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Jeunesse

  • [Livre] L'histoire de la bête

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    Résumé : C'est une histoire vieille comme le monde : celle d’un prince cruel transformé en Bête. Et celle d’une belle jeune fille qui surgit dans sa vie. Le monstre est métamorphosé par la compassion de la jeune fille et l’amour qu’il ressent pour elle. Puis ils se marient et ont beaucoup d’enfants. 
    Mais comme pour chaque histoire, il y a plusieurs versions. Qu’importe ce que l’on a pu dire ou écrire, une seule question demeure : qu’est-ce qui a changé le prince en la Bête que l’on connaît ?
    Voici l’une de ces histoires. Une histoire de bêtes, et, bien sûr, de belles.


    Auteur : Serena Valentino

     

    Edition : Hachette

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 01 mars 2017

     

    Prix moyen : 14€

     

    Mon avis : Après son premier livre qui explorait le passé de la méchante reine, ainsi que les raisons de ses mauvaises actions, Serena Valentino rempile avec cette fois les raisons qui ont conduit un prince à devenir la bête.
    Dans le dessin-animé de Disney, qui sert d’inspiration à ce livre, le prologue nous expliquait qu’une enchanteresse, dissimulée sous un déguisement, avait demandé au prince de la laisser entrer chez lui par un soir d’orage. Devant son refus, elle lui jette un sort.
    Ici, s’il y a bien une enchanteresse, ses motivations sont un peu plus sérieuses que de s’être levée un matin en se disant qu’elle allait tester un peu le caractère des princes des environs.
    Et si on ne connaissait pas la jeune Circé, ses trois sœurs aînées, nous les avons déjà rencontrées dans le premier tome où elles n’étaient pas étrangères au changement de comportement de la méchante Reine. J’ai comme l’impression que ces trois là ont plus ou moins à voir avec tout ce qui tourne pas rond dans tous les royaumes enchantés du coin !
    L’histoire se lit très vite et j’ai beaucoup appréciée de retrouver des scènes du dessin animé.
    Les scènes présentes dans le dessin animé sont rapportées fidèlement, mais enrichies des pensées de la bête, de ses motivations, ce qui éclaire les scènes que l’on connaît d’un jour nouveau.
    Bien que l’histoire aillé jusqu’à la fin du dessin animé, les scènes avec Belle ne sont pas nombreuse et les trois quart du roman concernent ce qu’il s’est passé avant, quand le prince était encore totalement humain, sa transformation et ses premiers temps en tant que Bête.
    L’histoire de la Bête n’est pas un coup de cœur, comme l’avait été pour moi Miroir, Miroir, mais il le frôle. A présent je suis impatiente de découvrir les histoires d’Ursula et de Maléfique, déjà sorties en anglais et qui, je l’espère, seront bientôt éditées en français.

     

    Un extrait : Avant la malédiction, la vie avait comblé le Prince de tous ses bienfaits. Cependant, il n’était rien de plus qu’un jeune homme arrogant, vaniteux et pleinement conscient des privilèges que lui apportait son ascendance royale. Il ne s’en cachait nullement, pas plus qu’il n’en rougissait. Il n’avait qu’une piètre opinion des princes qui s’abandonnaient aux billevesées codifiées par les contes de fées. Selon les croyances populaires, ils devaient chevaucher par monts et par vaux, vaincre dragons impétueux et cruelles marâtres dans le but unique de sauver de Belles au bois dormant et de les réveiller d’un premier baiser d’amour.
    Hypocrisie ! Duperie ! Qui donc pouvait croire que tous ces hommes bien-nés n’étaient autres que des princes charmants au grand cœur ? Ne combattaient-ils que pour obtenir la main de leur princesse, au nom de la justice ? Jamais ne le faisaient-ils pour leur propre gloire, pour flatter leur ego, ou tout simplement pour satisfaire un penchant belliqueux ?
    Quand bien même, le Prince se refusait à une existence d’amoureux transi. Il préférait se consacrer à la chasse et au plaisir que lui consacraient la traque et les trophées exposés à sa gloire. Abattre un élan ou vaincre un ours était tout autant gratifiant, si ce n’est plus, que de se frotter de trop près à des pommes empoisonnées ou des nains colériques. Les dépouilles qu’il traînait jusqu’à la taverne, où le vieil Higgins les empaillait, lui assuraient un nom et les faveurs de la gent féminine. Nil besoin de terrasser un dragon ou de vaincre une horrible sorcière pour obtenir le baiser d’une jouvencelle !
    Sa vie était parfaite : tous l’aimaient et l’idolâtraient comme il se devait.

     

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  • [Livre] Animale – T02 - La prophétie de la reine des neiges

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    Résumé : Et si le plus merveilleux des contes cachait le plus sombre des complots ?

    1833, sur une île perdue du Danemark.

    Elle s'appelle Blonde, il se nomme Gaspard.

    Elle est animale, il est fou d'elle.

    Le destin s'apprête à les arracher l'un à l'autre : ils sont les victimes d'une prophétie qui bouleversera le monde à jamais. Blonde parviendra-t-elle à déjouer les plans de l'énigmatique Reine des neiges, avec pour seul allié un jeune écrivain nommé Andersen ?

    Une héroïne prête à tout pour retrouver celui qu'elle aime, un ennemi insaisissable, une quête éperdue.

     

    Auteur : Victor Dixen

     

    Edition : Gallimard

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 20 août 2015

     

    Prix moyen : 19€

     

