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Livres

  • [Livre] Défaillances

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    Lecture terminée le : 03 décembre 2019

     

    Résumé : Tout a commencé cette nuit-là, dans la forêt.
    Cassandra ne s’est pas arrêtée pour proposer son aide à la conductrice de la voiture immobilisée sur le bord de la chaussée, en plein orage.
    Lorsqu’elle apprend le lendemain que la femme a été retrouvée sauvagement assassinée, Cass est assaillie par la culpabilité. Et les coups de fil anonymes qu’elle reçoit désormais chez elle ravivent son angoisse. Elle en est persuadée : quelqu’un l’a vue, ce soir-là. Quelqu’un qui continue de l’observer. Quelqu’un qui pourrait bien être l’assassin.
    Pourtant ni son mari, ni sa meilleure amie ne prennent ses craintes au sérieux. Et alors que Cass elle-même commence à douter face à ses trous de mémoire de plus en plus fréquents, ses angoisses se transforment en terreur.


    Auteur : B.A. Parris

     

    Edition : Hugo

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 04 janvier 2018

     

    Prix moyen : 20€

     

    Mon avis : Ce livre m’a rendue dingue !

    Alors, j’avais bien une théorie, mais je n’arrivais pas, dans l’histoire, à trouver de quoi l’étayer.
    A cause des antécédents familiaux de Cass, le personnage principal, on est en permanence dans le doute.
    Déjà, soyons clairs, concernant l’événement avec lequel débute le roman, à savoir que Cass ne s’arrête pas pour aider une jeune femme dont la voiture est arrêtée au bord d’une route traversant la forêt (de nuit, par temps d’orage), n’importe quelle femme aurait réagi de la même manière ! Franchement, vous seriez sortie de la voiture vous ? Sous l’orage, en pleine nuit, sur une route déserte, en pleine forêt ? Alors que personne dans la voiture n’a réagi à vos appels de phares ? Hein ? Voilà. Moi non plus.
    Sauf que le lendemain, Cass apprend que ladite jeune femme a été assassinée.
    Elle est rongée par la culpabilité et cette culpabilité est d’autant plus forte que Cass avait promis à son mari de ne pas emprunter cette route (je manque peut-être d’empathie, mais à sa place je serais surtout soulagée de ne pas être tombée nez à nez avec le tueur !).

    Dans l’impossibilité de s’épancher, la jeune femme se triture le cerveau.
    Quand elle commence à se sentir observée, surveillée, et qu’elle a, en prime, de nombreux trous de mémoires, elle est persuadée d’être persécutée par le meurtrier.
    Son entourage ne la croit pas (on se demande pourquoi, tiens !) et le spectre de la maladie de sa mère (diagnostiquée atteinte de démence précoce à l’âge de 40 ans) la font craindre d’être en train de perdre la tête.
    Plus Cass plonge dans la peur et la paranoïa, plus ses symptômes s’aggravent.
    On finit par ne plus savoir que croire, tout comme Cass, d’ailleurs.
    Est-ce que la jeune femme est vraiment persécutée ? Le tueur de la femme de la forêt la poursuit-il vraiment ? Ou Cass s’enfonce–t-elle dans la maladie, comme semblent le penser son mari et ses amis ?
    La descente aux enfers de Cass se fait tellement progressivement qu’on a vraiment l’impression d’assister à la détérioration de son esprit et la théorie du tueur aux aguets est mise à mal à plusieurs reprises par les réflexions des uns et des autres.
    Alors certes, son entourage ne sait pas, contrairement à nous, que Cass était dans la forêt à l’heure approximative du meurtre, mais cela ne donne aucune certitude quant à ce qu’il se passe car chaque action de Cass peut être interprétée de deux manières différentes.

    Je peux vous dire que j’ai soupçonné tout le monde : les collègues, le mari de Cass, le voisin, les amis, la maladie et même le mari de la femme assassinée.
    Même si j’avais une théorie dès le départ, elle ne reposait sur rien d’autre qu’une intuition et, au fil de ma lecture, je ne trouvais guère d’indices qui allaient dans ce sens (ou plutôt, les indices que je trouvais pouvaient aller dans ce sens comme dans deux autres directions).
    Jusqu’à la presque fin du roman, on va se poser ces questions sans relâche.
    Il était vraiment difficile de lâcher ce livre, du coup, je l’ai quasiment lu d’une traite.
    Surtout quand la lumière commence à se faire sur toute cette histoire !
    Là, impossible de le reposer avant de savoir la toute fin de l’histoire !

     

    Un extrait : Je me réveille le lendemain matin pour trouver Matthew assis sur le bord du lit, une tasse de thé à la main.

    « Quelle heure est-il ? murmuré-je, peinant à ouvrir les yeux face au soleil qui se déverse par la fenêtre.

    — Neuf heures. Je suis debout depuis sept.

    — Comment va ta migraine ?

    — Partie. » Dans le soleil, ses cheveux blonds ont des reflets d’or. Je tends la main, la passe dans sa chevelure. J’aime son épaisseur.

    Lorgnant la tasse, pleine d’espoir, je demande : « C’est pour moi ?

    — Bien sûr. »

    Je me tortille pour m’asseoir et je renfonce la tête dans les oreillers. En bas, ma chanson préférée pour être de bonne humeur, Lovely Day, passe à la radio et avec la perspective des six semaines de vacances à venir, la vie est belle.

    « Merci, dis-je en lui prenant la tasse. Tu as réussi à dormir ?

    — Oui, comme une marmotte. Désolé de ne pas avoir pu t’attendre. Le retour s’est bien passé ?

    — Très bien. Mais il y a eu des éclairs et du tonnerre. Et beaucoup de pluie.

    — Bon, au moins, le soleil est de retour ce matin. » Il me donne un gentil coup de coude. « Allez, pousse-toi. » En faisant attention de ne pas renverser mon thé, je lui laisse une place et il se glisse dans le lit à côté de moi. Il lève le bras et je me blottis contre lui, la tête sur son épaule. « On a retrouvé une femme morte pas loin d’ici, dit-il si doucement que je le comprends à peine. Je viens de l’entendre aux infos.

    — C’est atroce. » Je pose mon thé sur la table de chevet et je me tourne vers Matthew. « Quand tu dis “pas loin d’ici”, qu’est-ce que tu veux dire ? À Browbury ? »

    Il caresse une mèche sur mon front, les doigts doux sur ma peau. « Non, plus près, quelque part sur la route qui traverse la forêt entre ici et Castle Wells.

    — Quelle route ?

    — Tu sais, Blackwater Lane. » Il se penche pour m’embrasser mais je m’écarte.

    « Arrête, Matthew. » Le cœur voletant derrière mes côtes comme un oiseau enfermé dans sa cage, je le regarde en attendant qu’il se mette à sourire, qu’il m’annonce qu’il sait que je suis rentrée par là hier soir et qu’il me taquine seulement. Mais il se contente de plisser le front.

    « Je sais. C’est horrible, hein ? »

    Je le fixe. « Tu es sérieux ?

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  • [Livre] Comment ne pas faire pitié à Noël quand on est célibataire ?

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    Lecture terminée le : 02 décembre 2019

     

    Résumé : À trente-huit ans, Emily a un travail satisfaisant, des amis fabuleux, et surtout, un appart merveilleux, situé à des centaines de kilomètres de sa famille trop intrusive. Sa seule source de stress est Evan, son jeune voisin, qui fait beaucoup trop de bruit la nuit… Mais qu’importe ! Heureuse en couple avec Robert, Emily espère bien l’inviter chez elle pour Noël et lui présenter ses parents. Le temps des questions indiscrètes et des moqueries est enfin derrière elle ! Mais quand elle s'aperçoit que Robert lui ment depuis le début, Emily décide de rompre. Et maintenant, comment affronter sa famille pendant les fêtes ? Elle fait alors appel au fêtard d'à côté...


