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Selene raconte...

  • [Livre] J'ai dix ans, ma vie est un cauchemar

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    Résumé : " Erreur de casting ", abandonné par son père à la naissance, Christian Faison subira les humiliations maternelles toute son enfance... Quand sa mère rencontre enfin un homme, celui-ci se révèle être un tortionnaire. Pendant plusieurs années, il maltraite Christian et sa maman. Jusqu'à leur fuite. Le petit garçon découvre alors le monde de la nuit, ses dangers et sa liberté. Quelques rares personnes, touchées par son intelligence et ses qualités humaines, lui ouvriront d'autres horizons. Sans haine mais avec une détermination sans faille, il décide seul de se réinsérer dans la société.

     

    Auteur : Christian Faison

     

    Edition : J’ai lu

     

    Genre : Témoignage

     

    Date de parution : 07 novembre 2007

     

    Prix moyen : 6€

     

    Mon avis : Ecrit à la première personne ce témoignage a plus une valeur thérapeutique pour l’auteur qu’une réelle valeur de quelque nature que ce soit pour le lecteur.
    J’ai regretté que l’auteur se sente obligé de se justifier toutes les deux pages en assurant qu’il n’invente pas, qu’il n’exagère pas, que tout s’est réellement passé comme il le raconte. Le dire une fois au début du livre aurait largement suffit, mais on dirait qu’il cherche un moyen d’étirer son témoignage.
    De la même façon, il répète inlassablement les mêmes choses concernant sa mère : on a un peu l’impression de tourner en rond.
    Il est effarant de réaliser que la majorité de sa vie dans la rue n’est finalement du qu’à l’orgueil et l’égoïsme de sa mère qui refuse catégoriquement de demander les aides sociales auxquelles elle aurait pourtant droit. Elle préfère faire travailler son fils la moitié de la nuit avant de l’envoyer à l’école, quasiment mort de fatigue, où, bien entendu, il n’est pas en état de faire quoi que ce soit.
    Toute sa vie, cette femme détruit son fils psychologiquement. On se demande ce que font les services sociaux, quand, alors qu’il travaille toute la nuit, des policiers de la Brigade Spéciale de Nuit le voient s’épuiser à la tâche. Comment une telle mère a-t-elle pu conserver la garde de son fils.
    Heureusement, il va croiser la route de quelques personnes qui vont l’aider à garder la tête hors de l’eau et à maintenir un niveau d’instruction suffisant pour, s’il ne va pas jusqu’au BAC, lui permettre de trouver sa voie professionnelle.
    Si ce livre est un exercice thérapeutique pour l’auteur on peut lui reprocher d’avoir un peu trop de distance, de ne pas décrire ses sentiments. Il énonce parfois les faits comme un journaliste narrant une affaire.
    Mais quelques soient les défauts d’écriture de ce livre, on en peut nier que Christian Faison a fait preuve d’un courage et d’une détermination sans faille pour s’en sortir, pour se faire une vie « normale », malgré le mauvais départ qu’il a eu dans la vie : enfant non désiré par sa mère, abandonné à la naissance par son père, brutalisé et quasiment réduit en esclavage par son beau-père, un vrai sociopathe.
    C’est sa foi, quelques religieux qui ont été ses professeurs, et celle qui deviendra sa femme qui l’ont soutenu envers et contre tout pour qu’il réussisse sa vie et dans sa vie.

    Un extrait : Je suis né à l’hôpital public Hoche, à Nîmes, le 9 février 1963. C’était le tout début de l’après midi. Je n’étais pas le bienvenu.
    Lorsque les sages-femmes me présentèrent à maman, elle détourna la tête et refusa de poser sur moi le moindre regard. Du moins est-ce l’unique récit de ma naissance qu’elle me fera plus tard, répétée à satiété des années durant. Au cas où je risquerais d’oublier que je n’étais pas le fruit béni d’un amour épanoui.
    A tout prendre – puisque de toute façon un accident de la nature lui imposait cette naissance de trop, cet être non désiré entré par effraction dans sa déjà triste vie -, elle eût préféré une fille. Double désillusion, double peine que je paierai jusqu’à plus soif, avec une inlassable régularité.
    Quelques année plus tard, cheveux bouclés, visage fin, silhouette androgyne, je serai souvent pris pour une fille et maman ne démentira pas, ou si peu. Ce mensonge par omission faisait naitre en elle un curieux sentiment de rêve non abouti, de possibilité avortée.
    Quand j’aurai atteint l’âge de comprendre ces choses-là, je prendrai conscience de sa haine tenace envers les hommes. Tous les hommes. Et j’en étais un, du moins en devenir. Présent tous les jours devant elle, ma vue lui rappellera constamment ce hic, cet os tenace dont elle ne voudra jamais tenter de se débarrasser.
    Elle aurait tant souhaité que je devienne danseuse ! Combien de fois l’entendrai-je invoquer ce manque qui semblait abyssal : elle n’avait pas eu de fille et n’en aurait jamais. Pas de fille à son image pour la modeler selon sa propre révolte, son caractère ombrageux d’un entêtement rare dans l’autodestruction, afin de pouvoir se venger du sexe fort par procuration.
    Elle rêvera toujours cette fille impossible, rêve trouble et malsain, me faisant partager malgré moi sa rancœur et son amertume, sans prendre conscience – ou ne voulant pas la voir – de la souffrance muette qu’elle créera en moi. Ce poison fera lentement son office destructeur au plus intime de mon esprit.