    Mon avis : J’avais eu un peu de mal à entrer dans l’histoire pour le premier tome, et, même si j’ai trouvé que celui-ci était un peu en dessous du précédent, j’ai eu plus de facilité à le lire.
    Ici le but est clairement de rattacher l’histoire de Blonde à celle des contes que l’on connait en en faisant l’inspiratrice d’Hans Christian Andersen qui devient un ami de Blonde et Gaspard qui se cachent sous les noms de Gerda et Kay.
    Parallèlement à l’intrigue principale concernant la reine des neiges, les autres ennemis de Blonde sont toujours à ses trousses. J’avoue que j’ai été révoltée par le fait que Charles de Valrémy et son âme damnée d’avocat semblent intouchables, mais bon, je suppose que c’est logique qu’à l’époque où se passe l’histoire, une fille seule et sans riches appuies n’ait aucune chance face à un comte. La monarchie reste la monarchie. Mais toutes les scènes où l’avocat apparait m’ont profondément énervée. J’aurais aimé que, même si Valrémy devait s’en sortir, qu’au moins l’avocat reçoive la monnaie de sa pièce.
    Concernant l’intrigue de la reine des neiges, j’ai bien aimé l’idée, même si j’ai trouvé que la fin était peut-être un peu facile.
    Si j’ai bien aimé Animale, j’ai été moins convaincu que par Phobos, du même auteur.
    Je ne sais pas pourquoi car je n’ai d’important à reprocher à Animale. Il y a parfois quelques longueurs, mais ça arrive dans beaucoup de livres, et en général je dépasse ça sans trop de problème.
    Je crois que je n’étais tout simplement pas dans le bon état d’esprit pour plonger dans cette histoire.
    L’écriture est très agréable et j’ai bien aimé de rythme de ce tome, avec les lettres que Blonde envoie à Hans.
    Ce n’était pas une lecture désagréable, au contraire, mais je n’ai tout simplement pas réussi à me concentrer dessus.

     

    Un extrait : Les yeux de Hans tombèrent sur l’enveloppe pleine à craquer, qu’il serrait toujours entre ses longs doigts bleuis.

    Qui pouvait bien se souvenir de lui dans cet univers anonyme ?

    Pas de timbres, pas de cachet, pas même d’adresse. Juste un nom, le sien, écrit en grosses lettres sur le papier huilé, fait pour résister aux intempéries :

     

    HANS CHRISTIAN ANDERSEN

     

    Tel un automate, il referma la porte et se dirigea vers son bureau. Ses semelles foulèrent, sans qu’il y prît garde, les papiers souillés par l’encre renversée, traçant à travers la pièce une traînée noire.

    Qui pouvait se soucier de son sort dans le brouillard du monde ?

    Il s’assit.

    Le rabat de l’enveloppe émit un bruit sec en se déchirant.

    Il en sortit une liasse de feuilles – non pas dix, non pas vingt, mais au moins une cinquantaine. Cinquante feuilles couvertes d’une écriture fine, qui semblait couler comme l’eau d’un fleuve, onduler comme les vagues d’un océan.

    Le jeune homme sentit la tête lui tourner, à voir toutes ces lettres, toutes ces lignes, tout ce plein, lui qui depuis des mois luttait contre l’angoisse de la page blanche. Au bout de quelques instants de vertige, le flou laissa la place au net, les mots prirent un sens.

     

    Tout ce que vous pensez savoir de moi est faux.

     

    C’était la première phrase.

    Une phrase qui sonnait comme une menace, comme une promesse.

    Une phrase qui réveilla le cœur de Hans au creux de sa poitrine glacée, qui enflamma ses souvenirs au fond de son cerveau.

     

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  • [Livre] Juliette à Québec

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    Résumé : En février, Juliette est très heureuse de rester à Québec où elle vit, afin de profiter des festivités du Carnaval avec Gina et Gino, ses BFFs. Hélas, sa mère est hospitalisée d’urgence à la suite d’un malaise. Heureusement, la maman de Gina accueille Juliette chez elle. Les deux amies se réjouissent de vivre comme des sœurs! Lorsqu’elles remarquent le comportement étrange de Youssef, un nouveau venu dans leur école, elles décident de mener leur enquête avec l’aide de Gino. Quelle découverte surprenante attend les détectives improvisés? 

     

    Auteur : Rose-Line Brasset

     

    Edition : Hurtubise

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 12 Octobre 2016

     

    Prix moyen : 13€

     

    Mon avis : Noël à Québec, ça fait rêver ? Moi aussi jusqu’à ce que Juliette nous dise qu’à moins 5°, il fait doux pour la saison. Ben oui, d’habitude il fait moins 15°, moins 20°, ça c’est des températures hivernales ! Enfin selon Juliette ! Alors vous vous doutez bien que moi qui trouve que quand il fait moins de 23°, il commence à faire frisquet, le rêve du noël à Québec m’a vite quitté !
    Dans ce livre, j’avoue que Juliette m’a énervée. Alors que ce tome se déroule plus tard que « Juliette à Barcelone », je l’ai trouvé très puérile. Alors je sais bien qu’à 13 ans, presque 14, on n’est pas un modèle de maturité, mais il y a quand même quelques limites ! (En revanche j’ai l’impression que les différents tomes ne suivent pas vraiment un ordre chronologique car sinon Juliette aurait du avoir 15 ans dans ce tome.)
    J’avoue que son comportement m’a presque gâché la visite de Québec tant j’avais envie de lui foutre des baffes toutes les 2 minutes !
    Sn attitude face à l’hospitalisation d’urgence de sa mère m’a écœurée : elle est à la fois exaspérée que sa mère lui gâche sa sortie en étant malade, ravie de passer du temps chez sa copine et sa mère si cool (qui est pas si cool que ça au quotidien, enfin qui est une mère normale, pas une copine…), et complètement indifférente, reportant sans cesse ses visites ou ses appels à sa mère pour pouvoir sortir. Franchement vu comment se passe l’hospitalisation, à son âge, j’aurais été morte d’inquiétude ! Ses minauderies pendant la pêche sous la glace sont tout aussi énervantes. Elle était vraiment pénible. Elle réussit même à exaspérer Gino à un moment, c’est dire quand on voit la patience du garçon à son égard !
    Dans ce tome, on se penche aussi sur l’immigration et les suspicions de terrorisme qui pèsent sur les originaires de pays arabes ou africains. Persuadées que le nouvel élève, Youssef, cache un secret, et même qu’il pourrait être dangereux, Juliette et Gina arrivent à convaincre Gino de mener l’enquête. L’adolescent aussi suspecte un secret, mais ne pense pas forcément que Yousef fasse quelque chose de mal.
    A côté des délires de détectives des trois amis, et si on met de côté les gamineries de Juliette, on découvre plein de choses : la pêche sous la glace, les escaliers reliant la haute et la base ville, l’hôtel de glace, reconstruit à l’identique chaque année, le château Frontenac, le Carnaval d’hiver de Québec…
    Et comme à chaque fois, à la fin du livre, on trouve plein de renseignements sur la ville.

