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Films

  • [Film] Oups j'ai raté l'arche

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    Titre original : Ooops ! Noah is gone

     

    Réalisé par : Toby Genkel, Sean McCormack

     

    Date de sortie : 09 décembre 2015

     

    Genre : Animation

     

    Pays d’origine : Allemagne, Irlande, Luxembourg, Belgique

     

    Durée : 1h26

     

    Casting (voix françaises) : Emilie Guillaume (Finny), Marie Dubled (Leah), Sébastien Hebrant (Dave), Catherine Conet (Hazel), Pascal Racan (Le lion), Philippe Allard (Podcol), Patrick Descamps (Mastoc)…

     

    Résumé : La fin du monde est proche : le Grand Déluge arrive. Heureusement, Noé a construit une Arche pour y accueillir tous les animaux. Tous... sauf Dave et son fils Finny, qui appartiennent à la race des Nestrians -de curieuses et adorables créatures que personne n'a jugé utile d'inviter à bord de l'Arche.

    Grâce à l'aide involontaire de deux farouches Grymps, Hazel et sa fille Leah, les Nestrians parviennent à embarquer discrètement. Mais, au moment du départ, Finny et Leah tombent accidentellement du bateau. Ils vont dès lors devoir s'unir pour échapper au Déluge et survivre dans un monde hostile et peuplé de prédateurs sauvages.

     

    Mon avis : J’ai mis ce dessin animé parce qu’il n’y avait rien à la TV et que j’avais envie de quelque chose de rigolo et pas prise de tête. Comme les dessins sont dans l’ensemble en rondeurs, avec peu d’angles droits, et pleins de couleurs vives, je me suis dit que ce dessin animé était fait pour les petits, et que vu mon état de fatigue, ça irait très bien.
    Alors certes, les dessins ciblent les petits, mais les dialogues, eux, sont faits pour leurs parents, parce que je pense que ça passe à des kilomètres au-dessus de la tête des pitchouns.
    Par exemple, j’ai été conquise dès le début, quand les animaux font la queue pour embarquer sur l’arche, et que le lion, désigné capitaine par Noé en personne, fait l’annonce suivante : « Veuillez rejoindre vos cabines pour la durée de l’embarquement. La durée du voyage sera approximativement de 40 jours et 40 nuits, quelques remous sont à prévoir ainsi qu'un léger crachin ».

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    Les Nestrians se cherchent, allant de place en place pour essayer de trouver l’endroit où ils se sentiront chez eux. Ce sont des adeptes de la solidarité et des câlins. Quand, sans explication, on leur refuse l’accès à l’arche, le père Nestrians, ne compte pas se laisser faire.

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    Il va se mêler à une mère Grymps, une espèce qui oscille entre canidé et félin, et sa fille, qui ne sont pas du tout dans le même état d’esprit : les grymps sont des solitaires, qui ne comptent que sur eux-mêmes et ne risque pas d’aider qui que ce soit.

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    Pourtant, quand les deux enfants Leah la Grymp et Finny le Nestrians, ratent le départ de l’arche, les deux parents vont devoir s’entraider pour les retrouver, tout comme leurs enfants vont devoir unir leur force pour échapper le plus longtemps possible à la montée des eaux.
    Dans leur périple, ils vont rencontrer d’autres animaux, refusés à l’entrée de l’arche, comme Mastoc et podcol, qui vont les accompagner,

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    ou encore un couple d’oiseaux prédateurs, bien décidé à s’offrir un dernier repas avant que tout ne soit submergé.

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    En plus de cette notion de solidarité, il y a une sorte de voyage initiatique, les Nestrians ne sachant pas vraiment où est leur place dans ce monde. Le déluge va leur permettre de le découvrir et on ne s’y attend pas avant de le voir !
    L’animation en elle-même n’a rien à envier à Pixar. Je crois même que je l’ai préféré aux dessins-animés Pixar, que ce soit dans la qualité de l’animation ou dans l’originalité du scénario.
    De toute évidence, les dessinateurs se sont beaucoup amusés à créer de nouvelles espèces et les scénaristes à donner quelques particularités aux espèces existantes (comme le singe majordome qui reste très stylé en toutes circonstances).
    Pour moi, même s’il y a de l’émotion et de l’action, le point fort de ce dessin animé reste l’humour qui permettra aux plus grands de ne pas s’ennuyer pendant que les petits s’émerveilleront devant les animations et les nouveaux personnages qu’on ne se lasse pas de découvrir !


  • [Film] La colère des titans

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    Titre original : Clash of the Titans 2: Wrath of the Titans

     

    Réalisé par : Jonathan Liebesman

     

    Date de sortie : 28 mars 2012

     

    Genre : Action

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h39

     

    Casting : Sam Worthington, Liam Neeson, Ralph Fiennes…

     

    Résumé : Dix ans après avoir vaincu le monstre Kraken, au terme d'une bataille héroïque, Persée, demi-dieu et fils de Zeus, tente de mener une vie paisible dans un village où il est pêcheur et s'occupe, seul, de son fils de dix ans, Hélius.

