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  • [Livre] La vie est un cirque

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    Lecture terminée le : 02 mai 2021

     

    Résumé : Lise, trentenaire célibataire, travaille pour un fonds d'investissement et rêve de devenir l'associée de son patron froid et cynique. Sa vie va pourtant basculer le jour où un clown la demande à l'accueil.
    Un oncle dont elle ne connaissait pas l'existence, vient de mourir et lui lègue son cirque à Oslo. Une opportunité en or se dessine pour Lise qui voit dans la revente de ce patrimoine la possibilité de devenir la numéro deux de sa boîte. À la lecture du testament, elle fait la connaissance des neuf circassiens, loin d'être enthousiasmés par cette nouvelle.
    À la surprise de tous, il y a cependant une condition, et de taille, à l'héritage : Lise doit effectuer cinq représentations à la tête du cirque, costume pailleté, haut de forme et éléphante inclus...


    Auteur : Magne Hovden

     

    Edition : Seuil

     

    Genre : Roman contemporain

     

    Date de parution : 20 Mai 2021

     

    Prix moyen : 20€

     

    Mon avis : J'ai attendu plusieurs jours, après ma lecture, pour écrire ma chronique.

    Au moment de la lecture, j'ai pu constater que les pages se tournent rapidement, que l'histoire se déroule sans aucun accroc.

    Mais pour analyser ce que j'ai pu ressentir à la lecture, il me fallait un recul de quelques jours. Pendant ces quelques jours, j'ai regardé des avis qui avait déjà été postés, et une chose m'a sauté aux yeux : tout le monde s'accorde à dire que Lise, la protagoniste principale, est très antipathique, et ont tous pris fait et cause pour les artistes du cirque. Et moi, je n'ai pas eu le sentiment totalement inverse, mais presque.

    Le personnage que j'ai le plus détesté dans ce livre, c'est Filip, le clown qui ne fait rire que lui.

    J'ai trouvé j'ai trouvé son attitude non seulement absolument odieuse, mais à la limite de la légalité. Dès le départ, avant même de la connaître, il manque une immense hostilité à Lise pour le seul fait qu'elle ne s'effondre pas en apprenant la mort d'un oncle dont elle n'avait jamais entendu parler.

    Il se montre choqué qu'elle hésite à se rendre à l'enterrement car elle a des rendez-vous professionnels, mais pour elle c'est comme si elle avait ouvert la rubrique nécrologique, pointé du doigt un nom au hasard, et décidé de mettre sa vie professionnelle en danger pour aller assister à l'enterrement de cette personne à l'autre bout du pays.

    Parce qu'il ne faut pas déconner, les liens du sang ça ne veut absolument rien dire quand il n'y a pas d'attachement et d'histoire commune qui va avec.

    Ensuite, il me paraît plus vexé qu'autre chose de ne pas être le seul à être sur le testament de l'oncle en question : Hilmar.

    Il prétend avoir à cœur de préserver ce qu'a construit cet homme auquel il se dit profondément attaché, mais n'hésite pas une seconde à aller contre ces dernières volontés, et même à ridiculiser le cirque en demandant à ses camarades de saboter leur numéro. En ce qui me concerne, et vu ses diverses réactions, je pense que tout ce qui l'intéresse et d'être le propriétaire du cirque. Il montre un mépris total envers les spectateurs à qui il propose un spectacle au rabais, voire pas de spectacle du tout puisqu'il est prêt à refuser de se produire pour mettre Lise en difficulté.

    Même si la jeune femme à des intentions négatives envers le cirque, elle n'en pointe pas moins une réalité : le temps des cirques arrive à son terme, les enfants ne sont plus autant émerveillés qu'avant devant un clown ou une trapéziste, et la conscience des gens leur font de plus en plus refuser de voir des animaux vivre dans les conditions que leur impose le côté itinérant du métier.

    Alors oui, Lise fait un métier qui ne la rend pas particulièrement sympathique et dont on peut douter de l'utilité. Pour autant il y a des raisons à son apparent manque de cœur.

    Dès le départ il m'est apparu évident que la jeune femme s'était blindée au point de ne plus rien ressentir.

    Mais quels que soient les défauts de Lise (la seule, par ailleurs, à avoir une évolution dans le récit), cela ne dédouane pas Filip d'avoir intrigué pour obtenir la propriété du cirque. Cela revient quasiment à tuer quelqu'un pour en hériter. Ce n'est ni honnête, ni honorable, contrairement à ce que le roman laisse entendre.

    En dehors de cette manière de présenter les personnages qui m'a un peu hérissé le poil, l'histoire se lit bien, mais rien ne laisse entendre, à part le nom des villes, que l'on se trouve en Norvège. Après, même si j'aurais aimé un peu plus de dépaysement, je comprends bien que le livre a été à l'origine écrit pour les norvégiens, et qu'il n'était donc pas nécessaire pour l'auteur de faire de grande descriptions

    J'ai particulièrement aimé le retournement de situation à la quasi fin du roman, car je ne m'attendais pas à ce genre de manœuvre si près de la conclusion.

    Pour autant, s'il se lit facilement, ni les personnages, ni le fond de l'histoire, ne me feront le garder en mémoire.

    C'était une bonne lecture, sans plus. Du genre qu'on lit dans le train ou dans l'avion pour passer le temps, mais sans savoir vraiment peur d'être dérangé.

     

    Un extrait : _ Oui, bien sûr. Ce n'était pas seulement un directeur de cirque apprécié, c'était aussi un sadique notoire.

    _ Il voulait que tu trouves le bonheur. Le vrai.

