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Drame/Comédie dramatique

  • [Film] Un automne à New York

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    Titre original : Autumn in New York

     

    Réalisé par : Joan Chen

     

    Date de sortie : 01 novembre 2000

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h 43

     

    Casting : Richard Gere, Winona Ryder, Elaine Stritch, Vera Farmiga, Anthony LaPaglia…

     

    Résumé : Will Keane est le propriétaire d'un des restaurants new-yorkais les plus fréquentes. Quadragénaire charismatique et séducteur, il attire les plus belles femmes avec lesquelles il n'entretient que des relations sans lendemain. Mais tout bascule le jour où il rencontre Charlotte Fielding. Célibataire endurci mais don Juan invétéré, Will tombe immédiatement sous le charme de cette femme beaucoup plus jeune que lui, à l'énergie et à la gaieté débordantes, qui pourtant se sait atteinte d'une grave maladie.

     

    Mon avis : Encore un film qui s’inspire de Love Story, tentant de surfer sur la vague d’émotion qu’avait provoqué ce film.

    Mais j’aime bien Richard Gere et j’aime beaucoup Winona Ryder, alors du coup, j’aime bien ce film. C’est certes une romance prévisible, le réalisateur n’a rien inventé, c’est certain, n’apportant comme élément inédit que la différence d’âge des protagonistes principaux.
    Mais c’est mignon, c’est romantique, c’est dramatique… on le regarde de la même façon qu’on regardait Candy ou la petite maison dans la prairie : pour faire pleurer dans les chaumières.
    Le film est bien porté par ses acteurs et des touches d’humour le parsèment comme pour atténué le drame qui se noue.
    Winona Ryder campe un rôle très différent de Lydia de Beetlejuice ou de la perfide Abigaïl de la chasse aux sorcières. Je n’ai pas tant que ça l’habitude de la voir fragile et romantique, les rôles dans lesquels je l’ai vu  étant souvent assez sombres.

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    Quant à Richard Gere, 10 ans après Pretty Woman, il renoue avec le rôle du séducteur qui tombe bien malgré lui dans les bras d’une belle fille plus ou moins en détresse.

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    Curieusement, même si on les voit nettement moins que le couple principal, c’est les relations que chacun entretient avec son entourage qui m’a le plus intéressée : la relation entre Charlotte et sa grand-mère

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    , ou avec ses amis, la relation entre Will et Lisa et entre Will et son second.

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    Ce sont ses relations annexes qui font la force du film.
    Ce n’est certainement pas le film du siècle, mais il se laisse regarder, de préférence sous une bonne couverture, un soir pluvieux d’automne ou d’hiver.



  • [Film] Neverland

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    Titre original : Finding Neverland

     

    Réalisé par : Marc Forster

     

    Date de sortie : 23 février 2005

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : Angleterre

     

    Durée : 1h41

     

    Casting : Johnny Depp, Kate Winley, Radha Mitchell, Dustin Hoffman, Julie Christie, Freddie Highmore…

     

    Résumé : Londres, début du XXe siècle. L'écrivain James M. Barrie est en quête d'un nouvel élan, dans sa vie comme dans son oeuvre : son mariage avec la comédienne Mary Ansell est dans l'impasse, et le public londonien boude sa dernière pièce.
    C'est en arpentant les allées de Kensington Gardens qu'il rencontre Mme Llewelyn Davies et ses quatre jeunes fils. Une complicité immédiate se noue entre l'écrivain et les enfants sous l'œil ravi de leur mère, jeune veuve désemparée qui trouve en lui un véritable ami.
    Son intimité avec la famille Llewelyn Davies grandissant chaque jour davantage, James M. Barrie retrouve son âme d'enfant auprès de ceux qui sont désormais sa plus précieuse source d'inspiration. Il tisse avec eux la trame fantastique, visionnaire et subtilement mélancolique de Peter Pan.