    Mais Persée ne se doute pas que les dieux se sont engagés dans une lutte de pouvoir qui menace son existence tranquille. Affaiblis par le manque de dévotion des hommes, les dieux risquent bien de perdre leur immortalité et de ne plus pouvoir garder le contrôle sur leurs redoutables prisonniers, les Titans, et leur chef cruel, Kronos, père de Zeus, de Hadès et de Poséidon : les trois frères ont détrôné leur père depuis longtemps et l'ont envoyé croupir au plus profond du Tartare, donjon situé dans les entrailles des Enfers.

    Désormais, Persée n'a d'autre choix que d'accepter son destin lorsque Hadès et Arès, fils de Zeus, changent de camp et passent un accord avec Kronos pour capturer le roi des dieux. Tandis que les pouvoirs divins de Zeus diminuent, la puissance des Titans, elle, s'accroît, et les forces des ténèbres se déchaînent sur Terre.

    Persée fait appel à la reine guerrière Andromède, au fils de Poséidon, le demi-dieu Agénor, et au dieu déchu Héphaïstos pour s'enfoncer dans les Enfers dans le but de libérer Zeus, de vaincre les Titans et de sauver l'humanité…

     

    Mon avis : Contrairement à beaucoup de suite, j’ai presque trouvé ce film mieux que le premier opus. Sam Worthington a mûri (enfin son personnage), il est plus maître de ses émotions et a, de toute évidence, enfin accepté sa filiation. Il est mieux disposé envers son père, sans doute du fait de sa propre paternité.

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    Les créatures sont toujours aussi époustouflantes, si ce n’est plus. J’ai beaucoup aimé les cyclopes et le minotaure (même si on ne le voit vraiment que trop peu)

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    et je donne une mention spéciale à Kronos qui est vraiment fabuleux (Là, on a un vrai titan !).

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    J’ai un peu regretté le changement d’actrice pour le personnage d’Andromède, et, si je peux comprendre les problèmes de calendrier, l’actrice qui l’interprète dans cet opus aurait pu se teindre en brune, histoire qu’on ait un minimum de suite logique ! Parce que le coup de la petite brunette qui devient une grande blonde… on a vu mieux…

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    La disparition au casting du personnage d’Io est dommage mais permet de renouer avec la mythologie en laissant supposer une future idylle entre Persée et Andromède (je dévoile sans honte, parce que franchement, pour le film, c’est vraiment anecdotique).
    Petit bémol pour le personnage d’Arès qui est présenté comme un gamin capricieux qui ne supporte pas la préférence de son père pour son frère. Quand on sait le nombre d’enfants qu’à engendré Zeus, qu’ils soient dieux ou demi-dieu, cette raison pour ses actions est un peu incohérente. J’aurais préféré que soit mis en avant sa soif de pouvoir, ou même un conflit avec Zeus à cause de sa préférence affichés pour ses enfants demi-dieux au détriment des autres (mais pas pour un seul d’entre eux).

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    Les scènes de bataille sont vraiment bien faites, surtout dans les combats qui opposent Persée à certains de ses adversaires.

    Quand je vois tous ceux qui critiquent un scénario un peu léger, je me demande à quoi ils s’attendaient exactement. La mythologie grecque n’a jamais été très complexe question scénario : tout le monde est jaloux, s’en veut, se tend des piège et essais d’avoir plus de pouvoir que les autres qui se rebiffent quand ils s’en rendent compte ce qui provoquent de sacrés castagnent. Que demander de plus ?
    Et encore une fois, j’ai regretté de ne pas supporter le format 3D parce que je suis certaine que ce film, comme le 1er opus, doit être fantastique en 3D !


  • [Film] Le choc des titans

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    Titre original : Clash of the Titans

     

    Réalisé par : Louis Leterrier

     

    Date de sortie : 07 avril 2010

     

    Genre : Action

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h46

     

    Casting : Sam Worthington, Liam Neeson, Ralph Fiennes, Gemma Arterton, Mads Mikkelsen…

     

    Résumé : La dernière bataille pour le pouvoir met en scène des hommes contre des rois et des rois contre des dieux. Mais la guerre entre les dieux eux-mêmes peut détruire le monde. Né d'un dieu mais élevé comme un homme, Persée ne peut sauver sa famille des griffes de Hadès, dieu vengeur du monde des Enfers. N'ayant plus rien à perdre, Persée se porte volontaire pour conduire une mission dangereuse et porter un coup fatal à Hadès avant que celui-ci ne s'empare du pouvoir de Zeus et fasse régner l'enfer sur terre. A la tête d'une troupe de guerriers courageux, Persée entreprend un périlleux voyage dans les profondeurs des mondes interdits. Luttant contre des démons impies et des bêtes redoutables, il ne survivra que s'il accepte son pouvoir en tant que dieu, qu'il défie son destin et crée sa propre destinée.