    _Alors il n'avait pas à s'inquiéter. J'ai réussi à le trouver toute seule, comme une grande. À Oslo. Mon compte en banque est d'ailleurs plutôt bien rempli de bonheur. Bientôt presque suffisamment rempli.

    _ On peut mettre ce mot sur beaucoup de choses. Mais très rares sont celles qui le méritent.

     

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  • C'est lundi que lisez-vous? #311

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog I believe in Pixie Dust.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    Cette semaine, j'ai eu énormément de mal à lire, à la limite de la panne de lecture. Du coup, je n'ai lu qu'un seul livre

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    Par contre, j'en ai quelques uns en cours

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    Et vous, que lisez-vous?

  • [Livre] Les chroniques des Bridgerton – T01 & 02

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    Lecture terminée le : 02 mai 2021

     

    Résumé : À la naissance de son fils, le duc de Hastings jubilait. Hélas, l'enfant bégaie ! Affront insupportable pour le duc, qui l'a renié sans pitié. Le jeune Simon a donc grandi, solitaire et assoiffé de revanche. Après de brillantes études, il a bourlingué de par le monde jusqu'à la mort de son père, et c'est désormais porteur d'un titre prestigieux qu'il revient en Angleterre où il est assailli par une horde de mères prêtes à tout pour marier leurs filles.
    Mais Simon ne s'intéresse pas aux débutantes. Sauf peut-être à Daphné Bridgerton, qu'il a rencontrée dans des circonstances cocasses. Comme Simon, elle voudrait qu'on la laisse en paix. Une idée machiavélique naît alors dans l'esprit du duc...
    Les Bridgerton sont stupéfaits : le vicomte Anthony veut se ranger ! Et il sait ce qu'il veut : une femme dont il ne risque pas de tomber amoureux, car l'amour est subalterne dans le couple. Edwina Sheffield est la reine de la saison, c'est donc elle qu'il épousera, et l'affaire sera réglée. Sauf que la demoiselle a une soeur dont l'influence est primordiale. Or, Kate Sheffield oppose son veto : un débauché comme Anthony n'est pas un parti convenable pour Edwina. Ce dernier est offensé. Lui, le célibataire le plus convoité de Londres, indésirable ? Pour qui donc se prend cette péronnelle, qui ne connaît rien à la vie, pour oser le critiquer ? Il va lui prouver qu'il est irrésistible !


    Auteur : Julia Quinn

     

    Edition : J'ai Lu

     

    Genre : Romance historique

     

    Date de parution : 06 Janvier 2021

     

    Prix moyen : 15€

     

    Mon avis : Après avoir vu la première saison de la série des Bridgerton, et ayant grincé des dents devant certaines choix scénaristiques qui ne s'accordent absolument pas avec la réalité historique, j'ai décidé de me lancer dans la lecture de la saga avec ce premier ouvrage qui comprend les tomes 1 et 2.

    Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, d'autant que j'avais vu passer plusieurs avis se plaignant de la lenteur du premier tome ou disant carrément que si on avait vu la série on pouvait directement commencer la lecture par le second.

    Et bien je peux vous dire que je suis ravie de ne pas avoir suivi ces conseils-là.

    Car si, effectivement, la série suit plutôt bien la trame du premier tome des chroniques des Bridgerton, la ressemblance s'arrête vraiment à la trame principale.

    Le livre est bourré d'humour. La personnalité de Daphné, qui se révèle plutôt fade dans la série, est ici pétillante, malicieuse, avec un sacré sens de la répartie.

    Si sur certains aspects de la vie la jeune fille se montre particulièrement naïve, et cela n'est guère étonnant puisque les demoiselles étaient volontairement tenues dans la plus stricte ignorance, elle se montre particulièrement perspicace sur beaucoup d'autres choses.

    Et une chose est certaine, elle ne se laisse marcher sur les pieds ni par ses frères, ni par le duc de Hastings.

    Mais mon coup de cœur dans ce premier tome va à Violet, la matriarche du clan Bridgerton. Elle mène son petit monde à la baguette, ce qui donne lieu à des scènes des plus cocasses quand il lui prend l'envie de manipuler ses fils.

    Pour ceux qui ont vu la série, dites-vous que oui effectivement vous connaissez déjà le gros de l'histoire, mais il serait vraiment dommage de se priver de la plume de Julia Quinn et de découvrir l'histoire de Daphné et de Simon à travers ses mots.

    Le second tome, centré sur Anthony, le frère aîné de Daphné, est à la hauteur du premier. En plus de mettre en scène Kate, une jeune femme bien résolue à protéger sa petite sœur de tous les hommes qui ne l'a mériteraient pas, il fait une grande part à la psychologie des personnages, que ce soit celle d'Anthony ou celle de Kate, tous deux habités par des peurs irrationnelles trouvant leur origine dans le passé des deux protagonistes.

    Là encore, l'humour est bien présent que ce soit dans les échanges entre Anthony et Kate, dans les interventions du clan Bridgerton ou dans les  mésaventures de Newton, le chien le plus terrifiant du monde.

    Je pense que je ne tarderais pas trop à découvrir ce qu'il va advenir de Benedict et Colin, les deux prochains enfants Bridgerton à être passés sous le crible de la plume, non de Lady Whistledown, mais de Julia Quinn.

     

    Un extrait : Les Bridgerton sont de loin la famille la plus prolifique parmi les échelons supérieurs de la société. Un tel déploiement d’énergie de la part du vicomte et de la vicomtesse forcerait l’admiration, n’était la banalité du choix des prénoms de leurs héritiers. Anthony, Benedict, Colin, Daphné, Éloïse, Francesca, Gregory et Hyacinthe. Le sens de l’ordre est certes souhaitable en toute chose, mais on pourrait attendre de géniteurs intelligents qu’ils sachent garder leurs enfants dans le droit chemin sans les classer obligatoirement dans l’ordre alphabétique.

