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Selene raconte... - Page 2

  • [Film] Percy Jackson : Le voleur de foudre

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    Titre original : Percy Jackson And The Lightning Thief

     

    Réalisé par : Chris Columbus

     

    Date de sortie : 10 février 2010

     

    Genre : Aventure, Jeunesse

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 2h02

     

    Casting : Logan Lerman, Brandon T. Jackson, Alexandra Daddario, Jake Abel, Pierce Brosnan, Kevin McKidd, Sean Bean, Catherine Keener…

     

    Résumé : Un jeune homme découvre qu'il est le descendant d'un dieu grec et s'embarque, avec l'aide d'un satyre et de la fille d'Athena, dans une dangereuse aventure pour résoudre une guerre entre dieux. Sur sa route, il devra affronter une horde d'ennemis mythologiques bien décidés à le stopper.

    Mon avis : Bien que le film ne respecte que très peu la trame du roman, j’ai bien aimé. J’ai surtout bien aimé que les trois acteurs principaux soient peu connus, ça change !
    J’ai aussi beaucoup aimé certains symboles : le casino à Las Vegas (avec la fleur de lotus qui représente la plante lotos de la mythologie)  dans lequel on oublie tout jusqu’à se perdre, comme souvent les joueurs compulsifs peuvent se perdre dans le jeu, l’une des entrée de l’Enfer se trouve à Hollywood et l’une des entrée de l’Olympe en haut de l’empire state building.
    Percy n’est pas tellement différent des autres demi-dieux mais, comme il a toujours vécu caché et qu’il est le fils d’un des trois grands dieux, il est soupçonné d’avoir volé Zeus.

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    Mais sa quête, en compagnie d’Annabeth, fille d’Athéna

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    et de Grover, son satyre protecteur, n’a rien à voir avec la recherche de la vérité.

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    Il serait plutôt du genre à laisser Chiron, le centaure et responsable du camp des demi-dieux, gérer les choses avec Zeus.

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    Mais sa mère a été enlevée par Hadès et il veut la récupérer. A aucun moment il n’est dans l’optique de jouer au héros. Il n’a pas pour but de combattre le mal ou quoi que ce soit, il veut juste sauver sa mère.

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    Mais les choses ne sont pas aussi simples quand on a aux trousses des tas de créatures qui aimeraient bien s’emparer du bien le plus précieux de Zeus pour détrôner le roi des Dieux.
    Dans le livre, non seulement Percy a pour mission de retrouver l’éclair mais en plus, il découvre que l’éclair n’est pas le seul objet des dieux à avoir disparu car Hadès, que Percy croit responsable du vol, lui apprend qu’on lui a, à lui aussi, dérobé un objet précieux. Il y a donc plus le côté quête officielle dans les livres.
    Les effets spéciaux sont assez sympas (Hadès sous sa forme démoniaque est assez impressionnant) même si les duels à l’épée ne sont pas des plus élaborés (Annabeth semble penser que plus on tourne sur soi-même plus on a de chance de désarmer l’adversaire).

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    La règle qui veut que les Dieux n’aient pas le droit d’avoir des contacts avec leurs enfants à moitié humains est bien respectée, contrairement aux livres dans lesquels plusieurs dieux ne se privent pas de contourner plus ou moins discrètement la règle de Zeus.
    J’ai trouvé dommage que le rôle d’Arès et les mentions à Cronos aient été supprimés car c’est quand même le pilier central de l’histoire de Percy Jackson.
    Malgré tout, et surtout quand on n’a pas lu les livres, il faut l’admettre, le film est divertissant et bien fait.

     


  • Book Haul de mai 2018

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    Ce mois-ci, je n'avais pas très envie de me montrer raisonnable et on peut dire que je me suis laissée aller à mes pulsions livresques!

    Pour commencer, j'ai remporté un livre dans un des concours organisé par Manon de la chaîne Vibration Littéraire.

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    Ensuite, après avoir vu l'avis de Lemon June, je me suis empressée de me procurer ce livre.

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    Je suis également allée chez Gibert, la seule librairie que j'ai trouvé qui faisait l'opération deux Archipoche collector des sœurs Brontë achetés, le livre "Le professeur" offert.

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    Du coup, j'ai acheté le reste des titres

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    Puisque j'étais sur place, j'ai fait un petit tour et j'ai craqué sur deux autres livres.

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    Ensuite, j'ai voulu me procurer des livres que j'ai lu, adoré, mais que je ne possédais pas (du coup est-ce que ça compte vraiment?). Je les ai trouvé sur Amazon.

