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Young adults

  • [Livre] Meurtre mode d'emploi

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    Lecture terminée le : 24 janvier 2021

     

    Résumé : Il y a cinq ans, Sal Singh s'est accusé du meurtre de sa petite amie, Andie Bell, avant de se donner la mort. La police est sûre que l'affaire est résolue. Toute la ville aussi. Sauf Pippa...
    La jeune fille réouvre alors l'enquête et déterre un à un des secrets compromettants au sujet d'Andie.
    La liste des suspects se rallonge. Mais à trop s'approcher de la vérité, Pippa alerte aussi le véritable meurtrier... se mettant elle-même en danger.


    Auteur : Holly Jackson

     

    Edition : Casterman

     

    Genre : Thriller, Young Adult

     

    Date de parution : 29 Mai 2019

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : J'ai lu ce livre en lecture commune sur Instagram, et je peux vous dire qu'il a été très difficile de ne pas le lire d'une traite.

    La première chose qui m'a frappé et que j'ai apprécié, c'est sa forme. Ainsi le récit alterne avec des éléments du dossier que construit Pippa, la protagoniste principale. Nous pouvons lire ses comptes-rendus au fur et à mesure de son enquête, mais aussi les transcriptions des interviews et des conversations téléphoniques, les copies des textos qu'elle a envoyés et reçus, et même les schémas qu'elle a tracés pour arriver à ses fins.

    Ce que j'apprécie particulièrement dans la forme de ce roman, c'est la possibilité pour le lecteur de mener sa propre enquête en parallèle de celle de Pippa et de peut-être pouvoir réussir à trouver la solution en même temps qu'elle, voire avant elle (aaah pauvres naïfs).

    Dès le départ, Pippa part du principe que Sal, le petit ami de la victime, qui s'est suicidé après la disparition de celle-ci, est innocent et que l'enquête a été bâclée.

    Pour autant, lorsque des éléments de son enquête pointent en direction de Sal, elle le place quand même dans la liste des suspects tout en gardant en tête que son but est de l'innocenter. J'ai apprécié que la jeune fille n'écarte pas d'un revers de la main les éléments qui ne corroboraient pas son hypothèse ou qui ne l'arrangeaient pas.

    C'est d'autant plus mature, quelle est aidée dans son enquête par le propre frère de Sal, qui veut faire la toute la lumière sur la mort de son frère.

    Pour ma part, l'innocence du jeune homme était bien ma seule certitude pour la simple et bonne raison que Pippa ne tarde pas recevoir nombre de menaces lui enjoignant d'arrêter immédiatement son enquête.

    Du coup, en dehors de Sal, qui est mort et qui peut donc difficilement proférer des menaces, de Pippa, Ravi, et ceux qui, comme eux, étaient trop jeunes au moment des faits pour y avoir une responsabilité, j'ai soupçonné absolument tout le monde.

    Plus l'enquête avance, et plus les suspects se multiplient. Mais pire encore, à chaque fois que l'on a une certitude sur un suspect, les éléments suivants viennent tout remettre en cause. Même Andie, la victime, a été suspecte à mes yeux, puisque son corps n'a jamais été retrouvé.

    La forme particulière du roman, ainsi que les multiples pistes qui s'offrent à nous, font que je ne me suis pas ennuyée une seconde pendant ma lecture et que j'ai presque regretté que ça s'arrête si vite (et pourtant le livre fait plus de 500 pages).

    Quant à la solution, je dois dire que non seulement je ne l'ai pas trouvée, mais qu'en plus j'étais partie totalement à l'opposé.

    Mais ça ne m'a pas dérangée, car je n'ai pas eu l'impression qu'il m'avait manqué des éléments pour trouver la solution, je les ai tous eu exactement au même moment que Pippa elle-même et j'aurais pu, en les interprétant différemment, arriver aux mêmes conclusions que la jeune fille.

    J'ai vraiment passé un excellent moment avec cette lecture. Il me semble qu'il y a plusieurs thrillers qui sont fait un peu sur le même modèle et je vais me faire un plaisir de les chercher et de les découvrir.

     

    Un extrait : Journal de bord - Point numéro 1

    Le journal de bord est censé répertorier tous les obstacles qu'on rencontre au cours de notre travail, ainsi que les progrès accomplis et les objectifs du rapport final. Le mien sera un peu différent : je vais y consigner les recherches que j'entreprends, qu'elles soient pertinentes ou non, parce que, pour l'instant, je ne sais pas vraiment ce qu'il y aura dans mon rapport final et donc ce qui se sera avéré pertinent. Mes objectifs sont encore flous. Je ferai le point à la fin de mes recherches et je verrai quel projet je peux en tirer a posteriori. [Ça commence à ressembler à un journal intime, non???]

    J'espère que ce ne sera pas le projet que j'ai proposé à Mme Morgan. J'espère que ce sera la vérité : qu'est-il réellement arrivé à Andie Bell le 20 avril 2012? Et si, comme j'en ai l'intuition, Salil "Sal" Singh n'est pas coupable, alors qui l'a tuée ?

    Je ne prétends pas réussir à résoudre l'énigme ni découvrir l'assassin d'André. Je ne suis pas de la police, je n'ai pas accès à un labo médico-légal (ça va sans dire) et je ne me fais pas trop d'illusions. Mais j'ai espoir que mes recherches pourront mettre au jour des événements et des témoignages qui jetteront un doute sur la culpabilité de Sal et qui montreront que la police a eu tort de clore son enquête sans creuser plus loin.

    Mes méthodes d'investigation consisteront donc a interviewer les personnes proches du dossier, éplucher à fond les réseaux sociaux et envisager chaque hypothèse, même les plus farfelues.

     

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  • [Livre] American royals

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    Lecture terminée le : 05 juin 2020

     

    Résumé : Et si une famille royale régnait sur les États-Unis ?
    Quand les États-Unis ont arraché leur indépendance aux Britanniques, George Washington, général en chef des armées américaines, s'est vu proposer la couronne. Et, au lieu d'insister pour que son pays devienne une république... il a accepté ! Deux cent cinquante ans plus tard, c'est donc la maison Washington qui est à la tête de la première puissance mondiale.
    À seulement vingt-et-un an, Béatrice, élevée pour régner, a la chance d’être la première future reine du pays, où jusque-là seuls des hommes pouvaient exercer le pouvoir... une réforme du droit de succession a bouleversé son existence, mais son avenir tout tracé devient soudain trop pesant pour elle. Samantha, elle, se soucie peu de briser les règles d'une cour qui se soucie peu de ses incartades – jusqu'au jour où sa sœur est soudain sommée d'épouser l'homme dont elle est tombée amoureuse... Sans oublier Jefferson, le frère jumeau de Samantha, relégué au troisième rang dans l'ordre de succession alors qu'il aurait dû régner, et pris dans une redoutable rivalité amoureuse.
    Déchirés entre leur devoir et des penchants bien humains, les membres de la famille royale américaine se débattent sous les feux des projecteurs et des réseaux sociaux.