    En outre, le spectacle de la vicomtesse et de ses huit rejetons réunis dans une seule pièce suffit à vous faire croire que vous voyez double, ou triple, ou pire. Jamais votre dévouée chroniqueuse n’a vu fratrie dotée d’une pareille ressemblance physique ! Nous ne saurions dire ce qu’il en est de leurs yeux, n’ayant pas pris le temps de les examiner de près, mais tous les huit possèdent les mêmes traits et la même épaisse chevelure châtaine aux reflets acajou. On ne peut que plaindre la vicomtesse, en quête d’unions avantageuses pour sa progéniture, de ne pas avoir mis au monde un seul enfant pourvu d’une nuance capillaire plus élégante. Au demeurant, il y a des avantages à une telle constance dans l’apparence physique des membres d’un clan : nul ne peut mettre en doute leur légitimité.

    De vous à moi, ami lecteur, votre dévouée chroniqueuse aimerait qu’il en aille de même dans toutes les grandes familles…

    LA CHRONIQUE MONDAINE DE LADY WHISTLEDOWN, 26 avril 1813

     

    — Oooh ! s’écria Violet Bridgerton.

    D’un geste rageur, elle froissa la feuille entre ses mains et la projeta à travers l’élégant salon. Sa fille Daphné, évitant prudemment tout commentaire, feignit d’être absorbée par sa broderie.

    — Avez-vous lu ce qu’elle écrit ? demanda Violet. L’avez-vous lu ?

    Daphné regarda la boule de papier, qui avait roulé sous une table basse en acajou.

    — Je n’en ai pas eu le temps avant que vous l’ayez… achevée, maman.

     

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  • [Livre] Eden island

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    Lecture terminée le : 28 avril 2021

     

    Résumé : La vie est un conte de fées et elle en est l’héroïne ! C’est du moins ce que pense Analia en se préparant pour la prestigieuse soirée qui va marquer son entrée dans le monde adulte.
    Elle a le privilège de vivre sur l’archipel d’Eden Island où tout n’est qu’ordre, harmonie et beauté ! Alors que partout ailleurs la montée des eaux a depuis longtemps réduit les continents à quelques îles arides disséminées sur l’océan où les populations luttent pour leur survie.
    Mais Aylan, nouvellement arrivé sur l’archipel, ne va-t-il pas changer à jamais le destin de l’adolescente en lui montrant la face sombre du paradis ?
    Du rêve au cauchemar, il n’y a parfois qu’un pas...


    Auteur : Hana Claistel

     

    Edition : Inceptio

     

    Genre : Science-fiction

     

    Date de parution : 22/01/2021

     

    Prix moyen : 19€

     

    Mon avis : Il est très rare que je sois déçue par une sortie inceptio. Je crois que ce n'était arrivé qu'une seule fois. Bien sûr, certaines histoires me plaisent plus que d'autres, mais on peut dire sans beaucoup s'avancer que cette maison d'édition est un réservoir à coup de cœur.

    Et Eden Island ne fais pas exception à la règle.

    Le monde a été dévasté par la main de l'homme, il ne subsiste que quelques îlots où eau potable et nourriture se font rares. Les mers et océans ont recouvert tout le reste, mais leur surface est parsemée de véritables continents de déchets.

    Au milieu de tout cette désolation, une île, recouverte d'un champ de force en forme de dôme, dominée par la technologie et les règles, apparaît comme un vrai petit paradis dans un océan d'enfer.

    Analia est la parfaite petite citoyenne: travailleuse, obéissante, respectueuse des règles, les voyants du bracelet implanté à son poignet et permettant de définir son degré d'obéissance sont toujours au maximum. Pas une seule petite erreur, pas un seul pas en dehors de la ligne qui a été tracé pour elle. Et bien entendu, jamais elle ne remettrait en question le fonctionnement de l'île.

    Les choses commencent doucement à s'embrouiller dans sa tête quand elle tombe amoureuse et que sa relation naissante avec un jeune homme faisant partie de l'élite de la société déclenche l'hostilité des parents de ce dernier. Pour la première fois, Analia se demande si la société dans laquelle elle vit repose réellement sur la justice.

    J'ai beaucoup aimé la prise de conscience progressive qui s'opère chez la jeune fille.

    En dehors d'Eden Island, Aylan vis une vie beaucoup plus rude le seul loisir qu'il aie est le surf avec une sorte de planche à l'énergie solaire. D'ailleurs, ce sport n'est pas seulement un loisir, mais aussi un moyen de subvenir aux besoins de sa mère et de sa petite sœur qui souffre d'une maladie inconnue.

    Repéré par les officiels d'Eden Island (d'ailleurs, il n'y a que moi qui trouve vraiment malsain tu les observe ainsi à leur insu les habitants des îles?), on lui propose de rejoindre la communauté afin d'en rejoindre l'équipe de surf. Plus que réticent au départ, Aylan finit par accepter contre la promesse de guérison de sa petite sœur.

    Dès son arrivée sur l'île, il en remet en cause tout le système, ne supportant pas d'être réduit à l'état de mouton.

    Il ne cache pas ses sentiment envers l'organisation de l'île, ni le fait qu'il n'est venu que pour obtenir la prise en charge médicale de sa sœur, et qu'il n'a aucunement l'intention de rester plus longtemps que nécessaire.

    Analia est un peu réticente au début, sa mésaventure amoureuse a fait de son esprit un terreau fertile aux idées d'Aylan.

