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  • [Livre] L’étrange vie de Nobody Owen

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    Résumé : Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s'il n'avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d'une sorcière brûlée vive autrefois. Mais quelqu'un va attirer Nobody au-delà de l'enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l'éliminer depuis qu'il est bébé. Si tu savais, Nobody, comme le monde des vivants est dangereux... 

     

    Auteur : Neil Gaiman

     

    Edition : Albin Michel

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 04 mai 2012

     

    Prix moyen : 7€

     

    Mon avis : L’histoire commence bien avec un homme qui s’introduit dans une famille pour la décimer. Pourquoi ? Quel intérêt de tuer ainsi toute une famille ? Mystère… On n’en saura pas plus avant la fin du roman. Toujours est-il que cet homme, appelé le Jack, semble non seulement très désireux d’accomplir sa tâche, mais aussi obnubilé par l’idée de tuer tout le monde, y compris et surtout le bébé. Mais celui-ci, petit cascadeur fugueur, crapahute en dehors de la maison et se retrouve à l’intérieur d’un cimetière où il va déclencher la curiosité des morts.
    Les fantômes de Mr et Mme Owens vont décider de l’adopter et vont convaincre l’assemblée des fantômes de permettre au petit garçon de devenir citoyen du cimetière.
    Un autre débat lui donnera son prénom : Nobody. Ainsi sera baptisé Nobody Owens. On ne lui connait aucun autre nom. Ses parents et autres fantômes ne pouvant pas sortir du cimetière, il aura pour tuteur un être à cheval entre les deux mondes. Même si le mot n’est pas prononcé, je pense qu’il est assez clair, très vite, que Silas est un vampire.
    Dans le cimetière on trouve aussi un affreux passage vers un monde, les enfers ou autre chose, dans lequel vivent les goules. C’était un passage assez sombre, assez horrible aussi et les plus jeunes lecteurs risquent de voir les affreuses bestioles s’inviter dans leurs rêves (et personnellement, je ne pardonne pas à l’auteur d’avoir fait de Victor Hugo une goule… non mais vraiment ! Ils n’ont pas leurs propres auteurs à discréditer ces anglais ? Ca ne leur a pas suffi de nous faire bruler Jeanne d’Arc et de nous avoir exilé un empereur ?)
    Nobody n’a pas le droit de sortir du cimetière car dehors, le tueur rode et n’a pas renoncer à retrouver l’enfant qu’il a échoué à tuer. Or, tant qu’il est dans le cimetière, Nobody échappe à son radar…
    Bon vous vous doutez, du coup, qu’il ne va pas y rester dans ce cimetière !
    Ce qui m’a un peu gêné c’est le manque d’action. Certes chaque petit détail, comme la brève camaraderie qu’il a avec une enfant de 5 ans, va avoir un impact plus tard, un impact important sur l’intrigue. Mais la lenteur avec laquelle ces éléments sont mis en place a un peu freiné mon enthousiasme. La lecture n’a pas été pénible, mais j’ai connu plus entraînant.
    Concernant le méchant, j’ai mis un petit moment à l’identifier, aussi bien dans le livre que dans l’origine de son nom (et une fois que j’ai eu les éléments sous les yeux, je me suis sentie comme une imbécile tant ça paraissait soudain évident !)

    En revanche, j’ai bien aimé l’histoire du Jack et l’explication de pourquoi on l’appelle LE Jack et pas seulement Jack.

    En résumé, ce n’était pas une mauvaise lecture, l’idée était originale et sympa mais l’action met bien trop de temps à arriver dans le récit.

    Un extrait : Noyé dans l’ombre, l’inconnu regarda le Jack jusqu’à ce qu’il fut hors de vue. Puis il se déplaça dans la nuit et monta, monta jusqu’au replat sous le sommet de la colline, là où se dressait un obélisque et où une pierre plate sertie dans le sol perpétuait la mémoire de Josiah Worthington, brasseur local, politicien puis baronnet, qui avait, voilà presque trois cents ans, acquis le vieux cimetière et les terres alentour pour céder l’ensemble à la ville, concession à perpétuité. Il s’était attribué le meilleur emplacement de la colline – un amphithéâtre naturel avec vue sur toute la cité et au-delà –, et avait fait en sorte que le cimetière demeurât durablement un cimetière, ce dont les habitants lui étaient reconnaissants, quoique pas tout à fait autant qu’ils l’auraient dû, de l’avis même du baronnet Josiah Worthington.

    Ce cimetière comptait en tout quelque dix mille âmes, mais la plupart dormaient profondément ou ne s’intéressaient nullement aux petites affaires nocturnes du lieu, et moins de trois cents étaient présentes dans l’amphithéâtre, sous le clair de lune.

    L’inconnu les rejoignit, aussi silencieux que la brume elle-même, et assista aux débats dans l’ombre, sans rien dire.

    Josiah Worthington avait la parole.

    — Ma chère madame, votre obstination est tout à fait, tout à fait… enfin, ne voyez-vous pas le ridicule de la situation ?

    — Non, répondit Mrs Owens. Je ne vois pas.

    Elle était assise par terre, jambes croisées, et l’enfant vivant dormait sur ses genoux. Elle tenait délicatement sa tête entre ses mains pâles.

    — Sauf votre respect, votre honneur, intervint Mr Owens debout à côté d’elle, ce qu’essaie de dire Mrs Owens, c’est qu’elle ne voit point les choses ainsi. Elle n’y voit que son devoir.

    Mr Owens avait rencontré Josiah Worthington en chair et en os du temps qu’ils étaient tous deux en vie, il avait même fabriqué plusieurs meubles de qualité pour le manoir Worthington, près d’Inglesham, et le baronnet lui faisait toujours forte impression.

    — Son devoir ?

    L’honorable Josiah Worthington secoua la tête, comme pour en déloger un fil d’araignée.

