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Livres - Page 40

  • [Livre] La boîte à musique – T01 – Bienvenue à Pandorient

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    Résumé : Pour son huitième anniversaire, Nola, petite fille espiègle, reçoit de la part de son père Martin la boîte à musique de sa mère, Annah, récemment décédée. Cette boîte est un symbole pour la petite fille, mais très vite, la fillette croit voir des signes de vie à l'intérieur. Oui, elle ne rêve pas : quelqu'un lui fait signe et lui demande de l'aide. Dès lors, en suivant les instructions d'Andréa, la fille de la boîte à musique, Nola rapetisse, entre dans la boîte et découvre le monde de Pandorient, un monde incroyable... Le temps presse cependant, car Mathilda, la mère d'Andréa et de son frère Igor, est gravement malade... Que lui arrive-t-il ? Aurait-elle été empoisonnée ? L'eau serait-elle contaminée ? Rapidement, les soupçons se confirment. En urgence, les enfants vont s'occuper de Mathilda puis remonter la piste du pollueur sans vergogne... avant que Nola ne regagne sa vie dans son monde, aux côtés de son père.
    À moins que tout cela ne fût qu'un rêve... ou pas !


    Auteur : Carbone et Gijé

     

    Edition : Dupuis

     

    Genre : Bande-Dessinée

     

    Date de parution : 26 Janvier 2018

     

    Prix moyen : 12€

     

    Mon avis : A force d’entendre parler de cette BD, j’ai eu envie de voir ce que ça pouvait bien donner.
    Dès que je l’ai ouverte j’ai apprécié les dessins qui sont dans des couleurs très douces mais bien présentes.
    Côté histoire, si le début est assez classique, avec l’entrée dans un monde par un objet du quotidien, Nola, la petite héroïne, va découvrir un univers que sa mère a déjà visité avant elle. Elle va donc à la fois devoir se familiariser avec ce monde inconnu et comprendre pourquoi sa mère ne lui en a jamais parlé.
    Pour l’instant, ni Nola, ni le lecteur ne savent grand-chose de Pandorient si ce n’est qu’il semble que ce soit un pays vivant sous une sorte de dictature (Nola apprend qu’à Pandorient on n’est pas libre d’aimer qui on veut) et que les lieux sont dangereux.
    Ce tome est vraiment un tome d’introduction qui nous met l’eau à la bouche sans pour autant nous expliquer quoi que ce soit sur l’univers dans lequel vivent Andréa et Igor.
    Le fait que la mère de ces deux nouveaux amis ait connu sa mère, de savoir que celle-ci a eu un tel secret, va pousser Nola à sortir de son enfermement et à commencer à faire son deuil.
    Les personnages présents à Pandorient sont étonnants. Si Andréa et sa famille sont humains bien que dotés de certains pouvoirs, on peut voir évoluer à leurs côtés des animaux parlants et d’autres créatures plus difficilement identifiables.
    Pas grand-chose de plus à dire sur ce premier tome qui ne fait, au final, que nous présenter Nola ainsi qu’Andréa, Igor et leur maman, si ce n’est que j’ai hâte de découvrir la suite, prévue pour novembre.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Le froid modifie la trajectoire des poissons

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    Résumé : 4 janvier 1998. Un garçon de dix ans apprend que ses parents vont se séparer. Désespéré, il demande au ciel de l'aider. Le lendemain débute la plus grande tempête de verglas que le Québec ait jamais connue. Ce déluge de glace n'empêche pas son père de quitter la maison. Mais les choses se présentent différemment pour ses voisins, car des événements incroyables ou anodins vont faire peu à peu basculer leurs vies. Julie, danseuse en mal d'amour, accueille chez elle Boris, scientifique égocentrique, qui ne vit que pour ses expériences sur les poissons ; Michel et Simon, les deux «frères » si discrets, qu'on ne voit jamais ensemble, ouvrent leur porte à Alexis, leur voisin homophobe. Face à l'adversité, des liens se créent ; face au froid, l'entraide, la solidarité et l'altruisme enflamment les coeurs. Le Grand Verglas va progressivement changer la vie de tous les habitants de cette rue... pour le meilleur.


    Auteur : Pierre Szalowski

     

    Edition : J’ai lu

     

    Genre : Roman contemporain

     

    Date de parution : 29 août 2012

     

    Prix moyen : 7€

     

    Mon avis : Décidément je ne suis pas faite pour lire des romans en français québécois (mais pour ma défense, je ne savais pas que c’était le cas. Ce n’est pas parce que ça se passe à Montréal que ça doit forcément être écrit comme ça !). Les expressions et tournures de phrases m’ont vraiment exaspérée.
    Le narrateur est un enfant d’une dizaine d’année, qui ne nous révèle pas son prénom, et qui va être confronté à la séparation de ses parents. Il va demander au ciel de l’aider à empêcher le divorce et, dès le lendemain, une immense tempête de glace va peu à peu paralyser l’ensemble de la ville.
    Mais si le verglas ne va pas empêcher son père de partir, il va bouleverser la vie des voisins car tout un côté de la rue va se retrouver privé d’électricité.
    Ainsi, les voisins d’un côté vont inviter les voisins de l’autre pour passer le cap de cette tempête. Ainsi Julie, jeune fille un brin nymphomane, stripteaseuse de son métier, va héberger Boris, un étudiant cherchant à boucler sa thèse en mathématique sur la trajectoire des poissons et qui, pour y parvenir et ne pas ficher en l’air plusieurs années d’études, doit maintenir la température de l’eau à 32°.
    Simon et Michel, qui se prétendent frères, vont inviter Alexis et Alex. Alex est le meilleur ami du narrateur, sa mère a quitté la famille depuis des années et depuis, son père s’enlise dans le chagrin et le ressentiment qu’il exprime par un rejet des juifs et des homosexuels. Mais pense-t-il vraiment ce qu’il dit, ou n’est ce que le reflet d’un mal être intérieur ?
    Le problème, en dehors de l’écriture en français québécois (ou peut-être à cause de ça ?), c’est que je n’ai absolument pas réussi à m’attacher aux personnages. A aucun moment je n’ai eu envie de vite tourner les pages pour savoir ce qui allait leur arriver. Tout au long du roman, je me suis sentie très détachée d’eux. Et ça a eu un effet certain sur ma lecture. Si je n’ai pas forcément eu envie d’abandonner, je l’ai lu sans passion et j’ai été soulagée d’en finir et de passer à autre chose !

    Un extrait : Neuf heures trente-neuf. Toc ! Toc ! Toc ! Ma mère a ouvert la porte de ma chambre. Elle a passé la tête sans sourire.

    — Ton père est réveillé…

    Je n’ai pas sauté du lit comme je le fais tous les matins de Noël. Dans la voix de ma mère, il y avait de la tristesse. Sur le moment, je n’ai pas remarqué qu’elle avait dit « ton père » au lieu de « papa ». C’est juste sa tristesse qui m’a frappé.