    Auteur : Katharine McGee

     

    Edition : Lumen

     

    Genre : Young Adult

     

    Date de parution : 05 Septembre 2019

     

    Prix moyen : 16€

     

    Mon avis : Et si les Etats-Unis étaient une royauté ? Si on excepte le fait que, en bonne américaine, l’auteur semble croire que si les USA avaient été une monarchie, personne en Europe n’aurait fait de révolution (Ce qui est plus que discutable, ne serait-ce que parce que les USA, à l’époque de leur guerre d’indépendance, n’avaient clairement pas l’influence sur le monde qu’ils ont aujourd’hui), ce livre a été une bonne lecture.
    Si j’ai grincé des dents tout du long contre le chef du protocole, le roi et la reine avec leur manière de tout contrôler et leurs exigences dignes du XVIIème siècle, il y a un point de l’histoire que j’ai particulièrement apprécié, même si c’est relativement anecdotique : c’est la présence de l’homosexualité comme étant une chose parfaitement normale. Ce n’est pas particulièrement mis en avant (en mode : Vous avez vu, hein, on  fait ça bien), c’est intégré dans l’histoire, au détour d’une phrase. Comme quand on parle des ragots journalistiques et qu’il est fait mention du Duc de je ne sais plus quoi qui se serait disputé avec son mari, ou quand Nina mentionne ses parents et qu’on n’apprend que plus tard qu’elle a deux mères.
    Pour autant, les difficultés que peuvent rencontrer les homosexuels ne sont pas passées sous silence. Ainsi, une des mères de Nina explique à sa fille qu’en tant que femme latino et homosexuelle, elle a dû s’accrocher pour sa carrière.
    J’aime beaucoup ce traitement de l’homosexualité : sans en faire des caisses mais en n’occultant pas que les homosexuels sont victimes de discriminations…
    Des trois plus jeunes membres de la famille royale, chacun va se retrouver dans une situation amoureuse compliquée et qui n’est pas vue d’un bon œil par les grands officiels du Palais.
    Dès le début, on voit assez facilement qui va être en couple avec qui. Et par la même occasion, on voit immédiatement les problèmes que chacun d’entre eux vont devoir affronter.
    Pour Béatrice et Samantha, respectivement 1ère et 2nd dans l’ordre de succession, leurs choix (car même si elles semblent ne pas avoir le choix parfois, je n’en démordrai pas : c’est à elles d’imposer leurs choix, quitte à alerter l’opinion publique) sont irrémédiablement liés. Et je ne suis pas certaine que cela va améliorer leurs relations, déjà tendues.
    D’ailleurs, si leurs relations sont tendues, c’est uniquement la faute de leur entourage.
    Samantha se sent, à juste titre je dirai, considérée comme quantité négligeable par sa famille. On lui fait beaucoup plus de reproche qu’à son frère jumeau, Jefferson. Sous prétexte que lui est un garçon, on lui demande beaucoup moins de retenue.
    J’ai beaucoup aimé les jumeaux, ainsi que Nina, la meilleure amie de Sam.
    J’ai eu un peu plus de mal avec Béatrice que j’ai trouvée un peu trop passive. Mais bon, il faut reconnaître qu’un sacré poids pèse sur ses jeunes épaules et ce n’est pas facile pour elle de se rebeller à la fois contre des traditions qui durent depuis plusieurs siècle et contre un père qu’elle craint plus que tout de décevoir.
    La différence avec les royautés de la renaissance ? Les journalistes et les réseaux sociaux ! Une vraie plaie ! Et pourtant, Béatrice, Samantha et Jefferson y ont droit tous les jours.
    Et qui dit réseaux sociaux, dit commentaires de gens qui croient avoir leur mot à dire sur la vie de personnes qu’ils ne connaissent même pas (et les commentaires sont si réalistes !)

    Autour de la famille royale gravite plein de monde mais les trois qui m’ont le plus intéressée sont Connor, Daphné et Nina.
    Connor est le garde du corps de Béatrice, Nina, comme je l’ai déjà dit, la meilleure amie de Sam, et Daphné, l’ex petite amie de Jefferson.
    Pour cette dernière, j’ai eu des sentiments mitigés : d’un côté, c’est la reine des garces, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un peu de peine pour elle.
    A priori, il s’agit d’une duologie, et vu tout ce qu’il se passe dans ce livre et surtout la fin, je suis curieuse de voir comment le tome 2 va dénouer ce sac de nœuds.
    Je me suis vraiment attachée aux personnages et j’espère que chacun d’entre eux va trouver, sinon le bonheur, mais au moins sa voie.

     

    Un extrait : La révolution et la naissance de la monarchie en Amérique… cette histoire, on la connaît tous par cœur.

     On l’a découverte dans les livres d’images de notre enfance… dans les pièces de théâtre où, au lieu du roi George ou de la reine Martha, on a dû incarner, malgré la déception, un simple cerisier. On l’a apprise à travers les chansons, les films et les manuels d’histoire – sans oublier la traditionnelle visite guidée du palais de Washington à laquelle on a tous un jour eu droit pour les vacances d’été.

     On l’a tellement entendu seriner qu’on pourrait la réciter par le menu, à commencer par le moment mythique où, après la bataille de Yorktown, le colonel Lewis Nicola est tombé à genoux devant le général en chef des forces américaines, George Washington, pour le supplier au nom du pays tout entier d’accepter la couronne. De devenir, ni plus ni moins, le premier roi d’Amérique.

     On le sait tous : il a dit oui, évidemment.

     Mais les historiens aiment débattre à n’en plus finir de la tournure que les événements auraient pu prendre si les choses s’étaient déroulées autrement. Que se serait-il passé si, au lieu d’accepter le titre de roi, Washington avait réclamé l’organisation d’élections ? S’il avait préféré, pourquoi pas, la charge de premier ministre… ou même inventé un nouveau mandat électoral, un poste complètement neuf, celui de président, par exemple ? D’autres nations auraient pu prendre modèle sur l’Amérique et en faire de même : France, Russie, Prusse, Autriche-Hongrie, Chine ou Grèce auraient peut-être renversé leurs monarchies respectives pour donner naissance à une ère nouvelle, celle de la démocratie.

     Ce n’est pas ce qui est arrivé, bien sûr – et vous n’avez pas ouvert ce livre pour lire des spéculations, d’ailleurs. Vous voulez connaître la vérité, lever le voile sur ce qui s’est passé ensuite, découvrir à quoi ressemble aujourd’hui, deux cent cinquante ans plus tard, cette Amérique toujours dirigée par les descendants de George Ier !

     Salles de bal et portes dérobées, secrets et scandales, passions et déceptions amoureuses… Voici l’histoire de la plus célèbre des lignées, celle dont les déboires se jouent sur la plus grande scène du monde.

     L’histoire de la famille royale américaine.

     

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  • [Livre] Cogito

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    Lecture terminée le : 25 mars 2020

     

    Résumé : Un don du ciel...

    Roxane, dix-huit ans, a plongé dans la délinquance quand ses parents ont perdu leur emploi, remplacés par des robots. Sa dernière chance de décrocher le Brevet d'Accès aux Corporations : un stage de programmation neuronale, une nouvelle technologie promettant de transformer n'importe qui en génie.

    ...ou un pacte avec le diable ?

    Pour les vacances de printemps, Roxane s'envole pour les îles Fortunées, un archipel tropical futuriste entièrement dédié au cyber-bachotage. Mais cette méthode expérimentale qui utilise l'intelligence artificielle pour " améliorer " la substance même de l'esprit humain est-elle vraiment sûre ? En offrant son cerveau à la science, Roxane a-t-elle vendu son âme au diable ?

    Demain, l'intelligence artificielle envahira toutes les strates de la société.

    L'ultime frontière sera notre cerveau.


    Auteur : Victor Dixen

     

    Edition : Robert Laffont

     

    Genre : Young adult, Science fiction

     

    Date de parution : 29 Mai 2019

     

    Prix moyen : 20€

     

    Mon avis : Après avoir adoré Phobos et eu beaucoup de mal à accrocher à Animale, je ne fais plus de pronostic sur les Victor Dixen, et surtout, je ne lis plus les avis de ceux qui les ont déjà lu.
    Malgré tout, je n’ai pas pu éviter de voir pas mal de critiques négatives sur le personnage principal que beaucoup ont semblé trouvé agaçante (pour rester polie) ou sur la première partie du roman (a priori, prendre le temps de construite l’histoire est devenu quelque chose de négatif).
    Déjà, il faut saluer le travail éditorial : la couverture est magnifique, des messages sont dissimulés dans les pages d’annonce de chapitres… C’est vraiment un ouvrage magnifique.
    Quant à l’histoire, j’ai accroché dès les premières lignes. Je n’ai absolument pas trouvé Roxane insupportable, je l’ai trouvé perdue, paumée, se cherchant beaucoup dans une société qui ne lui donne pas beaucoup de chances de s’en sortir. Il y a de quoi être perdue, non ?
    On voit que l’auteur s’est documenté sur l’intelligence artificielle et il nous montre une possible évolution de notre société si on continue l’automatisation à outrance avec des ordinateurs capables d’effectuer de plus en plus de tâches différentes et complexes sans intervention humaine ou presque.
    Victor Dixen étoffe son histoire de citations de philosophes comme Rousseau ou Descartes.
    J’ai beaucoup aimé l’évolution des personnages. Aussi bien celle de Roxane qui semble accepter de se donner une chance, que ces gosses de riches, arrogants et méprisants, qui prennent peu à peu conscience des réalités du monde que leurs parents contribuent à construire.
    Pourtant, la science-fiction, les robots, les intelligences artificielles, ce n’est pas vraiment mon domaine de prédilection, ça ne m’a jamais plus intéressée que ça.
    Mais là, Victor Dixen a su m’entraîner dans son univers avec les multiples références faites aux films du genre (Terminator, Matrix, I, robot…) dont se sert l’un des personnages pour appuyer ses théories du complot.
    Je n’ai eu à aucun moment de sensation de perte de rythme ou d’ennui et j’ai littéralement dévoré ce roman sans pouvoir le poser.
    Le prochain sur ma liste est « Extincta » et je suis curieuse de voir où l’imagination de l’auteur va nous entraîner cette fois…