    — Votre devoir, madame, s’exerce envers le cimetière, pour le bien commun de ceux qui composent cette population d’esprits désincarnés, de revenants et d’entités diverses, et votre devoir est donc de restituer dès que possible la créature à son environnement naturel… qui ne se trouve point ici.

    — C’est sa maman qui m’a confié ce garçon, s’obstina Mrs Owens d’un ton sans réplique.

    — Chère petite madame…

    — Je ne suis pas votre chère petite madame, trancha-t-elle en se levant. À vrai dire, je ne sais même pas pourquoi je reste ici à parler avec tous ces ânes bâtés bêtes à manger du foin que vous êtes, alors que ce petit-là va bientôt se réveiller affamé… et où vais-je lui trouver à manger dans ce cimetière, je vous le demande ?

    — Voilà, dit Caius Pompeius avec raideur, précisément le problème. De quoi, en effet, allez-vous le nourrir ? Comment pourriez-vous vous occuper de lui ?

    Les yeux de Mrs Owens lancèrent des éclairs.

    — Je saurai veiller sur lui. Aussi bien que sa vraie maman. Elle me l’a confié, non ? Regardez : je le tiens dans mes bras. Je le touche.

    — Enfin, Betsy, soyez donc raisonnable, gronda la mère Slaughter, une petite vieille perdue sous le bonnet et la cape énormes qu’elle portait de son vivant et dans lesquels on l’avait enterrée. Où logerait-il ?

    — Ici même. Nous pourrions le nommer citoyen libre du cimetière.

    La bouche de la mère Slaughter forma un minuscule « o ».

    — Mais ! fit-elle.

    Puis :

    — Ça par exemple.

    — Et pourquoi pas ? Ce ne serait point la première fois que nous accorderions la libre citoyenneté à un étranger.

    — C’est vrai, concéda Caius Pompeius. Mais il n’était pas vivant, lui.

  • C'est lundi que lisez-vous? #109

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    A la une, a la deux, a la proie.jpg

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    Comme en général je n'aime pas trop le format poème, j'avance très lentement. Il y a 34 chants et j'en lis un ou deux par jour, pas plus.

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    Cette semaine, j'ai envie d'avoir du choix de lecture parce que je fais une semaine entière et qu'après tous ces jours fériés et d'autres où je bossais pas, et bien c'est un peu traumatisant ^^.
    Donc je commence par tirer 3 livres dans ma:

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    Et le sort a fait sortir:

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    Et j'ai aussi choisi trois autres livres qui remplissent des conditions d'un challenge annuel:

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    Je ne sais pas si je vais tout lire, mais j'ai hâte de me plonger dedans!

     

    Et vous, que lisez-vous?

  • [Livre] La mécanique du Chaos – T01 – Le grand partage

     

    Je remercie le site Librinova et Tom Joad pour cette lecture

     

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    Résumé : « — C’est parti, dit Lana sans réfléchir. Ça va nous tomber dessus avec une puissance incroyable...
    Comme pour lui donner raison, un sifflement s'éleva du côté est. D'abord lointain, timide, semblable au chuintement d'une cocotte-minute. Et puis de plus en plus impérieux. Il devint vite assourdissant, terrifiant. Le ciel et la terre s'étaient mis à gémir, à hurler de concert. Et ça continuait de croître de façon exponentielle. […] Le vent ne tournait pas, il fonçait en ligne droite comme un tsunami, et son souffle titanesque balayait tout sur son passage en une fraction de seconde...
    — Seigneur ! » pensa Lana horrifiée. »
    Alors que l’univers semble s’abattre sur Lana et son frère Alex, parviendront-ils à s’échapper avant qu’il ne soit trop tard ?

     

    Auteur : Tom Joad

     

    Edition : Librinova

     

    Genre : Aventure/ Anticipation

     

    Date de parution : 2017

     

    Prix moyen : 2€

     

    Mon avis : J’ai adoré ce livre ! Enfin un livre autoédité qui a la qualité de ceux qui ont passé le barrage impitoyable de l’édition traditionnelle.
    Les dialogues sont naturels et percutants. Il n’y a pas de dialogues inutiles faits uniquement pour meubler et donner quelques paragraphes supplémentaires à un texte trop court. Non, ici chaque échange est intéressant et utile pour l’histoire.
    Les descriptions sont courtes et vont droit au but, il n’y a donc aucune longueur et c’est tant mieux parce que dans ce genre de livres, les longueurs font perdre tout le rythme et il est difficile ensuite de se remettre dans le bain.
    Il y a quelques coquilles, mais nettement moins que ce que j’ai pu voir dans d’autres livres autoédités. La plupart du temps ce sont des mots qui, a priori, n’ont pas été effacé alors que l’auteur a changé une partie de la phrase. Par exemple : « et traversa la chambre sur à pas de loup ». Je suppose que l’auteur avait commencé par écrire quelque chose comme « et traversa la chambre sur la pointe des pieds » et qu’il a ensuite changé pour « à pas de loup ». Dans l’opération, il semblerait que « sur » n’ait pas été effacé. Voilà le genre de coquilles que l’on peut trouver et il faut dire qu’il y en a très peu.
    L’histoire est mise en place assez rapidement et on apprend les informations en même temps que les personnages ce qui nous donne vraiment l’impression de vivre les évènements.
    Lana et Alex sont deux ados assez attachants, même si Alex est un peu trop donneur de leçon à mon goût. Franck, leur père, est un peu trop « militaire » (remarquez, pour un capitaine des Navy Seals, ça se comprend un peu), il a un peu trop tendance a exiger de ses enfants qu’ils soient de parfaits soldats ce qui ne semble pas marcher avec sa fille.
    Price est si détestable qu’il en est écœurant et si ses gardes et sa « petite amie » ne sont pas blancs comme neige, loin de là, ils semblent quand même avoir une certaine morale et je suis impatiente de voir ce qu’ils réservent à ce sale type.
    On fini ce tome avec énormément de questions en suspens.
    Si souvent je trouve qu’il est un peu présomptueux de la part des auteurs autoédités d’écrire un roman en plusieurs tomes, ici je suis contente que Tom Joad l’ait fait et je suis vraiment très impatiente de découvrir le tome 2 !

