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Films

  • [Film] Pirates des Caraïbes: Le secret du coffre maudit

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    Titre original : Pirates of the Caribbean: Dead Man's Chest

     

    Réalisé par : Gore Verbinski

     

    Date de sortie : 02 août 2006

     

    Genre : Aventure

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 2h31

     

    Casting : Johnny Depp, Keira Knightley, Orlando Bloom, Naomie Harris, Bill Nighy, Tom Hollander…

     

    Résumé : Dans ce nouvel opus de l'aventure Pirates des Caraïbes, le toujours aussi excentrique pirate Jack Sparrow est confronté subitement à son passé. Treize ans auparavant, Jack signait un pacte avec Davey Jones, le maître des sept mers, dont l'esprit maléfique n'a d'égal que son apparence tentaculaire. En échange de son âme, ce dernier lui promettait le commandement du mythique Black Pearl...
    Aujourd'hui, Jones vient donc récupérer sa dette. Mais donner son âme à Jones est sans issue, il n'y a pas de rédemption possible, c'est devenir comme tous les membres de son équipage maudit, un fantôme au physique aussi repoussant que terrifiant. Pour éviter ce sort funeste auquel Jack ne tient pas vraiment, il n'a qu'une solution : retrouver le coffre maudit de Jones où sont cachées les âmes emprisonnées...

     

    Mon avis : Ce second opus de la saga Pirates des Caraïbes s’ouvre sur le mariage avorté de Will et Elizabeth, interrompu par l’arrivée d’un envoyé de la puissante et sans pitié compagnie anglaise des indes orientales : Lord Beckett. Le scénario du film n’exagère absolument les méthodes inadmissibles utilisées par les représentants de cette puissance coloniale pour arriver à ses fins.

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    Lord Beckett convoite le compas de Jack Sparrow qui se révèle être bien plus qu’un simple compas défectueux qui n’indique plus le nord. Pour cela, il n’hésite pas à emprisonner Elizabeth et à la promettre à la potence pour forcer Will à l’aider à mettre la main sur ce compas.

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    On sait déjà que Will est prêt à tout pour Elizabeth et il part donc sans hésiter à la recherche de Jack qui sillonne les mers du sud depuis qu’il a retrouvé le commandement de son bateau adoré.
    Mais c’était sans compter sur le caractère d’Elizabeth qui n’allait pas jouer les damoiselles en détresse attendant le retour de son preux chevalier. Je n’ai pas été étonnée de voir Elizabeth prendre les choses en main, passer son propre accord avec Beckett et partir à son tour à l’aventure.

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    En revanche, ce qui m’a étonné, c’est son évolution au fil du film et surtout les choix qu’elle fait à la fin.
    Will et Jack sont égaux à eux-mêmes : Honnête et droit pour le premier, lâche et opportuniste (mais en grattant un peu, il a bon fond) pour le second.
    De nouveaux personnages ont rejoint la saga. Outre Beckett, on va en apprendre plus sur Bill le bottier, le père de Will, rencontrer une sorte de prêtresse vaudou mystérieuse et surtout, bien sûr, rencontrer Davy Jones, qui est l’antagoniste principal de Jack dans cet opus.
    Davy Jones est un pirate maudit, capitaine du Hollandais volant, qui ne peut accoster qu’une fois tous les dix ans. Il a enfermer son cœur dans un coffret pour le protéger et Jack semble avoir une lourde dette envers lui, dette que notre pirate n’a guère envie d’honorer (et quand on voit comment il doit payer sa dette, on le comprend un peu).

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    J’avoue que si, dans un premier temps, j’ai trouvé le retour de l’ex commodore Norrington intéressant (avec un gros potentiel humoristique puisqu’il se retrouve coincé entre le pirate qui, par sa fuite, l’a forcé à présenter sa démission, et celui qui lui a piqué sa fiancée sous le nez), j’ai été très déçue par son attitude finale. J’attendais bien plus de lui. Il ne reste plus qu’à espérer que ses actes n’auront pas des conséquences trop désastreuses (mais bon, ne nous faisons pas d’illusions, les bisounours, c’était le plateau à côté).

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    L’humour et l’aventure sont toujours aussi présents et une créature impressionnante, le Kraken, renforce le côté fantastique de l’histoire.
    La fin est un cliffhanger, mais rien de plus normal puisque cet opus et le suivant ont été conçu comme un seul film et tourné tel quel. Il a donc fallu un an pour découvrir la seconde partie au cinéma, mais, et ça c’est l’avantage des DVD, je ne vais pas attendre si longtemps pour le voir !
    Heureusement, parce que le film se conclu par la réapparition d’une figure du passé : Ennemi ou allié ?
    Il faudra voir « Pirates des Caraïbes : Jusqu’au bout du monde » pour le savoir.