     

    Un extrait : QUAND ROXANE SE DÉCIDERA-T-ELLE À UTILISER SON CERVEAU ? Ça fait des années que ses professeurs attendent, en vain. Sans parler de ses problèmes d’attitude. »

    Édouard Delaunay lève les yeux du carnet de correspondance qu’il vient de lire à voix haute, pour m’adresser un grand sourire.

    Ça me fait tout drôle.

    D’habitude, devant mes prouesses scolaires, les adultes ont tendance à tirer la gueule. Les profs secouent la tête d’un air résigné ; la coordinatrice lycée-corporations compulse ses fiches comme si elle avait hâte que je dégage de son bureau ; il n’y a que mon père pour me regarder bien en face, d’un regard aussi lourd que les valises qui le plombent.

    Je frissonne en repensant à cette image terrible : mon reflet dans les yeux de mon géniteur, délavés par la fatigue et par l’alcool. Un portrait si petit, si étriqué que j’ai l’impression d’étouffer.

    « La vie est difficile, qu’est-ce que tu crois ? » « Si tu rates ton BAC, tu rates ta vie ! » « Est-ce que tu n’es vraiment qu’une chiffe molle sans aucune volonté ? »

    Il faut toujours qu’il me prenne la tête, à jouer les durs. Mais il n’est pas dur, lui, il est faible. Sinon, pourquoi aurait-il sombré dans l’alcool, quand il a été viré de son job de comptable pour se retrouver agent auxiliaire à la botte d’une intelligence artificielle ? Pourquoi aurait-il laissé sa femme se tuer à la tâche pendant qu’il cuvait sa bière ? Et surtout, pourquoi se serait-il recasé avec cette garce de Jennifer après la mort de maman ?

    Je me tortille sur ma chaise, refoulant ces souvenirs amers. Au fond de moi, malgré tout ce que je reproche à mon père, je sais qu’il a raison. Je sais que dans notre société où il n’y a plus assez de travail pour tout le monde, le brevet d’accès aux corporations est le passeport obligatoire pour le futur. Depuis que les universités ont été supprimées, c’est à la fin du lycée que tout se joue. Ceux qui réussissent rejoignent les campus des corporations, pour apprendre un métier correspondant aux besoins de ces mégaentreprises. Ceux qui échouent sont automatiquement catalogués « improductifs » à la sortie du bahut, avec zéro perspective d’avenir.

     

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  • [Livre] Les nocturnes

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    Lecture terminée le : 04 septembre 2019

     

    Résumé : Un nom, un bloc, une couleur d'uniforme : Rouge ou Vert. Ce sont les seules informations dont disposent les deux-cent-cinquante pensionnaires de la Croix d'If, entrés dans l'institut sans le moindre souvenir et sans opportunité de sortir.
    Natt Käfig est un Rouge du bloc 3A. Il est le dernier à avoir vu Laura, une Verte, avant sa mystérieuse disparition. Il se fait approcher par un groupe d'élèves... Qui sont ces " Nocturnes " qui ont besoin de son aide et qui pensent que Laura avait découvert les raisons de leur présence dans l'institut ? Rouges et Verts vont devoir collaborer pour percer le secret de la Croix d'If et échapper à l'administration. Y parviendront-ils en apprenant qu'ils sont prisonniers pour des motifs différents ?


    Auteur : Tess Corsac

     

    Edition : Lynks

     

    Genre : Young Adult

     

    Date de parution : 18 avril 2019

     

    Prix moyen : 17€

     

    Mon avis : Dès la première fois où j’ai entendu parler de ce roman, j’ai eu envie de le lire.
    La couverture est superbe, et, même si ce n’est pas essentiel, c’est quand même appréciable.

    L’histoire prend place dans un institut situé quelque part en France. 250 pensionnaires sont équitablement répartis entre les Rouges et les Verts. Ils n’ont aucun souvenir de leur passé, ne savent pas ce qu’ils font là et on leur fait miroiter une « réinsertion » qui ne semble jamais arriver.
    Les lieux ressemblent à une école (avec des cours, des niveaux) mais présentent des éléments qui font penser à un milieu carcéral : détecteur de métaux entre les pièces, présence de gardien, enceinte autour du site, couvre-feu…
    Mais les pensionnaires sont bien nourris, et la qualité de la nourriture fait plus penser à un pensionnat privé qu’à une prison.
    On suit Natt, un Rouge présent à l’institut depuis 4 ans, témoin de la tentative de fuite d’une camarade Verte.

    Quand la jeune fille est retrouvée morte, quelques élèves approchent Natt pour savoir ce qu’il a vu, ne croyant pas à la thèse de l’accident.
    Ce groupe, c’est les nocturnes, quelques élèves, de tout âge et venant des deux couleurs, bien décidés à découvrir la vérité sur leur présence en ces lieux.
    Même si j’ai compris relativement tôt de quelle nature était la distinction entre Rouge et Vert, j’ai suivi avec beaucoup d’intérêt le déroulé de l’histoire car cette distinction n’est que le déclencheur des événements.
    La découverte de la raison de leur présence à l’institut va avoir des conséquences imprévisibles sur les pensionnaires.
    Certains vont très bien supporter les révélations qui leur sont faites, d’autres vont être bouleversés, et d’autres, enfin, vont réagir avec une incroyable violence.
    Et ce n’est pas ceux auxquels on pourrait penser qui vont réagir de la pire des façons.
    J’avoue que je n’ai pas ressentie d’empathie pour ces personnes-là qui, je trouve, se servent de leur histoire comme d’une excuse pour justifier leur attitude inqualifiable.
    Il n’y a aucun temps mort et on se sent presque submergés par les « adversaires » de Natt qui doit affronter à la fois la vérité et le système.
    Le côté psychologique est super bien mené et d’autant plus flippant qu’il ne serait pas impossible qu’un tel lieu existe.
    L’auteur semble avoir une idée très précise sur comment un tel institut pourrait fonctionner et on a vraiment l’impression d’y être.
    J’ai beaucoup aimé découvrir le passé de certains des personnages que l’on découvre au fil des pages sous le format de dossiers.
    La fin est frustrante mais attendue, les personnages eux-mêmes ayant perdue cette fin.
    Mais ça reste profondément énervant. Mais logique. Et crédible (Et énervant, je n’en démordrais pas).
    C’était une excellente lecture qui, une fois n’est pas coutume, tient en un seul tome.
    Mais si l’auteur publie un autre livre, il est certain que je me pencherai dessus. Sans hésitation.

