Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Selene raconte... - Page 3

  • TAG 90's

    Ce mois-ci, on ne va pas parler livres dans le TAG mais se replonger dans ce qui nous faisait vibrer dans les années 90's! 
    J'ai trouvé ce TAG sur la chaîne de Margaud

    90retourplaylist.jpg

     

    Dans les années 90, quel était ton (ta, tes, ou la, le, les)

     

    1. Film Disney préféré ?

    Cendrillon

    Cendrillon-DVD-Zone-2-876813417_L.jpg

    1. Groupe ou chanteur préféré ?

    East Seventeen

    B9715769926Z.1_20180520214029_000+GANBB9PIG.1-0.jpg

    1. Bonbons ou gourmandises préférés ?

    Sucettes cerises- chlorophylle

    sucette-cerise-chlorophylle.jpg

     

    1. Jeu préféré ?

    Cluedo. Et je crois que ça n'a pas vraiment changé, ça reste mon jeu de société préféré (quoi que, j'aime bien le monopoly aussi)

    regle-cluedo.jpg

     

    1. Pire erreur vestimentaire/mode que tu aies vu

    Le T-shirt sous la robe à bretelle. Passée 6/7 ans en tout cas... Bon si en plus elle, elle le portait, c'est que c'était clairement immonde! La pauvre fille, il a fallu des années pour qu'on l'habille correctement dans cette série!

    tee_shirt_robe_bretelles.jpg

    1. Livres favoris

    Les enfants Tillerman de Cynthia Voight. Oui,je sais, j'avais dis pas de livres... Mais là ça reste thématique, c'est des livres des années 90!

    les enfants tillerman 1 à 3.JPG

     

    1. Magasin de vêtements préféré ?

    Pimkie

    76979302-logo-et-affichage-de-la-boutique-de-mode-pimkie.jpg

     

    1. Collections favorites ?

    Les peluches, les luxioles, les petits poney...

    premiers poneys.jpeg

    1. Séries préférées ?

    Sauvé par le gong au début des années 90, puis Hartley cœur à vif à partir de 95 (les feux de l’amour pour les enfants et ados quoi)

    L-evolution-physique-des-stars-de-Sauves-par-le-gong.jpg 2955371901_1_3_0jiXVyY0.jpg 

     

    Question subsidiaire

    1. Combien de Tamagotchi as-tu réussi à garder en vie ?

    Pas 1 ! Je ne l’emmenais pas à l’école et même si je m’en occupais avant de partir, il était mort quand je rentrais ! Franchement, un chat, ça dure plus longtemps ^^

    téléchargement.jpg

     

    Ce tag est déjà fini. Je vous retrouve le mois prochain pour un autre TAG qui s'écartera encore un peu des livres mais qui portera sur ces petits riens qui nous rendent heureux.

  • [Livre] La piste noire

    La piste noire.jpg

     

     

    Résumé : Au nord de la Suède, au bord d'un lac gelé, un pêcheur découvre dans une cabane abandonnée le cadavre torture d'une femme. La belle Inna Wattrang était la porte-parole de Mauri Kallis, un célèbre industriel à la tête d'une multinationale minière dont l'ascension et la réussite fascinent le pays. Les indices sont minces et les deux inspecteurs de la PJ de Kiruna font appel à l'ex-avocate Rebecka Martinsson, devenue procureur auxiliaire, pour tenter d’élucider les relations troubles qui semblent unir Kallis à son employée. Mais derrière le meurtre d'Inna se profile un univers de mensonges, de haines et de faux-semblants ou le Mal se tient à l'affut comme un corbeau noir.

    Auteur : Asa Larsson

     

    Edition : Le livre de poche

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 3 septembre 2015

     

    Prix moyen : 8€

     

    Mon avis : Pour l’instant, je dois dire que ce tome est certainement celui que j’ai le moins apprécié de tous les livres mettant en scène Rebecka Martinsson (j’ai lu les 5 disponibles).
    Déjà, ce qui est pour moi un énorme point noir est la quasi-absence de Rebecka de l’affaire. Elle fait quelques apparitions, donne quelques pistes de recherche en fonction de découvertes qu’elle fait en servant tout bonnement de documentaliste aux flics, mais à part ça, c’est à peine si on parle d’elle. Je veux bien qu’elle se remette d’un moment très difficile, qu’elle prenne ses marques dans un nouveau métier, mais tout de même, la série est fondée sur elle et là, je me suis sentie flouée.
    En plus, si au début j’ai beaucoup aimé le côté puzzle de l’enquête avec toutes les difficultés que rencontrent les policiers pour s’entretenir avec les témoins qui ne sont absolument pas coopératifs, j’ai trouvé que plus on avançait dans le temps, plus l’histoire manquait de cohérence. On n’est pas ici dans un livre de science-fiction, alors la minette qui a tout vu et tout compris avant tout le monde parce qu’elle a un don de voyance, c’était à la limite du ridicule. Qu’il y ait un personnage qui verse dans le mystique, qui croit vraiment avoir un pouvoir, pourquoi pas, mais que toute une partie du livre s’appuie sur ça, là je dis non, pas dans un thriller se déroulant dans le monde réel !
    Le coupable, pour moi était évident. J’hésitais entre deux dans les premières pages, mais il a très vite été clair que seul l’un des deux avait assez de sang froid pour être responsable.
    Les passages entre passé et présent, qui aurait pu être si intéressants, sont gâchés par le passé d’un des personnages qui ne sert à rien dans l’enquête et dont on ne comprend pas vraiment l’histoire qui reste sans réponse sur certains points.
    La fin est pleine d’action, c’est vrai, mais j’ai eu l’impression de tomber en plein film d’action américain à gros budget et ça m’a un peu gâché le plaisir, parce que si je voulais ce genre de fin, je ne lirai pas une auteur suédoise qui m’a habituée à des fins glaçante se déroulant pratiquement en huis-clôt.
    La seule chose qui remonte un peu la note du livre, c’est l’écriture d’Asa Larsson, qui est toujours aussi plaisante, et le fait que, l’ayant déjà lu avant, je sais que le tome suivant va revenir à ce qui m’a plu chez elle et que ce tome-là n’était donc qu’un égarement temporaire.

     

    Un extrait : L’officier de police Anna-Maria Mella et son collègue Sven-Erik Stålnacke arrivèrent sur les lieux à minuit moins le quart. Ils avaient emprunté deux motoneiges à la station touristique d’Abisko. L’un des deux était équipé d’une luge. Un guide de montagne leur avait proposé son aide. Il conduisit les deux inspecteurs sur place dans le blizzard et la nuit.