     

  • Le tiercé du samedi #99

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    Rappel du principe: Chaque semaine, le samedi comme son nom l’indique, il conviendra de choisir les trois livres, le trio gagnant, correspondant au thème proposé.

    A la fin de chacun de ces Rendez-vous, j’indiquerai le thème de la semaine suivante.

    Ce Rendez-Vous Livresque a été inspiré de « The Saturday Awards Book » créé par l’Echos de mots, et qui n'existe plus aujourd'hui.

    Comme annoncé la semaine dernière, le thème d'aujourd'hui est:

    Les trois livres dont vous avez bien aimé (voire préféré) l’adaptation ciné même si vous avez peur que les inconditionnels des livres vous jettent des pierres si vous le disiez

     

    Alors pour ma part, le trio gagnant est:

     

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    Les animaux fantastiques

     

     

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    Bon ok, je triche un peu là parce que le livre n'est pas un roman, mais c'est bien l'histoire de l'auteur de ce livre que raconte "Les animaux fantastiques" donc il y a un lien!

     

     

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    Nos étoiles contraires

     

     

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    Sans aller jusqu'à dire que j'ai préféré le film, je l'ai trouvé très fidèle au livre et je l'ai beaucoup aimé

     

     

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    Le diable s'habille en Prada

     

     

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    J'ai adoré le livre et, même s'il y a beaucoup de différences, j'ai adoré le film. Meryl Streep est tout simplement géniale et Anna Hathaway campe une Andy telle que je l'avais imaginée!



    Pour la semaine prochaine, le thème sera: Les trois personnages de livres qu’on aurait aimé avoir pour ami (ou plus si affinités) ou membre de la famille

    Et n'hésitez pas à laissez en commentaire le lien vers votre propre tiercé du samedi!

  • [Film] Madame Bovary

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    Titre original : Madame Bovary

     

    Réalisé par : Sophie Barthes

     

    Date de sortie : 4 novembre 2015

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : Angleterre, Belgique

     

    Durée : 1h59

     

    Casting : Mia Wasikowska, Ezra Miller, Henry Lloyd-Hughes, rhys Ifans, Logan marshall-Green, Laura Carmichael…

     

    Résumé : Emma Rouault, fraîchement sortie du couvent, épouse Charles Bovary, un médecin de campagne qui se réjouit d’avoir trouvé la compagne parfaite. Emma occupe ses journées à aménager sa nouvelle demeure, dessine, joue du piano et reçoit avec élégance les visiteurs. Cette vie monochrome auprès d’un époux sans raffinement est bien loin des fastes et de la passion auxquels elle aspire. Ses rencontres avec M. Lheureux, habile commerçant, le Marquis d’Andervilliers, et Léon, jeune clerc de notaire, vont rompre la monotonie de son existence.

     

    Mon avis : Ici je ne vais que donner mon avis sur le film sans faire de comparaison avec le livre car je ne l’ai toujours pas lu (oui je sais, honte sur moi !).
    La réalisatrice (le scénariste aussi du coup, mais là de suite, on en parle moins) a décidé de se concentrer sur l’ennui que ressent Emma dans sa vie de femme mariée, ennui qui va la pousser non seulement à l’adultère mais aussi à une sorte de frénésie d’achats qui ne sera pas sans conséquences.
    Le mari d’Emma n’est pas franchement antipathique. C’est un homme bon, qui se contente de ce qu’il a et qui ne s’intéresse guère aux distractions telles que l’opéra ou le piano. Pour autant, il ne prive Emma de rien, lui propose de rester seule à Rouen un jour de plus pour qu’elle puisse aller à l’opéra, ne rechigne pas quand elle réclame des cours de piano… Il aime profondément sa femme, cela se voit.

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    Et c’est peut être cette bonté et cet amour qui dérange encore plus la jeune femme. De son propre aveu, elle se sentirait moins coupable si son mari était un monstre d’égoïsme qui ne lui autorisait rien et qui la maltraitait car ainsi elle pourrait au moins le haïr alors que là, il n’y a vraiment rien à reprocher à Charles Bovary, si ce n’est la modestie de sa condition.
    Le problème c’est qu’Emma, entre son ennui et le fait qu’elle a passé sa jeunesse dans un couvent pour n’en sortir que pour se marier est romantique à l’excès et très naïve.

