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Selene raconte... - Page 2

  • Mes sorties du mois #39

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    Chaque mois voit son lot de sorties, que ce soit en livres ou en films. 
    Chaque 1er mercredi du mois, je vous donnerai les sorties, parmi celles qui ont retenues mon attention.
    Voyons ce qui nous attend d'intéressant ce mois-ci!

     
    Que ce soit les livres ou les films, je vous laisse aller sur booknode ou allociné pour découvrir résumés et/ou bandes annonces.

     

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    Bande-dessinée:

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    Romans:

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    Et vous? Vous avez repéré des sorties intéressantes pour ce mois de décembre?

  • Bilan de lecture de novembre 2018

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    En octobre, j'ai lu 16 livres pour un total de 6366 pages

     

    Le mois de novembre était le dernier mois du Pumpkin Autumn Challenge, alors autant dire que je n'ai rien lâché.

     

    Mais Novembre, ça a aussi été la lecture commune organisée par Corn8lius qui nous a permis de lire

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    Le reste est un mélange de genres, tous entrant dans l'une des catégories du pumpkin!

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    La meute du phenix T03.jpg Le journal intime d'un arbre.jpg Les intrus.jpg

    Maybe someday.jpg Ne la réveillez pas.jpg nord et sud.jpg

    qui es tu Alaska.jpg rouge toxic.jpg Sleepy hollow.jpg

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    Côté écran, j'ai vu deux films. Avec les fêtes qui approchent, je suis plus d'humeur à regarder des films pourvus qu'ils soient estampillés Disney (on ne se refait pas)

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    Côté privé, encore assez raisonnable ce mois-ci, puisque je n'ai fais que deux commandes

    D'abord des mugs chez maison du monde, chacun accompagné de son coquetier

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    Et ensuite chez Yves Rocher pour leur collection de noel: gel douche, crème mains, baume à lèvres et bougie en deux déclinaisons: pomme rouge et thé doré (plus un gel douche à la vanille et un à l'avoine)

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    Et côté cadeaux, ils s'améliorent: des échantillons, comme avant, mais aussi deux vrais produits

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    Et voilà, c'est tout pour ce mois-ci. On se retrouve en fin décembre pour le prochain bilan!

  • C'est lundi que lisez-vous? #185

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog I believe in Pixie Dust.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    y aura-t-il trop de neige à noel.jpg Aux délices des anges.jpg

     

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    Aux délices des anges.jpg Belle de glace.jpg Blanche neige et le chasseur.jpg

    chevaux de foudre.jpg coup de foudre sous la neige.jpg Devine qui vient pour noel.jpg

    flocons d'amour.jpg Je sais qui tu es.jpg La danse hésitante des flocons de neige.jpg

    La disparue de la cabine n°10.jpg La douce caresse d'un vent d'hiver.jpg Le magicien d'oz.jpg

    Les orphelins du grand nord.jpg L'exquise clarté d'un rayon de lune.jpg marquée à vie.jpg

    Quand la neige danse.jpg Shade of magic.jpg snowblind.jpg

    Tout ce que je veux pour noel.jpg Un palais de colère et de brume.jpg y aura-t-il trop de neige à noel.jpg

     

    Sans compter la LC pour décembre/janvier

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    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #27

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.
    Pour ma part, j’ai décidé de vous faire découvrir mes coups de cœurs !

     

    Cette semaine, je vous présente Les cœurs fêlés de Gayle Forman dont vous pouvez lire ma chronique ICI.

     