    L’homme qui avait découvert le corps attendait à la station touristique. Il avait déjà été entendu par la brigade mobile qui était arrivée la première.

    La réception était fermée quand Leif Pudas avait rejoint la station. Le personnel du pub avait mis un certain temps à le prendre au sérieux. On était samedi soir et les serveurs avaient l’habitude de voir des touristes habillés n’importe comment. Il n’était pas rare qu’ils boivent une bière en sous-vêtements après avoir retiré leur combinaison. Leif Pudas avait débarqué vêtu d’une doudoune qui lui arrivait à peine au nombril et d’une paire de caleçons longs sur la tête en guise de turban.

    Il avait fallu qu’il éclate en sanglots pour qu’ils comprennent que quelque chose de grave s’était produit. Ils l’avaient écouté raconter son histoire et l’avaient surveillé en attendant l’arrivée de la police.

    Il prétendait avoir trouvé une femme morte. Il dut leur répéter plusieurs fois que ce n’était pas dans son arche qu’il l’avait trouvée. Ils pensèrent malgré tout qu’il s’agissait probablement d’un homme qui avait tué son épouse. Personne n’avait osé le regarder dans les yeux. Il était tout seul dans son coin en train de pleurer sans déranger personne quand la police était arrivée.

    Il s’était avéré impossible de délimiter un périmètre autour de l’arche, la tempête emportait les bandes de plastique jaune et noir au fur et à mesure qu’on essayait de les fixer sur leurs piquets. Au lieu de cela, on avait dû les nouer autour de la cabane comme un paquet cadeau. Elles battaient maintenant furieusement au vent. Les experts de la police scientifique étaient arrivés et travaillaient à l’extérieur éclairés par les phares des scooters, et à l’intérieur dans la faible lumière dispensée par une lampe à gaz.

    On ne pouvait pas rentrer à plus de deux dans la cabane. Pendant que les techniciens faisaient leur boulot, Anna-Maria Mella et Sven-Erik Stålnacke piétinaient dehors.

    Ils ne pouvaient pas s’entendre à cause du blizzard et de leurs gros bonnets. Même Sven-Erik, qui mettait un point d’honneur à rester tête nue tout l’hiver, s’était résigné à porter une chapka à oreilles. Ils se parlaient en hurlant et en gesticulant comme deux gros bonshommes Michelin dans leurs combinaisons.

    « Regarde ça. C’est dingue ! »

    Elle ouvrit les bras comme on déploie une voile. C’était une petite femme et elle ne pesait pas très lourd. La glace avait fondu dans la journée et regelé dans la nuit pour se transformer en un miroir lisse. Le vent la poussa et elle commença lentement à glisser.

    Sven-Erik éclata de rire et fit mine de la rattraper avant qu’elle ne s’en aille de l’autre côté du Torneträsk.

     

    Petite déception 2 étoiles.jpg

  • [Livre] Le sang versé

    le sang versé.jpg

     

     

    Résumé : Après un long congé maladie, l’avocate Rebecka Martinsson est de retour, en mission pour son cabinet, dans sa ville natale de Kiruna. Mais les retrouvailles sont loin d’être aussi paisibles que le suggèrent les forêts enneigées de Laponie. Une femme pasteur, dont l’engagement féministe suscitait des remous dans la communauté, est retrouvée sauvagement mutilée, pendue à l’orgue de son église. Cette exécution fait remonter en Rebecka le souvenir traumatisant d’une enquête sur le meurtre d’un autre pasteur à laquelle elle avait participé un an auparavant. Le coupable est-il le même ? Y aura-t-il d’autres victimes ? La terre, désormais, semble prête à dévoiler le sang versé…

    Auteur : Asa Larsson

     

    Edition : Le livre de poche

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 02 septembre 2015

     

    Prix moyen : 3€

     

    Mon avis : Ce second tome reprend environ 1 an et demi après le 1er tome. Rebecka a été quelque peu traumatisée par les évènements clôturant la fin de « horreur boréale » (on le serait à moins, vous me direz), du coup, elle ne fait que de la figuration à son travail, jouant les potiches pour que les clients au pénal (le cabinet ayant beaucoup développé cette activité depuis que Rebecka a fait la une de toutes les infos) ait l’impression d’être bien défendu.
    Dans le cadre du côté fiscal dont s’occupe toujours le cabinet, un des patrons de Rebecka doit se rendre dans une petite ville juste à côté de la ville natale de la jeune femme. Un peu réticente, celle-ci accepte de l’accompagner pour jouer les assistantes, histoire que les futurs clients soient « rassurés » de voir qu’au moins un des employés du cabinet connait leur coin perdu (Comme quoi, décrocher un contrat tient à peu de choses).
    A peine arrivés, et à peine les clients rencontrés, qu’ils apprennent qu’un pasteur, une femme, a été assassinée d’une manière assez horrible.
    Alors là, clairement Rebecka se pose la question : Y a-t-il un quelconque rapport avec l’assassinat de Viktor dans le tome 1 ? Et moi, je me suis demandé : C’est un sport national de buter les pasteurs dans le coin ?
    Et je ne suis pas la seule ! Dans les remerciements, Asa raconte que son oncle, vicaire à la retraite, lui aurait dit, après avoir lu son livre : « Tu sais, Åsa, il faut que tu arrêtes d’assassiner des prêtres. »
    Personnellement, j’ai envie de lui dire « vous savez, Asa, butez tous les corps de métiers que vous voulais, mais pitié, arrêtez de buter les chiens ! » Non, sérieux ! J’ose à peine ouvrir le tome 3 tellement j’angoisse de savoir quel chien va encore en prendre plein le museau !
    Rebecka va rester sur place après le départ de son patron, sans pour autant dévoiler forcément qui elle est. On sent qu’elle a envie de renouer avec les lieux de son enfance mais qu’en même temps, c’est difficile pour elle à cause de ce qu’elle a vécu.
    Dans un restaurant du coin, Rebecka va rencontrer un jeune homme retardé mental adorable et devenir assez proche de lui.
    Parallèlement à la tentative de reconstruction de Rebecka, on suit, bien sûr l’enquête policière, avec Anna-Maria Mella. On va apprendre que le pasteur, Mildred, n’était guère aimée de la population masculine du coin. Déjà, un autre pasteur du coin dit clairement qu’il n’aime pas qu’une femme soit pasteur et qu’il pense que c’est un poste qui devrait être réservé aux hommes… ambiance… Mais ce n’est pas tout ! Les hommes en général lui reproche de pousser leurs femmes à s’émanciper et à ne plus accepter aveuglement leur domination, les chasseurs craignent qu’elle ne convainque le conseil paroissial de leur retirer le bail d’une portion de forêt et l’ensemble des hommes lui reproche de vouloir protéger une louve (qui, disons-le, ne fais de mal à personne). Bref, le nombre de suspect comprend la moitié de la ville !
    J’ai imaginé des dizaines de scénarios, suspecté bon nombre de coupables (mais quand même j’avais un plus fort soupçon sur l’un d’eux) et, honnêtement, si mon doute sur l’identité du coupable était bon, en revanche, le mobile m’est complètement passé au-dessus de la tête. J’en suis restée comme deux ronds de flan !
    J’ai beaucoup aimé ce tome et je vais attaquer sans attendre le 3e tome, seul de la série qu’il me reste à lire (jusqu’à un tome 6 ?)