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    Puisque j'étais sur Amazon, j'ai pris les derniers titres de la collection Archipoche qui me manquait.

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    Et enfin, tant qu'à faire, pour ne pas faire déplacer le facteur deux fois, j'ai pioché dans ma Wish List

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    Et comme je suis brimée, j'ai du m'arrêter là. C'est donc tout pour le mois de mai! (Mais je compte bien faire aussi bien en juin! Ma wish list est encore bien pleine!)

  • Mes sorties du mois #33

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    Chaque mois voit son lot de sorties, que ce soit en livres ou en films. 
    Chaque 1er mercredi du mois, je vous donnerai les sorties, parmi celles qui ont retenues mon attention.
    Voyons ce qui nous attend d'intéressant ce mois-ci!

     
    Que ce soit les livres ou les films, je vous laisse aller sur booknode ou allociné pour découvrir résumés et/ou bandes annonces.

     

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    Et vous? Vous avez repéré des sorties intéressantes pour ce mois de juin?

  • [Livre] Les descendants – T03 – L’île de l’oubli se rebelle

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    Si vous désirez acheter ce livre, vous pouvez cliquer ICI ou sur l'image. Vous serez alors redirigés sur bookwitty. Si vous achetez le livre par ce lien, je touche une petite commission. Cela ne change rien au prix!

     

    Résumé : Tout au fond des océans repose le trident du roi Triton. Il a traversé la barrière magique qui protège Auradon… et se retrouve ainsi à portée des méchants retenus sur l’île de l’Oubli. Quand cette rumeur parvient jusqu’à Uma, fille d’Ursula et rivale de Mal, elle n’en croit pas ses oreilles. Pour une fois, la marée leur amène quelque chose de génial ! Uma est prête à tout pour mettre ses vilaines griffes dessus. Mais pour cela, elle va devoir s’entourer de sa bande de pirates. De leur côté, lorsque Mal, Evie, Carlos et Jay apprennent que le puissant trident a été égaré, ils comprennent qu’il leur faut à tout prix le retrouver avant les Méchants. Heureusement, ils commencent à avoir l’habitude de chasser les objets magiques perdus ! Tandis qu’Uma prépare son aventure en haute mer avec Harry, le fils du capitaine Crochet, Gil, le fils de Gaston, et une bande des pires voyous de l’île, Mal et ses amis élaborent leur propre plan. Ça tombe bien : le roi Ben est parti en mission à l’autre bout d’Auradon. Super nouvelle pour Mal : inutile de suivre (toutes) les règles ! Après tout, la fin ne justifie-t-elle pas les moyens ? Commence alors une course palpitante pleine de dangers, dans laquelle s’affrontent d’anciennes amies – devenues ennemies mortelles. L’avenir d’Auradon est en jeu. Et si les deux équipes aiment faire des vagues, il ne peut y avoir qu’un gagnant.

     

    Auteur : Melissa De La Cruz

     

    Edition : Hachette

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 28 juin 2017

     

    Prix moyen : 16€

     

    Mon avis : Dans ce tome-ci, une des nièces d’Ariel a joué avec le trident magique de son Grand-Père et l’a perdu. Grâce au miroir magique d’Evie, Mal et ses amis ont pu le retrouver. Seul hic, il est de l’autre côté du dôme qui entoure l’île de l’oubli. Or il faut absolument le retrouver avant que Triton, qui ne sort le trident que pour les cérémonies puisque la magie est interdite sur Auradon, ne se rende compte que l’arme a disparue.
    Même s’ils sont maintenant depuis assez longtemps sur Auradon, on voit que Mal, Evie, Carlos et Jay ont toujours du mal à faire confiance. Plutôt que de convaincre Arabella d’aller tout raconter à la fée marraine, ou à Ariel, histoire qu’un adulte prenne les choses en mains, ils préfèrent élaborer un plan pour s’en charger eux-mêmes.
    Du côté de l’île, justement, la perte du trident n’est pas passée complétement inaperçue, et Uma, fille d’Ursula, ancienne meilleure amie de Mal et sa grande rivale depuis une sombre histoire de mélasse et de crevettes, est bien décidée à mettre ses vilaines pattes dessus. Depuis le départ de Mal et des 3 autres, elle fulmine, ne comprenant pas pourquoi Mal a été choisie et pas elle et elle est bien décidée à prendre enfin sa revanche.
    Ce troisième tome des descendants est un peu comme le tome 2 : moins bébé que le 1er tome, une histoire un peu plus construite.
    Mais, comme pour le tome 2, je lui fais les même reproches : beaucoup de parlotte autour du problème auquel son confronté les descendants pour au final tout régler en deux temps trois mouvements. Un peu facile, donc.
    J’ai trouvé que le titre n’était pas non plus conforme à l’histoire. Parce que je n’ai pas trouvé qu’il y avait une rébellion sur l’île de l’oubli, mais seulement quelques ados qui essayaient de faire un mauvais coup. Le reste de l’île n’a même pas conscience du pouvoir qu’ils ont à portée de main.
    Et pour couronner le tout, la suite sera, non pas en livre, mais en téléfilm sur Disney Channel, ce qui m’a immédiatement refroidit par ce qu’en général, les téléfilms Disney Channel et moi…

