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  • [Livre] La sixième

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    Résumé : C'est officiel. Margot tient la lettre entre ses mains. Elle est admise en sixième au collège du Parc des Grands Pins. Enfin elle sera lycéenne, elle sera grande. D'abord les préparatifs, il faut acheter le carnet de correspondance, se munir de photos d'identité, il faut des photocopies des certificats de vaccination. Enfin, elle doit décider comment s'habiller pour ce premier jour. Sa sœur aînée est catégorique : jean et surtout pas de cartable ! Le premier jour arrive. Tout le monde avait un cartable et plein de filles étaient habillées en jupe ! 

     

    Auteur : Susie Morgenstern

     

    Edition : L’école des loisirs

     

    Genre : jeunesse

     

    Date de parution : 1er janvier 1985

     

    Prix moyen : 5€

     

    Mon avis : Ma première impression est qu’il ne faut pas faire lire ce livre à un enfant qui n’a pas encore fait sa sixième parce qu’il y a de grandes chances pour qu’il refuse tout net d’y aller. Il faut dire que ce livre n’est pas très engageant sur cette fameuse sixième, il est même carrèment flippant !
    Car si au début Margot ressent une certaine joie à l’idée d’entrer dans le « monde des grands », elle déchante vite : élèves peu motivés, classe de chahuteur, enseignants assez particuliers, presque des caricatures des profs que l’on craint de voir attribués aux enfants. J’ai été particulièrement heurtée par les notations et méthodes d’enseignement du professeur de français et par l’attitude du professeur d’anglais.
    Dès les premiers jours, Margot croule sous les devoirs. La cantine est aussi une véritable épreuve : bousculade, nourriture infecte, temps plus que limité pour manger avant la reprise des cours…
    Margot est pleine de bonne volonté mais elle voudrait que tout change, tout de suite. Elle n’est pas non plus blanche comme neige : lors du voyage à Rome, où elle a insisté pour aller malgré que ses parents aient tiqué sur le prix, elle était plus intéressée par le menu que par les visites, ne faisant aucun effort pour s’y intéresser.
    L’attitude d’Arthur, un de ses camarades de classe, à la fin du livre, m’a non seulement déplu mais j’ai en plus été choquée par le fait qu’il n’y ait aucune conséquence pour lui, aucune intervention d’adulte, aucune réaction de la part de Margot.
    La seule prof qui semble s’intéresser un minimum à ses élèves est la prof d’histoire-géo.
    Au début de l’année, le professeur principal oblige les élèves à désigner deux délégués de classes, mais lors des conseils de classe, ceux-ci n’ont pas droit à la parole, malgré qu’on leur ait dit que défendre leurs camarades feraient parti de leurs attributions.
    La seule personne à prendre en compte les opinions des enfants et à tenir tête au corps enseignant, sans pour autant provoquer de scandale, est le père de Margot, j’ai beaucoup aimé son attitude.
    En revanche, la mère de Margot m’a semblée complètement à coté de ses pompes : elle oublie les choses, ne prépare pas les papiers nécessaires pour la rentrée, semble incapable de rassurer sa fille.
    La sœur de margot n’aide pas non plus, le summum étant quand elle lui dit qu’entre être bonne élève ou avoir des amis, il faut choisir. Quel exemple pour les enfants qui liront ce livre ! Quand on sait qu’à cet âge on est près à beaucoup de choses pour ne pas être sel.
    En résumé, j’ai bien aimé ce livre, mais je pense qu’il n’est pas adapté pour des enfants en âge d’entrer en sixième. Il faut attendre un ou deux ans, qu’ils se soient fait leur propre opinion sur le collège pour le leur laisser lire. Sinon le danger est qu’ils prennent pour argent comptant ce qui est écrit et que soit, ils fassent de vraies angoisses au sujet de l’entrée en sixième, soit qu’ils se posent immédiatement en chahuteurs pour amuser la galerie dans l’espoir de se faire des amis.
    Je trouve que l’auteur aurait pu alterner entre les mauvaises expériences de Margot et d’autres plus valorisantes. A moins que le but soit de dégouter les enfants du collège avant même qu’ils n’y entrent ?

    Un extrait : Elle se leva et marcha avec la bande de fumeuses vers le terrain de sport pour le cours de gym. Elle avait autant envie de faire de la gym que de manger de la choucroute, mais elle était prisonnière de son emploi du temps, et, quand il y a écrit « Éducation physique et sportive », on saute, on court et on bouge.