  • [Film] Pirates des Caraïbes: La malédiction du Black Pearl

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    Titre original : Pirates of the Caribbean: The Curse of the Black Pearl

     

    Réalisé par : Gore Verbinski

     

    Date de sortie : 13 août 2003

     

    Genre : Aventure

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 2h23

     

    Casting : Johnny Depp, Keira Knightley, Orlando Bloom, Jack Davenport, Jonathan Pryce, Geoffrey Rush…

     

    Résumé : Dans la mer des Caraïbes, au XVIIe siècle, Jack Sparrow, flibustier gentleman, voit sa vie idylle basculer le jour où son ennemi, le perfide capitaine Barbossa, lui vole son bateau, le Black Pearl, puis attaque la ville de Port Royal, enlevant au passage la très belle fille du gouverneur, Elizabeth Swann. L'ami d'enfance de celle-ci, Will Turner, se joint à Jack pour se lancer aux trousses du capitaine.
    Mais Will ignore qu'une malédiction frappe Barbossa et ses pirates. Lorsque la lune brille, ils se transforment en morts-vivants. Leur terrible sort ne prendra fin que le jour où le fabuleux trésor qu'ils ont amassé sera restitué...

     

    Mon avis : Contrairement à d’autres films, Pirates des Caraïbes n’est pas inspiré d’un roman mais d’une attraction.
    En effet, une fois n’est pas coutume, ce n’est pas le film qui a conduit à la création d’une attraction pour les parcs Disney, mais bien l’inverse. Autant dire qu’au début, Disney n’était pas spécialement emballé par le projet, mais bon, bon gré, mal gré, ils ont fini par se laisser convaincre. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’inspiration fut bonne puisque la malédiction du Black Pearl n’est que le premier d’une saga qui compte déjà 5 films. On peut parier que les dirigeants de Disney doivent aujourd’hui clamer partout qu’ils ont toujours cru à fond à ce projet.
    Pourtant le succès était incertain. Pas tant parce que le film était inspiré d’une attraction, même si créer tout un monde à partir de là n’était pas chose facile, mais plutôt parce que cela fait des décennies que les pirates n’ont plus vraiment la côte au cinéma.
    Mais ça marche !
    Des pirates authentiques (pas de dandy couvert de dentelles arborant un crochet aussi étincelant que ses dents parfaitement alignées, mais des hommes abîmés par la rudesse de la vie en mer, la pauvreté à terre et le manque d’hygiène partout),

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    une aventure palpitante (notamment grâce à Johnny Depp, véritable caméléon humain, dans le rôle de Jack Sparrow) et le tour est joué ou plutôt le succès est assuré.
    Le décor et les effets spéciaux ne sont pas en reste et viennent soutenir l’excellent jeu des acteurs.
    J’ai beaucoup aimé que l’humour s’intègre parfaitement au côté aventure sans jamais tomber dans l’exagération et le ridicule.
    Le jeu de Johnny Depp et la personnalité unique de son personnage est tel que l’acteur ne pourra jamais être dissocié de Jack Sparrow. J’ai beau avoir vu quasiment tous les films de l’acteur depuis la série 21 jump street, quand on me demande de citer un personnage qu’il a incarné, c’est toujours le pirate qui me vient en premier à l’esprit. On peut vraiment dire qu’il lui colle à la peau, même si physiquement, l’acteur est presque méconnaissable.

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    Elizabeth Swann, aussi jeune fille convenable qu’elle soit, se révèle bien plus courageuse et déterminée que les hommes qui l’entourent. On sent qu’il y a en elle un côté rebelle qui ne demande qu’à s’exprimer.

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    Will Turner est un jeune homme timide et prudent qui se révèle prêt à tout, intrépide et doté d’une volonté sans faille dès qu’il s’agit de voler au secours d’Elizabeth.

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    Enfin, on ne peut pas parler de ce film sans souligner la qualité de la B.O. créée par Hans Zimmer et Klaus Baddt (le thème principal est tout simplement génial comme sonnerie de portable).
    Voilà 2h23 d’aventure, d’action, de rire, de fantastique, saupoudré d’un zeste de romance… que demander de plus ?



  • [Film] Bouquet final

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    Titre original : Bouquet final

     

    Réalisé par : Michel Delgado

     

    Date de sortie : 05 novembre 2008

     

    Genre : Comédie

     

    Pays d’origine : France

     

    Durée : 1h41

     

    Casting : Didier Bourdon, Marc-André Grondin, Bérénice Bejo, Gérard Depardieu, Marthe keller, Michel Galabru…

     

    Résumé : Recruté comme directeur commercial Paris d'une entreprise américaine de pompes funèbres, Gabriel part trois mois en stage sur le terrain aux côtés de Gervais Bron, quinze ans de métier. Il parvient à dissimuler son nouveau job à ses parents et à son amoureuse, Claire, qui voient en lui un grand musicien, jusqu'au jour où il vend des obsèques à prix d'or à un vieux monsieur qui n'est autre que le grand-père de Claire...