     

    Un extrait : Franck raccrocha le téléphone avec un grognement sourd et balança la poche de glace à l'autre bout du bureau. Elle s'aplatit sur le mur et retomba mollement sur le parquet. Il se força ensuite à inspirer profondément et posa ses grosses mains à plat devant lui. Il détestait agir dans l'urgence, mais là il n'avait pas le choix. Tous ses plans tombaient à l'eau.

    Il ne fallait pas compter attraper un avion d'une ligne régulière. Il était également trop tard pour espérer parcourir en voiture les centaines de kilomètres les séparant de la future Zone Blanche. Aussitôt les premiers phénomènes observés, le gigantesque dispositif se mettrait en place, créant une frontière presque hermétique qui leur interdirait l'accès vers l'ouest. Les principaux axes routiers seraient barrés par l'armée. Les transports aériens seraient suspendus jusqu'à une date inconnue.

    Les gens se retrouveraient alors bloqués d'un côté ou de l'autre. Du bon ou du mauvais. Question de chance, ou de relations...

    Pour l'instant, Franck et ses enfants se trouvaient du mauvais côté, et même lui ne pouvait mesurer tout ce que cela impliquait - personne ne le pouvait vraiment, en fait, il y avait trop de paramètres inconnus. Après le mal de chien qu'il s'était donné ces derniers mois pour assurer leur avenir, c'était à devenir dingue.

    Pourtant, il ne fallait surtout pas qu'il cède à la colère, et encore moins à la panique. Cela ne ferait qu'empirer les choses. Il devait relativiser, se dire que dans leur malheur ils avaient quand même de la chance. Ils vivaient aux environs du quarante-cinquième parallèle, suffisamment au Nord pour couper au plus gros du désastre - du moins en théorie. Mais pour ceux qui habitaient plus au Sud, vers le point zéro, ce serait l'enfer sur terre...

    Garder la tête froide. Rester calme, concentré et méthodique.

    Selon les informations relayées par Terry, l'événement se produirait donc durant la nuit, aux alentours d'une heure. Soit près de deux mois avant la date qu'on leur avait donnée depuis le départ.

    Franck ne croyait absolument pas à l'erreur de calcul. Ils s'étaient fait berner, tous autant qu'ils étaient. On avait acheté leur silence à coups de promesses, et maintenant...

    Ainsi, seuls quelques initiés – parmi les plus riches, les plus puissants - allaient finalement tirer leur épingle du jeu ; un groupe encore plus réduit que celui initialement prévu. Ces salauds ne l'emporteraient pas au paradis, mais l'heure des comptes viendrait plus tard. Du moins, Franck l'espérait de tout cœur. Il fallait bien qu'il subsiste encore un peu de justice dans ce monde, sinon on ne pouvait plus croire en rien...

    Pour l'instant, il fallait parer au plus pressé.

    Il n'était plus question de mettre la maison en vente pour récupérer de l'argent - Franck avait fait des économies, mais dans ce Nouveau Monde où ils allaient vivre, qui pouvait savoir... -, ni de préparer psychologiquement Lana et Alex au déménagement, comme c'était prévu. Ils allaient tous y laisser des plumes, ça ne faisait pas de doute.

  • Le tiercé du samedi #108

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    Rappel du principe: Chaque semaine, le samedi comme son nom l’indique, il conviendra de choisir les trois livres, le trio gagnant, correspondant au thème proposé.

    A la fin de chacun de ces Rendez-vous, j’indiquerai le thème de la semaine suivante.

    Ce Rendez-Vous Livresque a été inspiré de « The Saturday Awards Book » créé par l’Echos de mots, et qui n'existe plus aujourd'hui.

    Comme annoncé la semaine dernière, le thème d'aujourd'hui est:

    Les trois livres que vous lirez en 2017 quoi qu’il arrive

     

    Alors là, le soucis, c'est qu'il y en a nettement plus de trois que je compte bien lire en 2017!
    Mais puisqu'il faut en choisir trois, mon trio sera:

     

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    Anita Blake

     

     

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    Le pays des contes T5

     

     

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    Diabolic

     

     

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    Pour la semaine prochaine, le thème sera: Les trois livres qui sont sur la liste virtuelle de souhait pour votre prochain anniversaire, ce que personne ne peut ignorer car vous y faite allusion sans arrêt

    Et n'hésitez pas à laisser en commentaire le lien vers votre propre tiercé du samedi!

  • [Film] Oups j'ai raté l'arche

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    Titre original : Ooops ! Noah is gone

     

    Réalisé par : Toby Genkel, Sean McCormack

     

    Date de sortie : 09 décembre 2015

     

    Genre : Animation

     

    Pays d’origine : Allemagne, Irlande, Luxembourg, Belgique

     

    Durée : 1h26

     

    Casting (voix françaises) : Emilie Guillaume (Finny), Marie Dubled (Leah), Sébastien Hebrant (Dave), Catherine Conet (Hazel), Pascal Racan (Le lion), Philippe Allard (Podcol), Patrick Descamps (Mastoc)…

     

    Résumé : La fin du monde est proche : le Grand Déluge arrive. Heureusement, Noé a construit une Arche pour y accueillir tous les animaux. Tous... sauf Dave et son fils Finny, qui appartiennent à la race des Nestrians -de curieuses et adorables créatures que personne n'a jugé utile d'inviter à bord de l'Arche.

    Grâce à l'aide involontaire de deux farouches Grymps, Hazel et sa fille Leah, les Nestrians parviennent à embarquer discrètement. Mais, au moment du départ, Finny et Leah tombent accidentellement du bateau. Ils vont dès lors devoir s'unir pour échapper au Déluge et survivre dans un monde hostile et peuplé de prédateurs sauvages.

