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Drame/Comédie dramatique

  • [Film] Elizabeth

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    Titre original : Elizabeth

     

    Réalisé par : Shekhar Kapur

     

    Date de sortie : 11 novembre 1998

     

    Genre : Comédie dramatique

     

    Pays d’origine : Angleterre, USA

     

    Durée : 2h04

     

    Casting : Cate Blanchett, Joseph Fiennes, Geoffrey Rush…

     

    Résumé : Angleterre 1558. A la mort de sa demi-soeur Marie Tudor, Elizabeth, fille illégitime d'Henri VIII jusqu'alors menacée, devient Reine. Mais, même à la cour, elle n'est pas à l'abri du danger. Pour survivre elle va devoir apprendre les subtilités du pouvoir...

     

    Mon avis : Ce film s’attache à reconstituer la vie d’Elizabeth Tudor autour de son accession au trône et des premières années de son règne.
    Malgré quelques anachronismes et certains passages romancés, le film est relativement juste historiquement, montrant bien les pressions exercées sur Elizabeth pour qu’elle se marie et qu’elle ne règne pas seule, étant une simple femme (réflexion qu’elle saura utiliser à son avantage). Pour autant, si le film montre ses hésitations et ses déboires de jeune reine, il s’attache plus à nous montrer les sentiments de la France que les actes de la Reine.
    Lord Cecil m’a profondément énervée, sa manière de se comporter avec la Reine, comme si c’était elle qui devait lui obéir, et non l’inverse, était vraiment pénible et j’ai attendu tout le film de le voir se faire remettre à sa place.

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    Cate Blanchett incarne réellement la Reine Elizabeth.

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    D’ailleurs quelques soient ses rôles, je trouve toujours qu’il y a quelque chose de la majesté de la Reine Elizabeth.
    Bien sûr il était difficile de faire ce film sans parler de l’acte d’uniformité qui a été un des actes les plus importants d’Elizabeth. D’ailleurs, c’est au cours des scènes concernant cet acte que l’on constate le plus l’évolution d’Elizabeth en tant que Reine. Dans les premières scènes elle est hésitante, paniquée devant les décisions qu’on lui demande de prendre, influençable, incapable de hausser le ton et de se faire entendre. Dans la scène de l’acte d’uniformité on découvre une reine qui a pris de l’assurance, qui sait faire face et montrer bonne figure alors même qu’elle est complètement terrorisée intérieurement. L’appui de Walsingham est vraiment un plus et il lui permet de se révéler particulièrement forte et déterminée. Et pour l’anecdote, j’ai adoré comment il lui apporte son aide pour obtenir le vote du parlement à ce sujet !

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    Du côté des prétendants d’Elizabeth, et Dieu sait si ça se bouscule au portillon, on trouve aussi de tout.
    Philippe d’Espagne est particulièrement gonflé car il demande Elizabeth en mariage alors même que son épouse, la propre sœur d’Elizabeth est encore en vie.
    J’ai beaucoup aimé l’interprétation de Vincent Cassel dans le rôle du duc d’Anjou.

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    Fantasque, arrogant, (Français quoi, dirait Henry VIII), il a quelques particularités qui vont surprendre la reine. Mais je n’en dirais pas plus à ce sujet. Disons seulement que, même sans connaître l’histoire d’Angleterre, quand on l’entend dire : « ne sait-elle pas que son bonheur dépend de mon bon vouloir » ou quelque chose comme ça, on se doute qu’entre cette reine farouchement indépendante et un type capable de faire ce genre de réflexion, fut-il le frère du roi de France, ça ne pouvait pas coller.
    Et puis il y a Robert Dudley. L’ami d’enfance, l’amoureux transi, jaloux, ambigüe, présent, parfois peut être trop. Et qui a oublié de révéler une chose essentielle à Elizabeth.

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    Après tant de déconvenues, il n’est pas étonnant de voir la transformation de la Reine en Reine Vierge, s’inspirant de la Sainte Vierge qui a déchaînée tant de passion et de fidélité des hommes. Avec son visage fardé de blanc d’albâtre, la reine devient plus qu’une simple mortelle, elle devient une icône, une statue, intouchable, inaccessible et comme elle le dit : « Mariée… à l’Angleterre »

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  • [Film] The circle

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    Titre original : The circle

     

    Réalisé par : James Ponsoldt

     

    Date de sortie : 12 juillet 2017

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h50

     

    Casting : Emma Watson, Tom Hanks, John Boyega, Karen Gillan, Patton Oswalt…

     