     

    Mon avis : Le titre et le début du film induisent un peu en erreur. Avec toute l’explication sur comment les trois fils de Kronos se sont débarrassé de leur père et des autres titans, on s’attend à une libération des prisonniers et à une guerre entre les différents titans qui impacterait les humains. Mais à part ces explications du début, il n’est quasiment plus question des titans.
    En fait il semblerait que le titre se réfère plus à la définition moderne de titan qu’à la définition de la mythologie grecque et que du coup titan désigne le Kraken et Méduse (et comme ces deux personnages ne s’affrontent pas, on se demande où est le choc…).

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    Mais admettons…
    Malgré ce petit cafouillage sur le titre, j’ai bien aimé ce film. J’ai trouvé qu’il y avait un parfait équilibre entre l’action, la romance et l’humour. Les monstres, tous autant qu’ils sont, sont bien fait, même l’abominable Kraken qu’on pourrait considérer comme un peu « too much » mais bon, vu qu’il a permis de combattre les titans (les vrais), on ne peut pas voir débarquer un cocker non plus.
    J’ai beaucoup aimé Ralph Fiennes dans le rôle de Hadès. Il n’y a pas à dire, cet homme est fait pour jouer des méchants (que ce soit Hadès, Voldemort, ou même le duc dans The duchess, qui, sans être un méchant, n’est pas franchement sympathique non plus).

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    J’ai un peu grincé des dents devant la couleur noire de Pégase (et puis de le voir arriver si tôt dans le film puisque mythologiquement, c’est la mort de Méduse qui est à l’origine de sa création) mais bon, ne chipotons pas.

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    Alors c’est certain que ce n’est pas un film d’auteur, et qu’il n’aura pas un prix littéraire pour son scénario, mais il atteint son objectif qui est de divertir et d’en mettre plein la vue (et puis honnêtement, vous vous verriez échanger des propos philosophique alors que vous êtes en train d’essayer d’échapper à des scorpions géants ? Non ? Ben eux non plus !).
    C’est un film avec lequel il ne faut pas se prendre la tête et profiter du spectacle ! Je regrette que la 3D me déclenche des migraines parce que ce film doit vraiment être génial dans ce format !


  • [Film] Le chasseur et la reine des glaces

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    Titre original : The Huntsman: Winter's War

     

    Réalisé par : Cedric Nicolas-Troyan

     

    Date de sortie : 20 avril 2016

     

    Genre : Aventures

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h54

     

    Casting : Chris Hemsworth, Charlize Theron, Jessica Chastain…

     

    Résumé : Il y a fort longtemps, bien avant qu’elle ne tombe sous l’épée de Blanche Neige, la reine Ravenna avait dû assister, sans mot dire, à la trahison amoureuse qui avait contraint sa sœur Freya à quitter leur royaume, le cœur brisé. Celle que l’on appelait la jeune reine des glaces, à cause de son habilité à geler n’importe quel adversaire, s’employa alors à lever une armée de guerriers impitoyables, au fond d’un palais glacé. 
    Mais au sein même de ses rangs Eric et Sara allaient subir son impitoyable courroux pour avoir enfreint l’interdit : tomber amoureux. 
    Plus tard, à l’annonce de la défaite de sa sœur, Freya envoie ses guerriers récupérer le miroir dont elle est la seule à pouvoir catalyser les sombres facultés. Des tréfonds dorés de la psyché, elle réussit à ressusciter Ravenna. Les deux sœurs vont alors retourner leur puissance maléfique, décuplée par la rage, sur le royaume enchanté. 
    Leur armée s’avèrera désormais invincible…à moins que… les deux proscrits qui avaient jadis trahi la règle d’or, subissant l’exil et la séparation, ne parviennent à se retrouver…

     

    Mon avis : Chronologiquement, l’histoire entoure en quelque sorte Blanche-Neige et le chasseur.
    Elle commence bien avant que Ravenna ne s’empare du royaume de Blanche Neige - et on peut constater qu’elle avait déjà pour habitude de se faire épouser par des rois pour ensuite les supprimer et s’emparer de leur royaume – et se poursuit au-delà de sa défaite face à Blanche-Neige.
    Dans cette vie avant Blanche-Neige, Ravenna était secondée par sa petite sœur Freya, une jeune femme douce, romantique et dépourvue de pouvoirs magiques, ce qui, selon Ravenna, ne tarderait pas à changer.

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    En effet, Freya, trahi par celui qu’elle aime et confrontée à la plus horrible des pertes, folle de rage et de douleur, développe un pouvoir dévastateur. Trop meurtrie pour continuer à seconder sa sœur, elle part se conquérir son propre royaume où elle entreprend d’élever des enfants arrachés à leurs parents pour en faire une armée d’élite. C’est dans cette armée que va grandir Eric, le chasseur « de Blanche-Neige ».