     

    Un extrait : Ils avaient interrogé tout le monde. Quelqu’un avait forcément dû voir quelque chose. À Jukkasjärvi, où l’on avait retrouvé le corps de la pasteure suspendu à l’orgue de l’église, ou à Poikkijärvi, où elle habitait. Rien du tout. Il avait frappé à des centaines de portes sans que cela donne le moindre résultat. Il n’avait aucune piste.

    C’était une drôle d’histoire. Quelqu’un l’avait tuée au bord de la rivière, sur le terrain communal, puis le meurtrier avait transporté le corps jusqu’à l’église, et personne n’avait rien vu. Certes, ça s’était passé en pleine nuit, mais il faisait aussi clair que si ç’avait été en plein jour.

    L’enquête avait établi que la pasteure ne faisait pas l’unanimité. Quand Sven-Erik avait cherché à savoir si elle avait des ennemis, la plupart des femmes de la paroisse avaient répondu : « Bien sûr qu’elle avait des ennemis ! Tous les hommes de la ville sans exception ! » Une femme du secrétariat paroissial, dont la bouche pincée était creusée de part et d’autre de profondes rides, avait dit carrément que la pasteure ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même si elle s’était fait buter. Elle avait déjà fréquemment fait parler d’elle dans la presse locale de son vivant. Elle s’était mis le conseil paroissial à dos en organisant des cours d’autodéfense pour les femmes dans la salle de réunions. Ensuite elle s’était battue avec les services communaux pour exiger que la patinoire du village soit réservée un tiers du temps à son groupe de lecture biblique pour femmes, l’association Magdalena, pour ses entraînements de hockey sur glace féminin et de patinage artistique. Récemment encore, elle s’était disputée avec des chasseurs et des éleveurs de rennes à propos d’une louve qui avait élu domicile sur des terres appartenant à l’Église. Mildred Nilsson considérait qu’il était du devoir de celle-ci de protéger la louve. Le Norrländska Socialdemokraten, le journal local, avait publié une photo d’elle en page centrale en face d’une photo de l’un de ses opposants sur le sujet et avait mis en sous-titre : « Pour ou contre la louve ? »

    Et sur la rive opposée à Jukkasjärvi, son mari était toujours installé dans le presbytère de Poikkijärvi. En congé maladie et inapte à s’occuper de la succession. Sven-Erik se souvenait encore à quel point il lui avait été pénible de parler à ce pauvre type : « Encore vous ? Vous n’en avez jamais marre ? » Chaque fois qu’il était allé le voir, il avait eu l’impression d’être devant un trou dans la glace et de devoir briser la mince couche qui avait regelé entre-temps. Et le chagrin du bonhomme remontait à la surface sous ses yeux. Il avait du mal à regarder en face ce regard bouffi par trop de larmes. Le pauvre homme n’avait même pas d’enfant avec qui partager sa douleur.

    Sven-Erik avait une fille qui habitait Luleå, mais il était capable de reconnaître le drame de la solitude quand il la rencontrait. Il était divorcé et il vivait seul. Enfin, seul avec son chat, et personne n’avait tué sa femme avant de la pendre au bout d’une chaîne.

     

    Beaucoup aimé 4 étoiles.jpg

  • [Livre] Noël, l'amour et autres contrariétés

    Noël, l'amour et autres contrariétés.jpg

     

    Résumé : Qui a dit que j’avais besoin d’un love coach ?
    J’ai 29 ans et je m’apprête à passer mon premier Noël de célibataire en dix ans ! Dix ans que je ne suis pas allée dans un bar pour un speed dating ou que je n’ai pas tenté de séduire un homme. Donc, il y a urgence !
    Mes copines, Hallie et Erika, prétendent que la séduction, c’est comme le vélo : ça ne s’oublie pas. Moi, j’ai du mal à les croire.
    Comment engager la conversation ? Comment avoir l’air sexy sans en faire trop ? Bref, je crois bien que j’ai perdu la main.
    Le hic, c’est que je viens de rencontrer Todd. Un cadeau inespéré : grand, mignon, un faux air de Colin Farrell.
    Dire que je n’ai rien trouvé d’autre comme tactique d’approche que de lui citer toutes les répliques des Incorruptibles ! Cela dit, ça a eu l’air de marcher.
    Alors, peut-être que je ne suis pas encore un cas désespéré… Peut-être même que j’ai encore le droit de croire au Père Noël…

    Auteur : Caren Lissner

     

    Edition : Harlequin

     

    Genre : Chick Lit

     

    Date de parution : 01 décembre 2012

     

    Prix moyen : 5€

     

