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Jeunesse - Page 7

  • [Livre] Ce que murmure la mer

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    Résumé : L’histoire de la sirène qui aimait l’homme n’a pas d’âge, l’impossibilité de cette pulsion se noue à la manière des grandes tragédies et étouffe inexorablement l’héroïne. Pourtant, quand Galathée aperçoit Yvon, solitaire sur son bateau à voiles, l’amour la foudroie et la pousse à toutes les folies. Eperdue, désespérée, animée par un espoir aveugle, elle parvient à se faire une place dans la vie du jeune marin, mais qu’en est-il de son coeur?

     

    Auteur : Claire Carabas

     

    Edition : Magic Mirror

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 07 septembre 2017

     

    Prix moyen : 18€

     

    Mon avis : Ce livre est le tout premier que je lis des éditions Magic Mirror et le second roman édité par cette toute petite et toute récente maison d’édition est déjà en prévision de lecture. Autant vous dire que je guette la sortie de leur prochaine édition, prévue pour courant 2018, comme la prochaine saison de Game of Throne (si, si, c’est un compliment).
    Claire Carabas signe une réécriture de la petite sirène d’Hans Christian Andersen (dont le conte original est à la fin du livre) bien loin du conte de fée quasi-idyllique que nous avait proposé Disney (Ce n’est pas une critique, j’avais adoré). Ici, dès le prologue, on s’attend à une histoire plus sombre, plus tragique, et on va en avoir pour notre argent, si j’ose dire.
    La petite sirène, dont nous ignorons le vrai prénom mais qui va être baptisée Galathée (Toutes ses sœurs ayant un prénom commençant par un N, je suppose qu’elle doit elle aussi avoir un prénom en N), va, lors d’une excursion à la surface de l’eau, repérer et tomber folle amoureuse d’un humain en train d’effectuer un tour du monde en solitaire.
    Comme dans le conte ou le Disney, le père de notre sirène n’apprécie pas, mais alors pas du tout, cette inclination. Mais là où le roi Triton avait une forte tendance à hurler mais finissait par se laisser fléchir, celui de « Galathée » est plutôt du genre impitoyable, prêt à sacrifier sa fille plutôt que de céder. Son attitude m’a vraiment choquée.
    Le récit alterne entre le récit de Galathée et le journal d’Yvon, le marin de ses rêves. On a du coup les deux points de vue, ce qui donne de la profondeur à l’histoire.
    Certaines des scènes du contes sont ici dignes d’un film d’horreur, notamment la scène où elle donne sa voix à la sorcière des mers.
    Concernant les personnages, si je me suis assez vite attachée à Galathée, je suis restée assez froide vis-à-vis d’Yvon. Je lui ai préféré les personnages secondaires comme les sœurs de Galathée ou le meilleur ami d’Yvon.
    J’ai beaucoup aimé la fin. En fait c’est la fin que j’aurais voulu avoir dans le conte d’origine et j’ai trouvé que l’auteur avait eu une super idée.
    Quant à la fin, même si quelques pages avant j’avais compris de quoi il retournait, j’ai vraiment trouvé ça bien trouvé et original.
    J’ai passé un excellent moment avec ce livre que je conseille à tous (enfin, pas aux plus jeune car l’histoire est bien plus sombre).

     

    Un extrait : Depuis ma cachette, je me délectais des heures dérobées aux leçons ennuyeuses. Quand la voie était libre, je cueillais sur les dulses les petits mollusques et des crabes qui les grignotaient. Je les déposais plus loin, vers le potager royal. Je me cachais pour rire de la colère des jardiniers, furieux de découvrir ces nouveaux envahisseurs. Je me faisais des bracelets avec les spirulines dorées. Je posais des étoiles dans mes cheveux. Je flottais, le ventre offert à la transparence qui tombait de la surface, le dos chatouillé par l'onde de la prairie. La lumière caressait de ses rayons les anémones de ma mère. Je choisissais celle qui me plaisait le mieux, le temps d'une journée. Parfois c'était la pâle avec le bout des doigts violets, parfois la rose flamboyante, la bleue électrique aux très longs filaments, la petite géométrique aux reflets métalliques. Seule ma grand-mère savait me trouver là.

    Elle me surprit un jour alors que je passais ma main dans les corallines pour en libérer le parfum.

    - Comme tu ressembles à ta mère !

    L'occasion qu'elle m'offrait était trop belle.

    - Parle-moi d'elle, grand-mère ! Raconte-moi les histoires de ma mère ! Dis-moi ce que je tiens d'elle !

    Ma grand-mère, déjà, regrettait ses paroles échappées. Elle leva les yeux vers la lumière qui jouait entre les ondes comme sur les cordes d'une harpe. Elle écoutait un chant que je n'entendais pas. Elle me regarda à nouveau, secoua la tête. Ses yeux se voilèrent. Et puis le silence. Encore ce silence. Seul leur silence me parlait de ma mère. Le silence de mon père alourdi de colère, le silence de ma grand-mère empreint de tristesse, le silence gêné des servantes dessinaient d'elle une ombre pleine de mystère qui traversait les conversations pour disparaître devant moi. Le mutisme de tout le palais se refermait sur le souvenir de ma mère et tenait son secret aussi serré que l’huître serre ses valves.

    Ma grand-mère savait détourner ma curiosité. Quand je posais trop de questions, elle se lançait dans le récit de contes qu'elle seule connaissait. Et moi, inconstante, oublieuse, je la pressais de me dire encore ces fables. Je poursuivais ces leurres semés pour m'écarter du mystère de ma mère. Elle me racontait l'histoire de la petite fille qui voyait des merveilles dans le feu de ses allumettes, l'histoire de Gerda qui partit jusque dans les royaumes reculés à la recherche du jeune garçon qu'elle aimait et l'histoire de la métamorphose des cygnes sauvages en hommes. J'adorais l'écouter. Ce monde fascinant regorgeait d'énigmes.

     

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  • [Livre] Miroir Miroir

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    Résumé : Il était une fois une jeune femme qui ignorait qu’elle était belle. Si belle qu’un roi en tomba éperdument amoureux. Il l’épousa et l’emmena vivre da Le roi avait une fille, Blanche Neige. Une vie de rêve commença pour faite de rires, de bals et de banquets. Tout était parfait. Jusqu’au jour où la guerre arriva, et qu’une ombre apparut dans le miroir de la reine. Une ombre qui allait déchaîner sa cruauté…

     

    Auteur : Serena Valentino

     

    Edition : Hachette

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 24 aout 2016

     

    Prix moyen : 14€

     

    Mon avis : Dans ce livre, on n’est pas totalement dans une réécriture de contes, puisque, à partir du moment où la reine veut tuer Blanche-neige, on rejoint presque parfaitement le dessin animé de Disney. Je dis presque parce que les pensées de la reine, qui est le personnage principal du livre, apporte une vision nouvelle sur la fin du Blanche Neige de Disney. Pour autant, le livre ne rejoins parfaitement le DA qu’à partir de la page 200 (sur 225) et, tout ce qui nous intéresse vraiment est tout ce qu’il se passe avant.
    Celle qu’on va appeler « la méchante reine » était la modeste fille d’un grand miroitier jusqu’à ce qu’elle soit remarquée par le roi, veuf depuis quelques temps.
    Très vite, ils se marient et la jeune reine s’épanouie très vite entre son mari qu’elle aime à la folie et Blanche-Neige, qu’elle appelle sa petite colombe et dont elle est très proche.
    Son père étant décédé peu de temps avant le mariage, le roi lui offre en cadeau de noce un immense miroir, une pièce magnifique, en l’honneur de son défunt beau-père. Très vite on sent un malaise vis-à-vis de ce miroir mais on n’en connaîtra les causes que plus tard dans le roman, en même temps qu’on apprendra la raison de l’obsession de la reine pour sa beauté.
    La famille aurait pu vivre dans le bonheur éternellement, mais le royaume est en guerre et le roi n’est pas homme à envoyer ses soldats au front pendant que lui reste sagement à l’abri de son château.
    A plusieurs reprises, il s’en va donc, et la jeune reine et Blanche-Neige, laissées en tête à tête (si on ne compte pas la centaine de domestiques) se rapprochent de plus en plus.
    Dans ce roman, l’auteur nous explique l’absence du roi, au début du dessin animé, et, même si on se doutait déjà qu’il était mort, on va savoir comment.
    L’auteur introduit plusieurs personnages dont trois cousines du roi dont on ne sait pas vraiment qui elles sont, mais qui vont jouer un rôle déterminant dans ce qui va se passer par la suite.
    La méchante reine ne provoque pas la peur qu’elle apporte dans le dessin animé, ou même dans le conte original. Ici on ressent avant tout pour elle de la tristesse et de la compassion. Sa vie n’est qu’une succession de souffrances et c’est pour s’en prémunir qu’elle va lentement basculer (un peu aidée quand même, si vous voulez mon avis) dans ce que le grand public connaît d’elle.
    J’ai beaucoup aimé le fait que Serena Valentino ne modifie pas les évènements du dessin animé pour les faire coller à sa vision du conte, mais amène on écriture vers ces évènements tout en intégrant des pensées, que l’on ne peut pas voir à l’écran, qui change complètement la perspective que l’on a pu avoir de ces scènes. J’ai eu l’impression de redécouvrir le Disney, beaucoup plus riche et complexe que je ne l’avais jamais vu.