    Elle aimait bien l’enchaînement que la prof élaborait avec elles à chaque cours. Le modern jazz lui plaisait énormément. Mais aujourd’hui ses jambes étaient de plomb, ses bras de ploc et son corps de plouf. Ses pieds ne voulaient pas imiter la démonstration, sa tête les entraînait ailleurs. Et c’est à ce moment précis que la prof la désigna pour exécuter l’enchaînement du début à la fin devant la classe. Elle ne se souvenait pas du début, se perdit au milieu et n’arriva pas à la fin. La prof, étonnée, se sentant presque insultée, énervée, furieuse, le lui reprocha sévèrement :

    — Il va falloir faire plus attention que ça, mon amie ! La gym ce n’est pas de la rigolade ! C’est sérieux d’éduquer le corps. Et ne croyez pas que vous n’aurez pas de zéros en gym. Il faut travailler en gym comme en maths, en français et en histoire. Il faut répéter l’enchaînement chez vous !

    Comme une zombie, Margot s’achemina vers la salle du cours de français. Ici, elle se sentait en sécurité. Elle savait bien parler le français au moins. Elle n’avait pas la force d’encaisser une autre défaite.

    Maldonné annonça d’un ton sombre et menaçant:

    — Je vais vous rendre les interros de la semaine dernière. Je suis déçu. Vous n’êtes pas au niveau de la sixième. Vous n’êtes pas assez mûrs. Il faut vous réveiller ! Ce n’est plus l’école primaire. Votre avenir est en jeu.

    Ce n’était pas la première fois qu’il tenait ce discours mais c’était la première fois que les mots voisinaient avec une note.

    Margot était confiante. Elle avait peut-être fait des erreurs mais elle était sûre d’avoir bien répondu à la moitié des questions. Devant le bureau de Margot, la feuille avec les noms et les notes glissa des mains du prof et s’envola comme un papillon avant d’atterrir sur le plancher. Margot se baissa pour la ramasser. Elle vit : « Margot Melo 5 = 0 ». Un couteau dans le cœur.

    « C’est pas possible ! » Est-ce qu’il existe un état d’esprit plus foncé que noir ? L’humeur de Margot était d’un noir bilieux, aigre, morne et funèbre.

    — Je vais vous expliquer mon système de notation.

    Maldonné écrivit sur le tableau ténébreux.

    — Il y avait huit questions :

    0 réponse juste = -1 donc punition

    1 réponse juste = -1 donc punition

    2 réponses justes = -1 mais sans punition

    3 réponses justes = 0

    4 réponses justes = 0

    5 réponses justes = 0

    6 réponses justes = + 1

    7 réponses justes = + 2

    8 réponses justes = + 3

    Margot copia le système sur son cahier de brouillon en s’efforçant de comprendre. « J’ai cinq réponses justes donc j’ai zéro. » La logique de la chose lui échappa.

     

  • [Film] La défense Lincoln

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    Titre original : The Lincoln lawyer

     

    Réalisé par : Brad Furman

     

    Date de sortie : 25 mai 2011

     

    Genre : Thriller

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h58

     

    Casting : Matthew McConaughey, Marisa Tomei, Ryan Philippe…

     

    Résumé : Michael Haller est avocat à Los Angeles. Habile, il est prêt à tout pour faire gagner les criminels de bas étage qu’il défend. Toujours entre deux tribunaux, il travaille à l’arrière de sa voiture, une Lincoln Continental. Ayant passé la plus grande partie de sa carrière à défendre des petits voyous minables, il décroche pourtant ce qu’il pense être l’affaire de sa vie : il est engagé pour défendre un riche play-boy de Beverly Hills accusé de tentative de meurtre. Mais ce qui semblait être une affaire facile et très rentable se transforme en redoutable duel entre deux maîtres de la manipulation…

     

    Mon avis : J’avais vraiment apprécié le livre (même s’il m’a foutu une trouille d’enfer) et quand j’en ai eu l’occasion, j’ai décidé de jeter un œil sur l’adaptation ciné. Au moment où je regarde ce film, j’ai lu le livre depuis assez longtemps pour ne pas me rappeler le moindre détail et donc ne pas me focaliser sur toutes les différences infimes qu’il peut y avoir entre les deux.
    J’ai beaucoup aimé la bande son du film, que ce soit les musiques originales ou les chansons qui y sont reprises (en majorité du hip hop).
    Ca change de voir Ryan Philippe en méchant de l’histoire. L’acteur lui-même était ravi de se rôle et a confié lors d’une interview qu’un « rôle de méchant donnait plus de liberté car lorsqu’on joue un « gentil » il faut plaire au public alors que lorsqu’on joue un « méchant », on est avant tout dans la manipulation ».

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    On s’étonne moins du rôle de Matthew McConaughey, qu’on a l’habitude de voir dans des rôles de braves types aux méthodes un peu discutables.