    Auteur : Joanna Bolouri

     

    Edition : Milady

     

    Genre : Romance, Chick Lit

     

    Date de parution : 14 novembre 2018

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : Certains sont attirés par une couverture, là, c’est le titre qui m’a donné envie de me plonger dans cette histoire (et puis, il entre pile poil dans le CWC, alors…)
    Emily est flanquée d’une famille un peu particulière que, à titre personnel, j’aurais sans doute fini par couler dans du béton.
    Sa famille (surtout sa mère) est obsédée par le fait qu’à 38 ans, elle n’est toujours pas mariée. Pourtant, quand elle leur avait présenté son ex, sa famille (tous sans exception) a tout fait pour rendre le jeune homme mal à l’aise ce qui, Emily en est sûre, a précipité leur rupture.
    Mais cette année, Emily est sûre d’avoir le bon, l’homme idéal à présenter à ses parents. Certes, elle craint un peu l’attitude de sa famille, mais au moins, elle ne sera plus le vilain petit canard, la laissée pour compte, la célibataire de service…
    Vous sentez la tuile arriver ?
    Car bien évidemment, sans quoi il n’y aurait plus de film de livre, à quelques jours du départ pour la maison familiale, voilà notre Emily à nouveau célibataire (Je vous laisse découvrir pourquoi, mais clairement, c’était justifié).
    Si sa famille (en particulier sa sœur) m’est sortie par les yeux, ses amis (et colocataires, d’ailleurs) sont tout simplement géniaux.
    Et comme Emily préférerait se faire dévitaliser une dent sans anesthésie que de subir un énième Noël en tant que célibataire, elle décide de payer son voisin pour qu’il endosse le rôle du petit ami.
    Sauf qu’il y a deux hics !

    Le premier ? Emily ne peut pas blairer son voisin et va devoir passer quatre jours à prétendre filer le parfait amour avec lui.
    Le second ? Le petit ami éconduit n’a pas dit son dernier mot.
    Autant dire qu’entre la famille d’Emily et la situation pour le moins compliquée, il n’y a pas un seul temps mort dans ce Noël pas de tout repos.
    On s’amuse autant qu’on s’exaspère, on aimerait parfois qu’Emily se montre un peu moins diplomate.
    Comme quoi on peut trouver des romances de Noël qui sont bien écrites et qui mettent aussi bien l’accent sur l’humour que sur la romance.
    Une excellente lecture pour attendre Noël !

     

    Un extrait : Quand j’ai décidé de quitter le nid douillet et sans loyer de mes parents à l’âge de vingt-quatre ans, ils étaient horrifiés. Non seulement parce que je voulais déménager, mais surtout parce que, de tous les endroits au monde, j’ai choisi Londres, qui, selon eux, est une ville où les gens se détestent par plaisir ou par intérêt, et où les pauvres sont contraints de se mettre à la colle avec des étrangers barbus dans des appartements minuscules et hors de prix.

    — J’emménage avec deux autres enseignants. Tout ira bien, ai-je affirmé de ma voix la plus rassurante. On m’a proposé un bon poste, et je ne suis pas idiote. Flûte à la fin, j’ai vingt-quatre ans ! J’ai besoin d’apprendre à me débrouiller toute seule.

    — Ou plutôt, tu as besoin de prendre tes distances avec nous, a rétorqué ma mère, les mains sur ses hanches. Je ne comprends pas. Ton frère et ta sœur sont parfaitement heureux ici.

    J’ai jeté un coup d’œil aux jumeaux, tous deux hypnotisés par leurs téléphones portables, inconscients de la présence de l’autre ou du reste du monde.

    — Ils ont quatorze ans, maman. Leurs vies tournent autour des Griffin et de leur espoir de voir grossir certaines parties de leurs corps. Ne le prends pas aussi personnellement. C’est ce que les enfants sont censés faire. Nous grandissons, nous quittons le nid et nous faisons nos vies.

    — Mais pourquoi Londres ? a lancé papa. C’est à l’autre bout du pays. Tu n’aurais pas pu choisir Édimbourg ou Glasgow ?

    J’aurais pu, effectivement. Mais ces villes sont à une distance raisonnable. J’avais besoin de mettre assez de kilomètres entre nous pour échapper aux visites familiales impromptues à 10 heures le dimanche matin. Je comptais bien avoir une vie sexuelle à Londres.

    Papa s’est mis à faire les cent pas, comme chaque fois qu’il cherche une solution à un problème.

    — Laisse-nous au moins te trouver un logement dans un meilleur quartier, a-t-il plaidé. J’ai un ami qui…

    — Ne le prends pas mal, papa, mais je ne vois pas comment me débrouiller toute seule si c’est toi qui me loues un appartement et décides du lieu où je vais vivre.

    Il s’est arrêté net et s’est laissé tomber sur une chaise, la mine abattue.

    Ma mère avait toujours les mains plaquées sur ses hanches, mais je ne crois pas l’avoir déjà vue aussi découragée.

    — Tu vas manquer aux jumeaux, a-t-elle doucement murmuré. Et à nous tous.

    Je l’ai étreinte dans mes bras aussitôt. Mes parents ne comprenaient sans doute pas mon besoin de prendre le large, mais ce n’était pas nécessaire ; ils devaient seulement l’accepter. Elle me serrait si fort contre elle que j’ai senti ma détermination faiblir et un nœud se former dans ma gorge.

    — Je vous rendrai visite pendant les vacances scolaires, promis, ai-je assuré. Il y a Pâques, Noël, l’été… je suis enseignante – nous avons beaucoup de temps libre.

    Elle a hoché la tête, ravalant ses larmes et sa morve, tandis que mon père me prenait la main en souriant.

    — Appelle si tu as besoin de quelque chose. Quoi que ce soit.

    Trois semaines plus tard, je leur disais « au revoir » à la gare de Waverley, prête à démarrer ma nouvelle vie, confiante dans le fait que partir seule était la bonne décision.

     

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  • [Livre] Everless

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    Lecture terminée le : 22 novembre 2019

     

    Résumé : Julie vit dans la misère avec son père. Pour pouvoir payer ses dettes, celui-ci va consulter l'extracteur de temps. Car au royaume de Sempera, tout se paie en temps. On peut en effet transformer en métal précieux le temps de vie contenu dans le sang...
    Pour éviter que son père, déjà très affaibli, se condamne en procédant à une nouvelle saignée, Julie se fait engager comme domestique à Everless, la résidence des Gerling, la famille la plus puissante du royaume. On va y célébrer les noces de Roan, le fils cadet de la famille, avec la fille adoptive de la reine. Cette dernière est agée de plusieurs centaines d'années grâce à ses richesses (la monnaie créée à partir du sang peut aussi se consommer pour allonger la vie...)
    Or, Julie est depuis toujours secrètement amoureuse de Roan. Car elle a vécu à Everless dans son enfance. Mais suite à un tragique accident, son père et elle ont dû s'enfuir. Et son père lui a toujours interdit de retourner à Everless...