    Résumé : Les Etats-Unis, dans un futur proche. Mae est engagée chez The Circle, le groupe de nouvelles technologies et de médias sociaux le plus puissant au monde. Pour elle, c'est une opportunité en or ! Tandis qu'elle prend de plus en plus de responsabilités, le fondateur de l'entreprise, Eamon Bailey, l'encourage à participer à une expérience révolutionnaire qui bouscule les limites de la vie privée, de l'éthique et des libertés individuelles. Désormais, les choix que fait Mae dans le cadre de cette expérience impactent l'avenir de ses amis, de ses proches et de l'humanité tout entière…

     

    Mon avis : Quand Mae décroche un boulot au cercle, boite de technologie et médias sociaux, on se dit que tout commence bien pour elle : le travail n’est guère différent que celui qu’elle exerce déjà mais mieux payé et dans des locaux plus grands, plus aérés, plus agréables. Les chefs sont sympas, ouverts, serviables ; elle peut loger sur place, la boîte étant une sorte de ville dans la ville proposant tout le confort : piscine, clubs de sports, bibliothèques, discothèques, soirées, concerts, et elle a une super mutuelle (ce qui, aux USA, reste essentiel à un niveau de vie correct).

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    Le rêve quoi.
    Sauf que le rêve dure environ une demi-heure. Ensuite le rêve commence à devenir flippant avec l’arrivée de deux télétubbies toutes dents dehors s’étonnant que Mae ne soit pas inscrite sur des forums parlant de la maladie de son père, qu’elle ne poste pas chacune de ses activité à la seconde où elle les fait, qu’elle ne soit pas « ouverte » à la communauté. Suit une visite médicale qui aurait sans doute valu un procès à la boite s’ils m’avaient fait le même coup qu’à Mae. Plus on avance dans la découverte du cercle et plus on se demande où on est tombé : ils vont jusqu’à parler de vol quand on ne filme pas une expérience vécue. Le cercle considère comme un droit fondamental de chacun de partager les expériences de tous à l'aide de micro-caméras. Les secrets sont vus comme des mensonges et la vie privée comme de l’égoïsme.

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    Alors bien sûr, tout n’est pas complètement négatif, et Mae va montrer que le programme peut aider la justice à parvenir à ses fins. Cependant, comme souvent quand il s’agit de réseaux sociaux, il y a des dérives, des dérivent importantes. Comme, déjà aujourd’hui, les gens pensent que le fait d’être cachés derrière un écran leur permet de dire tout et n’importe quoi, du jugement de valeur à l’insulte pure et simple, l’effet de groupe a le même effet dans le cercle. Non seulement les gens vont de plus en plus loin, mais chacun se dédouane de toute responsabilité au prétexte que les autres l’ont fait. Plus personne n’est responsable de rien, n’est coupable de rien, du moment que tout est public. Les victimes sont montrées du doigt car c’est elles qui sont considérées comme coupables d’avoir voulu garder leur intimité secrète. Ce qui, aux yeux de la masse, justifie tout.
    Le film, s’il a des défauts, s’il n’est certainement pas à la hauteur du livre (que j’ai hâte de lire), montre clairement la pente glissante sur laquelle nous sommes déjà engagés. Le film alerte sur les dérives du « tout partager » sans pour autant prôner un retour au monde avant les réseaux sociaux. Il rappelle juste qu’il faut réfléchir avant de poster commentaires, vidéos, photos, sur nous-même et a fortiori sur les autres, surtout quand ils ne vous ont rien demandé.




  • [Film] L'échange des princesses

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    Titre original : L’échange des princesses

     

    Réalisé par : Marc Dugain

     

    Date de sortie : 27 décembre 2017

     

    Genre : Comédie dramatique

     

    Pays d’origine : France

     

    Durée : 1h40

     

    Casting : Lambert Wilson, Olivier Gourmet, Anamaria Vartolomei, Juliane Lepoureau, Igor Van Dessel, Catherine Mouchet…

     

    Résumé : 1721. Une idée audacieuse germe dans la tête de Philippe d’Orléans, Régent de France… Louis XV, 11 ans, va bientôt devenir Roi et un échange de princesses permettrait de consolider la paix avec l’Espagne, après des années de guerre qui ont laissé les deux royaumes exsangues.

    Il marie donc sa fille, Mlle de Montpensier, 12 ans, à l’héritier du trône d’Espagne, et Louis XV doit épouser l’Infante d’Espagne, Anna Maria Victoria, âgée de 4 ans.