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    J’ai passé un excellent moment avec ce film, et il fait moins peur que le livre (bon, j’ai pas pris de risque, je l’ai regardé un samedi à midi, tous les volets ouverts et avec la possibilité de regarder un dessin animé après, pas folle la guêpe).
    J’ai beaucoup aimé la relation de Mike Haller, l’avocat, avec la bande de motard (bon c’est vrai que c’est eux qui font tourner son fonds de commerce).

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    Dans l’ensemble, même si j’ai sûrement oublié des détails, je trouve qu’on a ici une bonne adaptation. Le jeu des acteurs est bon et il y a une bonne réalisation. C’est assez proche du livre pour qu’on ne soit pas déçu (les polars sont, ceci-dit, sûrement plus facile à faire coller au roman que les films fantastiques).


     

  • [Livre] La nettoyeuse

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    Résumé : La mort, Judith la regarde en face. Son métier ? « Nettoyeuse » de scènes de crime ! Un choix qui s’est imposé à elle après un passé douloureux. Un jour, dans l’appartement d’une femme violemment assassinée, elle découvre un dossier à son nom, datant de son passage à l’orphelinat. Judith part en quête du mystère de ses origines, mais certains semblent prêts à tout pour l’empêcher de découvrir la vérité…

     

    Auteur : Elisabeth Herrmann

     

    Edition : France Loisirs

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : Avril 2013

     

    Prix moyen : 13€

     

    Mon avis : Je trouve Judith un peu agressive et qui se mêle quand même pas mal de ce qui ne la regarde pas.
    Au fil des pages, on se demande si la Stasi a vraiment disparue ou si une section de cette organisation existe encore.
    En tout cas, il semble que ce soit quelque chose de très élaboré qui ne se limite pas à une ou deux personnes.
    Quirin, l’ancien agent de la BND que Judith a interrogé, réduit la liste des suspects en disant à un ex collègue qu’ils étaient 6 sur une opération qui a mal tournée en 1984 et qui semble être à l’origine de tout. Parmi ces 6, il y aurait un traitre. Et donc probablement le meurtrier de cette femme, dont Judith a du nettoyer l’appartement.
    Parmi les suspects, il y en a deux que j’ai envie d’éliminer, même si je me méfie des apparences : Quirin, puisqu’il essaie de découvrir le traitre, et Kellerman, le responsable d’une section du BND, qui se repasse les images du meurtre de la femme pour essayer de découvrir qui se cache sous le masque que porte l’assassin. Mais évidemment, ce ne sont que les premières impressions et j’attends d’en savoir plus pour me prononcer. Après tout, tout semble tellement imbriqué, tout est tellement emmêlé qu’une personne peut être le meurtrier de la femme et un ou des autres, vouloir cacher ce qu’il s’est passé en 1984. Il y a-t-il une seule affaire, ou plusieurs ? Un meurtrier ou plusieurs ? Pour l’instant, je suis paumée… Mais je ne suis même pas à la moitié du livre !
    A la fin de ma lecture, j’ai trouvé l’histoire compliquée, surtout à cause du fait que chaque protagoniste ait plusieurs noms.
    On en sait plus trop qui est qui. Les traitres ne sont pas les même selon que celui qui les appelle ainsi est un ancien de la Stasi, un agent étranger ou un agent du BND.
    Quirin m’a un peu agacé, à parler de « l’intérêt du pays » alors que Judith est au prise avec un passé qui lui a éclaté au nez. D’autant plus qu’il a démissionné de son poste à la BND et qu’il n’a aucune légitimité pour ramener sa fraise.
    Un petit bémol, le prénom donné par Judith Kepler quand elle est enfant, au cours des premières pages, n’est pas le même que celui qu’on lui révèle plus tard dans le livre. Je ne crois pas que cela ait été fait exprès par l’auteur, mais plutôt qu’il s’agit d’une erreur qui n’a pas été décelé lors de la relecture.
    L’auteur nous entraîne allégrement dans les fausses pistes et il y en a au moins une à laquelle j’ai vraiment cru, même si après coup je me suis dis : « mais qu’elle cruche, c’était évident que la solution était là ». Oui c’est évident, une fois qu’on nous le dit !
    En résumé, c’était un bon polar, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

    Un extrait : Trenkner releva la tête d’un coup sec. En trois enjambées elle avait rejoint la porte ouverte du dortoir. Elle entra, jeta un œil, puis ressortit en fermant soigneusement la porte derrière elle. Martha prit une profonde inspiration.

    - Madame Trenkner, cette enfant…

    - Judith.

    Un sourire furtif glissa sur le long visage décharné de la sous-directrice.

    - Il est interdit de se promener la nuit dans le couloir. Tu sais ce qui arrive aux enfants qui le font ? Le père Fouettard vient les chercher.

    La fillette se serra encore plus contre Martha.

    - Excusez-moi, madame Trenkner, mais cette enfant n’est pas Judith.