    En sortant de ma chambre, j’ai vu dans la cuisine que mon père et Julien n’avaient pas bu une bouteille de plus, mais deux. Dans le salon, papa m’attendait, affalé dans son fauteuil face à la télévision qui n’était pas allumée, le grand break du matin de Noël. Il m’a difficilement souri en se frottant la tête. Je me suis demandé s’il n’y avait pas d’autres bouteilles vides cachées sur le balcon.

    Noël, c’est une fois par an, mais on n’oublie jamais nos petites habitudes. Ça m’a étonné que mes parents ne soient pas ensemble. Ma mère n’était pas assise sur l’accoudoir du fauteuil réservé à mon père, mais sur le divan plus loin. Ils faisaient deux.

    On a beau avoir onze ans, c’est toujours le plus gros cadeau qu’on ouvre en premier sous le sapin. J’ai tout de suite compris que c’était une idée de maman, cette boîte de chimie. Elle m’a toujours acheté des jouets éducatifs. Pour elle, un cadeau, ça doit être utile. J’ai un an d’avance à l’école puisqu’elle m’a appris à lire à l’âge de quatre ans. J’étais la vedette de la garderie. Aujourd’hui, je suis le premier de classe qui fait une tête de moins que les autres.

    Il me restait à ouvrir trois cadeaux de taille presque identique. Dans ce cas-là, c’est toujours le plus lourd qu’on ouvre. Mon père m’a fixé, soudain trop complice.

    — Ça, c’est la petite surprise à papa…

    J’ai fait semblant de ne pas voir le regard noir que venait de lui jeter maman. J’ai déchiré le papier cadeau et mes yeux se sont grands ouverts ! J’en revenais pas. Un caméscope ! Je me suis tourné vers mon père. J’ai juste murmuré.

    — Wow ! p’pa…

    Il s’est calé dans son fauteuil, satisfait. Ma mère a serré ses mâchoires. Je ne pouvais pas la laisser triste.

    — Merci, maman aussi ! Merci, vous deux… Merci, Père Noël !

    Elle a souri, forcée. Le caméscope, ce n’était vraiment pas son idée. J’ai rapidement ouvert les deux autres cadeaux, une boîte de Lego, une autre idée de ma mère pour développer ma motricité fine. J’ai tellement été développé de ce côté-là que je suis capable de démonter une montre avec des gants de hockey.

     

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  • [Livre] 3 villes, 3 sadiques, 3 enquêtes - Enquête N°3 : le goût mortel de la pluie

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    Résumé : Réunis en un seul volume, trois thrillers, trois voyages aux confins de la peur, par le spécialiste du genre
    Cette enquête :

    Rain Man sévit à Los Angeles. Avant de tuer ses victimes et de déposer leurs cadavres dans les tunnels d'évacuation des eaux de pluie, il les contraint à adresser une demande de rançon aux autorités locales. Tess McCallum et Abby Sinclair, chargées de l'enquête, n'ont qu'une certitude : la fin prochaine de la saison des pluies.

     

    Auteur : Michael Prescott

     

    Edition : J’ai lu

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 2012

     

    Prix moyen : 15€

     

    Mon avis : Remboursez ! Le titre du recueil précise : trois sadiques, trois villes, trois enquêtes. Trois sadiques : ok ; trois enquêtes : ok…Mais nous voilà de retour à Los Angeles ! Donc on n’a que deux villes dans l’ensemble du recueil ! Heureusement pour la maison d’édition, ils ont choisi de remettre un roman avec Tess McCallum et c’est un plaisir de la retrouver !
    Je ne sais pas si j’aurais fait attention en lisant les deux romans avec plusieurs mois d’écart entre mes deux lectures, mais là, en enchaînant les deux, j’ai pu me rendre compte d’une énorme coquille. Alors je ne sais pas si le problème vient de l’auteur ou du traducteur, mais comme je n’imagine pas un auteur oublier ce qu’il a écrit, j’aurais tendance à accuser la traduction : quand Tess découvre dans quel hôtel on l’a installée pour la durée de l’enquête à laquelle on lui demande de participer, elle est contrariée car « c’est l’endroit où a été tué Mobius ». Or, Mobius n’a été qu’une fois dans cet hôtel, il y a tué une femme et a fichu le camp bien avant l’arrivée de la police. L’hôtel est donc un endroit où Mobius a tué, et non où il a été tué.
    Tess est toujours aussi réfractaire aux règles surtout quand elles lui sont données par quelqu’un d’aussi imbuvable que « le nez » qu’elle ne pouvait déjà pas supporter pendant l’enquête sur Mobius.
    Il faut dire qu’il ne sait pas s’y prendre avec Tess et qu’il cherche sans cesse à la manipuler au lieu de jouer franc-jeu avec elle.
    Cette fois-ci, on connait assez vite le nom du tueur puisque Tess va être rencardée par une détective sans licence, Abby, qui circule à la limite de la légalité. Mais malgré le fait que Tess ait le nom du tueur, aucune action n’est autorisée contre lui. Il faut dire que l’homme est un ancien flic et qu’il a été arrêté pour harcèlement dans des circonstances qui ont toujours laissé le procureur dubitatif.
    Tess a beaucoup de mal à « faire équipe » avec Abby qui défend le droit à l’auto-défense, pratique que Tess, comme beaucoup de flic, combat avec acharnement.
    Pour autant, si la jeune femme affiche un mépris non déguisé pour la loi et les institutions, il faut avouer qu’elle est assez efficace et utile dans cette enquête.
    Comme dans l’enquête sur Mobius, Tess se retrouve assez vite à faire cavalier seul puisqu’elle n’est pas soutenue par le FBI (on se demande pourquoi ils lui ont demandé de venir si c’est pour ne jamais écouter son avis).
    Cette fois, j’ai réussi à trouver l’identité du complice du tueur, même si j’ai eu un gros doute à un moment car certains indices me semblaient pointer quelqu’un d’autre. Mais ma première impression était la bonne finalement !
    Après trois romans et 1147 pages dans un seul ouvrage, je crois que je peux dire que j’aime bien le style de Michael Prescott et que définitivement, je suis fan de Tess McCallum !

    Un extrait : Tess et Crandall n’échangèrent plus un mot avant la sortie du tunnel. De toute évidence, Crandall était gêné d’avoir avoué sa tendance à la claustrophobie. Tess tenta de le mettre à l’aise.
    - Est-ce que je sens aussi mauvais que vous ? lui demanda-t-elle, tandis qu’ils gravissaient la berge.

    - Non. Vous puez encore plus que moi, ajouta-t-il avec un sourire.
    Ils regagnèrent la Crown Victoria de Crandall, un véhicule banalisé du FBI, bleu foncé, la couleur traditionnelle. Tess prit place du côté passager. Crandall démarra en direction de l’avenue Santa Fe, puis accéléra vers les gratte-ciel du centre-ville qui se dressaient dans le crépuscule. Il n’était que seize heures trente, mais la nuit tombait vite, en plein mois de janvier, surtout par temps sombre.
    - Il ne pleuvra pas avant demain soir, annonça Crandall. Ca nous laisse un peu de temps.