    Mais l’entrée précipitée dans la cour des Grands de ces jeunes princesses, sacrifiées sur l’autel des jeux de pouvoirs, aura raison de leur insouciance…

    Mon avis : J’avais beaucoup aimé le livre de Chantal Thomas excepté les passages concernant les poupées d’Anna Maria Victoria auxquelles l’auteur donnait presque une vie surnaturelle.
    Dans le film cet aspect a été écarté et ce n’est pas plus mal.
    Reste le meilleur.
    Si j’ai un reproche à faire au film, c’est de n’être pas assez long. 20 à 25 minutes de plus aurait été parfait !
    Les acteurs interprétant les quatre enfants et adolescent sont juste parfaits et entourés par d’excellents acteurs confirmés tels que Lambert Wilson.
    Mlle de Montpensier est plus âgée que dans le livre où elle a seulement 12 ans. Dans le film elle semble avoir dans les 16 ans, ce qui permet de la montrer bien plus consciente de ce qu’implique son mariage arrangé.

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    Le film dépeignant un fait plutôt méconnu, même les féru d’histoire prendront plaisir à le regarder sans en pointer les éventuelles erreurs.
    Quant au destin des jeunes princesses, la Palatine, grand-mère de Mlle de Montpensier, elle résume très bien les réalités de l’époque : « Les princesses sont faites pour être mariées et perpétuer une dynastie ». C’était là leur seul rôle car, puisqu’elle ne pouvait ni régner, ni hériter des titres, ni transmettre le nom, quelle aurait été leur utilité en dehors du statut de monnaie d’échange et de poulinière ?
    Le régent apparaît, certes comme un intriguant qui fait ce qu’il faut pour placer sa propre famille, mais surtout comme un homme soucieux de l’avenir de la France.

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    Face à lui, le duc de Condé, apparaît comme un homme ambitieux, suspicieux, jaloux de la moindre parcelle de pouvoir que posséderait autrui. Son attitude face à la petite Marie-Victoire est inadmissible. Il est bouffi d’arrogance et totalement ridicule (et l’acteur a vraiment la tête de l’emploi !). C’est le type même du personnage que l’on déteste au premier regard.

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    Lambert Wilson est excellent en roi Philippe V d’Espagne rongé par la culpabilité de porter une couronne dont il n’a pas voulu, d’avoir sur la conscience les milliers de morts provoqués par la guerre de succession d’Espagne, accablé par les responsabilités, oscillant entre lucidité et folie, et imprégné d’une ferveur religieuse proche de celle d’isabelle la catholique et le poussant à commettre les même horreurs (bûcher pour les hérétiques).

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    Les costumes sont magnifiques et je n’ai même pas eu envie de vérifier leur exactitude historique, juste d’en profiter.
    Quand on voit le destin de ces fillettes (puisque Mlle de Montpensier avait en réalité 12 ans seulement, et non plus de 16 comme l’actrice), on ne peut s’empêcher de penser à toutes celles qui sont encore victimes aujourd’hui de mariage forcés sans que « l’excuse » des relations diplomatiques puisse être invoquée.
    Depuis 1721, certaines choses n’ont pas évoluées pour tout le monde.


  • [Film] Les quatre filles du Docteur March

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    Titre original : Little women

     

    Réalisé par : Mervyn LeRoy

     

    Date de sortie : 1949

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 2h01

     

    Casting : Mary Astor, Janet Leigh, June Allyson, Margaret O’Brien, Elizabeth Taylor, Peter Lawford…

     

    Résumé : Le quotidien de Mme March et ses quatre filles avec ce qu'il comporte de joies et de tracas alors que leur père est parti à la guerre.

     

    Mon avis : J’avais déjà vu l’adaptation de 1994 du roman de Louisa May Ascott.
    Quand celui-ci, de 1949, est passé sur Arte, je n’ai pas résisté.
    L’histoire est fraîche et pétillante. A part les deux ou trois événements les plus graves qu’on pouvait difficilement passer sous silence, j’ai trouvé que l’accent était mis sur l’amitié qui soude les sœurs, l’amour de leur mère, en laissant de côté les passages plus sombres mais plus réalistes.
    Ainsi j’ai regretté l’accent mis dans le livre sur leur pauvreté et la difficulté qu’ont les 4 jeunes filles à s’adapter à cette nouvelle situation, l’angoisse permanente d’une nouvelle tragique du front, les affrontements entre Jo et Amy qui auraient pu tourner au drame, les plaisanteries de gamin mal éduqué de Laurie qui aurait pu briser à jamais le bonheur de Meg, la solitude d’Amy face à ses camarades de classe hautaines devant la nouvelle pauvreté de leur ancienne amie, la difficulté pour Meg et Jo dans leur travail respectif, la première aux prises avec des fillettes insolentes et gâtée et la seconde devant tenir compagnie à son horrible tante.
    A croire que le réalisateur a voulu gommer tout ce qu’il y avait de négatif dans la vie des 4 sœurs pour ne garder que le positif. Et quand il ne peut écarter le négatif : tout est bien qui fini bien.