     

    Mon avis : On a là un biopic un peu romancé sur la période durant laquelle James M. Barrie créa le personnage de Peter Pan.
    Le film est rempli d’émotions et, comme à chaque fois que je le voie, je termine en larmes.
    Doté d’un formidable casting, Neverland est non seulement un biopic sur JM Barrie mais également un reflet du passage à la vie adulte, de l’abandon de l’idée de ne pas grandir.
    Il montre aussi combien on a besoin de l’imagination pour surmonter les drames, pour ne pas s’enferrer dans la dépression.
    La relation entre James et Sylvia, la mère des enfants, est très belle, mais salie par l’entourage qui ne parle que de scandale, qui sont là, à les épier, à cancaner sur une amitié qu’ils ne comprennent pas. La femme de James est assez hypocrite puisqu’elle se plaint de ses absences, qu’elles soient mentales ou physiques, alors qu’il est très vite évidement qu’elle a pris un amant.
    Johnny Depp et Kate Winslet sont très bon dans leur rôle. Kate Winslet est parfaite dans son rôle de jeune veuve, affaiblie et désemparée, régentée par une mère qui s’impose à elle et qu’elle n’a pas la force de remettre à sa place

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     ; et que ça fait du bien de voir Johnny Depp au « naturel », pas grimé et excités comme dans la plupart de ses films. Certes pour l’époque à laquelle se passe le film, James Barrie est quelque peu excentrique, mais par rapport à d’autres de ses rôles, c’est reposant.

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    Mais celui qui mérite l’oscar dans ce film, le meilleur des acteurs du casting, à mon sens, c’est Freddie Highmore, 12 ans lors du tournage, qu’on a pu voir dans Charlie et la chocolaterie ou Arthur et les minimoys. Ce gosse (oui je continue à dire ce gosse, il a 25 ans maintenant, c’est un bébé) a vraiment un jeu exceptionnel. Sans lui, le film serait moitié moins touchant.

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    Je ne connais pas vraiment les autres réalisations de Marc Forster, mais celle-ci est très réussie.
    Le film n’est pas classé en biopic car certains éléments de la vie de James Barrie ont été modifiés pour les besoins du film (par exemple, il a rencontré Sylvia avant la mort de son mari et seuls les trois premiers garçons étaient nés).
    Mais peu importe s’il n’est pas strictement fidèle à la réalité, il nous emporte dans un tourbillon d’émotions et je ne me lasserais jamais de regarder cette merveilleuse histoire.



  • [Film] De l’eau pour les éléphants

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    Titre original : Water for Elephants

     

    Réalisé par : Francis Lawrence

     

    Date de sortie : 04 mai 2011

     

    Genre : Drame         

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h55

     

    Casting : Reese Witherspoon, Robert Pattinson, Christoph Waltz, Hal Holbrook…

     

    Résumé : 1931, période de Grande Dépression aux Etats-Unis. A la suite d'une tragédie familiale, Jacob, un jeune étudiant en école vétérinaire, se retrouve subitement plongé dans la misère et rejoint par hasard un cirque itinérant de seconde classe. Il se fait accepter en échange des soins qu’il pourra apporter aux animaux et ne tarde pas à tomber sous le charme de la belle écuyère Marlène. Elle est l'épouse du directeur du cirque, un être d’une rare violence et totalement imprévisible. Derrière la beauté et la magie des spectacles, Jacob découvre un univers impitoyable et miséreux. Lorsqu’une éléphante rejoint le cirque, Marlène et Jacob se rapprochent l’un de l’autre et préparent un nouveau spectacle qui permet un temps de renouer avec le succès. Mais leurs sentiments deviennent de plus en plus perceptibles et sous les yeux d'August, cette histoire d'amour les met irrémédiablement en danger.

     

    Mon avis : Je n’ai pas lu le livre, mais quand je vois le film et que je sais que l’auteur l’a écrit lors d’un défi consistant à écrire un roman en un mois, je ne peux qu’avoir envie de me plonger dedans, d’autant plus que, malgré les coupures et arrangements inévitables dans une adaptation à l’écran, l’auteur du roman, Sara Gruen, a trouvé le film très réussi.
    Je crois que je ne me lasserai jamais de voir et revoir ce film magnifique.
    Le meilleur acteur de ce film ? C’est une actrice : Tai, l’éléphante de 42 ans qui interprète le rôle de Rosie et qui joue parfaitement la peur, l’affolement, la souffrance et la colère (Bien que l’animal n’ait pas été maltraitée pendant le tournage, il existe une polémique selon laquelle elle aurait été dressée par la violence. Ces faits, révélés par une association après la sortie du film n’étaient pas connus du réalisateur et des acteurs, ce dont l’association a convenu. On se demande pourquoi, d’ailleurs, l’association, qui prétend détenir les preuves depuis 2005, à attendu plus de 6 ans pour les rendre publiques).