     

    Un extrait : Il était une fois un début d’histoire où la progéniture d’une vilaine sorcière et celle d’une affreuse sirène étaient amies.

    Mal, fille de Maléfique, Maîtresse des ténèbres et Uma, fille d’Ursula, Sorcière des mers, formaient un sacré duo en matière de filouterie. Deux partenaires hautes en couleur : l’espiègle Mal, crinière mauve et grands yeux verts, la pétillante Uma, boucles turquoise et yeux bleu abyssal. Heureusement pour les malchanceux coincés sur l’île de l’Oubli, nos deux comparses ne se croisaient pas si souvent car elles vivaient à l’opposé l’une de l’autre et fréquentaient des écoles différentes : Mal était à la Dragonne, Uma au cours Hydre.

    La vie sur l’île de l’Oubli – où les méchants et leurs sbires ont été bannis par Sa Majesté la Bête lors de l’unification des royaumes – était déjà bien assez compliquée. D’abord, il y avait le dôme qui chapeautait l’île et le lagon, ce qui étouffait la magie et les réseaux Internet. Ensuite, parce que les habitants dépendaient des restes laissés par les Auradonnais pour se nourrir. Les gobelins assuraient leur transport par bateaux et vendaient aux habitants des légumes pourris et un infâme jus de chaussette en guise de café…

    Mais ces mauvaises conditions de vie s’aggravaient encore plus durant les vacances scolaires, lorsque Mal et Uma se retrouvaient pour sillonner les rues. Elles ratissaient l’île, terrorisaient les belles-petites-filles et traumatisaient les fidèles crétins. Personne ne pipait mot par crainte du pire : les mères !

     

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  • Bilan de lecture de mai 2018

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    En mai, j'ai lu 20 livres pour un total de 6256 pages.

     

    Pas de SP, mais j'ai gagné un livre dans un concours organisé par Manon de la chaîne Vibration Littéraire

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    Ensuite, comme je m'étais engagée à lire la série Calendar Girl sous prétexte que "tu peux pas dire que c'est nul tant que tu l'as pas lu" et que j'en avais marre de lire ça tous les mois...
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    Donc voilà, j'ai lu. Je peux le dire maintenant que c'est nul? Bon j'admet qu'à partir du mois de Juin, on commence à avoir une histoire. Mis franchement, si on devait enlever toute la merde, tous les clichés, tous les moment où l'auteur essaie de faire croire à des jeune filles qu'être escort c'est un métier glamour et qu'on ne tombe que sur des clients beaux comme des dieux et jamais sur des vieux dégueulasses, il reste quoi sur l'ensemble de la série? 300 pages de potables, à tout casser. Et je note large!

    D'ailleurs puisqu'on parle de nullité, j'ai même abandonné deux livres ce mois-ci. C'est rare que j'abandonne des lectures, mais là, c'était vraiment insupportable à lire. D'ailleurs, je ne compte pas ces livres dans le nombre de livres lus ce mois-ci.

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    Un bon équilibre car si j'ai effectivement abandonné deux livres, deux autres ont été des coups de cœur!

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    Et bien sur, il y a eu le reste de mes lectures qui oscillent entre bonnes lectures et très bonnes lectures.

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    Les highlanders du nouveau monde.jpg On achève bien les chevaux.jpg L'exécutrice T07 Jalousies.jpg
    mort-en-direct.com.jpg Personne n'a oublié.jpg Une vicime idéale.jpg

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    Côté cinéma, ce n'est pas mal du tout.

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    Côté série, je n'ai rien terminé de nouveau, j'ai continué des séries telles que Grey's anatomy ou NCIS mais je ne suis pas arrivée à la fin de la saison.