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    "Ce devait être une excursion au Grand Canyon et je n’avais aucune envie d’y aller. En plein été, il devait bien faire trois mille degrés dans ce désert. Entre le climat et les deux jours de trajet en voiture avec mon père et le Monstre, sa seconde femme, j’étais sûre d’y laisser ma peau. Le Monstre est toujours après moi. Tout y passe : mes cheveux, rouges avec des mèches noires, ou noirs avec des mèches rouges, si l’on préfère ; mes tatouages — un brassard celtique, une guirlande de pâquerettes sur la cheville, et un cœur situé à un endroit qu’elle ne risque pas de voir ; ma prétendue mauvaise influence sur Billy, mon demi-frère, qui n’est encore qu’un bébé et doit prendre mes tatouages pour de la BD, si même il les a remarqués.
    En plus, c’était mon dernier week-end de liberté avant l’entrée en première et il s’annonçait d’enfer. Je joue de la guitare dans un groupe, Clod, et on devait se produire au Festival de l’été indien d’Olympia parmi des orchestres top niveau, le genre qui est sous contrat avec des producteurs. Rien à voir avec les cafés et les soirées particulières où l’on jouait d’habitude. Mais, bien sûr, le Monstre s’en fichait. Elle considère le rock punk comme une sorte de culte diabolique. D’ailleurs, après la naissance de Billy, elle m’a interdit de continuer à répéter dans le sous-sol pour protéger le petit trésor. Du coup, je dois me replier chez Jed, qu’elle n’aime pas non plus parce qu’il a dix-neuf ans et qu’il habite — horreur! — non pas avec ses parents, mais en colocation.
    J’ai donc refusé poliment. Bon, d’accord, peut-être pas si poliment que ça. J’ai dit que je préférais bouffer du verre pilé, ce qui a fait se précipiter le Monstre vers papa, lequel m’a demandé d’un air las la raison de ma mauvaise humeur. J’ai expliqué l’histoire du concert. Dans une vie antérieure, mon père s’est s’intéressé à la musique, mais, là, il s’est contenté d’ôter ses lunettes et de se masser la cloison nasale en déclarant que c’était comme ça et pas autrement. On allait au Grand Canyon en famille, point final. Comme je n’avais pas l’intention de me laisser faire, j’ai sorti tout mon arsenal d’arguments : pleurs, silence obstiné, vaisselle fracassée. Pour rien. Le Monstre a refusé de discuter et je me suis retrouvée face à papa, à qui je n’aime pas faire de la peine. Résultat, j’ai cédé.
    J’ai dû annoncer la nouvelle au groupe. Erik, le batteur, amateur de fumette, s’est contenté de lâcher mollement un juron, mais Denise et Jed étaient contrariés. « On a tellement bossé, tu as tellement bossé », s’est lamenté Jed. J’étais désolée de le voir si déçu. D’autant qu’il avait raison. J’étais sur le point de participer à un méga-concert alors que, trois ans plus tôt, j’étais incapable de faire la différence entre un accord de do et un fa. J’allais devoir tirer un trait dessus et Clod serait réduit à un trio lors du festival. Ça me ravageait de ne pas pouvoir y aller, mais, en même temps, la réaction de Jed me réchauffait le cœur.
    J’aurais dû me douter qu’un coup tordu se préparait quand, le vendredi matin, j’ai vu papa en train de charger seul le monospace marronnasse que le Monstre lui a fait acheter à la naissance de Billy. Ni elle ni mon petit frère n’étaient présents.
    Cela m’a énervée. « Elle est toujours en retard, ai-je lancé.
    — Brit, ta mère ne voyage pas avec nous.
    — D’abord, c’est pas ma mère, et puis qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Tu as dit qu’on partait en famille, donc que j’étais o-bli-gée d’y aller. Mais s’ils ne viennent pas, je n’y vais pas non plus.
    — On part en famille », a martelé mon père. Il a fourré ma valise à l’arrière avant d’ajouter : « Simplement, Billy est trop jeune pour supporter un voyage de deux jours en voiture. Ils vont prendre l’avion et on se retrouvera tous là-bas. »
    Je ne me suis pas méfiée non plus lorsque, en arrivant à Las Vegas, papa a proposé qu’on s’y arrête. A l’époque où maman était encore avec nous, c’est ce qu’on faisait. On sautait dans la voiture sur une impulsion et on filait à Vegas ou San Francisco. Je me souviens qu’une nuit, parce qu’une vague de chaleur nous empêchait de dormir, on a fourré nos sacs de couchage dans la voiture et on a mis le cap sur les montagnes, où l’air était plus frais. Papa n’a plus jamais été aussi cool depuis. Le Monstre a réussi à le convaincre que la spontanéité équivaut à de l’irresponsabilité."

     

    Alors, tentés?

  • [Livre] Le chemin parcouru

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    Résumé : Sierra Leone, années 90. II s'appelle Ishmael Beah. Hier encore, c'était un enfant qui jouait à la guerre. Désormais, il la fait. Un jour de 1993. sa vie bascule brusquement dans le chaos. Ishmael a douze ans lorsqu'il quitte son village pour participer dans la ville voisine à un spectacle de jeunes talents. Il ne reverra jamais ses parents.

    Après des mois d'errance dans un pays ravagé par la guerre, il tombe avec ses compagnons aux mains de l'armée. Faute de troupes, les deux camps - armée gouvernementale et groupes rebelles - enrôlent de force les enfants des villages capturés. Drogué, privé de tout repère moral ou simplement humain dans un monde qui s'est effondré, Ishmael devient insensible, incapable de réfléchir, transformé en machine à tuer. A quinze ans, grâce à l'UNICEF, il est envoyé dans une mission humanitaire et, avec l'aide des médecins, il va apprendre à se pardonner et à se reconstruire.

    Ce récit fascinant d'une traversée de l'enfer à l'aube de la vie est une leçon de courage et d'humanité, destinée à devenir un classique de la littérature de guerre.


    Auteur : Ishmael Beah

     

    Edition : Presse de la cité

     

    Genre : Témoignage

     

    Date de parution : 03 janvier 2008

     

    Prix moyen : 19€

     