     

    Un extrait : J’entends comme un chuintement venu de l’extérieur. Le bruit de la poudreuse écrasée par des bottes. Un battement régulier et étouffé. Je vois filer une silhouette juste sous mon nez et je ne discerne rien d’autre qu’un corps mince sous une parka épaisse et un visage angoissé retranché derrière une capuche.
    C’est une jeune femme. Je veux l'interpeller, mais mon cri reste bloqué dans ma gorge, je la vois s’éloigner dans une course effrénée, pliée en deux et mains serrées sur son abdomen. Elle a quelque chose de coincé dans le creux de son coude, on dirait une liasse de papiers. Elle disparaît vite dans les fourrés.
    A cet instant, j’hésite. Le couvre-feu n’est pas encore levé, on ne peut pas sortir des blocs sans autorisation expresse d’un gardien ou d’un professeur.
    Dois-je prévenir le gardien de notre groupe pour lui signaler une fugitive ? Dois-je feindre de n’avoir rien vu pour éviter tout émoi dans les dortoirs ? Je n’ai pas à me questionner longtemps. Deux minutes plus tard, une lumière tombe sur mes épaules : le faisceau jaune d’une puissante lampe de poche.

    - Tu as vu Laura ? m’aboie-t-on.

    C’est le gardien d’un bloc voisin qui s’adresse à moi par la fenêtre ouverte. Il a des traits creusés noyés dans une écharpe noire et il porte une chapka kaki. Deux hommes sont sur ses talons. On se presse à la rambarde.

    - Laura, je répète, dubitatif. C’était Laura ?

    C’est une élève de la classe supérieure, elle ne partage pas mon dortoir ni mes salles de cours, mais je la croise de temps en temps aux séances de sport mixtes. C’est une Verte. Que fait une Verte de ce côté du domaine ?, Méfiant, j’évite de m’avancer :

    - Elle vient de passer sur l’allée principale… Je ne sais pas où elle a filé, je l’ai à peine entendue depuis les sanitaires…

    Je préfère rester évasif. Je ne suis pas sûr de vouloir les aiguiller.

     

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  • [Livre] Grace and Fury

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    Lecture terminée le : 18 août 2019

     

    Résumé : « À Viridia, les femmes n'ont pas le droit de lire. Pas non plus le droit de choisir leur mari, leur métier, leur avenir. Ni d'avoir des idées. »
    Depuis toujours, Serina a été formée pour devenir une Grâce et satisfaire le prince héritier, s'il la choisit. Sa sœur Nomi, elle, a été entraînée pour servir Serina et l'aider à séduire le prince.
    Quand le jour de la sélection des Grâces arrive enfin, rien ne se passe comme prévu. Nomi est retenue à la place de sa sœur, et Serina envoyée en prison pour un crime qu'elle n'a pas commis.
    Aucune n'est prête à accepter ce destin qu'on leur impose.

    Pour survivre, les deux sœurs vont devoir s'adapter.

    Pour se retrouver, elles prendront tous les risques.

    La révolte ne fait que commencer...


    Auteur : Tracy Banghart

     

    Edition : Hachette

     

    Genre : Young Adult

     

    Date de parution : 26 septembre 2018

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : J’ai beaucoup aimé ma lecture mais j’ai eu de telles impressions de déjà-vu que je me suis demandée si l’auteur avait eu ne serait-ce qu’une idée par elle-même.
    Le début m’a fait penser à La sélection. Nomi, comme America, n’a aucune envie de se trouver là et d’ailleurs elle n’est même pas là en tant que candidate. C’est sa sœur, Serina, qui est destiné à cette tâche.

    Quand sa petite sœur, Nomi, est choisi pour être une des Grâce de l’héritier du royaume, c’est un choc pour Serina.
    Après tout, c’est elle qui s’est entrainée toute sa vie pour tenir ce rôle.
    Le lendemain de ce choix improbable de l’héritier, Serina est surprise avec un livre dans les mains. Or les femmes n’ont pas le droit de lire.
    Un pays où les femmes n’ont aucun droit, pas même celui de lire ? Oui, oui, on est en plein La servante écarlate.
    Serina va être envoyée sur une île-prison et rien dans son éducation ne l’a préparée à ce qui l’attend.
    Les chapitres alternent entre Nomi, au palais, et Serina, sur l’ile.
    du côté de Serine, on se retrouve plus ou moins dans Hunger games et je n’en dirai pas plus.
    Du côté de Nomi, la jeune fille doit contrôler son comportement explosif pour s’adapter à la vie au palais. Elle se lie d’amitié avec Asa, le frère cadet de l’héritier sans lequel elle aurait bien du mal à supporter sa vie de Grâce.
    Et là, on a peu ou prou le scénario de Red Queen.
    J’ai vraiment eu l’impression que l’auteur avait pris ses 4 livres préférés, en avait sorti les meilleurs éléments, et avait bricolé un univers autour de ces points pour donner l’impression d’avoir eu une idée originale.
    Après, comme ces quatre livres sont des livres que j’ai beaucoup aimés, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ma lecture.
    Normal, vu que tous les éléments qui ont fait que Hunger games, la servante écarlate, Red Queen et La sélection m’ont plus sont réunis ici !

    J’ai beaucoup aimé les deux sœurs, Serina et Nomi, même si Nomi m’est apparu vraiment très naïve. Son désir de voir les femmes être libérées de l’oppression masculine est puissant et totalement légitime, mais elle semble croire qu’elle va changer des siècles d’oppression en boudant et en tapant du pied.

    En revanche, j’ai vraiment aimé l’évolution de Serina qui est vraiment spectaculaire. De soumise et effacée, elle jette aux orties son éducation en un temps record pour s’élever contre le système et avec beaucoup plus de réalisme que sa sœur.

    Il y a trois autres personnages que j’ai beaucoup aimés :

    D’abord, Renzo, le frère des deux sœurs, qu’on voit peu mais qui semble trouver anormal le sort des femmes dans son pays. J’espère qu’on le verra un peu plus dans les prochains tomes.

    Ensuite, il y a Maris, une autre Grâce de l’héritier qui, comme Nomi, n’est pas ravie de se trouver là, mais pour d’autres raisons que la jeune fille.
    Et enfin Val, l’un des gardiens de l’ile-prison, qui, lui aussi, trouve le sort des femmes inacceptable.
    Malgré la prévisibilité de la fin, qui colle un peu trop à celle d’une autre roman, j’ai quand même très envie de voir ce que l’auteur va faire de la suite et si elle va s’affranchir des autres romans du genre pour suivre sa propre voie.

     

    Un extrait : Serina Tessaro se trouvait sur les marches de la fontaine au centre de la grand-place de Lanos, parmi neuf autres jeunes filles de son âge toutes vêtues de leur plus belle robe. Son sourire éclatant semblait inaltérable, alors même que le crépuscule étouffant, accompagné d’une brume charbonneuse, pesait sur elle.

    Signor Pietro jaugea chacune des candidates, les yeux mi-clos. Il les connaissait toutes depuis leur naissance, les observait, les évaluait, jugeait leur potentiel. Sa moustache poivre et sel frémit lorsqu’il pinça les lèvres.

    La silhouette sombre et imposante des montagnes dominait la ville couverte de suie, ne laissant passer que les ultimes lueurs du jour. La famille de Serina se tenait un peu en retrait de la foule, dans l’ombre. Seules les joues rougies de Nomi étaient visibles. Même à cette distance, Serina percevait la fureur dans le regard de sa sœur. Leur frère, Renzo, laissait une main sur le bras de celle-ci, comme pour la retenir. Serina ne pouvait pas déchiffrer son expression, cependant elle était convaincue qu’il ne partageait pas l’excitation qu’affichaient leurs parents.

    Signor Pietro se détourna des jeunes filles sur les marches de la fontaine pour s’adresser à l’assemblée réunie pour l’occasion. Il allait rendre son verdict. Serina sentait son cœur battre dans sa gorge, mais elle dissimulait son impatience derrière une apparente sérénité. Sa mère lui avait appris l’importance des masques.

    — Cette année, pour la première fois, l’Héritier reprendra la tradition et se choisira trois Grâces. Chaque province est autorisée à envoyer une concurrente dans l’espoir d’accéder à cet honneur. En tant que gouverneur de Lanos, il m’incombe de choisir celle de nos filles qui entreprendra le voyage jusqu’à Bellaqua.