     

    Côté privé, j'ai découvert un nouveau restaurant: L'Ambassade de Bretagne

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    Voici l'extérieur

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    Et l'intérieur


    Le menu ressemble à un journal et les crêpes mettent l'eau à la bouche, qu'elles soient sucrées ou salées.

    Restaurant L'ambassade de Bretagne
    Les DOCKS
    10 place de la Joliette 
    13002 Marseille

    (Entrée D - Cour bleue
    Face aux terrasses du Port -
    Tramway et métro Joliette)


    Et voilà, c'est tout pour le moi de mai. Je vous revois dans un mois pour le bilan de juin!

  • [Livre] Après nous - T01 - Le commencement

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    Résumé : Les cartes du destin de l'humanité sont entre ses mains. Est-elle porteuse de chaos ou de la promesse d'un monde meilleur ? 
    Jezebel Kern a tout pour elle : des parents aimants, soucieux de son avenir, un véritable talent de musicienne, une voix envoûtante. Rien ne semble pouvoir troubler son petit paradis. Mais lorsque Hannah et Johann Kern perdent la vie dans un accident de la route, Jezebel découvre qu'il n'y a aucun acte de naissance à son nom. Peu à peu s'impose une terrible vérité : elle a été kidnappée dans sa petite enfance. À qui ? Pourquoi ? Et surtout, d'où lui vient cette voix capable de charmer... comme de blesser mortellement ? Jezebel devra le découvrir au travers d'une quête qui fera vaciller ses croyances et la portera aux frontières de l'apocalypse.



    Auteur : Myra Eljundir

     

    Edition : Robert Laffont

     

    Genre : Young Adult

     

    Date de parution : 23 Novembre 2017 

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : Ce livre était une bonne lecture mais il m’a laissé une impression mitigée. Je pense qu’il me faudra lire le tome 2 avant de pouvoir dire si mon avis penche vers le positif ou le négatif.
    J’ai beaucoup aimé l’écriture de Myra Eljundir. Cela m’a donné envie de lire son autre série, dont j’ai entendu pas mal de bien : Kaleb.
    Il y a un assez bon rythme. Les descriptions sont courtes et précises et ne ralentissent pas la lecture.
    Une des révélation de Jarod m’a obligée à retourner lire le début du roman pour me rendre compte qu’effectivement, l’auteur n’avait pas donné d’indices sur ce dont il parle et que, comme les personnages, j’avais sauté à la conclusion la plus évidente sans aucune preuve. C’était vraiment bien tourné car il a vraiment fallu que j’y retourne pour me rendre compte que j’avais moi-même rempli les blancs sans que l’auteur ne me pousse dans un sens plutôt qu’un autre.
    Le roman est assez difficile à lâcher, j’avais sans cesse envie de lire la suite, chaque chapitre me donnant terriblement envie de connaître les suivants (ce qui rend compliqué le « encore un chapitre et je dors »).
    Pour autant, j’ai l’impression que, malgré toutes les informations qu’on nous donne, on ne sait presque rien sur l’univers mis en place par l’auteur. On a des bribes d’information sur tout un tas de choses mais j’ai eu du mal à me faire une idée d’ensemble.
    Les personnages de Jezebel et Rowan sont ceux qui m’ont le plus intéressée, sans doute aussi parce que ce sont les plus élaborées.
    J’ai eu l’impression que la fin était précipitée. Comme si l’auteur s’était soudain rendu compte qu’il ne lui restait que deux chapitres pour finir son roman et qu’elle avait absolument voulu finir dans les temps, quitte à prendre des raccourcis. Par exemple, il y a un chapitre sur Jarod, vers la fin, dans lequel il y a certain retournement de situation que je trouve un peu trop facile et qui, en plus, ne débouche sur absolument rien. J’espère vraiment qu’on aura quelque chose de plus développé à ce sujet dans le second tome, sinon on pourra se demander si l’auteur n’a pas fait là du remplissage.
    J’ai eu un peu de mal avec les changements de points de vue qui alterne entre les différents personnages à l’intérieur d’un même chapitre sans qu’il y ait vraiment de séparation ni physique, ni de style. C’était parfois un peu compliqué de suivre qui parlait.
    Si je devais résumer ce livre en un seul mot, ce serait « Brouillon ». Rien n’est clair, tout est hésitant, irrégulier, fouillis.
    La plume de l’auteur sauve ce premier tome, mais j’attends vraiment le second tome pour me prononcer sur la saga. Ce premier tome ne me permet pas vraiment de dire si l’histoire tient la route ou non.