    Mon avis : Ce livre a été une vraie claque. Il a été totalement impossible à lâcher, même si je n’ai pas pour autant atteint le coup de cœur.
    L’histoire que nous raconte Ishmael ne décrit pas seulement la vie d’un enfant soldat, mais il nous raconte aussi sa vie quand la guerre lui est tombée dessus, son errance pour retrouver ses parents et tenter d’échapper à l’enrôlement de force par les rebelles, la traversée de village où les pré-ados et les ados sont regardés avec hostilité car les récit de villages pillés par les enfants soldats ont précédé Ishmael et ses camarades. Il nous parle du nombre de fois où il a frôlé la mort, que ce soit en tombant sur les rebelles ou aux mains de villageois terrorisés et donc insensibles.
    Et quand ils croient être enfin en sécurité, c’est aux mains de l’armée régulière qu’ils tombent. Si celle-ci n’enrôle pas les gamins par la force brute, l’alternative qu’elle leur propose ne leur laisse, en réalité guère de choix.
    On peut se rendre compte que, rebelles ou armée régulière, les deux exploitent sans scrupules les enfants, n’hésitant pas à les droguer pour les rendre plus insensibles à la peur, au danger, à la douleur, et aux abominations qu’on leur demande de commettre.
    Quand enfin l’UNICEF arrive pour les tirer de là, j’ai trouvé ses membres très maladroits. Ils commencent par arriver en terrain conquis, agissant comme si les enfants soldats appelaient leur arrivée de leurs vœux. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la réaction des gosses va les surprendre. Ensuite, si je comprends la nécessité de les rééduquer, de contrevenir au lavage de cerveau qu’ils ont subis, j’ai trouvé qu’ils étaient mal préparés, qu’ils faisaient preuve d’arrogance et de condescendance, ce qui ne les a pas fait entrer dans les bonnes grâces des enfants. J’ai surtout trouvé qu’ils étaient mal préparés, même s’ils sont animés des meilleures intentions. Mais mettre dans la même pièce des enfants-soldats rebelles et des enfants-soldats armée, c’était presque comme leur donner des fusils et déclarer la chasse ouverte.
    Cette guerre est partout et, quand elle s’arrête, il y a un autre coup d’état, et une autre guerre, avec d’autres alliances qui débute. On a l’impression qu’Ishmael ne peut pas y échapper. Car si les rapports entre les différentes factions ont changés, si les alliances se sont modifiées, les grands perdants restent les enfants-soldats, qu’on renvoie au front dans une guerre qui n’est pas de leur fait mais où ils se font allégrement massacrer.
    J’ai trouvé qu’Ishmael avait un sang-froid et un courage exceptionnel, que ce soit dans les premières années, quand il fuit les rebelles, ou plus tard, quand il décide qu’il ne sera plus un enfant-soldat et qu’il est prêt à prendre le risque de tenter de quitter le pays pour se sortir de ce pays ravagé.

     

    Un extrait : Il courait sur la guerre toutes sortes d’histoires qui donnaient l’impression qu’elle se déroulait dans une terre lointaine, différente. C’est seulement quand les réfugiés ont commencé à passer par notre ville que nous avons compris qu’elle avait lieu dans notre pays. Des familles qui avaient parcouru des centaines de kilomètres à pied nous racontaient que les soldats avaient tué plusieurs des leurs et incendié leur maison. Certains habitants avaient pitié d’eux et leur offraient un endroit où loger, mais la plupart des réfugiés refusaient parce que la guerre finirait par atteindre notre ville, disaient-ils. Les enfants de ces familles ne nous regardaient pas, ils sursautaient en entendant le bruit d’une bûche qu’on fendait ou le claquement sur un toit de tôle d’une pierre lancée par la fronde d’un gosse chassant les oiseaux. Les adultes venant des zones de guerre restaient plongés dans leurs pensées pendant les conversations avec les anciens de ma ville. Outre la fatigue et la faim, il était clair qu’ils avaient vu des choses qui accablaient leur esprit, des choses que nous refuserions de croire s’ils nous en parlaient. Je pensais parfois que certaines des histoires racontées par les réfugiés étaient exagérées. Les seules guerres que je connaissais étaient celles que j’avais lues dans les livres ou vues au cinéma dans des films comme Rambo, ou encore celle du Liberia voisin, dont j’avais entendu parler aux informations de la BBC. Mon imagination d’enfant de dix ans n’était pas capable de comprendre ce qui avait détruit le bonheur des réfugiés.

     

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  • [Livre] Miss Peregrine et les enfants particuliers – T03 – La bibliothèque des âmes

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    Résumé : Dans le Londres d'aujourd'hui, Jacob Portman et Emma Bloom se lancent à la recherche de leurs amis enlevés par les Estres. Ils retrouvent leur trace grâce au flair aiguisé d'Addison, l'illustre chien particulier doué de parole. Bientôt, au bord de la Tamise, ils font la connaissance de Sharon, un géant bourru qui, moyennant une pièce d'or, propose de leur faire traverser le fleuve. Ils rejoignent ainsi l'Arpent du Diable, une boucle temporelle à la réputation effroyable où séjournent les particuliers les moins recommandables, où pirates et malfaiteurs commettent leurs forfaits en toute impunité.

    Jacob et Emma ne se sont pas trompés : l'ennemi a bien établi son QG dans l'Arpent, derrière les murs d'une forteresse imprenable...