    La sous-directrice et l’inconnu échangèrent un bref regard.

    - Suivez-nous dans le bureau.

    Trenkner posa des yeux sévères sur l’enfant.

    - Et toi, va te coucher. Et si je te reprends à traîner la nuit dans le couloir, on t’enfermera à la cave. Pour toujours.

     

  • C'est lundi que lisez vous #36

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    Caramba, Challenge raté! Je n'ai pas réussi à finir ce livre avant hier minuit! Tant pis, je le fini avec un peu de retard!

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    J'ai choisi des lectures faciles étant donné le peu de temps que je vais avoir pour lire cette semaine.

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    Et vous, que lisez vous?

     

  • [Film] Dragons

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    Titre original : How to Train Your Dragon

     

    Réalisé par : Chris Sanders et Dean DeBlois

     

    Date de sortie : 31 mars 2010

     

    Genre : Animation

     

    Pays d’origine : USA

     

    Durée : 1h33

     

    Casting : Jay Baruchel, Gérard Butler, America Ferrera…

     

    Résumé : L'histoire d'Harold, jeune Viking peu à son aise dans sa tribu où combattre les dragons est le sport national. Sa vie va être bouleversée par sa rencontre avec un dragon qui va peu à peu amener Harold et les siens à voir le monde d'un point de vue totalement différent.

     

    Les récompenses : Le film a reçu le prix Persol 3D du film 3D le plus créatif lors du Mostra de Venise 2010…

     

    Mon avis : Ce que j’aime particulièrement dans ce dessin animé, ce sont les dialogues bourrés d’humour. C’est ce qui en fait un dessin animé pas tout à fait pour les enfants. Alors oui, ceux-ci peuvent regarder le DA et seront surement enchantés de voir l’animation qui est très réussie, mais la majorité des dialogues leur passeront largement au dessus de la tête.
    Ce que j’aime aussi dans ce scénario c’est qu’il est atypique. A savoir que l’intelligence ne surpasse pas la force, les deux sont complémentaire. Il n’y a pas l’héroïne intrépide ou le héro, il y a les deux : hommes et femmes sont strictement à égalité dans leur lutte contre les dragons, les handicapés ne sont ni valorisés (dans le genre : ouah malgré son handicap, il fait ça), ni mis à l’écart : le handicap est presque normal dans ce monde de guerre permanente et les vikings se sont adaptés : jambe de bois et emplacement pour fixer crochet ou hache pour le forgeron…

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    J’ai aussi apprécié deux points essentiels qu’on ne trouve que rarement dans les dessins animés : d’abord ici il n’y a pas de magie ou de « pouvoir supérieur de l’amour » (désolée Dumbledore) mais de la stratégie, de la mise en confiance, bref des qualités purement humaines.

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    La deuxième chose est que l’histoire d’amour, si elle existe bien, n’est pas au centre de l’histoire : c’est un à coté mignon et agréable mais on en fait pas des tonnes.

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    Ah oui, pardon, il y a un troisième point et pas des moindres : la fin ! Sans la spoiler, disons que j’ai apprécié qu’on ai pas ici un happy end complet, avec les gentils qui s’en sortent sans la moindre bosse. La fin est douce-amère et ce n’est pas plus mal que les enfants apprennent en douceur que les histoires ne se terminent pas toujours exactement comme on l’aurait voulu.
    Le design des dragons est intéressant également car leur apparence ne reflète pas toujours leur puissance. Ainsi Krokmou qui a une bouille toute mignonne est d’une race considérée par les viking comme la plus dangereuse et meurtrière.

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    Autre point positif, à mon sens, c’est que le graphisme se rapproche le plus possible des prises de vue réelle : les cascades, l’île, le village, ne sont pas dénaturés par un design tordu se voulant fantastique. Et justement, je trouve que l’univers fantastique est bien mieux servi dans un environnement sobre que dans un environnement déjanté.

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    J’ai lu pas mal de critiques qui reprochent au DA de véhiculer peu ou prou le même message que Kirikou ou kung fu Panda. Je rappelle à ces personnes que tout le monde n’a pas le temps de regarder tous les DA qui sortent. Alors peut être que le message était semblable à ces deux dessins animés là, mais quand je lis les titres et résumés, c’est Dragons que j’ai envie de voir, et pas les deux autres.
    La musique est aussi excellente et appuie avec brio les moments forts du DA.
    J’ai vu plusieurs fois des gens comparer Dragons avec des Pixar et des Disney. Je trouve personnellement qu’il y a du bon et du moins bon chez les deux. Quand je vois des gens descendre systématiquement les films d’animation dreamworks, parfois avant même de les avoir vu, j’en viens à me demander s’ils n’ont pas des actions chez Pixar (à qui on doit de très belles choses, mais par exemple, personnellement, j’ai horreur de Toys Story… est ce que ça fait baisser la qualité du dessin animé ? Je ne pense pas). Et que ces personnes n’oublient pas qu’une critique est un avis personnel, et personnel uniquement.
    Pour ma part, j’ai passé un excellent moment avec Dragons, et je ne vais pas tarder à me plonger dans le 2ème opus !