     

    Mon avis : Faire rire avec une entreprise de pompes funèbres, il fallait oser. Et pourtant c’est une réussite. Il n’y a pas à dire, la comédie française montre aux américains qu’on n’a pas besoin de vulgarité pour faire rire le public.
    Les situations s’enchaînent, entre la mâchoire du mort qui ne se ferme pas, le chien de la défunte qui se glisse dans la chambre et qui ruine le maquillage de la thanatopractrice, le fou rire qui prend les deux entrepreneurs en présence du fils du défunt ou encore le plus jeune des deux croque-morts qui manque brûler vif dans la caravane du défunt qui doit être brûlée par tradition… on ne cesse de rire sans pour autant que le film ne fasse que de la comédie.
    D’autres sujets sont abordés, comme le management anti-vieux, les disputes autour de l’héritage, le deuil bien entendu, aussi bien de la part des clients que de l’un des entrepreneurs qui va être touché personnellement. Le regard que l’entourage porte sur ce métier peu commun est également abordé.
    Didier Bourdon est excellent en entrepreneur qui a de la bouteille et qui se voit évincer d’un poste à responsabilité par un jeune qui ne connaît rien au métier.

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    Alors ok, on est plus sur de l’humour noir, remarquez, on s’en doutait vu le sujet, mais en ce qui me concerne, je préfère nettement ça aux comédies du genre de Mary à tout prix, american pie, scary movie et autre soi-disant comédies qui n’ont aucun contenu, aucune recherche, et ne joue que sur la vulgarité pour faire rire ce que ce genre de chose font rire.
    Pour autant, les situations comiques dans Bouquet final, ne sont pas absurdes. Les scènes semblent assez fidèles au quotidien d’un entrepreneur de pompes funèbres. Il a déjà dû déjà arriver qu’une famille tienne à enterrer un défunt dans un costume trop petit ou difficile à enfiler, ou que entrepreneurs tombent en plein règlement de compte à ok corral sur des questions d’héritage, ou bien encore qu’un événement extérieur vienne perturber l’enterrement (bon peut être pas un parachutiste qui vise mal, mais un orage soudain, ça a dû arriver !). Bref, ce n’est pas l’absurde qui fait rire, c’est le fait que ces choses arrivent dans un moment supposé être très solennel et qu’on se dit : « purée mais si la famille s’en rend compte !! »
    On a là une excellente comédie, avec une petite romance en fil conducteur qui n’est pas inintéressante et qui ne prend pas le pas sur l’humour.



  • [Film] Downsizing

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    Titre original : Downsizing

     

    Réalisé par : Alexander Payne

     

    Date de sortie : 10 janvier 2018

     

    Genre : Comédie dramatique

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 2h16

     

    Casting : Matt Damon, Christoph Waltz, Hong Chau, Udo Kier…

     

    Résumé : Pour lutter contre la surpopulation, des scientifiques mettent au point un processus permettant de réduire les humains à une taille d’environ 12 cm : le "downsizing". Chacun réalise que réduire sa taille est surtout une bonne occasion d’augmenter de façon considérable son niveau de vie. Cette promesse d’un avenir meilleur décide Paul Safranek  et sa femme à abandonner le stress de leur quotidien à Omaha (Nebraska), pour se lancer dans une aventure qui changera leur vie pour toujours.

     

    Mon avis : Que ceux qui, après avoir vu la bande annonce, attendent une comédie à la « chéri j’ai rétrécie les gosses » ou une superproduction pleine d’effet spéciaux avec insectes géants ou pluies torrentielles menaçant la vie des « petits » et qui ne veulent rien voir d’autre, passent leur chemin.
    Ici, la miniaturisation n’est pas tant le point de départ d’une histoire extraordinaire que celui d’une histoire douloureusement ordinaire. La preuve que l’être humain, quel que soit sa taille, reproduit sans cesse les mêmes schémas.
    Paul, interprété par Matt Damon, est un gentil garçon. Il s’est occupé de sa mère malade, il est un époux attentionné et fidèle et un ergothérapeute d’entreprise à l’écoute. Quand les scientifiques présentent la miniaturisation, le downsizing, comme LA solution contre la surpopulation et la destruction future de notre planète, il n’a qu’une envie, participer au Grand Œuvre.

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    Matt est influençable et un peu naïf. Dans sa tête, il n’y a pas d’autres raisons d’accepter le downsizing que le bien être de la planète, et si le train de vie des « petits » est fastueux, c’est un heureux effet secondaire.
    Car en effet, dans le monde des petits, peu d’argent suffit à vivre comme un pacha. Personne n’est d’ailleurs censé travailler dans ce monde-là et les maisons présentées sont plus magnifiques les unes que les autres.
    Cela c’est ce que l’on vend. C’est l’utopie.
    La réalité est toute autre et Paul va l’apprendre, grâce à deux personnages aussi différents qu’intéressants : Dusan, son voisin (interprété par une Christoph Waltz toujours aussi génial et, pour une fois, dans le rôle d’un gars sympa)

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    et Lan, une activiste vietnamienne, miniaturisée contre sa volonté par son gouvernement et arrivée dans leur paradis après des épreuves à l’issue tragique.