    Auteur : Ransom Riggs

     

    Edition : Bayard

     

    Genre : Fantastique

     

    Date de parution : 11 Mai 2016

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : Ce troisième et dernier tome, comme je l’avais prédit à la fin du tome 2, est explosif.
    Tous les enfants particuliers ont été capturés à l’exception de Jacob et Emma et du chien particulier Addison.
    Le tome 2 nous laissait en présence d’un creux prêt à attaquer et stoppé net dans son élan par un Jacob qui n’en croyait pas ses yeux.
    Ce don, qui se déclenche de manière un peu aléatoire, en général quand Jacob a une grosse trouille, ce qui n’est pas franchement difficile en présence de creux, va se développer. Grâce à ce don, Jacob va se sentir plus à sa place dans le monde des particuliers, mais il garde quand même un recul que n’a pas Emma. A plusieurs reprise, la jeune fille veut foncer tête baissée ou refuse de croire ce qu’il y a pourtant sous ses yeux et Jacob va devoir la raisonner.
    Le jeune homme va prendre de l’assurance mais il se pose aussi beaucoup de questions sur son rôle au sein du monde des particuliers, de sa relation avec Emma et de son avenir qui semble ne pas pouvoir concilier les particuliers et sa famille. Il est déchiré entre les deux mondes, refusant de perdre ses parents ou ses amis (surtout Emma).
    J’ai quand même trouvé Emma particulièrement agaçante dans ce tome. Elle reste butée sur des choses qu’elle croyait vraie et elle refuse d’ouvrir les yeux, comme par exemple d’accepter que tous les particuliers ne sont pas forcément sympathiques et dignes de confiance. Je comprends parfaitement que certaines choses se déroulant dans l’Arpent du diable sont difficile à avaler, mais bon, quand sa vie est en jeu, on doit être capable de comprendre les choses vites et d’accepter la réalité.
    J’ai beaucoup aimé Sharon, le guide des enfants dans l’Arpent. Il est le parfait exemple de la dualité que l’on découvre dans ce monde au sujet des particuliers. Il est à la fois loyal et opportuniste, serviable et intéressé… il est difficile à cerner et pendant la majorité de ma lecture je ne savais pas si les particuliers pouvaient réellement compter sur lui.
    J’ai beaucoup aimé en savoir un peu plus sur les frères de miss Peregrine et sur les circonstances de la création des sépulcreux. Clairement, Caul est un fou dangereux, mais ça, on en avait eu un aperçu dans le tome précédent. Son autre frère est plus ambigu, plus difficile à cerner. Je pense que même lui ne se cerne pas lui-même.
    J’ai trouvé que les Ombrunes n’apprenaient pas de leurs erreurs. Quand on sait que la « rébellion » qui a conduit à la création des sépulcreux a eu lieu notamment parce que certains particuliers ne supportaient plus d’être soumis aux Ombrunes, on se demande quand est-ce qu’elles vont remettre leur façon de faire en question, car elles semblent bien décidées à continuer à refuser d’associer les particuliers à leurs décisions. A sans cesse les traiter en inférieurs, elles ne peuvent pas se plaindre de les voir de rebiffer.
    Les parents de Jacob ne sont vus que brièvement, mais ils n’ont pas changés, ils sont toujours obtus et étroit d’esprit, même quand les choses sont sous leur nez.
    J’ai vraiment adoré découvrir une autre facette du monde des particuliers, moins idyllique, où les « méchants » ne sont pas que les Estres et les sépulcreux et où certains particuliers peuvent mal tourner au point qu’il existe des boucles punitives. Cela casse le côté tout noir ou tout blanc des deux premiers tomes.
    Dans ce tome on a la réponse à quasiment toutes les questions que l’on a pu se poser dans les deux premiers opus (en tout cas ça a répondu à toutes les miennes). L’écriture est toujours aussi fluide et agréable et la tension est bien présente jusqu’au bout de l’histoire.
    J’ai tendance à être déçue à la fin des trilogies qui présentent des fins trop faciles ou bâclées. Ici, ce n’est pas le cas et j’ai été ravie de la fin !

    Un extrait : Le monstre était là, devant nous. Si proche qu’il lui aurait suffi de déployer une de ses langues pour nous toucher. Ses yeux étaient fixés sur nos gorges, et des idées de meurtre tournoyaient dans son cerveau rabougri. Son instinct lui commandait de nous dévorer : les âmes des particuliers sont des mets de choix pour les Sépulcreux, et nous étions disposés devant lui comme un étalage de petits fours au buffet d’une réception.

    Autour de nous, la station de métro avait des allures de night-club après un bombardement. Des conduites éventrées laissaient échapper en hurlant des rideaux de vapeur fantomatique. Des écrans pendaient du plafond, suspendus à leurs câbles, telles des volailles au cou brisé. Une nappe scintillante de tessons de verre s’étalait jusqu’aux voies, clignotant dans la lueur rouge des lampes de secours comme une immense boule à facettes.

    Addison se tenait courageusement devant moi, la queue dressée. Emma, encore sonnée par la déflagration, s’accrochait à ma taille, incapable de produire ne serait-ce qu’une flamme d’allumette. Adossés à la carcasse de la cabine téléphonique, coincés entre un mur et un océan de verre, nous étions dans une situation délicate, à quelques pas seulement d’une créature de cauchemar qui rêvait de nous mettre en pièces.

    Pourtant, le monstre ne semblait pas pressé de couvrir cette distance. Il avait pris racine, et oscillait sur ses talons comme un ivrogne ou un somnambule. Ses langues pendaient sagement devant sa tête dégoulinante de bave noire, semblables à un nid de serpents endormis par un sortilège.

    C’était moi qui l’avais mis dans cet état. Moi, Jacob Portman, un garçon ordinaire, venu de Nulle-Part, en Floride. Le Sépulcreux ne nous avait pas encore dévorés parce que je le lui avais interdit. Je lui avais commandé de retirer la langue qu’il avait enroulée autour de mon cou, avant de lui ordonner « Recule ! », dans un langage fait de sons étranges, que je n’aurais jamais cru pouvoir prononcer. « Debout », avais-je ajouté, et il s’était redressé comme par enchantement. Ses yeux me défiaient, mais son corps m’obéissait. Sans savoir comment, j’avais dompté le cauchemar ; je l’avais ensorcelé.