     

    Un extrait : Seule dans ses appartements, la future reine fixait son reflet qui la dévisageait d’un air soucieux. Nul ne saurait voir sa vie changer de manière aussi drastique sans éprouver cette anxiété qui rongeait la jeune femme. Elle allait s’unir à l’homme de ses rêves, devenir mère de son enfant et reine d’un royaume. Reine ! Elle aurait dû être aux anges, cependant le miroir qui se dressait face à elle la troublait.
    Verona, sa dame de compagnie, toussota pour annoncer sa présence avant d’entrer dans la chambre. Ses yeux céruléens brillaient d’une joie sincère. Verona était radieuse, éclairée par une flamme intérieure, une flamme qui illuminait son teint et rendait sa chevelure de miel éclatante.
    La future reine lui sourit à peine. Pourtant, elle aimait sa dame de compagnie comme on aime une sœur. Avant d’arriver au château, elle n’avait jamais eu d’amies ni côtoyé la beauté ou même le bonheur. Sa vie, ici, lui avait tant apporté déjà !
    Blanche-Neige entra à la suite de Verona. C’était une enfant délicieuse, de trois ou quatre ans. Elle marchait toujours le pas léger, bondissant telle une biche, ses yeux éclairée d’une gaité inextinguible. Sa peau était plus cristalline que les premiers flocons de neige, sa bouche, boudeuse, plus rouge que le plus flamboyant des rubis et sa chevelure aussi noire et soyeuse que la robe d’un corbeau. Elle ressemblait à une délicate poupée de porcelaine qui aurait pris vie – surtout en ce jour, dans sa jolie petite robe velours cerise.
    Verona tenait la main de la princesse étroitement dans la sienne, espérant ainsi la dissuader de triturer les perles brodées sur sa tenue.

    - Blanche, ma chérie, cesse donc de jouer avec ces perles ! Tu vas finir par abîmer ta robe avant même le début de la cérémonie.
    La future reine se dérida enfin.
    - Bonjour, ma petite colombe, tu es si jolie aujourd’hui !
    Blanche-Neige sourit et se cacha dans les jupons de Verona, d’où elle lui lança une œillade curieuse.
    - Ta nouvelle mère n’est-elle pas ravissante elle aussi ? la pressa Verona en se penchant vers elle, tentant de l’amadouer tel on le ferait avec une animal effarouché.
    Blanche Neige acquiesça.

    - Alors, dis le lui, ma chérie.

    - Tu es très jolie aussi, maman, dit-elle, faisant fondre la future reine.
    Celle-ci ouvrit grand les bras. Après quelques encouragements de la part de Verona, Blanche Neige osa enfin se glisser dans son étreinte.

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  • [Livre] Harry Potter et les reliques de la mort

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    Résumé : Cette année, Harry a dix-sept ans et ne retourne pas à Poudlard. Avec Ron et Hermione, il se consacre à la dernière mission confiée par Dumbledore. Mais le Seigneur des Ténèbres règne en maître. Traqués, les trois fidèles amis sont contraints et la clandestinité. D'épreuves en révélations, le courage, les choix et les sacrifices de Harry seront déterminants dans la lutte contre les forces du Mal.

     

    Auteur : JK Rowling

     

    Edition : Gallimard

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 26 octobre 2007

     

    Prix moyen : 27€

     

    Mon avis : Je suis très en retard sur la date de lecture commune car il fallait lire ce dernier tome avant le 10 décembre, et en fait il a été ma dernière lecture de 2017 et ma première de 2018 puisque je l’ai commencé le 31 au matin, je l’ai repris le soir vers 22h et je l’ai terminé vers 3h du mat le 1er janvier (Autant dire que j’ai commencé 2018 en pétant le feu ! ^^).
    Mais je suis contente, à part ce dernier tome, j’ai toujours été dans les temps, je me suis pliée au calendrier et du coup Harry Potter m’aura accompagnée pendant une année entière.
    J’aime beaucoup ce dernier tome qui est rempli de doute pour Harry, Ron et Hermione.
    Hermione a fait un grand sacrifice dont elle ne parle qu’en passant, comme si ce n’était rien, ce qui prouve, une fois de plus, son immense capacité à se concentrer sur les choses qui importent la collectivité. Ron, au début, se sent perdu, il est inquiet, il faut dire qu’avec sa grande famille, il a tant à perdre, il y a tant de cibles potentielles.
    Quant à Harry, il doute de sa capacité à remplir la mission que lui a donnée Dumbledore, d’autant plus que, comme à son habitude, le vieux sorcier ne lui a rien expliqué, ne lui a pas laissé de plan, rien d’autre que des indices nébuleux, difficiles à interpréter. Il ressent du coup également beaucoup de colère contre le défunt directeur tout en continuant à lui être fidèle envers et contre tout.
    Dans ce tome, pour la première fois, Harry ne va pas retourner à Poudlard. C’est par choix. Mais très vite, il n’aurait plus eu le choix, car Voldemort revient au sommet de sa puissance. Il règne littéralement sur le monde de la magie d’Angleterre, toujours en sous main, jamais vraiment au grand jour, mais personne n’est dupe.
    A de nombreuses reprises, on a l’impression de stagner, on a une impression de lenteur qui, à mon sens, est absolument nécessaire. Car la mission du trio nous semble d’autant plus impossible et on prend conscience de la tâche de titan qui repose sur leurs épaules alors qu’ils doivent fuir les hommes de Voldemort.
    Dans ce tome, je ne vous cache pas qu’il y a bon nombre de morts, car cette fois-ci, la guerre est ouverte. Et que j’ai versé des larmes à plusieurs reprises.
    Dans ce dernier tome, on va enfin savoir bon nombres de choses. Des choses que beaucoup d’entre nous se demandaient.
    Déjà, une question bête : Pourquoi Harry et sa mère n’ont il pas eu le temps de sortir de la maison et de s’enfuir puisque Harry entendait, lorsqu’il croisait les détraqueurs, son père crier : « prends Harry et court, je vais le retenir ! » Même s’il est évident que James n’aurait pas pu tenir bien longtemps en duel contre Voldemort, je me suis toujours demandé pourquoi Lily n’avait pas eu le temps de fuir.
    Ensuite, on va en savoir un peu plus sur Dumbledore. Lui qui semblait tout savoir sur tout le monde mais dont on ne savait de lui que deux choses : il avait été professeur de métamorphose et il avait été réparti à Gryffondor.
    Enfin, on va savoir ! ENFIN ! LA véritable allégeance de Severus Rogue !
    J’ai été un peu déçue de voir que tant de personnes semblent ne pas avoir trouvé d’intérêt de l’épilogue. Pour moi, cet épilogue n’a pas tant vocation à nous dire ce que sont devenus les différents personnages, mais à nous montrer que, malgré la guerre, malgré les morts, la vie continue, la nouvelle génération est en marche.
    Et cet épilogue nous laisse également un doute : la guerre entre les maisons va-t-elle enfin se terminer ? Certaines paroles nous laissent penser qu’elle existe encore, même si certaines personnes semblent ne plus y accorder d’importance. Et la question qui demeure en suspend : Si cette rivalité continue, si des différences sont encore faites entre les maisons, combien de temps pour qu’un nouvel élève, puissant mais frustré, maltraité psychologiquement par ses pairs, ne se décide à emprunter la voie qu’avaient prise avant lui Gellert Grindelwald puis, 50 ans plus tard, Tom Jedusor.
    La vie continue, oui. Mais est-elle appelée à être un éternel recommencement ?