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    La réalisation est parfois brouillonne et certaines idées auraient méritées plus de développement, mais on est ici face à une réalité : ce n’est pas tant la taille ou le nombre de personnes qui posent problèmes, mais l’attitude de chacun.
    Paul, dans son côté jusqu’auboutiste, n’a qu’une envie : faire de grandes choses pour sauver la planète. Il se rêve un peu héro, un peu martyre peut-être, mais il est incapable de penser par lui-même à quelque chose d’aussi simple qu’apporter à manger à une personne sans ressources. Lan, qui fait partie de la couche la plus pauvre des « petits » lui donne un exemple qu’il a du mal à suivre.
    Ou oublierait presque que les personnages principaux font 13 cm de haut car ils ont modelé leur monde à leur image, avec la même course à la consommation, les mêmes dérives, les mêmes excès, les mêmes inégalités sociales…
    Là où Paul ne rêve que d’idéal sans jamais, finalement, vraiment agir, Lan lui montre le terre à terre, le pragmatique, l’aide immédiate…
    Le film donne à réfléchir, sans pour autant perdre de son côté ludique. Un parfait mélange entre plaisir et réflexion.



  • [Film] Cinquante nuances plus claires

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    Titre original
     : Fifty Shades Freed

     

    Réalisé par : James Foley

     

    Date de sortie : 07 février 2018

     

    Genre : Romance

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h46

     

    Casting : Dakota Johnson, Jamie Dornan,

     

    Résumé : Pensant avoir laissé derrière eux les ombres du passé, les jeunes mariés Christian et Ana profitent pleinement de leur relation tortueuse et partagent une vie de luxe. Mais alors qu’Anastasia commence tout juste à s’adapter à son nouveau rôle de Madame Grey et que Christian s’ouvre finalement à elle, de nouvelles menaces viennent mettre en péril leur vie commune avant même qu’elle n’ait débuté. 

     

    Mon avis : Alors que le livre est certainement le plus riche en événements de la trilogie, paradoxalement ce film est le plus court des trois.
    De nombreuses scènes ont ainsi été raccourcies ou carrément supprimées. Ce qui parfois rend plus superficiels les personnages car les raisons profondes de leurs réactions ne sont pas traitées.
    La trame du livre est plutôt bien respectée. Contrairement à certaines adaptations où on se dit que des scènes ont été inventées pour remplacer d’autres qui ont été supprimées, ici, les scènes présentes dans le film le sont dans le livre. Mais parfois, elles sont comme survolées.
    Ana s’affirme encore un peu plus dans ce volet, n’hésitant pas à remettre vertement Christian à sa place quand il va trop loin dans son besoin de contrôle.
    D’ailleurs, s’il y a une chose qui m’a énervée dans le livre comme dans le film, c’est le fait que les gardes du corps que Christian impose à Ana (suite à diverses menaces) la traitent parfois comme une enfant qu’ils doivent surveiller. Quand elle veut se déplacer, aller voir une amie, ils commencent par refuser systématiquement au prétexte que Mr Grey leur a donner des instructions, puis, quand Ana ne leur laisse pas le choix, ils s’empressent de prévenir Christian des faits et gestes de sa femme. Je n’ai pas réussi à comprendre comment Ana, qui le remet à sa place, déserte le lit conjugal pour lui donner une leçon, n’en fait qu’à sa tête la plupart du temps, peut supporter d’être ainsi placer sous surveillance.

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    Dans ce tome, les scènes sexuelles sont mises en arrière-plan au profit de scènes plus familiales, du quotidien

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    et surtout aux problèmes que Jack Hyde continue à causer, passant à la vitesse supérieure dans la haine qu’il voue à Christian et Ana. J’ai d’ailleurs trouvé que le scénario montraient bien l’étendu des problèmes psychologiques de Jack en quelques phrases bien placées.

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    Petit reproche sur le scénario, quand le docteur appelle Ana pour lui dire qu’elle a raté son RDV pour faire sa piqûre contraceptive, j’ai trouvé dommage que cette info tombe comme un cheveu sur la soupe quand, dans le film précédent, ils ne parlaient que de pilule. Il aurait été de laisser en place la scène ou Ana se décide pour cette contraception, histoire que les gens qui n’ont pas lu le livre ne se demandent pas de quoi il s’agit !
    Comme dans le second tome, j’ai regretté que la dimension psychologique de Christian ne soit pas mieux exploité, mais de toute évidence, le réalisateur ne voulait surtout pas donner matière à réfléchir.
    Mais il réussit quand même à atteindre son but : divertir et clôturer cette trilogie de manière satisfaisante.
    Bien sûr, en ayant lu les livres, on trouvera toujours que le film n’est pas assez complet, mais au final, on a quand même là une belle conclusion.