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    Le réalisateur nous plonge vraiment dans l’ambiance des états unis des années trente, en pleine crise financière et au beau milieu de la prohibition. On passe des paillettes et de la poudre aux yeux des spectacles du cirque et des bars clandestins à l’extrême pauvreté dans laquelle vivent non seulement les forains, qui passent des semaines sans être payés, mais aussi la population. Les costumes, en dehors du spectacle, sont volontairement sombres, ternes, la seule source de couleurs et de joie est dans les costumes de spectacle des artistes.
    Christoph Waltz joue à merveille le rôle d’August (dans le livre, il y a deux personnages que l’acteur a du interpréter en un seul personnage plus complexe), mais il faut dire qu’il excelle dans les rôles de méchants (ou de grand malade du moins).

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    Reese Witherspoon et Robert Pattinson forment un couple convaincant.

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    On se demande si Auguste a toujours été aussi cinglé ou si c’est la dépression qui a fini par le rendre ainsi du fait du manque d’argent et d’un avenir toujours incertain. On ne peut pas s’empêcher de se dire que s’il a conquis une femme comme Marlène, c’est qu’à un moment ou un autre il a dû être charmant… ou alors qu’il cachait bien son jeu.

    L’histoire d’amour entre Jacob et Marlène est présente mais reste quand même en fil conducteur. La relation de chacun d’eux avec l’éléphante prend une place importante et les conditions de vie des gens du cirque, exploités, maltraités et à la merci des sautes d’humeur du « patron » restent au premier plan.
    Le tout forme un film magnifique et touchant dont on ne voit pas passer les deux heures.



  • [Film] We need to talk about Kevin

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    Titre original : We need to talk about Kevin

     

    Réalisé par : Lynne Ramsay

     

    Date de sortie : 28 septembre 2011

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : USA, Angleterre

     

    Durée : 1h50

     

    Casting : Tilda Swinton, John C. Reilly, Ezra Miller, Ashley Gerasimovich…

     

    Résumé : Eva a mis sa vie professionnelle et ses ambitions personnelles entre parenthèses pour donner naissance à Kevin. La communication entre mère et fils s’avère d’emblée très compliquée. A l’aube de ses 16 ans, il commet l’irréparable. Eva s’interroge alors sur sa responsabilité. En se remémorant les étapes de sa vie avant et avec Kevin, elle tente de comprendre ce qu’elle aurait pu ou peut-être dû faire.

     

    Mon avis : We need to talk about Kevin est l’adaptation du roman éponyme de Lionel Shriver. Alors, comme en littérature on est moins snob qu’au cinéma, pour le livre, le titre a été traduit en « il faut qu’on parle de Kevin » (Franchement, ils auraient pu traduire le titre, d’autant plus que ça a été fait pour le livre. Mais bon, c’est déjà mieux que quand ils mettent un titre en anglais MAIS pas le même que l’original. Par exemple la série Army Wives qui en français est devenu American Wives…).

    Le livre est écrit à la première personne, à travers les yeux d’Eva, la mère de Kevin, qui s’adresse par lettre à son époux dont elle est séparée. Dans le film, on suit toujours Eva, on ne sait que ce qu’elle sait, mais il manque le côté chronologique qu’on trouvait dans ses lettres. Certes elle mêlait déjà passé et présent, mais c’était assez facile de distinguer les deux périodes. Ici les scènes s’enchaînent sans qu’on sache à quelle période on se trouve, sauf à scruter l’actrice qui a les cheveux un peu plus longs après le drame qu’avant. J’aurais apprécié que le passé et le présent soient différenciés par un changement de luminosité ou un adoucissement des contrastes, comme il est souvent d’usage de faire quand on change d’époque dans une même histoire.

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    Je pense que si je n’avais pas lu le livre avant de voir le film, j’aurais eu beaucoup plus de mal à entrer dans l’histoire.
    Même si j’ai beaucoup aimé le film (oui, j’ai préféré le livre, mais c’est souvent le cas), j’ai eu quelques regrets.
    D’abord j’ai trouvé que la réalisatrice avait pris le parti de présenter la mère comme la responsable du comportement de son fils.
    J’ai trouvé un peu facile d’occulter le comportement inadmissible du père qui refuse le moindre blâme envers son fils. Dans le livre, on voit clairement que toutes les tentatives d’Eva pour contrôler et éduquer Kevin sont vouées à l’échec par l’aveuglement obstiné (et criminel) de son père (les nounous démissionnent, elles sont incompétentes, les profs se plaignent, ils n’aiment pas les enfants, les flics ramènent le gosse, ils ont forcément fait une erreur d’identification…). Tout cet aspect, bien présent dans le livre, est quasiment occulté dans le film. Ici le père n’assiste à aucune des bêtises de son fils et quand Eva le soupçonne de quelque chose, cela lui semble impossible (mais on peut le comprendre puisqu’il n’a jamais rien eu sous les yeux).