    Mon avis : Encore une fois, comme souvent dans les romans de chick lit, le titre et le résumé donnent une fausse idée du contenu du bouquin.
    D’ailleurs, j’aurais pu être déçue et ne pas apprécier ma lecture à cause de ça (quand on s’attend à quelque chose et que ça ne correspond en rien à nos attentes) mais je n’ai pas lu le résumé avant de lire le livre. Donc je ne savais pas trop ce que j’allais trouver et je n’avais pas d’a priori.
    Certes, Gert a effectivement 29 ans et est seule dans la vie, mais pas parce qu’elle est une célibattante ou une working girl incapable de se détendre et d’aborder un homme. Depuis 1 an et demi, Gert est veuve. Ses copines la presse de « remettre le pied à l’étrier » mais difficile pour la jeune femme de faire son deuil et d’envisager une nouvelle histoire sans avoir l’impression de trahir son mari, Marc. Le fait que sa belle-famille ait quasiment coupé tout contact avec elle depuis la mort de Marc n’aide pas. Gert trouve du réconfort dans un groupe de soutien où elle rencontre des veuves de tout âge, y compris du sien. Il faut dire que Marc est mort quelques jours avant le 11 septembre, et que, depuis les attentats, les jeunes veuves sont moins isolées car plus nombreuses.
    Gert accompagne son amie Hallie et l’amie de celle-ci, Erika, dans leur sorties pour « ferrer » un homme, mais l’attitude de celles-ci a tendance à l’agacer. Elle trouve que les deux filles se plaignent sans cesse de leur célibat tout en rejetant les hommes sous les prétextes les plus futiles.
    On a aussi affaire à la patronne de Gert, Missy, qui a l’air d’un vrai dragon, mais qui, finalement, n’est pas si méchante que ça (comme quoi même les « garces » peuvent avoir des soucis sentimentaux).
    A force de suivre ses copines dans les bars, Gert va rencontrer Todd. Commence alors pour elle un vrai dilemme : Lui dire qu’elle est veuve ? Oui mais quand ? Ou le lui cacher de peur de l’effrayer ?
    Le roman est assez léger mais il parle quand même de la reconstruction après le deuil et mets l’accent sur le fait qu’il n’est pas forcément nécessaire d’être confronté à la mort pour devoir faire un deuil : on peut faire le deuil d’un mort, mais aussi d’une relation, d’un mode de vie, de certitudes etc… On va dire que ce livre parle plus de reconstruction que de deuil.
    Même si le titre n’est absolument pas adapté, et ne parlons même pas du résumé qui est une honte au monde de l’édition, j’ai trouvé qu’on passait un bon moment avec Gert et Todd.

     

    Un extrait : Gert savait que Hallie et Erika la traînaient à leur remorque, simplement pour tenter de l’« aider » — tout comme ceux qui lui répétaient que la souffrance s’atténuerait à la longue, ou bien qu’elle était forte et s’en remettrait. Mais personne n’avait idée du nombre de fois dans une journée où elle entendait des expressions, des chansons ou des références évoquant le souvenir de Marc. Au moindre événement désagréable, ou encore dès qu’elle se sentait seule, elle pensait aussitôt à lui, comme elle l’avait fait la majeure partie de sa vie d’adulte — et cela lui rappelait une fois encore qu’il n’était plus. Ils s’étaient rencontrés durant leur deuxième année de fac. Donc, cela faisait huit ans, ou encore deux mille neuf cent vingt jours de souvenirs à garder enfouis au fond de soi-même pour ne serait-ce que se sentir dans un état à peu près correct. Pourquoi personne ne saisissait ça ?

    Les seules qui comprenaient étaient les femmes du groupe de soutien de Long Island, où elle se rendait chaque semaine. Parmi ses amies, les veuves de vingt-neuf ans n’étaient pas légion. La plupart d’entre elles n’étaient même pas encore mariées. Et Gert qui, si longtemps, s’était tenue éloignée de ses amies célibataires en se félicitant de sa chance avait maintenant — à cause d’un jour atroce — rejoint leurs rangs.

    Un an et demi seulement s’était écoulé depuis l’accident de voiture. Durée insuffisante pour accepter la réalité. Et à peine suffisante pour ne plus souffrir de ces brefs instants où, baignée de la même sensation de sécurité que par le passé, elle se rappelait en un éclair que tout s’était écroulé.

    Mais Gert avait fini par céder aux exhortations de Hallie et Erika à sortir. Ce serait plus sain que de rester enfermée chez elle toute la soirée. Mais son cœur n’y était pas, sa tête non plus. Elle allait fonctionner en automate — comme si souvent maintenant.

     

    bonne lecture 3 étoiles.jpg

  • C'est lundi que lisez vous? #166

    c'est lundi que lisez vous.png

     

    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

    lectures de la semaine passée.jpg

    eve dallas T16.jpg eve dallas T17.jpg Le triangle maudit pavé.jpg

    menace à Manhattan pavé.jpg animorphs 18.jpg Sois mère et tais toi.jpg

    vampire chicago HS.jpg buffy cauchemar à Sunnydale.jpg

     

    lecture en cours.jpg

     

    Mon nouveau challenge ne commençant que ce matin, je n'ai entamé aucune lecture!

     

    mes prochaines lectures.jpg

    1000 coups de fouet.jpg esprit d'hiver.jpg Je voulais juste vivre.jpg

    le bonhomme de neige.jpg Le chaperon rouge.jpg Le charmant cottage d'Amelia.jpg

    le zoo.jpg les soeurs carmine T01.jpg les soeurs carmine T02.jpg

    sang maudit.jpg Une irrésistible envie d'aimer.jpg buffy cauchemar d'une fin d'été.jpg

     

    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #8

    Premières lignes.jpg

    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.
    Pour ma part, j’ai décidé de vous faire découvrir mes coups de cœurs !

     

    Cette semaine, je vous présente La reine clandestine de Philippa Gregory dont vous pouvez lire le résumé et ma chronique ICI