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    Le plus grand drame qui touche la famille est escamoté d’une pirouette en mode : et oui, écrasons une larme, mais oh, ça y tout va mieux !!
    Je suppose qu’en 49, au sortir de la seconde guerre mondiale, les gens avait besoin de voir des films qui faisait un peu pleurer dans les chaumières mais où, en somme, tout se passait bien.
    J’ai trouvé les actrices bien choisies, bien que les âges de Beth et Amy aient été inversés.
    Cela reste un petit film plaisant à voir, idéal en période de noël !

     

  • [Film] Un automne à New York

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    Titre original : Autumn in New York

     

    Réalisé par : Joan Chen

     

    Date de sortie : 01 novembre 2000

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h 43

     

    Casting : Richard Gere, Winona Ryder, Elaine Stritch, Vera Farmiga, Anthony LaPaglia…

     

    Résumé : Will Keane est le propriétaire d'un des restaurants new-yorkais les plus fréquentes. Quadragénaire charismatique et séducteur, il attire les plus belles femmes avec lesquelles il n'entretient que des relations sans lendemain. Mais tout bascule le jour où il rencontre Charlotte Fielding. Célibataire endurci mais don Juan invétéré, Will tombe immédiatement sous le charme de cette femme beaucoup plus jeune que lui, à l'énergie et à la gaieté débordantes, qui pourtant se sait atteinte d'une grave maladie.

     

    Mon avis : Encore un film qui s’inspire de Love Story, tentant de surfer sur la vague d’émotion qu’avait provoqué ce film.

    Mais j’aime bien Richard Gere et j’aime beaucoup Winona Ryder, alors du coup, j’aime bien ce film. C’est certes une romance prévisible, le réalisateur n’a rien inventé, c’est certain, n’apportant comme élément inédit que la différence d’âge des protagonistes principaux.
    Mais c’est mignon, c’est romantique, c’est dramatique… on le regarde de la même façon qu’on regardait Candy ou la petite maison dans la prairie : pour faire pleurer dans les chaumières.
    Le film est bien porté par ses acteurs et des touches d’humour le parsèment comme pour atténué le drame qui se noue.
    Winona Ryder campe un rôle très différent de Lydia de Beetlejuice ou de la perfide Abigaïl de la chasse aux sorcières. Je n’ai pas tant que ça l’habitude de la voir fragile et romantique, les rôles dans lesquels je l’ai vu  étant souvent assez sombres.

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    Quant à Richard Gere, 10 ans après Pretty Woman, il renoue avec le rôle du séducteur qui tombe bien malgré lui dans les bras d’une belle fille plus ou moins en détresse.

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    Curieusement, même si on les voit nettement moins que le couple principal, c’est les relations que chacun entretient avec son entourage qui m’a le plus intéressée : la relation entre Charlotte et sa grand-mère

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    , ou avec ses amis, la relation entre Will et Lisa et entre Will et son second.

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    Ce sont ses relations annexes qui font la force du film.
    Ce n’est certainement pas le film du siècle, mais il se laisse regarder, de préférence sous une bonne couverture, un soir pluvieux d’automne ou d’hiver.



  • [Film] Neverland

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    Titre original : Finding Neverland

     

    Réalisé par : Marc Forster

     

    Date de sortie : 23 février 2005

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : Angleterre

     

    Durée : 1h41

     

    Casting : Johnny Depp, Kate Winley, Radha Mitchell, Dustin Hoffman, Julie Christie, Freddie Highmore…

     

    Résumé : Londres, début du XXe siècle. L'écrivain James M. Barrie est en quête d'un nouvel élan, dans sa vie comme dans son oeuvre : son mariage avec la comédienne Mary Ansell est dans l'impasse, et le public londonien boude sa dernière pièce.
    C'est en arpentant les allées de Kensington Gardens qu'il rencontre Mme Llewelyn Davies et ses quatre jeunes fils. Une complicité immédiate se noue entre l'écrivain et les enfants sous l'œil ravi de leur mère, jeune veuve désemparée qui trouve en lui un véritable ami.
    Son intimité avec la famille Llewelyn Davies grandissant chaque jour davantage, James M. Barrie retrouve son âme d'enfant auprès de ceux qui sont désormais sa plus précieuse source d'inspiration. Il tisse avec eux la trame fantastique, visionnaire et subtilement mélancolique de Peter Pan.