  • [Film] Les noces funèbres

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    Titre original : Corpse bride

    Réalisé par : Mike Johnson, Tim Burton

    Date de sortie : 19 octobre 2005

    Genre : Animation

    Pays d’origine : USA

    Durée : 1h15

    Casting : Johnny Depp (Victor), Helena Bonham-Carter (Emily), Emily Watson (Victoria)…

    Résumé : Au XIXe siècle, dans un petit village d'Europe de l'est, Victor, un jeune homme, découvre le monde de l'au-delà après avoir épousé, sans le vouloir, le cadavre d'une mystérieuse mariée. Pendant son voyage, sa promise, Victoria l'attend désespérément dans le monde des vivants. Bien que la vie au Royaume des Morts s'avère beaucoup plus colorée et joyeuse que sa véritable existence, Victor apprend que rien au monde, pas même la mort, ne pourra briser son amour pour sa femme.

    Mon avis : Pour ce film d’animation, Tim Burton semble s’être inspiré d’une légende russe : « La mariée morte ». Mais là où, dans la légende, la mariée morte n’apparaît que comme un obstacle au bonheur des vrais fiancés, ici, Emily attire la compassion.
    Volée et assassinée par son fiancé, elle a fait le vœu d’être épousée par son grand amour et, si la demande en mariage de Victor est accidentelle, il n’en demeure pas moins qu’il a réveillé les espoirs d’Emily et que le désarroi de cette dernière est touchant.
    La « vraie » fiancée est plus terne qu’Emily.

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    Son éducation stricte et sans affection ne lui a pas permis de s’épanouir ou de cultiver un quelconque talent artistique à l’inverse d’Emily, qui, comme Victor, joue parfaitement du piano.
    Les parents de Victoria n’ont accepté son mariage avec Victor que par intérêt financier. On ne peut pas dire que la pauvre petite ait eu une vie épanouissante. En tout cas, Victor et elle ont clairement eu un coup de foudre dès leur première rencontre (qui a lieu la veille de leur mariage).
    Il y a un sacré contraste entre le monde des vivants, morne, terne et engoncé dans des règles de convenances plus rébarbatives les une que les autres, et le monde des morts, joyeux, colorés, bourré d’humour, quoi que possédant ses propres règles.

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    Même si l’histoire est dramatique entre l’histoire d’Emily, un mariage arrangé, l’intervention non négligeable de Lord Barkis, l’humour est sans cesse présent avec de nombreux clin d’œil (par exemple, un Rhett Butler plus vrai que nature mais à l’état de squelette, prononçant sa phrase fétiche).
    Je reprocherais juste au film d’être un peu trop court. J’aurais aimé en voir plus dans le monde des morts et j’aurais aimé savoir ce que sont devenu les parents de Victor et de Victoria qu’on laisse chacun dans des situations qui ne demandaient qu’à être éclaircies.
    Rien à redire sur l’animation avec un Victor qui ressemble tellement à Johnny Depp qui le double, qu’on en oublierait presque que ce n’est qu’une animation.

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    Les chansons sont au top même si j’avoue que j’ai une petite préférence pour leur version VO.



  • [Film] Elizabeth: l'âge d'or

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    Titre original : Elizabeth : The Golden Age

     

    Réalisé par : Shekhar Kapur

     

    Date de sortie : 12 décembre 2007

     

    Genre : Comédie dramatique

     

    Pays d’origine : France, Angleterre

     

    Durée : 1h54

     

    Casting : Cate Blanchett, Geoffrey Rush, Clive Owen, Jordi Molla, Abbie Cornish, Samantha Morton,…

     

    Résumé : En 1585, Elizabeth 1ère règne sur l'Angleterre depuis près de trente ans. Philippe II, roi d'Espagne lève une puissante flotte pour la renverser. Elizabeth se prépare à la guerre tout en menant un combat plus intime contre son amour pour le pirate Walter Raleigh. Tôt ou tard, elle le sait, elle devra choisir entre les aspirations de son coeur et ses devoirs de monarque...

     

    Mon avis : Ce film fait suite au film « Elizabeth », sorti en 1998 (ma chronique ICI) qui mettait en scène l’accession au trône d’Elizabeth Ière et ses débuts de règne.
    Aujourd’hui, Elizabeth règne depuis quinze ans et, si elle a gagné en assurance,

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    ses ennemis sont toujours aussi nombreux, d’autant plus qu’elle n’est jamais revenu sur sa décision de ne pas se marier, au grand dam de son conseiller, Francis Walsingham.