    Parallèlement aux questionnements des deux jeunes gens, il semblerait qu'un groupe, beaucoup plus organisé que l'on pourrait en attendre des gens de l'extérieur, soit bien décidé à mettre un terme à l'existence privilégiée que l'on trouve sur Eden Island. Qui sont-ils, que veulent t-il exactement, d'où viennent t-il, autant de questions que l'on se pose à leur propos.

    On peut très vite se rendre compte que si le dôme empêche des gens de l'extérieur d'entrer sur Eden Island, il empêche également les habitants d'en sortir. De là à se demander si ces derniers ne sont pas prisonniers de leurs dirigeants, il n'y a qu'un pas. Et si l'on peut comprendre que l'on se protège de l'extérieur, on peut se demander pourquoi on voudrait empêcher ceux de l'intérieur de s'en aller.

    Les événements vont se précipiter, et le rythme reste très soutenu, le roman faisant moins de 300 pages et ayant beaucoup de choses à dire.

    Quant à la fin, elle est du genre à pousser des lecteurs à mettre sur pied un scénario à la Misery. Heureusement, si les auteurs inceptio sont tous, sans exception aucune, de véritables sadiques, les éditeurs, eux, ont pitié de leurs pauvres lecteurs, et le tome 2 ne devrait pas se faire attendre trop longtemps.

     

    Un extrait : Elle approche son bracelet du détecteur. Une voix neutre déclare :

    - Votre crédit est de cinquante pour cent. Que puis-je faire pour vous ?

    Après qu'elle ait fait sa demande, les robes commencent à défiler, mais en nombre beaucoup plus restreint. Il y a tout au plus une dizaine de modèles, et aucun n'égale en qualité de coupe et d'impression ceux qui ont été proposés à Analia.

    Shani gémit en observant d'un air dépité son double virtuel dans chacun des modèles proposés. Elle finit par opter pour une robe rouge cramoisi. Analia lui assure qu'elle lui va à ravir, sans pour autant parvenir à alléger sa frustration. Au moment où elle quitte la chambre sous-marine pour emprunter l'escalier en colimaçon qui permet de rejoindre la surface de l'habitation, elle bougonne encore en regardant son bracelet.

    La pièce principale, toute en rondeur organique, est illuminée par les derniers rayons du soleil. Depuis les baies vitrées qui ouvrent sur le lagon, on distingue quelques passants sur les ponts qui servent à relier entre les différents îlots.

    La mère d'Analia est occupée à ranger des petites boîtes rectangulaires de tailles diverses et contenant des denrées alimentaires.

    - Bonjour Madame 450.

    - Shani, je t'ai dit cent fois que tu pouvais m'appeler Jaine. C'est tout de même moins formel que de m'appeler par mon numéro de famille !

     

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  • [Livre] Bone seasons – T01 – Saison d’os

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    Lecture terminée le : 26 avril 2021

     

    Résumé : 2059. Paige travaille pour une organisation criminelle souterraine dans les rues de Scion-Londres, où elle récolte des informations en pénétrant dans l'esprit des gens. Car Paige est une marcherêve, une clairvoyante, et selon les règles de Scion, son existence même est déjà une trahison.
    Poursuivie puis arrêtée, elle est déportée vers une colonie pénitentiaire sur l'ancien territoire d'Oxford secrètement occupé par les réphaïm, une race venue d'un autre monde qui récolte et utilise les clairvoyants à ses propres fins.
    Paige se retrouve assignée au mystérieux gouverneur Arcturus. Celui-ci devient son maître. Son formateur. Son ennemi naturel. À ses côtés, elle va devoir apprendre à développer son pouvoir pour servir ses ravisseurs, mais surtout pour s'échapper de ce sinistre endroit où elle semble promise à une mort certaine...


    Auteur : Samantha Shannon

     

    Edition : De Saxus

     

    Genre : Fantastique

     

    Date de parution : 12 Novembre 2020

     

    Prix moyen : 20€

     

    Mon avis : Paige vit dans un Londres dystopique avec un régime totalitaire qui m'a beaucoup fait penser à celui du film V pour vendetta.
    La jeune fille est une clairvoyante, qui travaille pour la pègre, la clairvoyance étant une anomalie illégale. Les clairvoyants sont ainsi traqués par des services spéciaux. Paige travaille pour Jaxon, un homme que j'ai de plus en plus détesté au fil des pages et des renseignements que nous avons sur lui.

    Un jour, après avoir dû se défendre contre des agents du gouvernement, Paige est arrêtée.
    Alors qu'elle s'attend à être enfermée, voire exécutée, la voilà envoyée dans une sorte de colonie dominée par des êtres qui ne sont pas des êtres humains.
    Là, elle découvre que les clairvoyants sont réduits en esclavage par une espèce nommé les Rephaïms afin de combattre les Enims, une autre espèce non humaine dont on ne sait finalement pas grand-chose.
    Auprès de ces êtres, les choses sont pratiquement inversées. Ce sont les personnes sans aucun pouvoir qui sont extrêmement mal considérées. Pour autant, comme tous les humains sont considérés comme des esclaves, qu'ils aient des pouvoirs ou non, on ne peut pas vraiment dire que les clairvoyants peuvent avoir une vie meilleure qu'à Londres.

    L'univers créé par l'auteur est très complexe, d'autant plus qu'il y a des règles différentes selon que l'on se trouve à Londres ou à Sheol (la colonie où est conduite Paige).
    La jeune fille étant très vite transférée dans la colonie après le début du roman, c'est au travers de flashback que l'on découvre le plus la vie côté humain tandis qu'en parallèle on découvre l'univers côté Sheol au même rythme que Paige.

