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Selene raconte... - Page 3

  • Le tiercé du samedi #143

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    Rappel du principe: Chaque semaine, le samedi comme son nom l’indique, il conviendra de choisir les trois livres, le trio gagnant, correspondant au thème proposé.

    A la fin de chacun de ces Rendez-vous, j’indiquerai le thème de la semaine suivante.

    Ce Rendez-Vous Livresque a été inspiré de « The Saturday Awards Book » créé par l’Echos de mots, et qui n'existe plus aujourd'hui.

    Comme annoncé la semaine dernière, le thème d'aujourd'hui est:

    Quels sont vos trois classiques préférés ? (je vous laisse librement interpréter le terme : classique)

     

    Si les livres que je vous présente vous intéressent, vous pouvez les achetez sur bookwitty en cliquant sur leur image. Je touche une petite commission sur les achats mais cela ne change rien au prix pour vous.

    Alors pour l'instant, le trio gagnant est (mais comme j'espère bien avoir le temps de lire Zola et Victor Hugo en 2018, ça pourrait changer):

     

     

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    Jane Eyre de Charlotte Brontë

     

     

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    J'ai lu deux livres des sœurs Brontë et pour l'instant c'est celui-ci mon préféré. Mais je n'ai pas encore lu les hauts de hurlevent!

     

     

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    La princesse de Montpensier de Madame de Lafayette

     

     

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    C'est un livre très court mais vraiment magnifique 

     

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    Raison et Sentiments de Jane Austen

     

     

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    Je crois que celui-ci restera mon classique étranger préféré de tous les temps. A chaque fois que je lis un autre classique, c'est à lui que je le compare.

    Pour la semaine prochaine, le thème sera: Les trois livres historiques (romancés ou non) que vous avez préférés

    Et n'hésitez pas à laisser en commentaire le lien vers votre propre tiercé du samedi!

  • [Film] Je reste

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    Titre original : je reste

     

    Réalisé par : Diane Kurys

     

    Date de sortie : 01 octobre 2003

     

    Genre : Comédie

     

    Pays d’origine : France

     

    Durée : 1h44

     

    Casting : Sophie Marceau, Charles Berling, Vincent Perez…

     

    Résumé : Marie-Dominique et Bertrand forment un couple uni. En apparence seulement. Bertrand, responsable de chantiers internationaux, passe son temps dans les avions et, à ses heures perdues, se consacre à son sport favori : le cyclisme. Véritable maniaque, il ne tolère aucun changement dans ses habitudes.

    Marie-Dominique, elle, accède à toutes les requêtes de son mari, s'occupant de l'éducation de leur fils, quitte à réfréner ses propres envies et aspirations, mais le ras-le-bol se fait sentir.

    C'est alors qu'elle fait la rencontre d'Antoine, un écrivain, passionné de cinéma et d'art comme elle, et qui va l'entraîner dans le tourbillon d'une passion amoureuse. Marie-Dominique décide de quitter son mari et de s'épanouir. Mais c'est sans compter sur Bertrand qui voit la situation d'un tout autre œil et choisit de s'imposer auprès de sa femme et de ne pas la laisser partir si facilement.

     

    Mon avis : Vincent Perez et Sophie Marceau sont sans aucun doute mes acteurs français préférés. Alors les voir réunis dans un film ne pouvait que me plaire.
    Franchement, on se demande comment Marie-Do a pu supporter les exigences de son mari aussi longtemps : qu’il fasse du vélo tous les dimanches, pourquoi pas ? Mais franchement jouer les voiture-balai, ça va bien une fois exceptionnellement, mais pas plus ! Et en plus monsieur a des exigences d’heures, de repas, de tout en fait.
    Alors quand sa femme pète un câble et demande le divorce, il le dit tout net : on ne le délogera pas de son mariage ! Il reste ! (vous la sentez l’envie de meurtre ? Ça aurait pu tourner en polar cette affaire).

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    Charles Berling est excellent dans le rôle de l’amant qui jette de l’huile sur le feu pour des raisons toutes personnelles.

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    Quant au couple principal, que ce soit Sophie Marceau ou Vincent Perez, ils sont tout aussi géniaux l’un que l’autre, autant dans les traits d’humour que dans les petites piques qu’ils se lancent sans arrêt.
    Les parents de Marie-Do, interprétés par Pascale Roberts et Jean-Claude De Goros, le sont tout autant.

    Alors oui, bien sûr que c’est plein de clichés ! Mais pourquoi un cliché devient-il un cliché ? Parce qu’on retrouve ces situations dans des milliers de foyers. Le but d’une telle comédie est de faire rire, et personnellement, je ris plus volontiers de choses qui me paraissent réelles (donc forcément un peu clichés).
    Vincent Perez est toujours parfait dans le rôle de l’homme égoïste qui finit par devenir attachant devant les trésors d’imagination qu’il déploie pour ne pas perdre la femme qu’il aime.
    Ce que j’ai beaucoup apprécié, surtout, c’est que l’humour reste le même, sans s’alourdir, sans que l’histoire tourne mal, ou devienne larmoyante, et ce, du début à la fin.