    - Très peu… Ah, la Californie, pays du soleil éternel ! soupira Tess
    - Il y fait beaucoup moins beau qu’on l’imagine.
    - Oui, je sais.
    Elle regarda défiler palmier et bungalow. Contrairement aux idées reçues, cet amalgame de désert et de bord de mer, de verdure tropicale et de saleté urbaine n’avait rien d’exotique. Los Angeles était une ville trop vaste, surpeuplée. Si les fonds municipaux fondaient à vue d’œil, les impôts ne cessaient d’augmenter. Les services sociaux étaient en déperdition, la police débordée, les citoyens constamment harcelés par des fous ou des voyous. Les murs, les barrières, même les arbres disparaissaient sous les graffitis.


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  • [Livre] 3 villes, 3 sadiques, 3 enquêtes - Enquête n°2 : La prochaine victime

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    Résumé : Réunis en un seul volume, trois thrillers, trois voyages aux confins de la peur, par le spécialiste du genre
    Cette enquête :

    Un tueur en série sème la panique à Los Angeles. La jeune agent du FBI, Tess Mc Callum, happée par l'accélération des événements, comprend trop tard qu'elle figure sur la liste macabre de l'assassin.

     

    Auteur : Michael Prescott

     

    Edition : J’ai lu

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 2012

     

    Prix moyen : 15€

     

    Mon avis : Dans cette seconde enquête du recueil de Michael Prescott, l’auteur nous entraîne cette fois à Los Angeles sur les traces d’un sacré psychopathe. Comme la première enquête du tome, mis à part un meurtre raconté dans le détail, le reste est plus psychologique que gore. Au milieu du livre, je me suis quand même levée pour aller vérifier les portes et les fenêtres de mon appartement (on ne sait jamais !).
    Au départ, je voyais 3 histoires complètement indépendantes les unes des autres : un meurtre-suicide en 1968, une sombre affaire de produit bactériologique volé et bien sûr l’enquête sur Mobius.
    Pendant un moment je n’ai pas vu de rapport entre ces différentes affaires, mais je me doutais bien que l’auteur ne nous les avait pas racontés par hasard. Et effectivement, des liens finissent par apparaître petit à petit.
    En plus d’avoir été l’enquêtrice principale sur l’affaire Mobius quand celui-ci opérait à Denver, Tess McCallum a des raisons très personnelles de vouloir le mettre derrière les barreaux (ou au fond d’un trou, elle n’est pas contrariante sur ce point).
    Je peux vous dire que l’auteur m’a complètement baladée et que, à aucun moment, je n’ai suspecté l’identité de Mobius. Quand on finit par découvrir son identité, je suis restée scotchée, je n’avais vraiment rien vu venir.
    J’ai beaucoup aimé ce roman qui m’a fait flipper à plusieurs moments tant on a l’impression que Mobius est insaisissable et est partout à la fois.

    Un extrait : « On a peut être ramassé notre homme. »
    L’esprit en ébullition, Tess McCallum fila le long du boulevard Wilshire au volant de sa voiture de fonction, traversa Beverly Hills, avec ses boutiques chics et ses palmiers. Le soleil était couché depuis des heures, et les étoiles devaient scintiller quelque part au-dessus de l’épais nuage de pollution.
    Ignorant les coups de klaxon, elle appuya sur l’accélérateur pour franchir un carrefour alors que le feu passait de l’orange au rouge.
    Elle avait hâte de le voir. De le regarder en face.
    L’avaient-ils vraiment rattrapé – finalement, après deux années de poursuite ? Rien n’était moins sûr.
    Mais on ne l’aurait pas obligée à quitter sa mission de surveillance s’il ne s’était agi que d’une « possibilité », comme le type de la semaine précédente, un représentant coupable d’un vulgaire adultère.
    La circulation était dense, comme toujours, et elle devait déboîter souvent pour dépasser les véhicules les plus lents. Sa voiture de fonction, une Crown Victoria de deux ans, était puissante et maniable. Une invitation à prendre des risques. Pourvu qu’elle ne se fasse pas arrêter par un flic ! Son badge du FBI lui épargnerait sans doute une contredanse, mais chaque minute comptait.
    Elle atteignit l’intersection des boulevards Wilshire et Santa Monica. A présent, elle était tout près de Westwood. La pendule du tableau de bord indiquait 21h58.
    Elle se demanda si Andrus avait été prévenu. Si oui, c’est qu’ils étaient pratiquement sûrs d’être sur la bonne piste. On était le 29 mars, la veille du long week-end de Pâques. Andrus n’était probablement pas pratiquant, mais pour déranger l’assistant directeur le Vendredi Saint, il fallait avoir une bonne raison.

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  • [Livre] 3 villes, 3 sadiques, 3 enquêtes - Enquête N°1 : l’arracheur de visage

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    Résumé : Réunis en un seul volume, trois thrillers, trois voyages aux confins de la peur, par le spécialiste du genre
    Cette enquête :
    Un maniaque traque les femmes comme du gibier. Dans cette effroyable affaire, il faudra toute l'énergie et le talent de Roy Sheperd, de la police de Tucson, pour démêler le vrai du faux.

     

    Auteur : Michael Prescott

     

    Edition : J’ai lu

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 2012

     

    Prix moyen : 15€

     

    Mon avis : L’histoire commence par une chasse à l’homme, enfin à la femme, en l’occurrence. Une jeune femme prénommée Sharon fuit dans la forêt, hagarde, ne suivant plus qu’un instinct purement animal.
    Il ne faut pas longtemps au lecteur pour comprendre ce qu’il se passe. Très vite, en l’espace de quelques lignes, on sait qu’elle est poursuivie par un homme qui la traque comme du gibier. En moins de 4 pages, le titre trouve son explication avec la mise à mort de cette femme. D’emblée, on connaît le nom du tueur : John Cray. Puis, tout aussi rapidement, on constate qu’il est lui-même suivi par une jeune femme : Elisabeth.
    On ne sait rien d’Elisabeth, sinon qu’elle suit Cray et qu’elle sait ce qu’il fait aux femmes.
    Au fil des pages, le passé des deux protagonistes se dévoile peu à peu mais il va falloir presque toute la durée du roman pour avoir toutes les clefs.
    Malgré son titre, il n’y a que très peu de passages gores, en réalité il n’y a que les premières pages, qui décrivent en détail le meurtre de Sharon, mais après cette description (assez précise, il faut le reconnaître), l’auteur joue sur la connaissance de l’auteur de ce que fait Cray aux femmes et de la manière dont Elisabeth se sortira d’une situation qui semble se refermer autour d’elle comme un piège inextricable.
    Qui dit meurtre dit flic et ici on a un flic qui a des préjugés certains contre les personnes atteintes d’une maladie mentale après un drame qui a touché sa famille. Ces préjugés vont l’empêcher de suivre certaines pistes et vont même le rendre dangereux pour Elisabeth à certains moments.
    De John Cray, on ne sait pas davantage de choses sinon qu’il a de l’argent, qu’il bénéficie d’une certaine célébrité et qu’il est absolument glaçant tant il est froid, calculateur et implacable.
    Tout comme Elisabeth, on en apprendra plus sur lui au fil des pages.
    Très vite, j’ai pensé qu’Elisabeth n’était pas aussi coupable que le laisse supposer sa fuite de la police ou que du moins elle avait une excellente raison d’avoir fait ce dont on l’accusait. Mais il a fallu plus de la moitié du roman pour que je fasse le lien entre son passé et John Cray, du moins au-delà des apparences.
    Un excellent thriller qui se révèle plus psychologique que gore mais qui fonctionne à merveille.
    A présent, il me reste à lire les deux autres romans de ce recueil qui, si on en croit son titre, vont m’emmener dans d’autres coins des USA à la poursuite de nouveaux meurtriers !