     

    Un extrait : Quand elle reprit connaissance, elle était allongée sur le sol des toilettes, du papier humide sur le front.
    - Putain, Ro, tu m’as fais peur !

    - Qu’est-ce qui s’est passé ? demanda-t-elle en ôtant sa compresse de fortune.

    Noé lui avait posé du PQ sur le crâne ! Pouvait-elle être encore moins séduisante qu’en ce moment même ?

    - Tu as fais un malaise.

    - Ah oui, ça me revient… Je touchais Jarod… et il y avait Jezebel, sa façon de me regarder… j’ai senti qu’elle m’en voulait de quelque chose… et la peau de Jarod m’a semblé soudain glacée… Où sont-ils passés ?
    - Ils sont allés boire un verre.

    A sa mine renfrognée, Rowan devina que Noé aurait préféré partir avec eux plutôt que de jouer les gardes-malades. Elle en ressentit une si grande tristesse que les larmes lui montèrent instantanément aux yeux.
    - Je suis désolée…
    - C’est rien. Il y aura d’autres occasions, je ne te laisse pas seule, tu le sais bien.
    - Vraiment ?

    Alors pourquoi avait-elle le sentiment qu’il n’hésiterait pas à rejoindre Jezebel à son premier claquement de doigts ? Qu’il était déjà complètement assujetti à elle, prêt à tout pour lui être agréable et obtenir ses faveurs ? La jeune fille se sentait lasse, convaincue d’avoir perdu une bataille qui n’avait pourtant pas commencé, certaine que l’entrée de Jezebel dans sa vie sonnait le glas de son bonheur.
    - N’importe quoi !
    Devant l’air interrogateur de son amie, Noé sourit et répéta :
    - N’importe quoi je te dis ! Je ne sais pas à quoi tu penses, mais vu ta tête ce n’est pas joyeux et c’est forcément des conneries.

    - Je ne crois pas, non, répondit-elle, morose.

    - Et moi je sens que si. Mon intuition m’a-t-elle déjà trahi ?

    - Non… Mais, là, c’est différent.

    - Ah oui, et en quoi ?

    - C’est bon, laisse tomber.

     

    Rowan n’avait aucune envie d’expliquer à Noé les pensées qui l’agitaient, ses pressentiments lugubres, la jalousie qui l’avait consumée dès que cette fille avait fat irruption dans leur vie. Instinctivement, elle savait que Noé n’avait jamais ressenti une telle attirance pour qui que ce fût, que Jezebel lui plaisait vraiment. Vraiment. Et qu’il lui échappait déjà. Rowan sentit à nouveau son cœur se tordre, d’impuissance, de tristesse. De peur. Le mot était lâché. Le genre de peur irrationnelle, incontrôlable u’on ressent lorsqu’on fait face à la fatalité. Car quand Jezebel l’avait fusillée du regard et que la vie avait semblé déserter son corps, Rowan avait acquis la certitude que cette fille était dangereuse.
    Parce que dans ses yeux elle avait lu la promesse du chaos.
    La fin de toute chose.

     

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  • C'est lundi que lisez vous? #159

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    Au fond de l'eau.jpg La malédiction T01.jpg La Passe-miroir T02.jpg

    La voie duloup.jpg Le chemin parcouru.jpg Le justicier d'Athènes.jpg

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    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #1

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèque. La liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.
    Pour ma part, j’ai décidé de vous faire découvrir mes coups de cœurs !

     

    Cette semaine, je vous présente Virtuosity de Jessica Martinez dont vous pouvez lire le résumé et ma chronique ICI

     

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    "Le balcon me glaçait la joue. Dix étages plus bas, le trafic était dense sur la grande artère longeant le lac, pourtant j’avais l’impression que le ronronnement des moteurs résonnait à des kilomètres de là. Le spectacle sous mes yeux était d’un calme parfait : un ciel noir et sans étoiles surplombant le lac Michigan, mon bras nu glissé entre les barreaux métalliques de la rambarde et la crosse caramel de mon violon dépassant de mon poing serré.

    Je n’avais qu’à ouvrir la main. Dérouler les doigts, un à un. Lorsque le dernier lâcherait prise, le violon fendrait la nuit telle une flèche, filant vers la terre ferme, en bas. Et tout serait terminé.