  • [Livre] Forbidden

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    Si vous désirez acheter ce livre, vous pouvez cliquer ICI ou sur l'image. Vous serez alors redirigés sur bookwitty. Si vous achetez le livre par ce lien, je touche une petite commission. Cela ne change rien au prix! D'ailleurs, j'indique dans la fiche le prix auquel je l'ai acheté, mais si entre-temps une version poche est sortie, je vous mets le lien vers le format le moins cher (après à vous de voir!)


     

    Résumé : Maya et Lochan ne sont pas des adolescents comme les autres. Élevés par une mère alcoolique et instable, ils sont livrés à eux-mêmes et n’ont d’autre choix que d’élever seuls le reste de la fratrie. Forcés de devenir adultes plus tôt que prévu, ils se soutiennent dans l’adversité et finissent par tomber amoureux. Lochan se sent seul au monde, et Maya est la seule à pouvoir le comprendre. Conscient de la monstruosité de cet amour, Lochan est prêt à tout pour bâillonner le désir et les sentiments que sa sœur lui inspire. Mais comment résister alors que Maya a besoin de lui autant qu’il a besoin d’elle ? Est-ce un crime de s’aimer si fort ?

     

    Auteur : Tabitha Suzuma

     

    Edition : Milady

     

    Genre : Young Adult

     

    Date de parution : 22 Septembre 2017

     

    Prix moyen : 17€

     

    Mon avis : Je crois que l’émotion qui m’a le plus envahie dans ce livre est la colère.
    Colère contre la mère de Lochan et Maya qui en plus d’être alcoolique, se désintéresse totalement de son rôle de mère et abandonne à leur sort non seulement ses deux aînés mais aussi les trois petits, dont la plus jeune qui n’a que 5 ans.
    L’amour qui se développe entre Lochan et Maya ne m’a pas plus choquée que ça parce qu’ils n’ont jamais eu de vrais rapports fraternels. Tous jeunes, ils ont été obligés de se poser en couple parental pour pallier l’absence de leur père et l’indifférence de leur mère. Dans la mesure où les circonstances les obligent à vivre comme un couple, était-il vraiment étonnant qu’ils en viennent à voir leurs sentiments évoluer ?
    Mais la plus grosse colère que j’ai ressentie a été contre le gouvernement.
    En effet, en France l’inceste, dans le cadre d’une agression sexuelle, est constitutif de circonstances aggravantes, si les membres d’une même famille ne peuvent pas se marier, en revanche, on fiche la paix aux gens et l’inceste consenti n’est pas sanctionné.
    Mais l’histoire se passe en Angleterre. Et là, l’inceste consenti est sanctionné comme un acte criminel et passible d’une peine de prison.
    Un peu comme l’homosexualité, il n’y a pas si longtemps que ça (et encore dans certains pays). Or l’inceste, s’il a ici lieu entre frère et sœur, pourrait avoir lieu entre un oncle et sa nièce, sensiblement du même âge, et qui ne se rencontre qu’une fois adultes.
    Comment réagiriez-vous si on vous disait qui vous avez le droit d’aimer ? Si on décidait de vous envoyer en prison parce que, au nom de la morale (et la morale change d’une époque à l’autre, d’une société à l’autre), vous aimez quelqu’un « d’interdit » ?
    Et surtout, où se situe la limite ?
    Quand on torture et emprisonne les homosexuels, quand on emprisonne un couple qui s’aime mais qui a eu la malchance de naitre au sein d’une même famille, qu’est ce qui empêche d’aller plus loin ? Qu’est ce qui empêcherait les gouvernements de décider que dorénavant, ce sera à eux de former les couples et qu’il sera illégal de refuser le partenaire qu’on nous désignera ?
    Il ne faut pas confondre protection et ingérence. Car quel mal font Lochan et Maya ? Ils s’aiment. Ils ont un besoin vital l’un de l’autre. A qui portent-ils préjudices ? A ceux qui ne supportent pas leur amour ? A une société hypocrite (l’amour entre cousin est légal, mais pas celui d’une tante par alliance et d’un neveu qui n’ont pourtant aucun liens de sang).
    Ils essaient d’ailleurs de lutter contre cet amour qui les envahit, mais ce serait comme les amputer, les empêcher de respirer.
    Autant je peux comprendre que ce soit un sujet tabou, qu’il mette mal à l’aise, qu’il dérange, autant l’immixtion de la loi m’est insupportable.
    Si vous aimez les happy ends, passez votre chemin car dès le début, on se doute bien que l’histoire ne va pas bien se terminer. Pour autant, je ne m’attendais pas à ça. Pourtant, après coup, je me dis qu’en fait, il y avait de nombreux indices, mais peut-être que je n’ai pas voulu les voir.
    Je ne pleure pas souvent en lisant un livre, mais celui-là m’a complètement bouleversée et j’ai été incapable d’enchaîner immédiatement sur un autre. Un vrai coup de cœur, aussi bien pour l’histoire que pour l’écriture de Tabitha Suzuma.
    N’hésitez pas à dépasser vos préjugés pour lire cette histoire qui vous fera traverser un torrent d’émotions.

    Un extrait : — Comment s’est passée ta journée, mon chou ?

    Je parviens à sourire.

    — Bien, maman. Comme toujours.

    — Génial ! s’exclame-t-elle, faisant mine de ne pas remarquer mon ton sarcastique.

    Si ma mère excelle dans un domaine, c’est bien l’art de ne jamais se mêler des affaires des autres.