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    Dans Blanche Neige, Eric lui disait être veuf, on va en effet assister à sa rencontre avec sa femme Sara, et assister à la manière dont elle lui est arrachée.

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    Plus par chance que par talent, Eric parvient à quitter le royaume de Freya et part s’installer dans le royaume enchanté. C’est là que vont avoir lieu les événements de Blanche Neige et le chasseur, qu’on ne va, évidemment, pas revoir.
    Au lieu de cela, on fit un bond de sept ans à partir du moment où Eric à quitté le royaume du nord et voilà qu’on lui demande de retrouver le miroir de Ravenna qui a été volé alors qu’il était en route pour être enfermé dans un sanctuaire.
    Est-il nécessaire de préciser qu’il va finir dans les mains de Freya, qui va (pas forcément volontairement) ramener sa sœur sur un plan physique (je n’irai pas jusqu’à dire : à la vie… vous comprendrez pourquoi en voyant le film).
    Ravenna et Freya, c’est un peu compliqué. On est loin d’un amour fraternel sans nuage. Ravenna méprise un peu sa sœur, qui le lui rend bien. Elles sont dans une rivalité constante et on voit que Freya en a marre d’être considérée comme du menu fretin par sa tarée de frangine.

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    J’ai un peu regretté qu’il n’y ait aucune mention de leur frère : Finn, au moins dans la première partie, avant le départ de Freya. Là on dirait qu’il n’a jamais existé.
    Pourtant le film, même s’il peut se voir indépendamment, a cet avantage qu’il rempli certains blancs laissés par le premier opus comme l’étendue des pouvoirs du miroir, le passé d’Eric, ce qui est arrivé à sa femme Sara…
    Eric va être accompagné de 2 nains, puis rejoins par 2 naines qui vont, à tous les quatre, être la touche d’humour nécessaire à un film relativement noir par ailleurs.

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    J’ai bien aimé les gobelins, même si on ne les voit pas beaucoup, juste le temps d’une bonne baston. Je n’avais jamais vu des gobelins imaginés ainsi : ils sont beaucoup plus flippants que ce qu’on peut voir d’habitude !

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    Enfin, j’ai une question : les reines du nord en guerre n’ont-elle qu’un seul moyen de transport ? Non parce que j’ai comme une impression de déjà vu !

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  • [Film] Le bon gros géant

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    Titre original : The BFG

     

    Réalisé par : Steven Spielberg

     

    Date de sortie : 20 juillet 2016

     

    Genre : Jeunesse

     

    Pays d’origine : USA, Canada, Angleterre

     

    Durée : 1h57

     

    Casting : Mark Rylance, Ruby Barnhill, Penelope Wilton, Rebecca Hall…

     

    Résumé : Le Bon Gros Géant ne ressemble pas du tout aux autres habitants du Pays des Géants. Il mesure plus de 7 mètres de haut et possède de grandes oreilles et un odorat très fin. Il n’est pas très malin mais tout à fait adorable, assez secret et refuse catégoriquement de manger des humains.
    Parce qu’elle l’a vu, il enlève Sophie, petite orpheline de 10 ans et l’emmène au pays des géants. Comme elle n’a encore jamais vu de géant, elle a beaucoup de questions à lui poser. Le BGG emmène alors Sophie au Pays des Rêves, où il recueille les rêves et les envoie aux enfants. Il va tout apprendre à Sophie sur la magie et le mystère des rêves…
    Mais la présence de la petite fille au Pays des Géants attire bientôt l’attention des autres géants…

     

    Mon avis : Avec le BGG, Spielberg revient aux films jeunesse et il fait bien. Avec E.T. on avait un petit extraterrestre, avec le BGG on a un petit géant (ah oui, quand on le voit à côté des autres géants, il fait un peu nabot !).

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    Ca fait des années que j’ai lu ce livre, un des préférés de Roald Dahl, et j’ai retrouvé toutes les émotions de ma lecture. Ce film est vraiment fidèle au livre (sans doute la veuve de Dahl y a-t-elle veillé), bien qu’il y ait quelques différences, en particuliers avec la fin qui a été totalement remaniée sur un point. Cependant, ça ne m’a pas choquée car, en prévision de ce point, des petits indices avaient été disséminés dans le film ce qui fait que cette fin parait tout à fait naturelle.
    L’histoire ne va pas trop vite. Sophie ne devient pas instantanément la meilleure amie de BGG, elle est d’abord apeurée, puis méfiante, parfois en colère…

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    le BGG de son côté est assez secret et ne se livre pas facilement à sa nouvelle amie. De plus sa façon de déformer les mots agace Sophie et ne le rend pas toujours aisé à comprendre.