     

    Un extrait : Lors d’une édition du journal télévisé, les Dursley avaient vu Kingsley marcher discrètement derrière le Premier Ministre moldu qui visitait un hôpital. Cela, ajouté au fait que Kingsley avait le don de s’habiller comme un Moldu – sans parler d’un petit quelque chose de rassurant dans sa voix lente et grave –, avait amené les Dursley à lui accorder une considération qu’ils refusaient aux autres sorciers. Mais il est vrai qu’ils ne l’avaient encore jamais vu avec son anneau à l’oreille.

    — Désolé, il n’est pas libre, dit Harry. Hestia Jones et Dedalus Diggle, en revanche, sont plus que qualifiés pour cette tâche…

    — Si au moins nous avions vu leur curriculum…, commença l’oncle Vernon, mais Harry perdit patience.

    Se levant, il s’avança vers son oncle et montra à son tour la télévision du doigt.

    — Ces accidents ne sont pas des accidents – les collisions, les explosions, les déraillements et tout ce qui a pu se passer depuis le dernier journal télévisé que nous avons vu. Des gens disparaissent, meurent, et c’est lui qui en est responsable. – Voldemort. Je te l’ai répété cent fois, il tue des Moldus pour s’amuser. Même les nappes de brouillard sont provoquées par des Détraqueurs et si tu ne te souviens pas de ce qu’ils sont, demande donc à ton fils !

    D’un geste brusque, Dudley se couvrit la bouche de ses mains. Voyant le regard de Harry et de ses parents tourné vers lui, il baissa lentement les bras et demanda :

    — Il y en a… encore d’autres ?

    — D’autres ? s’esclaffa Harry. Tu veux dire d’autres que les deux qui t’ont attaqué ? Bien sûr, ils sont des centaines, peut-être des milliers, à l’heure qu’il est, il suffit de voir comment ils se repaissent de la terreur et du désespoir…

    — D’accord, d’accord, tempêta Vernon Dursley. Tu as été convaincant…

    — J’espère bien, répliqua Harry, parce que quand j’aurai dix-sept ans, tous ces êtres là – les Mangemorts, les Détraqueurs, peut-être même les Inferi, c’est-à-dire des cadavres ensorcelés par un mage noir – pourront vous retrouver facilement et s’attaqueront à vous. Si vous vous souvenez de ce qui s’est passé la dernière fois que vous avez essayé de vous opposer à des sorciers, vous admettrez sans doute que vous avez besoin d’aide.

    Il y eut un bref silence pendant lequel l’écho du fracas qu’avait produit Hagrid en défonçant une porte de bois sembla retentir par-delà les années. La tante Pétunia regardait l’oncle Vernon. Dudley fixait Harry. Enfin, l’oncle Vernon lança :

    — Et mon travail ? Et l’école de Dudley ? J’imagine que tout cela n’a pas d’importance aux yeux d’une bande de sorciers fainéants…

    — Tu ne comprends donc pas ? s’écria Harry. Ils vont vous torturer comme ils ont torturé mes parents !

    — Papa, intervint Dudley d’une voix forte. Papa, moi, je veux partir avec ces gens de l’Ordre.

    — Dudley, dit Harry, pour la première fois de ta vie, tu viens de faire preuve d’intelligence.

    Il savait que le combat était gagné. Si Dudley avait suffisamment peur pour accepter l’aide de l’Ordre, ses parents lui emboîteraient le pas : jamais ils ne supporteraient d’être séparés de leur Duddlynouchet.

     

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  • [Livre] La légende des quatre – T01 – Le clan des loups

    Je remercie Babelio et les éditions Flammarion Jeunesse pour cette lecture

     

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    Résumé : Ils sont quatre
    Quatre héritiers de leurs clans
    Ils doivent s'unir pour survivre ...
    Loups, tigres, aigles et serpents
    Quatre clans ennemis ...
    Les yokaïs , créatures tantôt humaines tantôt animales vivent dans une harmonie fragile ...
    Sur les terres humaines, la tension est palpable ...
    Maya, l'héritière du clan des loups et Bregan, des tigres sont les garants de la paix ...mais pourront-ils résister à leurs instincts profonds pour sauver leurs tribus?

    Auteur : Cassandra O'donnell

     

    Edition : Flammarion

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 14 mars 2018

     

    Prix moyen : 15€

     

    Mon avis : Quand on m’a proposé de participer à une masse critique privilégiée pour tenter de remporter et de chroniquer ce livre, je me suis dit « pourquoi pas ». Mais honnêtement, si je n’avais pas été prise, je n’en aurais pas fait une maladie.
    Faut dire que si je connais la plume de l’auteur dans le registre adulte avec sa série Rebecca Kean, que j’aime d’amour, je n’avais rien lu d’elle dans le registre jeunesse. Et le passage de l’un à l’autre est parfois casse gueule. Bon, je savais que sa série Malenfer marchait du tonnerre, mais comme je ne l’ai jamais lu, et que question livre je suis un peu comme Saint-Thomas… j’étais un poil hésitante.
    Hésitations qui se sont évaporées dès le premier chapitre de la légende des 4. J’ai vraiment beaucoup aimé l’écriture. Autant que l’histoire. Bon certes, moi, vous me mettez des gens qui se changent en bestioles plus ou moins volumineuses et déjà, vous m’avez à moitié dans votre poche. Mais vraiment j’ai trouvé ce début de saga très prometteur. J’aime beaucoup les quatre personnages principaux, ainsi que leurs acolytes, que ce soit la meilleure amie de Maya, le petit frère de Bregan ou encore le garde du corps de ce dernier, j’ai vraiment apprécié chacun d’entre eux. Je n’ai pas encore « rencontré » chacun des conseils des quatre clans, mais je peux dire d’ores et déjà qu’ils m’exaspèrent et que je suis d’accord avec Mika quand il dit que tout ceci est injuste. Bon, lui évidemment, à son âge, il parle simplement du fait de ne pas pouvoir être ami avec qui il veut. Mais si on va plus loin que lui dans la réflexion, on peut se dire qu’il est ridicule de maintenir ainsi une guerre entre les clans par-delà les générations quand ces nouvelles générations pourraient justement, puisqu’ils n’ont pas de contentieux entre eux, instaurer une paix durable.
    Si j’avais eu la suite sous la main, je me serais sans aucun doute jetée dessus, surtout que la fin nous laisse dans une interrogation presque insupportable.
    Maintenant je n’ai qu’une hâte, lire la suite !

     

    Un extrait : La lumière du jour commençait déjà à rosir pour annoncer le soir qui approchait. Un vent léger soufflait entre les arbres, faisant bouger en douceur les feuilles sur les branches. Mika courait, le museau collé au sol et la terre défilant sous ses pattes. Plus il avançait, plus l’odeur de sa proie saturait l’air et plus il avait du mal à contenir l’excitation qui le gagnait. Le sanglier était tout près maintenant, sa senteur était si forte que le jeune tigre parvenait à peine à se contrôler. Doucement, tu ne dois pas l’effrayer, songea-t-il en ralentissant soudain le rythme tandis qu’il atteignait le bord de la clairière. Puis, se glissant à travers les fourrés, il se mit à avancer silencieusement en espérant ne pas se faire repérer. La bête était énorme et un solitaire de cet âge pouvait se révéler extrêmement dangereux. Une seule erreur de sa part, une seule, et il risquait de se faire tuer. Tapi dans les hautes herbes, le petit tigre gratta nerveusement la surface rêche de ses griffes sur le sol et prit tranquillement le temps de l’observer. Gris-brun, le cou massif, l’arrière-train large et les défenses acérées, l’animal était plutôt impressionnant. Mais Mika s’en moquait. Il était parfaitement décidé à tenter sa chance. Tendant les muscles de ses pattes, il s’apprêtait à bondir sur sa proie quand il sentit soudain une main le tirer brusquement en arrière.