    — Dans moins d’un an, tu n’auras plus besoin d’aller à l’école et de consacrer ton temps à ces sottises, déclare-t-elle dans un sourire. Et puis, bientôt, tu vas fêter tes dix-huit ans et tu seras l’homme de la maison !

    J’incline la tête contre l’encadrement.

    L’homme de la maison.

    C’est ainsi qu’elle m’appelle depuis que j’ai douze ans, depuis que papa nous a quittés.

    Faisant de nouveau face au miroir, elle presse ses seins au-dessus du décolleté profond de sa robe.

    — Comment tu me trouves ? demande-t-elle. J’ai eu ma paie aujourd’hui, et j’ai fait chauffer ma carte de crédit.

    Elle m’adresse un sourire espiègle, comme si j’étais complice de cette petite extravagance.

    — Regarde ces sandales dorées ! Elles sont superbes, non ?

    Incapable de lui rendre son sourire, je me demande quelle somme elle a déjà dépensée sur son salaire mensuel. Depuis des années maintenant, elle fait du shopping pour se remonter le moral. Maman s’accroche désespérément à sa jeunesse, un temps où tout le monde se retournait sur son passage, mais sa beauté fane à vue d’œil avec la vie qu’elle mène.

    — Tu es très belle, dis-je avec une voix de robot.

    L’éclat de son sourire diminue un peu.

    — Allez, Lochan, ne le prends pas comme ça ! J’ai besoin de ton aide, ce soir. Dave m’emmène dans un endroit vraiment sympa. Ça vient juste d’ouvrir, c’est sur Stratton Road, en face du cinéma. Tu vois où c’est ?

    — Mouais… Bon, amuse-toi bien.

    Je me fais violence pour ne plus froncer les sourcils et dissimuler le ressentiment dans ma voix. Dave n’est pas un mauvais bougre, d’ailleurs ; sur la longue liste des hommes avec qui ma mère est sortie depuis que papa l’a quittée pour une de ses collègues, c’est même le plus convenable. De neuf ans son cadet et propriétaire d’un restaurant où elle travaille comme serveuse, il est actuellement en train de divorcer. Mais comme tous les flirts de ma mère, il semble exercer sur elle ce même pouvoir étrange, c’est-à-dire la capacité de la transformer en une jeune fille qui rit sottement, aime faire la fête, et ressent le besoin impérieux de dépenser l’argent qu’elle gagne péniblement dans des présents pour « son homme » et des vêtements très ajustés et suggestifs pour elle. Aujourd’hui, il est à peine 17 heures, et elle rayonne déjà d’excitation à l’idée de sa soirée tout en se pomponnant, après avoir sans doute passé une heure à se demander comment elle allait bien pouvoir s’habiller pour sortir. Peignant ses cheveux permanentés et peroxydés en arrière, elle se fait une nouvelle coiffure et me demande de lui attacher son collier en faux diamants – un cadeau de Dave – qui, d’après elle, sont des vrais. Elle a la ligne, et pourtant elle est toute comprimée dans cette robe que sa fille de seize ans ne porterait pour rien au monde… Le commentaire, que marmonnent souvent mes voisins : « Elle a encore piqué les fringues de sa fille », me revient soudain en tête. Je sors de la salle de bains.

     

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  • [Livre] Le dernier jour d’un condamné

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    Si vous désirez acheter ce livre, vous pouvez cliquer ICI ou sur l'image. Vous serez alors redirigés sur bookwitty. Si vous achetez le livre par ce lien, je touche une petite commission. Cela ne change rien au prix! D'ailleurs, j'indique dans la fiche le prix auquel je l'ai acheté, mais si entre-temps une version poche est sortie, je vous mets le lien vers le format le moins cher (après à vous de voir!)

     

    Résumé : Le livre se présente comme le journal qu’un condamné à mort écrit durant les vingt-quatre dernières heures de son existence dans lequel il relate ce qu’il a vécu depuis le début de son procès jusqu’au moment de son exécution, soit environ six semaines de sa vie.

     

    Auteur : Victor Hugo

     

    Edition : Flammarion

     

    Genre : Classique

     

    Date de parution : Dans cette édition : 2013

     

    Prix moyen : 2€

     

    Mon avis : Ce livre est présenté comme un conte engagé contre la peine de mort, mais je cherche encore ce qui peut convaincre contre cette pratique, surtout pour les contemporains de Hugo. De nos jours c’est différent, la peine de mort est abolie depuis des décennies en Europe et ce n’est plus vraiment dans nos mœurs. Mais à l’époque où a été écrite cette nouvelle, je n’ai rien vu qui nous faisait dire : oh la peine de mort quelle horreur ! Je serais plus encline à dire : le bagne, quelle horreur ! Car si le condamné, dont on ne sait ni le nom, ni exactement le crime (mais qu’on peut deviner, entre l’avocat qui pense que la préméditation ne sera pas retenue, et le condamné lui-même qui dit qu’il a fait couler le sang), n’attire pas spécialement la sympathie, la scène du ferrage des forçats est suffisamment horrible (et les « crimes » si faibles comparée à la peine) pour que ces hommes inspirent la pitié.
    J’ai l’impression à être la seule à qui le roman ne donne pas envie de s’insurger contre la peine de mort, mais honnêtement, je n’ai pas eu l’impression d’un plaidoyer contre cette pratique.
    Si on avait eu un doute sur la culpabilité de l’homme et qu’on avait mis l’accent que la peine de mort implique de ne jamais pouvoir réparer une erreur judiciaire, si on martelait : plutôt 10 coupables en liberté qu’un innocent tué par erreur, là oui, ça m’aurait touché.
    L’affaire Ranucci a plus contribué à me positionner contre la peine de mort que ce roman dans lequel l’homme est clairement coupable et semble découvrir, après son crime, que son jeune âge ne va pas le dispense d’en subir les conséquences.
    En revanche, la description du convoi des forçats, comme je l’ai dit plus haut, aurait tendance à me hérisser contre le bagne, d’autant plus que les peines étaient complètement disproportionnées par rapports aux « crimes ».
    En revanche, la préface de Victor Hugo est clairement un plaidoyer non seulement contre la peine de mort mais contre le bagne, les juges, les prisons… c’est un peu idéaliste de croire qu’on peut se passer de l’administration pénitentiaire mais au moins là, on a un plaidoyer… dommage que le texte de la nouvelle n’en soit pas un.