     

  • Joyeux Noel!

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    Joyeux Noël à tous!

     

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    J'espère que vous

     

    avez été


    gâtés!

     

    A dimanche!

     

  • [Livre] Les femmes de la honte

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    Résumé : Dans son deuxième livre présenté à l'automne 2009, Les Femmes de la honte, Samia Shariff propose aux lecteurs de partager, en toute confiance, les péripéties survenues depuis son arrivée au Québec avec ses cinq enfants, dans cette enclave francophone des vastes Amériques, où règnent liberté et tolérance. Ecrit avec le cœur, son nouveau témoignage n'est pas une critique de l'islam, même s'il met en accusation le comportement abject de trop de Musulmans envers leurs femmes et leurs filles. Il est en effet clair pour Samia que si ces derniers suivaient vraiment les enseignements et les prescriptions de l'islam, les femmes n'en seraient jamais arrivées là, dans des conditions d'apartheid à peine concevables au XXIe siècle. Avec son second livre, Samia veut donc apporter de l'espoir à toutes les femmes qui se débattent et cherchent à survivre à la violence, quel que soit son visage. Car la peur n'est plus une maîtresse qui dicte sournoisement sa conduite. Même omniprésente, la peur n'a plus le dernier mot...

     

    Auteur : Samia Shariff

     

    Edition : JCL

     

    Genre : Témoignage

     

    Date de parution : 2008

     

    Prix moyen : 7€

     

    Mon avis : Dans ce second livre, Samia raconte sa vie depuis la sortie du « voile de la peur » son premier roman, dans lequel elle rapportait les souffrances endurées auprès de sa famille et de son époux.
    Libre, enfin, et vivant au Canada, elle a du mal à se défaire complètement de son éducation, et certaines de ses réactions, hésitations irritent sa fille Norah qui voudrait que sa mère soit aussi libre dans sa tête.
    Elle flagelle sans compassion les arabo-musulmans, ne concédant que du bout des lèvres que tous ne sont pas des monstres.
    A chaque fois qu’elle voit une scène qui lui rappelle son passé, même de loin, elle essais, sans beaucoup de succès mais avec beaucoup d’imprudence et d’inconscience, de pousser les femmes à la révolte. Mais une telle révolte ne se décide pas comme ça, dans un terminal d’aéroport. Elle harangue un époux musulman qu’elle trouve odieux avec son épouse sans réfléchir au fait que c’est ladite épouse qui risque de faire les frais de l’irritation du mari, elle pousse sa sœur à fuir l’Algérie sans vraiment réfléchir aux dangers que cela pourrait comporter face à une famille méfiante qui s’est déjà « fait avoir » par leur aînée, elle encourage une égyptienne à divorcer parce que son mari souhaite une seconde épouse, la première ne pouvant plus lui donner d’enfants… Bref, elle se montre assez intrusive et vindicative et devrait prendre un peu de recul et réaliser que chaque cas est différent, que les dangers sont également différents et qu’on ne peut pas agir par impulsion en permanence.
    Autre chose étrange, dans toute la première partie de son récit, Samia parle du manque d’argent, du fait que ses filles doivent travailler (Norah à plein temps, Melissa après l’école) mais elle peut en même temps payer le voyage pour l’Algérie à ses trois fils pour qu’ils voient leur père (le second mari de Samia) et un voyage en Egypte pour elle-même... Depuis le Canada, ça ne doit pas être particulièrement donné…
    Je comprends son envie, presque son besoin, de venir en aide aux femmes qui subissent ce qu’elle-même a subi, parfois même pire. Mais elle le fait sans aucune réflexion, elle en vient à se surendetter et à ne plus pouvoir ni payer son loyer ni nourrir ses enfants.
    Quant à l’écriture, de toute évidence, comme il s’agit d’un second livre, son éditeur s’est dit qu’elle n’avait plus besoin d’autant de relecture. Du coup, on croule sous les répétitions, pas seulement de mots mais parfois de phrases entières.
    Les hommes qu’elle rencontre et qui tentent de justifier leur attitude envers les femmes m’ont énervée car ils invoquent le nom de Dieu comme justification de tout, alors même que les pratiques concernées ne sont pas marquées dans le Coran (quand celui-ci ne préconisent pas carrément le contraire).
    Mais l’auteur m’a tout autant agacée. Elle oscille entre inconscience et agressivité, veut « sauver le monde » seule plutôt que de rejoindre une association. En fait, elle veut tout régler, tout de suite, en oubliant que certaines actions prennent du temps.
    Cela dit, la lecture de cet ouvrage reste intéressante, et c’est un plaisir de découvrir comment les choses ont évoluées pour Samia et ses enfants depuis leur arrivée au Canada.