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    Elle tombe ainsi tour à tour dans les pièges de monsieur LHeureux

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    et du marquis

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    qui veulent d’elle deux choses totalement différentes mais qui précipiteront sa chute de la même façon.
    En amour, Emma est exigeante, collante dirait-on aujourd’hui. Elle ne comprend pas, ou ne veut pas comprendre que les hommes auxquels elle s’accroche puissent avoir des obligations, comme Léon, et surtout elle n’a aucune notion d’argent.

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    Pour elle l’argent ne compte pas, elle n’arrive pas à concevoir que l’argent puisse être un frein pour quoi que ce soit.
    Pourtant, elle attire la sympathie. Des autres personnages, d’abord. En effet, sa domestique qui était déjà au service de son mari, va garder pour elle des secrets qu’aucun domestique de l’époque n’aurait gardés pour sa maîtresse (surtout quand on sait qu’à l’époque, le seul maître à bord était le mari).

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    Du spectateur ensuite, car elle montre un profond mal-être et s’en veut énormément de risquer de faire de la peine à son époux sans toutefois parvenir à s’en empêcher.
    Bien sûr, même sans avoir lu le roman, je sais que le film prend des libertés. D’abord parce qu’on n’adapte pas fidèlement en moins de 2h un pavé de 500 page aussi riche que le texte de Flaubert, ensuite parce que la réalisatrice s’est attaché à un élément du roman : l’ennui d’Emma. On ne développe pas la personnalité de Charles Bovary au-delà de ce qui est nécessaire pour comprendre cet ennui, le couple n’a pas d’enfant (alors que dans le livre, la naissance de sa fille fait partie des éléments qui font sombrer Emma).
    J’ai beaucoup aimé cette adaptation qui était un sacré risque, le roman ayant été adapté plus d’une quinzaine de fois.
    C’est une adaptation qui peut donner envie de lire le livre (c’est mon cas) et qui permettra de faire un peu mieux connaitre outre atlantique ce chef d’œuvre de la littérature française.


     

     

  • [Livre] L'expédition

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    Résumé : Archipel du Svalbard. Un appel au secours en provenance du 87e parallèle nord parvient à Knut Fjeld. Une expédition norvégienne est en difficulté, alors qu’elle cherche, sur les traces des grands explorateurs, à rejoindre le pôle Nord. Un projet mal ficelé, que les spécialistes critiquent pour l’itinéraire retenu, et pour le choix du mois de février, trop tôt en saison. Mais le challenge est là, précisément : réussir ce qui ne s’est jamais fait. Lorsque courage et ambition riment avec folie. L’expédition est partie, mal préparée, mal financée. Deux attelages, huit chiens et quatre hommes.
    Ce sont les chiens qui tombent en premier.
    Knut Fjeld, le flic norvégien du Svalbard, se rend sur place. En plein désert arctique, sur la banquise qui dérive. Bientôt prisonnier d’un huis clos sur glace, angoissant, et périlleux.

     

    Auteur : Monica Kristensen

     

    Edition : Gaïa polar

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 05 octobre 2016

     

    Prix moyen : 21€

     

    Mon avis : J’ai beaucoup aimé ce livre. J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, mais une fois ceci fait, impossible de lâcher le roman.
    Il y a une tension presque palpable dans ce huis-clos glacial.
    Le policier, Knut, n’est pas sur place pour officiellement enquêter, il est venu rejoindre l’expédition après un appel de détresse. Mais quand il voit l’état des chiens et du musher, il décide de rester sur place pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé.
    Les membres de l’expédition ne sont guère sympathiques : les deux amis d’enfance à l’origine du départ sont d’une arrogance insupportable, le troisième membre est plus renfermé, plus secret.
    Quand aux deux épouses restées en arrière, l’une semble cacher un secret, l’autre ne penser qu’à la gloire quelque en soit les conséquences.
    Difficile dans ces circonstances de définir les responsabilités de chacun.
    Difficultés supplémentaires : toutes communications est coupée avec la civilisation et un ours polaire affamé rode. Mener une enquête dans ces conditions n’est pas franchement l’idéal.
    J’ai été sidérée par l’inconscience de ces hommes qui ont fait des promesses et pris des engagements qu’il était impossible à tenir tant l’expédition a été mal préparée. Karsten est sans doute celui qui est le plus arrogant et qui manque le plus de discernement. Il semble croire que du moment qu’il pense à un objectif, il va forcément l’atteindre. Il refuse d’admettre qu’il n’est qu’un amateur et qu’il fonce droit dans le mur. Sans doute le fait qu’il ait été un enfant-star puis qu’il ait brillamment réussi ses études d’avocat lui ont-ils fait croire qu’il réussirait tout ce qu’il entreprendrait. Il semble croire aussi que la fin justifie les moyens et qu’il n’aura jamais à faire face à aucune conséquence.
    Si pendant la majorité du livre, on suit les membres de l’expédition et Knut qui évolue complètement à l’aveugle, certains chapitres suivent le chef de la police, et patron de Knut, qui mène lui-même une enquête pour comprendre ce qui est arrivé au musher et aux chiens. D’autres chapitres, moins nombreux, et écris à la première personne, suivent les pensées de l’épouse de Karster, Karin Hauge, qui raconte la préparation de l’expédition ainsi que les informations que les deux épouses reçoivent tandis que leurs maris se dirigent vers le pôle.
    Ainsi on en sait plus que Knut sur ce qui est arrivé au musher et aux chiens, mais cela ne nous aide guère à savoir qui est le coupable parmi les membres de l’expédition, ni même s’il y a un ou plusieurs coupables.
    La chute est inattendue quoique pas assez développée à mon goût. On reste un peu sur sa faim.
    Mais pour l’essentiel, c’était un thriller très prenant et qui tient en haleine.