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    Mais peu à peu, ils vont se rapprocher, se découvrir des points communs et s’apprécier de plus en plus.
    Les effets spéciaux sont discrets mais sublimes (surtout au pays des rêves).
    J’ai un peu regretté que la frambouille, qui pétille de haut en bas, soit devenue la vertibulle, je ne comprends pas pourquoi la traduction française d’origine n’a pas été conservée.
    Le pays des géant a été embelli : on y voit pas mal de verdure alors que dans le livre il est décrit comme une terre désolée avec des arbres morts. Les géants ont un air plus préhistorique dans le livre, ils sont vêtus de simples pagnes, ont la peau brûlée par le soleil ; alors que dans le film ils portent des habits plus élaborés et vivent au milieu d’étendues d’herbes verdoyantes.
    L’installation du géant à table dans le palais est, à la virgule près, tel que l’a écrit Roald Dahl.

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    Une très belle adaptation qui enchantera aussi bien les enfants que les adultes, surtout ceux ayant lu le livre qui replongeront ainsi dans des souvenirs d’enfance bien agréables.


  • [Film] Miss Peregrine et les enfants particuliers

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    Titre original : Miss Peregrine's Home For Peculiar Children

     

    Réalisé par : Tim Burton

     

    Date de sortie : 05 octobre 2016

     

    Genre : Aventure

     

    Pays d’origine : USA, Belgique, Angleterre

     

    Durée : 2h03

     

    Casting : Eva Green, Asa Butterfield, Samuel L. Jackson, Ella Purnell…

     

    Résumé : À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs …  et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre "particularité" peut sauver ses nouveaux amis.

     

    Mon avis : Quand j’ai lu le livre, le film était déjà sorti et je me suis dit, qu’effectivement, personne d’autre que Tim Burton n’aurait rendre justice à cet univers.
    Le visuel du film est tel qu’on peut se l’imaginer à la lecture du livre avec des effets spéciaux qui s’intègrent parfaitement à l’histoire (Les scépulcreux, la transformation en oiseau de Miss Peregrine, les pouvoirs des enfants…).
    Il y a quand même de grandes différences avec le livre en particulier la fin qui peut se suffire à elle-même alors que la fin du livre appelle un autre tome.

    Concernant la famille de Jake, on voit moins que dans le livre à quel point son père est un raté qui vit aux crochets de sa femme et la manière dont il infantilise son père et ne prend pas son fils au sérieux. On voit moins aussi la pression de la famille qui décide où il doit travailler et ce qu’il fera plus tard. Ça n’a l’air de rien, mais le peu d’affinité qu’il a avec sa famille une fois son grand père disparu explique comment Jake peut décider de tout quitter sans pratiquement un regard en arrière.

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    En revanche, je n’ai pas compris l’intérêt de faire du Dr Grosslan une femme.
    J’ai trouvé les acteurs très bien choisis (ce qui est assez rare chez moi car je trouve toujours quelque chose à redire sur au moins un des acteurs).
    Des scènes ont été rajoutées mais ce n’est pas génant car elles sont visuellement intéressantes et montrent bien la réalité de la boucle temporelle : comme Emma qui doit remettre tous les jours dans son nid un bébé écureuil qui en tombe chaque jour à la même heure, ou encore Miss Peregrine qui doit abattre chaque jour une créature qu’elle ne voit pas grâce à des marques faites sur le sol.

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    Bien sûr, le film a des défauts, des scènes dont on aurait pu se passer par exemple, mais on les oublie vite tant l’ensemble est réussi.
    Concernant la bande originale, pas de Danny Elfman, sans doute retenu par d’autres engagements, mais Mike Higham et Matthew Margeson le remplacent avec brio.
    Je reste toutefois dubitative sur le côté « pour enfants » qu’on associe parfois à ce film, car entre les photos assez sinistres que l’on voit au début et les Estres avec leurs yeux blancs, sans parler de leurs origines et de leur but, je trouve ce film un peu trop sombre pour des enfants. A mon sens, il n’est pas approprié aux moins de 12 ans (plus ou moins selon la maturité de l’enfant, bien entendu).

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    Je ne sais pas si les deux autres tomes de Miss Peregrine sont prévus en adaptation ciné, mais j’espère bien qu’on n’en a pas fini avec l’univers créé par Ransom Riggs.


  • [Film] Nos étoiles contraires

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    Titre original : The Fault In Our Stars

     

    Réalisé par : Josh Boone

     

    Date de sortie : 20 août 2014

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 2h05

     

    Casting :Shailene Woodley, Ansel Elgort, Laura Dern, Sam Trammell, Nat Wolff…

     

    Résumé : Hazel Grace et Gus sont deux adolescents hors-normes, partageant un humour ravageur et le mépris des conventions. Leur relation est elle-même inhabituelle, étant donné qu’ils se sont rencontrés et sont tombés amoureux lors d'un groupe de soutien pour les malades du cancer.