     

    Mon avis : J’ai mis ce dessin animé parce qu’il n’y avait rien à la TV et que j’avais envie de quelque chose de rigolo et pas prise de tête. Comme les dessins sont dans l’ensemble en rondeurs, avec peu d’angles droits, et pleins de couleurs vives, je me suis dit que ce dessin animé était fait pour les petits, et que vu mon état de fatigue, ça irait très bien.
    Alors certes, les dessins ciblent les petits, mais les dialogues, eux, sont faits pour leurs parents, parce que je pense que ça passe à des kilomètres au-dessus de la tête des pitchouns.
    Par exemple, j’ai été conquise dès le début, quand les animaux font la queue pour embarquer sur l’arche, et que le lion, désigné capitaine par Noé en personne, fait l’annonce suivante : « Veuillez rejoindre vos cabines pour la durée de l’embarquement. La durée du voyage sera approximativement de 40 jours et 40 nuits, quelques remous sont à prévoir ainsi qu'un léger crachin ».

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    Les Nestrians se cherchent, allant de place en place pour essayer de trouver l’endroit où ils se sentiront chez eux. Ce sont des adeptes de la solidarité et des câlins. Quand, sans explication, on leur refuse l’accès à l’arche, le père Nestrians, ne compte pas se laisser faire.

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    Il va se mêler à une mère Grymps, une espèce qui oscille entre canidé et félin, et sa fille, qui ne sont pas du tout dans le même état d’esprit : les grymps sont des solitaires, qui ne comptent que sur eux-mêmes et ne risque pas d’aider qui que ce soit.

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    Pourtant, quand les deux enfants Leah la Grymp et Finny le Nestrians, ratent le départ de l’arche, les deux parents vont devoir s’entraider pour les retrouver, tout comme leurs enfants vont devoir unir leur force pour échapper le plus longtemps possible à la montée des eaux.
    Dans leur périple, ils vont rencontrer d’autres animaux, refusés à l’entrée de l’arche, comme Mastoc et podcol, qui vont les accompagner,

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    ou encore un couple d’oiseaux prédateurs, bien décidé à s’offrir un dernier repas avant que tout ne soit submergé.

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    En plus de cette notion de solidarité, il y a une sorte de voyage initiatique, les Nestrians ne sachant pas vraiment où est leur place dans ce monde. Le déluge va leur permettre de le découvrir et on ne s’y attend pas avant de le voir !
    L’animation en elle-même n’a rien à envier à Pixar. Je crois même que je l’ai préféré aux dessins-animés Pixar, que ce soit dans la qualité de l’animation ou dans l’originalité du scénario.
    De toute évidence, les dessinateurs se sont beaucoup amusés à créer de nouvelles espèces et les scénaristes à donner quelques particularités aux espèces existantes (comme le singe majordome qui reste très stylé en toutes circonstances).
    Pour moi, même s’il y a de l’émotion et de l’action, le point fort de ce dessin animé reste l’humour qui permettra aux plus grands de ne pas s’ennuyer pendant que les petits s’émerveilleront devant les animations et les nouveaux personnages qu’on ne se lasse pas de découvrir !


  • [Livre] Moby Dick

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    Résumé : Attiré par la mer et le large, Ishmaël (en), le narrateur, décide de partir à la chasse à la baleine. Il embarque sur le Péquod (en), baleinier commandé par le capitaine Achab. Ismaël se rend vite compte que le bateau ne chasse pas uniquement pour alimenter le marché de la baleine. Achab recherche Moby Dick, un cachalot blanc particulièrement féroce et d'une taille impressionnante, qui lui a arraché une jambe par le passé. Achab emmène son équipage dans un voyage autour du monde à la poursuite du cachalot dont il a juré de se venger.

     

    Auteur : Herman Melville

     

    Edition : Ferni

     

    Genre : Classique étranger

     

    Date de parution : 1978 (traduction partielle)

     

    Prix moyen : 10€ (d’occasion)

     

    Mon avis : La version que je possède est une traduction partielle de 1978, expurgée de toutes les descriptions et longueurs que l’on reproche souvent à se livre à l’origine de près de 1000 pages et 135 chapitres (dans la version partielle que j’ai, il y a 287p et 21 chapitres, sans pour autant  qu’on ait une sensation de manque).
    Je ne regrette pas que cette version ait supprimé tous les passages sur l’étude des baleines, sur la chasse, sur les diverses utilisations qui sont faites de la viande de baleine… Ce sont des informations qui sont certainement intéressantes, mais qui ont plus leur place dans un traité que dans un roman. Pour le peu qui a été conservé dans la version que j’ai lu, j’ai trouvé que ça coupait le rythme de l’histoire et après coup, c’était difficile de se remettre dedans.
    Il faut dire que la lecture est assez difficile : il y a peu de dialogues, les personnages ne sont guère attachants. Le seul qui aurait pu l’être est Queequeg mais il n’est pas assez développé pour qu’on puisse vraiment avoir de l’empathie pour lui.
    La narration est assez monotone, Ismaël décrivant tout ce qu’il fais presque geste par geste (disons qu’après trois pages où il ne fait que décrire la vie sur la baleinière, on commence à comprendre la situation…).
    Achab est détestable, il se fiche complètement des autres, que ce soit ses hommes ou ceux que sa baleinière croise sur sa route. Pendant une grande partie du roman, on se demande même si la baleine blanche ne serait pas qu’une élucubration de son esprit malade (même si on sait bien que non). Son obsession à tuer la baleine blanche serait peut être moins malsaine s’il ne prêtait pas à la bête une préméditation dans ses attaques qui ne sont que des réactions normales d’un animal traqué, blessé et effrayé. Achab se place en victime en oubliant un peu vite que c’est lui l’agresseur, et non la baleine.
    Mais qui est le plus coupable dans cette histoire ? Le capitaine Achab et sa folie ? Ou ses second, qui bien conscient que l’homme a non seulement perdu l’esprit mais agit en totale contradiction avec les ordres donnés par les propriétaires du bateau, le laisse faire, par pure lâcheté, alors que même Achab admet qu’ils auraient le droit pour eux.
    De plus alors que le résumé et le sujet du livre promettent de l’action et de l’aventure, on en a finalement très peu : seulement pendant les 2 ou 3 chasses auxquelles on assiste. Tout le reste est lent, très lent.
    La fin est attendue, il n’y a aucune surprise et elle est trop rapide par rapport à la longueur du roman (même dans cette version abrégée). Quant à l’épilogue, il est si bref qu’on en garde un sentiment de manque, d’inachevé. On aurait presque préféré qu’il n’y en ait pas.