    J'ai bien aimé ne pas en apprendre trop sur l'univers d'un coup, j'ai trouvé intéressant d'être dans le même état de connaissance que Paige au fur et à mesure de son aventure.

    Au niveau des personnages, sans surprise du côté des non humain il n'y a guère que le gouverneur qui aie trouvé grâce à mes yeux, les autres étant soit trop peu représentés, soit totalement odieux.
    Du côté des humains, s'il y en a eu quelques un qui m'ont exaspérée, d'autres que j'ai carrément détestés (comme Jaxon), il y a quand même eu beaucoup de personnages que j'ai appréciés tels que Nick, Julian ou encore Liss.

    Quant à Paige, comment ne pas l'apprécier? Elle est forte, mais non exempte de failles, volontaire, têtue, mais elle sait baisser sa garde ou changer son fusil d'épaule quand elle voit que son attitude la mène droit dans le mur... Bref c'est vraiment une héroïne que l'on a envie de suivre.

    Le tome 2 est sur le point de sortir, et la seule chose que j'espère, c'est que contrairement aux éditions J'ai lu qui n'avait sorti que le premier tome, les éditions De Saxus penseront un peu plus aux lecteurs et sortiront l'intégralité de la saga dont 4 tomes sont déjà sortis en VO et qui devrait en faire 7.
    Vu la fin de ce tome 1, je suis très impatiente de voir où l'auteur va nous amener est-ce que le réserve encore à son héroïne.

     

    Un extrait : J’aime à croire que nous étions initialement plus nombreux. Pas des milliards, mais plus qu’aujourd’hui.

    Nous sommes la minorité que l’humanité refuse d’accepter. Au moins dans le cadre de la réalité, mais même l’imagination est sujette à restrictions. Nous ressemblons à tout le monde. Parfois, nous nous comportons comme tout le monde. Par bien des manières, nous sommes comme tout le monde. Nous sommes partout, dans chaque rue. Nous vivons d’une façon que vous pourriez juger normale, à condition de ne pas y regarder de trop près.

    Nous n’avons pas tous conscience de ce que nous sommes. Certains d’entre nous meurent sans jamais l’apprendre. D’autres le découvrent, et ne se font jamais attraper. Mais nous sommes là.

    Croyez-moi.

    J’avais vécu dans ce district de Londres autrefois appelé Islington depuis mes huit ans. À seize ans, j’avais quitté mon école privée pour filles et trouvé du travail. C’était en l’an 2056. Ou AS 127, selon le calendrier scionien. Les jeunes gens des deux sexes étaient censés gratter de quoi subvenir à leurs besoins par tous les moyens, et cela se passait généralement derrière l’un ou l’autre comptoir. Le secteur des services à la personne offrait quantité de jobs possibles. Mon père s’attendait à ce que je mène une existence simple ; il m’estimait brillante mais dépourvue d’ambition, prête à me satisfaire de n’importe quel boulot qui m’échoirait.

    Comme d’habitude, il se trompait.

    À l’âge de seize ans, j’avais intégré le milieu du crime organisé de Scion Londres – SciLo, comme on disait dans la rue. Je subsistais entre d’impitoyables gangs de voyants prêts à s’écharper pour survivre. Un suzerain de l’ombre dirigeait cette pègre qui gangrenait la ville entière. Mis au ban de la société, nous n’avions d’autre choix que de nous tourner vers le crime. Accentuant ainsi la haine à notre égard. Nous donnions raison aux légendes.

     

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  • [Livre] Fais-moi taire si tu peux

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    Lecture terminée le : 09 juillet 2020

     

    Résumé : Elle fleurit les mariages, lui les détruit.
    Quel être humain normalement constitué oserait ruiner un mariage ? Quelle personne impitoyable faut-il être pour détruire le plus beau jour de la vie d'un couple ? Eh bien, il faut être prêtre, sexy en diable et révéler en pleine cérémonie les petites incartades de la future mariée... Lorsque Louise Adrielle, fleuriste, assiste à la scène, elle comprend mieux pourquoi on lui a demandé de décorer l’église en jaune cocu ! Traumatisée, elle se fait la promesse d’être désormais sur le qui-vive à chaque cérémonie. Car sa responsable l’a mise en garde : La dame au cabanon ne pourra être associé à une autre débâcle nuptiale. Si Louise assiste à un nouvel esclandre, les alliances ne seront pas les seules à finir au placard.


    Auteur : Sophie Jomain

     

    Edition : France Loisirs

     

    Genre : Romance

     

    Date de parution : 06 Mars 2019

     

    Prix moyen : 7€

     