    Peut-être marqua-t-il un silence. Peut-être chercha-t-il à faire durer le suspense. Et pourtant, contrairement à ce que Serina s’était imaginé, le temps ne ralentit pas. Le gouverneur continuait à égrener les mots de sa voix égale et dépassionnée, et ces mots étaient :

    — J’ai choisi Serina Tessaro.

    La foule applaudit. Une lueur d’espoir éclaira le regard de Mamma Tessaro. Nomi se décomposa.

    Hébétée, Serina fit un pas en avant puis exécuta une révérence. Elle n’en revenait pas. Elle irait à Bellaqua. Elle quitterait la ville sale et étouffante de Lanos.

    Elle en avait si souvent rêvé. Elle prendrait le train pour la première fois et traverserait les paysages luxuriants de Viridia. Elle découvrirait la ville du Supérieur, avec ses canaux et son immense palais de marbre. Elle rencontrerait l’Héritier. Il serait aussi beau qu’un prince de conte de fées.



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  • [Livre] Mission nouvelle Terre - T01 - Glow

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    Lecture terminée le : 12 juin 2019

    Résumé : Alors qu'elle vient de fêter son 15ème anniversaire, Waverly n'a connu qu'un seul foyer, l'Empyrée, une navette spatiale à destination de la Nouvelle Terre.

    Sa mission : mettre au monde les enfants qui peupleront la planète. Tous la destinent à Kieran, son ami d'enfance et le futur capitaine du vaisseau. Pourtant Waverly aspire à une autre vie et les silences de son ami Seth l'attirent davantage que les exploits de Kieran.

    Lorsque le navire jumeau de l'expédition attaque l'Empyrée pour enlever toutes les jeunes filles, plus le temps de s'interroger. Waverly et ses amies doivent survivre dans un milieu hostile aux pratiques très différentes des leurs.


    Auteur : Amy Kathleen Ryan

     

    Edition : le Masque

     

    Genre : Young Adult

     

    Date de parution : 10 octobre 2012

     

    Prix moyen : 17€

     

    Mon avis : Pour un défi lecture, je devais lire une histoire qui ne se déroulait pas sur Terre. Et figurez-vous que depuis quelques temps (comprenez depuis la sortie du tome 3, soit depuis 2014), j’ai cette petite trilogie qui se passe au fin fond de l’espace et qui attend le bon moment pour avoir la vedette.
    L’auteur ne perd pas de temps pour entrer dans le feu de l’action. Dès les premières pages, Kieran, adolescent destiné à prendre le commandement un jour, se rend compte que le capitaine est préoccupé par la proximité d’un vaisseau spatial identique au leur, mais qui, étant parti un an plus tôt, devrait être bien plus avancé dans son voyage vers leur nouvelle planète habitable.
    On découvre progressivement la mission de l’Empyrée et les raison qui ont motivés le départ de la Terre vers une nouvelle planète.
    Le second vaisseau « le nouvel horizon », est inexplicablement hostile (enfin inexplicablement, ça dépend pour qui), au point d’attaquer l’Empyrée pour enlever toutes les filles. Et parmi elles, Waverly, la fiancée de Kieran.
    Vu la violence de l’attaque et la teneur du résumé, je m’attendais à un vaisseau rempli de machos jugeant que les filles sont un dû et se les attribuant comme des cartes pokémon.
    Alors, imaginez ma surprise quand j’ai découvert que le responsable de cette attaque était une femme !

    Autant je peux comprendre sa colère face à certains agissements du capitaine de l’Empyrée (présent et passés), autant cela n’excuse en rien son comportement manipulateur et fanatique.
    Waverly est bien décidée à ne pas se laisser faire et la voit devenir une femme forte et déterminée qui n’a aucune intention de capituler.
    Le récit alterne entre le point de vue de Wavely, prisonnière du nouvel horizon et celui de Kieran resté sur un Empyrée en sale état et dépouillé de tous ses adultes, morts durant l’attaque, gravement blessés ou tout bonnement portés disparus.

    Et Kieran n’est pas au bout de ses peines ! Les autres garçons cherchent un responsable, le vaisseau est endommagé et Seth, l’un des seuls autres adolescents de son âge et qui en pince pour Waverly, cherche à s’emparer du pouvoir.
    Difficile de choisir entre les deux.
    Kieran est de bonne volonté, mais on lui a tellement répété qu’il était l’héritier du capitaine qu’il prend le commandement un peu comme un dû. De plus il voudrait que rien ne change, mais n’a jamais pris assez de recul pour avoir conscience du réel comportement de ses idoles, surtout envers les femmes. Il se tourne de plus en plus vers la religion et ne semble pas admettre les critiques et la contestation.
    Seth, lui, au contraire, est parfaitement conscient des dérives comportementales présent sur le vaisseau et il veut y mettre un terme. Mais plutôt que de parler à cœur ouvert avec Kieran, il use de violence, tel un dictateur, pour imposer sa vision des choses par la terreur et la violence.
    Franchement, je n’ai apprécié aucun d’entre eux et je me demande comment Waverly va s’en sortir entre ces deux zigotos, surtout que clairement, elle est la seule à avoir l’âme d’un chef.
    La fin laisse présager de nombreux problèmes, plus dûs à l’orgueil des différents dirigeants qu’aux difficultés de coloniser une nouvelle Terre.
    Je pressens une lutte de pouvoir sanglante et puisque j’ai les trois tomes dans ma PAL, je ne pense pas attendre bien longtemps pour découvrir la suite.

     

    Un extrait : L’autre vaisseau était suspendu dans le ciel comme une pendeloque, luisant d’un éclat argenté à la lumière de la nébuleuse. Waverly et Kieran, allongés sur des meules de foin, l'observaient à tour de rôle dans la longue-vue. Ils savaient que cet astronef était la réplique parfaite du leur, pourtant dans l’immensité de l’espace, sans échelle de référence, il aurait pu être aussi minuscule qu’un scaphandre spatial ou aussi gigantesque qu’un astre.

    — Nos vaisseaux sont si laids, soupira Waverly. J’ai déjà vu des photos, mais en vrai...

    — Je sais, rétorqua Kieran en lui prenant la longue-vue des mains. On dirait qu’il a un cancer ou une maladie dans le genre.

    Le Nouvel Horizon était tout aussi biscornu que l’Empyrée, à bord duquel ils se trouvaient. De forme ovoïde, il était couvert de dômes qui accueillaient les différentes unités et rappelaient les bosses d’un topinambour, de ceux que Mme

    Stillwell donnait à Kieran et ses parents au moment de la récolte. Le vaisseau projetait une lueur bleue qui éclairait les particules de la nébuleuse et provoquait des explosions occasionnelles lorsque la chaleur des réacteurs enflammait une poche d’hydrogène.

    Naturellement, grâce à sa puissance d’accélération, il ne subissait jamais aucun dommage.

    — Tu crois qu’ils sont comme nous? demanda Waverly.

    — Bien sûr. Ils ont reçu les mêmes instructions, répondit Kieran tout en jouant avec les boucles brunes de sa compagne.

    — S’ils sont là, c’est qu’ils ont besoin de quelque chose, non ? insista-t-elle.

    — Que pourraient-ils vouloir ? la rassura-t-il. Nous n’avons rien qu’ils ne possèdent déjà.

    En son for intérieur, Kieran s’étonnait pourtant de la proximité du vaisseau.

    Selon toute logique, le Nouvel Horizon aurait dû devancer l’Empyrée de plusieurs billions de kilomètres, ayant été lancé avec une année d’avance sur celui-ci, quarante-trois ans plus tôt.

     

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  • [Livre] Frozen - T01

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    Résumé : La couverture de Nat est grillée. Bientôt, tout le monde saura qu’elle fait partie des « marqués ». Le casino, où elle officie comme croupière, va découvrir qu’elle a volé des jetons… Sans aucun scrupule, elle fait accuser quelqu’un d’autre à sa place : un dénommé Wes qui a beau être joli garçon, n’en demeure pas moins arrogant. Nat, elle, a déjà détourné le regard : elle a assez d’argent pour quitter cet infâme New Vegas plongé dans l’ère glaciaire, et rejoindre le Bleu, là où l’air est pur et la mer azure. Là où des renégats comme elle peuvent vivre en paix. Il suffit juste de payer grassement un mercenaire. Mais le passeur, ô surprise, n’est autre que Wes… Après tout, se dit Wes, un voyage dangereux en compagnie d’une jolie fille ne se refuse pas.