    Un extrait : La couche de glace à 87 degrés nord s’étendait à perte de vue autour d’eux, jusqu’à l’horizon, où elle disparaissait dans un rai de lumière. Les chenaux et les crêtes de compression dessinaient des lignes sombres au tracé aléatoire. Au-dessus d’eux, la voûte céleste semblait tapissée de couvertures de laine grise. Et entre le ciel et l’océan, ces deux immensités : l’hélicoptère, un cylindre de métal noir vrombissant maintenu en suspension par un lourd rotor qui fouettait l’air de ses pales. Quatre hommes se trouvaient à son bord : deux pilotes, un mécanicien de la compagnie aérienne Airlift et un policier dépendant du bureau du gouverneur à Longyearbyen.

    Il faisait chaud dans la cabine réservée aux passagers dans laquelle étaient assis Knut Fjeld et le mécano. Les discussions dans l’intercom s’étaient tues. Il flottait dans l’habitacle une atmosphère paisible, ils étaient un peu comme plongés en plein rêve. Knut somnolait sur son siège, sa tête dodelinait au rythme des mouvements de l’hélicoptère. Peu lui importait de calculer le temps qui s’était écoulé depuis le décollage, il laissait ses pensées vagabonder au petit bonheur, il glissait dans cet agréable état de somnolence, puis en ressortait, avant de repiquer du nez.

    L’hélicoptère avait fait une escale sur un navire océanographique allemand dans le détroit de Framstredet, entre le Svalbard et le Groenland, pour remplir les réservoirs de carburant, mais ils étaient repartis aussitôt, sans même prendre le temps de boire un café avec l’équipage. Le Polastern avait disparu derrière eux depuis quelques minutes, quand ils avaient aperçu l’île de Danskøya à tribord, avant d’entrevoir au loin le minuscule

    îlot de Moffen, une réserve naturelle abritant une des dernières colonies de morses du Svalbard. Aucun n’était visible ce jour-là.

    Ils n’avaient plus eu ensuite que la banquise au-dessous d’eux.

    Ils se dirigeaient vers la dernière position connue du campement d’une expédition norvégienne en route pour le pôle Nord – un petit point dans la blancheur d’un désert de solitude. Un appel de détresse par téléphone satellite était à l’origine de cette opération de sauvetage. D’ordinaire, il en fallait beaucoup pour que le gouverneur déclenche une intervention coûteuse nécessitant d’envoyer un hélicoptère très au large du Svalbard, mais le message selon lequel un ours polaire rôderait dans les parages

    les avait poussés à agir.

    La procédure habituelle, lors du signalement d’un ours, voulait qu’un policier et une personne chargée de l’environnement au bureau du gouverneur se rendent sur les lieux afin d’évaluer la situation, mais l’agent du service environnement n’était pas là depuis longtemps et comme Knut était le policier de terrain le plus expérimenté, ses supérieurs avaient décidé de l’envoyer seul sur place.

     « Dis-toi que c’est là une super occasion de monter plus au nord que tu ne l’as jamais fait », avait déclaré Tom Andreassen, le chef de la police, en conduisant Knut au hangar de l’hélicoptère.

    « Il suffira probablement d’effrayer l’ours pour qu’il s’en aille. Il y a de fortes chances que ce ne soit qu’une pure mission de routine. »

    Knut ne lui avait pas répondu. Il avait comme l’impression d’avoir déjà entendu cette phrase.

     

     

  • [Livre] Le président

     

    Je remercie l'auteur et le site Librinova pour cette lecture

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    Résumé : L’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, la décision du Royaume-Uni de sortir de l’Union Européenne, la victoire de François Fillon à la Primaire de la Droite et du Centre, puis le "Pénélope Gate", la montée d’Emmanuel Macron dans la course à l’Elysée ou le renoncement de François Hollande sont autant d’exemples récents qui semblent donner raison à cet adage. Dans ce contexte mouvant, ne peut-on pas imaginer un retour de Nicolas Sarkozy dans la course à l'élection Présidentielle de 2017, à l'aune d'événements peut-être pas si improbables que ça...