     

    Mon avis : J’ai lu le livre en décembre 2016 et j’ai laissé passer un peu de temps avant de voir le film. Trois mois m’ont semblé être un bon délai : assez éloigné pour avoir digéré ma lecture, mais assez proche pour pouvoir juger de la fidélité de l’adaptation, même avec ma mémoire de poisson rouge.
    Alors bien sûr, on ne va pas échapper au paquet de klennex, ne nous voilons pas la face, mais ce film reste optimiste.
    Malgré la maladie et sa fin inéluctable, Hazel et Gus veulent non seulement vivre leur vie au maximum, mais aussi s’assurer que ceux qui restent ne vont pas s’éteindre avec eux.
    A part quelques détails et une scène qui a été déplacée, le film reste très fidèle au chef d’œuvre de John Green.
    Pour paraphraser Hazel, à propos de l’auteur de son livre préféré : il sait comment ça fait d’être en train de mourir sans être en train de mourir lui-même.
    Les acteurs sont très crédibles dans leur rôle. Hazel est à la fois effrayée, révoltée et résignée (oui on peut être révoltée et résignée en même temps !).

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    Gus, lui, est optimiste, presque jusqu’au bout.

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    Ce qui m’a marqué dans ce film (comme dans le livre, d’ailleurs) c’est que les choses n’évoluent pas comme on pensait qu’elles évolueraient.
    Il y a des critiques professionnels qui se sont crus malins en disant que ce film avait pour défaut de vouloir faire pleurer. Pourtant, ils ne trouvent pas que le fait de faire rire soit un défaut pour une comédie, ou que le fait de faire peur soit un défaut pour un film d’horreur ? Alors pourquoi trouver que faire pleurer est un défaut pour un drame ?
    Doit-on, pour contenter ces grands spécialistes édulcorer la vie pour n’en montrer que le côté amusant ? Ou ne faire que des films se déroulant dans d’autres mondes ? Pourquoi ne pourrait-on pas montrer à l’écran des réalités plus sérieuses ? Et oui, pas toujours drôles.
    J’ai beaucoup aimé le rôle des parents de Hazel qui sont pris entre leur inquiétude, leur chagrin de devoir se préparer à perdre leur enfant, et le fait de devoir essayer de rester optimiste pour que Hazel continue de se battre contre la maladie.

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  • [Film] Les animaux fantastiques

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    Titre original : Fantastic Beasts and Where to Find Them

     

    Réalisé par : David Yates

     

    Date de sortie : 16 novembre 2016

     

    Genre : Aventure

     

    Pays d’origine : USA, Angleterre

     

    Durée : 2h13

     

    Casting : Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Dan Fogler, Alison Sudol, Colin Farell, Ezra Miller…

     

    Résumé : New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d’être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ (version américaine du « Moldu ») déterminé à les anéantir. Quant au redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe, il a disparu… et demeure introuvable.
    Ignorant tout de ce conflit qui couve, Norbert Dragonneau débarque à New York au terme d’un périple à travers le monde : il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques dont certaines sont dissimulées dans les recoins magiques de sa sacoche en cuir – en apparence – banale. Mais quand Jacob Kowalski, Non-Maj’ qui ne se doute de rien, libère accidentellement quelques créatures dans les rues de la ville, la catastrophe est imminente. Il s’agit d’une violation manifeste du Code International du Secret Magique dont se saisit l’ancienne Auror Tina Goldstein pour récupérer son poste d’enquêtrice. Et la situation s’aggrave encore lorsque Percival Graves, énigmatique directeur de la Sécurité du MACUSA (Congrès Magique des États-Unis d’Amérique), se met à soupçonner Norbert… et Tina.

     

    Mon avis : Pour bien nous rappeler que l’on reste dans l’univers Harry Potter, même si l’histoire se passe des décennies avant la naissance de notre sorcier préféré, le film s’ouvre sur l’ouverture musicale bien connue. On ne peut pas se tromper, même si Harry n’est pas là, on est bien dans le monde magique !
    Et comme pour montrer que l’histoire n’est qu’un éternel recommencement, les premières images sont des unes de journaux sorciers titrant : « Gellert Grindelwald, le mage noir frappe encore en Europe » ; « Poudlard renforce sa sécurité »… (Comme quoi, Voldemort n’a rien inventé, hein).
    Les lois sorcières américaines sont nettement plus strictes qu’en Angleterre. Au début on se dit que c’est une question d’époque, et qu’en 1926, les lois étaient peut être plus sévères partout, mais un commentaire à ce sujet de Norbert Dragonneau nous éclaire vite.