    Auteur : Melissa de la Cruz et Michael Johnston

     

    Edition : Albin Michel

     

    Genre : Young Adult

     

    Date de parution : 02 Janvier 2015

     

    Prix moyen : 16€

     

    Mon avis : Frozen est un roman d’anticipation qui postule que la Terre est entrée dans une sorte de nouvelle ère glaciaire après avoir été dévastée par l’Homme.
    L’auteur nous dépeint un monde dévasté, couvert de neige et de glace, des villes entières ont disparues sous la montée des eaux provoquées par la fonte des glaces.
    Les océans sont si pollués que rien n’y vit, on croise d’immense trashberg (iceberg composés d’ordures) et les libertés individuelles sont réduites à zéro (il faut un permis pour avoir des relations sexuelle et une licence pour avoir un enfant).
    Le début du roman est assez abrupt : Nat s’échappe d’une sorte de prison où on la détient parce qu’elle est « marquée ». Ce que sont les marqués, d’où ils viennent, qu’elles sont leurs capacités, on ne l’apprend qu’au compte-goutte car on découvre les choses au même rythme que la jeune fille. Tout au plus sait-on que ces personnes sont traquées, accusées d’être maléfique, voire de transmettre une affreuse maladie.
    Nat rêve de s’échapper de New Vegas, où elle réside, pour rejoindre « le bleu » : un endroit qui serait épargné par le froid et la pollution. Une simple légende selon certains, un nouveau territoire à soumettre (et probablement à détruire) selon l’armée.
    Trouver le bleu n’a rien d’une promenade de santé : Il faut d’abord réussir à fuir la ville, puis, une fois sur l’océan, échapper à des dangers aussi divers que la faim, les trashbergs, les milices, les trafiquants d’esclaves ou encore les choses sinistres qui rôdent sous la surface.
    C’est un monde où la compassion peut-être fatale.
    Nat cherche ce qu’elle est, à qui appartient la voix qu’elle entend parfois au fond d’elle.
    Plus pragmatique, Wes, le jeune passeur que Nat a engagé, cherche avant tout de quoi payer le prochain repas.
    Pourtant, chacun des deux jeunes gens, aussi différents qu’ils puissent apparaître au premier abord, cache un secret qui lui pèse. Si pour Nat, on sait d’emblée que c’est la marque, pour Wes, il faut bien plus de temps pour qu’il nous livre sa face cachée. Et encore le fait-il au compte-goutte.
    Les deux personnages principaux sont attachants et on oublie facilement qu’ils n’ont que 16 ans. Mais l’espérance de vie est si réduite dans ce monde, que tout arrive plus tôt et notamment l’âge adulte. Ainsi, à 16 ans, Wes a déjà été militaire, mercenaire et passeur.
    Plus on avance dans l’histoire et plus la fantasy s’ajoute à la dystopie. Les deux se complètent parfaitement, sans doute parce que la fantasy est intégrée petit à petit.
    J’ai aussi apprécié que la romance n’arrive pas trop vite et qu’elle ne facilite pas les choses.
    Le chemin est très dangereux et ce n’est pas parce que nos personnages tombent amoureux qu’il en devient plus facile.
    Il y a beaucoup d’action, entrecoupé de pages plus calmes, comme pour nous laisser souffler.
    La fin est un vrai ascenseur émotionnel. On apprend enfin quelles sont les capacités de Nat (ainsi que pleins d’autres choses sur elle), ce qu’on a attendu pendant tout le livre. Et juste après, on a cette fin qui nous arrache un « non ! ».
    Mais bon, étant donné qu’il s’agit d’une trilogie, un happy end dès le 1er tome aurait été plus que bizarre.
    Vu la fin du 1er tome, les tomes 2 et 3 promettent d’être explosifs !
    Et je suis impatiente de les découvrir.

     

    Un extrait : C’était le coup d’envoi du week-end, le soir des amateurs ; autour de sa table se pressaient des hommes d’affaires venus pour des congrès, des gosses de riches brandissant des jetons en platine, un couple de soldats en permission – garçon et fille, jeunes mariés, qui se bécotaient entre deux verres –, des débutants nerveux posant leur mise avec des doigts tremblants. Nat battit les cartes et distribua. Le nom qu’elle se donnait lui était venu dans un rêve confus, oublié depuis, mais apparemment il lui allait bien. Désormais, elle était Nat. Habituée aux chiffres et aux cartes, elle avait facilement décroché un emploi de croupière au Loss. Il y avait des jours où elle pouvait presque se persuader n’être que cela, une rêveuse de Vegas parmi d’autres, tâchant de joindre les deux bouts, espérant toucher un jour le jackpot.

    Elle pouvait presque se convaincre qu’elle n’avait jamais fui, qu’elle n’avait jamais sauté de cette fenêtre. Elle n’était pas tombée, non : elle avait plané, filé dans les airs comme si elle avait eu des ailes. Puis atterri brutalement dans une congère, après quoi elle avait désarmé les gardes du périmètre qui l’avaient aussitôt cernée, et volé un gilet thermique pour se tenir chaud. Elle avait suivi les lumières du Strip et, une fois arrivée en ville, n’avait eu aucun mal à échanger le gilet contre des lentilles pour dissimuler ses iris – condition sine qua non pour trouver un emploi dans le casino le plus proche.

    New Vegas ne décevait pas ses espoirs. Alors que le reste du pays ployait sous le joug de la loi martiale, la cité du Grand Ouest était demeurée fidèle à elle-même : c’était bien l’endroit où les règles étaient faites pour être enfreintes, et où le monde venait se divertir. Rien ne pouvait décourager les foules : ni la menace de violence constante, ni la crainte des Marqués, ni même les rumeurs de sorcellerie noire supposément à l’œuvre dans les recoins obscurs.

    Depuis qu’elle s’était enfuie, la voix dans sa tête exultait, et ses rêves se faisaient de plus en plus sombres. Presque chaque jour elle s’éveillait dans une odeur de fumée et dans un vacarme hurlant. Parfois, ses visions étaient si prégnantes qu’elle ignorait si elle dormait ou non. Des rêves de feu et de ruines, de décombres fumants, de fumée épaisse, de sang sur les murs…

    Le bruit de ces cris…

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  • [Livre] Fandom

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    Résumé
     : Aucune histoire ne mérite qu'on meure pour elle...
    Imaginez que vous puissiez vous glisser dans la peau de votre héroïne préférée... Katniss, par exemple ! Le rêve, non ? Du moins, jusqu'à ce que vous vous rendiez compte que vous êtes incapable de tirer à l'arc ou de grimper aux arbres, et que vous n'avez pas le moindre instinct de survie. Mais pas de panique, vous pouvez toujours choisir de retourner à votre petite vie tranquille de fan, dans le monde réel. Ce qui n'est malheureusement pas le cas de Violet, coincée dans son roman favori...


    Auteur : Anna Day

     

    Edition : PKJ

     

    Genre : Young Adult

     

    Date de parution : 18 octobre 2018

     

    Prix moyen : 19€

     

    Mon avis : Après un incident pendant une convention de fans, Violet, son petit frère Nate et ses amies Alice et Katie se retrouvent piégés dans l’univers du livre préféré de trois d’entre eux : La danse des pendus.
    Le moins que l’on puisse dire, c’est que lire un livre n’a rien à voir avec le vivre. Les personnages sont beaucoup plus complexes que dans l’univers limité du roman et les 4 amis se retrouvent incapables de prédire leurs réactions.

    Violet se retrouve à devoir prendre la place de Rose, l’héroïne du roman.

    Le problème est que Violet a beau admirer Rose et toutes les héroïnes du genre (Triss, Katniss…), le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle n’a pas les mêmes capacités que ses idoles.