     

    Un extrait : Gina et sa mère ont prévenu qu’elles nous attendraient sur le trottoir devant le Palais de glace, en face de l’hôtel du Parlement de Québec. Boulevard Honoré-Mercier, d’énormes inukshuks tout blancs, dressés pour le Carnaval et habillés de ceintures fléchées, nous montrent le chemin. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le palais ne passe pas inaperçu. Wow! Reconstruit chaque année sur le même site et à la même époque, il est constitué de gigantesques blocs de glace (pesant au total plus de trois cents tonnes, paraît-il). Encore une fois cette année, je le trouve magnifique! On se croirait au palais de la reine des neiges, mais il s’agit plutôt de la maison de Bonhomme, un personnage tout en rondeur mesurant sept pieds de haut et rappelant un bonhomme de neige. Vous en avez entendu parler? Avec son bonnet rouge et sa ceinture de laine tressée aux doigts, il est le roi de la fête! 

    Ma mère est aussi excitée que moi. Il faut dire que l’ambiance est formidable. On entend de la musique et les gens se dandinent en suivant les indications de Bonhomme, qui tape des pieds et des mains ou soulève la jambe et les bras plus haut qu’une danseuse de French cancan. Oooh, c’est trop drôle! J’ai tellement hâte de trouver nos amis pour me joindre enfin à la foule! Volubile, comme à son habitude, maman m’explique, tout en gesticulant comiquement (je crois qu’elle essaie de danser, elle aussi), qu’il s’agit du plus important carnaval d’hiver au monde.

    - Savais-tu, pitchounette, qu’il y avait déjà une fête d’hiver chez les habitants de la Nouvelle-France?

    - Euh… non. Je ne me souviens pas que mon prof d’histoire nous en ait parlé.

    - À cette époque, déjà, nous avions l’habitude de fêter entre amis et voisins l’approche du carême, c’est-à-dire les quarante jours précédant Pâques.

    - Ah bon!

    - Mais les premières festivités officiellement appelées «Carnaval de Québec» datent de 1894. Elles ont été interrompues pendant la Première Guerre mondiale, la Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale, mais ont repris en 1955 et se sont renouvelées chaque année jusqu’à aujourd’hui, entre mi-janvier et mi-février.

    - Eh, ben! Oh, regarde là-bas, c’est Gina et sa mère! Ginaaa! Gineeette! On est lààà! m’écrié-je avec de grands gestes des bras dans la direction de nos amies.

    Ouf! Sans elles pour me sortir de là, j’en avais pour l’après-midi à me croire dans la classe d’histoire de monsieur Cayer. Ma mère, elle est super drôle et je l’adore, mais on dirait parfois qu’elle s’est donné pour mission de me transformer en singe savant… Votre mère à vous, elle se prend aussi pour la maîtresse? Celle de Gina est beaucoup plus relax, je trouve. Non seulement elle s’habille et se maquille en tout temps comme un véritable mannequin, mais elle aime la même musique que les jeunes, joue à des jeux vidéo avec Gina et lui passe tous ses caprices.

    Maintenant que nos amies sont là, on va enfin véritablement s’amuser !

     

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  • [Livre] Interfeel

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    Résumé : Et si le monde entier avait accès à vos émotions ?

    Nathan et ses amis sont en permanence connectés à Interfeel, un réseau social qui permet de partager ses émotions. Pour l'immense majorité des habitants de la planète, connaître les émotions de chacun est tout aussi naturel que téléphoner. Mais un événement tragique va se produire sous leurs yeux et bouleverser Nathan. Fasciné par Élizabeth, une " sans-Réseau " qui vit en marge de la société, il voit toutes ses certitudes vaciller. Ce que les deux adolescents découvriront pourrait bien changer le monde à jamais...


    Auteur : Antonin Atger

     

    Edition : PKJ

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 07 Juin 2018

     

    Prix moyen : 18,50€

     

    Mon avis : J’ai lu ce livre dans le cadre de la masse critique Babelio. Je l’avais coché un peu par hasard, happée au passage par le résumé qui m’intriguait beaucoup. Et bien m’en a pris parce que j’ai frôlé le coup de cœur. Pourquoi seulement frôlé ? Tout simplement parce que, à aucun moment, ni au début du livre, ni à la fin, il n’est fait mention d’une éventuelle suite. Or, vu comment se fini ce livre, clairement, la bonne opinion que j’en ai est subordonné à l’existence d’une suite.
    Imaginez donc un feu d’artifice. Les couleurs sont de plus en plus brillantes, les bouquets de plus en plus étendus et au moment du bouquet final…pshiiiiit… un pétard mouillé. C’est à peu près l’effet qu’aurait sur moi l’annonce de l’absence de suite. Et comme on est dans l’incertitude, et que je déteste l’incertitude, je n’arrive pas au coup de cœur.
    Interfeel est présenté comme un réseau social, mais il est évident qu’il est bien plus que ça. Déjà, s’il n’est pas obligatoire de l’utiliser, c’est tout de même fortement conseillé. Ceux qui refusent Interfeel, les sans-réseaux, sont regardé avec suspicion mais ce n’est pas le seul désagrément que provoque leur refus du « progrès » : ils n’ont également pas accès aux meilleurs soins, réservés aux utilisateurs d’interfeel, pas accès non plus aux emplois lucratifs. La population connectée pense immédiatement que quelqu’un qui n’a pas interfeel dissimule ses émotions parce qu’il a quelque chose de grave à cacher. S’il ne semble plus y avoir de discrimination liée à la couleur de peau, à la religion ou à l’orientation sexuelle, la majorité des utilisateurs montrent leur intolérance à l’égard des sans-réseaux. La haine n’a pas disparue, elle s’est seulement trouvé un autre réceptacle.
    Au-delà de l’histoire en elle-même, on peut déceler une sévère critique des réseaux sociaux et de l’utilisation de plus en plus systématique qui en est faite (pas plus tard qu’hier, j’ai eu droit à : « Comment, tu n’utilises pas instagram ?? Mais c’est trop bizarre de ne pas être instagrammeur… ». Héroïquement, je n’ai pas fait de commentaire).
    Le rythme du roman est haletant. Presque à chaque page, il y a une révélation, un rebondissement, voire une trahison.
    Au début j’avais du mal à me repérer car on est plongée dans cet univers sans préparation, mais, au fil des discussions entre les personnages, de leur cours au lycée même, on commence à comprendre comment on est passé de notre monde actuel au monde d’interfeel.
    Du côté des personnages, je ne me suis réellement attachée qu’à Nathan. Il se remet sans cesse en question, cherche à comprendre les choses et ce, même quand cela va à l’encontre de tout ce qu’il a toujours appris.
    J’espère que dans la suite, si suite il y a, on apprendra à mieux connaitre ses camarades ainsi que Kassandra Kacem dont le passé m’intrigue beaucoup.
    Je me pose encore tellement de questions sur les personnages que ce soit les parents de Nathan, Claude Erat, le tatoueur ou encore le commissaire Ekaton ou Karl Certal, et le retournement de situation qui clôt le livre ne me donne qu’une envie : En savoir davantage.