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    Quand à la fin du film, elle a été très nettement édulcorée. Certes, vous me direz qu’elle est déjà horrible, mais la fin du livre n’est pas seulement horrible, elle est aussi symbolique.
    Un film sympa mais qui n’arrive pas à la cheville du roman.



  • [Film] Nos étoiles contraires

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    Titre original : The Fault In Our Stars

     

    Réalisé par : Josh Boone

     

    Date de sortie : 20 août 2014

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 2h05

     

    Casting :Shailene Woodley, Ansel Elgort, Laura Dern, Sam Trammell, Nat Wolff…

     

    Résumé : Hazel Grace et Gus sont deux adolescents hors-normes, partageant un humour ravageur et le mépris des conventions. Leur relation est elle-même inhabituelle, étant donné qu’ils se sont rencontrés et sont tombés amoureux lors d'un groupe de soutien pour les malades du cancer.

     

    Mon avis : J’ai lu le livre en décembre 2016 et j’ai laissé passer un peu de temps avant de voir le film. Trois mois m’ont semblé être un bon délai : assez éloigné pour avoir digéré ma lecture, mais assez proche pour pouvoir juger de la fidélité de l’adaptation, même avec ma mémoire de poisson rouge.
    Alors bien sûr, on ne va pas échapper au paquet de klennex, ne nous voilons pas la face, mais ce film reste optimiste.
    Malgré la maladie et sa fin inéluctable, Hazel et Gus veulent non seulement vivre leur vie au maximum, mais aussi s’assurer que ceux qui restent ne vont pas s’éteindre avec eux.
    A part quelques détails et une scène qui a été déplacée, le film reste très fidèle au chef d’œuvre de John Green.
    Pour paraphraser Hazel, à propos de l’auteur de son livre préféré : il sait comment ça fait d’être en train de mourir sans être en train de mourir lui-même.
    Les acteurs sont très crédibles dans leur rôle. Hazel est à la fois effrayée, révoltée et résignée (oui on peut être révoltée et résignée en même temps !).

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    Gus, lui, est optimiste, presque jusqu’au bout.

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    Ce qui m’a marqué dans ce film (comme dans le livre, d’ailleurs) c’est que les choses n’évoluent pas comme on pensait qu’elles évolueraient.
    Il y a des critiques professionnels qui se sont crus malins en disant que ce film avait pour défaut de vouloir faire pleurer. Pourtant, ils ne trouvent pas que le fait de faire rire soit un défaut pour une comédie, ou que le fait de faire peur soit un défaut pour un film d’horreur ? Alors pourquoi trouver que faire pleurer est un défaut pour un drame ?
    Doit-on, pour contenter ces grands spécialistes édulcorer la vie pour n’en montrer que le côté amusant ? Ou ne faire que des films se déroulant dans d’autres mondes ? Pourquoi ne pourrait-on pas montrer à l’écran des réalités plus sérieuses ? Et oui, pas toujours drôles.
    J’ai beaucoup aimé le rôle des parents de Hazel qui sont pris entre leur inquiétude, leur chagrin de devoir se préparer à perdre leur enfant, et le fait de devoir essayer de rester optimiste pour que Hazel continue de se battre contre la maladie.

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  • [Film] Madame Bovary

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    Titre original : Madame Bovary

     

    Réalisé par : Sophie Barthes

     

    Date de sortie : 4 novembre 2015

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : Angleterre, Belgique

     

    Durée : 1h59

     

    Casting : Mia Wasikowska, Ezra Miller, Henry Lloyd-Hughes, rhys Ifans, Logan marshall-Green, Laura Carmichael…

     

    Résumé : Emma Rouault, fraîchement sortie du couvent, épouse Charles Bovary, un médecin de campagne qui se réjouit d’avoir trouvé la compagne parfaite. Emma occupe ses journées à aménager sa nouvelle demeure, dessine, joue du piano et reçoit avec élégance les visiteurs. Cette vie monochrome auprès d’un époux sans raffinement est bien loin des fastes et de la passion auxquels elle aspire. Ses rencontres avec M. Lheureux, habile commerçant, le Marquis d’Andervilliers, et Léon, jeune clerc de notaire, vont rompre la monotonie de son existence.