     

    Un extrait : Les juges, au fond de la salle, avaient l’air satisfait, probablement de la joie d’avoir bientôt fini. Le visage du président, doucement éclairé par le reflet d’une vitre, avait quelque chose de calme et de bon ; et un jeune assesseur causait presque gaiement en chiffonnant son rabat avec une jolie dame en chapeau rose, placée par faveur derrière lui.

    Les jurés seuls paraissaient blêmes et abattus, mais c’était apparemment de fatigue d’avoir veillé toute la nuit. Quelques-uns bâillaient. Rien, dans leur contenance, n’annonçait des hommes qui viennent de porter une sentence de mort ; et sur les figures de ces bons bourgeois je ne devinais qu’une grande envie de dormir.

    En face de moi une fenêtre était toute grande ouverte. J’entendais rire sur le quai des marchandes de fleurs ; et, au bord de la croisée, une jolie petite plante jaune, toute pénétrée d’un rayon de soleil, jouait avec le vent dans une fente de la pierre.

    Comment une idée sinistre aurait-elle pu poindre parmi tant de gracieuses sensations ? Inondé d’air et de soleil, il me fut impossible de penser à autre chose qu’à la liberté ; l’espérance vint rayonner en moi comme le jour autour de moi ; et, confiant, j’attendis ma sentence comme on attend la délivrance et la vie.

    Cependant mon avocat arriva. On l’attendait. Il venait de déjeuner copieusement et de bon appétit. Parvenu à sa place, il se pencha vers moi avec un sourire.

    – J’espère, me dit-il.

    – N’est-ce pas ? répondis-je, léger et souriant aussi.

    – Oui, reprit-il ; je ne sais rien encore de leur déclaration, mais ils auront sans doute écarté la préméditation, et alors ce ne sera que les travaux forcés à perpétuité.

    – Que dites-vous là, monsieur ? répliquai-je indigné ; plutôt cent fois la mort !

    Oui, la mort ! – Et d’ailleurs, me répétait je ne sais quelle voix intérieure, qu’est-ce que je risque à dire cela ? A-t-on jamais prononcé sentence de mort autrement qu’à minuit, aux flambeaux, dans une salle sombre et noire, et par une froide nuit de pluie et d’hiver ? Mais au mois d’août, à huit heures du matin, un si beau jour, ces bons jurés, c’est impossible ! Et mes yeux revenaient se fixer sur la jolie fleur jaune au soleil.

    Tout à coup le président, qui n’attendait que l’avocat, m’invita à me lever. La troupe porta les armes ; comme par un mouvement électrique, toute l’assemblée fut debout au même instant. Une figure insignifiante et nulle, placée à une table au-dessous du tribunal, c’était, je pense, le greffier, prit la parole, et lut le verdict que les jurés avaient prononcé en mon absence. Une sueur froide sortit de tous mes membres ; je m’appuyai au mur pour ne pas tomber.

     

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  • [Livre] 12 ans d’esclavage

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    Si vous désirez acheter ce livre, vous pouvez cliquer ICI ou sur l'image. Vous serez alors redirigés sur bookwitty. Si vous achetez le livre par ce lien, je touche une petite commission. Cela ne change rien au prix! D'ailleurs, j'indique dans la fiche le prix auquel je l'ai acheté, mais si entre-temps une version poche est sortie, je vous mets le lien vers le format le moins cher (après à vous de voir!)



    Résumé : 1841, ville de Washington. Deux hommes abordent Solomon Northup et lui proposent de jouer du violon dans leur cirque itinérant. À peine a-t-il accepté de les suivre qu’il est drogué et enlevé. Son identité est effacée et il est contraint de se présenter comme un esclave de naissance.

    Pendant douze terribles années, Solomon est vendu de propriété en propriété, travaillant dans les champs de coton ou sur des chantiers de construction en Louisiane. Dormant à même le sol poussiéreux, affamé, fouetté, il est menacé de mort par des maîtres qui le considèrent comme un sous-homme. Seule sa volonté de fer lui permet de ne pas sombrer dans la folie. Car Northup n’a qu’un objectif : survivre pour retrouver sa femme et ses trois enfants. Il ne laisse pas la cruauté le briser, et n’oublie jamais qui il est réellement : un homme prêt à tout pour retrouver sa liberté.