    Un extrait : Appelez-moi Ismaël, si vous voulez. Il y a quelques années – à quoi bon préciser davantage ? – n’ayant plus d’argent en poche, ou si peu, et rien à faire à terre, je décidai de naviguer encore et de revoir les grands espaces liquides du globe. C’est ma façon de chasse le spleen et de purifier le sang. Quand je sens ma bouche prendre un pli amer, quand un Novembre triste et bruineux s’installe en mon âme, quand je me surprends arrêté devant les magasins de Pompes Funèbres et suivant tous les enterrements que je rencontre, c’est qu’il est grand temps pour moi de lever l’ancre. Mais n’allez pas croire que j’embarque comme passager, car pour être passager, il faut avoir une bourse et une bourse n’est qu’un chiffon si elle est vide. Non, quand je vais en mer c’est comme simple matelot. Mais pourquoi, après avoir plusieurs fois pris l’air du large en m’engageant dans la Marine marchande, ne suis-je mis dans la tête d’aller pêcher la baleine ? Maintenant que toutes les circonstances me reviennent, je crois comprendre un peu quels motifs m’ont poussé à jouer ce rôle. En premier, venait l’image fabuleuse de la grande baleine elle-même. Ce monstre formidable et mystérieux, les océans lointains et sauvages où il roulait sa masse semblable à une île, et les périls indescriptibles qu’il représentait, tout cela piquait au vif ma curiosité. Pour un autre, tout ceci n’aurait peut-être pas d’attrait, mais moi je brûle sans cesse de découvrir les choses lointaines. J’aime naviguer sur les mers interdites et débarquer sur les rivages redoutables. Pour toutes ces raisons, la pêche à la baleine était la bienvenue.

  • [Livre] Les diables du Mont-Saint-Michel

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    Résumé : 1430. Assiégé par les Anglais, le Mont-Saint-Michel résiste depuis trente ans à tous les assauts, grâce à de grands capitaines comme Bertrand du Guesclin, quand, soudain, la cité héroïque est le théâtre de crimes mystérieux qui frappent moines et chevaliers, sans distinction. Meurtres politiques ? Rituels ? Sataniques ? Louis d'Estouteville, le nouveau chef de la garnison, enquête avec l'aide du nouveau supérieur des Bénédictins, savant chimiste et physicien, et l'aubergiste de la cité, complice de tous les contrebandiers. L'atmosphère étrange de l'île, avec ses brumes propices aux hallucinations, oriente les recherches vers des causes surnaturelles.

     

    Auteur : Claude Merle

     

    Edition : Nouveau monde

     

    Genre : Thriller Historique

     

    Date de parution : juin 2015

     

    Prix moyen : 16€

     

    Mon avis : 1430, les anglais jubilent d’avoir capturé (enfin, plutôt de s’être fait livrer) Jeanne d’Arc. Ils ne le savent pas encore, mais la guerre de 100 ans entame sa dernière phase, celle qui va les conduire à la défaite.
    Pour l’heure, ils multiplient attaques et embargo sur la forteresse du Mont-Saint-Michel où ne vit plus qu’une poignée de moines, des soldats et quelques laïcs.
    Claude Merle mêle personnages historiques comme Jeanne D’Arc, Yolande d’Aragon ou encore l’abbé Jolivet à d’autre inventés de toute pièce comme Héloïse ou l’abbé Richard de Mantoue.
    L’introduction de ce dernier parait logique pour l’histoire car, dans la réalité, l’abbé qui a succédé à l’abbé Jolivet a été Guillaume d’Estouteville qui était le frère de Louis d’Estouteville, capitaine du Mont-Saint-Michel et héro, si j’ose dire, de notre histoire. Or une grande partie de l’histoire repose sur le fait que Louis ne sais pas si l’abbé lui cache ou non des choses… Si ce dernier avait été son frère, ils auraient eu une relation différente qui n’aurait pas forcément servi le roman.
    Claude Merle simplifie les choses en plaçant Richard de Mantoue à la place de l’abbé Jolivet, passé à l’ennemi (en réalité c’est
    Jean Gonnault, vicaire qui le remplaça), tout en précisant qu’il occupe la place d’abbé sans qu’aucun vote n’ait eu lieu.
    Pour moi Louis d’Estouteville est un peu un anti-héro : il est violent, orgueilleux, très fier de son rang de noble et n’accordant qu’un regard méprisant à tous ceux qu’il juge inférieur à son rang (en gros, presque tout le monde). Il n’hésite pas à recourir à la torture pour obtenir des aveux, ce que ne manque pas de lui signifier discrètement l’abbé Richard, qui lui laisse entendre que des aveux soutirés dans ces conditions ne peuvent guère être considérés comme solides.
    Dans l’affaire à laquelle il est confronté, on a l’impression qu’il est plus énervé de voir un meurtrier lui échapper et donc porter atteinte à son honneur, à son autorité et à sa réputation, qu’affecté par les morts qui s’accumulent.
    Le style de Claude Merle est clair, les chapitres sont assez courts pour donner un rythme soutenu aux évènements, le texte, émaillés de données historiques qui l’étoffent sans l’alourdir.
    Bien qu’à aucun moment, tout comme Louis d’Estouteville, je n’ai suspecté de cause surnaturelle aux meurtres perpétrés, j’ai été incapable de déceler le moindre indice, mes soupçons ne se portaient vraiment sur personne. La seule chose dont j’étais sûre était que chaque meurtre avait été perpétré parce que la victime avait vu ou entendu quelque chose susceptible de démasquer le coupable.
    Pourtant, quand enfin on connaît le fin mot de l’histoire, j’ai trouvé ça tellement logique que je me demande encore comment j’ai pu ne pas avoir de doutes.
    Un livre assez court, mais qui ne bâcle aucun détail de son histoire.