    Un extrait : Elle ne percevait que la fouleur, la faiblesse, la faim et les battements furtifs de son cœur affolé.
    C’était tout ce qui lui restait, cela et le grand calme qui l’entourait, le silence qui s’étirait, qui s’étirait comme s’il devait durer éternellement.
    La seconde balle l’atteignit à la hanche.
    Elle tressaillit sous l’impact et les larmes lui vinrent aux yeux, de surprise et de douleur.
    Sous ses doigts, elle sentit le liquide chaud jaillir et inonder sa jupe. Elle chercha à tâtons à colmater le trou mais l’effort était dérisoire et elle était à bout de force.
    Elle n’avait pas entendu la détonation – peut-être son glapissement de surprise avait-il couvert le bruit -, mais elle entendit une nouvelle fois le coyote hurler son chant funèbre.
    Ce n’était pas un coyote, bien sûr. Il n’y avait jamais eu de coyote.
    C’était lui.

     

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  • [Livre] La passe-miroir – T01 – Les fiancés de l’hiver

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    Résumé : Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.


    Auteur : Christelle Dabos

     

    Edition : Gallimard

     

    Genre : Fantasy

     

    Date de parution : 06 juin 2013

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : Ca fait un certain temps, pour ne pas dire un temps certain que je vois parler de ce livre. Au vu de l’enthousiasme de certaines booktubeuses/blogueuses en qui j’ai toute confiance par expérience (de nombreuses lectures choisies après avoir vu ou lu leur avis ont été des coups de cœur ou pas loin) j’avais très envie de découvrir cette histoire.
    Mais deux points me retenaient :
    - Le premier et sans doute le plus important : quand j’ai commencé à m’intéresser à la saga, le tome 3 n’était pas sorti et, Christelle Dabos n’étant pas auteur de métier, elle avouait elle-même sans honte qu’elle mettrait un moment avant de finir le tome 3 et un très long moment avant de nous offrir le tome 4.
    Ce n’est pas que je sois spécialement impatiente (pour les enfants de la terre j’ai attendu plus de 10 ans entre certains tomes…) mais j’avais peur de ne pas avoir de suite du tout (et ça c’est nettement plus frustrant). Une fois le tome 3 publié, je me suis dit que quand même si elle était allé jusque-là, et surtout si Gallimard l’avait suivi jusque là, il n’y avait pas de raison qu’elle ne continue pas.
    - Le second point était que beaucoup de personnes ayant adoré la saga disaient que le premier tome était difficile à lire, qu’il y avait trop de descriptions, que c’était un tome d’introduction. On le présentait presque comme un mal nécessaire qui ne commençait à être vraiment intéressant que 200 pages avant la fin. Et je n’étais tout simplement pas dans le bon état d’esprit pour lire quelque chose qu’il fallait lire pour comprendre la suite mais qui était lui-même sans grand intérêt.
    Tout étant enfin réuni : la parution  tome 3 et l’état d’esprit, je me suis lancée.
    Et j’ai été conquise dès la 4ème page !
    Toutes ces descriptions qui ont fait grincer tant de dents sont pour moi un des atouts majeurs de ce tome, et à mon sens n’ont pas été étrangère au résultat du concours jeunesse qui a permis sa publication.
    Bien loi, à mon sens, d’être un mal nécessaire, à travers ces descriptions, Christelle Dabos nous brosse le tableau d’un univers d’une richesse incroyable. A chaque ligne, j’avais vraiment l’impression d’y être.
    Ca va être difficile de parler des personnages sans dévoiler l’intrigue, donc je vais être succincte 
    J’ai adoré Ophélie. Elle a l’air calme, résignée et sans volonté, mais ce n’est qu’une apparence. La scène avec la balle de plomb quand elle est encore dans son musée suffit à démontrer qu’elle n’aime pas qu’on lui marche sur les pieds et qu’elle sait se défendre ! Elle est seulement de ces gens qui savent choisir leur batailles, qui préfèrent réfléchir avant d’agir et argumenter plutôt que trépigner.
    Sa tante Rosaline, qui parait froide et sèche au premier abord, se révèle une alliée indéfectible bien que sans réel pouvoir sur l’arche où a été envoyée la jeune fille pour son mariage. C’est d’ailleurs mon sentiment sur l’ensemble de sa famille, même si on les voit très peu, tout au long du livre, à chaque fois qu’il est question d’eux, on a l’impression qu’Ophélie n’est qu’un pion destinée à servir son arche, mais à un moment, ils montrent qu’ils s’inquiètent vraiment du sort de la jeune fille.
    Du côté des habitants de l’arche du pôle, c’est une autre histoire. Chez eux, la trahison et les coups de poignards dans le dos vont bon train, même au sein d’une même famille.
    Thorn, le futur époux, souffle le chaud et le froid, on a du mal à savoir quels sont ses sentiments à l’égard d’Ophélie, mais surtout à savoir quel son but dans toute cette histoire.
    Sa tante Berenilde est affreuse mais au fil des pages je me suis dis que son attitude pouvaient être compréhensible. Bon, je reste au conditionnel quand même, parce que même si certains évènements de son passé (et de son présent aussi d’ailleurs) peuvent l’expliquer, il reste qu’elle est égocentrique, jalouse, cruelle, capricieuse, lunatique… bref, vous avez compris l’idée !
    Chacun des personnages a un pouvoir, plus ou moins offensif, plus ou moins courant, plus ou moins développé.
    Ophélie est une liseuse : en touchant un objet, elle retrace son histoire depuis sa fabrication, revivant les sentiments et la vie de ses propriétaires successifs. Il semblerait que ce soit une liseuse très douée mais elle a aussi un pouvoir très rare : c’est une passe-miroir. Elle peut passer à travers les miroirs pour se rendre d’un endroit à l’autre.
    Les habitants du Pôle ont également des pouvoirs, mais qui n’ont rien à voir avec tous ce qu’Ophélie a pu connaître. Et attention, c’est du lourd !
    Tous les personnages que l’on rencontre, même brièvement, sont parfaitement décrits. Je ne sais pas si c’est parce que l’auteur a décidé qu’ils devaient intervenir dans les prochains tomes ou non, mais j’ai trouvé que ça donnait encore plus de profondeur à l’univers des arches.
    Il y a une chose que j’ai beaucoup appréciée : tout commence par l’annonce à Ophélie de son mariage arrangé avec Thorn. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle n’est pas emballée même si elle réalise vite qu’elle n’a pas le choix.
    Dans la plupart des livres qui commencent par un mariage forcé, la jeune fille fait une crise, jurant qu’elle ne pliera jamais et tombe folle amoureuse de son mari dans les 15 pages suivantes. Vous ne pouvez pas savoir comme ça m’énerve.
    Sans, bien sûr, vous dévoiler les détails, je peux vous dire qu’Ophélie va donner nettement plus de fil à retordre à Thorn ! Il va être content du voyage celui-là !
    Si au début de l’histoire, l’auteur nous décrit parfaitement l’arche natale d’Ophélie, on ne sait du Pôle que ce que la jeune fille en apprend. On découvre donc ce nouveau monde, et ses règles, en même temps qu’elle.
    Maintenant je n’ai qu’une hâte : lire le tome 2. Mais comme le 4ème et dernier tome n’est pas encore sorti, je ne veux pas trop me précipiter, j’ai le temps !