     

    Mon avis : On a là un biopic un peu romancé sur la période durant laquelle James M. Barrie créa le personnage de Peter Pan.
    Le film est rempli d’émotions et, comme à chaque fois que je le voie, je termine en larmes.
    Doté d’un formidable casting, Neverland est non seulement un biopic sur JM Barrie mais également un reflet du passage à la vie adulte, de l’abandon de l’idée de ne pas grandir.
    Il montre aussi combien on a besoin de l’imagination pour surmonter les drames, pour ne pas s’enferrer dans la dépression.
    La relation entre James et Sylvia, la mère des enfants, est très belle, mais salie par l’entourage qui ne parle que de scandale, qui sont là, à les épier, à cancaner sur une amitié qu’ils ne comprennent pas. La femme de James est assez hypocrite puisqu’elle se plaint de ses absences, qu’elles soient mentales ou physiques, alors qu’il est très vite évidement qu’elle a pris un amant.
    Johnny Depp et Kate Winslet sont très bon dans leur rôle. Kate Winslet est parfaite dans son rôle de jeune veuve, affaiblie et désemparée, régentée par une mère qui s’impose à elle et qu’elle n’a pas la force de remettre à sa place

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     ; et que ça fait du bien de voir Johnny Depp au « naturel », pas grimé et excités comme dans la plupart de ses films. Certes pour l’époque à laquelle se passe le film, James Barrie est quelque peu excentrique, mais par rapport à d’autres de ses rôles, c’est reposant.

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    Mais celui qui mérite l’oscar dans ce film, le meilleur des acteurs du casting, à mon sens, c’est Freddie Highmore, 12 ans lors du tournage, qu’on a pu voir dans Charlie et la chocolaterie ou Arthur et les minimoys. Ce gosse (oui je continue à dire ce gosse, il a 25 ans maintenant, c’est un bébé) a vraiment un jeu exceptionnel. Sans lui, le film serait moitié moins touchant.

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    Je ne connais pas vraiment les autres réalisations de Marc Forster, mais celle-ci est très réussie.
    Le film n’est pas classé en biopic car certains éléments de la vie de James Barrie ont été modifiés pour les besoins du film (par exemple, il a rencontré Sylvia avant la mort de son mari et seuls les trois premiers garçons étaient nés).
    Mais peu importe s’il n’est pas strictement fidèle à la réalité, il nous emporte dans un tourbillon d’émotions et je ne me lasserais jamais de regarder cette merveilleuse histoire.



  • [Film] De l’eau pour les éléphants

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    Titre original : Water for Elephants

     

    Réalisé par : Francis Lawrence

     

    Date de sortie : 04 mai 2011

     

    Genre : Drame         

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h55

     

    Casting : Reese Witherspoon, Robert Pattinson, Christoph Waltz, Hal Holbrook…

     

    Résumé : 1931, période de Grande Dépression aux Etats-Unis. A la suite d'une tragédie familiale, Jacob, un jeune étudiant en école vétérinaire, se retrouve subitement plongé dans la misère et rejoint par hasard un cirque itinérant de seconde classe. Il se fait accepter en échange des soins qu’il pourra apporter aux animaux et ne tarde pas à tomber sous le charme de la belle écuyère Marlène. Elle est l'épouse du directeur du cirque, un être d’une rare violence et totalement imprévisible. Derrière la beauté et la magie des spectacles, Jacob découvre un univers impitoyable et miséreux. Lorsqu’une éléphante rejoint le cirque, Marlène et Jacob se rapprochent l’un de l’autre et préparent un nouveau spectacle qui permet un temps de renouer avec le succès. Mais leurs sentiments deviennent de plus en plus perceptibles et sous les yeux d'August, cette histoire d'amour les met irrémédiablement en danger.