    En plus, su d’un côté il apparait primordial, pour que Violet et les siens puissent sortir de cet univers, que l’histoire se déroule telle qu’elle a été écrite, d’un autre, il est très dur de suivre cette ligne directrice dans la mesure où les personnages se révèlent bien plus complexes que prévu.

    Violet, Nate et Alice sont des fans inconditionnel de la Danse des pendus, que ce soit le livre ou l’adaptation ciné. Ils connaissent l’histoire, au point d’en connaitre les dialogues au mot près.

    Mais du coup, quand l’histoire dévie un peu, ils sont complétement perdus, surtout Violet, mal à l’aise en société.

    Alice, la meilleure amie de Violet, est une fille jolie et populaire, auteur de fanfictions reconnue, et j’ai trouvé qu’elle était souvent arrogante et condescendante. Comme on dit : Un bon fond, mais faut creuser longtemps.
    J’ai préféré Katie. C’est la seule du groupe à n’avoir ni lu le livre, ni vu l’adaptation sur écran. Elle préfère lire Austen ou Dickens plutôt que les dystopies adolescentes, ce qui énerve Violet et surtout Alice. Du coup, si elle est un peu perdue dans ce monde, paradoxalement, elle est plus clairvoyante car dénuée d’a priori.
    J’ai regretté qu’elle ne soit pas plus présente.

    Enfin, Nate, le petit frère de Violet, est le plus enthousiaste de se retrouver dans ce monde. Plus jeune que les filles, il est plus naïf et il prend tout ceci comme un immense jeu et ne semble pas réaliser le sérieux de la situation (comme on peut le constater lors de la scène avec les gants).

    Je me suis rapidement douté d’un élément, mais les indices sont clairs et, quand une sorte de « magie » telle que celle qui a transporté les quatre ados dans l’univers du roman est à l’œuvre, cet élément n’est pas incompatible.

    En revanche, il y a eu quelques révélations que je n’avais vraiment pas vu venir.

    Le roman pourrait être une one-shot, même s’il a une fin ouverte.

    Pourtant, il semble qu’il y ait un second tome à venir. Je ne sais pas ce que l’auteur a prévu mais je suis vraiment curieuse !

    Quant à la danse des pendus, le livre dans lequel plongent Violet, Nate, Alice et Katie, même si on en connait les grandes lignes et surtout la fin, j’adorerais le lire.

    Il ne reste plus à Anna Day qu’à l’écrire.

     

    Un extrait : En me levant, je m’aperçois que ma jupe est restée collée à mes cuisses, alors je détache discrètement le coton de ma peau.

    — Vas-y ! me chuchote Katie.

    Je ne réponds pas. Qu’est-ce qui m’a pris de me porter volontaire pour cet exposé à la noix ? Je déteste prendre la parole en public. En fait, soyons honnêtes, je déteste tout ce qui contient les mots « en public ».

    — C’est à toi, Violet, me commande Miss Thompson.

    Je tire une dernière fois sur le pli de tissu rebelle, puis je m’avance vers le tableau. Et soudain, je me sens toute petite, comme si mes camarades avaient des rayons au pouvoir rétrécissant à la place des yeux. Violet, pas plus haute qu’une pâquerette. Cette pensée me fait rire… et voilà comment, en plus d’afficher mon trac, je passe maintenant pour une folle.

    Derrière son bureau vieillot, Miss Thompson me sourit.

    — Alors, Violet, parle-nous un peu de ton roman préféré, qui s’appelle… ?

    — La Danse des pendus, de Sally King.

    Soupir collectif des garçons au dernier rang. Mais ils font seulement semblant d’être déçus. Je me souviens : quand le film tiré du livre est sorti au cinéma, il n’y a même pas un an, ils avaient tous les yeux rouges en quittant la salle… étrange, non ?

    Je prends une grande inspiration et je me lance :

    — « Il était une fois un peuple, qu’on appelait les humains. Les humains étaient intelligents et ambitieux, mais aussi cupides. Ils devenaient de plus en plus obsédés par la perfection – perfection du corps et de l’esprit, vie parfaite. Au tournant du XXIIe siècle, cette obsession a conduit à la première vague d’humains génétiquement améliorés. »

    Là, je marque une pause théâtrale et j’en profite pour jeter un coup d’œil à la salle de classe. Moi qui espérais croiser des regards ébahis, captivés… En fait, mon auditoire a l’air à moitié endormi.

    — « Les Ingas. Les Individus Génétiquement Augmentés. Grands, forts, beaux et dotés d’un QI supérieur à 130. Rapidement, les Ingas s’installèrent à la campagne, dans de magnifiques régions, les Pâturages, à l’abri des maladies et de la criminalité. »

    Je tangue d’un pied sur l’autre tout en écartant une mèche qui me cache les yeux. Suis-je en train de passer pour une idiote ? Je chasse cette question dans un coin sombre et inactif de mon cerveau.

    — « Mais que devinrent les humains n’ayant pas été augmentés génétiquement ? Tous ces hommes et toutes ces femmes, normaux, comme vous et moi. On les appela les Imparfaits. Les Impas. Circonscrits aux anciennes cités minées par les maladies et le crime – Londres, Manchester, Paris, Moscou –, enfermés derrière des kilomètres d’enceinte et soumis à coups de bombes. Seuls les plus forts et les plus aptes d’entre eux étaient autorisés à se rendre dans les Pâturages pour servir d’esclaves aux Ingas.

    « Le terme “humain” fut banni. Il disparut du langage courant.

    « Seuls existaient les Ingas et les Impas…

     

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  • [Livre] Diabolic – T02 – Le trône de sang

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    Résumé : Les Diabolics, ces créatures issues d'une manipulation génétique, plus fortes, plus rapides et plus impitoyables que n'importe quel être au monde, ont été décimées.
    Mais trois Diabolics sont encore vivants.
    Deux sont gardés en isolement total, enchainés à vie.
    Le troisième s'apprête à prendre le pouvoir.
    Depuis la mort de sa maîtresse, Némésis n'a plus aucune limite.
    Mais avant de devenir la future impératrice de la galaxie, Némésis doit réussir à obtenir le statut d'être humain.
    Et pour cela, elle est prête à tout.
    Quitte à donner sa vie.
    Quitte à en prendre d'autres


    Auteur : S.J. Kincaid

     

    Edition : Bayard

     

    Genre : Young Adult

     

    Date de parution : 16 mai 2018

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : A la fin du 1er tome, le prince Tyrus, qui a simulé la folie toute sa vie, succède à son oncle et fait un coup d’éclat en désignant Nemesis comme sa future impératrice et en condamnant à mort son ignoble grand-mère, Cygna.

    A peine sur le trône, voilà notre petit couple confronté à une tentative de meurtre (qui ne semble pas être la première).
    Nemesis et Tyrus mettent en place des stratégies mais ne sont pas toujours sur la même longueur d’onde. Nemesis serait plutôt partisane de tuer toutes les menaces potentielles alors que Tyrus cherche sans cesse de nouvelles options.
    Le rythme est rapide, les actions s’enchaînent sans discontinuer.
    Ce tome-là est placé sous le signe du complot : complots des sénateurs contre l’empereur, complots des prélats…
    A chaque fois qu’un personnage ouvre la bouche, on se demande si ce qui en sort n’est pas un tissu de mensonges.
    Finalement les seuls à se montrer honnêtes dans ce tome sont Péril et Supplice, les deux Diabolics de la défunte Cygna qui n’ont jamais été exécutés.
    Le sénateur Von Pasus est une ordure mais vu sa fille, qui a tué Sidonia dans le 1er tome et a été éliminée par Nemesis, on s’en doutait un peu (la pomme ne tombant jamais loin de l’arbre… ça nous donnait un aperçu du père).
    Neveni, La Lumine, amie de Nemesis, m’a vraiment insupportée dans ce tome.
    Je comprends que les actes de Von Pasus l’aient rendue folle de rage (On le serait à moins), mais sa manière d’agir avec Nemesis est vraiment lamentable.

    Je dois dire que je ne m’attendais vraiment pas au tour que prend ce tome.

    L’histoire s’engage sur une route à laquelle je n’aurais jamais pensé, et laquelle je ne suis pas sûre qu’elle puisse encore dévier.