    Un extrait : Louis d’Estouteville examina l’immense miroir de la baie, puis la forteresse éclairée par la lumière de l’aube, puissante lame de pierre brandie vers le ciel. Après la tempête de la nuit, le beau temps était revenu, mélange de bleu et de vert sillonné de coulées brunes.

    Au soleil, il était huit heures. L’eau glacée lui brûlait le torse et les joues, plus franche cependant que l’humidité sournoise des murs de granit. Le baquet sur lequel il se penchait lui renvoya le reflet d’un visage aux traits durs, lèvres minces, pommettes hautes, cheveux coupés ras. Il effleura par habitude la cicatrice qui lui entaillait le front et se perdait sous sa brosse blonde. Avant d’être promu capitaine du Mont-Saint-Michel, le gentilhomme, fils du chambellan du duc d’Orléans, grand bouteiller de France, avait combattu victorieusement les Anglais sur terre et sur mer. Son corps portait témoignage de sa vaillance.
    Il revêtit une chemise de toile, mit ses chausses, laça son pourpoint de cuir, chaussa ses bottes et ceignit son épée. Avant de l’engainer, il éprouva le tranchant de sa lame, songeant qu’il devrait la confier bientôt à Estienne, le forgeron de l’île, quand Yvon surgit.
    - Seigneur, venez !
    Louis dévisagea le jeune chevalier breton, qu’il avait lui-même adoubé quelques mois auparavant, nota les joues rouges, le souffle court et l’excitation mal maîtrisée de ses yeux bleus. Instinctivement, il se tourna vers la baie d’où pouvait venir le danger. Le rivage était désert, l’ennemi retenu par la marée montante.
    - Là-bas, précisa Yvon.
    Il désigna les puissants contreforts de l’abbaye ancrés dans le rocher.
    - Que se passe-t-il ?
    - Un mort, seigneur.

    Le capitaine haussa ses larges épaules avec indifférence. Des morts, on en voyait souvent, à cause de la guerre, des pestilences et de l’épuisement. Ce dernier fléau frappait les pèlerins venus de très loin prier Saint Michel, malgré les vexations des Godons qui assiégeaient l’île.
    Il suivit le soldat dans l’escalier, traversa la cour du Roy, puis escalada les marches de pierre jusqu’au pied de la tour Sainte-Catherine. Sur la terrasse il y avait foule : hommes d’armes, gens de la cité, moines et pèlerins, les yeux levés vers le ciel. Suivant leurs regards, Louis d’Estouteville aperçu un corps suspendu à la muraille. On aurait dit l’un des mannequins de paille, vêtu d’oripeaux bruns, qu’on brûlait jadis à la Saint-Jean pour célébrer l’avènement de l’été. Cependant, le personnage n’était pas factice, c’était un moine pendu par le col à l’aspérité d’un confort.

  • [Livre] A la vie, à la mort

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    Résumé : Atteinte d’une tumeur au cerveau, Megan doit rentrer à l’hôpital pour suivre une chimiothérapie. À son grand dépit, elle est transférée dans une unité de soins pour enfants… où le seul qui semble avoir plus de cinq ans est Jackson Dawes. Et tout le monde adore l’irrésistible Jackson, des enfants aux parents, sans compter les infirmières. Très vite, Megan se laisse apprivoiser aussi. Il lui rase la tête parce que de toute façon elle va perdre ses cheveux. Ils partent pour des balades nocturnes dans d’autres bâtiments puisque de toute façon qu’est-ce qu’une réprimande, ils vont peut-être mourir. Au mépris du règlement et de la maladie, Megan et Jackson se réinventent une vie de hors-la-loi, hors-la-maladie, même si chacun sait que le temps est compté…

     

    Auteur : Celia Bryce

     

    Edition : Albin Michel

     

    Genre : Drame

     

    Date de parution : 06 janvier 2015 

     

    Prix moyen : 13,50€

     

    Mon avis : J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages. Jackson, je n’y suis arrivée qu’au travers des sentiments qu’éprouve Megan, mais sur le moment, il m’a surtout énervée : sa manière de s’imposer à Megan, son sans gêne… A un moment j’ai même souhaité que les infirmières mettent leurs menaces de l’attacher au lit à exécution !
    Pour Megan ça a été difficile aussi. Si elle avait eu 17 ans, j’aurais compris qu’elle supporte mal d’être en pédiatrie… mais à 13 ans, il ne faut pas exagérer, d’autant qu’elle est tout sauf mature ! Son premier grief contre Jackson n’est pas tant qu’il soit sans gêne, agité et pénible, mais qu’il accepte d’amuser les plus petit alors que Megan semble penser qu’il faut, au mieux les ignorer.
    Les « copines » de Megan, les jumelles, ne sont pas mieux : elles ne pensent qu’aux garçons et semblent croire que le cancer s’enlève comme on enlève l’appendicite.
    Gemma est plus mature. Elle a plus conscience des choses, même si ça lui fait peur.
    J’ai trouvé dommage que la relation entre Megan et Jackson ne soit pas plus approfondie car au final je trouve qu’on les voit peu ensemble. Pareil pour la sardine, son personnage aurait pu être plus développé.
    J’ai bien aimé dans ce livre le fait que l’auteur montre l’après. Megan, une fois rentrée chez elle, va mieux, physiquement. Et c’est là que j’ai apprécié que l’auteur montre l’incompréhension de la plupart de ses proches, jusqu’à sa mère, pour qui puisqu’elle va mieux, il n’y a plus de problème, alors que psychologiquement Megan ne va pas tellement mieux. La maladie ne laisse pas que des séquelles physiques.
    C’est cette seconde partie que j’ai préférée, car on continue le roman en huis clos avec Megan et tout ce qui touche les autres personnages nous est raconté à travers les émotions de Megan (concrètement c’est à que j’ai commencé à pleurer).
    Malgré le bandeau, cette histoire n’a de commun avec « nos étoiles contraires » que le cancer touchant des adolescents. Le contenu est totalement différent.
    Si j‘ai eu plus de mal à entrer dans cette histoire, au final, je l’ai beaucoup aimé et elle m’a fait ressentir énormément d’émotions.