     

    Mon avis : Je n’ai pas lu le livre, mais quand je vois le film et que je sais que l’auteur l’a écrit lors d’un défi consistant à écrire un roman en un mois, je ne peux qu’avoir envie de me plonger dedans, d’autant plus que, malgré les coupures et arrangements inévitables dans une adaptation à l’écran, l’auteur du roman, Sara Gruen, a trouvé le film très réussi.
    Je crois que je ne me lasserai jamais de voir et revoir ce film magnifique.
    Le meilleur acteur de ce film ? C’est une actrice : Tai, l’éléphante de 42 ans qui interprète le rôle de Rosie et qui joue parfaitement la peur, l’affolement, la souffrance et la colère (Bien que l’animal n’ait pas été maltraitée pendant le tournage, il existe une polémique selon laquelle elle aurait été dressée par la violence. Ces faits, révélés par une association après la sortie du film n’étaient pas connus du réalisateur et des acteurs, ce dont l’association a convenu. On se demande pourquoi, d’ailleurs, l’association, qui prétend détenir les preuves depuis 2005, à attendu plus de 6 ans pour les rendre publiques).

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    Le réalisateur nous plonge vraiment dans l’ambiance des états unis des années trente, en pleine crise financière et au beau milieu de la prohibition. On passe des paillettes et de la poudre aux yeux des spectacles du cirque et des bars clandestins à l’extrême pauvreté dans laquelle vivent non seulement les forains, qui passent des semaines sans être payés, mais aussi la population. Les costumes, en dehors du spectacle, sont volontairement sombres, ternes, la seule source de couleurs et de joie est dans les costumes de spectacle des artistes.
    Christoph Waltz joue à merveille le rôle d’August (dans le livre, il y a deux personnages que l’acteur a du interpréter en un seul personnage plus complexe), mais il faut dire qu’il excelle dans les rôles de méchants (ou de grand malade du moins).

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    Reese Witherspoon et Robert Pattinson forment un couple convaincant.

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    On se demande si Auguste a toujours été aussi cinglé ou si c’est la dépression qui a fini par le rendre ainsi du fait du manque d’argent et d’un avenir toujours incertain. On ne peut pas s’empêcher de se dire que s’il a conquis une femme comme Marlène, c’est qu’à un moment ou un autre il a dû être charmant… ou alors qu’il cachait bien son jeu.

    L’histoire d’amour entre Jacob et Marlène est présente mais reste quand même en fil conducteur. La relation de chacun d’eux avec l’éléphante prend une place importante et les conditions de vie des gens du cirque, exploités, maltraités et à la merci des sautes d’humeur du « patron » restent au premier plan.
    Le tout forme un film magnifique et touchant dont on ne voit pas passer les deux heures.



  • [Film] We need to talk about Kevin

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    Titre original : We need to talk about Kevin

     

    Réalisé par : Lynne Ramsay

     

    Date de sortie : 28 septembre 2011

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : USA, Angleterre

     

    Durée : 1h50

     

    Casting : Tilda Swinton, John C. Reilly, Ezra Miller, Ashley Gerasimovich…

     

    Résumé : Eva a mis sa vie professionnelle et ses ambitions personnelles entre parenthèses pour donner naissance à Kevin. La communication entre mère et fils s’avère d’emblée très compliquée. A l’aube de ses 16 ans, il commet l’irréparable. Eva s’interroge alors sur sa responsabilité. En se remémorant les étapes de sa vie avant et avec Kevin, elle tente de comprendre ce qu’elle aurait pu ou peut-être dû faire.

     

    Mon avis : We need to talk about Kevin est l’adaptation du roman éponyme de Lionel Shriver. Alors, comme en littérature on est moins snob qu’au cinéma, pour le livre, le titre a été traduit en « il faut qu’on parle de Kevin » (Franchement, ils auraient pu traduire le titre, d’autant plus que ça a été fait pour le livre. Mais bon, c’est déjà mieux que quand ils mettent un titre en anglais MAIS pas le même que l’original. Par exemple la série Army Wives qui en français est devenu American Wives…).

    Le livre est écrit à la première personne, à travers les yeux d’Eva, la mère de Kevin, qui s’adresse par lettre à son époux dont elle est séparée. Dans le film, on suit toujours Eva, on ne sait que ce qu’elle sait, mais il manque le côté chronologique qu’on trouvait dans ses lettres. Certes elle mêlait déjà passé et présent, mais c’était assez facile de distinguer les deux périodes. Ici les scènes s’enchaînent sans qu’on sache à quelle période on se trouve, sauf à scruter l’actrice qui a les cheveux un peu plus longs après le drame qu’avant. J’aurais apprécié que le passé et le présent soient différenciés par un changement de luminosité ou un adoucissement des contrastes, comme il est souvent d’usage de faire quand on change d’époque dans une même histoire.