     

    Mon avis : Ici je ne vais que donner mon avis sur le film sans faire de comparaison avec le livre car je ne l’ai toujours pas lu (oui je sais, honte sur moi !).
    La réalisatrice (le scénariste aussi du coup, mais là de suite, on en parle moins) a décidé de se concentrer sur l’ennui que ressent Emma dans sa vie de femme mariée, ennui qui va la pousser non seulement à l’adultère mais aussi à une sorte de frénésie d’achats qui ne sera pas sans conséquences.
    Le mari d’Emma n’est pas franchement antipathique. C’est un homme bon, qui se contente de ce qu’il a et qui ne s’intéresse guère aux distractions telles que l’opéra ou le piano. Pour autant, il ne prive Emma de rien, lui propose de rester seule à Rouen un jour de plus pour qu’elle puisse aller à l’opéra, ne rechigne pas quand elle réclame des cours de piano… Il aime profondément sa femme, cela se voit.

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    Et c’est peut être cette bonté et cet amour qui dérange encore plus la jeune femme. De son propre aveu, elle se sentirait moins coupable si son mari était un monstre d’égoïsme qui ne lui autorisait rien et qui la maltraitait car ainsi elle pourrait au moins le haïr alors que là, il n’y a vraiment rien à reprocher à Charles Bovary, si ce n’est la modestie de sa condition.
    Le problème c’est qu’Emma, entre son ennui et le fait qu’elle a passé sa jeunesse dans un couvent pour n’en sortir que pour se marier est romantique à l’excès et très naïve.

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    Elle tombe ainsi tour à tour dans les pièges de monsieur LHeureux

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    et du marquis

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    qui veulent d’elle deux choses totalement différentes mais qui précipiteront sa chute de la même façon.
    En amour, Emma est exigeante, collante dirait-on aujourd’hui. Elle ne comprend pas, ou ne veut pas comprendre que les hommes auxquels elle s’accroche puissent avoir des obligations, comme Léon, et surtout elle n’a aucune notion d’argent.

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    Pour elle l’argent ne compte pas, elle n’arrive pas à concevoir que l’argent puisse être un frein pour quoi que ce soit.
    Pourtant, elle attire la sympathie. Des autres personnages, d’abord. En effet, sa domestique qui était déjà au service de son mari, va garder pour elle des secrets qu’aucun domestique de l’époque n’aurait gardés pour sa maîtresse (surtout quand on sait qu’à l’époque, le seul maître à bord était le mari).

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    Du spectateur ensuite, car elle montre un profond mal-être et s’en veut énormément de risquer de faire de la peine à son époux sans toutefois parvenir à s’en empêcher.
    Bien sûr, même sans avoir lu le roman, je sais que le film prend des libertés. D’abord parce qu’on n’adapte pas fidèlement en moins de 2h un pavé de 500 page aussi riche que le texte de Flaubert, ensuite parce que la réalisatrice s’est attaché à un élément du roman : l’ennui d’Emma. On ne développe pas la personnalité de Charles Bovary au-delà de ce qui est nécessaire pour comprendre cet ennui, le couple n’a pas d’enfant (alors que dans le livre, la naissance de sa fille fait partie des éléments qui font sombrer Emma).
    J’ai beaucoup aimé cette adaptation qui était un sacré risque, le roman ayant été adapté plus d’une quinzaine de fois.
    C’est une adaptation qui peut donner envie de lire le livre (c’est mon cas) et qui permettra de faire un peu mieux connaitre outre atlantique ce chef d’œuvre de la littérature française.


     

     

  • [Film] Argo

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    Titre original : Argo

     

    Réalisé par : Ben Affleck

     

    Date de sortie : 07 novembre 2012

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h59

     

    Casting : Ben Affleck, Bryan Cranston, John Goodman, Alan Arkin, Kyle Chandler, Chris Messina, Clea DuVall, Zeljko Ivanek…

     

    Résumé : Le 4 novembre 1979, au summum de la révolution iranienne, des militants envahissent l’ambassade américaine de Téhéran, et prennent 52 Américains en otage. Mais au milieu du chaos, six Américains réussissent à s’échapper et à se réfugier au domicile de l’ambassadeur canadien. Sachant qu’ils seront inévitablement découverts et probablement tués, un spécialiste de "l’exfiltration" de la CIA du nom de Tony Mendez monte un plan risqué visant à les faire sortir du pays. Un plan si incroyable qu’il ne pourrait exister qu’au cinéma.