    Mon avis : De Sophie Jomain, je n’avais lu que « Quand la nuit devient jour », qui m’avait bouleversée.
    Ayant aimé la plume de l’auteur, j’ai eu envie de lire un autre de ses livres dans un genre plus léger.
    Mais je ressors de ma lecture mitigée.
    D’un côté, j’ai encore une fois beaucoup apprécié la plume de Sophie Jomain, mais, d’un autre côté, j’ai eu de gros soucis avec l’histoire en elle-même.
    L’intrigue est cousue de fil blanc, mais, dans le cadre d’une romance et/ou d’un roman feel good, ça ne me gêne pas trop.
    En revanche, il faut que les personnages me plaisent ou que je les déteste mais qu’ils reçoivent la monnaie de leur pièce. Je peux apprécier un personnage qui était au début détestable s’il a une évolution.
    Or ici, je ne comprends tout simplement pas ce que Louise peut trouver à Loïc car, si la jeune femme évolue, lui reste tel qu’il est et ne se remet jamais en question.
    Certes, il est décrit comme mignon, mais franchement, il est ignoble. Et le pire est qu’il justifie ses actions en se posant comme un parangon de vertu qui s’érige en juge de la moralité des autres et décide qui doit voir son mariage gâché ou qui mérite de convoler en juste noce.
    Pendant toute ma lecture, je me suis demandé pour qui il se prenait.
    Et bien sûr, il ne pense absolument pas que ses petites mises en scène peuvent attirer des ennuis à autrui. Ou alors il s’en fiche.
    Alors, il a beau être mignon, il est toxique plus qu’autre chose.
    Quant à Louise, elle montre un côté un peu trop Miss Catastrophe pour être crédible. Ça fait un peu trop pour une seule personne et elle m’a régulièrement tapé sur le système.
    J’ai déjà apprécié des romances dans lesquelles les personnages commençaient par se bouffer le nez, mais en général, le comportement de l’un ou l’autre change avant qu’ils ne puissent tomber réellement dans les bras l’un de l’autre.
    Mais là, comme je l’ai dit, rien ne laisse supposer que Loïc puisse, ou veuille changer d’attitude.
    Alors, je ne peux pas dire que j’ai détesté ce roman, il se laisse lire, il est même plutôt agréable, mais je crois qu’il m’en fallait un peu plus.
    Sophie Jomain a également écrit de la bit-lit et j’ai bien l’intention de tenter le coup pour voir si j’accroche un peu plus.

     

    Un extrait : — Non, parce que vous comprenez, Louise, nous risquons de mettre la clé sous la porte avec toute cette histoire. Si elle s’évente, c’en est fini de La dame au cabanon !

    Cette faculté qu’Hortense Chapelier a de tout exagérer me donnerait presque de l’urticaire.

    Je l’ai certes toujours connue ainsi, mais plus elle prend de l’âge, plus elle fait des montagnes de situations qui ne la concernent pas. Comme aujourd’hui. Trois jours se sont écoulés depuis le mariage catastrophe, et bien qu’elle n’ait pas été sur place, elle ne s’en est pas encore remise. Elle semble même sur le point de déclarer l’affaire comme motif à une troisième guerre mondiale. Ce qu’il ne faut pas entendre…

    Elle tire pour la énième fois sur la ceinture de sa jupe crayon et passe une main nerveuse dans ses cheveux blonds remontés en un chignon. Maintenant, ils sont tout décoiffés.

    — Louise, j’ai cinquante-cinq ans et je sais reconnaître une situation critique. Nous sommes sur la sellette. On va nous considérer comme responsables.

    N’importe quoi…

    Entre nous, qui pourrait nous mettre sur le dos une pareille débâcle ? Notre rôle est de vendre et de livrer des fleurs, pas de nous assurer que les mariés vont bien garder leur bague au doigt !

     

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  • Les sorties du mois #65

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    Chaque mois voit son lot de sorties, que ce soit en livres ou en films. 
    Chaque 1er mercredi du mois, je vous donnerai les sorties, parmi celles qui ont retenues mon attention.
    Voyons ce qui nous attend d'intéressant ce mois-ci!

    Etant donné les circonstances, je n'ai regardé que les sorties de livres. Je ne sais même pas si les cinéma sont ouverts, mais comme je suis en isolement à cause de mes pathologies chroniques, je ne vais pas aller m'enfermer dans une salle de cinéma!

    Je vous laisse aller regarder les résumé sur livraddict ou toute autre plateforme que vous utilisez

     

    D'abord les mangas

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    Et les romans

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     Et vous? Vous avez repéré des sorties intéressantes pour ce mois de mai?

  • [Livre] Si tu t’en vas

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    Lecture terminée le : 14 juillet 2020

     

    Résumé : Une femme échoue sur une île déserte. Qui est-elle, d’où vient-elle, comment est-elle arrivée jusqu’ici ? Elle n’en a pas la moindre idée. Alors que quatre écrivains réunis pour leur retraite annuelle lui viennent en aide, elle détecte de vives tensions au sein du groupe. Les apparences sont trompeuses, et chacun d’eux semble dissimuler un secret en lien avec le mystère de son identité.
    Pendant ce temps, dans un quartier huppé de la banlieue londonienne, Eloïse disparaît, abandonnant ses deux enfants en bas âge. Son mari se démène pour la retrouver, mais l’enquête menée par la police révèle que leur mariage si parfait n’est qu’une façade...


    Auteur : Carolyn Jess-Cooke

     

    Edition : France loisirs

     

    Genre : Thriller

     

    Date de parution : 20 Février 2019

     

    Prix moyen : 8€

     