    Auteur : Sara Holland

     

    Edition : Bayard

     

    Genre : Fantasy

     

    Date de parution : 09 Mai 2019

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : Dans le monde de Sempera, le sang contient du temps et peut être extrait pour être transformé en pièce de monnaie. Car tout se paye en temps.
    Du coup, le peuple vit dans la misère, et avec les extractions, meurt rapidement, tandis que les riches peuvent vivre des centaines d’années grâce au temps de ceux qu’ils exploitent.
    Les pièces obtenues avec le sang peuvent soit servir de monnaie, soit être dissoute dans un liquide pour être absorbées et ainsi allonger le temps de vie de celui qui les consomme.
    Julie et son père font partie des plus pauvres et la jeune fille craint que le temps de son père ne soit bientôt épuisé s’il continue à faire extraire son sang. Travailler à Everless, la résidence de la riche famille qui gouverne cette partie du royaume, permettrait à la jeune fille de soulager son père, mais ce dernier ne veut rien entendre. Il refuse catégoriquement que Julie remette les pieds à Everless, d’où ils se sont enfuit des années auparavant suite à un grave incident.
    J’ai beaucoup aimé ce livre, mais il ne m’a pas vraiment surprise, ou très peu.
    Déjà, toute cette histoire de paiement par le temps me fait penser au film Time out.
    Ensuite, vu que le livre ne s’éloigne guère des codes du genre, j’ai quasiment tout vu venir des kilomètres à l’avance.
    Par exemple, si je me méfiais d’un personnage, il se révélait effectivement dans les mauvais camps, même si je ne savais à l’avance quels actes il allait commettre.
    Ce qui m’a empêcher de m’ennuyer, ça a été justement ce point : que même si j’arrivais à voir à l’avance qui était dans un camp ou dans l’autre (bon y’a pas réellement de camps, il n’y a pas de guerre en cours, mais disons qui est un pourri et qui est inoffensif ou bienveillant), comme je ne savais pas exactement ce qu’ils allaient faire, j’attendais de voir comment ils allaient être démasqués, repérés etc…
    Avec tous ces personnages qui portent quand même un masque, on ressent une impression de danger permanente, surtout qu’on ne sait pas bien d’où il vient.
    Au fur et à mesure qu’on avance dans le récit, il gagne en originalité, notamment avec la légende de l'envoûteuse et de l’alchimiste, sur laquelle repose une grande partie de l’histoire et que j’ai particulièrement aimée.
    En termes de personnages, j’ai beaucoup aimé Julie, volontaire sans être tête brûlée, ainsi que Liam, malgré son caractère et son comportement.
    J’ai été plus mitigée en ce qui concerne Roan. Je peux apprécier un personnage qui soit un véritable salaud, comme un personnage qui soit adorable, mais j’ai du mal avec les mollassons. Et c’est exactement comme ça que je vois Roan. Il est gentil, oui, mais il semble ne vouloir s’impliquer dans rien, n’avoir aucune conviction, et oublier avec une facilité déconcertante la pauvreté et les injustices du moment qu’elles n’ont pas lieu sous ses yeux. Ça m’a autant énervée que ça a l’air d’agacer son frère, Liam.
    Il y a beaucoup d’autres personnages, mais dire ce que j’ai pensé d’eux reviendrait à en dire beaucoup trop sur l’histoire. Disons j’en ai apprécié autant que j’en ai détesté.
    J’ai aussi beaucoup aimé le rythme du récit ainsi que l’ambiance qui est assez pesante.
    Dans ce 1er tome, il y a très peu de romance, mais j’ai eu le sentiment que tout se mettait doucement en place pour qu’on en ai une belle dans le tome 2.
    Un second tome que j’ai hâte de découvrir et qu’on devrait avoir aux alentours de mai 2020 si la maison d’édition française garde le même écart de publication avec la VO.

     

    Un extrait : Presque tous les habitants de Sempéra trouvent la forêt effrayante, à cause des vieilles histoires de fées capables de figer le temps contenu dans leur sang ou de sorcières pouvant les vider de leurs années d’un simple chuchotis. On raconte même que l’esprit de l’Alchimiste hante ces bois, et qu’il est assez puissant pour emprisonner des éternités entières dans un souffle.

    Moi, ce ne sont pas les fées qui m’effraient. La forêt recèle des dangers bien réels – des voleurs en embuscade, portant poignard acéré et poudre alchimique à la ceinture, prêts à saigner du temps à quiconque ose s’aventurer loin de son village. On les nomme les saigneurs. C’est à cause d’eux que papa n’aime pas que j’aille chasser, mais nous n’avons pas le choix. En hiver, de toute façon, les sous-bois ne sont pas assez denses pour offrir une cachette aux brigands, et aucun chant d’oiseau ne couvre les bruits de leurs pas.

    De plus, je connais ces bois mieux que personne. J’ai toujours adoré m’y promener, flâner sous les branches enchevêtrées qui masquent le soleil et forment un rempart contre le vent cinglant. Je pourrais y passer mes journées, ou marcher sans plus m’arrêter parmi les arbres miroitants de givre et de glace, sous les rais de soleil effilés comme des dagues. Et disparaître.

    Tu parles ! Jamais je n’abandonnerai mon père, surtout s’il est…

    – Ne dis pas de bêtises, m’interromps-je.

    Ce mensonge gèle dans l’air glacial et retombe comme de la neige. Je le chasse d’un coup de pied.

    Papa raconte que certains arbres sont vieux de mille ans, qu’ils étaient déjà là bien avant la naissance de tous les habitants peuplant le royaume aujourd’hui, avant même que la reine accède au trône, ou que l’Alchimiste et l’Envoûteuse transforment le temps en sang et en métal – si tant est qu’une telle époque ait jamais existé. Ces arbres seront encore debout quand nous aurons tous quitté ce monde. Pourtant, ce ne sont pas des prédateurs comme les loups ou les hommes. Les racines qui s’étendent sous mes pieds ne vivent pas depuis des siècles en aspirant les forces des autres plantes jusqu’à ce qu’elles se flétrissent et deviennent grises. Et l’on ne peut pas les saigner pour en extraire leur temps.

    Si seulement nous ressemblions davantage aux arbres.

    Le vieux mousquet de papa pèse sur mon dos, lourd et inutile. J’ai eu beau marcher des lieues, je n’ai pas croisé de gibier. Dans quelques heures, il fera nuit, et les marchands baisseront l’un après l’autre la toile de leur étal. Bientôt, je serai obligée de rentrer au bourg et de me rendre chez l’extracteur de temps. J’avais espéré que la chasse me calmerait, me donnerait du courage pour ce qui m’attend, mais j’ai encore plus peur qu’avant de partir.

    Demain, nous devrons régler le loyer de notre chaumière de Crofton. Comme tous les mois, la famille Gerling renflouera ses coffres avec notre fer-de-sang, au prétexte que nous lui sommes redevables pour la protection qu’elle nous apporte. Pour les terres qu’elle nous prête. Le mois dernier, nous n’avons pas pu payer, mais nous nous en sommes tirés avec un avertissement du percepteur – parce que papa semblait trop mal en point, et moi trop jeune –, mais ce n’était pas un geste de charité de sa part. Ce mois-ci, il exigera le double, peut-être même plus. Maintenant que j’ai dix-sept ans, l’âge légal pour donner ses années à saigner, je sais que je n’ai plus le choix.

    S’il a toute sa tête, papa sera très en colère.

     

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  • [Livre] L’étoile – T01 - La belle étoile

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    Lecture terminée le : 11 novembre 2019

     

    Résumé : Dizzy avait 4 ans lorsque sa mère est partie vivre à Katmandou, la laissant seule avec son père. Elle ne l'a pas revue depuis, mais chaque année sa mère lui envoie une lettre ou un cadeau pour son anniversaire. Le jour de ses 12 ans, Dizzy attend donc le courrier avec impatience et reçoit... la visite d'une drôle de femme hippie : sa mère. La jeune fille est bouleversée, d'autant que sa mère lui propose de partir avec elle, faire la tournée des petits festivals de musique. Son père s'y oppose. Mais Dizzy grimpe tout de même avec quelques affaires dans le camion bariolé de sa mère, direction l'aventure au grand air...