    la reine clandestine.jpg

    J’ai pour père sir Richard Woodville, baron Rivers, noble du royaume, propriétaire de bonnes terres et partisan des véritables rois d’Angleterre : la lignée de Lancastre. Ma mère tire ses quartiers de noblesse du duché de Bourgogne. Dans ses veines coule le sang de Mélusine, qui fonda cette auguste maison avec le premier des ducs, son amant. La voix de la déesse se fait encore entendre quand, par-dessus les toits du château, elle avertit d’un long cri plaintif que le fils héritier se meurt, que la famille est maudite.
    Du fait de cette ascendance contradictoire, de cette solide terre anglaise à laquelle se mêlent les eaux françaises, on me tient tantôt pour une fille ordinaire, tantôt une enchanteresse. Certains affirment que ces deux qualités me dépeignent d’égale mesure. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, alors que je brosse ma chevelure avec soin, la couvre de ma plus haute coiffe, puis prends la route de Northampton avec mes deux fils à la main, je donnerais tout ce que je possède pour être simplement irrésistible.
    Il me faut attirer l’attention d’un jeune homme qui s’apprête à livrer une énième bataille contre un ennemi invincible. Peut-être ne m’apercevra-t-il même pas. Son humeur ne le portera ni à l’écoute d’une requête ni au badinage. Je dois susciter sa compassion pour qu’il mette un terme à mes tourments. Cet homme, au cou duquel se pendent chaque soir des femmes magnifiques, doit également choisir parmi des centaines de postulants dès qu’il lui plaît d’octroyer un poste.
    Ce personnage est un usurpateur, un tyran, mon ennemi tout comme son père l’était avant lui. Mon propre père s’en fut combattre à Towton ce gamin vantard qui se proclame roi d’Angleterre. Jamais je ne vis chevalier plus brisé que lui lorsqu’il revint de cette bataille, livide, la chemise imbibée de sang. Il balbutiait que ce jouvenceau surpassait les plus grands commandants, que notre cause était perdue. Vingt mille hommes périrent à Towton ; aucun champ de bataille anglais n’avait jamais été jonché d’autant de cadavres. Mon père qualifia la victoire yorkiste de véritable « fauchée de Lancastriens ». Dans son sillage, le roi Henri, notre souverain légitime, dut s’enfuir en Écosse avec son épouse, la reine Marguerite d’Anjou.
    Ceux d’entre nous demeurés en Angleterre ne se rendirent point sans combattre. Les échauffourées se succédèrent contre ce faux roi, cet enfant d’York. Mon propre époux, sir John Grey, périt à la tête de notre cavalerie à la bataille de St Albans, il y a trois ans, me laissant veuve, dépossédée de mes terres et de ma fortune. Ma belle-mère s’en est alors emparée, avec la bénédiction du véritable vainqueur. Celui que l’on surnomme le « faiseur de rois » : Richard Neville, comte de Warwick. Ce talentueux marionnettiste, maître de l’enfant-roi yorkiste, est parvenu à transformer en monarque un gamin vaniteux de vingt-deux ans. Il s’emploie aujourd’hui à convertir l’Angleterre en antichambre de l’enfer pour les partisans de la maison de Lancastre.
    Les Yorkistes occupent à présent toutes les positions dominantes du royaume, tirent profit des places fortes, des commerces et des impôts les plus lucratifs. Les amis du jeune souverain forment la nouvelle cour. Quant à nous, les vaincus, nous sommes devenus des étrangers dans notre propre pays, tandis que notre reine ourdit sa vengeance avec un vieil ennemi de l’Angleterre, Louis de France. Il nous faut accepter les conditions dictées par le tyran d’York, priant en notre for intérieur que Dieu s’en détourne et assiste notre souverain légitime lorsqu’il guidera son armée vers l’ultime confrontation.
    Dans l’intervalle, je m’applique à recoller les morceaux épars de ma vie. J’ambitionne de récupérer ma fortune, sans pouvoir compter sur l’aide de parents ni d’amis car j’appartiens à une famille de traîtres, pardonnés mais honnis, dépouillés de tout pouvoir.

     

    Alors, tentés?

  • [Film] In her shoes

    In her shoes affiche.jpg

     

    Titre original : In her shoes

     

    Réalisé par : Curtis Hanson

     

    Date de sortie : 16 novembre 2005

     

    Genre : Comédie

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 2h10

     

    Casting : Cameron Diaz, Toni Collette, Shirley MacLaine, Mark Feuerstein, Ken Howard, Jerry Adler,

     

    Résumé : Maggie est convaincue que son seul atout dans la vie réside dans son art d'aimanter le sexe opposé. Dyslexique et certaine de n'avoir aucune aptitude intellectuelle, elle a toujours privilégié le maquillage aux livres. Sa principale qualité : savoir toujours dénicher la tenue idéale pour n'importe quelle occasion.
    Rose est en revanche une brillante avocate officiant dans un prestigieux cabinet de Philadelphie. Mais cette grande bosseuse a un point faible : son corps et ses incessantes variations de poids qui l'ont poussé depuis longtemps à renoncer à toute sorte de vie amoureuse. Son unique réconfort : les chaussures, car contrairement aux vêtements, elles lui vont toujours bien.
    Tout oppose les deux sœurs, dont l'unique point commun est la pointure.
    Après un violent clash, les deux sœurs vont peu à peu se rapprocher...

     

    Mon avis : La première chose qui frappe quand on voit Maggie pour la première fois, c’est son côté excessif. Ensuite on remarque son attitude avec les hommes et son égoïsme.
    Rose, au contraire, est posée et habitée par un sens du devoir, surtout concernant sa sœur, qui la met sans cesse dans des situations compliquées. Elle peut paraître un peu froide mais on a l’impression qu’elle compense ainsi la trop grande « amicalité » dont fait preuve sa petite sœur.

    In her shoes rose.jpg

    Après la mort de sa mère, Rose a, de toute évidence, du prendre soin de sa petite sœur et a grandi très vite, prenant conscience de ses responsabilités, alors que Maggie est restée la petite fille couvée et choyée.
    Rose se voit comme insignifiante et semble toujours être étonnée qu’un homme lui trouve de l’intérêt. Maggie, elle, de son côté, pense qu’elle n’a rien d’autre à offrir que son corps et n’hésite pas à s’en servir pour obtenir ce qu’elle veut.
    Avec ses deux personnalités diamétralement opposées, il n’est pas étonnant qu’il finisse par y avoir un clash. Refusant de retourner chez son père à cause de la présence de sa belle-mère, Maggie, en fouillant dans les tiroirs pour trouver un peu d’argent, va trouver un sacré secret de famille qui va la conduire à Miami.
    Séparée et sans nouvelles l’une de l’autre, les deux sœurs vont pouvoir développer leur part de personnalité qui semblait réservée à l’autre : l’intelligence et les responsabilités pour Maggie, la séduction et le bien-être pour Rose.
    J’ai adoré voir l’évolution de Maggie.

    In her shoes maggie.jpg

    Plus que celle de Rose car Rose ne se heurtait qu’à un léger manque de confiance en soi qui pouvait facilement disparaître avec l’affection de son petit ami. Mais pour Maggie, son manque de confiance est d’autant plus important qu’elle se croit stupide à cause d’un problème bien réel qui n’a pas été pris en charge : la dyslexie.
    Et tout vient de là pour Maggie : cataloguée ravissante idiote depuis son plus jeune âge, elle a fini par penser qu’elle n’avait pour elle que son corps et son visage.
    J’ai beaucoup aimé le rôle qu’à Ella dans le changement des deux sœurs.

    In her shoes ella.jpg

    En revanche, je ne comprends vraiment pas ce que le père attend pour remettre son horrible femme à sa place. Elle se montre odieuse avec les filles de son mari et, si on peut se dire qu’avoir Maggie à la maison, avec ses sorties, et ses retours alcoolisés au petit matin n’a pas dû être de tout repos, rien ne justifie l’attitude qu’elle va avoir lors de la petite fête donnée pour Rose.
    Même si la fin est sans surprises, on passe un excellent moment, avec un film plein d’émotions.