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    Les conseillers de la reine aimeraient qu’elle durcisse sa position au sujet de la religion mais la Reine refuse obstinément de refuser la liberté de culte à ses sujets. Mais dans l’ombre, des fanatiques catholiques œuvrent à la perte de la Reine. C’est une vrai machination que l’on voit se mettre en place tandis que la Reine, inconsciente de ce qui se joue, tente d’éviter le piège du mariage arrangé et lutte contre ses sentiments pour Walter Raleigh, un explorateur récemment revenu des Amériques où il a fondé la colonie de Virginie.

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    Les rapports entre la reine et ceux qu’elle aime sont très ambiguës. Que ce soit entre elle et Walsingham, entre elle et Bess Trokmorton, sa favorite, ou entre elle et Raleigh.
    On commence à voir la légendaire paranoïa de la reine concernant les amours de son entourage se mettre en place. Elle œuvre au rapprochement de Bess et de Raleigh mais ce même rapprochement la met hors d’elle et elle se montre souvent dure avec Bess sous couvert de confidences (elle va jusqu’à lui dire qu’un homme qui s’intéresse à elle ne veut en fait qu’obtenir quelque chose de la Reine).

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    Plusieurs scènes laissent entendre qu’Elizabeth vit dans la peur permanente : peur de ne pas être à la hauteur, peur de voir le pays sombrer, peur de ne pas être aimée…
    On se demande ce qui motive les actions de Philippe d’Espagne. Est-ce réellement parce que la reine n’est pas catholique ? Ou n’est-ce pas plutôt parce qu’elle a repoussé sa demande en mariage (qu’il lui a adressé alors que son épouse, Marie, sœur d’Elizabeth, n’était même pas encore enterrée) ? On se demande si la foi seule le motive ou le désir d’étendre son influence sur l’Europe et sur la conquête américaine dans laquelle l’Angleterre lui faisait une rude concurrence.

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    C’est vraiment un film que j’adore. Les acteurs sont époustouflants. On s’y croirait vraiment ! Cate Blanchett oscille entre dureté, vulnérabilité et hystérie avec le talent qu’on lui connait. Les acteurs qui l’entourent ne sont pas en reste.
    Quand je cherche une valeur sûre pour passer une bonne soirée, je dégaine Elizabeth Ière dans ce film ou dans le premier opus !


  • [Film] Elizabeth

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    Titre original : Elizabeth

     

    Réalisé par : Shekhar Kapur

     

    Date de sortie : 11 novembre 1998

     

    Genre : Comédie dramatique

     

    Pays d’origine : Angleterre, USA

     

    Durée : 2h04

     

    Casting : Cate Blanchett, Joseph Fiennes, Geoffrey Rush…

     

    Résumé : Angleterre 1558. A la mort de sa demi-soeur Marie Tudor, Elizabeth, fille illégitime d'Henri VIII jusqu'alors menacée, devient Reine. Mais, même à la cour, elle n'est pas à l'abri du danger. Pour survivre elle va devoir apprendre les subtilités du pouvoir...

     

    Mon avis : Ce film s’attache à reconstituer la vie d’Elizabeth Tudor autour de son accession au trône et des premières années de son règne.
    Malgré quelques anachronismes et certains passages romancés, le film est relativement juste historiquement, montrant bien les pressions exercées sur Elizabeth pour qu’elle se marie et qu’elle ne règne pas seule, étant une simple femme (réflexion qu’elle saura utiliser à son avantage). Pour autant, si le film montre ses hésitations et ses déboires de jeune reine, il s’attache plus à nous montrer les sentiments de la France que les actes de la Reine.
    Lord Cecil m’a profondément énervée, sa manière de se comporter avec la Reine, comme si c’était elle qui devait lui obéir, et non l’inverse, était vraiment pénible et j’ai attendu tout le film de le voir se faire remettre à sa place.

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    Cate Blanchett incarne réellement la Reine Elizabeth.

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    D’ailleurs quelques soient ses rôles, je trouve toujours qu’il y a quelque chose de la majesté de la Reine Elizabeth.
    Bien sûr il était difficile de faire ce film sans parler de l’acte d’uniformité qui a été un des actes les plus importants d’Elizabeth. D’ailleurs, c’est au cours des scènes concernant cet acte que l’on constate le plus l’évolution d’Elizabeth en tant que Reine. Dans les premières scènes elle est hésitante, paniquée devant les décisions qu’on lui demande de prendre, influençable, incapable de hausser le ton et de se faire entendre. Dans la scène de l’acte d’uniformité on découvre une reine qui a pris de l’assurance, qui sait faire face et montrer bonne figure alors même qu’elle est complètement terrorisée intérieurement. L’appui de Walsingham est vraiment un plus et il lui permet de se révéler particulièrement forte et déterminée. Et pour l’anecdote, j’ai adoré comment il lui apporte son aide pour obtenir le vote du parlement à ce sujet !