    Hélas, les créatures endormies finissent toujours par se réveiller, et les sortilèges se dissipent – surtout ceux qu’on a lancés par accident. Sous son apparence placide, je sentais le Creux bouillir.

     

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  • [Livre] Black Ice

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    Résumé : En décidant de passer un week-end à la montagne avec sa meilleure amie, Britt était loin d’imaginer que son ex, Calvin, serait aussi de la partie. Tandis qu’elle profite du trajet pour réfléchir à leur histoire, Britt et Korbie se retrouvent bloquées au milieu de nulle part dans une terrible tempête de neige. Bravant le froid glacial, elles finissent par trouver refuge dans un chalet occupé par deux beaux inconnus. Deux malfaiteurs en fuite qui les prennent en otage.
    Tandis qu’elle échafaude des plans pour trouver une issue, l’angoisse de Britt grimpe d’un cran : elle découvre que plusieurs meurtres ont été commis dans la région. Sans compter que le comportement bienveillant de Mason, un des deux ravisseurs, est déconcertant : est-il un ennemi ou un allié ? Peut-elle lui faire confiance ? Les apparences sont trompeuses au milieu du blizzard, et les secrets bien gardés…

    Auteur : Becca Fitzpatrick

     

    Edition : Les éditions du Masque

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 04 février 2015

     

    Prix moyen : 17€

     

    Mon avis : Dès le début du livre, j’ai trouvé que la relation entre Korbie et Britt était complètement toxique. Korbie semble voir Britt soit comme un faire-valoir, soit comme une rivale. Sa manière de la pousser à faire des choses qu’elle ne voulait pas faire en se moquant d’elle, en la critiquant etc… Ce n’est pas de l’amitié ce genre de relation !
    Alors c’est vrai que la famille de Korbie peut mettre mal à l’aise. On parle beaucoup des colères et de l’intransigeance du père, mais aussi de la manière qu’on les parents et Korbie de mettre toujours leur argent en avant. On peut comprendre que le fils, et ex-petit-ami de Britt, ne se soit pas empressé de revenir les voir une fois parti. Lui, Calvin, dans la façon qu’il a eu de rompre avec Britt, on se dit qu’il n’a jamais appris à communiquer. Et quand Britt se souvient de leurs moments passés ensemble, je ne l’ai pas trouvé si bien que ça. Il semblait faire plus attention à ce que ses copains allaient penser de lui qu’à sa copine.
    Je ne vais pas vraiment parler de Korbie parce que je l’ai trouvée inintéressante : elle est puérile, inconstante, pleurnicheuse et quoi qu’il arrive, elle reste fidèle à elle-même : une fillette pourrie-gâtée égoïste.
    En revanche, j’ai beaucoup aimé Britt et l’évolution qu’elle a dans le roman. Au début, elle est, elle aussi un peu puérile, elle est peu sûre d’elle et se repose sans cesse sur son père et son frère, ne prenant aucune décision par elle-même. Et puis, dans son aventure, elle commence à s’affirmer, à prendre des décisions, en un mot, à se prendre en main. Et elle y arrive se prouvant ainsi à elle-même qu’elle n’a pas besoin des autres pour s’en sortir. Pendant tout le livre, elle est en constante évolution, et une évolution positive.
    On sent que l’auteur s’est renseigné sur le terrain qu’elle décrit, sur les tempêtes et la survie en montagne car ses descriptions nous donnent réellement l’impression d’être perdus en plein blizzard. Si je n’avais pas lu ce livre au printemps, je serais allée vérifier s’il ne neigeait pas dehors tant j’avais l’impression de sentir le froid qu’elle décrivait.
    Concernant les meurtres commis dans la région, et dont l’un d’eux ouvre le livre, j’ai vite éliminé un suspect, que pourtant, à la lecture du résumé, j’étais encline à mettre dans la case des coupables.
    Pendant un temps, j’ai suivi une piste, mais une scène m’a mis sur la bonne voir et j’ai fini par comprendre, ni trop tôt, ni trop tard, qui était le coupable. En revanche, jamais je n’aurais imaginé les raisons qui le motivent. Là je suis restée sciée !
    Il y a une romance qui, bien que bien présente, n’empiète pas sur le côté thriller. J’ai même trouvé qu’à plus d’un titre, elle renforce les côtés noirs du roman.
    Après avoir lu ce livre, vous y réfléchirez à deux fois avant d’aller camper dans la montagne à la sortie de l’hiver !

     

    Un extrait : Si je mourais, ce ne serait sûrement pas d’hypothermie.

    J’entassai mon sac de couchage garni de plumes dans le coffre de ma Jeep avec cinq autres bagages remplis de matériel divers, de couvertures en laine polaire, de draps chauds, de chaussettes de ski et de tapis de sol isolants. Une fois assurée de ne rien perdre en route durant les trois heures de trajet jusqu’à Idlewilde, je rabattis le hayon et m’époussetai les mains sur mon short en jean.