  • [Livre] Mémoires gelées

    mémoires gelées.jpg

     

     

    Résumé : Un matin de décembre, dans une petite ville suédoise, Seja est réveillée par un coup de fil d’Ake Melkersson, son voisin. Ake, sous le choc, lui apprend avoir découvert un homme mort, le bas du corps écrasé par une voiture. Lorsqu’elle l’accompagne sur le lieu du crime, le fragile équilibre qu’elle avait bâti dans sa vie est bouleversé. Seja rencontre l’inspecteur Christian Tell, en charge de l’affaire. Les indices restent minces et les choses se compliquent encore lorsqu’une nouvelle victime est retrouvée, tuée dans les mêmes circonstances. Sans compter le début d’une liaison entre Christian et Seja… Pourtant la jeune femme dissimule des éléments à l’inspecteur, se gardant de lui révéler que certains aspects des meurtres lui rappellent une jeune fille connue des années auparavant. Quel est le lien entre ces meurtres et les événements qui se sont déroulés douze ans plus tôt ? Le passé ressurgit, non sans conséquences pour Seja, pour l’enquête et pour le commissaire Christian Tell lui-même…

    Auteur : Camilla Ceder

     

    Edition : 10/18

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 05 septembre 2013

     

    Prix moyen : 8€

     

    Mon avis : Dans une ville au nom imprononçable (en tout cas pour moi), un homme d’un certain âge fait un détour pour demander à un garagiste de jeter un œil sur sa voiture. Il tombe nez à nez (si on veut) avec le cadavre du bonhomme et le moins qu’on puisse dire, c’est que celui qui s’en est occupé ne voulait vraiment pas qu’il s’en sorte.
    Il remonte vite fait dans sa voiture et va appeler la police (pas fou le vieux, il ne va pas rester à côté si y’a un psychopathe dans la nature). La voiture étant en train de rendre l’âme, il appelle sa voisine, une étudiante en journalisme, pour qu’elle vienne avec lui sur les lieux où la police l’attend pour l’interroger.
    Le livre alterne entre le présent (et donc les meurtres) et le passé, douze ans plus tôt où on suit My, une jeune fille un peu paumée affublée d’une mère très déséquilibrée. Il ne faut pas être Agatha Christie pour se douter qu’il y a un lien entre les deux histoires ! Mais lequel ! On va le découvrir, enfin du moins s’en douter fortement, au fur et à mesure de l’histoire de My. Du coup, on se retrouve vite dans la position du lecteur qui connait des faits que les inspecteurs ignorent encore, tout en ne découvrant les indices qu’en même temps qu’eux. C’est assez étrange car on a l’impression d’en savoir à la fois plus et moins qu’eux.
    L’histoire est assez fournie, les flics ne tombent pas sur la solution en un claquement de doigts, ils se lancent parfois sur de fausses pistes avant qu’un indice ne leur fasse remettre leurs découvertes en question et les remettent sur la bonne voie.
    J’ai beaucoup aimé que les flics soient humain, entre celui qui a tout pour plaire : misogyne, homophobe, xénophobe et tout ce que vous voulez d’autres, mais qui est a de l’expérience et donc dont on ne peut se passer, ou le commissaire qui entame une relation avec la journaliste, qui est notée comme premier témoin dans l’affaire, ce qui est donc loin d’être déontologique. La journaliste, elle, est assez perdue, obsessionnelle presque. J’ai eu l’impression que quand un homme s’intéresse à elle, elle ne supporte pas qu’il s’éloigne d’elle, ne serait-ce que pour son travail. Certes, au début on apprend qu’elle a vécu une rupture douloureuse, mais son attitude moitié femme envahissante, moitié journaliste sans scrupule m’a souvent agacée.
    J’ai bien aimé que les policiers, et donc du coup le lecteur, aient parfois l’esprit occupés par des détails inutiles. Parce que dans une enquête de police, si on ne peut négliger aucune piste, beaucoup ne donnent rien (Si c’était facile, on serait tous flics !).
    La fin m’a parue un peu rapide, mais d’un autre côté, ça fait du bien de voir un thriller qui, lorsque les policiers ont la réponse à l’énigme, ne nécessite pas encore 70 pages pour l’arrestation du coupable.
    C’était la première fois que je lisais un roman de Camilla Ceder, et j’ai bien aimé. Je la relirai sûrement si elle écrit un autre bouquin qui soit traduit en français.

     

    Un extrait : Sa mémoire lui jouait des tours. À chaque tournant s’ouvrait une nouvelle portion de route à travers une campagne déserte. Heureusement, le jour pointait. Il discerna soudain des cimes d’arbres au-dessus de la chaussée étroite.

    Si ça se trouve, il n’existe plus, cet atelier de mécanique, songeait-il en regrettant son expédition, lorsqu’au détour du virage, les phares balayèrent une vieille grange croulante. En face, la maison d’habitation n’était pas non plus en très bon état et dans la cour s’entassaient des carcasses de voitures. Un coin perdu, mais l’enseigne métallique au nom de Thomas Edell, mécanique et carrosserie figurait en bonne place. Comme dans son souvenir.

    Soulagé, il gara son engin entre deux pick-up déglingués. Un silence presque religieux régnait sur les lieux. Il sortit de voiture, s’étira les jambes, respira profondément l’air glacé du matin et leva les yeux vers la maison aux planches de bois grisâtres. Les fenêtres étaient noires. Un flot de lumière sortait d’un bâtiment en tôle dans le prolongement de la grange : un garage, dont la porte était relevée.

    Rien d’étonnant à 7 heures passées. Les bosseurs commencent tôt, il en savait quelque chose. En revanche, qu’on ne l’ait pas entendu arriver, dans cette guimbarde… Un silence de mort. Il tâcha de signaler sa présence, toussa et traversa la pelouse.

    Le sol de l’atelier était encombré, mais il n’y avait apparemment personne. Une Nissan Micra, perchée sur l’élévateur, lui cachait la vue ; il pénétra plus avant dans le local.

    — Ohé !

    À la jonction avec la vieille grange, un box en contre-plaqué faisait office de bureau : mal rangé, vide, mais la radio grésillait, allumée sur moyenne fréquence. Il reconnut la station Romances et Ballades. Puis il réalisa qu’il serait en retard à son travail, à son pot de retraite, et que l’endroit, en dépit des apparences, était désert. Il regagna la pelouse et décida de faire un dernier tour.

    Plus tard, il se rappellerait cette sensation de malaise qui l’avait pris au ventre. Pas seulement à cause du retard ou de la tête du directeur Englund. Une sensation indéfinissable. Il frôla la crise cardiaque quand un chat blanc et noir bondit d’une fenêtre de la cave en poussant un miaulement plaintif. Une seconde après, il vit l’homme, étendu sur la bande de gravier qui longeait la grange. Toute la partie inférieure du corps était plus ou moins… écrasée.

