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Fantastique

  • [Film] Premier contact

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    Titre original : Arrival

     

    Réalisé par : Denis Villeneuve

     

    Date de sortie : 7 décembre 2016

     

    Genre : Science-fiction

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h56

     

    Casting : Amy Adams, Jeremy Renner, Forest Whitaker…

     

    Résumé : Lorsque de mystérieux vaisseaux venus du fond de l’espace surgissent un peu partout sur Terre, une équipe d’experts est rassemblée sous la direction de la linguiste Louise Banks afin de tenter de comprendre leurs intentions.

    Face à l’énigme que constituent leur présence et leurs messages mystérieux, les réactions dans le monde sont extrêmes et l’humanité se retrouve bientôt au bord d’une guerre absolue. Louise Banks et son équipe n’ont que très peu de temps pour trouver des réponses. Pour les obtenir, la jeune femme va prendre un risque qui pourrait non seulement lui coûter la vie, mais détruire le genre humain…

     

    Mon avis : Difficile d’écrire un avis sans spoiler car ce film est un vrai cercle : le début est la fin et la fin est le début, à l’image de l’écriture du langage des aliens qui viennent de débarquer sur Terre.
    Pour une fois, on ne se trouve pas en présence d’un colonel de l’armée adepte du « on tire d’abord et on pose les questions ensuite ».

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    Non ici, l’armée veut comprendre. Elle veut comprendre non seulement pourquoi les extraterrestres sont ici mais aussi comment ils sont venus.
    Bien sûr, ils restent prudents, avec des évacuations de zones, des sas de décontamination, un suivi médical strict de ceux qui s’approchent des extraterrestres… mais ils ne se montrent pas inutilement hostiles.
    Hélas, on ne peut pas en dire autant de toutes les nations qui ont vu un engin extraterrestre atterrir sur leur sol et certains sont en faveur d’une élimination, sans soucis des éventuelles représailles qu’un tel acte pourrait engendrer.
    Louise est engagée par le gouvernement pour essayer de communiquer avec les mystérieux visiteurs, mais politique et linguistique ne fonctionne pas pareil et les différents gouvernements veulent des réponses bien plus vite que ce que Louise et son équipe n’en sont capable.

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    On voit bien dans ce film les contradictions typiquement humaines : la plupart des gens spéculent sur le fait qu’il puisse ou non y avoir une autre forme de vie dans l’univers (ce qui, vu sa taille, ne serait pas aberrant), et quand on a enfin la réponse à cette question, leur première réaction est d’exiger de leurs gouvernements respectifs la destruction pure et simple des visiteurs qui ne montrent, c’est à noter, aucun signe d’agressivité.
    Cela dit, si le gouvernement avait décidé de tirer à vue, il est à parier que le monde se serait insurgé de la cruauté de ses leaders… contradictions vous dis-je !
    J’ai beaucoup aimé les extraterrestres qu’on ne voit jamais vraiment nettement mais qui ont une façon de communiquer assez fabuleuse (et qui sont d’une patience…).

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    Ceux qui aiment l’action, le danger, les explosions, zappez sur independence day parce que vous ne trouverez rien de tout cela dans Premier contact. Le film est très doux, très cérébral, on est plus dans la réflexion que dans l’action. Personnellement, j’ai bien aimé, mais je sais que ça peut en déranger certains.


  • [Film] Fenêtre secrète

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    Titre original : Secret window

     

    Réalisé par : David Koepp

     

    Date de sortie : 14 avril 2004

     

    Genre : Fantastique

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h36

     

    Casting : Johnny Depp, Maria Bello, John Turturro, Timothy Hutton, Len Cariou...

     

    Résumé : Mort Rainey devrait être devant son ordinateur, à écrire un autre de ses romans à succès. Mais son divorce le détruit et le prive de toute inspiration. Tout ce qui touche à la rupture devient un véritable cauchemar et sa page reste blanche. Un jour, un inconnu nommé John Shooter se présente à sa porte et l'accuse d'avoir plagié son histoire. L'homme demande réparation. Malgré les efforts de Rainey pour le calmer, l'individu devient de plus en plus vindicatif. Sa notion particulière de la justice pourrait bien le conduire jusqu'au meurtre. Forcé de se lancer dans un affrontement qui va le pousser au bout de lui-même, Rainey va se découvrir des ressources d'astuce et de détermination qu'il n'aurait jamais cru avoir. Il va en avoir besoin, parce que l'étrange Shooter semble le connaître mieux qu'il ne se connaît lui-même...

     

    Mon avis : Quand on voit Shooter pour la première fois, on se dit : ce type est un grand malade. C’est vrai, une personne normalement constituée, surtout aux USA, paradis des tribunaux, quand elle soupçonne quelqu’un de l’avoir plagié, ne vient pas menacer la personne, elle prend un avocat et le laisse jouer.