    Mon avis : Ce roman est à deux voix. D’une part, une jeune femme échouée sur une île, totalement amnésique, secourue par un groupe d’écrivains en retraite d’écriture. De l’autre, Lachlan, qui, en voyage d’affaire, apprend par une voisine, heureusement trop curieuse, que sa femme a disparu en laissant derrière elle leurs deux enfants en bas-âge.
    Dès le début, on devine sans mal que la femme disparue, Eloïse, et la jeune amnésique ne sont qu’une seule et même personne.
    La vraie interrogation de ce roman est : pourquoi et comment la jeune femme s’est-elle retrouvée sur cette île, de l’autre côté du continent, et sans le moindre souvenir.
    D’un côté comme de l’autre, c’est l’incompréhension.
    Eloïse désespère de retrouver la mémoire, d’autant qu’elle ressent de forte tensions entre les quatre écrivains et qu’elle a la forte sensation qu’on lui cache des choses.
    Du côté de Lachlan, ce n’est guère mieux. La police le considère tour à tour comme un mari largué en plein déni ou comme le responsable de la disparition de sa femme. Et les grands-parents de sa femme n’arrangent pas les choses. Surtout la grand-mère qui ne cache pas le mépris qu’elle a pour le mari de sa petite-fille qui n’est pas du même rang social qu’eux.
    C’est d’ailleurs ce mépris affiché qui a passé qui a poussé Lachlan à se plonger dans le travail pour maintenir un certain train de vie et qui fait qu’il a l’impression de ne plus connaitre son épouse.
    Comme dans beaucoup de thriller psychologique, on va explorer le passé des protagonistes et il y a de sacrées surprises dans celui d’Eloïse.
    A un moment, en découvrant un élément de l’emploi du temps d’Eloïse, j’ai élaboré une théorie quant à la présence de la jeune femme sur l’île. J’étais (mais pas complètement dans le fond) à côté de la plaque mais vraiment, jamais je n’aurais pu imaginer ça et pourtant, avec le recul, je me rends compte qu’il y avait au moins un indice.
    J’ai beaucoup aimé l’évolution de la grand-mère que toute cette affaire force à se remettre en question.
    Les sujets abordés sont vraiment très durs, que ce soit dans le passé d’Eloïse ou dans les réactions du public à sa disparition (dont certaines que j’ai trouvé particulièrement odieuses, mais hélas, parfaitement crédibles).
    Les informations nous sont dévoilées régulièrement au cours du récit. L’auteur prend son temps et ne cède pas à la facilité de la précipitation.
    Si tu t’en vas est un thriller psychologique bien construit qui, une fois qu’il vous a attiré dans ses filets, ne vous lâchera plus jusqu’au dernier mot.

    Un extrait : Je prends le thé en compagnie d’un client au restaurant The Dome lorsque mon téléphone sonne. C’est un rendez-vous important – M. Coyle envisage de créer un fonds de capital-risque pour investir dans des start-up technologiques –, donc je rejette l’appel.

    — Je vous prie de m’excuser.

    Coyle hausse un sourcil.

    — C’est votre femme ?

    Il a vu juste. Avant de rejeter l’appel, j’ai aperçu son nom sur l’écran.

    — Non, pas du tout. De quoi parlions-nous ?

    — Les Google Glass ?

    Je nous ressers du thé.

    — Ah, oui. Cette société conçoit actuellement un produit similaire, mais bien meilleur. Ces lunettes à réalité augmentée fonctionnent parfaitement avec les nouveaux réseaux sociaux et les bêta-testeurs leur ont attribué cinq étoiles. La première paire devrait être commercialisée à environ 550 euros en septembre prochain.

    La sonnerie de mon téléphone retentit de plus belle. Cette fois, M. Coyle ne cache pas son agacement. Le prénom « ELOÏSE » s’inscrit en lettres blanches sur l’écran. Je m’apprête à rejeter encore une fois son appel, mais mon client m’en dissuade d’un geste de la main :

    — Répondez-lui. Dites-lui que nous sommes occupés.

    Je me lève et me dirige vers la fenêtre la plus proche.

    — Qu’est-ce qu’il y a, El ? Je suis en rendez-vous…

    — Lochlan ? C’est bien vous, mon cher ?

    Qui que soit la femme au bout du fil, ce n’est pas ma femme. Elle continue de parler et il me faut quelques instants pour comprendre de qui il s’agit.

    — Madame Shahjalal ?

    C’est notre voisine d’en face.

    — … et je me suis dit qu’il valait mieux que j’aille vérifier. Quand j’ai ouvert la porte, j’ai eu la surprise de découvrir… Vous êtes toujours là ?

    Du coin de l’œil, j’aperçois M. Coyle héler une serveuse.

    — Madame Shahjalal, est-ce que tout va bien ? Où est Eloïse ?

    Le silence semble interminable.

    — C’est ce que je suis en train de vous expliquer, mon cher. Je n’en sais rien.

     

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  • [Livre] Vox

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    Lecture terminée le : 10 juillet 2020

     

    Résumé : Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…


    Auteur : Christina Dalcher

     

    Edition : NiL

     

    Genre : Young Adult

     

    Date de parution : 07 Mars 2019

     

    Prix moyen : 22€

     