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    Ainsi aux USA, il est interdit à un sorcier de se lier d’amitié avec un moldu (ici appelés des non-Maj) et d’autant plus de les épouser. Ils doivent avoir un permis de baguette et n’ont pas le droit d’avoir des animaux magiques, lesquels sont considérés comme nuisibles et systématiquement éliminés, qu’ils soient dangereux ou pas. Sur ce point, comme sur beaucoup d’autres, les autorités sorcières m’ont profondément énervée (y’a des torgnoles qui se perdent).
    Il faut dire que les temps sont difficiles pour les sorciers : Grindelwald, après avoir semé la terreur en Europe, a disparu et les autorités sorcières américaines craignent qu’il ne s’attaque à eux. Pour ne pas arranger les choses, un groupuscule qui se fait appeler les fidèles de Salem clame partout que les sorciers hantent les rues et qu’il faut les éliminer (la comptine que chante la fille de la chef de file de ce groupe fait froid dans le dos : ça parle de bucher, de pendaison, de noyade, de flagellation…charmant quoi…).
    La rencontre de Norbert et Tina est particulière puisqu’elle le met en état d’arrestation…mais les choses ne sont pas aussi limpides qu’elles semblent l’être.
    Quand elle se rend compte que Norbert a perdu sa mallette et que le non-Maj qui l’a trouvée a laissé échapper les animaux qu’elle contenait, elle et son allumeuse de sœur Queenie vont l’aider à les retrouver.

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    D’un autre coté, on a Percival Graves, le directeur de la sécurité du congrès, qui joue un jeu bizarre et mystérieux. Il semble être à la recherche un enfant puissant qu’il aurait vu dans une vision.

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    Quand je l’ai entendu décrire la puissance de l’enfant, je me suis demandé s’il ne cherchait pas le futur Voldemort… Mais les dates ne correspondent pas.
    J’ai adoré cet univers qui rappelle celui d’Harry Potter tout en étant totalement différent car on est dans un autre pays avec d’autres lois, d’autres traditions, d’autres coutumes… Ici, pas de problème de fidélité d’adaptation puisque d’une part le film ne s’appuie que sur le bestiaire des animaux fantastiques, qui est un listing d’animaux sans qu’il y ait d’histoire racontée, et d’autre part, c’est JK Rowling en personne qui a écrit le scénario et qui connaît mieux ses personnages que celle qui les a inventé ?
    Le panel d’animaux fantastiques rencontré est également superbe à découvrir.

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    Du nifleur au botruc

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    en passant par des tas d’autres bestioles dont je n’ai pas retenu les noms, on se trouve face à tout un tas d’animaux dont on n’avait jusque là seulement entendu parler.

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    On a donc ici une histoire plus complexe que celle d’Harry Potter tout en restant dans cet univers fantastique.
    Un film génial pour retrouver la magie !



     

  • [Film] Madame Bovary

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    Titre original : Madame Bovary

     

    Réalisé par : Sophie Barthes

     

    Date de sortie : 4 novembre 2015

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : Angleterre, Belgique

     

    Durée : 1h59

     

    Casting : Mia Wasikowska, Ezra Miller, Henry Lloyd-Hughes, rhys Ifans, Logan marshall-Green, Laura Carmichael…

     

    Résumé : Emma Rouault, fraîchement sortie du couvent, épouse Charles Bovary, un médecin de campagne qui se réjouit d’avoir trouvé la compagne parfaite. Emma occupe ses journées à aménager sa nouvelle demeure, dessine, joue du piano et reçoit avec élégance les visiteurs. Cette vie monochrome auprès d’un époux sans raffinement est bien loin des fastes et de la passion auxquels elle aspire. Ses rencontres avec M. Lheureux, habile commerçant, le Marquis d’Andervilliers, et Léon, jeune clerc de notaire, vont rompre la monotonie de son existence.

     

    Mon avis : Ici je ne vais que donner mon avis sur le film sans faire de comparaison avec le livre car je ne l’ai toujours pas lu (oui je sais, honte sur moi !).
    La réalisatrice (le scénariste aussi du coup, mais là de suite, on en parle moins) a décidé de se concentrer sur l’ennui que ressent Emma dans sa vie de femme mariée, ennui qui va la pousser non seulement à l’adultère mais aussi à une sorte de frénésie d’achats qui ne sera pas sans conséquences.
    Le mari d’Emma n’est pas franchement antipathique. C’est un homme bon, qui se contente de ce qu’il a et qui ne s’intéresse guère aux distractions telles que l’opéra ou le piano. Pour autant, il ne prive Emma de rien, lui propose de rester seule à Rouen un jour de plus pour qu’elle puisse aller à l’opéra, ne rechigne pas quand elle réclame des cours de piano… Il aime profondément sa femme, cela se voit.

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    Et c’est peut être cette bonté et cet amour qui dérange encore plus la jeune femme. De son propre aveu, elle se sentirait moins coupable si son mari était un monstre d’égoïsme qui ne lui autorisait rien et qui la maltraitait car ainsi elle pourrait au moins le haïr alors que là, il n’y a vraiment rien à reprocher à Charles Bovary, si ce n’est la modestie de sa condition.
    Le problème c’est qu’Emma, entre son ennui et le fait qu’elle a passé sa jeunesse dans un couvent pour n’en sortir que pour se marier est romantique à l’excès et très naïve.