    Je libérai mon souffle et sentis mon corps se plaquer contre le béton. Diana m’en voudrait pour la robe. C’était sa couturière qui avait travaillé la mousseline légère, au moyen de surjets et de fronces, pour obtenir ces cascades de bleus, déclinés en trois nuances. À présent écrasés sous moi, les tourbillons de tissu, chiffonnés, devaient absorber la saleté, la graisse et autres cendres de cigarette qui s’accumulent sur les balcons des chambres d’hôtel.

    Je frissonnai. Le vent s’engouffrait par bourrasques, soulevant mes cheveux, qui me fouettaient le visage et le dos, décolleté. Je m’étais débarrassée depuis un moment des barrettes et épingles – c’était même la première chose que j’avais faite en pénétrant dans la chambre. Ensuite j’avais quitté mes chaussures à talons, mes collants et mes boucles d’oreilles. Ça n’avait pas suffi. Je n’arrivais pas à me défaire de la honte qui me collait à la peau.

    J’étais alors sortie sur le balcon avec mon violon.

    La morsure de ce cauchemar éveillé était encore vive, la tension continuait à me nouer la poitrine, la tête, les mollets et les doigts.

    Un million deux.

    Cet instrument valait un million deux cent mille dollars. Ce nombre était difficile à comprendre. À ressentir. J’imprimai un mouvement de balancier au violon, très léger, et fermai les yeux. Meurtrière. Le mot avait surgi dans mon esprit et je le chassai aussitôt. Ridicule : un violon n’était ni un bébé ni un animal. Il n’était pas vivant.

    Je m’en convaincrais plus facilement cependant, si je ne l’avais pas senti respirer, pas entendu chanter.

    Je soulève les paupières. Mes articulations, blanchies, frémissent. L’effet des comprimés se dissipe progressivement. La musique est terminée. J’ouvre la main."

     

    Est ce qu'il vous tente?

  • [Film] Jane got a gun

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    Titre original : Jane got a gun

     

    Réalisé par : Gavin O’Connor

     

    Date de sortie : 27 janvier 2016

     

    Genre : Action

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h38

     

    Casting : Natalie Portman, Joel Edgerton, Ewan McGregor, Noah Emmerich…

     

    Résumé : Jane Hammond est une femme au caractère bien trempé mariée à Bill, l’un des pires bandits de la ville. Lorsque celui-ci se retourne contre son propre clan, les terribles frères Bishop, et qu’il rentre agonisant avec huit balles dans le dos, Jane sait qu’il est maintenant temps pour elle de troquer la robe contre le pantalon et de ressortir son propre pistolet. Le meilleur espoir de Jane n’est autre que son ancien amour Dan Frost, dont la haine envers Bill n’a d’égal que son amour pour Jane.

     

    Mon avis : Pour une fois qu’un western est porté par une femme sans tombé dans la parodie ou le drame en mode *je pleure toutes les larmes de mon corps*.
    Jane a vécu des choses horribles mais elle n’a pas le temps de s’arrêter sur ce qui a mal tourné. Si elle veut survivre dans l’ouest sauvage, elle doit être forte et c’est exactement ce qu’elle est. Elle est forte, tenace. Elle n’est pas pour autant dénuée de sentiments, il suffit de voir l’amour qu’elle porte à sa fille Katie ou celui qu’elle éprouve pour son mari, mais elle n’a pas le temps de pleurer sur son sort.

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    Quand Bill « Ham » Hammond rentre criblé de balle, elle le soigne aussi bien qu’elle peut, va mettre sa fille à l’abri et se prépare à défendre sa vie et sa maison.

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    Elle n’hésite pas à mettre sa fierté de côté (pas trop non plus, il faut pas pousser) pour aller demander à son ancien fiancé de venir les aider. On peut comprendre que le gars l’ait trouvé sacrément gonflée quand on a sa seule version de l’histoire, comme on peut se dire que c’est un gros con quand on a seulement celle de Jane. Mais quand on combine les deux, on se rend compte qu’aucun des deux n’est fautif et qu’ils ont été victimes des circonstances.