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    Au fil de l’histoire, la folie de Shooter se précise : le chien, la maison…
    Mais en même temps, on ne peut pas se défaire du sentiment que quelque chose cloche. Et pas forcément avec Shooter, mais plutôt avec Mort Rainey. Il semble incapable de se remettre de l’infidélité de sa femme. Leur procédure de divorce ne semble pas le contenter.
    Il semble agité, nerveux, et cela avait commencé avant l’apparition de Shooter.
    Lorsqu’il a sa femme au téléphone et qu’il lui parle du livre qu’il est accusé d’avoir plagié, elle lui dit qu’à cette époque, il n’était influencé que par son Jack Daniel’s.
    Alors même si on ne le voit pas vraiment boire, aurait-il encore un problème d’alcool ?
    Plus on avance, plus les évènements s’enchaînent et plus on a l’impression qu’il nous manque des éléments.
    Dans le film, comme dans la nouvelle de Stephen King, la fin entre le roman original et le roman de Mort, diffère.

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    Les révélations tombent au bon moment et on n’avait pas vu venir ça. Je pensais à quelque chose d’approchant mais différent.
    Le nom de Shooter trouve son explication dans les dix dernières minutes et ça, franchement, je ne l’avait vu venir ni de loin, ni de près, et pourtant, une fois qu’on le sait, on se dit « mais c’était évident !!).
    Il y a quand même pas mal de longueurs, ce qui est plutôt normal quand on veut adapter une nouvelle en un film de plus d’1h30.
    Est-ce un clin d’œil à cet élément ou est ce que la fin de la nouvelle ne convenait pas au réalisateur ou au producteur, mais la fin du film diffère de la fin de la nouvelle.


     

  • [Film] Maléfique

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    Titre original : Maleficient

     

    Réalisé par : Robert Stromberg

     

    Date de sortie : 28 mai 2014

     

    Genre : Young Adult, Fantastique

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h37

     

    Casting : Angelina Jolie Pitt, Elle Fanning, Sharlto Copley, Sam Riley, Juno Temple, Imelda Staunton, Lesley Manville…

     

    Résumé : Maléfique est une belle jeune femme au cœur pur qui mène une vie idyllique au sein d’une paisible forêt dans un royaume où règnent le bonheur et l’harmonie. Un jour, une armée d’envahisseurs menace les frontières du pays et Maléfique, n’écoutant que son courage, s’élève en féroce protectrice de cette terre. Dans cette lutte acharnée, une personne en qui elle avait foi va la trahir, déclenchant en elle une souffrance à nulle autre pareille qui va petit à petit transformer son cœur pur en un cœur de pierre. Bien décidée à se venger, elle s’engage dans une bataille épique avec le successeur du roi, jetant une terrible malédiction sur sa fille qui vient de naître, Aurore. Mais lorsque l’enfant grandit, Maléfique se rend compte que la petite princesse détient la clé de la paix du royaume, et peut-être aussi celle de sa propre rédemption…

     

    Mon avis : On nous a menti ! Maléfique n'est pas devenu la fée aigrie que l'on connaît par simple jalousie, envie, ou pure méchanceté. C'est juste une femme blessée qui a été trahie de la manière la plus ignoble qui soit par son premier amour au nom de son ambition dévorante et du pouvoir.
    Elle est blessée aussi bien physiquement que moralement et la blessure morale s'accroît lorsqu'elle apprend que celui qui lui a fait tant de mal accède à un nouveau niveau de bonheur en ayant un enfant.
    Le cœur brisé, elle n'aspire qu'à se venger et lance, sans réfléchir, une malédiction qu'elle-même ne pourrait pas briser.
    Mais contrairement à la Maléfique du dessin animé, celle du film ne se contente pas de se retirer du monde en attendant que sa malédiction agisse. Elle reste à proximité, observe, intervient parfois, bien décidée à ce qu'Aurore grandisse en bonne santé jusqu'à ce que le sort qu'elle a lancé s'accomplisse.
    D'ailleurs dans cette version ce n'est pas une autre fée qui adoucit la malédiction lancée par Maléfique mais elle-même qui décide que le sort sera rompu par un baiser d'amour sincère tout simplement parce qu'elle ne croit pas qu'un tel amour puisse exister (et vu sa tête, Stéphane n’y croit pas non plus… faut dire que s’il prend son cas pour des généralités…).
    Maléfique a, ici aussi, un corbeau, mais c’est un corbeau qu’elle a transformé en humain pour le sauver de paysans et de leurs chiens. Il est depuis ses yeux, ses oreilles et ses ailes, et elle n’hésite pas à lui faire prendre plusieurs formes animales selon ses besoins.