     

    Un extrait : Nathan regardait le ciel. Chaque fois qu’il se sentait fatigué, nerveux ou colérique et qu’il ne voulait pas que les autres s’en aperçoivent, il levait les yeux et son esprit se calmait aussitôt. Peu importe les nuages, peu importe la pluie : il n’avait qu’à lever la tête.
    Le ciel était ce jour-là d’un bleu éclatant. Au loin se découpaient les tours de l’épicentre – le centre exact de la ville -, surplombées par une immense tour blanche, étincelante, en plein milieu. Le ciel était sans nuages. Ce vide se diffusait dans sa tête. Tout était plat comme un lac parfaitement immobile.
    Sur ce lac, tout d’un coup, une légère vibration apparut. Une émotion perturbait Nathan, et ce n’était pas la sienne. L’irritation de quelqu’un d’autre infusait en lui. Son professeur de philosophie humaine l’interpella alors :

    - Monsieur Ethanin. Vous êtes souvent fasciné par le ciel mais, croyez-moi, La Boétie est tout aussi intéressant. Un peu de courage, le cours se termine dans cinq minutes.

    Cette touche d’espièglerie rassura Nathan : son professeur n’était pas si irrité que ça. Sans être particulièrement bon élève – il laissait cette place à Hanek -, il ne posait jamais de problème en classe et n’avait pas l’intention aujourd’hui de commencer. Reprenant son stylo, il nota les paroles du professeur sur son papier numérique.

    - La vraie question est : pourquoi accepte-t-on de vivre sous le principe de la servitude volontaire ? D’après La Boétie, il y a plusieurs raisons.
    Claure Erat parlait à une vitesse normale, c'est-à-dire bien trop vite pour Nathan. Nerveux, il froissa involontairement le rebord de la feuille. Un message apparut alors sur le papier : Garder Pliure ? Nathan sélectionna « Non » du bout de l’index et la feuille se défroissa pour redevenir intacte.
    Il recommença à prendre des notes, maladroitement, et, comme toujours, se demanda pourquoi il n’était pas possible d’utiliser un bon vieux clavier virtuel, plus naturel pour lui que les courbes approximatives qu’il traçait au stylo. Fichues Grandes Réformes… Il enviait la génération précédente qui n’avait pas besoin d’écrire à la main. Il se calma d’un rapide coup d’œil vers le ciel pour éviter que l’on perçoive l’énervement qu’il diffusait autour de lui.

     

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  • [Livre] Juliette à Barcelone

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    Résumé : Juliette et sa mère s’envolent vers Barcelone pour y célébrer les fêtes de fin d’année. Si l’adolescente regrette son Noël blanc, elle se console vite quand elle rencontre le beau Manuel, qui lui fait découvrir les charmes de la ville sur son scooter! Son séjour prend cependant une tournure angoissante lorsque des gangsters décident de mettre leur grain de sel. Heureusement, les Québécoises ont plus d’une corde à leur arc… Le sang-froid de Juliette est d’ailleurs récompensé d’une façon inoubliable, par une surprise dont elle n’aurait même pas osé rêver!

     

    Auteur : Rose-Line Brasset

     

    Edition : Hurtubise

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 14 octobre 2015

     

    Prix moyen : 13€

     

    Mon avis : Alors je ne sais pas s’il vaut mieux lire cette série dans l’ordre, mais j’ai commencé par ce tome-ci qui est le tome 2 et je ne me suis pas senti perdue, Juliette expliquant au début du livre pourquoi sa mère l’emmène ainsi en voyage à travers le monde.
    Dans ce tome là, Juliette et sa mère vont passer les fêtes de fin d’années en Espagne, pendant que sa mère sillonne les sites historiques pour l’écriture de son guide, Juliette visite la ville de son côté avec la fille du contact de sa mère. Par cette jeune fille, elle va rencontrer Manuel, un jeune espagnol qui ne va pas la laisser indifférente et lui faire presque oublier le beau Gino, un garçon de son école.
    Au travers des pérégrinations de Juliette, on a vraiment l’impression de visiter la ville avec elle.
    Quand j’ai vu le thème de cette série de roman, qui est quand même de découvrir une ville en même temps que Juliette, j’ai eu peur de quelque chose se rapprochant d’un guide mais écrit sur un ton adapté à la jeunesse.
    Il n’en est rien, on a là une vraie histoire avec la ville qui est en toile de fond, très présente mais qui n’empêche pas l’histoire de se dérouler.
    Bien que Juliette soit québécoise, je n’ai pas, comme dans d’autres roman québécois, été dérangée par des expressions utilisées à outrance. Dans certain roman, le texte devient incompréhensible tant il est émaillé de ces expressions. Ici, les expressions typiquement québécoise sont présentes, mais assez discrète et sont suffisamment connues pour ne pas être incompréhensibles.
    Après la fin de l’histoire, la ville est présentée de manière plus traditionnelle pour un guide de voyage : comment y aller, que manger et où… un peu d’histoire aussi. Mais ce qui est bien fait, c’est que tous les sites ou les évènements expliqués, sont présents dans le roman et le fait de les avoir vus dans le contexte de l’histoire donne encore plus envie de les découvrir.
    Une excellente manière d’allier lecture et préparation d’un voyage chez les enfants !
    Maintenant, pour coller à mon challenge hiver, je vais sauter au tome 6 pour découvrir un hiver à Québec !

     

    Un extrait : Aujourd’hui, c’est samedi et, dans moins d’une semaine, maman et moi partons ENCORE en voyage. Cette fois-ci en Catalogne. Non mais, qu’est-ce que ça mange en hiver? Pour l’occasion, ma mère m’a offert un nouveau journal:

     

      Pour y consigner tes pensées secrètes, tes aventures et peut-être aussi tes désirs et tes rêves, ma chérie.