    On l’a aplati, pensa Åke Melkersson dans un gloussement hystérique. Comme dans les BD, quand les personnages passent sous des rouleaux compresseurs et ressortent plats comme des crêpes. Sauf qu’il n’y avait jamais de sang sur ces vignettes. Là, oui : la tête nageait dans une mare de sang qui lui faisait une auréole rouge.

    Åke recula et se mit à vomir. Une première fois, puis il s’essuya la bouche sur la manche de sa veste, et une seconde fois, sur son pantalon. Pas question de me présenter au boulot dans cet état. Il se précipita vers sa voiture ; une brusque marche arrière lui valut de perdre le pot d’échappement, lequel racla le sol sur tout le trajet pour rejoindre la nationale.

    Une fois parvenu en zone civilisée, il osa se garer devant un arrêt de bus et composa le 112 d’une main tremblante.

    La policière lui parla sans émoi, cherchant simplement à obtenir le maximum d’informations. Il se ressaisit ; alla jusqu’à proposer de retourner sur les lieux. Il ne voulait pas inquiéter Kristina en faisant venir la police à la maison, surtout pour une affaire comme ça.

     

    Beaucoup aimé 4 étoiles.jpg

  • [Livre] Des maris pas comme les autres

    Des maris pas comme les autres.jpgà

     

     

    Résumé : Des maris insolites, illustres dans l'Histoire, de toutes natures et de tous genres. Des bons, des méchants, des drôles, des affreux, des navrants...

    Certains célèbres comme Du Guesclin, éternel absent, et d'Artagnan, marié à une terrible bigote.

    Peu importe leur place dans l'Histoire, c'est de leur qualité d'époux qu'il est question dans ce livre. Ils s'y montrent aussi différents qu'ingénieux. Les tragiques, les assassins, les brutes, les bigames, les trompeurs et les trompés, les bizarres, ainsi que les modèles...

    Juliette Benzoni nous guide dans une joyeuse et cruelle galerie de maris pas comme les autres.

     

    Auteur : Juliette Benzoni

     

    Edition : Bartillat

     

    Genre : Historique

     

    Date de parution : 08 janvier 2004

     

    Prix moyen : 23€

     

    Mon avis : Juliette Benzoni nous fait découvrir certains faits de l’histoire d’un autre point de vue : celui du mariage de ses protagonistes.
    Richelieu, homme de pouvoir, capable d’imposer sa famille dans tous les cercles, a fait le malheur de deux de ses nièces en forçant des hommes qui n’avaient rien demandé à les épouser. Mme de Maintenon, en voulant forcer le bonheur de jeunes gens, condamnera la jeune fille à une vie sans amour.
    Juliette Benzoni a classé les époux en différentes catégories : les volages (ou pourvus d’une épouse volage), les brutes, les assassins, les époux presque modèles… Charlemagne occupe une place à part, il faut dire que c’était un sacré gaillard et qu’il n’a pas été de tout repos pour ses épouses.
    Qui aurait pensé que d’Artagnan, rendu célèbre par Alexandre Dumas, a épousé une telle bigote qu’elle prendra ombrage d’un portrait de la reine présent dans les appartements de son époux ?
    C’est une lecture très intéressante mais j’ai décelé quelques légèretés dans les dates. Un exemple : Marie-Catherine de Brignole-Sale qui va épouser Honoré III de Monaco, est supposée, au début du chapitre, avoir 16 ans en 1755. Donc si je calcule bien, cela veut dire qu’elle serait née en 1739. A la fin du chapitre, il est dit que son amant demande la permission de l’épouser en 1808, une fois qu’elle est veuve. Il est dit qu’elle a alors 62 ans. Or, vu son année de naissance, elle aurait eu 62 ans en 1801… quelques lignes plus loin, il est dit que les amoureux passèrent 4 ans ensemble avant le décès de l’un d’entre eux en… 1883… De deux choses l’une, ou Juliette Benzoni a écrit des dates approximatives avec intention (ou pas) de les vérifier et a oublié de le faire (ou s’est dit que le correcteur de la maison d’édition s’en changerait), ou il y a eu un très gros cafouillage à l’impression… dans les deux cas, ça ne fait pas sérieux et ça m’a fait douter de toutes les dates avancées dans le livre.
    A part cet inconvénient (assez important cela dit dans un livre historique), j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ces couples parfois heureux, parfois pas du tout, mais toujours atypiques.

     

    Un extrait : La nuit était noire, et dans le château, le silence était complet. A l’extérieur, sur les vieilles murailles féodales qui dominaient du haut de leur butte la campagne environnante, seul résonnait le pas lourd et lent des sentinelles et, parfois, le claquement d’une hallebarde reposée un peu brutalement.
    La femme, debout dans l’obscurité du couloir, l’oreille collée au vantail sculpté d’une porte, retenait sa respiration. Elle écoutait avec passion. Aucune lumière, cependant, ne filtrait sous cette porte. Quel secret Catherine Evesque cherchait-elle donc à surprendre auprès d’une porte fermée sur une chambre obscure ? Le temps passait, et rien ne se faisait entendre.
    Soudain, un faible sourire de triomphe éclaira le visage ingrat de la guetteuse. Derrière le vantail, quelqu’un parlait… une voix de femme. Très faible d’abord et indistincte, elle devint plus claire au bout d’un moment, et son sourire s’accentua. Ce qu’elle entendait, c’étaient des mots d’amour… quelques phrases brèves, des mots sans suite, comme on en murmure lorsque l’on aime, ou lorsque l’on rêve. Un nom vint bientôt.
    - Jean…murmurait l’occupante de la chambre…Jean, je t’aime.
    C’était tout ce que Catherine Evesque voulait savoir. Mais sa curiosité ayant atteint son paroxysme, elle osa appuyer sur la poignée de la porte, essayer de l’ouvrir. Peine perdue. La porte était fermée à clef de l’intérieur.
    Alors, ramassant ses jupes autour d’elle pour ne pas faire de bruit, la femme s’éloigna le long des corridors obscurs jusqu’à l’escalier du donjon, éclairé de loin en loin par une torche tenue dans une griffe de fer. Avec une agilité que l’on n’eût pas attendue de sa corpulence, elle grimpa quatre à quatre jusque chez la marquise douairière.

     

    bonne lecture 3 étoiles.jpg

     

  • [Livre] Emmène-moi au ciel

    Emmène-moi au Ciel.jpg

     

     

    Résumé : Lorsque Hailey apprend que son prochain vol a été annulé et qu'elle peut rentrer chez elle pour fêter son anniversaire avec son petit ami, la belle l'hôtesse de l'air exulte. Son retour anticipé lui permet d'avoir un peu plus de temps pour se préparer, détail non négligeable, car ce soir - elle en est convaincue, Michael va la demander en mariage. Mais quand elle franchit la porte de son appartement et qu'elle découvre son petit ami en charmante compagnie, la surprise est loin de celle qu'elle espérait... Au moment où elle saisit ses sacs pour fuir la scène, une chose est claire dans son esprit : sa vie vient de prendre un virage à 180 degrés. Hailey refuse de se laisser aller et décide de profiter enfin pleinement des avantages que lui offre son métier.