    Rod Stewart ronronna son « If you want my body » dans le haut-parleur de mon téléphone, que je laissai sonner pour chanter en chœur avec lui : « … and you think I’m sexy. » Sur le trottoir d’en face, la voisine ferma rageusement la fenêtre de son salon. Navrée, Mme Pritchard. C’était trop tentant.

    — Salut, miss, me lança Korbie quand je décrochai, avant de faire éclater une bulle de chewing-gum. Alors, pas de retard prévu sur l’horaire ?

    — Léger contretemps. La Jeep est pleine à craquer, répondis-je avec un soupir exagéré. J’ai pu caser les sacs de couchage et l’équipement, mais nous allons devoir laisser un bagage. Tu sais, le bleu marine avec des poignées roses.

    Amies depuis toujours, Korbie et moi prenions un malin plaisir à nous taquiner comme deux sœurs.

    — Si tu abandonnes ma valise, tu peux dire adieu à mon fric.

    — J’aurais dû me douter que tu jouerais la carte de la gosse de riche.

    — Quand on a un atout, il faut s’en servir. Remercie le taux croissant de divorces qui remplit le tiroir-caisse de ma mère. Si les gens apprenaient à se rabibocher, elle se retrouverait vite au chômage.

    — Et tu serais contrainte de déménager. Alors, ne crachons pas sur le divorce.

    Korbie lâcha un ricanement diabolique.

    — Je viens d’appeler Bear. Il n’a pas encore bouclé ses bagages, mais il m’a juré qu’il nous rejoindrait à Idlewilde avant la nuit.

    Idlewilde, le splendide chalet de ses parents, niché au cœur du parc national de Grand Teton, serait durant toute une semaine notre unique point d’ancrage dans la civilisation.

    — Il est prévenu, reprit-elle. S’il m’oblige à déloger les chauves-souris des avant-toits toute seule, ses vacances vont lui paraître longues et chastes.

    — Je n’arrive toujours pas à croire que tes parents t’autorisent à partir seule avec ton copain.

    — Euh… à ce sujet…

    — J’en étais sûre ! C’était trop beau pour être vrai.

    — Calvin nous accompagne pour jouer les chaperons.

    — Tu plaisantes ?

    Korbie lâcha une exclamation répugnée.

    — Il rentre lui aussi pour les vacances et mon père l’a contraint à nous suivre. Je n’ai pas encore eu l’occasion de lui parler, mais il doit être vert. Il a horreur que mon père le régente, surtout depuis qu’il est entré à la fac. J’imagine d’ici son humeur massacrante que je devrai supporter toute la semaine.

    Les jambes en coton, je dus m’appuyer contre le pare-choc de la Jeep. J’eus brusquement du mal à respirer. D’un seul coup, le fantôme de Calvin réapparaissait. Je me rappelai notre premier baiser, lors d’une partie de cache-cache au bord de la rivière, derrière leur maison. Il avait trituré le crochet de mon soutien-gorge et glissé sa langue dans ma bouche pendant qu’une nuée de moustiques me bourdonnait aux oreilles. J’avais gâché cinq pages de mon journal intime à relater l’événement dans les moindres détails.

     

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  • [Livre] La fugitive

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    Résumé : Nome, 1900 : la plus importante ruée vers l'or de l'histoire. Près de cent mille hommes et femmes de tous les continents, enfiévrés par l'espoir de faire fortune, convergent vers les étendues glacées de l'Alaska. Dans leur quête effrénée du métal jaune, les prospecteurs, les aventuriers, les commerçants et les pionniers n'obéissent qu'à une seule loi : celle du plus fort. Laissant derrière elle les prairies du Minnesota, sa maison et son mariage malheureux, la jeune Esther tente de survivre dans cet environnement cruel. Pleine de ressources, elle s'acclimate rapidement à sa nouvelle existence et gagne sa vie en distribuant le courrier des mineurs. Mais quand son époux traverse l'océan pour la traquer, elle se retrouve confrontée au secret terrible qu'elle fuyait de toutes ses forces.


    Auteur : Peter C. Brown

     

    Edition : Michel Lafon

     

    Genre : Romance historique

     

    Date de parution : 2007

     

    Prix moyen : 20€

     