    Les 200 dernières pages environ, ont été une véritable torture (vous avez remarqué qu’on devient masochiste avec ce roman ? On souffre et pourtant on en redemande). Quasiment à chaque paragraphe, pour ne pas dire à chaque ligne, je me disais : « On non, non, non, c’est pas possible ça ! »

    La fin, après que j’ai fini de m’étrangler d’indignation, m’a donné une furieuse envie de me jeter sur le prochain tome.

    J’ai l’impression qu’après avoir passé deux tomes à chercher à s’humaniser à tout prix, Nemesis va renouer avec sa nature profonde de Diabolic.

    Et j’ai comme le sentiment que ça va faire mal !

     

    Un extrait : Quelqu’un avait voulu m’empoisonner. Je le sus à la première gorgée de mon verre.

    Un imbécile allait donc mourir.

    J’observai la salle du trône pleine de monde et tentai d’identifier le candidat à la mort qui avait eu la mauvaise idée de donner du poison à une Diabolic. Ce n’était pas la première fois qu’on attentait à mes jours depuis le couronnement de Tyrus – loin de là. J’avais déjà subi l’attaque du jeune Grandé Austerlitz, qui avait essayé de me poignarder par surprise. Sa tentative m’avait assez amusée pour que je tolère ses offensives maladroites quelques secondes.

    Estimant sage de me montrer diplomate, je lui avais laissé sa chance.

    – Arrêtez immédiatement, lui avais-je ordonné en esquivant son premier coup, puis le suivant.

    Il s’était contenté de se précipiter sur moi avec une moue hargneuse. Après m’être déportée, je lui avais crocheté les jambes. Il avait tenté de se relever en poussant un hurlement ; je lui avais ouvert le crâne d’un puissant coup de pied à la tête.

    Plusieurs jours s’étaient écoulés avant l’attentat suivant. Cette fois, son auteur avait été une jeune prêtresse fanatique. Elle avait trahi ses intentions en criant : « Meurs, monstre ! » juste avant d’essayer de m’entraîner avec elle dans un sas d’évacuation.

     

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  • [Livre] Toute la vérité sur Ella Black

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    Résumé : "Je commence par taper mon ancien nom, Ella Black.
    Mes doigts tremblent. J’ai besoin de savoir qui je suis.
    Je

    ne

    sais

    pas

    qui

    je

    suis."


    Auteur : Emily Barr

     

    Edition : Casterman

     

    Genre : Young Adult

     

    Date de parution : 22 août 2018

     

    Prix moyen : 16€

     

    Mon avis : Ella est une jeune fille perturbée. Je me suis demandée à plusieurs reprises si elle n’était pas schizophrène, ce qui expliquerait la présence en elle de cette voix qui la pousse à la violence et qui la submerge parfois.

    J’ai globalement apprécié ma lecture, j’ai aimé l’écriture et le rythme de l’histoire.

    J’ai aussi beaucoup apprécié le compte à rebours au début de chaque chapitre qui fait que l’on tourne les pages avec un certain sentiment d’urgence.

    C’était une bonne lecture mais pas un coup de cœur, et cela tient essentiellement aux personnages.
    J’ai trouvé que les parents d’Ella faisaient une montagne d’une taupinière.
    Dès le moment où sa mère vient débarque au lycée, j’ai commencé à élaborer des théories au sujet de l’affreux secret qu’elle et son époux semblent cacher. Et quand on fini enfin par savoir de quoi il retourne exactement, ça m’a fait l’effet d’un soufflé sorti trop tôt du four. Je me suis dit : « Tout ça pour ça ? Sérieusement ? » Je m’attendais à tellement plus que je me suis sentie flouée.
    Jack et Lily avaient, eux, l’air prometteur, surtout Jack, mais, après des pages de présentation et d’introduction de leurs personnages, ils disparaissent purement et simplement. C’est à peine si Ella fait allusion à eux par la suite.

    Et Ella ? Alors on va passer sur la romance absolument pas crédible (qu’une gamine de 17 ans tombe follement amoureuse au premier regard, je veux bien le croire, mais qu’un gars de 21 ans, en vacances, fasse tout ce que va faire Christian pour une nana qu’il a vu seulement quelques heures, là, ça devient du grand n’importe quoi), qui ne gène pas vraiment car elle reste au second plan.
    D’ailleurs, ce coup de cœur pour un parfait inconnu est révélateur de la personnalité d’Ella : totalement immature, déconnectée des réalités, elle change d’avis comme de chemise sans jamais réfléchir aux conséquences de ses décisions (et même pas aux conséquences immédiates).
    Bien qu’elle comprenne très vite que ses parents lui cachent un secret, jamais elle ne se montre ferme en exigeant des explications. Elle pleurniche avant tout sur le fait que ses parents lui ont confisqué son téléphone plutôt que de poser les bonnes questions sur le fond du problème.
    Même si l’attitude des parents est inqualifiable, il est clair que les réactions d’Ella ne va pas les convaincre de se montrer honnêtes.

    Il y avait tant de choses qu’elle pouvait faire plutôt que les choix qu’elle fait.

    Je l’ai de plus trouvé terriblement naïve.
    Un des éléments du secret (vous comprendrez que je ne vous dise pas lequel) manque aussi totalement de crédibilité. Je veux dire que si on s’arrête pour réfléchir deux secondes, on se demande comment tout cela est seulement possible.

    Ella m’a souvent fait lever les yeux au ciel et l’explication quant à sa sorte de double personnalité m’a laissée un peu perplexe.

    Cela dit, le personnage d’Ella et les petites incohérences ne m’ont pas empêché d’apprécier ma lecture.
    J’ai passé un bon moment, même si ce roman n’a été à la hauteur de ses promesses. Il reste néanmoins une bonne lecture.

     

    Un extrait : Recroquevillée sur un banc, je frissonne, mais je suis occupée alors je me fiche d’avoir un peu froid. J’ai un crayon et un carnet à dessin en équilibre sur les genoux et je suis assise dans un parc, adossée à Jack qui lit un livre. Je fais face au palais de Westminster, très concentrée sur mon dessin. Pourtant, ce n’est pas la vue que je dessine – j’ai déjà quelques pages de Big Ben dans mon carnet. Aujourd’hui, c’est autre chose qui semble vouloir apparaître sur la page.

    — Tu as bientôt fini ? demande Jack. Prends tout le temps qu’il te faut, bien sûr, mais il va pleuvoir et…

    Il se retourne pour regarder mon dessin.

    — Ah, fait-il. Ah ouais, une interprétation métaphorique du paysage ?

    — C’est ça.

    — Ella Black m’a fait grelotter sur un banc pendant une heure pour dessiner… Ella Black.

    — Ce n’est pas Ella Black.

    — Désolé de te l’apprendre, ma belle, mais je crois bien que si.

    Je baisse les yeux vers le papier. Elle me ressemble, mais ce n’est pas moi. J’aimerais que Jack s’en rende compte, même si je ne vois pas comment faire. Si je lui expliquais, il finirait sans doute par comprendre, mais ça n’arrivera pas. Je laisse échapper un petit rire nerveux et lui aussi.

    — Et ton livre, il est comment ? je demande.

    — Génial, en fait. On est en plein dans l’apocalypse. Et tu sais quoi ? Tu as raison. Ce dessin, ce n’est pas tout à fait toi. C’est toi avec un regard de folle. Toi en train de penser à quelque chose que tu hais, pas vrai ?

    Je lève les yeux vers lui et respire un bon coup.

    — Oui, je dis. Oui, voilà. C’est exactement ça.

    — Ce n’est pas à moi que tu penses, au moins ?

    Je le regarde. Blond, quelconque, il est l’un de mes deux meilleurs amis. L’un des deux seuls amis que j’ai au monde. J’adore sa bouille. J’adore tous les secrets qu’on partage. Sauf que moi, je connais son grand secret, mais lui ne connaît pas tous les miens. Cela dit, il est possible qu’il me cache aussi des choses.

    C’est même sûrement le cas.

     

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