    Un extrait : – Maintenant tu sais ce que je pense des hôpitaux, alors tu peux m’appeler à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.

    La voix de Papy semblait venir de très loin, à croire qu’il était encore plus vieux qu’en réalité, à croire qu’il se trouvait sur une autre planète et non au téléphone.

    C’était le premier jour de Megan à l’hôpital.

    – Oui, je sais, dit-elle d’un ton qui se voulait courageux.

    Si seulement elle avait pu guérir sans passer par cet endroit.

    Elle suivit sa mère qui franchissait la porte à double battant, et se pétrifia.

    Service pédiatrique ?

    Il devait y avoir erreur.

    Sauf que non.

    Il y avait des mioches et des trucs de mioches partout. Des jouets qu’on malmenait. Un machin qui cliquetait. Un autre qui carillonnait. Vrombissement. Couinement. Quelque part vers la droite, un bébé pleurait.

    Devant, un bambin au volant d’une voiture en plastique obliquait sur la gauche, accompagnant son virage d’un coup de klaxon tonitruant. Un adulte suivait le mouvement, en grande conversation avec une infirmière.

    Papy continuait de parler au téléphone. Il lui conseillait de ne pas s’inquiéter. Megan fut incapable de répondre.

    Où étaient les autres patients ? Les gens comme elle ? Les gens de son âge ?

    Elle n’était pas un bébé, ni une gosse. Elle avait presque quatorze ans !

    Pourquoi l’avait-on mise ici ? Comment avait-on pu faire ça ?

  • C'est lundi que lisez-vous? #108

    c'est lundi que lisez vous.png

    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

    lectures de la semaine passée.jpg

    la belle et la bete.jpg

    le copain de la fille du tueur.jpg

    lecture en cours.jpg

    L'enfer de Dante.jpg

    mes prochaines lectures.jpg

    Comme d'habitude depuis le 20 mars, je tire mes lectures suivante dans ma book jar:

    Book jar.JPG

    Et comme je vais être en weekend à partir de mercredi soir (oui, je sais, c'est un scandale), je tire 5 livres au lieu de 3!

    1.jpg

    La mécanique du chaos.jpg

     

    Et vous, que lisez-vous?

  • [Livre] Brooklyn

    brooklyn.jpg

    Résumé : Enniscorthy, sud-est de l’Irlande, années 1950. Comme de nombreux jeunes de sa génération, Eilis Lacey, diplôme de comptabilité en poche, ne parvient pas à trouver du travail. Par l’entremise d’un prêtre, sa sœur Rose obtient pour elle un emploi aux États-Unis. En poussant sa jeune sœur à partir, Rose se sacrifie : elle sera seule désormais pour s’occuper de leur mère veuve et aura peu de chance de se marier. Terrorisée à l’idée de quitter le cocon familial, mais contrainte de se plier à la décision de Rose, Eilis quitte l’Irlande. À Brooklyn, elle loue une chambre dans une pension de famille irlandaise et commence son existence américaine sous la surveillance insistante de la logeuse et des autres locataires…

     

    Auteur : Colm Toibin

     

    Edition : 10/18

     

    Genre : Roman contemporain

     

    Date de parution : 18 octobre 2012

     

    Prix moyen : 9€

     