     

    Auteur : Solomon Northup

     

    Edition : Michel Lafon

     

    Genre : Témoignage

     

    Date de parution : 1853 mais dans cette édition : 28 novembre 2013

     

    Prix moyen : 16€

     

    Mon avis : Comme beaucoup, j’ai vu le film avant de lire le livre, tout simplement parce que j’ignorais son existence jusqu’à la mention dans le générique « basé sur le livre… ». Et la première question que je me suis posée c’est : pourquoi j’ignorais l’existence de ce livre ? Qu’est-ce qu’ils foutent à l’éducation nationale ? Non parce que quand on étudie l’esclavage à l’école, ça ne les effleure pas de recommander la lecture d’un livre écrit justement par un esclave ? Ce livre est un témoignage unique car Solomon est une des rares personnes à non seulement avoir survécu à l’esclavage, mais à avoir connu la liberté avant, à avoir été éduqué et donc à avoir la possibilité non seulement de raconter ce qu’il a vécu mais de décrire l’esclavage de l’intérieur avec les yeux d’un homme libre.
    On a là un témoignage exceptionnel.
    On en peut qu’être touché par le destin de Solomon. Et être furieux contre le marchand d’esclaves qui sait pertinemment qu’il est en train de vendre un homme libre. J’ai été encore plus furieuse de voir que leurs actes vont rester impunis.
    Pour les maîtres c’est encore autre chose car même si la majorité se conduit comme des monstres, il reste qu’ils vivent selon leur éducation et que pour eux l’esclavage est quelque chose de normal.
    Ce n’est guère mieux, mais je trouve que les marchands qui attaquent, droguent, kidnappent, des hommes libres pour se faire plus d’argent, sont encore pire que les planteurs (D’autant qu’on sait qu’ils vont se prendre la guerre de sécession en travers de la tête une dizaine d’années plus tard, donc on se dit qu’ils ne perdent rien pour attendre).
    J’ai trouvé aberrant que les deux marchands ne reçoivent aucune sanction alors qu’ils ont délibérément violé une loi du pays. Là on ne parle même plus de morale, d’humanité ou autre, ils ont violés la loi, ils devraient être punis.
    Solomon garde espoir du début à la fin même s’il a appris à ses dépens à taire son statut d’homme libre. Il faut dire qu’à part son tout premier maître qui aurait peut-être réagit (et encore, car même s’il est bienveillant, il ne remet absolument pas en cause le droit des blancs à avoir des esclaves), les autres l’auraient probablement tué plutôt que d’admettre qu’ils détenaient illégalement un homme libre en esclavage (même s’ils auraient pu dire qu’ils l’avaient acheté en toute bonne foi).
    Je parle volontairement de loi et de droits des planteurs car, au moment où Solomon a été enlevé, on ne pouvait pas invoquer les droits de l’homme pour critiquer l’esclavage, étant donné que les personnes de couleur n’étaient pas considérées comme des Hommes, du moins dans les états du sud.
    Alors bien sûr que c’est affreux, amoral, et profondément injuste, mais à ce moment de l’histoire tout cela n’entrait pas en ligne de compte.
    Il y avait peu de loi qui protégeaient les hommes de couleur libres (je dis de couleur, par pour une question de politiquement correct, mais parce que certains esclaves avaient une peau plus blanche que celles de leurs maîtres, n’ayant que très peu de sang africain, pourtant cette ascendance, aussi lointaine soit-elle, suffisait à faire d’eux des esclaves).
    Le livre n’a pas vraiment d’happy end. Certes Solomon recouvre la liberté (on le sait dès le titre et rien que le fait qu’il ait pu écrire ce livre nous indique qu’il n’est plus esclave) mais il a perdu 12 ans de sa vie, a souffert le martyre et laisse derrière lui des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui continuent à souffrir en toute légalité.

     

    Un extrait : Après dîner, ils me firent appeler dans leur chambre et me donnèrent 43 dollars, somme qui dépassait de loin les salaires qui m’étaient dus. La raison de cet acte de générosité, me dirent-ils, était qu’ils n’avaient pas donné autant de représentations que ce qu’ils m’avaient laissé envisager à notre départ de Saratoga. Ils m’informèrent également que le cirque avait eu l’intention de quitter Washington le lendemain mais avait finalement décidé, à cause des funérailles, de rester un jour supplémentaire. Comme toujours depuis notre rencontre, ils étaient envers moi d’une extrême gentillesse. Ils ne perdaient jamais une occasion de me féliciter et j’avais pour eux une admiration certaine. J’avais en eux une foi sans réserve et leur aurais fait confiance dans toute situation. Leur conversation, leur constante bienveillance – leur encouragement à me procurer un certificat d’homme libre et une centaine d’autres petites attentions qu’il est inutile de retranscrire ici – indiquaient qu’ils étaient véritablement des amis, soucieux de mon bien-être. Je ne les imaginais pas être autre chose à l’époque. Pour moi, ils étaient alors innocents de cette incroyable vilenie dont je les crois désormais coupables. Ceux qui lisent ces pages auront autant d’éléments que moi pour déterminer s’ils étaient complices de mes malheurs – des monstres inhumains subtilement déguisés en hommes –, s’ils m’avaient sciemment éloigné de mon foyer, ma famille et ma liberté. S’ils étaient innocents, ma soudaine disparition a, en effet, dû leur sembler inexplicable. Mais, ayant depuis analysé mille fois chaque détail, je n’ai jamais pu me résoudre à une conclusion qui leur soit aussi indulgente.