     

    Auteur : David Guinard

     

    Edition : Librinova

     

    Genre : Roman contemporain

     

    Date de parution : 14 février 2017

     

    Prix moyen : 14,90€

     

    Mon avis : J’ai classé ce livre en roman contemporain parce que je ne savais pas trop où le classer. On a un peu de doc fiction, un peu de thriller psychologique… difficile de ne le ranger que dans un seul genre.
    J’espère que l’auteur s’est renseigné sur la légalité de son livre : utiliser des personnes existantes dans un récit de fiction se basant sur des faits réels ne peut-il pas lui attirer des ennuis ? J’espère que non, ce serait dommage.
    Ce livre se lit vite et facilement tout en étant très pointu sur les notions de droit constitutionnel et de fonctionnement des institutions.
    J’ai trouvé très peu de coquilles, et on voit bien qu’il s’agit de coquilles, de fautes de frappes et pas de méconnaissance de la langue. Bien au contraire, d’ailleurs, car parfois l’auteur utilise des termes littéraires tels que mésaises ou commensaux. J’ai trouvé que ce changement de registre était dommage car cela cassait le rythme du récit.
    J’ai aussi regretté la vulgarité des personnages principaux. Il y a eu des moments ou je me suis demandé si leur vocabulaire ne se limitait pas à « niquer ».
    J’ai détesté le personnage principal, Sébastien. Tellement, qu’en comparaison Sarkozy m’a presque paru sympathique (j’ai dis presque). Tout m’a rebuté chez lui, de son tempérament à ses convictions politiques, mais le pire était certainement son arrogance. Tout le livre, j’ai espéré le voir se fracasser au sol, mais sur ce plan là, je suis restée sur ma faim. Rien d’étonnant, me direz vous, les politiques s’en sortent toujours…
    Les
    conspirationnistes diront que les faits relatés dans ce livre sont tout à fait plausibles, je préfère croire que les politiques ne sont pas pourris à ce point. Restons positif !
    Moi que la politique gonfle profondément, je ne me suis pas ennuyée une seconde avec cette lecture.
    La fin m’a d’abord frustrée (c’est le syndrome du lecteur qui veut des fins tranchées), mais avec le recul, je la trouve parfaite. Il n’y avait aucune autre fin possible !


    Un extrait : Les résultats sont tombés depuis plus de trois heures déjà, et pourtant Sébastien ne parvient pas à détacher son regard du bandeau qui trône en pied d’écran sur les quatre télévisions qui encadrent le salon. Non pas qu’il n’avait pas anticipé la défaite de Nicolas Sarkozy, les sondages la clamaient haut et fort depuis plus d’un an à mesure que Juppé s’imposait comme l’ultime recours, presque trans-partisan, à une France exsangue, mais pas ce soir, pas à l’issue d’un premier tour plaçant le collaborateur Fillon à plus de 40% des suffrages et dépossédant ainsi son candidat de son ultime baroud d’honneur.

    Intimement, il se rend compte, en dépit de ses dénégations prudentes de ces derniers jours, qu’il avait conservé au fond de lui-même un espoir en un renversement des tendances, en un nouveau coup de massue sur la tête des sondeurs, en un violent sursaut du peuple. L’élection de Trump quelques semaines auparavant flottait nécessairement en filigrane dans son inconscient, et même la remontée récente du croque-mort de la Sarthe dans les intentions de votes lui avait soufflé des calculs de report de voix ultra-cathos au second tour éventuellement propices à une victoire sur le fil.

    Fol espoir que le présentateur de BFM TV a douché ce soir avec une désinvolture qui fait insulte à leur engagement à tous. Sébastien ne parvient toujours pas à réaliser que Fillon a réuni deux fois plus de votants que l’ancien Président et s’ouvre ainsi, presque sans suspens, les portes de l’Elysée avec un programme à faire gerber tout individu doué de la raison la plus élémentaire. Que tout s’achève ainsi, ici, dans les coulisses d’une salle de conférence sans doute désormais désertée par les journalistes, lui semble si incongru, presque intolérable.

    Sébastien sirote distraitement son verre de cognac que Christophe, son acolyte de toujours, avait glissé dans son sac en quittant l’appartement qu’ils partagent rue de Tocqueville dans le XVIIème ce matin, afin de célébrer dignement – un Borderies XO de chez Camus, son préféré – la qualification de Nicolas Sarkozy au second tour des primaires de la droite et du centre, et qui achève, à cet instant, de noyer leur désarroi commun. Au moins l’amertume glisse-t-elle avec chaleur jusqu’au creux de sa gorge.

    — C’est fini, souffle la voix délicieusement éraillée de Nadia, derrière lui.

    Ça doit bien faire huit fois qu’elle répète ces trois mots, comme une punchline destinée à briser le sort, comme un appel au secours, comme un cri. Sébastien a envie de se retourner et de lui foutre deux baffes afin qu’elle se ressaisisse, un peu comme lorsqu’au moment de jouir, elle cherche à reprendre le contrôle de leurs mouvements corps contre corps, et qu’il lui inflige une dernière salve de ses reins afin de l’achever sans considération.