    Auteur : Cathy Cassidy

     

    Edition : Nathan

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 04 janvier 2018

     

    Prix moyen : 16€

     

    Mon avis : Dans ce livre, il a fallu que je me rappelle à plusieurs reprises que Dizzy n’a que 12 ans.
    Parce que l’histoire que lui sert sa mère tout au long de ce roman est tellement cousue de fil blanc qu’il faut être une pré-ado pour ne rien voir.
    Il faut dire que Dizzy a grandi sans sa mère qui a mis les voiles quand elle avait 4 ans.
    Alors, évidemment, elle idéalise cette mère qu’elle pense bohème et esprit libre. Donc, quand celle-ci débarque avec le projet insensé d’embarquer Dizzy pour 5 semaines faire la tournée des festivals (alors que l’école n’est pas finie), la jeune fille déborde d’enthousiasme.
    Et le matin du départ, elle ne s’étonne pas que son père, qui s’est pourtant violement opposé au projet la veille, ait changé d’avis dans la nuit, ni que sa mère lui demande de ne pas aller le réveiller avant de partir.
    Tout comme elle ne s’inquiétera pas de ne pas le voir les rejoindre alors que sa mère lui répète sans cesse qu’il lui a dit qu’il viendrait très vite.
    Pas plus, d’ailleurs, qu’elle ne se pose la moindre question sur le fait que sa mère désire poster elle-même les cartes que Dizzy écrit à son père, alors que la jeune fille se rend régulièrement au village pour les courses.
    Sa mère, qui se fait appeler Storm (totalement ridicule à son âge) et son petit ami, Zach, un mec qui se complait dans cette image de paumé sans argent vivant de petites arnaques et fuyant sans cesse la police, sont deux irresponsables qui ne font que ce que bon leur semble.
    Le fils de Zach est totalement livré à lui-même comme beaucoup des enfants de ce groupe.
    S’il n’y avait pas Tess, une femme qui aime les festivals mais n’en est pas irresponsable pour autant, nombre d’entre eux ne mangeraient pas à leur faim, Dizzy comprise.
    La jeune fille va se créer de belles amitiés, notamment avec le fils de Tess, Finn, et le fils de Zach, Mouse.
    Une chose qui rappelle l’âge de Dizzy, c’est son immaturité dès qu’il est question de la petite amie de son père. C’est tout juste si elle ne tape pas du pied par terre quand elle considère que la jeune femme est trop présente.
    Bien sûr, à force de laisser des enfants livrés à eux-mêmes, on ne peut que récolter des ennuis.
    La fin est très réaliste et découle directement des ennuis susnommés.
    J’ai bien aimé le fait que la réalité rattrape un peu les protagonistes et que l’histoire ne finisse pas en complet happy end complètement irréaliste.

     

    Un extrait : Dans l’entrée, je trouve la deuxième fournée de courrier de la journée posée sur un petit guéridon. Je la feuillette, le souffle court.

    Aucune lettre de ma mère.

    J’ouvre les enveloppes en essayant de ravaler ma déception. Il y a un billet de vingt livres de tante Mel, une carte avec des petits chats de M. Desai, et un bon d’achat à la librairie de la part de mon ancienne nourrice. Ils se sont souvenus de mon anniversaire, alors pourquoi pas elle ?

    Papa est en train de discuter avec quelqu’un dans le salon. J’espère que ce n’est pas Lucy, sa petite amie. Elle est gentille, et je commence à m’habituer à elle, mais je n’ai pas envie qu’elle soit là pour ma soirée d’anniversaire. C’est un moment privilégié entre mon père et moi.

    — Je suis rentrée !

    Mon courrier à la main, je pousse la porte de ma chambre. Ma guitare neuve trône fièrement sur mon lit à côté du cadeau de Lucy : un petit appareil photo vintage. Elle m’a laissée l’ouvrir hier soir et m’a montré comment installer la pellicule, activer le flash et régler l’objectif. Cool.

    Je jette mon sac dans un coin, sors un tee-shirt et un jean propres de ma commode.

    — Dizzy ? appelle mon père. Tu peux venir une minute ?

    Je le rejoins en défaisant ma cravate. Ce n’est pas Lucy qui se trouve avec lui. Lucy est jeune, souriante, avec des cheveux blonds ondulés. Elle aime les tops amples, les pantalons taille basse brodés, le rouge à lèvres marron et le fard à paupières charbonneux. Son gel douche laisse sur sa peau un parfum citronné.

    La visiteuse est plus âgée, plus petite, très bronzée, le visage sillonné de rides d’expression. Ses cheveux teints au henné sont presque rasés. Elle a des dizaines de boucles sur chaque oreille, ainsi qu’un piercing au sourcil droit. Elle porte un pantalon rayé très large resserré aux chevilles, un débardeur délavé et pas de soutien-gorge. C’est... particulier.

    Il s’agit sûrement de la propriétaire du van bariolé, mais j’ignore qui elle est et pourquoi elle me fixe avec une telle insistance.

    — Salut, Dizzy, lance-t-elle avec un sourire qui dévoile ses dents jaunies.

    —  Bonjour.

    Je me tourne vers mon père, attendant une explication.

    Il me rend mon regard sans rien dire. Il paraît choqué et un peu agacé. Il a gardé son jean de travail et n’a pas eu le temps de laver ses mains couvertes d'argile.

    —  Joyeux anniversaire, dit la femme.

    Je n’y comprends toujours rien.

    —  C’est fou comme tu as grandi, ajoute-t-elle. Tu es si jolie... j’ai l’impression de rêver.

    Tout à coup, ma bouche se dessèche, et le sol se met à tanguer sous mes pieds. Je contemple ce visage souriant et bronzé, ces grands yeux bleus, ce piercing doré. Fronçant les sourcils, je déglutis avant de répondre :

    —  Bonjour, maman.

     

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  • [Livre] Les arcanes d’Hemera – T02

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    Lecture terminée le : 09 novembre 2019

     

    Résumé : Depuis qu’Allyn a accepté d’intégrer les rangs de l’Organisation, sa vie n’a plus rien d’ordinaire. Son équipier est incernable, son colocataire fantôme refuse son aide et deux Anges Noirs l’ont dans le collimateur… Pourtant rien ne semble la décourager, pas même la recherche éprouvante d’une âme perdue lui donnant du fil à retordre. Ignorante des manigances qui se jouent et des dissimulations de son entourage, Allyn persiste dans la mission qu’elle s’est attribuée. Seulement s’il y a bien une leçon qu’elle aurait dû retenir, c’est que depuis son arrivée à l’Organisation, les choses ne se déroulent jamais comme prévu…


    Auteur : Elyna E.C.