    Après m’avoir remis l’argent, dont ils semblaient disposer en abondance, ils me déconseillèrent de sortir ce soir-là, arguant que je n’étais pas un habitué de la ville. Je promis de suivre leur conseil et les laissai tous les deux. Je suivis un domestique de couleur jusqu’à ma chambre, située au fond du rez-de-chaussée. Je m’allongeai et pensai à ma femme, à mes enfants et à la distance qui nous séparait, puis m’endormis. Mais aucun ange miséricordieux ne vint à mon chevet cette nuit-là pour m’enjoindre de m’enfuir ; aucune voix de compassion ne m’avertit, dans mes rêves, de l’épreuve qui m’attendait.

     

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  • C'est lundi que lisez vous? #141

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    Mélusine T03.jpg Mélusine T04.jpg Le grand méchant renard.jpg

     

    animale t01 la malediction de boucle d'or.jpg ce que murmure la mer.jpg Once upon a time.jpg

    politiquement correct.jpg de plus en plus politiquement correct.jpg contes de noël politiquement corrects.jpg

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    Si les livres que j’ai lus cette semaine vous intéressent, vous pouvez les achetez sur bookwitty en cliquant sur leur image. Je touche une petite commission sur les achats mais cela ne change rien au prix pour vous. Si une image n’ouvre pas une page bookwitty, c’est que le livre n’y est pas encore disponible.

     

     

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    Et vous, qu'avez vous lu cette semaine?

  • Le tiercé du samedi #142

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    Rappel du principe: Chaque semaine, le samedi comme son nom l’indique, il conviendra de choisir les trois livres, le trio gagnant, correspondant au thème proposé.

    A la fin de chacun de ces Rendez-vous, j’indiquerai le thème de la semaine suivante.

    Ce Rendez-Vous Livresque a été inspiré de « The Saturday Awards Book » créé par l’Echos de mots, et qui n'existe plus aujourd'hui.

    Comme annoncé la semaine dernière, le thème d'aujourd'hui est:

    Les trois pires méchants que vous avez rencontrés au détour d’une lecture

     

    Si les livres que je vous présente vous intéressent, vous pouvez les achetez sur bookwitty en cliquant sur leur image. Je touche une petite commission sur les achats mais cela ne change rien au prix pour vous.

    Alors pour ma part, le trio gagnant est:

     

     

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    Cercei Lannister dans Le trône de fer

     

     

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    Elle est quand même pas mal givrée dans le genre: Je régnerai peut être sur un royaume vide parce que je les aurais tout butés, mais je régnerai! Et même quand elle se montre plutôt gentille, on cherche où est l'embrouille!

     

     

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    Le père dans Tu tueras le père

     

     

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    Ce type là est au delà du givré. C'est un vrai psychopathe doté d'une intelligence hors du commun qui lui a permis d'agir comme il l'a fait pendant des décennies sans même attirer ne serait-ce que l'attention. Purée, quand je pense qu'il était sous mon nez! Et que je ne l'ai même pas soupçonné!

     

     

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    Serena McBee dans Phobos

     

     

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    Alors elle, c'est bien simple, c'est Voldemort en tailleur et coupe au carré. La sale habitude de sauter partout en criant: "tuez les tous" en moins. Elle ne dit rien, elle agit! En fait, elle n'aurait pas du avoir comme symbole une abeille, parce qu'une abeille ne pique que pour défendre la ruche et aussitôt après elle meurt. Elle aurait dû prendre pour symbole une guêpe, qui pique autant de fois que c'est nécessaire pour s'approprier le bien d'autrui.
    Un autre rapport avec Voldemort? La vie des autres, même de ses alliés lui importe peu et une soif inextinguible de pouvoir!



    Pour la semaine prochaine, le thème sera: Quels sont vos trois classiques préférés ? (je vous laisse librement interpréter le terme : classique)

    Et n'hésitez pas à laisser en commentaire le lien vers votre propre tiercé du samedi!

  • [Film] Un automne à New York

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    Titre original : Autumn in New York

     

    Réalisé par : Joan Chen

     

    Date de sortie : 01 novembre 2000

     

    Genre : Drame

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h 43

     

    Casting : Richard Gere, Winona Ryder, Elaine Stritch, Vera Farmiga, Anthony LaPaglia…

     

    Résumé : Will Keane est le propriétaire d'un des restaurants new-yorkais les plus fréquentes. Quadragénaire charismatique et séducteur, il attire les plus belles femmes avec lesquelles il n'entretient que des relations sans lendemain. Mais tout bascule le jour où il rencontre Charlotte Fielding. Célibataire endurci mais don Juan invétéré, Will tombe immédiatement sous le charme de cette femme beaucoup plus jeune que lui, à l'énergie et à la gaieté débordantes, qui pourtant se sait atteinte d'une grave maladie.

     

    Mon avis : Encore un film qui s’inspire de Love Story, tentant de surfer sur la vague d’émotion qu’avait provoqué ce film.