    — Non !

    Le sanglier, effrayé, se mit aussitôt à détaler et Mika, frustré de voir la bête lui échapper, se tourna vers le garçon brun aux yeux émeraude qui le tenait fermement au-dessus du sol et lui assena un coup de griffe.

    — Eh ! On se calme, d’accord ? Tu sais très bien que tu es beaucoup trop petit pour t’attaquer à un sanglier adulte, c’est trop risqué, soupira celui-ci en n’accordant même pas un regard au filet de sang qui s’écoulait à travers son pantalon déchiré.

    Le jeune tigre poussa un feulement de protestation et leva les yeux vers son grand frère en faisant onduler ses oreilles rondes. Petit ? Petit ? Oh bien sûr, il n’avait rien à voir avec Bregan. Son aîné, sous sa forme animale, mesurait déjà pas loin de 2 mètres, pesait près de 400 kilos et pouvait tuer un bœuf ou un cheval d’un seul coup de patte. Mais même si Mika était encore loin d’être aussi puissant, il était agile, discret, il pouvait grimper sur n’importe quel arbre et tenir bien plus de temps à la course que la plupart des adultes.

     

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  • [Livre] Le pensionnat de Mlle Géraldine – T01 – Etiquette et espionnage

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    Résumé : Angleterre, début du 19e siècle. Sophronia, 14 ans, est un défi permanent pour sa pauvre môman : elle préfère démonter les horloges et grimper aux arbres qu’apprendre les bonnes manières ! Mrs Temminnick désespère que sa fille devienne jamais une parfaite lady… aussi inscrit-elle Sophronia au Pensionnat de Melle Géraldine pour le Perfectionnement des Jeunes Dames de Qualité. Mais Sophronia comprend très vite que cette école n’est peut-être pas exactement ce que sa mère avait en tête.

     

    Auteur : Gail Carriger

     

    Edition : Le livre de poche

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 22 Avril 2015

     

    Prix moyen : 7€

     

    Mon avis : Le pensionnat de Mlle Géraldine est un préquel du protectorat de l’ombrelle. N’ayant pas lu ce dernier, je vais donc découvrir ces deux sagas dans l’ordre chronologique.
    Encore une fois, et c’est assez courant dans les romans jeunesses tendant vers la fantasy, l’héroïne, ainsi que sa principale acolyte, ont des noms à coucher dehors : Sophronia et Dimity. Les autres ont des noms plus conventionnels comme Geneviève, Monique ou Agatha.
    J’avoue que j’ai toujours eu du mal à comprendre l’usage de noms aussi extravagants, surtout lorsqu’ils sont couplés à des prénoms « normaux ». Je comprendrais plus ces choix si l’histoire se déroulait sur une autre planète ou dans une dystopie où tous les personnages auraient des noms inconnus chez nous, mais là, ça me donne l’impression d’être un effet de manche pour pointer un personnage, comme pour dire : vous voyez, c’est elle/lui l’héroïne/héros.

    Bon après, j’ai très vite mis ça de côté pour me plonger dans l’histoire.
    Sophronia est ce que l’on appelle une « recrue secrète ». D’après ce que j’ai compris, il s’agit d’une jeune fille ayant des dispositions mais n’ayant pas été inscrite dans le pensionnat en toute connaissance de cause.
    La jeune fille n’a pas la langue dans sa poche et considère les règlements comme d’aimables suggestions plutôt que comme des interdictions fermes. Ainsi elle visite, après l’extinction des feux, l’école d’une manière qui m’a rappelé les excursions nocturnes de Harry Potter.
    Parfois elle parait naïve car elle met du temps à comprendre ce que nous, lecteurs, comprenons très vite, à savoir que l’école n’a rien d’une école traditionnelle.
    Le mélange de mécaniques, d’inventions et d’étiquette victorienne, typique du steampunk, forme un ensemble décalé mais qui, curieusement, fonctionne bien, avec fluidité.
    D’après ce que j’ai pu lire dans les diverses critiques, le pensionnat de Mlle Géraldine présente des intrigues moins complexes que le protectorat de l’ombrelle. C’est donc une chance, pour moi qui ne suit pas une habituée de la Steampunk, de pouvoir me faire à cet étrange univers avant de plonger dans le « grand bain ».
    Dans ce tome, le complot, bien que présent, n’est pas plus que ça mis en avant, le récit s’attachant avant–tout à présenter les personnages et l’école.
    Il est à parier que les prochains tomes seront sans doute plus axés sur les mystères auxquels pourront être confrontées les apprenties espionnes !
    Et j’ai hâte de voir ça !

     

    Un extrait : La calèche était stupéfiante, pourvue du dernier cri en matière de toit ouvrant automatisé, de marchepied rétractable et de boîte à thé escamotable. C’était un véhicule de location, mais équipé comme un véhicule privé, avec des parois capitonnées de velours bleu nuit pour réduire le bruit et des couvertures frangées d’or pour parer au froid.

    Sophronia avait à peine eu le temps d’absorber tout cela avant que Mlle Géraldine ne tape au plafond de la poignée de son ombrelle et qu’ils ne démarrent avec une embardée.

    Plus saisissant que la décoration était le fait que cette calèche était déjà occupée – par deux autres élèves. Ils étaient apparemment restés assis là patiemment tout le temps où Mlle Géraldine prenait le thé et où Sophronia tombait du monte-plats et empaquetait tous ses biens matériels dans une malle.

    Directement en face d’elle était assise une jeune lady aux yeux brillants, à l’air plein d’allant, un peu plus jeune que Sophronia, avec une masse de cheveux couleur de miel et un visage rond de porcelaine. Elle portait une énorme broche en verre rouge et doré épinglée sur sa robe rouge vif. La combinaison des cheveux, des bijoux et de la robe lui donnait une allure tout à fait scandaleuse, comme si elle s’entraînait pour devenir une belle de nuit. Sophronia fut dûment impressionnée.

    « Oh, bonté divine ! » dit-elle à Sophronia, comme si l’apparition de celle-ci dans le véhicule était la chose la plus délicieuse qui lui était arrivée ce jour-là. Ce qui, dans la mesure où on l’avait laissée assise dans une calèche sans distraction ni divertissement, était peut-être bien le cas.

    « Comment allez-vous ? dit Sophronia.

    – Comment allez-vous ? N’est-ce pas une journée épatante ? Vraiment, tout à fait épatante. Moi, c’est Dimity. Comment vous appelez-vous ?

    – Sophronia.

    – C’est tout ?

    – Quoi, ce n’est pas assez ?

    – Oh, eh bien, je voulais dire, moi c’est Dimity Ann Plumleigh-Teignmott, en réalité, en entier.

    – Sophronia Angelina Temminnick.

    – Bon Dieu, on en a plein la bouche.

    – Vraiment ? J’imagine que oui. » Comme si Dimity Ann Plumleigh-Teignmott était un nom facile à prononcer. Sophronia détourna le regard de la fille pour examiner le dernier occupant de la calèche. Il était difficile de discerner quelle sorte de créature se cachait derrière le chapeau melon trop grand et le pardessus huilé. Mais, si on lui avait posé la question, elle aurait dit que c’était une espèce de garçon pas très propre. Il avait des lunettes très épaisses, des sourcils très froncés, et un énorme livre couvert de poussière accaparait la totalité de ses genoux et de son attention.

    « Qu’est-ce que c’est que ça ? demanda-t-elle à la fille, plissant le nez.

    – Oh, ça ? C’est juste Pillover.

    – Et qu’est-ce qu’un pillover, chez vous ?

    – Mon petit frère.

    – Ah, je compatis. J’en ai moi-même plusieurs. Un sacré problème, les frères. » Sophronia hocha la tête, comprenant parfaitement le chapeau bizarre et le manteau.

     

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  • [Livre] Les quatre gars

     

    Je remercie les éditions Sarbacane pour cette lecture

     

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    Si vous désirez acheter ce livre, vous pouvez cliquer ICI ou sur l'image. Vous serez alors redirigés sur bookwitty. Si vous achetez le livre par ce lien, je touche une petite commission. Cela ne change rien au prix!