     

      a-t-elle écrit en première page. Mes aventures, mes rêves. Elle est bien bonne! Le fait est que, jusqu’à présent, j’ai l’impression que mes propres désirs sont loin de ses préoccupations. Sorte d’aventurière post-hippie, ma mère s’est mis dans la tête, l’année de ses quarante ans, de réaliser tous ses rêves d’enfance avant d’avoir cinquante ans. Oui, oui. TOUS ses rêves à ELLE! Vous vous rendez compte? La raison d’être des mères n’est-elle pas de réaliser les rêves de leurs enfants? Et je ne vous parle pas des conséquences de son attitude… Ma mère est, ou plutôt «était», infirmière. Aujourd’hui, je ne sais plus trop ce qu’elle est. Une sorte d’écrivaine, je suppose. C’est que, du jour au lendemain, elle a quitté l’hôpital où elle travaillait depuis dix ans et a décidé de voyager et d’écrire sur ses sujets préférés. Sur le coup, je n’ai pas trop compris de quoi il s’agissait réellement. J’ai cru qu’elle allait se mettre à couvrir les concerts de rockers des années 1980, les sorties de films russes sous-titrés en espagnol ou encore les défilés de mode de vêtements confectionnés en chanvre indien. J’ai même pensé que ça pourrait être le fun, surtout qu’elle m’avait avertie que je devrais parfois manquer l’école quelques jours. Eh bien, j’ai vite déchanté, croyez-moi! Le fait est qu’elle rédige plutôt des guides de voyage et des articles sur des sujets aussi ennuyeux que les ruines romaines, la cuisine crétoise, les vins californiens ou l’architecture espagnole au XIXe siècle. Son salaire a diminué de moitié, nous avons échangé notre minifourgonnette pour une Yaris, et on se trimbale dorénavant en avion d’un fuseau horaire à l’autre, en passant par des pays, des villes et des régions dont je me rappelle à peine avoir entendu parler dans mes cours de géo! Je vous entends déjà d’ici: «Manquer l’école pour voyager, ça doit être vraiment cool! Chanceuuuse!» Eh ben, détrompez-vous! Pas tant que ça, justement. Au début, ça me semblait pas mal mais, en réalité, ça veut surtout dire: exit les soirées entre copines, les matchs de soccer au gymnase de l’école et les soirées au parc à skate pour regarder les prouesses des garçons. Bonjour les valises, les visites de lieux touristiques vieux comme le monde avec, en prime, ma mère tout le temps sur les talons et des tonnes de travaux de rattrapage scolaire au retour à la maison. Un cauchemar, je vous dis !

     

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  • [Livre] Ronces blanches et Roses Rouges

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    Résumé
     : Orphelines d'un passé dont elles n'ont aucun souvenir, Sirona et sa jeune sœur Eloane sont aussi différentes qu'inséparables.

    Quand leur tutrice, Iphigénie Whitecombe, fiance l'aînée à un inconnu, leur avenir sombre dans l'incertitude... Pour échapper au mariage qui l'effraie et à la colère dévastatrice de Mme Whitecombe, Sirona prend la fuite.

    Au cœur d'une forêt obscure et de sa propre tourmente, elle se fait toutefois une promesse : celle de revenir chercher sa sœur.

    Quitte à affronter l'ours qui rôde dans son sillage.

    Quitte à suivre les ronces blanches et les roses rouges.

    Quitte à croire en la magie.

    Mais c'est sans compter sur l'énigmatique pianiste qui compose une toile de mélodies enivrantes, dans son château où la nuit est synonyme de toujours...

     

    Auteur : Laetitia Arnould

     

    Edition : Magic Mirror

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 27 février 2017

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : J’ai le conte de Grimm quand j’étais gamine, mais là où le conte mis à la fin du roman de Laetitia Arnould se nomme : Blanche-Neige et Rose-Rouge, celui que j’ai lu s’appelait Blanche-Rose et Rose-Rouge, ce qui parait un poil plus logique quand on lit les premières lignes du conte : « Une pauvre veuve vivait dans une chaumière isolée ; dans le jardin qui était devant la porte, il y avait deux rosiers, dont l'un portait des roses blanches et l'autre des roses rouges. La veuve avait deux filles qui ressemblaient aux deux rosiers ». On se demande ce que Blanche-Neige viendrait foutre là et le rapport avec le rosier…
    Ici, de toute façon, il n’est pas question d’un rosier blanc, mais de ronces blanches, on contourne donc le problème.
    J’ai bien aimé constater au début de l’histoire que celle-ci se déroule dans un monde contemporain avec un père prestidigitateur et la présence de télévision dans la maison des deux sœurs. Cela renforce le monde de magie dans lequel elles sont ensuite isolées par leur tutrice, Mme Whitecombe, qui, dès le début, n’inspire aucune confiance. Rien que le fait que les filles, qui se prénomment Blanche et Rose, soient renommées Sirona et Eloane, qu’elles n’aient aucun souvenir de leur passé, fait se demander quels sont les motivations de leur soi-disant bienfaitrice.
    La vie pour les filles est simple, un peu monotone, mais assez heureuse. Cependant, il y a une règle, qui, lorsque les filles l’enfreignent, provoque la colère de Mme Whitecombe : Ne pas poser de questions.
    Or des questions, Sirona s’en pose plein. Un peu trop peut être car un jour, sans préavis, voilà que Mme Whitecombe lui annonce qu’elle va bientôt se marier. Et quand Sirona expose son refus, la colère de Mme Whitcombe est si violente qu’elle surprend et effraie les deux sœurs.
    Pour échapper à ce mariage et pouvoir revenir délivrer sa sœur de l’emprise de Mme Whitecombe, Sirona s’enfuie dans la forêt plongée en plein hiver, avec un énorme ours qui rôde.
    Dans ce conte, on se dit que tout n’est qu’apparence, et que les apparences sont souvent trompeuses. Les monstres en sont-ils vraiment ?
    Tout comme Sirona, on se sent perdu. Il semble que la situation est inextricable et que la jeune fille n’a aucune chance d’échapper au destin auquel on la destine.
    La réécriture est très différente du conte original tout-en gardant certains éléments clefs : L’ours qui cache un secret, le nain qui convoite quelque chose qui appartient à un autre, la fin… Bien sûr certains personnages sont remplacés par d’autre. Par exemple il n’y a pas de nain mais bien un personnage plein de convoitise…
    Les différences sont assez nombreuses pour qu’on ne devine pas la fin et de toute façon, le conte original n’est pas assez connu pour que la majorité des lecteurs s’en souvienne.
    Ce roman était le second que je lisais des éditions magic mirror. J’ai vu que courant 2018, un troisième roman allait être édité, et j’attends cette sortie avec impatience.