     

    Un extrait : Au commencement, nous étions un.

    Mais Dieu nous jugeait impropres à le satisfaire ainsi, alors Dieu s’est mis à nous diviser. Dieu s’amusait beaucoup avec nous, puis Dieu se lassait et nous oubliait. Dieu pouvait être si cruel dans son indifférence qu’il m’épouvantait. Dieu savait se montrer doux, aussi, et je l’ai aimé comme je n’ai jamais aimé personne.

    Je crois que nous aurions tous pu vivre heureux en un sens, Dieu, moi et les autres, sans ce maudit bouquin. Il me répugnait. Je savais le lien qui me rattachait à lui de la plus écœurante des façons, mais cette horreur-là est venue plus tard, bien plus tard. Je n’ai pas compris tout de suite, j’étais trop ignorant.

    J’aimais Dieu, oui, mais je détestais ce bouquin qu’il ouvrait pour un oui ou pour un non. Dieu, lui, ça l’amusait énormément. Quand Dieu était content, il écrivait. Quand Dieu était en colère, il écrivait. Et un jour, où Dieu se sentait de très mauvaise humeur, il a fait une énorme bêtise.

    Dieu a brisé le monde en morceaux.

     

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  • [Livre] L'histoire de la bête

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    Résumé : C'est une histoire vieille comme le monde : celle d’un prince cruel transformé en Bête. Et celle d’une belle jeune fille qui surgit dans sa vie. Le monstre est métamorphosé par la compassion de la jeune fille et l’amour qu’il ressent pour elle. Puis ils se marient et ont beaucoup d’enfants. 
    Mais comme pour chaque histoire, il y a plusieurs versions. Qu’importe ce que l’on a pu dire ou écrire, une seule question demeure : qu’est-ce qui a changé le prince en la Bête que l’on connaît ?
    Voici l’une de ces histoires. Une histoire de bêtes, et, bien sûr, de belles.


    Auteur : Serena Valentino

     

    Edition : Hachette

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 01 mars 2017

     

    Prix moyen : 14€

     

    Mon avis : Après son premier livre qui explorait le passé de la méchante reine, ainsi que les raisons de ses mauvaises actions, Serena Valentino rempile avec cette fois les raisons qui ont conduit un prince à devenir la bête.
    Dans le dessin-animé de Disney, qui sert d’inspiration à ce livre, le prologue nous expliquait qu’une enchanteresse, dissimulée sous un déguisement, avait demandé au prince de la laisser entrer chez lui par un soir d’orage. Devant son refus, elle lui jette un sort.
    Ici, s’il y a bien une enchanteresse, ses motivations sont un peu plus sérieuses que de s’être levée un matin en se disant qu’elle allait tester un peu le caractère des princes des environs.
    Et si on ne connaissait pas la jeune Circé, ses trois sœurs aînées, nous les avons déjà rencontrées dans le premier tome où elles n’étaient pas étrangères au changement de comportement de la méchante Reine. J’ai comme l’impression que ces trois là ont plus ou moins à voir avec tout ce qui tourne pas rond dans tous les royaumes enchantés du coin !
    L’histoire se lit très vite et j’ai beaucoup appréciée de retrouver des scènes du dessin animé.
    Les scènes présentes dans le dessin animé sont rapportées fidèlement, mais enrichies des pensées de la bête, de ses motivations, ce qui éclaire les scènes que l’on connaît d’un jour nouveau.
    Bien que l’histoire aillé jusqu’à la fin du dessin animé, les scènes avec Belle ne sont pas nombreuse et les trois quart du roman concernent ce qu’il s’est passé avant, quand le prince était encore totalement humain, sa transformation et ses premiers temps en tant que Bête.
    L’histoire de la Bête n’est pas un coup de cœur, comme l’avait été pour moi Miroir, Miroir, mais il le frôle. A présent je suis impatiente de découvrir les histoires d’Ursula et de Maléfique, déjà sorties en anglais et qui, je l’espère, seront bientôt éditées en français.

     

    Un extrait : Avant la malédiction, la vie avait comblé le Prince de tous ses bienfaits. Cependant, il n’était rien de plus qu’un jeune homme arrogant, vaniteux et pleinement conscient des privilèges que lui apportait son ascendance royale. Il ne s’en cachait nullement, pas plus qu’il n’en rougissait. Il n’avait qu’une piètre opinion des princes qui s’abandonnaient aux billevesées codifiées par les contes de fées. Selon les croyances populaires, ils devaient chevaucher par monts et par vaux, vaincre dragons impétueux et cruelles marâtres dans le but unique de sauver de Belles au bois dormant et de les réveiller d’un premier baiser d’amour.
    Hypocrisie ! Duperie ! Qui donc pouvait croire que tous ces hommes bien-nés n’étaient autres que des princes charmants au grand cœur ? Ne combattaient-ils que pour obtenir la main de leur princesse, au nom de la justice ? Jamais ne le faisaient-ils pour leur propre gloire, pour flatter leur ego, ou tout simplement pour satisfaire un penchant belliqueux ?
    Quand bien même, le Prince se refusait à une existence d’amoureux transi. Il préférait se consacrer à la chasse et au plaisir que lui consacraient la traque et les trophées exposés à sa gloire. Abattre un élan ou vaincre un ours était tout autant gratifiant, si ce n’est plus, que de se frotter de trop près à des pommes empoisonnées ou des nains colériques. Les dépouilles qu’il traînait jusqu’à la taverne, où le vieil Higgins les empaillait, lui assuraient un nom et les faveurs de la gent féminine. Nil besoin de terrasser un dragon ou de vaincre une horrible sorcière pour obtenir le baiser d’une jouvencelle !
    Sa vie était parfaite : tous l’aimaient et l’idolâtraient comme il se devait.