    Sébastien aime bien niquer avec elle, même s’il sait que depuis quelques semaines elle voyait aussi un mec du staff de Lemaire, on ne sait jamais, elle a raison de ménager ses arrières, surtout un soir comme celui-ci, mais Sébastien se dit que si l’alcool n’avait pas commencé à attaquer ses terminaisons nerveuses, il l’aurait bien attrapée par le bras et conduite jusque dans les chiottes du sous-sol afin de faire éclater sa frustration en son sein.

    — Peut-être pas.

     

  • TAG des 4 saisons: #2 Printemps

    Je reviens avec la seconde partie de ce TAG des 4 saisons. Cette fois-ci nous voici au printemps et c'est sur la chaîne de Fred Weasley Died Laughing que je l'ai trouvé. A l'origine, il était en anglais et j'ai essayé de le traduire au mieux.

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    1. Déplacer les meubles pour bien commencer: Un livre ou une saga que vous avez eu du mal à attaquer à cause de sa taille

    Time Riders. La saga en elle-même ne fait que 9 tomes, mais les livres ne sont pas non plus des petits formats… donc j’ai eu un peu de mal à la commencer et j’ai un peu de mal à m’y tenir.

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    1. Ranger les placards: un livre ou une saga que vous voulez ENFIN sortir de votre PAL

    J’ai le droit de redire Time Riders ? Parce que j’ai lu les deux ou trois premier tomes (il faut que je vérifie ça) mais depuis, elle attend désespérément dans ma PAL

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    1. Ouvrir les fenêtres et aérer un bon coup: un livre rafraichissant

    Ça peut pas rater! De Gilles Legardinier

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    1. Nettoyer les gouttières: un livre dans lequel vous aimeriez réécrire une scène en particulier

    Divergente 3 : toute la fin. Ben oui, la fin ne me plait pas alors que j’ai bien aimé la série en elle-même.

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    1. Rangement par le vide: un tome d’une saga que vous avez trouvé inutile

    Le tome 23 d’Anita Blake : Jason. Clairement l’auteur a voulu gagner du temps sur l’écriture du tome 24 en pondant une sorte de demi-tome mais qui n’apporte rien à l’histoire. Si encore il nous avait permis d’en découvrir plus sur un personnage en particulier, mais même pas…

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    1. Nettoyer les cuivres: un livre qui a une fin nette et franche

    Derrière les portes. On ne se pose pas de questions à la fin, pas de doutes quant à une éventuelle suite. La fin est tranchée.

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    1. Epousseter les ventilateurs: un livre qui en fait trop pour faire passer un message

    Les moissons funèbres de Jesmynd Ward. L’auteur veut mettre en avant le racisme, aussi bien individuel qu’institutionnalisé, que sa communauté (noirs du sud des usa) subit, mais elle en vient à accuser le racisme pour tout, y compris les accidents, allant jusqu’à nier toute responsabilités des hommes qui l’entourent dans les actes qu'ils commettent.

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    1. Epuisée mais satisfaite d’avoir terminé le nettoyage de printemps: Une saga qui était difficile mais qu’on est content d’avoir lu

    Fleurs sauvages. Elle n’était pas dure à lire dans le sens ardue, mais dans un sens émotionnel parce que ces gamines en prennent plein la tête !

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    La partie printemps de ce TAG est fini, on se retrouve vers le 21 juin pour la troisième partie: l'été!

     

     

  • C'est lundi que lisez vous? #99

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    J'ai quelques lectures prioritaires:

    Le dernier livre ELLE:

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    2 SP des éditions Sarbacane:

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    Une lecture commune avec les copinautes:

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    Et enfin une lecture choisie pour le challenge défi lecture, qui, coup de bol, entre dans le challenge qui commence aujourd'hui:

    derrière la haine.jpg

     

    En dehors de ces lectures prioritaires, je commence le challenge "nettoyage de printemps" qui consiste à lire des livres ayant entre 73 et 349 pages. 

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    Je choisirais donc chacune de mes lectures de ce challenge en piochant un petit papier bleu!


    Et vous? Que lisez-vous? 

     

  • [Livre] Nils & Zena #2 Le manoir

     

    Je remercie les éditions Sarbacane pour cette lecture

    Nils et Zéna, tome 2  Le Manoir.jpg

    Résumé : De leur cabane perchée, Zéna et Nils aperçoivent un incendie qui s'est déclaré dans le quartier. Guidés par Kraï, ils atteignent le départ du feu...

    Ils sont furieux de découvrir que Blaise, un SDF qu'ils connaissent bien, a été accusé sans preuve d'être l'incendiaire. Blaise est innocent, ils en sont certains. Il faut le dédouaner !

     

    Auteur : Sylvie Deshors

     

    Edition : Sarbacane

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 03 Mars 2017

     

    Prix moyen :

     

    Mon avis : On retrouve Nils, Zena et bien sûr Krai pour la suite de leurs aventures.
    Petit bémol, d’entrée, le quatrième de couverture est, à mon sens, trompeur.