    Un extrait : Mes années d’enfance et d’adolescence ont non seulement baigné dans un profond climat d’insécurité et de carence affective, mais elles ont aussi été marquées par diverses atrocités. Mes proches nourrissaient l’idée que ces abominations avaient une fin, celle de me préparer à devenir une femme à part entière.

    Très jeune, j’ai constaté avec effroi qu’être femme dans un milieu où les hommes sont rois était une position intenable. Aspirer à devenir une femme libre dans une société croulant sous le poids des archaïsmes s’est révélé une mission impossible.

    Aux yeux de plusieurs, je n’étais qu’une prétentieuse qu’il fallait sans cesse rappeler à l’ordre.

    Et surtout, je n’étais qu’une femme, une vérité que je ne devais pas oublier. J’étais donc incapable par nature et il fallait tout me dicter, me confiner aussi sur un territoire de seconde zone, là où régnait et règne encore un pouvoir masculin absolu.

    Sur ce territoire, le gouvernement domine le peuple, le père régente la mère, le frère, la sœur et le mari, sa femme. Dans cette hiérarchie, le bébé mâle qui vient de naître occupe, il va sans dire, une position supérieure à la nouveau-née. La réalité est plus crue encore : un bébé mâle, encore vagissant, est déjà sacré supérieur à ses sœurs, même les plus âgées.

    Bienvenue dans un monde d’hommes qui n’a aucune pitié pour les révoltées comme moi, et moins encore pour celles plus révoltées et dont le nombre pourrait surprendre. Mais à quoi peut bien servir la révolte, si personne n’écoute, ou pire, si personne ne voit en nous un être humain à part entière qui possède des droits et qui partage un même besoin de s’affirmer et de s’épanouir?

    Un être, de l’espèce femme. Simplement.

    Alors que j’étais en pleine adolescence, mes parents ont scellé mon destin en m’imposant un mari qui, à peine la fête nuptiale achevée, m’a fait comprendre par la force que j’étais désormais sa propriété. Comme si cela se pouvait, ma situation s’est aggravée sans cesse, à un point où, aujourd’hui encore, je me demande comment j’ai pu y survivre pendant quinze ans.

    Sous le joug de cet homme d’une violence extrême et qui avait deux fois mon âge, j’ai résisté tant bien que mal, le plus souvent très mal. À travers cette grande noirceur, un terrible dilemme s’est peu à peu posé, puis imposé : fuir ou mourir.

    J’ai choisi de m’évader, contre vents et marées, contre traditions et soumission. J’ai choisi de me sauver et de sauver mes cinq enfants, surtout mes deux filles. J’ai enfin compris qu’elles subiraient le même sort que moi et qu’il fallait à n’importe quel prix tenter cette fuite téméraire, presque insensée.

    J’étais la seule adulte de cette famille et mon devoir exigeait de la soustraire à cette infamie.

     

  • [Film] Avengers 2: L'ère d'Ultron

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    Titre original : The Avengers : Age of Ultron

    Réalisé par : Joss Whedon

    Date de sortie : 22 avril 2015

    Genre : Action

    Pays d’origine : USA

    Durée : 2h22

    Casting : Robert Downey Jr, Chris Evans, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, Aaron Taylor-Johnson…

    Résumé : Alors que Tony Stark tente de relancer un programme de maintien de la paix jusque-là suspendu, les choses tournent mal et les super-héros Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, Black Widow et Hawkeye vont devoir à nouveau unir leurs forces pour combattre le plus puissant de leurs adversaires : le terrible Ultron, un être technologique terrifiant qui s’est juré d’éradiquer l’espèce humaine.
    Afin d’empêcher celui-ci d’accomplir ses sombres desseins, des alliances inattendues se scellent, les entraînant dans une incroyable aventure et une haletante course contre le temps…

    Mon avis : L’équipe des Avengers semblent fonctionner à merveille. Même Banner semble contrôler Hulk et ne plus perdre totalement son humanité lorsqu’il se transforme.

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    Alors bien sûr, les choses ne peuvent pas rester aussi bien, aussi faciles…
    Déjà les Avengers ont quitté le S.H.I.E.L.D et sont plus ou moins sous les ordres de Captain America, ce qui ne semble pas plaire plus que ça à Stark qui signale à la même occasion que c’est Captain America le boss et que lui se contente de « tout payer, tout concevoir et tout rendre plus cool ».

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    Et d’ailleurs en parlant de concevoir, il va reprendre la conception d’un programme pour la paix : Ultron.