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    Les couleurs sont ternes, la poussière omniprésente, comme pour rappeler la rudesse de la vie dans l’ouest. D’ailleurs les souvenirs de Jane du temps où elle était fiancée à Dan sont plus vifs, avec des couleurs claires, pour montrer qu’à l’époque ils étaient heureux, en sécurité.
    Le jeu des acteurs est assez sobre, ils n’en font pas trop, ne sont pas dans la surenchère : le scénario se suffit à lui-même, les décors l’appuient suffisamment pour nous dépeindre la difficulté de la vie dans un endroit à peine civilisé, où les récompenses sont pour les hommes morts ou vifs, et donc où les procès n’ont pas lieu d’être, où femmes et enfants, sans la protection d’un homme, sont en danger permanent.
    L’histoire ne s’éparpille pas dans tous les sens. Elle tourne essentiellement autour de la vengeance que veulent les protagonistes : la vengeance voulu par Bishop, la vengeance voulue par Jane qui en a marre de fuir et veut mettre un terme à une vie d’angoisse et de suspicion, la vengeance voulu par Dan quand il apprend certains éléments du passé de Jane qui le concerne.
    J’ai beaucoup aimé voir Ewan McGregor dans un rôle de méchant (c’est rare). Cela dit, Bishop, c’est un peur comme Arthur dans Kamelott, il est entouré d’incapables et de bras cassés !

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    Tout ce qui nous est révélé du passé de Jane mène strictement à l’affrontement qu’il doit obligatoirement y avoir entre elle et Bishop, que ce soit en face à face ou par gros bras interposés.
    L’histoire est crédible : ceux qui se font tuer ne se relèvent pas cinq minutes après en ode « Ah ah, même pas mort ! », ceux qui se font blesser ne gambadent pas comme des lapins dans le plan suivant (Ah ah, même pas mal !).
    Quand on pense à tous les problèmes qu’à connu ce film pour voir le jour, entre la réalisatrice qui ne se pointe pas le premier jour du tournage (quoique, vu sa réalisation pour We need to talk about Kevin, on a gagné au change), le chef opérateur qui se barre parce qu’il ne veut bosser qu’avec elle (J’espère que ces deux là se sont prix des dommages et intérêts à leur faire passer l’envie de jouer les divas !), les acteurs qui partent parce que certains sont engagés ailleurs et que le tournage a été trop retardé, d’autres parce que le changement de réalisateur ne leur a pas plu… Bref, ce film en a autant bavé pour voir le jour que Jane pour se sortir du nid d’emmerdes dans lequel elle est plongée !



  • [Livre] Il était une fois – T03 – La princesse au petit pois

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    Résumé
     : Par une nuit d’orage, Olivia Lytton frappe à la porte du duc de Sconce après que sa calèche a versé dans le fossé. Sublime apparition : ses longs cheveux dénoués ruissellent, sa robe trempée souligne des courbes somptueuses. Ébloui, Quin ne peut s’empêcher de lui voler un baiser. Lui le mathématicien de génie imperméable aux émotions s’embrase soudain pour cette femme au franc-parler déconcertant et au langage fleuri. Aurait-il enfin trouvé sa duchesse ? Mais n’est-il pas déjà fiancé ? À la sœur d’Olivia, très précisément ?

     

    Auteur : Eloïsa James

     

    Edition : J’ai lu

     

    Genre : Romance

     

    Date de parution : 21 août 2013

     

    Prix moyen : 7€

     

    Mon avis : Olivia n’a rien d’une duchesse telle que le rêve les duchesses douairières ou sa propre mère. Les maximes de bienséance lui paraissent ridicules, de même que toutes les manières affectées que se doit d’afficher une duchesse selon sa mère. Pourvue de formes voluptueuses, Olivia pense être trop en chair puisque sa mère le lui rappelle constamment. Mais comme son destin est tout tracé, elle s’en fiche un peu. En effet, d’après un pacte passé au collège entre son père et un de ses camarades, duc de son état, étant la fille ainé, elle est destinée à épouser le fils aîné du duc.
    Or non seulement Rupert a 5 ans de moins qu’elle, mais les circonstances de sa naissance difficile ont fait qu’il est un peu simplet. Pour autant, il est d’une gentillesse exceptionnelle et si Olivia voit d’un œil morne son futur avenir conjugal, elle se montre d’une loyauté sans faille envers le jeune homme pour qui elle a de la compassion et de l’affection.
    De plus, elle sait qu’une fois mariée, elle pourra doter sa sœur jumelle, Georgiana, qui, si elle est le modèle même de la duchesse délicate et réservée, n’en reste pas moins froide comme un glaçon et désargentée, ce qui n’attire pas vraiment les prétendants.
    De son côté, Tarquin, qui préfère qu’on l’appelle Quin, sait bien qu’en tant que Duc, il doit se remarier. Mais il a été assez échaudé par son premier mariage qui a été un vrai désastre, surtout pour son cœur. Sa mère est bien décidé à choisir elle-même la future duchesse afin d’épargner à son fils un nouveau chagrin. Pour cela, elle décide d’organiser une sorte d’audition, à laquelle Georgiana va être conviée. Olivia va l’accompagner, avec la complicité de son futur beau-père, histoire d’échapper aux remarques incessantes de sa mère.
    Et là, on s’en doute, c’est le drame : Quin est immédiatement attiré par la voluptueuse Olivia.
    Sauf que la duchesse douairière n’est pas ravie de ce qu’elle voit, et qu’Olivia est bien décidée à se montrer d’une fidélité et d’une loyauté sans faille tant envers son fiancé qu’envers sa sœur.
    Le lien avec le conte original a lieu de deux manières : d’une part, le fait que la douairière veut trouver une VRAIE duchesse pour son fils (comme dans le conte, la reine voulait trouver une VRAIE princesse), d’autre part, à un moment du livre, il y a effectivement quelque chose caché sous une flopée de matelas… mais je n’en dirais pas plus !
    On voit venir la fin à trente kilomètres mais ça reste une romance historique, ce n’est pas censé être original sur la fin, tout l’intérêt réside dans comment on arrive à cette fin.
    Un bon moment de lecture.