    Mon avis : J’ai eu envie de lire ce livre depuis que j’ai vu la bande annonce pour son adaptation ciné. Oui oui, la bande annonce, je n’ai toujours pas vu le film (je voulais lire le livre avant).
    Brooklyn est un livre assez court d’à peu près 330 pages et, pendant la première moitié du roman, il ne se passe pour ainsi dire rien. On voit le quotidien de Eilis, depuis sa traversée en bateau et son arrivée à New York. On la voit aller au travail, rentrer dans sa pension irlandaise, aller à la paroisse… Le seul moment un peu plus intense dans cette première partie est quand elle nous fait une sorte de dépression, liée au mal du pays et que le prêtre lui déniche un cours du soir pour qu’elle soit assez occupée pour ne pas se dire que l’Irlande lui manque.
    Dans cette première partie, bien que l’écriture de l’auteur soit très belle, je n’ai rien retrouvé de ce qui m’a attirée dans la bande annonce. Ce dilemme auquel doit être confrontée Eilis, tiraillée entre Amérique et Irlande, entre Tony et Jim.
    Bien sûr, ça fini par arriver. Enfin Tony fini par arriver. Car entre son arrivée et les évènements auxquels on s’attend, il y a encore de longues pages o on le voit venir la chercher à la fin de son cours du jeudi, l’emmener au bal le vendredi, la sortir le samedi…
    Finalement, toute la tension qu’on ressent en voyant la bande annonce va avoir lieu en l’espace d’une cinquantaine de pages. Pourtant, on n’a pas l’impression que le déroulé de ces évènements est bâclé. J’ai une petite réserve sur la fin qui, bien qu’elle soit conforme à ce que j’espérais, aurait pu être un peu plus développée.
    Du coté des personnages, j’ai trouvé la famille d’Eilis extrêmement égoïste. Pas Rose, qui au contraire fait tout pour que sa sœur ait une vie meilleure, mais ses frères et sa mère. Après l’évènement qui va obliger Eilis à revenir voir sa mère en Irlande, aucun de ses frères ne prend contact avec elle, et quand l’un d’eux le fait, c’est pour la culpabiliser, pour s’assurer qu’elle va rentrer en Irlande et donc ne pas obliger l’un d’entre eux à rentrer d’Angleterre (le voyage est pourtant bien plus court). Quant à sa mère, quand sa fille revient la voir, elle ne lui pose aucune question sur sa vie en Amérique, comme si elle pouvait effacer le fait qu’elle y a envoyé sa fille. Elle fait comme si Eilis lui avait dit qu’elle revenait définitivement en Irlande, l’obligeant à différer son retour à Brooklyn, sans jamais se demander ce que veux sa fille. Elle ne pense qu’à son confort. Et ce n’est pas une question vitale, mais juste qu’elle ne veut pas vivre seule.
    Quant à Miss Kelly, la propriétaire de l’épicerie en Irlande et Mme Kahoe, la logeuse d’Eilis à Brooklyn, elles me font toutes les deux penser à Mme Oleson dans la petite maison dans la prairie : méchantes, se mêlant de tout, autoritaires, s’empressant d’aller diffuser la moindre petite information qu’elles croient détenir sur les gens qui les entourent…
    J’ai regretté qu’Eilis soit aussi timorée avec ces personnes, qu’elle ne s’impose pas plus en disant clairement ce qu’elle voulait faire.
    A certains moments, j’ai trouvé qu’elle agissait un peu en gamine gâtée, surtout concernant Tony qu’elle semble considérer comme importun quand elle n’a pas besoin de lui, et indispensable quand elle est désemparée.
    Je pense toutefois qu’elle a pris la bonne décision, même si son comportement avant qu’elle la prenne n’est pas toujours très glorieux et que se cacher derrière le fait qu’elle n’ose pas dire les choses telles qu’elles sont est un peu facile.
    Même si la première partie du roman est assez lente, j’ai apprécié ma lecture, j’ai beaucoup aimé découvrir la nouvelle vie d’Eilis et j’ai régit comme elle quand j’ai appris l’évènement qui bouleverse sa vie.

    Un extrait : Eilis connaissait Mlle Kelly de vue. Cependant, sa mère ne lui achetait rien car, disait-elle, c’était beaucoup trop cher. Et aussi, croyait savoir Eilis, elle ne l’appréciait guère. On disait de Mlle Kelly qu’elle vendait le meilleur jambon de la ville, le meilleur beurre et tout ce qu’il y avait de plus frais, y compris la crème, mais Eilis n’avait pas le souvenir d’être jamais entrée dans son magasin. Elle se contentait de jeter un regard vers l’intérieur, en passant, et apercevait alors Mlle Kelly debout derrière sa caisse.

    Mlle Kelly apparut en haut de l’escalier. Elle descendit lentement les marches et, une fois en bas, alluma le plafonnier.

    — Eh bien, dit-elle. Eh bien.

    Elle répéta la formule comme s’il s’agissait d’une salutation. Elle ne souriait pas.

    Eilis avait été sur le point de dire poliment qu’on l’avait envoyée chercher, mais que le moment était peut-être mal choisi. Elle se ravisa toutefois et ne dit rien, car l’attitude de Mlle Kelly suggérait que quelqu’un l’avait gravement offensée, et qu’elle la prenait par erreur pour cette personne.

    — Vous voilà donc, continua Mlle Kelly après un silence.

    Eilis remarqua que plusieurs parapluies noirs étaient rangés en appui contre la console de l’entrée.

    — On me dit que vous êtes sans travail, mais que vous vous y entendez bien, côté chiffres.

    — Ah ?

    — Vous savez, toutes les personnes respectables de cette ville fréquentent mon magasin, et je suis informée de tout ce qui se raconte.

    Eilis se demanda si c’était une allusion au fait que sa mère fréquentait une autre épicerie, mais elle n’en était pas sûre. Les verres épais des lunettes de Mlle Kelly rendaient son expression peu déchiffrable.

    — Et nous sommes débordées de travail le dimanche. Évidemment, personne d’autre n’est ouvert ce jour-là. Et il nous vient tout un tas de gens, des bons, des mauvais et certains qui ne sont ni l’un ni l’autre. En règle générale, j’ouvre après la messe de sept heures, et de la fin de la messe de neuf heures jusqu’à la fin de celle de onze, eh bien, on ne peut pas remuer une nageoire dans ma boutique. J’ai Mary pour m’aider, mais c’est un escargot, dans le meilleur des cas, alors je cherche quelqu’un d’intelligent, qui sache distinguer le bon grain de l’ivraie, parmi la clientèle, et leur rendre correctement leur monnaie. Mais attention: uniquement le dimanche. Le reste de la semaine, nous nous débrouillons. Vous m’avez été recommandée et je me suis renseignée sur votre compte. Ce serait sept shillings et six pence la semaine, ça pourrait aider un peu votre mère.

    Mlle Kelly parlait, pensa Eilis, comme si elle décrivait un tort qu’on lui aurait causé, en pinçant les lèvres à la fin de chaque phrase.

    — Voilà, je n’ai rien à ajouter. Vous pouvez commencer dimanche, mais passez demain, comme ça on vous fera mémoriser les prix et on vous montrera le fonctionnement de la balance et de la machine à trancher. Il faudra attacher vos cheveux et vous acheter une blouse correcte, chez Dan Bolger ou chez Burke O’Leary.

    Eilis, qui s’efforçait d’enregistrer intérieurement leur échange à l’intention de sa mère et de Rose, aurait voulu pouvoir répondre à Mlle Kelly, lui décocher une réplique futée qui ne soit pas ouvertement impertinente. En définitive, elle garda le silence.

    — Eh bien ? l’interrogea Mlle Kelly.

    Eilis avait compris qu’elle ne pouvait pas refuser. C’était mieux que rien et, pour le moment, elle n’avait rien.