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    Mais Ultron se dote d’un corps de métal et veut appliquer son programme à la lettre. Le hic c’est qu’il considère que rien ne menace plus la paix que les Avengers. Et des Avengers, il en vient très vite à penser que l’espèce humaine doit évoluer pour que la paix puisse s’installer, et sa conception de l’évolution est un peu « faire table rase pour reconstruire ». Un peu radical, hein ?
    Et le plus gros problème est qu’il bosse avec deux adolescents, frère et sœur aux pouvoirs exceptionnels. Si le garçon a déjà une vitesse phénoménale, sa sœur est autrement plus dangereuse car elle peut plonger chaque personne dans son pire cauchemar.

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    Ainsi nous allons voir les visions que chaque Avenger va avoir au contact de cette adolescente. Des visions qui les déstabilise et fragilise leur entente.

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    Je trouve que la tension entre Captain America, qui est toujours sur une idée de l’honneur avant tout, et Stark, pour qui la fin justifie souvent les moyens, monte de plus en plus.

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    En fait, on peut dire que Ultron est une version de Stark plus extrême, pour lui aussi la fin justifie les moyens, sauf qu’il va bien plus loin que Stark, sûrement parce que contrairement à son créateur, il n’est pas bridé par son humanité. D’ailleurs, à plusieurs reprises, Ultron montre le même humour cynique que Stark.
    Avant d’affronter Ultron, avec l’équipe et les deux adolescents qui n’apprécient guère l’idée d’Ultron d’éradiquer l’humanité, Stark prédit qu’ils ne s’en sortiront pas tous.
    Sa prédiction va se réaliser, mais pas forcément comme il l’avait supposé.
    Coté technique, comme souvent dans les films d’action, il y a une trop grande différence de volume entre les scènes rythmées par la musique et celles où il y a des dialogues. Du coup on est sans cesse en train de jouer avec la télécommande. C’est un peu pénible, mais avec ce genre de film on a l’habitude.

     

  • [Livre] Une semaine légèrement agitée

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    Résumé : Va-t-elle survivre à une (longue, très longue) semaine de vacances avec (toute) sa famille?
    C’est le casse-tête obsédant de Chelsea Benton depuis que sa mère a lancé sa bombe : les réunir tous en hôtel-club à Lanzarote pour fêter ses 60 ans. Bien sûr, Chelsea les aime ! Mais… il y aura son petit neveu aux doigts poisseux (très mauvais pour les fringues de marque), sa nièce ado que tout « saoule », son grand-père adorable mais pas du genre à passer inaperçu, son beau-frère… Aucune chance de mettre à profit ces vacances forcées pour approfondir les relations avec le beau mec de l’avion (oui, celui qui est accompagnée de la petite peste de 6 ans).
    Mais la goutte d’eau qui fait déborder la piscine, c’est que la sœur de Chelsea est de la partie. La fille parfaite, mariée, femme au foyer exemplaire dont Chelsea se demande si elle doit l’envier (elle, elle vient encore de se faire larguer) ou la plaindre (franchement, lâcherait-elle son job d’esclave dans un magazine glamour à Londres pour devenir épouse et maman? Elle se tâte…).
    Bref des vacances (horribles) sans surprise ? Pas sûr. Des surprises, il va y en avoir au contraire. Et même, de vraies.

     

    Auteur : Chrissie Manby

     

    Edition : Mosaic

     

    Genre : Chick Lit

     

    Date de parution : 01 janvier 2015

     

    Prix moyen : 17€

     