     

    Un extrait : La plupart des fiançailles ont pour origine l'un de ces deux sentiments violents que sont l'avidité et l'amour. Pourtant, celles d'Olivia Lytton n'étaient ni le fruit d'un échange de fortunes entre deux aristocrates de même sensibilité ni le résultat d'une brûlante combinaison de désir, de liens familiaux et de flèches de Cupidon.

    En vérité, il arrivait à la future épouse, dans ses moments de désespoir, de considérer son engagement comme la conséquence d'une malédiction.

    — Peut-être nos parents ont-ils oublié d'inviter une fée puissante à mon baptême, déclara-t-elle à sa sœur au retour du bal chez le comte de Micklethwait, où elle avait passé de longs moments en compagnie de son fiancé. La malédiction - dois-je le préciser ? - étant d'avoir Rupert pour mari. Je préférerais encore dormir cent ans.

    — Le sommeil possède certains attraits, reconnut Georgiana en descendant de la calèche familiale.

    Elle évita néanmoins d'associer cette remarque à son complément : le sommeil possède certains attraits... contrairement à Rupert.

    La gorge serrée, Olivia s'attarda un instant à l'intérieur de la voiture, le temps de se ressaisir. Ne savait-elle pas depuis toujours qu'elle serait un jour duchesse de Canterwick ? Alors pourquoi cette perspective l'accablait-elle autant ? Cela n'avait aucun sens. Mais elle n'y pouvait rien : une soirée auprès de son futur mari lui donnait l'impression d'être vide.

    Et le fait que tout Londres, y compris sa mère, la regardât comme la plus chanceuse des femmes n'arrangeait rien. Sa mère aurait été horrifiée, quoique guère surprise, si elle avait su qu'elle considérait sa future accession au rang de duchesse comme une malédiction. Pour ses parents, il était évident que l'ascension de leur fille dans la hiérarchie sociale était une chance inouïe. Autrement dit, une bénédiction.

    « Dieu merci ! avait-elle entendu son père s'exclamer au moins cinq mille fois depuis sa naissance. Si je n'étais pas allé à Eton... »

    Lorsqu'elles étaient enfants, Olivia et sa sœur jumelle, Georgiana, adoraient cette histoire.

    Perchées sur les genoux de leur père, elles l'écoutaient leur raconter comment lui M. Lytton, obscur nobliau (bien que lié à un comte d'un côté de sa famille, à un évêque et un marquis de l'autre) était allé à Eton, où il était devenu l'un des meilleurs amis du duc de Canterwick, qui portait son titre prestigieux depuis l'âge de cinq ans. Les deux garçons avaient fait le serment, signé de leur sang, que la fille aînée de M. Lytton deviendrait duchesse en épousant le premier-né du duc de Canterwick.

    Lytton assuma sa part avec un enthousiasme débordant, produisant non pas une mais deux filles en quelques mois de mariage. Quant au duc de Canterwick, il n'eut qu'un seul fils, et encore, après plusieurs années de vie conjugale. Mais cela suffit pour qu'il honorât sa promesse. Surtout, Sa Grâce resta fidèle à sa parole, rassurant régulièrement M. Lytton quant au destin commun de leurs progénitures.

     

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