    Mon avis : J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire. Toute la première partie, pendant laquelle on ne sait pas grand-chose du passé d’Esther et où les personnages principaux sont sur le bateau qui les conduit à Nome en Alaska, est très lente. Je l’ai trouvé sans beaucoup d’intérêt. Disons qu’une fois que les personnages étaient présentés, le reste de la traversée m’a paru être du remplissage et je me suis ennuyée. J’ai même failli abandonner le livre, mais j’ai décidé de m’accrocher et j’ai bien fait car dès la seconde partie, dans laquelle on raconte le passé d’Esther j’ai repris goût à l’histoire.
    Leonard, le mari d’Esther, est vraiment un type perturbé. Il ne sait vivre que de magouilles, d’arnaques. Il n’est pas intéressé par la vie d’agriculteur car c’est un travail sans cesse renouvelé et que lui, il veut de l’argent de manière rapide sans avoir à le réinvestir aussitôt. Alors qu’Esther et sa famille sont pieux et trouve leur bonheur dans le travail de la terre et une vie simple et laborieuse, lui veut vivre sans attaches et surtout sans responsabilités.
    Ses manigances pour se faire bien voir d’Esther me l’ont vraiment rendu antipathique.
    J’ai trouvé que le résumé du livre ne rendait pas justice au livre car il laisse présumer des faits, des secrets, qui n’existent pas dans le récit.
    Au début du livre et pendant la quasi-totalité de l’histoire, j’ai beaucoup aimé Esther que je trouvais courageuse, forte, indépendante, malgré les épreuves qu’elle a traversées. Mais son attitude dans la dernière partie du roman a fait retomber toute l’admiration que j’avais pour elle. Je n’ai pas compris son attitude. Je n’arrivais pas à savoir si elle voulait se poser en martyre ou si elle était finalement faible et sans constance.
    Nolan est un homme bien, mais il a pas mal d’idées reçues. C’est aussi le genre d’homme qui pense qu’il suffit de vouloir pour obtenir ce que l’on souhaite. Nul doute que son séjour à Nome va le faire grandir et murir. Mais il a bon fond et malgré certaines petites erreurs, on voit que c’est un homme fiable.
    Dans l’ensemble l’histoire était sympathique, même si je m’attendais à autre chose étant donné les sous-entendus du résumé.

     

    Un extrait : La cabine intérieure sans hublot qu’Esther partageait avec Léna Watson en deuxième classe, dans les profondeurs du bâtiment, était éclairée par une méchante ampoule nue qui n’arrêtait pas de clignoter. L’espace entre leurs couchettes superposées et le mur leur laissait à peine la place de se tenir debout toutes les deux en même temps. Une épaisse couche de crasse duvetait toutes les surfaces. Dans un coin, un caleçon sale gisait roulé en boule. La toile à matelas était maculée de tâches et les couvertures en laine puaient la transpiration.

    - Du moment qu’il n’y a pas de rat, fit observer Léna, philosophe, avant de ranger ses affaires sur l’étagère au pied de la couchette supérieure.

    Esther, moins conciliante ou moins résignée, se campa sur le seuil de leur cabine, le regard perdu dans le flot humain qui s’écoulait dans le couloir et réfléchit au moyen d’améliorer leur confort, tout ayant conscience que ses chances de réussite étaient fort minces. Lorsque surgirent deux officiers de l’équipage, elle les interpela aussitôt :

    - Nous avons besoin de draps ! Il n’y en a pas dans notre cabine !

    Les deux officiers ne firent même pas mine de ralentir, mais l’un d’eux tourna la tête vers elle et lui lança d’un ton impertinent :

    - Si c’est une question de literie, vous devriez plutôt sonner le steward, madame.

    Son compagnon ricana, et les deux hommes disparurent au tournant du corridor avec les autres.

     

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  • C'est lundi que lisez-vous? #184

    c'est lundi que lisez vous.png

     

    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog I believe in Pixie Dust.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

    lectures de la semaine passée.jpg

    Les intrus.jpg Les hauts de hurlevent.jpg qui es tu Alaska.jpg

    Maybe someday.jpg Le journal intime d'un arbre.jpg

     

    Mes pages lues:

    Dimanche: 90p

    Lundi: 201p

    Mardi: 155p

    Mercredi: 261p

    Jeudi: 142p

    Vendredi: 332p

    Samedi: 258p

     

    Total lu sur la semaine: 1439p

    lecture en cours.jpg

    rouge toxic.jpg

     

    mes prochaines lectures.jpg

    Ce qu'il reste de ma PAL du Pumpkin

    Le journal intime d'un arbre.jpg Les intrus.jpg Maybe someday.jpg

    qui es tu Alaska.jpg rouge toxic.jpg

     

    Voilà ma PAL pour le challenge Christmas time (15 novembre - 31 décembre)

    La danse hésitante des flocons de neige.jpg L'exquise clarté d'un rayon de lune.jpg La douce caresse d'un vent d'hiver.jpg

    Aux délices des anges.jpg chevaux de foudre.jpg Devine qui vient pour noel.jpg

    Le magicien d'oz.jpg Shade of magic.jpg Un palais de colère et de brume.jpg

    y aura-t-il trop de neige à noel.jpg

     

    Voici ma PAL pour le Cold Winter Challenge (1er décembre - 31 janvier)
    Comme vous pouvez le constater, il y a 2 livres en commun avec le christmas time

    Belle de glace.jpg Blanche neige et le chasseur.jpg coup de foudre sous la neige.jpg

    flocons d'amour.jpg Je sais qui tu es.jpg La danse hésitante des flocons de neige.jpg

     La disparue de la cabine n°10.jpg La douce caresse d'un vent d'hiver.jpg Les orphelins du grand nord.jpg

    marquée à vie.jpg Quand la neige danse.jpg snowblind.jpg

    Tout ce que je veux pour noel.jpg

     

    Enfin, Corn8lius organise une nouvelle LC qui durera 6 mois à raison d'un tome à lire tous les 2 mois. Vont donc m'accompagner un bout de temps:

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    Et vous, que lisez-vous?

  • Premières lignes #26

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    Premières lignes est un rendez-vous livresque mis en place par Aurélia du blog Ma lecturothèqueLa liste des participants est répertoriée sur son blog (Si ce n’est que son rdv est le dimanche et que je mettrai le mien en ligne chaque samedi).
    Le principe est de, chaque semaine, vous faire découvrir un livre en vous en livrant les premières lignes.
    Pour ma part, j’ai décidé de vous faire découvrir mes coups de cœurs !