    Mon avis : Ce livre a un petit air de « La servante écarlate » mais avec, il me semble, plus de détails sur comment les choses se sont déroulées, sur comment les femmes en sont arrivées là.
    L’histoire est cependant racontée de manière moins froide, moins détachée que dans « la servante écarlate ». La situation de la narratrice est différente de celle de Defred, mais surtout, on suit l’histoire de son point de vue et non à travers des enregistrements.
    Defred voulait laisser un témoignage de ce qu’il se passe à Gilead alors qu’on assiste aux évènements de Vox en même temps que Jean les vit et on a accès à ce qu’elle ressent.
    Si ici les femmes fertiles ne sont pas réduites au rôle de procréatrices en série, elles vivent tout de même la privation d’instruction, de lecture, d’écriture, de droits, de travail et de paroles.
    Les responsables du gouvernement parlent de retour aux années 50 mais ce sont les années 50 vues par les pires des misogynes, car si dans les années 50, les femmes étaient plus au foyer qu’aujourd’hui, elles disposaient quand même de droits.
    Ici on a donc un mélange d’années 50, d’un nouvel ordre moral, et d’un je ne sais quoi d’autre. J’ai vraiment adoré ce livre qui met l’accent sur l’importance de défendre ses droits au risque de les voir nous être retirés.
    Et comment faire entendre sa voix, quand on n’en a plus ?
    C’est le problème qui se pose à Jean. Elle a « laissé faire », un peu par incrédulité. On se dit toujours que « ce n’est pas possible », pas « de nos jours », pas en occident, dans un pays développé, éclairé, civilisé, démocratique… Et pourtant… Quand elle réalise le danger, il est déjà trop tard.
    Et une fois que la moitié du pays est réduite au silence, le reste est des plus simples : endoctrinement des plus jeunes, traque des « pécheurs » (le plus souvent des pécheresses, notez-bien) pour en faire un exemple public et instiller la peur dans la population, et toujours plus d’interdictions et obligations pour contrôler un peu plus la population.
    Autant vous dire que j’ai eu très envie de refermer ces saloperies de bracelets compte-mots sur les c******* de ces soi-disant dirigeants.
    Comme Jean, j’ai été horrifiée de voir son fils aîné être endoctriné et sa fille de six ans ne pas parler autant qu’elle en a le droit. J’ai également été enragée par la passivité de son mari pour qui le mot d’ordre semble être de ne pas faire de vague.
    Malgré l’opportunité qui se présente à Jean, je comprends ses hésitations. Je comprends qu’elle n’ait guère envie de venir en aide à l’un de ceux qui ont réduit les femmes au silence.
    Et en même-temps, quand on est une scientifique et que la possibilité nous est donnée de trouver le traitement que l’on a cherché toute sa vie, il y a de quoi réfléchir.
    Ce que j’ai le plus aimé dans ce livre, c’est sa crédibilité. Ce n’est pas un roman fantasy ou une histoire se déroulant dans un ou deux millénaires, non, c’est une histoire qui pourrait avoir lieu demain.
    Pour peu qu’un groupe de fanatiques profite d’une crise mondiale pour imposer leurs idées en jouant sur la peur des gens (au hasard, une crise économique à la suite d’une pandémie… ça ne vous rappelle rien ?) et il ne faudrait pas grand-chose pour que les connaissances scientifiques se retournent contre nous (Et par contre nous, je ne parle pas que des femmes, mais de tous ceux qui ne rentrent pas dans le moule).
    J’ai essayé d’imaginer ce monde où les femmes n’ont droit qu’à 100 mots par jours et je me suis rendue compte que ça allait au-delà des mots prononcés : Lire ? Interdit ! Ecrire ? Interdit ! Parler par signes ? Interdit !
    Quand toutes les voies de communication sont coupées, existe-t-on encore vraiment ?
    Ce livre est un avertissement sur ce qui pourrait arriver si on « laisse faire », si on arrête de se battre. Il faut faire entendre nos voix pour qu’il soit plus difficile de les faire disparaître.
    La fin est peut-être un peu rapide, j’aurais aimé plus de développement, que la fin se déroule sur une période plus longue.
    Mais malgré sa rapidité, j’ai ressenti une certaine satisfaction face à cette fin et si le roman n’a pas atteint le coup de cœur (allez savoir pourquoi, il avait tout pour en être un), il va tout de même se faire une place parmi mes favoris.

     

    Un extrait : Si on m’avait dit qu’en une semaine, j’allais faire tomber le Président, le Mouvement Pur, et ce petit merdeux incompétent de Morgan LeBron, je n’y aurais pas cru. Mais je n’aurais pas protesté. Je n’aurais pas dit un mot.

    Je ne suis plus du genre bavarde.

    Ce soir, pendant le dîner, avant que je n’articule mes dernières syllabes de la journée, Patrick tend son bras pour tapoter l’appareil argenté qui ceint mon poignet gauche. Son geste est léger, comme s’il partageait ma douleur, à moins qu’il ne veuille me rappeler de rester silencieuse jusqu’à ce que le compteur se remette à zéro, à minuit. Le miracle aura lieu pendant mon sommeil, et je commencerai mon mardi avec une page blanche. Le compteur de ma fille Sonia fera de même.

    Mes fils ne portent pas de compte-mots.

    À table, ils sont là, en train de discuter de leur journée à l’école, comme d’habitude.

    Sonia aussi va à l’école, pourtant elle ne gaspille jamais ses mots à en parler. Entre deux bouchées d’un ragoût tout bête que j’ai cuisiné de mémoire, Patrick l’interroge sur ses progrès en histoire, en éducation civique. Est-ce qu’elle obéit bien à la maîtresse ? Est-ce qu’elle aura de bonnes notes ce trimestre ? Il sait parfaitement comment poser les bonnes questions : des questions fermées, auxquelles on peut répondre d’un simple mouvement de tête.

    Je les observe et j’écoute, mes ongles creusent des demi-lunes dans la chair de mes paumes. Sonia hoche la tête quand il faut, fronce le nez quand les petits jumeaux, sans comprendre l’importance des questions fermées et des réponses mimées, demandent à leur sœur de raconter comment est la maîtresse, comment ça se passe en classe, quelle est sa matière préférée. Tant et tant de questions ouvertes. Je refuse de croire qu’ils font exprès, qu’ils lui tendent des perches, qu’ils la taquinent pour lui arracher quelques syllabes. Ils sont assez grands pour comprendre.

     

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  • C'est lundi que lisez-vous? #310

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    Rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? de One Person’s Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait maintenant sur le blog I believe in Pixie Dust.

     

    Il s'agit de répondre à trois questions:

    Qu'ai-je lu la semaine passée?
    Que suis-je en train de lire?
    Que lirai-je après?

     

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    Bone season T01.jpg Rebecca Kean T04.jpg Eden Island.jpg

    La meute du phenix T06 Tao.jpg Les chroniques des Bridgerton 1 & 2.jpg La vie est un cirque.jpg

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    Les dossiers du voile.jpg S.A.R.R.A T02.jpg

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    Et vous, que lisez-vous?