     

    Mon avis : Dès son arrivée comme consultant, Tony Mendez déclare : « Une exfiltration c’est comme un avortement, on a pas envie de le faire, mais si on y est forcé, on ne le pratique pas soi-même ».

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    On dit que le plan que Tony monte pour faire sortir les 6 américains qui se sont échappés de l’ambassade et, paradoxalement, risquent plus leur vie que les otages qui sont sous le feu des projecteurs, est si incroyable qu’il ne pourrait exister qu’au cinéma, et de fait, c’est en regardant « la planète des singes » avec son fils que Mendez a eu l’idée de l’exfiltration.
    Une chose qui m’a beaucoup plu dans ce film c’est que, pour une fois, tout se passe sans tirs à tout va ou explosions toutes les 3 minutes. Et ça fait du bien d’avoir une histoire construite un peu réaliste (non parce que les 7 gus qui s’en sorte en tirant dans le tas face à une armée… voilà quoi…).
    En début de film, on nous résume rapidement l’histoire de l’iran jusqu’à la prise de pouvoir de l’ayatollah Khomeini, moment où se passe l’histoire. En effet, les USA ayant donné asile au Shah en fuite, et les iraniens le voulant pour le « juger » et l’exécuter, les tensions montent entre les deux pays jusqu’à l’invasion de l’ambassade par une armée d’excités et de soldats à la solde du nouveau régime.
    La tension dramatique est soulagée par de régulières notes d’humour, venant, il est vrai, de ceux restés aux USA et assurant la logistique (ceux en Iran sont quelque peu occupé pour penser à faire de l’humour).

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    Ce film est crédible et on ressent une tension incroyable tout du long. Il faut dire que le plan est osé. Et quand la politique et surtout l’image des USA vient mettre son grain de sel, les choses se compliquent (ben oui, qu’est ce que la vie de 3 personnes si l’image des USA risque d’être égratignée, hein ?)
    Heureusement pour les 6 américains, quand Tony Mendez est sur un coup, il n’apprécie pas trop qu’on change les choses au dernier moment.
    Le film est un peu lent à démarrer mais toute l’introduction est absolument nécessaire pour que le reste soit cohérent (sinon on va voir Taken, il part au quart de tour, un mec le regarde de traviole dans la rue, et il met un pays à feu et à sang).
    Bien sur la fin du film semble avoir été exagérée pour ajouter une tension dramatique et un suspense qui tient en haleine jusqu’à la dernière minutes. Même si je doute que la fin de l’opération réelle se soit ainsi déroulée sur le fil du rasoir, ces scènes étaient très bien faites et font se terminer le film en apothéose.

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    D’ailleurs, on a reproché au film de donner une part trop importante à l’action américaine, en occultant la participation du Canada qui a été bien plus importante que présentée dans ce long-métrage.
    A la fin, quelques petites notes nous disent ce que sont devenus les vraies personnes ayant pris part à « l’opération Argo » (ceci est le nom donné dans le film, je ne crois pas que l’opération ait eu un nom officiel), histoire qu’on ne meure pas idiots !




     

     

  • [Film] Chicago

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    Titre original : Chicago

     

    Réalisé par : Rob Marshall

     

    Date de sortie : 26 février 2003

     

    Genre : Comédie dramatique

     

    Pays d’origine : USA, Allemagne

     

    Durée : 1h53

     

    Casting : Renée Zellweger, Catherine Zeta-Jones, Richard Gere, John C. Reilly, Queen Latifah, Taye Diggs…

     

    Résumé : A Chicago, dans les années vingt, Roxie Hart, une jeune femme qui rêve de monter sur la scène de l'Onyx Club, est accusée du meurtre de son amant indélicat et envoyée en prison. Derrière les barreaux, elle retrouve celle qu'elle admire, Velma Kelly, une chanteuse de jazz condamnée pour avoir tué son mari et sa soeur, pris en flagrant délit d'adultère.

    Le très populaire avocat Billy Flynn va brillamment plaider leur cause et attirer l'attention des médias sur ces deux jeunes femmes à la superbe voix. Roxie, dont Billy a fait l'emblème de la naïveté abusée, devient en quelque temps une véritable star à Chicago...