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    Je pense que si je n’avais pas lu le livre avant de voir le film, j’aurais eu beaucoup plus de mal à entrer dans l’histoire.
    Même si j’ai beaucoup aimé le film (oui, j’ai préféré le livre, mais c’est souvent le cas), j’ai eu quelques regrets.
    D’abord j’ai trouvé que la réalisatrice avait pris le parti de présenter la mère comme la responsable du comportement de son fils.
    J’ai trouvé un peu facile d’occulter le comportement inadmissible du père qui refuse le moindre blâme envers son fils. Dans le livre, on voit clairement que toutes les tentatives d’Eva pour contrôler et éduquer Kevin sont vouées à l’échec par l’aveuglement obstiné (et criminel) de son père (les nounous démissionnent, elles sont incompétentes, les profs se plaignent, ils n’aiment pas les enfants, les flics ramènent le gosse, ils ont forcément fait une erreur d’identification…). Tout cet aspect, bien présent dans le livre, est quasiment occulté dans le film. Ici le père n’assiste à aucune des bêtises de son fils et quand Eva le soupçonne de quelque chose, cela lui semble impossible (mais on peut le comprendre puisqu’il n’a jamais rien eu sous les yeux).

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    Quand à la fin du film, elle a été très nettement édulcorée. Certes, vous me direz qu’elle est déjà horrible, mais la fin du livre n’est pas seulement horrible, elle est aussi symbolique.
    Un film sympa mais qui n’arrive pas à la cheville du roman.



  • [Film] Nos étoiles contraires

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    Titre original : The Fault In Our Stars

     

    Réalisé par : Josh Boone

     

    Date de sortie : 20 août 2014

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 2h05

     

    Casting :Shailene Woodley, Ansel Elgort, Laura Dern, Sam Trammell, Nat Wolff…

     

    Résumé : Hazel Grace et Gus sont deux adolescents hors-normes, partageant un humour ravageur et le mépris des conventions. Leur relation est elle-même inhabituelle, étant donné qu’ils se sont rencontrés et sont tombés amoureux lors d'un groupe de soutien pour les malades du cancer.

     

    Mon avis : J’ai lu le livre en décembre 2016 et j’ai laissé passer un peu de temps avant de voir le film. Trois mois m’ont semblé être un bon délai : assez éloigné pour avoir digéré ma lecture, mais assez proche pour pouvoir juger de la fidélité de l’adaptation, même avec ma mémoire de poisson rouge.
    Alors bien sûr, on ne va pas échapper au paquet de klennex, ne nous voilons pas la face, mais ce film reste optimiste.
    Malgré la maladie et sa fin inéluctable, Hazel et Gus veulent non seulement vivre leur vie au maximum, mais aussi s’assurer que ceux qui restent ne vont pas s’éteindre avec eux.
    A part quelques détails et une scène qui a été déplacée, le film reste très fidèle au chef d’œuvre de John Green.
    Pour paraphraser Hazel, à propos de l’auteur de son livre préféré : il sait comment ça fait d’être en train de mourir sans être en train de mourir lui-même.
    Les acteurs sont très crédibles dans leur rôle. Hazel est à la fois effrayée, révoltée et résignée (oui on peut être révoltée et résignée en même temps !).

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    Gus, lui, est optimiste, presque jusqu’au bout.

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    Ce qui m’a marqué dans ce film (comme dans le livre, d’ailleurs) c’est que les choses n’évoluent pas comme on pensait qu’elles évolueraient.
    Il y a des critiques professionnels qui se sont crus malins en disant que ce film avait pour défaut de vouloir faire pleurer. Pourtant, ils ne trouvent pas que le fait de faire rire soit un défaut pour une comédie, ou que le fait de faire peur soit un défaut pour un film d’horreur ? Alors pourquoi trouver que faire pleurer est un défaut pour un drame ?
    Doit-on, pour contenter ces grands spécialistes édulcorer la vie pour n’en montrer que le côté amusant ? Ou ne faire que des films se déroulant dans d’autres mondes ? Pourquoi ne pourrait-on pas montrer à l’écran des réalités plus sérieuses ? Et oui, pas toujours drôles.
    J’ai beaucoup aimé le rôle des parents de Hazel qui sont pris entre leur inquiétude, leur chagrin de devoir se préparer à perdre leur enfant, et le fait de devoir essayer de rester optimiste pour que Hazel continue de se battre contre la maladie.