     

    Edition : Inceptio

     

    Genre : Fantastique

     

    Date de parution : 26 Octobre 2018

     

    Prix moyen : 20€

     

    Mon avis : J’avais acheté le tome 2 en même temps que le tome 1 mais j’ai volontairement attendu avant de lire ce second tome (enfin, attendu pas très longtemps non plus : deux mois), histoire de laisser décanter ma première lecture.
    Dans ce tome, Allyn s’est un peu plus affirmée mais l’âme perdue à laquelle elle s’intéresse depuis son entrée à l’organisation, Marion, lui donne du fil à retordre. Et Lucas ne la ménage toujours pas.
    Il est vraiment insupportable et je me suis demandée qui Allyn allait se payer en premier : Lucas ou un ange noir.
    Et encore, si je n’ai pas mis Maël sur le rang des candidats à la baffe, c’est qu’il est immatériel.
    De plus, Allyn commence à se poser des questions sur les secrets que cache l’association. C’est compréhensible, les singuliers font tout le boulot, prennent tous les risques, et ceux qui se contentent de rester bien planqués (vous sentez l’allusion à cette larve de Loïc Fortin ?) se permettent de leur donner des leçons.
    Dans ce tome, on va en apprendre plus sur Lucas et sur Allyn et leurs passés respectifs.
    Je ne suis pas une grande fan des anges que je trouve bien trop arrogants. Et ce n’est pas ceux de ce livre qui vont me réconcilier avec l’espèce : ils montrent qu’ils se considèrent comme supérieur alors qu’ils devraient être au service de l’humanité.
    J’ai un peu regretté Lucius. Son côté sadique et son humour grinçant m’a manqué et si je comprends pourquoi il n’y a pas eu de confrontation mais j’aurais bien aimé voir quelques conversations avec Aldrick.
    Pour Maël, je suis mitigée. D’un côté, je l’ai trouvé particulièrement odieux, d’un autre les anges ont une sacrée part de responsabilité dans tout ça, mais en même temps, est-ce que ça l’autorise à se comporter ainsi ?
    Mitigée, quoi…
    Et puis, comme parfois les choses sont bien faites, en plus d’avoir eu un énorme coup de cœur pour ce tome, j’ai appris qu’un tome 3 n’allait pas tarder à être publié (J’ai essayé de connaitre la date, mais bon, d’un auteur aussi sadique, il fallait s’attendre à ce qu’elle résiste à la torture !)
    Il n’y a plus qu’à croiser les doigts pour que cette bande de tortionnaires ne nous fassent pas trop attendre !
    en attendant, j’ai plein d’autres romans inceptio à lire !

     

    Un extrait : Lorsque Lucas s’avachit sur la chaise vide en face de la mienne ce matin-là, il le fait avec si peu de délicatesse que j’en manque de renverser mon petit déjeuner sur mon plateau-repas.

    — Toi, on peut dire que tu as le chic pour choisir tes âmes perdues, lance-t-il en guise de préambule.

    Bien le bonjour à toi aussi.

    — Je présume que tu as fait connaissance avec Marion.

    — Cette femme est horrible.

    — Ravie que pour une fois on soit capable de s’entendre sur un point.

    Lucas fronce les sourcils et m’examine longuement avant de continuer :

    — Bref, j’ai tout autant envie de reprendre la lecture que de me couper une main, mais de toute manière ce n’est pas important pour le moment, car je pense avoir trouvé un souvenir intéressant.

    — Vraiment ? Déjà ?

    — Je lis vite, assure-t-il.

    Harper penche la tête sur le côté, sûrement dans l’espoir de déchiffrer mon expression blasée. Décidée à ne pas lui faciliter la tâche, je laisse mes cheveux détachés pendouiller devant mon visage en me penchant pour touiller mon chocolat chaud.

    — Quelque chose ne va pas ? demande-t-il comme si nous étions soudain redevenus les meilleurs amis du monde.

    Ravalant la répartie que je meurs d’envie de lui déballer depuis quelque temps, je l’ignore en contemplant ma cuillère recouverte de mousse blanche.

    — Allyn ?

    — Quoi ? m’impatienté-je en relevant les yeux.

    — Je t’ai posé une question.

    — Que j’ai ignorée, au cas où tu ne l’aurais pas compris.

    Il se renfrogne.

    — Allyn, arrête un peu, veux-tu ? Nous n’arriverons pas à travailler correctement si tu continues à me faire la tête.

    Alors là, c’est la meilleure de l’année. C’est avec énormément de self-control que je me retiens de lui lancer ma boisson brûlante au visage.

     

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  • [Livre] La déréliction de la chaussette trouée

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    Lecture terminée le : 31 octobre 2019

     

    Résumé : Depuis que l’air est devenu irrespirable, les gens ne sortent plus de leur appartement. Les portes des immeubles sont scellées, tel l’entrejambe d’une chrétienne prémaritale.
    Alors Vincent, programmeur, occupe ses journées de lignes de code, de sandwichs lyophilisés et de porno sur le web.
    Sa vie est insipide.
    Jusqu’au jour où apparaît sur son écran un message gouvernemental. Roulements de tambours et musique à crissement, sa vie bascule. L’acharnement ubuesque qu’il a donné pendant tant d’années à maintenir sa vie dans la banalité la plus inintéressante vole alors en éclat. La prison le guette, les cyber-terroristes l’espionnent. C’est la merde.
    Dystopie drôle et crue, La Déréliction de la Chaussette trouée propose une réflexion cynique sur la génération Y au travers d’une société cyber dépendante.


    Auteur : Geoffrey Marchand

     

    Edition : Inceptio

     

    Genre : Contemporain

     

    Date de parution : 28 Novembre 2018

     

    Prix moyen : 19€

     

    Mon avis : Je crois que je suis totalement passée à côté de ce livre.
    A part quelques réflexions de Léon, le bot de compagnie, qui font sourire, je n’ai pas retrouvé l’humour dont on parle tant au sujet de ce bouquin.
    Mais bon, admettons, l’humour est subjectif et je ne partage clairement pas celui de l’auteur.
    Mais ce n’est pas la seule chose qui m’ait dérangée dans ce livre.
    D’abord, coquilles ou style de l’auteur, j’ai trouvé plusieurs phrases (ou ensemble de phrases) incohérentes, comme s’il manquait des mots ou des phrases. J’ai deux exemples à l’esprit :
    « Qu’importe, devait-elle penser, il est là ; lui de s’y opposer ». On d’accord que la seconde partie ne veut rien dire ?
    « Le résumé de l’épisode précédent ne lui dit rien du tout. Pour autant, Vincent n’en fit rien. » Il n’en fit rien ? De quoi ?
    L’utilisation excessive d’adjectifs fantaisistes devient également vite pénible.
    Lire « un silence cadavérique » au lieu d’un « silence de mort », ça prête à sourire. Mais quand ce petit jeu se répète trop souvent, ça devient indigeste (quand ce ne sont pas carrément des mots sortis de nulle part tels que procrastinativement… j’ai eu beau chercher, aucun dictionnaire ne connait cet adverbe).
    J’ai eu énormément de mal à entrer dans l’histoire, j’ai failli abandonner plusieurs fois. Ce n’est que dans les 80 dernières pages que j’ai été un peu plus prise dans l’histoire.
    Pourtant, j’aimais bien le sujet du roman. Entre l’addiction à la technologie et les problèmes climatiques, il avait tout pour plaire. Il y avait également cet aspect, très présent de nos jours, qui veut qu’on prétende s’inquiéter du sort de la planète alors qu’on ne s’inquiète en réalité que pour notre peau.
    J’ai trouvé que ce livre montrait jusqu’où certaines personnes étaient capables d’aller pour la « survie de l’espèce » alors que, soyons réaliste, la planète se remettra très vite et très bien de notre passage quand nous aurons disparus. Il faut peut-être commencer à admette que l’espèce humaine arrive simplement en fin de cycle.
    Enfin bref, tout ça pour dire que le sujet était sympa mais je l’ai trouvé mal traité, surtout à cause du style d’écriture, et s’il y a une suite, ce que la fin laisse entendre, ce sera très certainement sans moi.