     

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  • [Livre] Fragiles

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    Résumé : Gabriel a toujours été le bad boy du lycée : celui qui frappe avant de parler, qui fait craquer toutes les filles mais ne s’attache jamais. Brittany incarne la peste par excellence, à la répartie vicieuse, et au joli minois qui ne laisse aucun garçon indifférent. Pourtant, derrière leurs apparences montées de toutes pièces, tous deux cachent de profondes blessures qui les éloignent des autres. Dans cette course pour cacher leurs cicatrices, Gabriel et Brittany se cherchent mutuellement… Se trouveront-ils ?


    Auteur : Sarah Morant

     

    Edition : Hachette

     

    Genre : Young Adult

     

    Date de parution : 05 avril 2017

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : Gabriel et Brittany sont l’image vivante de « il ne faut pas se fier aux apparences ». Lui semble être le mauvais garçon qui se fout de tout et surtout des filles qu’il met dans son lit pour les jeter aussi vite qu’il les a conquit, le garçon qui ne sait parler qu’avec ses poings. Elle, c’est la peste par excellence, populaire, jolie, crachant son venin sur chaque personne ayant le malheur de lui déplaire.
    Dès le premier chapitre, on peut voir des bribes du passé de Gabriel et on comprend très vite qu’il a eu une enfance désastreuse. L’ampleur de ce qu’il a vécut ne se dévoile qu’au fil du récit, de ses souvenirs, puis des confidences, plus ou moins forcées, qu’il peut faire.
    Quant à Brittany, on s’aperçoit très vite qu’elle a une obsession malsaine de la perfection et qu’elle a une vision déformée de l’image que lui renvoie son miroir. De plus, sa vie familiale part en lambeaux et elle le vit très mal.
    Mais l’un comme l’autre tienne à leur image plus que tout et s’efforce de ne rien laisser paraître devant leur entourage.
    Tous les deux ont un certains passif : Brittany a brisé la réputation de Gabriel en se moquant de lui devant une grande partie du lycée à l’heure du déjeuner et Gabriel est bien décidé à le lui faire payer.
    De piques en piques, d’attaques en réparties cinglantes, Gabriel et Brittany se prennent au jeu, heureux sans l’avouer d’avoir quelqu’un capable de leur tenir la dragée haute.
    Très vite, chacun se rend compte que l’autre est bien plus que ce qu’il montre aux yeux du monde et le jeu prend une autre tournure qui va les entraîner à se considérer autrement que comme des rivaux.
    Gabriel a un instinct très protecteur, que ce soit avec son frère adoptif, Jake, qui a quelques ennuis avec des petits caïds du lycée ou avec Vanessa, sa meilleure amie, qui cache et se cache à elle-même un lourd secret. Bon évidement, sa manière de protéger revient souvent à éclater la tête de tous ceux qui les regardent de travers, mais l’intention y est !
    A cause de son passé et de son comportement, Gabriel doit voir la psychologue du lycée et, très honnêtement, j’ai trouvé que cette femme devrait être virée avec interdiction d’approcher des enfants. Ses méthodes sont horribles et cruelles. J’ai eu envie de lui mettre des claques !
    Jake est sans doute l’élément le plus positif dans la vie de Gabriel. Certes Claire et Patrick, ses parents adoptifs sont là eux aussi, mais Gabriel a du mal à les laisser approcher. Jake fait un peu la liaison entre tout le monde et ce petit bonhomme de 13 ans ne se laisse pas marcher sur les pieds !
    Brittany cache beaucoup de blessures et son estime de soi est quasiment en miette. Je ne suis pas sûre que son amie Vanessa, qui est probablement aussi abîmée qu’elle, bien que pour d’autres raisons, soit d’une grande aide. J’aurais même tendance à dire qu’elle l’enfonce en la maintenant dans une tension constante de quête de la perfection.
    Les secrets de Gabriel et Brittany sont dévoilés un à un, progressivement. J’ai beaucoup aimé l’évolution des personnages.
    Pour le plus gros secret concernant Gabriel, j’avais un petit doute, mais à un moment, une description d’une scène de son enfance m’a fait comprendre ce qu’il s’était exactement passé.
    Les chapitres alternent entre Gabriel et Brittany, mais parfois, ils laissent la place à d’autres personnages comme Jake, Vanessa ou Patrick, qui permettent de faire avancer le lecteur dans l’histoire sur des sujets que les deux personnages principaux ignorent, cependant ces chapitres du point de vue des personnages secondaires restent peu nombreux.
    J’ai trouvé que ce livre décrivait à la perfection ce que des ados aux prises avec des situations difficiles pouvaient ressentir. Cela doit d’autant plus être souligné que l’auteur a l’âge de ses personnages (17 ans lors de la sortie de Timide, son premier roman, en 2016). Ce n’est pas évident d’avoir un tel recul et Sarah Morant y arrive à merveille. Une chose est sûre : je ne vais pas tarder à lire ses autres livres (déjà 3 à son actif !)

     

    Un extrait : Beaucoup de gens craignaient les rentrées scolaires. La seule pensée qui envahissait mon esprit à cet instant, c’était que ce serait la dernière. J’étais enfin en terminale et l’année prochaine je partirais loin de cette putain de ville, faire le tour des États-Unis sans plus me soucier des devoirs de physique et de math qui me pourrissaient la vie depuis six ans. Je serais totalement libre, sans plus aucune attache dans ce monde étouffant. Et, si la plupart des hommes craignaient de disparaître ainsi, j’aimais l’idée de sombrer totalement dans l’oubli.

    Mon reflet dans le miroir me renvoya l’image de ce garçon âgé de dix-huit ans aux cheveux bruns et aux yeux marron clair que je croisais tous les jours. Je ne savais pas pourquoi je plaisais tant aux filles, je devais probablement avoir une sorte d’aimant dans les abdominaux. Ou un don d’hypnose inconscient.

    Claire m’attendait au rez-de-chaussée, préparant le petit déjeuner. Son mari était assis près d’elle, les yeux rivés sur la rubrique sports du journal du matin.

    — Je t’ai fait des crêpes, mon chéri, glissa-t-elle doucement en me tendant la bouteille de sirop d’érable.

    — Merci, Claire.

    Je vis une ombre passer dans les yeux de la jeune femme et je sus que je l’avais probablement déçue, comme chaque fois. Mais j’étais incapable de l’appeler autrement.