     

    Auteur : Alyson Noël

     

    Edition : Fleuve noir

     

    Genre : Chick Lit

     

    Date de parution : 22 janvier 2008

     

    Prix moyen : 5€

     

    Mon avis : Quand j’ai commencé à lire ce livre, je savais, par le résumé, que Mickael, le petit ami d’Hailey allait être surpris par cette dernière en charmante compagnie, mais j’étais loin d’imaginer la scène qui nous laisse pétrifiés, entre horreur (en se mettant dans les chaussures d’Hailey) et envie de se laisser aller au fou rire. Je n’avais pas non plus imaginé à quel point cet homme est un sale type, un vrai goujat qui ne comprend même pas ce qu’il y a de vexant dans ses paroles.
    Mais au-delà de la rupture d’Hailey, au-delà de son ami Clay ou de son envie de se remettre à l’écriture, on peut voir certaines réalités dérangeantes.
    D’abord, puisqu’on parle d’écriture, parlons un peu des maisons d’édition qui envoie des lettres contradictoires, réclamant une réécriture précise de certains passages pour ensuite refuser les livres sur la base de ces mêmes passages pourtant réécrits selon leurs consignes. Parlons aussi des auteurs « célèbres » qui se pensent irrésistibles ou qui « monnayent » leurs coups de pouce… franchement, parfois, il vaut mieux ne pas connaître ses idoles !
    D’ailleurs au niveau de l’écriture, j’ai trouvé Hailey particulièrement naïve. Dès le premier jet de son roman, elle s’attend à être rappelée séance tenante par une maison d’édition, n’envoie que 6 manuscrits, ne se renseigne pas sur les conditions de publication desdites maisons d’édition… bref, semble croire que le monde de l’édition n’attend qu’elle. Sa manière d’agir avec le voisin de Kat, qui ne fait jamais que lui donner des conseils montre aussi qu’elle se croit un peu supérieure aux autres.
    Mais ce que j’ai beaucoup aimé, c’est de lire l’envers du décor du « personnel naviguant ». Entre les horaires, les astreintes, les surveillances par des chefaillons n’ayant pas même la décence de se montrer polis, les exigences et/ou comportement des passagers, on croit halluciner et être transporter dans un monde parallèle. Hélas, je ne pense pas que l’auteur ait beaucoup exagéré les conditions de travail des hôtesses de l’air et des Stewards et je suis persuadée que si leur métier fait souvent rêver les populations, au quotidien, ça ne doit vraiment pas être une partie de plaisir.
    Bien entendu, j’ai souri lors des différentes aventures d’Hailey et surtout des raisons de ses différentes ruptures, mais vraiment le côté « dans les coulisses du personnel naviguant » m’a beaucoup plus intéressée que le reste.
    Une bonne lecture, légère et amusante.

     

    Un extrait : J'ai rencontré Clay lors du stage de formation d'Atlas Airlines, nous avons sympathisé dès le premier jour. Je lui dois, entre autres choses, d'avoir tenu jusqu'à la fin. En effet, j'aurais volontiers pris la fuite au bout de deux minutes, vu l'esprit de l'entreprise - entrain forcé, perfectionnisme maladif. Mais chaque fois que je parlais de renoncer, Clay me rappelait les avantages qui nous attendaient, lorsque nous aurions gagné nos ailes : les longues escales à l'étranger, dans des villes de rêve, le shopping à volonté dans les duty free, les rencontres faciles avec les passagers de première classe - des hommes riches, séduisants, et souvent célibataires.

    En échange, il nous fallait survivre à six semaines d'enfer, dont notre âme et notre personnalité ne ressortiraient sans doute pas indemnes, et que seul quelqu'un ayant connu un camp d'entraînement militaire pouvait espérer surmonter.

    On ne parle pas souvent de ces formations intensives, et seules les personnes travaillant dans le milieu sont au courant. Dans l'inconscient collectif, l'hôtesse de l'air reste avant tout un objet de fantasme, si bien que l'on nous témoigne rarement le respect qui nous est dû. En réalité, un système conçu pour maintenir ses employés dans une paranoïa constante et institutionnalisée n'a rien de fantasmatique. Oubliez de sourire et vous risquez d'être accusé d'insubordination et de recevoir un aller simple pour rentrer chez vous.

    Durant six longues semaines, deux formatrices, ressemblant à s'y méprendre aux actrices de Et l'homme créa la femme, nous ont enseigné l'art de survivre en pleine mer, avec trois fusées éclairantes, une écope, et une pauvre boîte de bonbons acidulés datant de l'Egypte ancienne, d'une marque totalement inconnue. Nous avons appris comment réagir en cas de décès en vol - ne jamais parler de « mort » -

    ou d'acte sexuel - proposer une couverture, détourner les yeux - ; comment ligoter sur son siège un passager agité à l'aide du ruban adhésif estampillé du logo de la compagnie ; comment agir efficacement en cas de : blessures à la tête, brûlure, hémorragie, accouchement impromptu, vomissement, énurésie, défécation ; comment tout nettoyer : revêtir une combinaison en plastique taille unique, puis utiliser du soda pour effacer les taches et des sachets de café lyophilisé pour chasser les mauvaises odeurs.

    Nous avons combattu des incendies, rampé dans des cabines obscures et enfumées. Nous avons même été jusqu'à évacuer un faux avion en glissant sur un vrai toboggan gonflable, exercice qui s'est soldé par trois pantalons déchirés, de nombreuses éraflures et un bras cassé - son propriétaire s'est d'ailleurs vu remercier, pour cause d'ossature défaillante.

    Ils ont revu nos coupes de cheveux et notre façon de nous maquiller. Ils nous ont interdit de porter des bijoux, nous ont bourré le crâne de propagande, et vivement découragé de poser des questions, de faire la moindre plaisanterie ou remarque, d'effectuer tout acte trahissant des velléités de libre expression.

    Et une fois qu'ils ont estimé nos esprits forts suffisamment domptés, et nos personnalités rebelles changées en bons petits soldats, ils nous ont renvoyés dans le monde, nous on fait monter à bord d'un Boeing, et nous ont rappelé de sourire en toutes circonstances.

     

    bonne lecture 3 étoiles.jpg