     

    Un extrait : Le salaire n’était, de toute façon, plus une véritable nécessité. Depuis la fameuse parution de ce rapport sur la qualité de l’air, à ses six ans, les portes des immeubles avaient peu à peu été scellées, rendant la sortie des hommes dans la rue difficile, puis interdite. L’air était, disaient les communiqués du Duché, devenu nocif pour l’homme, il ne fallait plus sortir, ne surtout plus ouvrir ses fenêtres.
    La panique avait au début gagné la population, puis des voix s’étaient fait entendre pour refuser l’enfermement. Mais cancer après cancer, les gens avaient accepté : l’espèce ne pouvait plus survivre qu’en appartement climatisés, sous le joug des purificateurs d’air. Alors avait émergé une nouvelle économie. Les constructeurs avaient dans un premier temps fait fortune en construisant des tours propres, renouvelables, sans entretien.
    Puis les grandes surfaces, qui désormais livraient à domicile repas et courses. Mais finalement, un homme avait émergé de la masse : le Duc.
    Le Duc avait fait fortune dans les serveurs informatiques. Il avait d’abord proposé une application, banale, pour mettre en relation les gens d’un même immeuble qui souhaitaient s’entraider. Vous refusiez d’attendre dix jours ouvrables qu’un plombier vienne réparer vos toilettes ? L’application vous proposait, dans votre immeuble, le voisin le plus apte à vous dépanner. Ç’avait été brillant.

    Mais très vite, l’enfermement et la peur chronique d’une sociabilisation sauvage et forcée avaient pris le pas, rendant l’application obsolète et le Duc au bord de la faillite. Il avait alors eu l’idée qui avait fait de lui l’homme qu’il était aujourd’hui : il avait créé un logiciel, simple, presque idiot, pour permettre à tout un chacun de coder, de participer à la révolution en cours. Chacun pouvait désormais travailler de chez soi, être payé, et aider à automatiser un monde devenu trop hostile pour que quiconque puisse mettre le pied dehors. La nouvelle économie était née.

    Peu à peu, elle s’était imposée. Rares étaient ceux qui sortaient encore. Il n’y avait, pour ainsi dire, plus que les techniciens, réparateurs à l’espérance de vie raccourcie, qui abandonnaient en combinaison la sécurité de leur immeuble pour aller dehors, réparer les lignes hors tension et faire ce qu’aucun robot n’avait encore su faire : analyser en profondeur un problème.

    Les parents de Vincent avaient été contraints de vivre comme cela. Non-qualifiés, foncièrement pauvres, ils n’avaient pu franchir le pas de la nouvelle économie, et s’étaient retrouvés forcés mais dévoués, à aller réparer leur vie restante les infrastructures du Duc.

    Ils étaient morts il y a quelques années, lors d’une fuite de gaz. Un accident, lui avait dit l’inspecteur milicien, ça arrive, malheureusement. La milice du Duc avait arrangé pour lui une petite cérémonie, et lui avait offert tout ce que ses parents possédaient. Quelques meubles, quelques créances, et la lourde tâche de ne plus avoir pour connaissance que Jack, son chat d’enfance.

     

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  • [Livre] Revenir pour mourir

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    Lecture terminée le : 30 octobre 2019

     

    Résumé : Après dix ans d'absence, Sasha revient dans sa ville natale de Virginie. Elle y retrouve sa mère, ses amis d'enfance et ses repères. Mais dès ses premiers jours de travail dans l'auberge familiale, elle se sent observée, menacée. Ce retour aux sources tourne vie au cauchemar pour celle qui a fait la une des journaux locaux des années auparavant... car Sasha est la seule rescapée d'un tueur en série connu sous le nom du Marié.

    Alors que son amour de jeunesse, devenu agent fédéral, réapparaît dans sa vie et jure de la protéger, des jeunes femmes commencent à disparaître, comme à l'époque de son enlèvement et, dans l'ombre, quelqu'un guette la première erreur de Sasha pour s'assurer qu'il s'agira de sa dernière...


    Auteur : Jennifer L. Armentrout

     

    Edition : Pygmalion

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 03 avril 2019

     

    Prix moyen : 20€

     

    Mon avis : Il y a dix ans, un tueur en série surnommé « le marié » a sévi dans une petite ville de Virginie occidentale.
    Sasha a été sa dernière victime. Celle qui s’est enfuie. Celle qui a survécu.
    Aujourd’hui, après dix ans exilée en Floride, Sasha prend son courage à deux mains et décide de revenir dans sa ville natale pour faire ce qu’elle a toujours souhaité faire : travailler à l’auberge familiale avec sa mère.
    Pourtant ce retour n’est pas facile pour elle. Elle se sent observée, épiée, est sujette à des cauchemars la ramenant chaque nuit à ce qu’elle a vécu…
    De plus elle est rongée par la culpabilité car, après avoir échappé au marié, elle est partie sans un mot, coupant les ponts avec tout son entourage, excepté sa mère et sa meilleure amie qui ne s’est pas laissé effacer de sa vie. Elle s’en veut d’avoir d’abord pensé à elle, à ce dont elle avait besoin.
    A peine Sasha revenue, que des femmes commencent à disparaitre. Un imitateur ?
    Quand j’ai lu les pensées du tueur, qui s’intercale dans les chapitres vu du point de vue de Sasha, j’ai eu l’impression que le tueur était plus qu’un imitateur. La fuite de Sasha, son retour, semblent être une offense personnelle qui lui est faite, comme si, non contente d’avoir osé survivre, elle revenait le narguer en revenant dans sa ville. J’ai pensé à plusieurs théories, allant jusqu’à un membre de la famille d’une victime qui n’aurait pas supporté que Sasha s’en sorte alors que l’autre jeune femme a été tuée.
    J’ai adoré Miranda, la meilleure amie, ainsi que Cole, qui sortait avec Sasha au moment de son enlèvement et qui se débat avec sa propre culpabilité de ne pas avoir été capable de la protéger. Aujourd’hui, il semble bien décidé à remplir le rôle de protecteur qu’il s’est donné mais aussi à reprendre leur relation du début.
    Ce qui m’a rendue dingue avec ce livre, c’est que très vite, j’ai su qui était le coupable. J’en étais sûre ! Mais rien, pas une preuve, pas un début d’indice, juste mon intime conviction. C’était hyper frustrant de ne rien trouver contre lui (Je vous dis pas la danse de la victoire quand j’ai vu que mon intuition était bonne, enfin plutôt le dandinement de la joie, j’étais au lit !).
    J’ai adoré l’ambiance de ce livre.
    Il y a tout ce côté tout doux avec la relation que Sasha et Cole essaient de reprendre, mais derrière, il y a toujours cette ombre, cette menace que ressent Sasha et dont, nous, lecteurs, avons pleinement conscience puisque nous avons accès à certaines pensées du tueur.
    S’il n’y avait pas ce tueur qui rode, la petite ville serait vraiment un endroit où on aurait envie de rire (un peu comme Stars Hollow dans Gilmore Girls). On a droit à de belles chutes de neige, et l’auberge a vraiment l’air d’un endroit hyper cosy.
    Le paradoxe entre ce lieu enchanteur et les horreurs qui s’y sont déroulés et qui s’y déroulent de nouveau, rend l’ambiance de cette histoire encore plus angoissante.
    J’ai vraiment adoré cette histoire (même si j’ai vérifié quinze fois que les portes et fenêtres étaient bien fermées) et j’ai très envie de découvrir d’autres titres de l’auteur.

     

    Un extrait : Mon cœur s’accéléra tandis que mon regard se posait sur le rétroviseur. Mes yeux bruns paraissaient trop grands, exorbités. J’avais l’air effrayée, et je l’étais.