    En effet, il nous promet une sorte de combat pour innocenter Blaise, le SDF du quartier, alors qu’il n’en est rien.
    Nils et Zena vont bien aider quelqu’un, mais il ne s’agit pas de Blaise.
    Cette fois, c’est Nils qui les lance dans l’aventure. Quand il voit qu’un feu s’est déclaré et qu’il vient du côté du collège, il veut s’assurer que sa précieuse salle informatique n’est pas en danger. Zena, certaine que le collège n’a rien, le suit quand même. C’est toujours mieux que de rester à traîner seule dans leur cabane.
    Kraï va encore accumuler les misères dans ce tome. J’ai trouvé Zena d’une hypocrisie sans nom. En effet, elle s’énerve contre une personne, l’accusant de ne pas prendre soin de son animal de compagnie, mais oublie que Kraï est sans arrêt blessé par sa faute.
    Dans ce tome, sans surprise, je l’ai trouvé énervante, oscillant sans arrêt entre arrogance et témérité. Je n’avais qu’une envie : lui coller une paire de baffe pour lui remettre le cerveau en place.
    Là, elle franchit un nouveau cap en se montrant très agressive, sans aucune raison, avec un personnage qu’elle juge interférer dans sa relation avec Nils.
    Un brin de jalousie peut se comprendre, mais là son attitude est vraiment pathétique. Je comprends pourquoi, à par Nils, personne n’a d’affinité avec elle, quand on voit comment elle parle aux gens qu’elle juge inférieurs à elle (soit quasiment tout le monde).
    Les ados vont se retrouver de nouveau nez à nez avec le commandeur qui trafique on ne sait quoi mais qui est de plus en plus louche et détestable. D’ailleurs j’attends avec impatience de le voir tomber (parce que c’est un roman jeunesse et que je refuse de seulement imaginer qu’il pourrait tirer son épingle du jeu).
    Je me demande qui est vraiment cet homme pour avoir un tel pouvoir et pour agir ainsi en toute impunité ou presque.
    Encore une aventure haletante qui laisse pas mal de questions en suspens. Vivement le tome 3 pour avoir le fin mot de l’histoire !

    Un extrait : Au milieu de l’impasse Beauséjour, le cerisier flamboie sur le ciel gris d’automne. Nils s’arrête, lève la tête pour mieux l’admirer. La belle cabane perchée, cachée au cœur du vieil arbre, est à peine visible. Ils l’ont construite avec Zena, et rien que d’y penser, son cœur bat plus vite. Là-haut, toutes les aventures sont possibles, toutes…
    Un sifflement éraillé coupe court à sa rêverie. C’est Zena qui appelle Kraï, son corbeau.
    D’un bref coup d’œil, Nils vérifie que personne ne le voit s’engager dans la haie qui clôture le jardin du pavillon de Zena – les lauriers, entre leurs feuilles épaisses et caduques, dissimulent toute l’année le passage secret qui mène à la cabane perchée.
    A la sortie, il tombe sur Kraï, qui agite ses ailes à deux centimètres de son nez. Apparemment, il dérange monsieur ! Ce n’est pas la première fois que Nils rêve d’un matin sans corbeau… En courant vers le cerisier, il appelle :
    - Zena, tu es là ?
    Sans attendre la réponse, il saisit la corde, grimpe lestement sur la plate-forme. A peine y a-t-il posé le pied que Zena, surexcitée, le tire vers l’ouverture – celle qu’ils ont taillée dans les branches :

    - Regarde ça ! Là-bas !! C’est le collège qui brûle !
    - Sacré incendie… Tu es sûre que ça se passe au collège ?
    Son amie hausse les épaules avec mépris.

    - Evidemment.
    Elle se détourne. Ses tresses noires en pagaille la font ressembler à son corbeau, tout comme son pull en dentelle de laine noire, avec ses manches longues et évasées. Même ses collants rayés gris et noirs, qui sortent d’un pantalon de jogging bordeaux coupé aux genoux, rappellent les pattes de Kraï.
    - Ca te va bien, ce look, murmure Nils. Bien mieux que les Benzine…
    Soudain, il s’affole en observant la colonne de fumée qui s’élève à l’horizon :
    - La salle informatique !
    Zena le regarde paniquer et son rictus s’agrandit presque comme un sourire. Mais Nils ne le remarque même pas. Atterré, il se prend la tête dans les mains et gémit :
    - Oh non… Si les ordis du collège brûlent, je n’aurai plus que celui de ta sœur…
    A cet instant, son amie fait un grand bond en l’air et entame une « danse du scalp » autour de lui :
    - Ha ha ! Je t’ai eu, le geek ! Le collège est beaucoup plus à droite. Tu les retrouveras, tes beaux ordis !
    Nils, la main en visière, scrute l’horizon. Il préférerait être sûr – Zena a une super mémoire visuelle, d’accord, mais de là à situer avec exactitude le point de départ d’un incendie… Son amie a semé le doute dans son esprit.
    - On va vérifier sur place, d’accord ? dit-il

     

     

  • Le tiercé du samedi #98

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    Rappel du principe: Chaque semaine, le samedi comme son nom l’indique, il conviendra de choisir les trois livres, le trio gagnant, correspondant au thème proposé.