     

    Résumé : On est quatre. Tout le monde nous surnomme "la famille dégâts" vu qu'on est que des gars... Il y a mon papi, mon père, mon frère Yves et moi, 9 ans, Louis. On vit à Noirmoutier - on récolte du sel. La mer nous nourrit, nous apaise, nous éblouit. Chez nous, ça ne parle pas, ça rit peu. Il faut dire que les femmes sont parties ; depuis, papa vit comme un ours, papi parle au fantôme de mamie et Yves est accro à la drague et à la muscu.
    Et moi ? Ben, moi, j'aimerais croire que cette vie, on peut faire mieux que "presque" la vivre.

     

    Auteur : Claire Renaud

     

    Edition : Sarbacane

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 03 Janvier 2018

     

    Prix moyen : 16€

     

    Mon avis : J’ai beaucoup aimé la famille Fradet, surnommés la famille Dégâts, aussi bien parce qu’ils sont 4 mecs que pour les catastrophes que chacune de leurs actions déclenche, sauf le père. J’ai eu une véritable aversion pour cet homme qui impose sa mauvaise humeur et sa violence aussi bien à sa famille qu’à leur entourage. A un moment du livre, sans donner de détail, il reproche à son père de s’être effondré plusieurs mois à la mort de sa femme. J’ai eu envie d’entrer dans le livre pour lui flanquer des coups de battes ! Parce que d’une part, le grand-père a perdu sa femme, elle est morte, ce qui n’a aucune commune mesure avec une nana qui s’est barrée parce que la vie sur la presqu’île lui était devenu insupportable (et qui a abandonné sans sourciller ses enfants, ce qui, pou moi, démontre qu’elle ne vaut pas les larmes qu’on verse pour elle), ensuite quand la mamie est morte, le grand-père n’était pas responsable de son fils, alors que le père a deux enfants qui n’ont plus qu’un seul parent présent (et heureusement pour eux que le grand-père est là, parce que s’ils devaient compter sur le père…), et enfin, et surtout, le grand-père s’est effondré quelques mois ce qui n’est pas très long en terme de deuil, alors que le père impose son attitude à tous depuis 5 ans ! Au point que son fils de 9 ans se rappelle à peine avoir eu un père aimant et attentionné.
    En revanche, j’ai adoré le grand-père, Pierre, qui tient la famille à bout de bras, calme le jeu mais se rebiffe quand même quand son fils, Jean, va trop loin.
    Yves est un ado, donc parfois un peu lourd, mais on sent qu’il a un bon fond et la passion qu’il développe pour le théâtre est touchante. Il est tout en excès, dans ses bons comme dans ses mauvais côtés.
    Enfin il y a Louis, 9 ans presque 30. Parfois on oublie son âge tant il paraît mature, mais avec l’abandon de sa mère et l’attitude de son père, il est évident qu’il a grandit plus vite qu’il n’aurait dû.
    Il m’a beaucoup fait rire quand il se moque gentiment des prénoms de ses copains, Jules et Denis, en disant qu’ils ont des prénoms de vieux alors que lui-même se prénomme Louis-Marie.
    J’ai aimé découvrir leur vie à tous, entre bêtises et pêche à la palourde plus ou moins réglementaire, entre marché et pêche à la ligne…
    Et puis, il y a Mme Mariette, la maîtresse de Louis, qui semble ne pas être indifférente au charme rustique du père t qui pourrait bien chambouler la vie de la famille Dégâts.
    J’ai adoré l’écriture de Claire Renaud. Pour avoir lu, juste avant celui-ci, un livre destiné à des enfants de 8 ans, je peux dire qu’elle sait parfaitement s’adapter à son public.
    Les quatre gars est un livre bourré d’humour et de tendresse sans verser dans le larmoyant ou la comédie. Tout est super bien dosé pour nous offrir une excellente lecture. Si avec ça les ados n’ont pas envie de lire, on ne peut plus rien pour eux !

     

    Un extrait : - Il parait que vous mettez des pétards dans les cabines de la plage des Dames ?
    Je ne dis toujours rien. Pourtant ça me brûle : ce ne sont pas des pétards mais des mammouths. C’est beaucoup plus impressionnant, auditivement parlant.
    - Vous ne savez pas que c’est extrêmement dangereux ?! Qu’on peut blesser quelqu’un ? Lui faire perdre un œil ?
    Le père de Denis, en embuscade derrière Papi, opine du chef. Alors je décide de dégainer la carte de l’humour – Papi m’a toujours dit que l’humour permettait de se sortir de pas mal de situations difficiles.
    - On voulait juste qu’il sorte tout nu comme un ver… Comme ça, on l’aurait mis au bout d’un hameçon et on aurait pêché avec !
    Raté : au lieu de rire, Papi plante ses poings sur ses anches, l’air encore plus furieux.
    - Ah, parce qu’en plus ça veut faire le malin ?! Allez, filez dans la voiture, je ne veux plus vous entendre ! Jules, tu viens avec nous, je te dépose chez tes parents.
    Ben mince ! Ma blague a fait plouf. La situation ne s’est pas simplifiée, bien au contraire…
    Le père de Denis hoche la tête quand je passe devant lui : Qu’est ce qu’on va faire d’un asticot pareil, semble-t-il dire.

    On s’installe dans la camionnette, à l’avant. Papi nous rejoint en tempêtant :
    - Vous me bouclez vos ceintures, ça suffit les conneries pour aujourd’hui !
    Il claque la portière derrière lui.
    - En plus, on est entourés de flics, le PV est quasiment déjà sous nos essuie-glaces ! Et ce n’est pas comme si cette voiture avait passé le contrôle technique !
    La camionnette démarre, après plusieurs soubresauts. Elle « crachote », comme dit Papi d’habitude – sauf que là, Papi ne dit rien.
    On se sent un peu piteux. Et quand Papa va l’apprendre, piteux ne sera plus le bon mot… Papi dépose Jules chez lui, au cabinet médical, dans un silence de cathédrale.
    Après le rond-point juste avant la maison, il se met à marmonner, en regardant bien la route devant lui :
    - Je vous ai vus depuis le ponton. Qu’est ce que c’est que cette méthode ?! Faut attendre au moins trois minutes une fois que le type est entré dans la cabine avant de lancer le pétard ! Et mettez-moi de la cire sur la mèche, bande de bleus : là, ça prendra à tous les coups ! On s’appelle la famille dégâts, je vous rappelle… On a une réputation à tenir !
    J’ai presque envie de l’embrasser : son kiss the cook reprend tout son sens. Nous descendons de la camionnette, plus légers.
    Dans la maison, la bonne odeur de soupe de poissons qui nous happe finit de nous réchauffer le cœur.

     

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  • [Livre] Où sont les filles

    Je remercie les éditions Sarbacane pour cette lecture

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    Résumé : Ondine vit avec sa sœur, sa mère et sa grand-mère. Entre filles, tranquilles. Jusqu'au jour où un garçon débarque. Comment l'aborder ? Elle lance une prière en l'air... Le lendemain, surprise : il n'y a plus une seule fille sur Terre ! Plus une seule; Est-ce un coup du mystérieux Misteress Smith ?

     

    Auteur : Claire Renaud

     

    Edition : Sarbacane

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 03 Janvier 2018

     

    Prix moyen : 11€

     

    Mon avis : Comment remonter le moral quand on rentre d’hospitalisation ? Trouver le dernier pepix de Sarbacane dans sa boîte aux lettres y contribue grandement, croyez-moi !
    S’il y a bien une maison d’édition avec laquelle je plonge dans la lecture sans appréhension, c’est bien elle ! J’aime plus ou moins mes lectures, mais je ne suis jamais déçue ! Avec un pepix, je m’attends à une histoire mignonne et pleine d’humour, et c’est exactement ce que j’ai trouvé dans « Où sont les filles ».
    Pas facile pour Ondine de vivre entourée uniquement de filles : Mamie, Maman et Marine, son ado de sœur. Encore moins facile quand la première est pleine de conseils surannés, la seconde overbookée et la dernière peu disposée à donner de son temps à sa petite sœur et ses premiers émois amoureux.