    Claire et Patrick faisaient partie de ces personnes que vous ne pouviez détester, un petit couple parfait pas vraiment friqué mais qui trouvait encore le moyen d’aider les autres. J’avais longtemps essayé de les repousser. Je leur avais fait les pires conneries, j’avais ruiné plusieurs de leurs amitiés, j’avais même tenté de les séparer.

    Et ils étaient toujours restés. J’en étais moi-même étonné. Ils m’avaient gardé sous leur toit et avaient essayé de me donner une éducation correcte.

    Des pas lourds retentirent dans l’escalier et un blondinet descendit les marches en traînant les pieds.

    — Jake, tu veux des crêpes aussi ?

    — Ouais, m’man, répondit-il d’une voix lasse.

    Mec, si t’es déjà blasé à treize piges, je n’imagine même pas dans vingt ans.

    Claire me sortit de mes pensées en m’embrassant sur le front, et je soupirai avant de partir à l’école.

     

     

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  • [Livre] Rebecca

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    Résumé : Sur Manderley, superbe demeure de l'ouest de l'Angleterre, aux atours victoriens, planent l'angoisse, le doute : la nouvelle épouse de Maximilien de Winter, frêle et innocente jeune femme, réussira-t-elle à se substituer à l'ancienne madame de Winter, morte noyée quelque temps auparavant ? 


    Auteur : Daphné du Maurier

     

    Edition : Le livre de poche

     

    Genre : Classique étranger

     

    Date de parution : 1938

     

    Prix moyen : 6€

     

    Mon avis : J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire car le début est lent, très lent, avec la description méticuleuse de chaque détail de Manderley. Et ça, ce n’est que le tout début, avant même que l’histoire ne débute vraiment !
    La nouvelle madame de Winter m’a exaspérée. Elle n’a aucune personnalité, passe son temps à s’excuser et à se plaindre.
    Le livre est écrit de telle manière qu’il m’a fallut près de la moitié du roman pour réaliser qu’à aucun moment on ne citait son nom. Ainsi, même par là, elle est invisible, insignifiante. Elle n’a même pas de nom à elle et se contente d’être la nouvelle Madame de Winter.
    L’attitude des domestiques comme de son époux est insupportable. Maxim la traite comme une enfant, mais comment pourrait-il se rendre compte d’à quel point il est condescendant et paternaliste quand son épouse passe son temps à pleurnicher et à s’excuser d’exister.
    Dès le départ, elle aurait du remettre les domestiques à leur place. Au premier « Ah mais on faisait comme ça du temps de Madame de Winter », elle aurait du répondre : « A présent c’est moi, madame de Winter, on fera donc à ma manière et dorénavant vous parlerez de la première épouse de mon époux en l’appelant « la première épouse de monsieur ». Il n’y aura pas deux madame de Winter sous ce toit ».
    Elle passe les trois quarts du roman à être insipide, recroquevillée à l’intérieur d’elle-même, à trembler que la moindre comparaison avec Rebecca ne soit en sa défaveur.
    Elle finira par avoir un déclic mais la quasi-totalité du livre tourne autour de cette rivalité, de ce combat inégal contre un fantôme que tous idéalisent. Elle ne sait même pas si son mari l’a épousé par amour ou si son amour n’appartient qu’à Rebecca et qu’il ne l’a finalement épousé que pour rompre sa solitude.
    La tension est constante, chaque faux pas de la jeune épouse, dû à son manque de connaissance d’un monde auquel elle n’appartient pas autant qu’à l’hostilité de Mme Danvers, la femme de charge, prend des proportions énormes car tout est ramené à ce qu’aurait fait, pas fait, ou dit Rebecca.
    J’ai préféré la jeune femme après son déclic, elle est plus sûre d’elle, plus active, plus maîtresse de sa propre vie, elle montre enfin qu’elle a du caractère.
    La fin est brutale, j’aurais apprécié quelques pages de plus pour « finir » le roman mais dans l’ensemble, je ne regrette pas ma lecture.

     

    Un extrait : J’ai rêvé l’autre nuit que je retournais à Manderley. J’étais debout près de la grille devant la grande allée, mais l’entrée m’était interdite, la grille fermée par une chaîne et un cadenas. J’appelai le concierge et personne ne répondit ; en regardant à travers les barreaux rouillés, je vis que la loge était vide.

    Aucune fumée ne s’élevait de la cheminée et les petites fenêtres mansardées bâillaient à l’abandon. Puis je me sentis soudain douée de la puissance merveilleuse des rêves et je glissai à travers les barreaux comme un fantôme. L’allée s’étendait devant moi avec sa courbe familière, mais à mesure que j’y avançais, je constatais sa métamorphose : étroite et mal entretenue, ce n’était plus l’allée d’autrefois. Je m’étonnai d’abord, et ce ne fut qu’en inclinant la tête pour éviter une branche basse que je compris ce qui était arrivé. La Nature avait repris son bien, et, à sa manière insidieuse, avait enfoncé dans l’allée ses longs doigts tenaces. Les bois toujours menaçants, même au temps passé, avaient fini par triompher. Ils pullulaient, obscurs et sans ordre sur les bords de l’allée. Les hêtres nus aux membres blancs se penchaient les uns vers les autres, mêlant leurs branches en d’étranges embrassements et construisant au-dessus de ma tête une voûte de cathédrale. Et il y avait d’autres arbres encore, des arbres dont je ne me souvenais pas, des chênes rugueux et des ormes torturés qui se pressaient joue à joue avec les bouleaux, jaillissant de la terre en compagnie de buissons monstrueux et de plantes que je ne connaissais pas.

    L’allée n’était plus qu’un ruban, une trace de son ancienne existence, — le gravier aboli — gagnée par l’herbe, la mousse et des racines d’arbres qui ressemblaient aux serres des oiseaux de proie. Je reconnaissais çà et là, parmi cette jungle, des buissons, repères d’autrefois : c’étaient des plantes gracieuses et cultivées, des hydrangéas, dont les fleurs bleues avaient été célèbres. Nulle main ne les disciplinait plus et elles étaient devenues sauvages : leurs rameaux sans fleurs, noirs et laids, atteignaient des hauteurs monstrueuses.

    La pauvre piste qui avait été notre allée ondulait et même se perdait par instants, mais reparaissait derrière un arbre abattu ou bien à travers une flaque de boue laissée par les pluies d’hiver. Je ne croyais pas ce chemin si long. Les kilomètres devaient s’être multipliés en même temps que les arbres et ce sentier menait à un labyrinthe, une espèce de brousse chaotique, et non plus à la maison. Mais voici qu’elle m’apparut tout à coup ; les abords en étaient masqués par ces proliférations végétales et lorsque je me trouvai enfin en face d’elle, je m’arrêtai le cœur battant, l’étrange brûlure des larmes derrière les paupières.

    C’était Manderley, notre Manderley secret et silencieux comme toujours avec ses pierres grises luisant au clair de lune de mon rêve, les petits carreaux des fenêtres reflétant les pelouses vertes et la terrasse. Le temps n’avait pas pu détruire la parfaite symétrie de cette architecture, ni sa situation qui était celle d’un bijou au creux d’une paume.