    Mais j’aime bien Richard Gere et j’aime beaucoup Winona Ryder, alors du coup, j’aime bien ce film. C’est certes une romance prévisible, le réalisateur n’a rien inventé, c’est certain, n’apportant comme élément inédit que la différence d’âge des protagonistes principaux.
    Mais c’est mignon, c’est romantique, c’est dramatique… on le regarde de la même façon qu’on regardait Candy ou la petite maison dans la prairie : pour faire pleurer dans les chaumières.
    Le film est bien porté par ses acteurs et des touches d’humour le parsèment comme pour atténué le drame qui se noue.
    Winona Ryder campe un rôle très différent de Lydia de Beetlejuice ou de la perfide Abigaïl de la chasse aux sorcières. Je n’ai pas tant que ça l’habitude de la voir fragile et romantique, les rôles dans lesquels je l’ai vu  étant souvent assez sombres.

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    Quant à Richard Gere, 10 ans après Pretty Woman, il renoue avec le rôle du séducteur qui tombe bien malgré lui dans les bras d’une belle fille plus ou moins en détresse.

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    Curieusement, même si on les voit nettement moins que le couple principal, c’est les relations que chacun entretient avec son entourage qui m’a le plus intéressée : la relation entre Charlotte et sa grand-mère

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    , ou avec ses amis, la relation entre Will et Lisa et entre Will et son second.

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    Ce sont ses relations annexes qui font la force du film.
    Ce n’est certainement pas le film du siècle, mais il se laisse regarder, de préférence sous une bonne couverture, un soir pluvieux d’automne ou d’hiver.



  • Mes autres carnets de lectures

    Il y a deux semaines, je vous présentais mon Bullet Journal. C'est vraiment celui que j'emporte partout, mais ce n'est pas le seul carnet qui me sert à m'organiser dans mes lectures (et mes visionnages de films, d'ailleurs).

     

    Le premier a une couverture brute. J'ai commencé à le customiser, mais juste histoire de me repérer. Je vais faire plus de décorations avec un titre ect...

    Ce carnet sert des deux côtés. En partant à l'endroit, on parle de livres, en partant de l'envers, on parle de films.
    Voyez plutôt.

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    Comme vous pouvez le voir, je note toutes mes lectures, mois par mois, mais aussi par semaine (ce qui est plus pratique pour faire le "c'est lundi"). Je mets aussi le nombre de pages car je participe tous les mois à un challenge sur le forum l’âme du livre: le 1001 pages (un peu comme un week end à lire: on se donne un objectifs de pages à lire dans le mois, et on tente de le remplir)

     

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    De l'autre côté, je me contente de noter les films que j'ai vu, mois par mois. 

    Quand j'ai un coup de cœur, je colle un gommette rouge à côté du titre, quand j'ai détesté, je colle une gommette noire (la gommette noire vaut aussi pour les livres que j'ai détesté et j'en ai des vertes pour les livres que je n'ai pas trop aimé sans les avoir pour autant détesté. Pour les coups de cœur, je les note dans mon bullet)

     

    Le second carnet, me permet d'organiser mes chroniques. En effet, je ne publie jamais qu'une fois par jour. Donc quand j'ai plusieurs articles à publier, il faut que je les rentre dans le calendrier.
    Je publie une chronique film tous les vendredi; des RDV les lundi et samedi et des chroniques livres les mardi, mercredi et jeudi, sauf articles spéciaux. Le dimanche, c'est relâche.

     

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    N'importe quel carnet ferait l'affaire, mais j'aime bien le format des carnets Gorjuss. 
    Le carnet est divisés en 4 catégories. Pour les 3 premières, je note le titre du livre quand la chronique est écrite et mise en brouillon sur mon blog. Puis quand je la publie, je la barre.


    Je fais donc les livres:

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    Les partenariat, que je distingue parce qu'ils ont une priorité dans la mise en ligne:

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    et les films:

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    La quatrième et dernière catégorie est simplement celle ou je répertorie dans l'ordre les chroniques livres et films mises en ligne (je ne suis pas toujours à jour et il faut dire que j'ai la même chose sur ordi où c'est bien plus simple de retrouver une chronique avec en plus la date de publication, mais on ne se refait pas, hein)

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    Et vous? Carnet? Bullet? Vous avez des moyens d'organisez vos lectures, vos blogs? Ou vous êtes du genre free style?

     

  • [Livre] Trylle – T03 - Royale

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    Si vous désirez acheter ce livre, vous pouvez cliquer ICI ou sur l'image. Vous serez alors redirigés sur bookwitty. Si vous achetez le livre par ce lien, je touche une petite commission. Cela ne change rien au prix! D'ailleurs, j'indique dans la fiche le prix auquel je l'ai acheté, mais si entre-temps une version poche est sortie, je vous mets le lien vers le format le moins cher (après à vous de voir!)

     

    Résumé : L’heure est venue pour Wendy de sauver les siens…

    Il est l’heure de faire les bons choix pour Wendy : se sacrifier pour sauver son royaume et ceux qu’elle aime, en se livrant à ses ennemis les Vittras. Renoncer à l’amour des deux hommes entre lesquels son cœur balance et accepter un mariage de raison. Beaucoup de sacrifices pour une future reine dont le royaume est menacé.

    Le destin de son peuple est entre ses mains, et Wendy est prête à tout pour le sauver.