     

    Mon avis : Chicago n’est pas un film à proprement parlé, c’est avant tout une comédie musicale. Mais, celle-ci étant portée par de véritables acteurs, on échappe aux passages parlés sur joués et pénibles. Ici, les passages joués et les passages chantés sont aussi intéressant les uns que les autres et on ne sait pas si les premiers accompagnent les seconds ou si les seconds subliment les premiers.
    Il ne faut pas chercher de moralité dans Chicago. Il n’y en a aucune. Les meurtrières mentent, trichent, manipulent, pour échapper à la potence et au final, c’est la seule innocente de la prison qui sera exécutée.
    Quant à l’avocat, c’est un modèle d’avidité, que ce soit d’argent, de renommée ou de victoires.

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    Le seul à avoir de la moralité est le substitut du procureur mais c’est aussi celui qui est rendu le plus antipathique dans le jeu de dupes organisé par l’avocat Billy Flynn.
    Malgré les conseils de Velma Kelly, plus rodée qu’elle au jeu de la manipulation et de la célébrité,

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    Roxie Hart prend vite la grosse tête devant les journalistes qui se bousculent pour l’interviewer et semble incapable de se rendre compte qu’elle sera aussi vite oubliée qu’elle a été encensée.

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    Bien sûr le point fort de Chicago, outre son scénario, c’est son casting. Catherine Zeta-Jones, Richard Gere (qui s’était tous deux déjà frotté à la comédie musicale et naviguent donc en terrain connu, ce qui se ressent), Queen Latifah, très à l’aise, comme on pouvait s’y attendre, dans les parties chantée, mais aussi très crédible dans son rôle, Renée Zellweger, qu’on ne présente plus.
    Même les seconds et tout petits rôles sont des figurent connues avec la chanteuse Mya ou encore les actrices Lucy Liu et Christine Baranski.

    Chicago dénonce aussi la justice de cette ville qui, dans les années 30, voyait commettre des meurtres toutes les 2 minutes et où les procès relevaient plus du spectacle médiatique que de la justice.

    Les chansons et les musiques nous plongent sans problème dans cette période des USA avec des sons très Jazz. On oublie les murs de la prison pour se retrouver sur la scène d’un cabaret.
    Un excellent mélange de comédie et de comédie musicale qui fait passer un excellent moment.


     

  • [Film] Jeanne Poisson, Marquise de Pompadour

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    Titre original : Jeanne Poisson, Marquise de Pompadour

     

    Réalisé par : Robin Davis

     

    Date de sortie : 2006

     

    Genre : Romance historique

     

    Pays d’origine : France

     

    Durée : 2 parties de 90 minutes

     

    Casting : Helène de Fougerolles, Vincent Perez, Charlotte de Turckheim, Damien Jouillerot, Jennifer Decker, Chloé Stefani, Léa Wiazemsky, Elisabeth Margoni, Yvon Back…

     

    Résumé : Jeanne Poisson, jeune bourgeoise devenue madame d'Etiolles grâce à un mariage orchestré par une mère ambitieuse, part à la conquête du jeune et séduisant roi Louis XV dont elle tombe éperdument amoureuse. Leur histoire d'amour durera 20 ans.

     

    Mon avis : Dans ce téléfilm en deux partie, pour une durée totale d’environ 3h, on va suivre Jeanne Poisson depuis sa rencontre avec le roi Louis XV jusqu’à sa mort. La marquise de Pompadour ayant été la favorite du roi pendant près de 20 ans, on se doute que le film va nous montrer cette période en « accéléré ».
    Le réalisateur du téléfilm ne s’en est pas caché : ici, on va se concentrer sur la relation entre Jeanne et le roi, et pas sur la réalité historique.
    Tombé follement amoureux de Jeanne Poisson, Le roi la veut à Versailles. Mais une roturière à Versailles, cela est impensable. Qu’à cela ne tienne, il l’anoblit et pour lui dégoter une marraine, indispensable à sa présentation à la cour, il efface les dettes de jeu de la plus endettée des dames de la cour. Ce stratagème fonctionne si bien qu’il réitérera des années plus tard pour la présentation de Mme du Barry.
    Vincent Perez campe un Louis XV flamboyant et amoureux, mais se désintéressant des affaires, ennuyé par la politique.

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    Il a de bonnes idées, comme la décision d’imposer des impôts aux nobles et au clergé, mais face à la grogne que cela provoque, il laisse tomber le projet, n’ayant aucune envie de se battre. C’est aussi un roi qui se vexe pour un rien, prenant pour offense la moindre réflexion. Face à Jeanne, qui n’hésite pas à lui dire ce qu’elle pense, il est désemparé.
     Il faut dire que Jeanne fait scandale : elle fréquente les philosophes et les lettrés et s’avoue sans honte athée.