    Alors un soir, avant de dormir, Ondine fait un vœu. Celui de comprendre les garçons, et vite s’il vous plaît !
    Le lendemain au réveil, c’est le choc ! Sa sœur Marine s’est transformée en un ado dégingandé répondant au nom de Marin, sa meilleure copine Lucile est devenue Lucien, elle n’a plus une maitresse mais un maître… bref, Ondine est tout simplement la seule fille sur Terre.
    Alors, si pour comprendre les garçons, il suffisait d’en être entouré, ça se saurait ! Ondine n’est pas plus avancée et en prime, elle n’a plus personne à qui se confier !
    Ondine ne va pas tarder à découvrir qui (ou quoi, je délibère encore) se cache derrière cette mauvaise farce, mais pour autant, cela ne va pas régler son problème.
    Heureusement qu’il y a Aurélien. Un garçon, certes (et qui l’était déjà avant la grande transformation), mais gentil, ouvert et, à mon avis, qui doit craquer pour Ondine depuis un bail quand on voit l’ardeur avec laquelle il se lance dans l’aventure.
    A eux deux, ils sont bien décidé à tout remettre en place et à ce qu’Ondine ne soit plus seule, esseulée et solitaire au milieu de toute cette testostérone !
    L’écriture est super agréable à lire, le ton léger, plein d’humour, Claire Renaud nous a fait une héroïne qui n’a pas froid aux yeux et qui est pleine de répartie même quand elle se sent un peu perdue.
    J’ai aimé tous les personnages, même Misteress Smith qui est pourtant une vrai tête à claque, sauf un : La mère d’Ondine. Je l’ai trouvé vraiment désagréable à chacune de ses apparitions (que ce soit sa version masculine ou féminine). Le pire est cette réponse qu’elle fait à chaque fois que sa fille veut lui parler et lui demande si elle peut : « Ce n’est jamais le bon moment ». A croire que l’existence même de ses enfants la dérange. Je trouve que dire à un enfant qu’il n’y a jamais de bon moment pour venir lui parler c’est de la maltraitance psychologique. Ca revient à lui dire : Je n’aurais jamais ni le temps, ni l’envie de passer du temps avec toi parce que j’ai mieux à faire. Je l’ai vraiment trouvé odieuse, tout le contraire de la grand-mère/grand-père qui est très attentive et très présente pour Ondine.
    J’ai vraiment passé un excellent moment de lecture et j’ai hâte de lire le second roman de l’auteur qui était glissé dans ma boite aux lettres et qui s’adresse à un public un peu plus âgé. Je suis curieuse de voir si elle a su adapter son écriture à son public. Pour les 8 – 10 ans, c’est gagné, voyons maintenant pour les 11 ans et plus !

     

    Un extrait : Le grand jeu des ados, m’a dit Lucile (qui a un frère encore plus âgé), c’est la provocation. Ca consiste à faire exactement le contraire de ce que tu faisais autrefois gentiment, sans même y penser. Du jour au lendemain, tu ne te lave plus les dents et ton haleine devient terrible, tu n’arrêtes pas de dire des gros mots alors que tu parlais correctement, et tu te mets à détester toute ta famille alors que tu rigolais bien avec.
    Forcément l’ambiance en a pris un coup. Mamie boude car elle en veut à Maman d’avoir crié, et gâché la fête.
    - Ma fille, la prochaine fois que tu auras des envies de redressement éducatif avec force décibels (je traduis : quand tu voudras enguirlander ta fille en hurlant), tu es priée de le faire un jour où je ne me suis pas bougé le popotin pour préparer un sacré bon dîner de derrière les fagots !
    Voilà, c’est dit ! Là-dessus Mamie se tait définitivement. Maman boude car elle en veut à ma sœur d’avoir dit des grossièretés, et gâché la fête. Et à sa mère de lui avoir mal parlé.
    Ma sœur boude dans sa chambre.
    Et moi j’en veux à tout le monde de ne m’avoir pas répondu. Nos rancunes additionnées produisent un très lourd silence dans l’appartement.
    Je vais dans ma chambre, toujours en silence, enfile mon pyjama, et mes questions passent et repassent à l’intérieur de ma tête, comme une culotte rouge dans une lessive de linge blanc qu’on regarde à travers le hublot. J’en ai le tournis.
    Quand je me glisse sous ma couette, ce soir-là, je demande dans le vide, en l’air, à je ne sais pas qui, à la moindre personne qui pourrait m’entendre :
    - S’il vous plait, faites que j’en apprenne davantage sur les garçons. Et vite !

     

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  • [Livre] Trylle – T03 - Royale

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    Si vous désirez acheter ce livre, vous pouvez cliquer ICI ou sur l'image. Vous serez alors redirigés sur bookwitty. Si vous achetez le livre par ce lien, je touche une petite commission. Cela ne change rien au prix! D'ailleurs, j'indique dans la fiche le prix auquel je l'ai acheté, mais si entre-temps une version poche est sortie, je vous mets le lien vers le format le moins cher (après à vous de voir!)

     

    Résumé : L’heure est venue pour Wendy de sauver les siens…

    Il est l’heure de faire les bons choix pour Wendy : se sacrifier pour sauver son royaume et ceux qu’elle aime, en se livrant à ses ennemis les Vittras. Renoncer à l’amour des deux hommes entre lesquels son cœur balance et accepter un mariage de raison. Beaucoup de sacrifices pour une future reine dont le royaume est menacé.

    Le destin de son peuple est entre ses mains, et Wendy est prête à tout pour le sauver.

     

    Auteur : Amanda Hocking

     

    Edition : Castelmore

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 21 janvier 2015

     

    Prix moyen : 15,90€

     

    Mon avis : Dans ce tome, on fait un petit bond dans le temps. Wendy apprend son métier de reine depuis des mois à présent et sa mère, Elora, s’est enfin dégelée et va lui révéler pourquoi elle s’est montrée si froide avec elle depuis leur rencontre.
    Finn me sort de plus en plus des yeux. Qu’il mette le devoir au-dessus de tout, pourquoi pas, mais de toute évidence il ne respecte la hiérarchie que quand ça l’intéresse et je n’apprécie pas du tout sa manière de se conduire avec Wendy. Après tout, elle est sa supérieure hiérarchique, c’est la princesse, bientôt la reine, et il lui parle comme si elle avait des comptes à lui rendre. J’ai trouvé Wendy bien gentille de ne pas le relever de ses fonctions et de ne pas l’assigner à résidence chez son dragon de mère ! Mais j’ai apprécié qu’elle le remette plus d’une fois à sa place, l’air de rien.

    Pour moi dans ce tome, se confirme qu’il n’y a pas de triangle amoureux. Il y a trois hommes qui comptent dans la vie de Wendy mais de là à parler d’amour, on en est loin pour deux d’entre eux. Je dirais plutôt qu’il y a de l’amour pour l’un, un désir inassouvi pour l’autre et une profonde amitié pour le troisième. En tout cas, je n’ai pas douté une seule seconde de vers qui le cœur de Wendy penchait et tout ce que je me demandais était si elle allait sacrifier son bonheur à son devoir de reine.
    Tove est vraiment excellent au niveau politique. La manière dont il remet en place cette saleté de Marksinna Laris était fantastique, mais du coup j’ai regretté que cette pimbêche n’ait pas un rôle plus important.
    Wendy a profité de ces mois passés à apprendre son métier de Reine pour travailler aussi sur ses aptitudes, et sa puissance se révèle.
    Il y a beaucoup plus d’action dans ce tome, la guerre couve et ne va pas tarder à éclater, et les Vittras ont une façon bien à eux de respecter la trêve.
    La fin peut paraitre rapide et beaucoup de personnes se sont dit : « tout ça pour ça » et « si c’était ça la solution pourquoi personne ne l’a fait avant ? ». Je dirais que le vrai problème n’était pas tant de trouver une solution mais d’avoir quelqu’un sous la main capable de la mettre en œuvre.
    La nouvelle présente à la fin du tome vient conclure la saga en nous parlant du devenir des personnages après la fin du tome 3. J’ai apprécié d’avoir ainsi une vraie fin à une trilogie que j’ai vraiment beaucoup aimée.
    Si j’avais un peu peur que le seul atout de cette trilogie soit les superbes couvertures de chaque tome, j’ai vite été rassurée et j’ai été incapable de lâcher l’histoire du début du premier tome à la fin du troisième.