     

    Auteur : Amanda Hocking

     

    Edition : Castelmore

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 21 janvier 2015

     

    Prix moyen : 15,90€

     

    Mon avis : Dans ce tome, on fait un petit bond dans le temps. Wendy apprend son métier de reine depuis des mois à présent et sa mère, Elora, s’est enfin dégelée et va lui révéler pourquoi elle s’est montrée si froide avec elle depuis leur rencontre.
    Finn me sort de plus en plus des yeux. Qu’il mette le devoir au-dessus de tout, pourquoi pas, mais de toute évidence il ne respecte la hiérarchie que quand ça l’intéresse et je n’apprécie pas du tout sa manière de se conduire avec Wendy. Après tout, elle est sa supérieure hiérarchique, c’est la princesse, bientôt la reine, et il lui parle comme si elle avait des comptes à lui rendre. J’ai trouvé Wendy bien gentille de ne pas le relever de ses fonctions et de ne pas l’assigner à résidence chez son dragon de mère ! Mais j’ai apprécié qu’elle le remette plus d’une fois à sa place, l’air de rien.

    Pour moi dans ce tome, se confirme qu’il n’y a pas de triangle amoureux. Il y a trois hommes qui comptent dans la vie de Wendy mais de là à parler d’amour, on en est loin pour deux d’entre eux. Je dirais plutôt qu’il y a de l’amour pour l’un, un désir inassouvi pour l’autre et une profonde amitié pour le troisième. En tout cas, je n’ai pas douté une seule seconde de vers qui le cœur de Wendy penchait et tout ce que je me demandais était si elle allait sacrifier son bonheur à son devoir de reine.
    Tove est vraiment excellent au niveau politique. La manière dont il remet en place cette saleté de Marksinna Laris était fantastique, mais du coup j’ai regretté que cette pimbêche n’ait pas un rôle plus important.
    Wendy a profité de ces mois passés à apprendre son métier de Reine pour travailler aussi sur ses aptitudes, et sa puissance se révèle.
    Il y a beaucoup plus d’action dans ce tome, la guerre couve et ne va pas tarder à éclater, et les Vittras ont une façon bien à eux de respecter la trêve.
    La fin peut paraitre rapide et beaucoup de personnes se sont dit : « tout ça pour ça » et « si c’était ça la solution pourquoi personne ne l’a fait avant ? ». Je dirais que le vrai problème n’était pas tant de trouver une solution mais d’avoir quelqu’un sous la main capable de la mettre en œuvre.
    La nouvelle présente à la fin du tome vient conclure la saga en nous parlant du devenir des personnages après la fin du tome 3. J’ai apprécié d’avoir ainsi une vraie fin à une trilogie que j’ai vraiment beaucoup aimée.
    Si j’avais un peu peur que le seul atout de cette trilogie soit les superbes couvertures de chaque tome, j’ai vite été rassurée et j’ai été incapable de lâcher l’histoire du début du premier tome à la fin du troisième.

     

    Un extrait : Debout devant nous, une silhouette se retenait aux deux côtés de l’encadrement de la porte. La tête pendante, elle s’affalait vers l’avant. De la neige couvrait son pull noir. Ses vêtements en lambeaux étaient presque entièrement déchirés.

    — Puis-je vous aider ? demanda Duncan.

    — Il faut que je voie la princesse, répondit la silhouette.

    Dès que j’entendis sa voix, un frisson me parcourut.

    — Loki ? demandai-je en haletant.

    — Princesse ?

    Loki releva la tête.

    Il revêtit un sourire en coin, mais celui-ci avait perdu de sa gloriole. Ses yeux caramel avaient l’air fatigués et peinés, et les restes d’une ecchymose marquaient sa joue. En dépit de tout cela, il était tout simplement aussi magnifique que le souvenir que j’avais de lui. J’en eus le souffle coupé.

    — Que t’est-il arrivé ? demandai-je. Que fais-tu ici ?

    — Pardon pour l’intrusion, princesse, dit-il, son sourire s’évanouissant déjà. J’aimerais pouvoir dire que je suis là pour le plaisir, mais…

    Il déglutit difficilement tout en s’agrippant plus solidement des deux mains à l’encadrement de la porte.

    — Tu vas bien ? demandai-je en passant devant Duncan, que je bousculai.

    — Je…

    Loki essaya de parler, mais ses genoux lâchèrent. Il tangua vers l’avant et je me précipitai pour le retenir. Il tomba dans mes bras, puis je le posai sur le sol.

    — Loki ?

    Je repoussai les cheveux qui lui couvraient les yeux. Il battit un peu des cils en ouvrant à peine les paupières.

    — Wendy.

    Il me sourit, mais d’un sourire extrêmement faible.

    — Si j’avais su qu’il me fallait en arriver là pour que tu me prennes dans tes bras, je me serais évanoui bien plus tôt.

    — Que se passe-t-il Loki ? lui demandai-je doucement.

    S’il n’avait pas semblé aussi visiblement en détresse, je l’aurais remis à sa place pour sa remarque, mais il grimaça de douleur quand je lui touchai le visage.

    — Amnistie, dit-il péniblement avant de fermer les yeux. Je veux l’amnistie, princesse.

    Sa tête tomba sur le côté et son corps se détendit. Il avait perdu connaissance.

     

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