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    J’ai beaucoup aimé Charlotte de Turckheim en reine trompée mais pleine de dignité.

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    Damien Jouillerot est aussi très crédible en dauphin hargneux. Son personnage va cependant un peu loin. Si on sait que la relation entre son père et Jeanne lui déplaisait, c’était plus par conviction religieuse que pas haine irraisonnée.

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    D’après les historiens c’était un homme sérieux, cultivé, très pieux mais très concerné par le peuple. On pense d’ailleurs qu’il n’y aurait pas eu de Révolution s’il avait régné. Ici, il fait petit garçon trépignant de colère et prêt à casser les jouets des copains pour rester le seul sur le terrain de jeu.
    Les nombreuses filles du roi vivant à Versailles sont réduites à deux : Henriette et Adélaïde.

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    La plus jeune étant au couvent et les deux précédentes n’étant pas encore à la cour, comme le dit la reine, il nous manque Victoire. C’est dommage car plus tard elle et Adélaïde seront les plus présentes des Mesdames Tantes auprès de Louis XVI et Marie Antoinette.
    Le film montre bien que La Pompadour et le roi ne seront amants que moins d’une dizaine d’années. Malgré cela, elle restera la favorite pendant près de 20 ans, continuant à influencer le roi et à faire et défaire les ministres au gré de ses ambitions.
    A la fin de sa vie, contrairement à la coutume, Jeanne ne sera pas renvoyée dans ses propriétés. Elle mourra à Versailles, privilège de la famille royale seulement. Encore une fois, le film montre bien que jusqu’à la fin, la marquise de Pompadour aura créé le scandale !







  • [Film] La servante écarlate

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    Titre original : The Handmaid's Tale

     

    Réalisé par : Volker Schlöndorff

     

    Date de sortie : 20 juin 1990

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : Allemagne, USA

     

    Durée : 1h48

     

    Casting : Natasha Richardson, Robert Duvall, Elizabeth McGovern, Faye Dunaway, Aidan Quinn…

     

    Résumé : A la fin du XXe siècle, les Etats-Unis sont gouvernes par un mouvement intégriste de droite. La pollution, les accidents nucléaires et les expériences génétiques ont rendu la plupart des femmes stériles. Celles qui sont encore fécondes sont placées comme reproductrices auprès des chefs de la nation, les "Commandants". C'est ainsi que Kate, qui voulait s'enfuir, est enlevée à sa famille pour servir de reproductrice au Commandant Fred

     

    Mon avis : Je ne sais pas si c’est du à l’époque, mais c’est la deuxième adaptation de livre au ciné sorti en 1990 que je regarde en peu de temps, et encore une fois, le film est très fidèle au livre, même si des scènes ont du être raccourcies ou supprimées pour des questions de timing ou de rendu à l’écran.
    Comme dans le livre, j’ai un peu regretté de ne pas savoir comment les femmes se retrouvent dans les différentes catégories. On sait que les servantes écarlates sont les femmes fertiles,

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    mais comment les autres se retrouvent-elle soit dans la catégorie des épouses (en bleu), soit dans la catégorie des Marthas (en vert et blanc) ?
    Le film se passe d’effets spéciaux, l’histoire étant supposée avoir lieu dans un futur proche. Il réussi le tour de force, comme le livre mais cela est plus flagrant à l’image, de ne subir aucune perte de rythme alors même qu’il n’y a pratiquement aucune scène d’action.
    La fin a du être un peu remaniée car dans le livre, l’histoire de Deffred (ici rebaptisée Offred) est découverte par le biais de cassettes et se termine donc abruptement sans que l’on sache ce qu’il est advenu d’elle. Il a donc fallut adapter la fin au fait que l’on suit Kate/Offred et que donc on ne pouvait se satisfaire d’une fin trop abrupte.

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    Ce qui fait le plus peur, c’est que loin des futurs apocalyptiques pleins de zombies et de monstres et auquel on ne croit pas plus longtemps que la longueur du film, ce futur là pourrait être réel. Après tout la prise de pouvoir par un état totalitaire, religieux intégriste (un peu comme l’a fait plus tard V pour Vendetta, mais qui était plus axée sur la résistance active alors que la servante écarlate s’attache plus à montrer ce que serait la vie sous ce régime), dans lequel les femmes sont réduites en esclavage (la stérilité d’un homme n’est jamais vérifiée, ni même supposée) est-ce vraiment dénué de sens ?