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    Maléfique est touchante même au plus fort de sa méchanceté car on sent bien que ce n'est pas sa nature profonde.

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    Les trois bonnes fées sont navrantes d'incapacité, de maladresse et d'inconscience.

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    Aurore est naïve, mais elle a bien remarqué la présence dans l'ombre de celle qui semble la protéger depuis sa naissance et dont elle se méprend sur l'identité.

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    Quant au roi Stéphane, c'est pour moi le véritable méchant de l'histoire, celui qui ne pense qu'à son propre intérêt, à son ambition, à son pouvoir; est prêt à tout sacrifier pour le conserver, quelques soient les conséquences.

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    Les décors sont magnifiques et Angelina Jolie a réussi à imposer (et elle a eu bien raison) un maquillage des yeux afin de conserver le regard hypnotique de Maléfique.
    Il était grand temps que la véritable histoire de Maléfique soit révélée et que cette fée protectrice de la nature et des créatures naturelles ou surnaturelles de la lande soit enfin réhabilitée.



     

  • [Film] Clones

    Peut-on tout vivre par procuration ?

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    Titre original : Surrogates

    Réalisé par : Jonathan Mostow

    Date de sortie : 28 octobre 2009

    Genre : Science fiction

    Pays d’origine : USA

    Durée : 1h25

    Casting : Bruce Willis, Rhada Mitchell, Rosamund Pike

    Résumé : Deux agents du FBI enquêtent sur le meurtre mystérieux d'un étudiant, qui semble lié à l'homme qui a contribué à mettre au point une invention qui s'est imposée dans toute la société : les gens peuvent désormais acheter des versions robotisées d'eux-mêmes, des doubles sans défaut qui, commandés à distance, effectuent leurs tâches à leur place et leur permettent de vivre par procuration sans quitter le confort et la sécurité de leur domicile. 
    Cette révolution technologique soulève beaucoup de questions, dont la première va vite devenir préoccupante : dans un monde d'apparences qui est réel, à qui peut-on faire confiance ?

     

    Mon avis : Ce film aurait pu être sous titré : où comment les hommes abusent toujours d’une idée au départ révolutionnaire.
    L’idée des clones était vraiment révolutionnaire et le serait restée si elle avait été limitée à certaines situations. Imaginez : des policiers et des militaires qui ne risquent plus leur vie dans l’exercice de leur fonction, des médecins qui peuvent soigner des maladies hautement contagieuses sans risques, des chercheurs qui peuvent chercher des vaccins à des virus comme ebola sans danger…
    Mais comme toujours, les choses vont plus loin et très vite on se retrouve avec des gosses de riches qui sautent d’un pont pour voir ce que ça fait de « voir la mort arriver », des personnes qui se rajeunissent… C’est un peu l’idée de l’étudiant qui discute avec Sam(antha), une rousse volcanique de 26 ans sur internet et qui, après quelques recherche découvre qu’il discute avec Sam(uel), 56 ans, 200kg, qui vit chez sa mère et porte le même T-shirt depuis trois mois… J’exagère à peine. Excepté le flic interprété par Bruce Willis dont le clone est juste impeccable alors que lui-même ne prend même plus la peine de se raser, (plus jeune aussi puisque les clones ne vieillissent pas et que donc il a gardé le même clone depuis l’évènement qui l’a convaincu d’y recourir), tous les protagonistes se représentent plus jeunes, plus beaux, plus athlétiques… bref, quasiment parfaits.

     

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    A gauche le clone, à droite le "vrai"

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    A gauche le clone de sa femme, à gauche la vraie

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    A gauche le vrai docteur, à droite son clone...


    Ils sont tellement accros à leur clone que lorsque par extraordinaire, ils doivent sortir sans lui, par eux-mêmes, ils plongent dans une anxiété terrible, comme des héroïnomanes en manque (Enfin je suppose, rassure toi maman, je n’en ai jamais fait l’expérience !)
    A coté des accros aux clones, il y a les anti-clones, ceux qui pensent que recourir à ceux-ci est en train d’éteindre notre humanité (et ils n’ont peut être pas tout à fait tort). Mais là encore, tout est dans l’extrême… Ils sont violents, ce sont ni plus ni moins que des terroristes.
    Et on peut se rendre compte que le monde tout beau, tout propre, tout parfait des clones n’exclut ni les trahisons, ni la corruption, ni les erreurs, car derrière ces corps robotisés, il n’y a quand même que des êtres humains (les opérateurs comme ils sont appelés) et rester terrés chez eux pendant que leur clone vit leur vie à leur place n’a pas fait disparaître les plus bas instincts de l’humanité.
    La question que l’on se pose, en voyant ce film c’est : au nom de la technologie et du progrès, peut-on ignorer toute limite ?