     

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  • [Livre] Redemption

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    Résumé : A Manhattan, plusieurs femmes sont retrouvées assassinées - des prostituées que le tueur a revêtues d'une robe de bure après les avoir torturées selon un rituel pervers...
    La perversion, le Dr Morgan Snow la côtoie tous les jours, au point d'être considérée comme l'une des meilleures spécialistes en la matière. C'est ainsi qu'elle reçoit depuis peu les confidences de Cleo Thane, une prostituée de luxe à laquelle les hommes les plus riches et les plus puissants de New York demandent d'assouvir leurs fantasmes dans l'un des clubs les plus fermés et les plus chics de la ville. Des confidences que Cleo consigne dans un journal intime...
    Mais Cleo disparaît brusquement.
    Morgan fait aussitôt le lien avec le tueur en série qui sévit à Manhattan, mais refuse de trahir sa patiente en révélant ses secrets à la police. Inquiète, elle décide alors, en se faisant passer pour elle, de rencontrer un à un les clients de la jeune femme - qui tous auraient pu vouloir empêcher Cleo de divulguer leurs sulfureux secrets. Morgan est persuadée que parmi eux se cache un monstre sadique et psychopathe. Et pour le percer à jour, elle est prête à plonger au cœur de la folie humaine...


    Auteur : M.J. Rose

     

    Edition : Harlequin Best Seller

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 01 juillet 2006

     

    Prix moyen : 5€

     

    Mon avis : Avec les thrillers édités par Harlequin on peut tomber sur du bon ou du très mauvais. Parfois, on tombe sur des thrillers qui n’ont de thriller que le nom et où l’intrigue policière, cousue de fil blanc, ne sert que de prétexte pour une romance. Au final on s’ennuie parce que le roman veut quand même rester dans le registre du thriller et donc ne donne pas à fond dans une romance intéressante et du coup, nous, lecteur, on se retrouve frustré parce qu’on n’a ni une bonne romance, ni un bon thriller.
    Mais parfois, on tombe dur d’excellents thriller, qui prennent aux tripes, et c’est le cas de celui-ci.
    S’il y a bien une romance, elle est très légère et ne prend absolument pas le pas sur le thriller.
    J’ai beaucoup aimé le personnage de Morgan. Elle ne compte pas passer outre le secret professionnel mais elle met quand même tout en œuvre pour aider la police, quitte à se mettre elle-même en danger.
    J’ai mis un moment à comprendre qui était le tueur, en fait je n’ai compris que quand Morgan a remarqué quelque chose sans pour autant faire de suite la liaison. Cependant, comme, en tant que lecteur, j’avais plus d’informations que Morgan, j’ai fais le rapprochement entre les différents indices et cela m’a apporté une solution dont j’ai eu la confirmation quelques chapitres plus tard. Cependant, connaître la vérité avant Morgan ne m’a pas dérangée car d’une part ce n’était pas très longtemps avant elle et d’autre part, j’étais ensuite comme hypnotisée, frustrée de ne pas pouvoir empêcher Morgan de prendre des risques que je savais trop importants.
    En revanche j’ai eu plus de mal à comprendre son comportement envers sa fille. Qu’elle ait des réserves vis-à-vis du métier de comédien, je peux comprendre étant donné son passé. Mais il ne faut pas tout mélanger. Sa fille n’a rien à voir avec sa mère. Elle rappelle que pour devenir psy, elle a du faire une thérapie mais on se demande si celle-ci a été d’une quelconque utilité !
    J’ai eu plus de réserve sur Nina, l’amie et mentor de Morgan. Je comprends qu’elle ait été touchée par la mort de son mari, mais de là à refuser de collaborer avec la police dans le cadre d’une affaire criminelle, je l’ai trouvée ridicule. Son mari avait des activités illégales, il a été arrêté. Nina reproche aux flics d’avoir utilisé un agent sous couverture pour le coincer et donc d’avoir plus ou moins triché. On se demande dans quel monde elle vit ! Un malfaiteur doit être arrêté ! Point barre !
    J’ai aimé l’incursion de Morgan dans le monde de Cleo, la prostituée de luxe qu’elle recherche. Elle a pu ainsi se rendre compte que son métier est bien plus complexe qu’une simple affaire de sexe.
    Les scènes de crime sont très détaillée et assez horrible. Il faut avoir le cœur bien accroché. Le psychopathe est méticuleux, malgré l’horreur de ses crimes.
    Sans être exceptionnel, ce thriller était une très bonne lecture avec juste ce qu’il faut d’horreur et de danger.

     

    Un extrait : - Les filles convenables ne parlent pas de leurs liaisons.
    Elle a caressé le coussin qu’elle tenait sur ses genoux. Le mouvement de ses doigts avait quelque chose de fascinant.
    - Dois-je comprendre que vous ne vous rangez pas dans cette catégorie ou que vous n’allez pas me parler de vos liaisons ?
    Cleo Thane a éclaté de rire – un rire enfantin et innocent absolument délicieux, avec juste une pointe de sensualité.
    - Je me considère comme quelqu’un de bien, mais pas comme une fille convenable.
    Avec ses cheveux blonds, sa peau sans défaut, son maquillage discret qui illuminait sa beauté sans rien dissimuler, ses clous d’oreilles en diamant, sa montre – en platine, moins tape-à-l’œil que l’or -, son pantalon et sa veste impeccablement coupés, ses chaussures chics et son sac d’une marque prestigieuses, on l’aurait prise pour la directrice d’une compagnie de cosmétique ou d’une galerie d’art.
    Pourtant, pas plus tard que la nuit dernière, cette charmante jeune femme avait fait l’amour avec un présentateur de télévision. Installée sur le siège arrière de sa limousine, elle lui avait murmuré des mensonges à l’oreille pour l’emmener jusqu’à l’orgasme, sans se formaliser de la présence du chauffeur dont ils n’étaient séparés que par une simple vitre. Tout ça après avoir allégé de deux milles dollars la carte de crédit de son client – le prix à payer pour avoir le privilège de passer trois heures avec elle.
    Ce contraste entre ce qu’elle était et ce qu’elle paraissait m’avait toujours intriguée. Entre autres.
    - Docteur Snow, j’ai beau enrober la chose d’une manière extrêmement délicate, je suis une pute. Je gagne ma vie avec le sexe. Dans ces conditions, on ne peut pas me considérer comme une personne convenable, non ?
    Je l’ai regardé enlever une de ses chaussures et elle a surpris mon regard. Ce n’était pas la première fois que je m’intéressais à ses talons hauts, mais elle ne l’avait jamais remarqué jusque-là. J’en ai pris mentalement note.
    - Dans mon boulot, on porte toujours des talons aiguilles.
    - Parce que c’est sexy ?
    - Parce que c’est une arme.

     

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