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  • [Film] Madame Bovary

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    Titre original : Madame Bovary

     

    Réalisé par : Sophie Barthes

     

    Date de sortie : 4 novembre 2015

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : Angleterre, Belgique

     

    Durée : 1h59

     

    Casting : Mia Wasikowska, Ezra Miller, Henry Lloyd-Hughes, rhys Ifans, Logan marshall-Green, Laura Carmichael…

     

    Résumé : Emma Rouault, fraîchement sortie du couvent, épouse Charles Bovary, un médecin de campagne qui se réjouit d’avoir trouvé la compagne parfaite. Emma occupe ses journées à aménager sa nouvelle demeure, dessine, joue du piano et reçoit avec élégance les visiteurs. Cette vie monochrome auprès d’un époux sans raffinement est bien loin des fastes et de la passion auxquels elle aspire. Ses rencontres avec M. Lheureux, habile commerçant, le Marquis d’Andervilliers, et Léon, jeune clerc de notaire, vont rompre la monotonie de son existence.

     

    Mon avis : Ici je ne vais que donner mon avis sur le film sans faire de comparaison avec le livre car je ne l’ai toujours pas lu (oui je sais, honte sur moi !).
    La réalisatrice (le scénariste aussi du coup, mais là de suite, on en parle moins) a décidé de se concentrer sur l’ennui que ressent Emma dans sa vie de femme mariée, ennui qui va la pousser non seulement à l’adultère mais aussi à une sorte de frénésie d’achats qui ne sera pas sans conséquences.
    Le mari d’Emma n’est pas franchement antipathique. C’est un homme bon, qui se contente de ce qu’il a et qui ne s’intéresse guère aux distractions telles que l’opéra ou le piano. Pour autant, il ne prive Emma de rien, lui propose de rester seule à Rouen un jour de plus pour qu’elle puisse aller à l’opéra, ne rechigne pas quand elle réclame des cours de piano… Il aime profondément sa femme, cela se voit.

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    Et c’est peut être cette bonté et cet amour qui dérange encore plus la jeune femme. De son propre aveu, elle se sentirait moins coupable si son mari était un monstre d’égoïsme qui ne lui autorisait rien et qui la maltraitait car ainsi elle pourrait au moins le haïr alors que là, il n’y a vraiment rien à reprocher à Charles Bovary, si ce n’est la modestie de sa condition.
    Le problème c’est qu’Emma, entre son ennui et le fait qu’elle a passé sa jeunesse dans un couvent pour n’en sortir que pour se marier est romantique à l’excès et très naïve.

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    Elle tombe ainsi tour à tour dans les pièges de monsieur LHeureux

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    et du marquis

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    qui veulent d’elle deux choses totalement différentes mais qui précipiteront sa chute de la même façon.
    En amour, Emma est exigeante, collante dirait-on aujourd’hui. Elle ne comprend pas, ou ne veut pas comprendre que les hommes auxquels elle s’accroche puissent avoir des obligations, comme Léon, et surtout elle n’a aucune notion d’argent.

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    Pour elle l’argent ne compte pas, elle n’arrive pas à concevoir que l’argent puisse être un frein pour quoi que ce soit.
    Pourtant, elle attire la sympathie. Des autres personnages, d’abord. En effet, sa domestique qui était déjà au service de son mari, va garder pour elle des secrets qu’aucun domestique de l’époque n’aurait gardés pour sa maîtresse (surtout quand on sait qu’à l’époque, le seul maître à bord était le mari).

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    Du spectateur ensuite, car elle montre un profond mal-être et s’en veut énormément de risquer de faire de la peine à son époux sans toutefois parvenir à s’en empêcher.
    Bien sûr, même sans avoir lu le roman, je sais que le film prend des libertés. D’abord parce qu’on n’adapte pas fidèlement en moins de 2h un pavé de 500 page aussi riche que le texte de Flaubert, ensuite parce que la réalisatrice s’est attaché à un élément du roman : l’ennui d’Emma. On ne développe pas la personnalité de Charles Bovary au-delà de ce qui est nécessaire pour comprendre cet ennui, le couple n’a pas d’enfant (alors que dans le livre, la naissance de sa fille fait partie des éléments qui font sombrer Emma).
    J’ai beaucoup aimé cette adaptation qui était un sacré risque, le roman ayant été adapté plus d’une quinzaine de fois.
    C’est une adaptation qui peut donner envie de lire le livre (c’est mon cas) et qui permettra de faire un peu mieux connaitre outre atlantique ce chef d’œuvre de la littérature française.