     

    Cette semaine, je vous présente La fille du faiseur de rois de Philippa Gregory dont vous pouvez lire ma chronique ICI.

     

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    Héritière légitime, épouse du plus grand sujet du royaume, Mère entre la première. Ensuite vient Isabelle, car elle est l’aînée. Et enfin moi, la dernière, comme toujours. De ma place, je ne vois pas grand-chose lorsque nous pénétrons dans la grande salle du trône, dans la tour de Londres. Ma mère fait une révérence puis s’écarte. Isabelle s’incline bien bas, comme nous l’avons appris, car un roi reste un roi même s’il n’est qu’un jeune homme installé sur le trône par mon père, et quoi que l’on pense d’elle, son épouse sera sacrée reine. Alors que je m’avance pour faire ma révérence, je vois enfin, pour la première fois, la femme que nous sommes venues honorer à la cour.
    Elle est impressionnante, la plus belle femme que j’ai jamais vue de toute ma vie. Aussitôt, je comprends pourquoi le roi a arrêté son armée à sa vue, pour ensuite l’épouser quelques semaines plus tard. Elle a un sourire qui s’épanouit lentement, puis brille d’un éclat angélique. Je connais des statues qui paraîtraient fades à côté d’elle, des madones peintes dont les traits seraient grossiers en comparaison de sa beauté lumineuse. Après ma révérence, je me relève pour la fixer telle une icône raffinée, incapable de détourner les yeux. Sous mon regard insistant, elle me sourit en rougissant, et je ne peux m’empêcher de lui rendre son sourire. Elle rit, comme si ma franche adoration l’amusait, mais j’aperçois alors le coup d’œil furieux de ma mère et me précipite à ses côtés, où ma sœur Isabelle fait la grimace.
    — Tu la fixais comme une idiote, siffle-t-elle. C’est embarrassant pour nous. Que dirait Père ?
    Le roi s’avance et embrasse chaleureusement ma mère sur les deux joues.
    — Avez-vous reçu des nouvelles de mon cher ami, votre époux ?
    — Il travaille à votre service, répond-elle promptement.
    Père manque le banquet de ce soir et toutes les autres fêtes, car il s’entretient avec le roi de France en personne et le duc de Bourgogne, d’égal à égal, afin de se réconcilier avec ces puissants hommes de la chrétienté maintenant que le roi endormi a été vaincu et que nous sommes les nouveaux souverains d’Angleterre. Mon père est un grand homme, le représentant du nouveau roi et de toute l’Angleterre.
    Ce nouveau roi — le nôtre — esquisse une petite révérence devant Isabelle et me tapote la joue. Il nous connaît depuis que nous sommes toutes petites, trop petites pour assister à de tels banquets, et que lui était un garçon sous la garde de notre père. Pendant ce temps, ma mère regarde autour d’elle comme si nous étions chez nous au château de Calais, à la recherche d’une erreur commise par les serviteurs. Je sais qu’elle souhaite ardemment découvrir quelque chose qu’elle pourra rapporter plus tard à mon père, une preuve que cette magnifique reine n’est pas faite pour tenir ce rang. À son expression hargneuse, je devine qu’elle n’a rien trouvé.
    Personne n’aime cette reine, je ne devrais donc pas l’admirer. Nous devrions nous moquer qu’elle nous adresse un sourire chaleureux, à Isabelle et moi, qu’elle se lève de son grand fauteuil pour venir serrer les mains de ma mère. Nous sommes tous résolus à ne pas l’aimer. Mon père avait prévu un excellent mariage pour ce roi, avec une princesse de France. Il avait préparé le terrain, rédigé le contrat, convaincu ceux qui détestent les Français que cette union serait bénéfique pour le pays, protégerait Calais, et pourrait même faire revenir Bordeaux dans notre giron. Cependant, le nouveau roi, d’une éblouissante beauté, notre adorable Édouard — comme un petit frère pour mon père et un oncle illustre pour nous — a déclaré, aussi simplement que s’il commandait son dîner, qu’il était déjà marié et que l’on ne pouvait rien y faire. Déjà marié ? Oui, à Elle.
    Il a eu tort d’agir sans le conseil de mon père, tout le monde le sait. C’est la première fois depuis la longue campagne triomphante qui a fait passer la maison d’York du déshonneur — devoir demander pardon au roi endormi et à la méchante reine — à la victoire, puis au trône d’Angleterre. Aux côtés d’Édouard, mon père le conseillait, le guidait, lui dictait ses moindres gestes, car il a toujours su ce qui était le mieux pour lui. Le roi reste un jeune homme qui doit tout à mon père. Il ne serait pas monté sur le trône si celui-ci n’avait pas embrassé sa cause, ne lui avait pas appris à mener une armée, n’avait pas combattu à sa place. Mon père a risqué sa vie, d’abord pour le père d’Édouard, ensuite pour Édouard lui-même. Or, juste après la fuite du roi endormi et de la méchante reine, et son propre couronnement, alors que l’avenir semblait merveilleux, Édouard est parti l’épouser en secret.

     

    Alors, tentés?