     

    Un extrait : Arrivée sur le seuil, Sirona poussa la porte de la chaumière. Eloane et elle furent d'abord reçues par la chaleureuse lumière des flammes qui dévoraient des bûches de bois en crépitant dans l'âtre d'une cheminée. Presque au même moment, elles se sentirent happées par une odeur de pain d'épices chaud, qui était si réconfortante et si accueillante qu'elle aurait pu faire taire l'obscurité et le froid de l'hiver à tout jamais.— Par tous les dieux ! gémit une voix féminine. Mes pauvres enfants, que faisiez-vous dehors par un temps pareil ? Je me suis fait un sang d'encre !— Il ne faisait pas ce temps lorsque nous sommes sorties, se défendit Sirona.— Quand même, en grandissant, vous me causez de plus en plus de soucis, gémit la femme, qui posa un regard courroucé sur les vêtements trempés de ses deux protégées. Et dire que je pensais que ce serait plus facile !— Enfin, Mme... commença Sirona.— Tss, tss, tss ! Pas la peine de chercher des excuses, Sirona chérie. Vous serez punies, toutes les deux, voilà tout. (Elle fit mine de réfléchir.) Vous commencerez par mettre à sécher vos vêtements. Et après, interdiction formelle de sortir une nouvelle fois avant Beltaine !— Avant Beltaine ? s'exclama Eloane. Mais, nous sommes au début de janvier ! C'est presque dans quatre mois !La femme qui les hébergeait haussa simultanément les sourcils et les épaules. Son long nez parut s'allonger mais elle se fendit rapidement d'un large sourire. Puis elle s'en alla vaquer à ses occupations initiales : à savoir la création de remèdes et autres onguents dont elle avait le secret, dans le petit laboratoire où elle se retranchait parfois des jours durant. Elle avait son potager, son puits, élevait une vache et deux chèvres, et tout cela suffisait à les nourrir ou à les soigner, elle et les deux orphelines à la mémoire volée qu'elle avait recueillies près de sept ans plus tôt.

     

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  • [Livre] Six filles à marier

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    Résumé : Après Treize à la douzaine, nous retrouvons la famille Gilbreth après la mort du père. Les turbulents enfants ont grandi, et les filles sont désormais en âge de se marier.

     

    Auteur : Frank et Ernestine Gilbreth

     

    Edition : Le livre de poche

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 1ère édition : 1950 ; dans cette édition : 2001

     

    Prix moyen : 5€

     

    Mon avis : Je trouve le titre et le résumé trompeurs. Déjà seules 3 des 5 filles sont en âge de fréquenter (Mary, la sixième fille, est morte en 1912, à l’âge de 6 ans, 12 ans avant le début de ce livre) et pas tout à fait en âge de se marier, leur mère tenant à ce qu’elles aillent d’abord à l’université, comme le souhaitait leur défunt père. L’essentiel du livre est axé sur la vie de la famille après la mort brutale du père de famille (terrassé par une crise cardiaque en 1924), les absences de la mère qui tente de reprendre le travail de son époux dans un monde et un domaine où on n’accorde pas sa confiance à une femme.
    Grâce à la discipline instaurée par leur père, les enfants Gilbreth se montrent tout à fait capables de se prendre en charge, de s’organiser et de gérer les finances, allant au-delà des espérances de leur mère.
    Bien sûr on va croiser certains « soupirants » des deux sœurs ainées, Anne et Ernestine, soupirants plus ou moins agréables mais toujours soumis à l’implacable jugement des frères.
    Ce que j’aime le plus dans ce livre, c’est qu’il complète à merveille le premier tome, qui, non content de nous laisser sur une note triste avec le décès de Frank Gilbreth Sénior, nous laissait également la tête pleine de question sur l’avenir des enfants Gilbreth.
    Ce second tome répond à toutes nos questions, apaisent nos inquiétudes : la famille garde le cap.
    Bien sûr, sans le côté un peu fantasque du père, et ses lubies permanentes, le livre a un ton plus grave mais j’ai trouvé que Frank et Ernestine Gilbreth avaient su alléger les moments douloureux avec quelques anecdotes bien placées.
    Il m’aura fallu 25 ans pour lire ce second tome dont je n’avait fait que survoler quelques passages, mais je suis ravie de l’avoir fait.

     

    Un extrait : Maman n’avait pas eu l’habitude de prendre des décisions, laissant ce soin à notre père. Aussi était-ce toujours lui qui lançait des idées et bâtissait les projets. Maman approuvait, persuadée que telle ou telle initiative était merveilleuse puisque notre père en avait jugé ainsi.
    Nous avions connu le temps où maman pleurait pour un rien, où elle avait peur de l’obscurité et où l’orage la terrifiait à tel point qu’elle courrait se cacher dans le cabinet noir.
    Tout changea le jour où mourut notre père. Rien ne pouvait plus épouvanter maman désormais, car elle comprenait que cette mort était la seule chose qu’elle avait au fond toujours redoutée. A présent que le malheur était arrivé, aucune larme, aucune crainte n’y pouvait rien changer. Aussi décida-t-elle de partir pour l’Europe. A Londres, elle lut la conférence qu’avait préparé notre père, puis elle partit présider le congrès de Prague. Et à compter de ce jour-là, elle n’eut plus jamais peur de rien.

     

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  • [Livre] Les descendants – T03 – L’île de l’oubli se rebelle

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    Si vous désirez acheter ce livre, vous pouvez cliquer ICI ou sur l'image. Vous serez alors redirigés sur bookwitty. Si vous achetez le livre par ce lien, je touche une petite commission. Cela ne change rien au prix!