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    Du côté des prétendants d’Elizabeth, et Dieu sait si ça se bouscule au portillon, on trouve aussi de tout.
    Philippe d’Espagne est particulièrement gonflé car il demande Elizabeth en mariage alors même que son épouse, la propre sœur d’Elizabeth est encore en vie.
    J’ai beaucoup aimé l’interprétation de Vincent Cassel dans le rôle du duc d’Anjou.

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    Fantasque, arrogant, (Français quoi, dirait Henry VIII), il a quelques particularités qui vont surprendre la reine. Mais je n’en dirais pas plus à ce sujet. Disons seulement que, même sans connaître l’histoire d’Angleterre, quand on l’entend dire : « ne sait-elle pas que son bonheur dépend de mon bon vouloir » ou quelque chose comme ça, on se doute qu’entre cette reine farouchement indépendante et un type capable de faire ce genre de réflexion, fut-il le frère du roi de France, ça ne pouvait pas coller.
    Et puis il y a Robert Dudley. L’ami d’enfance, l’amoureux transi, jaloux, ambigüe, présent, parfois peut être trop. Et qui a oublié de révéler une chose essentielle à Elizabeth.

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    Après tant de déconvenues, il n’est pas étonnant de voir la transformation de la Reine en Reine Vierge, s’inspirant de la Sainte Vierge qui a déchaînée tant de passion et de fidélité des hommes. Avec son visage fardé de blanc d’albâtre, la reine devient plus qu’une simple mortelle, elle devient une icône, une statue, intouchable, inaccessible et comme elle le dit : « Mariée… à l’Angleterre »

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  • [Film] Percy Jackson : La mer des monstres

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    Titre original : Percy Jackson: Sea of Monsters

     

    Réalisé par : Thor Freudenthal

     

    Date de sortie : 14 août 2013

     

    Genre : Jeunesse

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h46

     

    Casting : Logan Lerman, Brandon T. Jackson, Alexandra Daddario, Jake abel, Douglas Smith, Stanley Tucci, Leven Rambien, Anthony Head…

     

    Résumé : Percy Jackson ne sent pas vraiment l’âme d’un héros. Même s’il a déjà sauvé le monde, ce demi-dieu se demande si ce n’était pas tout simplement un coup de bol extraordinaire. Lorsqu’il découvre que son demi-frère est un monstre, il commence même à penser qu’être le fils de Poséidon est peut-être une malédiction. Mais il ne va pas avoir le temps de méditer sur le sujet car la barrière de protection divine qui protège le Camp des Sang-Mêlé est attaquée par une horde de monstres mythologiques, menaçant de détruire le sanctuaire des demi-dieux. Pour sauver leur seul refuge, Percy et sa bande doivent se lancer à la recherche de la légendaire Toison d’Or.
    Leur périple va les conduire dans une odyssée à hauts risques sur les eaux inexplorées et mortelles de la Mer des Monstres, plus connue des humains sous le nom de Triangle des Bermudes. Ils devront faire face à d’incroyables créatures fantastiques : d’un taureau mécanique cracheur de feu, à des créatures des mers terrifiantes, en passant par des cyclopes géants. Et même d’autres demi-dieux à la loyauté douteuse... Les enjeux sont plus importants que jamais : si Percy échoue, le Camp des Sang-Mêlé disparaîtra à jamais et l’Olympe s’effondrera.

     

    Mon avis : Que les choses soient claires : il n’y a aucun rapport entre les livres et ce film et ceux qui le regarde en se disant : « chouette une adaptation du livre » risquent d’être cruellement déçus.
    Déjà, il était plus ou moins clair pour l’équipe que ce film serait le dernier Percy Jackson. Il était déjà lui-même un rescapé qui avait failli être annulé en raison d’un trop faible succès du premier film. Aussi il est très clair qu’il ne faut pas s’attendre à retrouver la richesse de l’univers de Rick Riordan en seulement 1h46.
    D’ailleurs, des tas de raccourcis sont pris, nous dévoilant des choses qui ne sont dévoilés dans les livres qu’au 4e ou 5e tome.
    Le mieux est donc de prendre ce film comme étant inspiré de l’œuvre de Rick Riordan et de ne pas tenter de comparer livres et film.
    Si on regarde le film en lui-même, c’est un bon divertissement. Les répliques sont souvent teintées d’humour, les effets spéciaux sont sympas et l’aventure agréable à suivre sans pour autant réellement faire trembler d’angoisse et d’anticipation.
    J’aime beaucoup Anthony Head dans le rôle de Chiron

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    et les problèmes de Dionysos avec Zeus est une des scènes les plus drôle du film.

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    Nathan Fillion est un excellent Hermes, et la scène où Percy, Annabeth, Grover et Tyson vont lui rendre visite est, elle aussi, un concentré d’humour, que ce soit à cause des remarques du Dieu ou des commentaires des deux serpents qui composent son caducée.

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    J’ai beaucoup aimé Clarisse, même si j’ai regretté que ses relations compliquées avec son père n’aient pas été plus mises en avant. Ici, elles ne sont même pas évoquées et pourtant, Arès aurait apporté un plus qui aurait expliqué le comportement de Clarisse au début du film.