     

    Un extrait : Debout devant nous, une silhouette se retenait aux deux côtés de l’encadrement de la porte. La tête pendante, elle s’affalait vers l’avant. De la neige couvrait son pull noir. Ses vêtements en lambeaux étaient presque entièrement déchirés.

    — Puis-je vous aider ? demanda Duncan.

    — Il faut que je voie la princesse, répondit la silhouette.

    Dès que j’entendis sa voix, un frisson me parcourut.

    — Loki ? demandai-je en haletant.

    — Princesse ?

    Loki releva la tête.

    Il revêtit un sourire en coin, mais celui-ci avait perdu de sa gloriole. Ses yeux caramel avaient l’air fatigués et peinés, et les restes d’une ecchymose marquaient sa joue. En dépit de tout cela, il était tout simplement aussi magnifique que le souvenir que j’avais de lui. J’en eus le souffle coupé.

    — Que t’est-il arrivé ? demandai-je. Que fais-tu ici ?

    — Pardon pour l’intrusion, princesse, dit-il, son sourire s’évanouissant déjà. J’aimerais pouvoir dire que je suis là pour le plaisir, mais…

    Il déglutit difficilement tout en s’agrippant plus solidement des deux mains à l’encadrement de la porte.

    — Tu vas bien ? demandai-je en passant devant Duncan, que je bousculai.

    — Je…

    Loki essaya de parler, mais ses genoux lâchèrent. Il tangua vers l’avant et je me précipitai pour le retenir. Il tomba dans mes bras, puis je le posai sur le sol.

    — Loki ?

    Je repoussai les cheveux qui lui couvraient les yeux. Il battit un peu des cils en ouvrant à peine les paupières.

    — Wendy.

    Il me sourit, mais d’un sourire extrêmement faible.

    — Si j’avais su qu’il me fallait en arriver là pour que tu me prennes dans tes bras, je me serais évanoui bien plus tôt.

    — Que se passe-t-il Loki ? lui demandai-je doucement.

    S’il n’avait pas semblé aussi visiblement en détresse, je l’aurais remis à sa place pour sa remarque, mais il grimaça de douleur quand je lui touchai le visage.

    — Amnistie, dit-il péniblement avant de fermer les yeux. Je veux l’amnistie, princesse.

    Sa tête tomba sur le côté et son corps se détendit. Il avait perdu connaissance.

     

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  • [Livre] Trylle – T02 - Indécise

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    Si vous désirez acheter ce livre, vous pouvez cliquer ICI ou sur l'image. Vous serez alors redirigés sur bookwitty. Si vous achetez le livre par ce lien, je touche une petite commission. Cela ne change rien au prix! D'ailleurs, j'indique dans la fiche le prix auquel je l'ai acheté, mais si entre-temps une version poche est sortie, je vous mets le lien vers le format le moins cher (après à vous de voir!)

     

    Résumé : Depuis que Wendy a appris avoir été échangée à la naissance, rien ne va plus. Plus elle en découvre sur sa famille et son entourage, plus Wendy prend conscience qu'elle partage beaucoup de points communs avec ses prétendus ennemis...et ces derniers sont prêts à toutes les ruses pour l'attirer dans leur camp.

    La guerre entre Trylles et Vittras est sur le point d'éclater. Le seul espoir pour la jeune fille de sauver les siens est de maîtriser ses pouvoirs et d'épouser un membre de la famille royale. Déchirée entre amour et devoir, Wendy doit décider seule de son sort...et du destin de ceux qu'elle aime.

     

    Auteur : Amanda Hocking

     

    Edition : Castelmore

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 20 août 2014

     

    Prix moyen : 15,90€

     

    Mon avis : Ce tome reprend exactement là où le tome précédent s’était arrêté avec Rhys et Wendy qui arrivent devant la maison qu’elle partageait avec Matt. Celui-ci va avoir du mal à comprendre les explications de sa sœur quant à sa « fugue » mais il ne va pas tarder à se retrouver embarqué dans l’histoire et donc à être bien obligé d’ouvrir les yeux.
    Dans ce tome Wendy est plus volontaire, moins encline à se laisser marcher sur les pieds. Ce n’est pas encore bien ça, et à sa place, je botterais volontiers quelques derrières mais elle s’améliore.
    Matt m’énerve toujours autant, peut être de plus en plus car même alors qu’on lui met les faits sous les yeux, il continue à voir sa sœur comme un bébé qu’il faut protéger et n’a absolument aucune conscience de la réalité du monde des Trylles.
    Mais Finn aussi commence à m’agacer. Sa manière de parler à Wendy ne me plait pas, il la traite comme si elle était sous ses ordres alors qu’elle a un rang bien plus élevé que le sien.
    Dans ce tome, Wendy va en apprendre plus sur elle-même et sa mère, Elora, va en prendre pour son grade pour ne lui avoir rien révélé.
    Chez les Vittras, on va faire simple, je les déteste tous, à part Loki et Sara. Quand on voit leur roi, on pourrait avoir de la peine pour eux, mais l’attitude de Sara et Loki prouve bien que les autres n’ont soit aucune conscience, soit qu’ils prennent plaisir à leurs activités.
    Wendy va passer beaucoup de temps dans ce tome à s’entrainer pour développer et contrôler ses aptitudes. Ceci est d’autant plus important que la jeune fille est très puissante et que le fait de ne pas contrôler ses pouvoirs pourraient mettre en danger aussi bien son entourage qu’elle-même.
    Willa est égale à elle-même mais au contact de Wendy, ses préjugés vont doucement s’éteindre et elle va se montrer non seulement plus « humaine » mais aussi plus efficace pour seconder Wendy (enfin après Tove, mais trigonder ça n’existe pas).
    Dans ce tome, il semble se développer un triangle amoureux, ce que je n’apprécie pas tant que ça, mais en fait, ce n’est pas vraiment un triangle amoureux. C’est bien plus compliqué que ça. Sachez seulement que j’ai trouvé Finn lamentable à ce sujet. Plus le temps passe et moins je supporte ce personnage.
    Loki, le nouveau personnage de ce tome est amusant. Il a toujours le mot pour rire, même dans les pires situations.
    L’action est moins présente mais ça ne manque pas car on sent que les choses bougent et qu’on se dirige vers un clash inévitable avec les Vittras.
    Encore un tome addictif à la fin duquel on ne peut pas attendre pour se saisir du troisième et dernier tome.

     

    Un extrait : Je replaçai mes boucles derrière mes oreilles en refusant de regarder Finn. J’avais du mal à croire que, la dernière fois que je l’avais vu, il m’avait embrassée si passionnément que je pouvais à peine respirer. Je me souvins des poils drus de sa barbe sur mes joues et de ses lèvres contre les miennes.

    Je le détestai soudain pour ce souvenir, comme je détestai avoir si terriblement envie de l’embrasser à nouveau.

    — Wendy, tu n’es pas en sécurité ici, dit Finn posément.

    — Je ne partirai pas avec toi.

    — Tu ne peux pas rester. Je ne le permettrai pas.

    — Tu ne me le permettras pas ? me moquai-je. Je suis la princesse, dois-je te le rappeler ? Qui es-tu pour me permettre quoi que ce soit ? Tu n’es même plus mon pisteur. Tu n’es qu’un harceleur exaspérant.

    Cela sonnait bien plus dur que je ne l’aurais souhaité. Non que Finn semblât d’ailleurs jamais blessé par ce que je lui disais ; cette fois encore, il se contenta de me dévisager, imperturbable.

    — Je savais que je serais le plus rapide à te trouver, et si tu ne rentres pas avec moi, ça n’est pas grave. Un autre pisteur arrivera très vite et tu pourras partir avec lui. J’attendrai son arrivée avec toi afin d’assurer ta sécurité.

    — Il ne s’agit pas de toi, Finn !