     

    Résumé : Tout au fond des océans repose le trident du roi Triton. Il a traversé la barrière magique qui protège Auradon… et se retrouve ainsi à portée des méchants retenus sur l’île de l’Oubli. Quand cette rumeur parvient jusqu’à Uma, fille d’Ursula et rivale de Mal, elle n’en croit pas ses oreilles. Pour une fois, la marée leur amène quelque chose de génial ! Uma est prête à tout pour mettre ses vilaines griffes dessus. Mais pour cela, elle va devoir s’entourer de sa bande de pirates. De leur côté, lorsque Mal, Evie, Carlos et Jay apprennent que le puissant trident a été égaré, ils comprennent qu’il leur faut à tout prix le retrouver avant les Méchants. Heureusement, ils commencent à avoir l’habitude de chasser les objets magiques perdus ! Tandis qu’Uma prépare son aventure en haute mer avec Harry, le fils du capitaine Crochet, Gil, le fils de Gaston, et une bande des pires voyous de l’île, Mal et ses amis élaborent leur propre plan. Ça tombe bien : le roi Ben est parti en mission à l’autre bout d’Auradon. Super nouvelle pour Mal : inutile de suivre (toutes) les règles ! Après tout, la fin ne justifie-t-elle pas les moyens ? Commence alors une course palpitante pleine de dangers, dans laquelle s’affrontent d’anciennes amies – devenues ennemies mortelles. L’avenir d’Auradon est en jeu. Et si les deux équipes aiment faire des vagues, il ne peut y avoir qu’un gagnant.

     

    Auteur : Melissa De La Cruz

     

    Edition : Hachette

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 28 juin 2017

     

    Prix moyen : 16€

     

    Mon avis : Dans ce tome-ci, une des nièces d’Ariel a joué avec le trident magique de son Grand-Père et l’a perdu. Grâce au miroir magique d’Evie, Mal et ses amis ont pu le retrouver. Seul hic, il est de l’autre côté du dôme qui entoure l’île de l’oubli. Or il faut absolument le retrouver avant que Triton, qui ne sort le trident que pour les cérémonies puisque la magie est interdite sur Auradon, ne se rende compte que l’arme a disparue.
    Même s’ils sont maintenant depuis assez longtemps sur Auradon, on voit que Mal, Evie, Carlos et Jay ont toujours du mal à faire confiance. Plutôt que de convaincre Arabella d’aller tout raconter à la fée marraine, ou à Ariel, histoire qu’un adulte prenne les choses en mains, ils préfèrent élaborer un plan pour s’en charger eux-mêmes.
    Du côté de l’île, justement, la perte du trident n’est pas passée complétement inaperçue, et Uma, fille d’Ursula, ancienne meilleure amie de Mal et sa grande rivale depuis une sombre histoire de mélasse et de crevettes, est bien décidée à mettre ses vilaines pattes dessus. Depuis le départ de Mal et des 3 autres, elle fulmine, ne comprenant pas pourquoi Mal a été choisie et pas elle et elle est bien décidée à prendre enfin sa revanche.
    Ce troisième tome des descendants est un peu comme le tome 2 : moins bébé que le 1er tome, une histoire un peu plus construite.
    Mais, comme pour le tome 2, je lui fais les même reproches : beaucoup de parlotte autour du problème auquel son confronté les descendants pour au final tout régler en deux temps trois mouvements. Un peu facile, donc.
    J’ai trouvé que le titre n’était pas non plus conforme à l’histoire. Parce que je n’ai pas trouvé qu’il y avait une rébellion sur l’île de l’oubli, mais seulement quelques ados qui essayaient de faire un mauvais coup. Le reste de l’île n’a même pas conscience du pouvoir qu’ils ont à portée de main.
    Et pour couronner le tout, la suite sera, non pas en livre, mais en téléfilm sur Disney Channel, ce qui m’a immédiatement refroidit par ce qu’en général, les téléfilms Disney Channel et moi…

     

    Un extrait : Il était une fois un début d’histoire où la progéniture d’une vilaine sorcière et celle d’une affreuse sirène étaient amies.

    Mal, fille de Maléfique, Maîtresse des ténèbres et Uma, fille d’Ursula, Sorcière des mers, formaient un sacré duo en matière de filouterie. Deux partenaires hautes en couleur : l’espiègle Mal, crinière mauve et grands yeux verts, la pétillante Uma, boucles turquoise et yeux bleu abyssal. Heureusement pour les malchanceux coincés sur l’île de l’Oubli, nos deux comparses ne se croisaient pas si souvent car elles vivaient à l’opposé l’une de l’autre et fréquentaient des écoles différentes : Mal était à la Dragonne, Uma au cours Hydre.

    La vie sur l’île de l’Oubli – où les méchants et leurs sbires ont été bannis par Sa Majesté la Bête lors de l’unification des royaumes – était déjà bien assez compliquée. D’abord, il y avait le dôme qui chapeautait l’île et le lagon, ce qui étouffait la magie et les réseaux Internet. Ensuite, parce que les habitants dépendaient des restes laissés par les Auradonnais pour se nourrir. Les gobelins assuraient leur transport par bateaux et vendaient aux habitants des légumes pourris et un infâme jus de chaussette en guise de café…

    Mais ces mauvaises conditions de vie s’aggravaient encore plus durant les vacances scolaires, lorsque Mal et Uma se retrouvaient pour sillonner les rues. Elles ratissaient l’île, terrorisaient les belles-petites-filles et traumatisaient les fidèles crétins. Personne ne pipait mot par crainte du pire : les mères !

     

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  • [Livre] Le Grand Méchant Renard

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    Résumé : Face à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle, un renard chétif tente de trouver sa place en tant que grand prédateur. Devant l'absence d'efficacité de ses méthodes, il développe une nouvelle stratégie. Sa solution : voler des œufs, élever les poussins, les effrayer et les croquer. Mais le plan tourne au vinaigre lorsque le renard se découvre un instinct maternel...

     

    Auteur : Benjamin Renner

     

    Edition : Delcourt

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 21 janvier 2015

     

    Prix moyen : 17€

     

    Mon avis : Je suis tombée sur quelques planches de cette bande dessinée au détour d’un blog et j’ai immédiatement eu envie de me la procurer tant les deux ou trois pages lues m’avaient fait rire.
    J’avoue que j’avais une crainte : celle que, à l’instar de certains films, tout l’intérêt de la BD réside dans la « bande annonce » et que l’humour ne tienne pas la distance sur la totalité de l’ouvrage.
    Eh bien, j’ai vite été rassurée : l’humour ne retombe pas une seule seconde.
    Le grand méchant renard fait rire, fait pitié, attendrit… tout cela à la fois.
    Quant aux personnages secondaires, je ne saurais dire qui j’ai préféré de la poule caractérielle et à la main leste, du loup blasé, du chien paresseux ou encore du duo cochon et lapin aussi timbré l’un que l’autre.
    Les illustrations mettent l’accent sur les personnages, ne faisant qu’esquisser les décors et supprimant cadres et bulles qui rendent un effet trop strict. Même les dessins des personnages sont simples, sans détails superflus. L’auteur de la BD a vraiment mis l’humour au centre de son œuvre et ne laisse rien l’en détourner.
    C’est le type même de BD qui convient à tous les âges. Les plus petits riront des « baffes » que prend ce pauvre renard, les plus grands seront plus sensibles aux dialogues truffés d’humour et de sous-entendus.
    J’ai rarement autant rit dans une BD. La plupart du temps l’humour retombe à un moment ou un autre, mais pas ici ! Et chose rare, elle plaira aussi bien aux filles qu’aux garçons !
    La bande dessinée a été adaptée en dessin animé, je vais essayer de le voir, par curiosité, pour voir si l’esprit de la BD a vraiment été respecté.