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    Percy contient à grand peine sa colère de voir que son père, qui ne daigne jamais lui envoyer le moindre signe, s’est manifesté à plusieurs reprises quand son second fils, Tyson, jeune cyclope, lui adressait des demandes.

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    Annabeth quant à elle, a de gros préjugés envers les cyclopes, et quand on sait dans quelles circonstances elle en a rencontrés, on peut la comprendre, mais oublie, dans ses remarques acides, qu’elle parle du frère de Percy, ce qui a tendance à agacer ce dernier. Pendant la moitié du film, je me suis demandé quand est ce que ces deux-là allaient se décider à se parler et à mettre les choses à plat.
    Entre l’humour, l’aventure, les effets spéciaux, et malgré quelques approximations mythologiques, Percy Jackson : la mer des monstres est un bon film jeunesse qui fait passer un très bon moment.



  • [Film] In her shoes

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    Titre original : In her shoes

     

    Réalisé par : Curtis Hanson

     

    Date de sortie : 16 novembre 2005

     

    Genre : Comédie

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 2h10

     

    Casting : Cameron Diaz, Toni Collette, Shirley MacLaine, Mark Feuerstein, Ken Howard, Jerry Adler,

     

    Résumé : Maggie est convaincue que son seul atout dans la vie réside dans son art d'aimanter le sexe opposé. Dyslexique et certaine de n'avoir aucune aptitude intellectuelle, elle a toujours privilégié le maquillage aux livres. Sa principale qualité : savoir toujours dénicher la tenue idéale pour n'importe quelle occasion.
    Rose est en revanche une brillante avocate officiant dans un prestigieux cabinet de Philadelphie. Mais cette grande bosseuse a un point faible : son corps et ses incessantes variations de poids qui l'ont poussé depuis longtemps à renoncer à toute sorte de vie amoureuse. Son unique réconfort : les chaussures, car contrairement aux vêtements, elles lui vont toujours bien.
    Tout oppose les deux sœurs, dont l'unique point commun est la pointure.
    Après un violent clash, les deux sœurs vont peu à peu se rapprocher...

     

    Mon avis : La première chose qui frappe quand on voit Maggie pour la première fois, c’est son côté excessif. Ensuite on remarque son attitude avec les hommes et son égoïsme.
    Rose, au contraire, est posée et habitée par un sens du devoir, surtout concernant sa sœur, qui la met sans cesse dans des situations compliquées. Elle peut paraître un peu froide mais on a l’impression qu’elle compense ainsi la trop grande « amicalité » dont fait preuve sa petite sœur.

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    Après la mort de sa mère, Rose a, de toute évidence, du prendre soin de sa petite sœur et a grandi très vite, prenant conscience de ses responsabilités, alors que Maggie est restée la petite fille couvée et choyée.
    Rose se voit comme insignifiante et semble toujours être étonnée qu’un homme lui trouve de l’intérêt. Maggie, elle, de son côté, pense qu’elle n’a rien d’autre à offrir que son corps et n’hésite pas à s’en servir pour obtenir ce qu’elle veut.
    Avec ses deux personnalités diamétralement opposées, il n’est pas étonnant qu’il finisse par y avoir un clash. Refusant de retourner chez son père à cause de la présence de sa belle-mère, Maggie, en fouillant dans les tiroirs pour trouver un peu d’argent, va trouver un sacré secret de famille qui va la conduire à Miami.
    Séparée et sans nouvelles l’une de l’autre, les deux sœurs vont pouvoir développer leur part de personnalité qui semblait réservée à l’autre : l’intelligence et les responsabilités pour Maggie, la séduction et le bien-être pour Rose.
    J’ai adoré voir l’évolution de Maggie.

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    Plus que celle de Rose car Rose ne se heurtait qu’à un léger manque de confiance en soi qui pouvait facilement disparaître avec l’affection de son petit ami. Mais pour Maggie, son manque de confiance est d’autant plus important qu’elle se croit stupide à cause d’un problème bien réel qui n’a pas été pris en charge : la dyslexie.
    Et tout vient de là pour Maggie : cataloguée ravissante idiote depuis son plus jeune âge, elle a fini par penser qu’elle n’avait pour elle que son corps et son visage.
    J’ai beaucoup aimé le rôle qu’à Ella dans le changement des deux sœurs.

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    En revanche, je ne comprends vraiment pas ce que le père attend pour remettre son horrible femme à sa place. Elle se montre odieuse avec les filles de son mari et, si on peut se dire qu’avoir Maggie à la maison, avec ses sorties, et ses retours alcoolisés au petit matin n’a pas dû être de tout repos, rien ne justifie l’attitude qu’elle va avoir lors de la petite fête donnée pour Rose.
    Même si la fin est sans surprises, on passe un excellent moment, avec un film plein d’émotions.