    Respirant un grand coup pour me donner du courage, j’attrapai mon sac, ouvris la portière, et descendis de ma Honda. L’air froid s’infiltra aussitôt sous le fin cardigan que je portais. J’inspirai profondément, inhalant l’odeur d’herbe fraîchement coupée.

    Je fis un pas vers l’auberge où j’avais grandi et que je n’avais pas revue depuis des années. Elle était fidèle à mes souvenirs. Le vent faisait tanguer les rocking-chairs inoccupés. Les fougères touffues qui ornaient la façade de la fin du printemps au début de l’automne avaient disparu. Les bardeaux avaient été repeints en blanc. Les volets d’un vert sapin sombre et…

    Et ma gorge se dessécha. J’avais la chair de poule et je sentis les petits cheveux blonds se dresser sur ma nuque. Une sensation horrible, irréelle se logea dans mon ventre. Ma gorge se serra une nouvelle fois.

    J’avais l’impression qu’une main trop insistante me caressait le dos. J’éprouvais une brûlure dans la nuque comme quand il s’asseyait derrière moi…

    Pivotant sur mes talons, je balayai le jardin des yeux. De hautes haies bordaient la propriété. Elle se trouvait à bonne distance de Queen Street, la route principale qui traversait la ville, mais j’entendais le bruit des voitures. Il n’y avait personne. Je fis un tour complet sur moi-même. Personne sur le porche ou dans le jardin. Il y avait peut-être quelqu’un à l’une des fenêtres de l’auberge, mais j’étais seule dehors en dépit des cognements de mon cœur ou de ce que me hurlait mon instinct.

    Je me concentrai de nouveau sur les haies de verdure. Suffisamment épaisses pour que quelqu’un puisse s’y cacher et m’observer, attendant que…

    Arrête ça.

    Je formai un poing de ma main libre.

    Tu n’es qu’une idiote parano. Arrête ça tout de suite. Personne ne t’observe.

    Mais mon pouls ne ralentissait pas et un léger tremblement parcourait mes muscles tendus. Une réaction physique irrationnelle.

    Je sentais monter la panique.

    Une terreur glacée planta ses griffes dans ma poitrine et je me mis à courir – laissant derrière moi la voiture, je me ruai dans l’auberge. Je ne voyais que des formes indistinctes qui défilaient tandis que je me précipitais dans l’escalier et montais les marches quatre à quatre jusqu’au dernier étage.

    Là, dans l’étroit couloir silencieux qui longeait les appartements au-dessus de l’auberge, hors d’haleine et la peur au ventre, je lâchai mon sac par terre et me pliai en deux, les mains sur les genoux, tentant de reprendre mon souffle.

    Je ne m’étais pas arrêtée pour voir si l’auberge avait changé depuis toutes ces années, ni pour chercher ma mère. J’avais couru comme si j’avais le diable aux trousses.

    Et c’était ce que je ressentais.

    Je n’aurais pas dû revenir.

     

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  • [Livre] Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles

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    Lecture terminée le : 29 octobre 2019

     

    Résumé : Entre Iowa et Massachusetts de 1943 à 1946
    Depuis que son mari a été appelé à rejoindre les forces alliées pour combattre en Europe, Glory Whitehall s’ennuie. Laissée seule avec son fils de 3 ans, enceinte jusqu’aux yeux, la jeune femme cherche une occupation pour tromper la solitude. Un beau matin, Rita Vincenzo reçoit la lettre d’une inconnue du Massachussetts…
    Entre Glory, jeunette impulsive, et Rita, femme de poigne au grand cœur, se tisse une amitié au fil de la plume. Une correspondance entre deux femmes séparées par des centaines de kilomètres, accidentellement rapprochées par l’absence de leurs époux, partis sur le front.
    Étayée d’instants complices, de joies, de peines, de drames, cette correspondance offre à chacune des deux femmes un moment de réconfort unique dans un monde bouleversé par les échos de la guerre qui menacent de saper leur courage. Comment vivre dans un monde sans hommes ? Comment égayer le quotidien lorsque tout est rationné ? À qui confier le mal-être, la souffrance de celles qui attendent, impuissantes et fébriles des nouvelles des époux, des fils qu’elles ont vus partir de l’autre côté de l’océan ?Trois ans de correspondance, autant de partage de recettes, de conseils de jardinage, de confidences inavouées… pour l’une des plus belles histoires d’amitié jamais écrites.


    Auteur : Suzanne Hayes et Loretta Nyhan

     

    Edition : Pocket

     

    Genre : Historique

     

    Date de parution : 18 juin 2015

     

    Prix moyen : 8€

     

    Mon avis : J’ai souvent eu du mal avec les romans épistolaires, du coup je n’en lis jamais. Comme quoi, tout dépend du contenu des lettres, parce que ce roman-là a été un véritable coup de cœur.
    En pleine seconde guerre mondiale, deux femmes, que plusieurs centaines de kilomètres et une vingtaine d’années séparent, entament une correspondance sur l’impulsion du club des femmes de leurs villes respectives.
    Gloria « Glory » Whitehall est une jeune femme de 24 ans, enceinte, mère d’un petit garçon de 2 ans. Son mari, Robert, est dans un camp d’entrainement en attendant de partir en Europe.
    Marguerite « Rita » Vincenzo a 41 ans. Son mari, Sal, bien que trop âgé pour être appelé sous les drapeaux, a décidé de s’engager après Pearl Harbor et a été envoyé en Afrique comme médecin militaire. Leur fils de 18 ans, Toby, est dans un camp d’entrainement et doit être déployé dans le Pacifique.
    A travers leurs lettres, les deux femmes vont nouer une solide amitié et se confier leur solitude, leurs petits et gros tracas et surtout cette inquiétude qui ne les quitte jamais.
    Avec elles, on découvre les restrictions, l’effort de guerre, les mesures gouvernementales pour protéger la population des raids aériens…
    On découvre aussi le mal-être et la honte des hommes réformés pour raisons médicales voire pour casier judiciaire (comme si ces derniers n’étaient pas dignes de mourir pour leur pays).
    Les femmes et les soldats communiquent par V-Mail, sorte de formulaire au nombre de ligne limité et lu par d’impitoyables censeurs avant de parvenir à leur destinataire. Si je comprends que les informations qui pourraient dévoiler des déplacements militaires soient caviardées, j’ai eu plus de mal avec certaines démonstrations d’affection, censurés au nom de la morale (Franchement, en pleine guerre, ils avaient rien d’autres à faire ?).
    Très vite, les deux femmes s’échangent des astuces pour faire fructifier leur jardins et des « recettes de guerre » (Des recettes très intéressantes mais que je ne suis pas certaine d’aller jusqu’à tester).
    Les femmes, en plus de contribuer à l’effort de guerre en faisant des bandages ou en écrivant aux soldats dépourvus de famille, vont également devoir remplacer dans leur travail les hommes partis au front.
    C’est là que la place de la femme va évoluer, car quand les hommes vont rentrer de la guerre, elles vont devoir se battre pour conserver leur indépendance et ne pas simplement être renvoyer derrière leurs fourneaux.
    On passe par beaucoup d’émotions dans ce roman : on sourit, on rit, on s’angoisse en même temps que Rita et Glory, on s’indigne aussi face aux situations ou aux réactions des voisines, on pleure (personnellement, je suis devenue une madeleine).
    Difficile de quitter ce roman écrit à quatre mains et ses deux héroïnes aussi différentes qu’attachantes.
    Mais avec la fin de la guerre, se termine aussi cette superbe correspondance et ce roman que l’on referme en laissant Rita et Glory reconstruire la vie que la guerre est venue chambouler.