    A la fin de chacun de ces Rendez-vous, j’indiquerai le thème de la semaine suivante.

    Ce Rendez-Vous Livresque a été inspiré de « The Saturday Awards Book » créé par l’Echos de mots, et qui n'existe plus aujourd'hui.

    Comme annoncé la semaine dernière, le thème d'aujourd'hui est:

    Les trois livres réinventant les contes classiques que vous avez préférés

     

    Alors pour ma part, le trio gagnant est:

     

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    Les soeurs Grimm

     

     

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    Même si l'histoire se concentre sur les sœurs Grimm, mais les contes, et les personnages sont totalement réécrit

     

     

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    Le pays des contes

     

     

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    J'aime beaucoup voir les personnages des contes classiques complètement réinventés

     

     

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    Princesses mais pas trop

     

     

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    J'aurais aimé avoir plus de tomes VF de cette série, mais j'ai adoré la manière dont les personnages ont été réécrit (avec mention spéciale pour la petite sirène dans le tome 2)


    J'ai plusieurs réécriture de contes dans ma PAL, alors si ça se trouve, ce classement ne sera plus du tout le même dans quelques mois!

    Pour la semaine prochaine, le thème sera: livres dont vous avez bien aimé (voire préféré) l’adaptation ciné même si vous avez peur que les inconditionnels des livres vous jettent des pierres si vous le disiez

    Et n'hésitez pas à laissez en commentaire le lien vers votre propre tiercé du samedi!

     

  • [Film] Post Grad

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    Titre original : Post grad

     

    Réalisé par : Vicky Jenson

     

    Date de sortie : 21 aout 2009

     

    Genre : Comédie sentimentale

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h29

     

    Casting : Alexis Bledel, Zach Gilford, Rodrigo Santoro, Jena Lynch, Michael Keaton, Bobby Coleman, Carol Burnett, Catherine Reitman…

     

    Résumé : Ryden Malby avait tout prévu, après avoir obtenu son diplôme, elle trouverait un travail et s’installerait dans son appartement. Cependant à son arrivée à Los Angeles ses projets ne se passent pas comme elle l’avait espéré.

     

    Mon avis :

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    Ryden a tout prévu depuis son enfance : avoir de super notes pour obtenir une bourse, puis continuer sur sa lancée à l’université pour être diplômée. Jusque là, tout se déroule selon ses prévisions. Mais tout s’écroule pour elle quand arrive la dernière phase de son plan : travailler pour une prestigieuse maison d’édition et emménager dans un super appartement. Mais le diabolique piston vient gripper la machine. C’est Jessica, qu’elle nomme avec justesse son Dark Vador personnel depuis les bancs de l’école primaire, qui décroche le job et comme Perette et son pot au lait, Ryden voit ses rêves partir en fumée.

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    Elle réalise soudain qu’être universitaire n’est pas une garantie d’emploi et de félicité et se voit contrainte de retourner vivre dans son étrange et encombrante famille (J’adore son air désespéré dans la voiture qui la ramène chez ses parents).
    Je ne sais pas qui est le pire dans sa famille : son père qui a sans cesse des idées loufoque, se croit autodidacte et est, en réalité, une vraie catastrophe ambulante ;

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    sa grand-mère qui passe sont temps à préparer ses funérailles et à prétendre être fauchée ;

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    son petit frère qui parle par le biais d’une chaussette marionnette, qui lèche la tête des gens quand il ne les mord pas et qui ne se déplace que porté par sa mère

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    ou enfin sa mère qui surnage au dessus de cette pagaille en essayant de garder la famille unie.

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    Ryden se sens à la traîne ; ses anciens camarades d’université ont tous trouvé leur voie que ce soit sur le marché du travail ou dans la poursuite d’études et elle a l’impression d’être la seule à chercher désespérément du boulot. Même son meilleur ami, Adam, a été accepté à la fac de droit, même s’il n’est pas encore décidé sur la voie qu’il va suivre.

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    Mais elle ne se laisse pas abattre et enchaîne les petits boulots : vendre des sacs et valises dans le magasin où bosse son père, être assistante d’un charmant voisin (peut être plus pour être avec lui que pour travailler d’ailleurs)…

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    Bon bien sûr la fin est sans surprise (quoi que je n’aurais pas réagit comme elle sur le plan professionnel) mais on ne regarde pas ce genre de comédie pour être surpris !
    Entre la petite romance, les tracas de Ryden et les loufoqueries de sa famille, on passe un excellent moment !