     

    Un extrait :

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  • [Livre] Animale – T01 – La malédiction de Boucle d’Or

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    Résumé : Et si le conte le plus innocent dissimulait l’histoire d’amour la plus terrifiante ?
    1832. 
    Blonde, dix-sept ans, est cloîtrée depuis toujours dans un couvent perdu au cœur d’une forêt profonde. Pourquoi les sœurs l’obligent-elles à couvrir ses cheveux d’or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes sombres ? Qui sont ses parents, et que leur est-il arrivé ?

    Alors qu’elle s’enfuit pour remonter le fil du passé, Blonde se découvre un versant obscur, une part animale : il y a au cœur de son histoire un terrible secret.

     

    Auteur : Victor Dixen

     

    Edition : Gallimard

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 22 août 2013

     

    Prix moyen : 9€

     

    Mon avis : J’ai mal commencé ce livre. Ou plus exactement, j’ai fait l’erreur de commencer par le prélude qui nous entraîne en pleine campagne de Russie. Un peu comme l’un des préludes au trône de fer, le fait que ce prélude ne concerne pas directement un des personnages principaux ou secondaires du roman m’a ennuyé. Je voulais lire une réécriture de Boucle d’Or et à la place j’ai eu un récit de soldat.
    Du coup, je partais dans de mauvaises dispositions pour lire ce tome 1. Il m’a donc fallu une bonne cinquantaine de pages pour entrer dans l’histoire. Bon, sur plus de 530 pages, c’est pas la mort non plus.
    J’aime beaucoup la plume de Victor Dixen que j’ai découvert avec Phobos et une fois entrée dans l’histoire, j’ai été captivée.
    J’ai beaucoup aimé Blonde et la voir évoluer au fil du livre. Au début elle est docile, craintive, résignée, mais au fil des pages, elle gagne en assurance même si elle reste assez effrayée par tout ce qu’elle découvre.
    J’ai beaucoup aimé le fait que chaque personnage, qu’il soit principal ou secondaire, ait une importance dans le récit : soit ils apportent des réponses directes, soit ils permettent à Blonde d’avancer dans ses recherches de manière indirecte.
    J’aime bien quand les histoires fantastiques s’intègrent dans un monde normal. Ici on se trouve, selon les périodes des différents récits, sous les règnes de Louis XVIII et Charles X, de Napoléon et de Louis-Philippe.
    A travers certaines parties du récit, on retrouve vraiment une revisite du conte de Boucle d’Or, mais l’histoire va au-delà d’une simple revisite.
    Contrairement à certains livres qui font toutes les révélations à la fin du tome (pour donner envie de se jeter sur le suivant), celui-ci pourrait être un one shot. Les révélations nous sont apportées au fur et à mesure de la lecture et la fin pourrait se suffire à elle-même, ce qui donne encore plus envie de lire le tome 2 pour savoir ce que Victor Dixen nous réserve.

     

    Un extrait : La jeune fille saisit une mèche dépassant de son chignon, pareille au marin d’un navire en détresse qui s’agrippe à un cordage pour tenter d’échapper au naufrage.

    Ce fut le geste qui la perdit.

    Des murmures commencèrent de s’élever du premier rang, qui, à travers les verres bleutés, ressemblait à une vague menaçante. C’était là qu’étaient assises les demoiselles issues des familles riches. Plus on s’enfonçait vers l’arrière de la salle où les sœurs faisaient la classe, moins les pensionnaires étaient argentées. La place de Blonde était tout au fond, à un petit pupitre bancal, pour bien marquer sa différence. Contrairement aux quinze autres élèves de la classe des cadettes, elle n’était pas à Sainte-Ursule pour quelques années seulement, le temps de parfaire son éducation avant de retourner dans le monde pour s’y marier. Elle n’avait toujours connu que ce couvent perdu au creux de la vallée de la Moselle, et elle ne connaîtrait jamais que lui : les mains qui l’avaient placée sous le porche avaient aussi déposé une somme d’argent couvrant ses frais de logement et de couvert jusqu’à sa mort. Cette manière archaïque de se débarrasser des bâtards nés en dehors du mariage avait encore cours parmi quelques grandes familles lorraines.

    C’était à titre gracieux que les sœurs avaient décidé d’assurer également l’éducation de Blonde, d’abord parmi les minimes (la classe qui regroupait les couventines âgées de six à douze ans), puis parmi les cadettes (rassemblant les demoiselles de treize à dix-huit ans).

    – J’attends…, s’impatienta sœur Prudence, excédée.

    Blonde savait qu’elle aurait dû reposer sa main, mais quelque chose l’en empêchait. Il lui semblait que le contact de ses cheveux contre sa peau était tout ce qui la rattachait à la réalité, à cet instant, à cette classe ; que si elle les avait lâchés, elle se serait à nouveau enfouie dans ses pensées moites et obscures. Aussi les entortilla-t-elle plus fiévreusement autour de ses doigts.

    – Elle cherche la réponse dans ses cheveux ! fit une voix, quelque part.

    Un gloussement secoua les rangs, semblables à une mauvaise bête qui s’ébroue.

    – Silence ! gronda sœur Prudence. Silence !

    La petite préceptrice en charge des cours de Morale était la religieuse qui éprouvait le plus de difficultés à tenir les demoiselles.

    – Les quatre vertus cardinales…, répéta finalement Blonde.

    Elle parlait dans un souffle, et sa voix semblait remonter de très loin, des brumes d’un rêve.

    – Je suis désolée, je ne m’en souviens pas…



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