     

    Un extrait : Chère « Sorcière aux mains vertes »,

    À trop vouloir m’appliquer, j’ai de l’encre bleue plein les doigts.

    Mais ce soir, j’avais le cœur lourd… Alors j’ai décidé de faire fi du reste et de prendre ma plus belle plume pour écrire à une parfaite inconnue qui n’aura peut-être ni le temps ni l’envie de me répondre.

    Et si je commençais par le commencement ?

    Notre Club des femmes se réunit au presbytère chaque mercredi après-midi. Ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, mais il faut bien que je m’occupe. On ne nous a pas donné de vrais noms, juste fait passer une liste d’adresses en nous disant que si nous nous sentions seules (c’est mon cas) ou désespérées (pas encore, mais j’avoue que ça devient de plus en plus pesant), nous pourrions ainsi correspondre avec une autre jeune femme dans la même situation. La « situation ». J’ai particulièrement aimé la manière dont notre vieille Mme Je-sais-tout (Mme Moldenhauer) a prononcé ce mot. Que sait-elle, au juste, de notre « situation » ?

    Un chapeau passait de main en main avec de petits papiers comportant de faux noms et de vraies adresses. Histoire de préserver l’anonymat, je suppose. Mais après tout, pour s’écrire, ne vaut-il pas mieux se connaître ? Les morceaux de papier n’étaient pas pliés et les autres filles fouillaient dans le chapeau pour choisir leur préféré. Tout ce rituel me semblait un peu ridicule et confus, à vrai dire. Je ne voulais pas participer, mais Mme Moldenhauer m’a pincé l’avant-bras si fort que je dois encore avoir une marque. Du coup, j’ai fait exprès de choisir en dernier. Toutes les autres avaient rejeté votre pseudonyme à cause du mot « Sorcière », j’imagine. J’ai de la chance d’être tombée sur vous. En ce moment, j’aurais bien besoin d’un coup de baguette magique. J’en suis à mon septième mois et Robbie Jr. vient d’avoir deux ans. C’est une vraie terreur.

    Voilà… J’espère que ces quelques lignes vous parviendront et vous donneront l’envie de me répondre. Je me réjouis à l’idée de courir jusqu’à la boîte aux lettres pour y trouver une enveloppe sans le cachet de l’armée dessus.

    Mon nom est Gloria Whitehall. J’ai vingt-trois ans. Mon mari, Robert Whitehall, est premier sergent dans la 2e division d’infanterie.

    Ravie de faire votre connaissance.

    Sincères salutations,
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  • [Livre] La vie hantée d’Anya

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    Lecture terminée le : 26 octobre 2019

     

    Résumé : Anya a l'impression d'être en permanence la petite nouvelle au village : fille d'immigrés, elle n'a jamais réussi à trouver complètement sa place. Mais quand elle tombe dans un puits et découvre le fantôme qui s'y trouve, elle a l'impression de se faire son premier véritable ami. Les ennuis commencent quand le fantôme devient jaloux de tout ce qui remplit la vie d'Anya.


    Auteur : Vera Brosgol

     

    Edition : Rue de Sèvres

     

    Genre : Bande dessinée

     

    Date de parution : 28 août 2019

     

    Prix moyen : 16€

     

    Mon avis : Anya est une adolescente qui aimerait bien oublier ses origines russes. Elle en a marre de la nourriture bien grasse que cuisine sa mère, de l’église orthodoxe et de son compatriote que sa mère la pousse à fréquenter.
    Quand on pense qu’Anya a pris des cours pour se défaire de son accent russe afin de mieux s’intégrer, on se doute que tous ses souvenirs de la Russie ne la comble pas.
    Elle n’aime guère son lycée privé où elle se sent invisible, surtout face à la parfaite Elizabeth (qui en plus, se révèle gentille et attentive).
    En rentrant par la forêt, Anya tombe dans un trou où elle tombe nez à nez avec un squelette.
    Mais ce squelette n’est pas vraiment tout seul. En effet l’âme de son propriétaire y est restée attachée et c’est sous forme de fantôme que cette personne se présente à Anya.
    Sortie de sa mauvaise posture, Anya se rend compte qu’elle a ramassé un petit os, ce qui permet au fantôme de la suivre partout.
    Celui-ci, une jeune fille prénommée Emily, va aider Anya en lui soufflant les bonnes réponses aux examens, en faisant le guet quand Anya fume, bref en devenant indispensable pour une adolescente mal dans sa peau.
    Mais très vite, Emily devient directive et envahissante. Elle ne supporte pas la contradiction et veut qu’Anya agisse selon ses « conseils ».
    Anya commence à se demander qui est vraiment Emily et si elle est vraiment aussi bienveillante qu’elle le laisse paraître.
    Le résultat de ses recherches va être quelque peu… inattendu.

    J’ai beaucoup aimé le coup de crayon tout en rondeur et essentiellement composé de blanc, noir et nuances de bleus.
    L’histoire en elle-même est prenante, pleine de suspense, parfois un brin angoissante.
    J’ai beaucoup aimé cette BD et elle m’a donné envie de découvrir « un été d’enfer », une autre BD de Vera Brosgol.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Brindille – T01 – Les chasseurs d’ombre

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    Lecture terminée le : 26 octobre 2019

     

    Résumé : Une jeune femme se réveille dans un village du petit peuple. Elle ne se souvient de rien, ni de son nom, ni de comment elle est arrivée ici. Alors qu’elle tente de retrouver la mémoire et découvre les habitants de ce monde, elle s’éveille peu à peu à des pouvoirs qu’elle ne contrôle pas. Est-elle une fée ? Une jeune fille ordinaire ? Une sorcière ? Les réponses à toutes ces questions se situent sans doute dans cette mystérieuse forêt qui entoure le village. Trouvera-t-elle le courage de se rendre là où personne n’a le droit d’aller ?


    Auteur : Frédéric Brrémaud et Federico Bertolucci 

     

    Edition : Vent d’Ouest

     

    Genre : Bande dessinée

     

    Date de parution : 25 Avril 2018 

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : Ça faisait un moment que je lorgnais sur cette BD parce que trouve le dessin splendide. Les couleurs utilisées sont magnifiques.
    Malheureusement, cette BD a été une énorme déception !

    Pour une histoire en deux tomes, je m’attendais à avoir un début d’explication sur l’histoire dès le tome 1, mais non, rien, le scénario est totalement obscur.
    Sous prétexte que l’héroïne, totalement amnésique, ne sait ni qui elle est, ni qui sont les gens qui l’entourent, et bien nous non plus nous ne savons rien, jusqu’à rencontrer un peuple sans savoir comment ils s’appellent, d’où ils viennent et pourquoi ils fuient brusquement en abandonnant la jeune amnésique derrière eux.
    Un peu de mystère et d’intrigue sont les bienvenus, mais il ne faut pas exagérer : ici on ne sait vraiment rien de rien.
    Au point que ça en devient pénible. Et même inquiétant pour la suite.
    En effet, on ne peut pas s’empêcher de se dire que pour nous offrir toutes les explications nécessaires ainsi qu’une fin digne de ce nom, les auteurs vont devoir prendre de sacré raccourcis. Je m’attends donc à un tome 2 bâclé, à la fin brutale et aux explications survolées.
    Je ne suis pas certaine d’avoir vraiment envie de le lire.
    Peut-être si je le trouve d’occasion (genre à 90 cts sur Rakuten)

    Un extrait :

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