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    Elle tombe ainsi tour à tour dans les pièges de monsieur LHeureux

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    et du marquis

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    qui veulent d’elle deux choses totalement différentes mais qui précipiteront sa chute de la même façon.
    En amour, Emma est exigeante, collante dirait-on aujourd’hui. Elle ne comprend pas, ou ne veut pas comprendre que les hommes auxquels elle s’accroche puissent avoir des obligations, comme Léon, et surtout elle n’a aucune notion d’argent.

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    Pour elle l’argent ne compte pas, elle n’arrive pas à concevoir que l’argent puisse être un frein pour quoi que ce soit.
    Pourtant, elle attire la sympathie. Des autres personnages, d’abord. En effet, sa domestique qui était déjà au service de son mari, va garder pour elle des secrets qu’aucun domestique de l’époque n’aurait gardés pour sa maîtresse (surtout quand on sait qu’à l’époque, le seul maître à bord était le mari).

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    Du spectateur ensuite, car elle montre un profond mal-être et s’en veut énormément de risquer de faire de la peine à son époux sans toutefois parvenir à s’en empêcher.
    Bien sûr, même sans avoir lu le roman, je sais que le film prend des libertés. D’abord parce qu’on n’adapte pas fidèlement en moins de 2h un pavé de 500 page aussi riche que le texte de Flaubert, ensuite parce que la réalisatrice s’est attaché à un élément du roman : l’ennui d’Emma. On ne développe pas la personnalité de Charles Bovary au-delà de ce qui est nécessaire pour comprendre cet ennui, le couple n’a pas d’enfant (alors que dans le livre, la naissance de sa fille fait partie des éléments qui font sombrer Emma).
    J’ai beaucoup aimé cette adaptation qui était un sacré risque, le roman ayant été adapté plus d’une quinzaine de fois.
    C’est une adaptation qui peut donner envie de lire le livre (c’est mon cas) et qui permettra de faire un peu mieux connaitre outre atlantique ce chef d’œuvre de la littérature française.


     

     

  • [Film] Post Grad

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    Titre original : Post grad

     

    Réalisé par : Vicky Jenson

     

    Date de sortie : 21 aout 2009

     

    Genre : Comédie sentimentale

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h29

     

    Casting : Alexis Bledel, Zach Gilford, Rodrigo Santoro, Jena Lynch, Michael Keaton, Bobby Coleman, Carol Burnett, Catherine Reitman…

     

    Résumé : Ryden Malby avait tout prévu, après avoir obtenu son diplôme, elle trouverait un travail et s’installerait dans son appartement. Cependant à son arrivée à Los Angeles ses projets ne se passent pas comme elle l’avait espéré.

     

    Mon avis :

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    Ryden a tout prévu depuis son enfance : avoir de super notes pour obtenir une bourse, puis continuer sur sa lancée à l’université pour être diplômée. Jusque là, tout se déroule selon ses prévisions. Mais tout s’écroule pour elle quand arrive la dernière phase de son plan : travailler pour une prestigieuse maison d’édition et emménager dans un super appartement. Mais le diabolique piston vient gripper la machine. C’est Jessica, qu’elle nomme avec justesse son Dark Vador personnel depuis les bancs de l’école primaire, qui décroche le job et comme Perette et son pot au lait, Ryden voit ses rêves partir en fumée.

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    Elle réalise soudain qu’être universitaire n’est pas une garantie d’emploi et de félicité et se voit contrainte de retourner vivre dans son étrange et encombrante famille (J’adore son air désespéré dans la voiture qui la ramène chez ses parents).
    Je ne sais pas qui est le pire dans sa famille : son père qui a sans cesse des idées loufoque, se croit autodidacte et est, en réalité, une vraie catastrophe ambulante ;

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    sa grand-mère qui passe sont temps à préparer ses funérailles et à prétendre être fauchée ;

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    son petit frère qui parle par le biais d’une chaussette marionnette, qui lèche la tête des gens quand il ne les mord pas et qui ne se déplace que porté par sa mère

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    ou enfin sa mère qui surnage au dessus de cette pagaille en essayant de garder la famille unie.

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    Ryden se sens à la traîne ; ses anciens camarades d’université ont tous trouvé leur voie que ce soit sur le marché du travail ou dans la poursuite d’études et elle a l’impression d’être la seule à chercher désespérément du boulot. Même son meilleur ami, Adam, a été accepté à la fac de droit, même s’il n’est pas encore décidé sur la voie qu’il va suivre.

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    Mais elle ne se laisse pas abattre et enchaîne les petits boulots : vendre des sacs et valises dans le magasin où bosse son père, être assistante d’un charmant voisin (peut être plus pour être avec lui que pour travailler d’ailleurs)…

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    Bon bien sûr la fin est sans surprise (quoi que je n’aurais pas réagit comme elle sur le plan professionnel) mais on ne regarde pas ce genre de comédie pour être surpris !
    Entre la petite romance, les tracas de Ryden et les loufoqueries de sa famille, on passe un excellent moment !