    Mon avis : Une famille bas de gamme. C’est un peu le sentiment qu’a Chelsea au sujet de sa famille même si elle les aime beaucoup. Il faut dire que si elle emprunte des vêtements à son magazine pour faire croire au sien que sa vie à Londres est bien plus glamour que ce qu’elle est en réalité, l’attitude de la famille, elle, est difficilement excusable.
    Autant le grand père, qui hurle des insanités à tout bout de champ, est excusable de part sa démence sénile, autant on peut comprendre que Jack, le petit bout de 6 ans pose parfois des questions indiscrètes, autant la crise d’adolescence peut expliquer la mauvaise humeur de Sophie, autant, en revanche, le reste de la famille est franchement pénible.
    Les parents de Ronnie et Chelsea n’en ont que pour leur fille ainée, celle qui est mère au foyer, qui n’a pas beaucoup d’argent et qu’il faut soutenir. Chelsea, on la moque parce qu’elle a perdu l’accent du bled où elle est née après ses études et son travail à Londres, on lui lance des piques permanentes sur les différences entre leur vie simple et la vie qu’elle est supposée mener à Londres. Le genre d’«humour » bien lourd, qui ne fait en général rire que les beaufs.
    Chelsea qui se bat pour avoir le meilleur, n’est pas particulièrement enchantée de passer une semaine de vacances dans un hôtel bas de gamme, où le même buffet est réchauffé chaque jour, provoquant maux de ventre ou pire et affublés de chambres minables. Mais elle essaie de faire contre mauvaise fortune bon cœur, même si sa patronne continue à lui envoyer mai sur mail, comme si elle n’était pas en vacances.
    Ronnie est débordante de haine envers sa sœur, sans pour autant avoir de raison légitime. Elle lui reproche sa vie à Londres, elle lui reproche d’avoir un travail extrêmement prenant, de travailler pour un magazine qu’elle juge frivole. En réalité, elle lui reproche surtout d’être elle-même coincée dans une vie dont elle n’est pas sûre de vouloir encore, d’avoir abandonné ses études parce qu’elle s’est fait mettre enceinte à 17 ans. Elle reproche à Chelsea de ne pas être restée stoïquement à ses cotés, de ne pas avoir mis sa vie de coté pour lui servir de béquille. Mais Chelsea devait-elle payer pour les erreurs de sa sœur ?
    Chacune des deux sœurs pensent que l’autre est la préférée. Ronnie croit que Chelsea l’est parce qu’elle a fait des études, parce qu’elle vit à Londres, parce qu’elle a « réalisé ses rêves ». Elle ne se demande même pas d’ailleurs qu’elle est la vraie existence de sa sœur, ni si elle est heureuse.
    Chelsea garde le souvenir amer d’avoir du dormir deux ans sur le canapé trop court pour elle du salon, d’avoir du s’effacer devant sa sœur et son bébé. Elle a eu le sentiment d’être rejeté de la famille parce que « Chelsea est indépendante ». Elle pense que sa sœur a toujours eu le soutien de sa famille au contraire d’elle.
    L’histoire entre Adam et Chelsea reste en filigrane mais l’histoire principale reste focalisée sur les relations de famille et surtout sur la relation qui se tisse entre Chelsea et son neveu Jack.
    J’ai beaucoup aimé ce livre, même si les membres de la famille de Chelsea m’ont profondément agacée, de même qu’Adam, les trois quart du temps.


    Un extrait : En entendant la nouvelle, Mark s’était inquiété lui aussi ; mais, même s’il avait mollement protesté en disant que comme d’habitude ses beaux-parents étaient trop généreux, il avait l’air ravi, tout comme les enfants. Des vacances gratuites, ça ne se refusait pas, surtout des vacances au soleil, et contrairement à bien des gens Mark appréciait vraiment beaucoup sa belle-famille (qui ne l’était pas officiellement d’ailleurs). Sophie, du haut de ses quinze ans et demi, l’avait joué un peu blasée, évidemment, mais Ronnie savait que sa fille était contente et soulagée de pouvoir annoncer aux copines qu’en fin de compte elle partait en vacances à l’étranger cet été. De son côté, Jack, six ans, était encore à l’âge où rien n’est plus génial que des vacances en famille. Du moment que toute la famille suivait, il aurait été tout aussi excité de passer une semaine dans n’importe quel hôtel à Wolverhampton. Ses grands-parents l’adoraient, mais c’était surtout la perspective de revoir sa tatie Chelsea qui semblait le réjouir le plus.

    — Tatie Chelsea ! Elle vient, c’est vrai ? s’écria-t-il. C’est vrai ? Elle va jouer au cricket avec moi alors ! ajouta-t-il en se rappelant la dernière fois où il avait vu sa tante, deux ans plus tôt, à un barbecue familial.

    Cet après-midi-là, entre deux grimaces devant les hamburgers de Mark et deux jérémiades sur le travail accablant qu’elle avait dans son magazine de snob, Chelsea avait lancé deux ou trois balles à Jack. Franchement, elle ne lui avait pas montré beaucoup d’intérêt, mais bizarrement Jack gardait d’elle un souvenir inoubliable.

    — J’ai trop envie de la voir !

    — Oui, enfin, si elle daigne venir, maugréa Ronnie à l’intention de Mark. Ça m’étonnerait que mademoiselle je m’la pète ait envie de passer ses vacances dans un Hôtel-Club aux Canaries. Qu’est-ce qu’elle va dire au bureau ? J’imagine qu’elle peut en tirer un article irrésistible sur sa semaine en immersion dans la classe moyenne !

    Mark ne répondit rien. Sur le sujet des relations entre Ronnie et sa sœur, il préférait s’abstenir.

    Certaines personnes considèrent leurs frères et sœurs comme « leurs meilleurs amis ». Eh bien, ce n’était pas le cas de Ronnie et Chelsea. Elles ne se parlaient plus depuis deux ans.

     

  • C'est lundi que lisez vous? #35

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog de Galleane.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    Et vous que lisez vous?