez-vous? #133

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    Si les livres que j’ai lus cette semaine vous intéressent, vous pouvez les achetez sur bookwitty en cliquant sur leur image. Je touche une petite commission sur les achats mais cela ne change rien au prix pour vous.

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  • Le tiercé du samedi #132

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    Rappel du principe: Chaque semaine, le samedi comme son nom l’indique, il conviendra de choisir les trois livres, le trio gagnant, correspondant au thème proposé.

    A la fin de chacun de ces Rendez-vous, j’indiquerai le thème de la semaine suivante.

    Ce Rendez-Vous Livresque a été inspiré de « The Saturday Awards Book » créé par l’Echos de mots, et qui n'existe plus aujourd'hui.

    Comme annoncé la semaine dernière, le thème d'aujourd'hui est:

    Les trois livres que vous avez lu en VO ou que vous auriez aimé pouvoir lire en VO si vous saviez lire la langue

     

    Si les livres que je vous présente vous intéressent, vous pouvez les achetez sur bookwitty en cliquant sur leur image. Je touche une petite commission sur les achats mais cela ne change rien au prix pour vous.

    Alors pour ma part, le trio gagnant est:

     

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    The sisters Grimm

     

     

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    Un changement de maison d'édition et hop, on est privé de la traduction de cette série dont il nous restait seulement 3 tomes à découvrir. 

     

     

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    Aurora Teagarden

     

     

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    Ici pas de changement de maison d'édition, juste la même maison qui a décidé qu'elle ne se faisait pas assez fric sur notre dos avec cette série et qui a donc cessé de l'éditer du jour au lendemain. Respect du lecteur? Inconnu au bataillon!

     

     

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    Son of a Witch

     

     

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    J'ai tellement aimé Wicked, que j'aimerais vraiment lire la suite. Mais je ne me fais aucune illusion, s'ils ont cessé d'éditer Wicked, ils sont pas près d'éditer ses suites!



    Pour la semaine prochaine, le thème sera: Les trois livres de dystopie dans lesquels vous auriez le plus aimé vivre si vous n’aviez pas été au courant des dessous du système

    Et n'hésitez pas à laisser en commentaire le lien vers votre propre tiercé du samedi!

  • [Film] Troie

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    Titre original
     : Troy

     

    Réalisé par : Wolfgang Petersen

     

    Date de sortie : 13 mai 2004

     

    Genre : Aventure

     

    Pays d’origine :

     

    Durée : 2h35

     

    Casting : Brad Pitt, Eric Bana, Orlando Bloom, Rose Byrne, Diane Kruger, Brian Cox…

     

    Résumé : Dans la Grèce antique, l'enlèvement d'Hélène, reine de Sparte, par Pâris, prince de Troie, est une insulte que le roi Ménélas ne peut supporter. Agamemnon, frère de Ménélas et puissant roi de Mycènes, se saisit du prétexte pour tenter de conquérir la puissante cité fortifiée que personne n’a jamais réussi à faire tomber.

     

    Mon avis : Si on aime la castagne, dans ce film, on ne peut qu’être servi. Excepté les premières 20 minutes et quelques passages plus calme (et qui sont pour la plupart des combats un à un), on assiste à une longue bataille de plus de 2h.
    Pourtant, on ne s’ennuie pas. Les dialogues sont percutants et même si, au regard de la longueur du film, ils ne sont pas bien nombreux, ils arrivent à faire passer toute la trame de l’histoire en quelques phrases.
    Malgré quelques libertés mythologiques (Briseis transformé en vestale, Hélène qui n’a pas d’enfants, les sorts de Pâris, Menelas, Agamemnon, Hélène, Andromaque… qui diffèrent de la mythologie), on est emporté dans l’histoire (et puis la mythologie, ce n’est pas l’Histoire et on peut donc prendre des libertés plus facilement).
    La guerre de Troie dure une quinzaine de jours, et non pas 10 ans (ça aura évité des heures de maquillages aux comédiens !), ce qui fait que tout se passe très vite, sans temps mort.
    Les décors et les costumes sont superbes et on n’a pas lésiné sur le nombre de figurants.

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    Une chose est à porter au crédit du réalisateur, tant elle est rare dans les films s’appuyant sur la mythologie : il n’y a aucune intervention des dieux. Certes les personnages en parlent, notamment Briseis qui, en tant que servante d’Apollon, appelle au respect envers chaque dieu, mais on ne les voit pas et ils ne sont pas des personnages à part entière.
    Certains trouve le début un peu long, pour ma part, je trouve que 25 minutes pour entrer dans le feu de l’action d’un film de 2h35 est plus que raisonnable !
    Au niveau des acteurs, Eric Bana est excellent dans le rôle d’Hector, tout comme diane Kruger est parfaite en Hélène.

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    Brad Pitt fait un Achille très convaincant. J’ai plus de réserve sur Orlando Bloom. Déjà qu’il joue un personnage assez lâche, l’acteur fait pâle figure à côté de ses collègues.
    Les rôles secondaires sont excellents que ce soit Brian Cox dans le rôle du perfide Agamemnon, Saffron Burrows dans celui d’Andromaque ou Sean Bean encore dans celui d’Ulysse (qu’on voit malheureusement trop peu).

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    Troie est un bon film, digne des meilleurs peplum (mais plus moderne). Il vieillit bien. Je l’ai regardé il y a quelques semaines et je n’aurais jamais dit que c’était un film qui a déjà 13 ans !