    Même s’il avait joué un plus grand rôle dans ma décision de quitter Förening que je ne voudrais jamais l’admettre, je n’étais pas partie juste à cause de lui. Je détestais ma mère, mon rang, ma maison, tout. Je n’étais pas faite pour une vie de princesse.

    Finn me regarda un long moment, essayant de comprendre ce que je voulais dire. Je m’efforçai de ne pas paraître mal à l’aise pendant qu’il me dévisageait. Ses yeux s’assombrirent et son expression se durcit.

    — Est-ce à cause du mänsklig ? me demanda-t-il, faisant allusion à Rhys. Je croyais t’avoir dit de ne pas trop le fréquenter.

    Les mänskligs étaient les enfants des humains échangés contre les bébés trylles. Ils campaient au plus bas de la hiérarchie trylle, et si une princesse était soupçonnée d’avoir une relation amoureuse avec l’un d’eux, ils se voyaient tous deux bannis pour toujours. Cela ne m’inquiétait guère puisque mes sentiments envers Rhys étaient strictement platoniques.

    — Cela n’a rien à voir non plus avec Rhys. Je me disais simplement qu’il avait peut-être envie de connaître sa famille, dis-je en haussant les épaules. Cela ne peut pas être pire que de vivre dans cette stupide baraque avec Elora.

    — Bien. Dans ce cas, il peut rester ici, acquiesça Finn. Quelqu’un veillera sur Matt et Rhys. Mais toi, tu dois rentrer à la maison.

    — Ce n’est pas ma maison. Ma maison est ici ! m’écriai-je en lui montrant la pièce dans laquelle nous nous trouvions. Je ne viendrai pas, Finn.

    — Tu n’es pas en sécurité.

    Tout en baissant la voix, il fit un pas vers moi et me regarda droit dans les yeux.

    — Tu as vu ce que les Vittras ont fait à Förening, Wendy. Ils ont envoyé une armée entière pour t’avoir.

    Il posa les mains sur mes bras et je ressentis une sensation de force et de chaleur.

    — Ils ne s’arrêteront pas tant qu’ils ne t’auront pas eue.

    — Pourquoi ? Pourquoi ne s’arrêteraient-ils pas ? demandai-je. Il doit bien y avoir des Trylles plus faciles que moi à enlever. Et qu’est-ce que ça peut faire que je sois princesse ? Elora peut parfaitement me remplacer. Je suis sans intérêt.

    — Tu es bien plus puissante que tu ne crois.

     

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  • [Livre] Trylle – T01 – L’échangée

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    Si vous désirez acheter ce livre, vous pouvez cliquer ICI ou sur l'image. Vous serez alors redirigés sur bookwitty. Si vous achetez le livre par ce lien, je touche une petite commission. Cela ne change rien au prix! D'ailleurs, j'indique dans la fiche le prix auquel je l'ai acheté, mais si entre-temps une version poche est sortie, je vous mets le lien vers le format le moins cher (après à vous de voir!)

     

    Résumé : Le jour de ses six ans, persuadée que sa fille est un monstre, la mère de Wendy Everly essaie de la tuer. Onze ans plus tard, Wendy découvre que sa mère n’avait peut-être pas tort. Elle n’est pas celle qu’elle a toujours cru être. Sa vie entière chavire et tout ceci à cause de Finn Holmes. Chacune de ses rencontres avec ce garçon mystérieux, qui passe son temps à l’observer, la secoue profondément… même si ce trouble est sans doute plus lié à son attirance pour lui qu’elle ne veut bien l’admettre. Il ne lui faudra pourtant pas attendre longtemps pour qu’il lui révèle la vérité: Wendy est une enfant substituée, qui a été échangée à la naissance — et il est venu pour la ramener chez elle. Wendy est sur le point de partir pour un monde magique dont elle ignorait jusqu’à l’existence, un monde à la fois merveilleux et effrayant pour lequel elle doit quitter son ancienne vie, afin de découvrir qui elle est supposée devenir.

     

    Auteur : Amanda Hocking

     

    Edition : Castelmore

     

    Genre : Jeunesse

     

    Date de parution : 19 mars 2014

     

    Prix moyen : 15,90€

     

    Mon avis : J’avais eu quelques échos de cette trilogie disant que l’histoire n’était pas à la hauteur de la beauté des couvertures. Du coup j’abordais ma lecture avec quelques appréhensions.
    Le début a été un peu compliqué. Je trouvais l’écriture un peu simpliste, l’histoire pas si bien raconté que ça. Mais je me suis dit que j’allais m’accrocher un peu. Et je n’ai pas regretté ce choix.
    Très vite, après seulement quelques chapitres, j’étais prise dans l’histoire, totalement accro !
    Wendy découvre assez vite qu’elle n’est pas humaine mais une Trylle (d’où le titre de la saga). Les Trylles sont un peuple de trolls, mais vu ce que l’imaginaire humain a fait des trolls, on peut comprendre qu’ils préfèrent le terme « Trylle ».
    On ne peut pas dire qu’ils fassent bonne impression à Wendy : entre la pratique des « échangés » qu’elle juge durement (et elle a bien raison car le but de cet échange est vraiment lamentable), la froideur de sa mère biologique et l’hostilité à peine voilée de certains nobles, rien n’est bien engageant.
    Les Trylles vivent en monarchie, dans une société très hiérarchisée et pleine de préjugés, ce que Wendy supporte assez mal, en jeune fille moderne qu’elle est.
    A plusieurs reprise, j’aurais aimé qu’elle tape un esclandre pour faire valoir ses points de vue au lieu de ruminer dans son coin ou de se promettre que la prochaine fois ça ne se passerait pas ainsi.
    Au niveau des personnages, Matt m’a profondément énervée. Il est surprotecteur avec sa sœur, mais au-delà d’un instinct de protection, on dirait que c’est un instinct de propriété qui le pousse à agir. Il surveille Wendy de manière constante et est très agressif avec les gens qui « tournent » autour d’elle. Un peu c’est bien, mais là c’est vraiment trop.
    Finn, j’ai du mal à le cerner. Je n’arrive pas à savoir s’il s’intéresse vraiment à Wendy ou s’il se contente de remplir une mission… difficile à dire pour l’instant.
    Willa m’est apparue assez sympathique, malgré ses préjugés et j’ai beaucoup aimé Tove qui prend un malin plaisir à agir exactement à l’inverse de ce qu’exige son rang.
    Ce premier tome sert surtout à nous faire découvrir les Trylles et leur univers, avec les « aptitudes » qui les distinguent des humains. Le fait que Wendy ne connaisse rien de ce monde fait qu’on le découvre en même temps qu’elle et qu’on ressent les mêmes frustrations qu’elle quand on lui donne une information sur le ton de l’évidence alors que personne ne lui en a parlé avant.
    Pour autant, le tome n’est pas lent. Il y a plusieurs scènes d’action car les Trylles ne sont pas les seuls à vouloir Wendy. Mais le pourquoi du comment, on ne le saura que dans les tomes suivants.
    Autant vous dire que la lecture que j’avais prévue après ce livre a été mise de côté car je me suis jetée sur la suite !

     

    Un extrait : Ma vie ne reposant que sur des idées mauvaises, parler de cette fête à Maggie avait sans doute été la pire de toutes. Je n’avais pas la moindre envie d’y aller, mais à peine eut-elle entendu parler d’un bal qu’elle décida que c’était l’évènement le plus épatant qui fût. Je n’avais encore jamais été à une soirée de ce genre, mais Maggie était tellement excitée par cette idée que je lui laissais cette petite satisfaction.

    Le bal commençant à dix-neuf heures, elle croyait avoir assez de temps pour finir de passer sa couche de peinture dans la salle de bain. Matt, de son côté, s’était mis à pester, principalement contre le fait que j’allais fréquenter des inconnus d’un autre sexe, mais Maggie le rembarra. Pour l’éloigner, elle l’envoya terminer le travail de jardinage. Sachant pertinemment que, cette fois, Maggie ne reviendrait pas sur sa décision, il s’exécuta.

    En dépit des efforts de Matt pour ralentir le travail, nous terminâmes le nettoyage du jardin assez vite et je retournai me préparer à l’intérieur. Pendant que je fouillais dans le placard, Maggie, assise sur le lit, m’observait en dispensant suggestions et commentaires sur tout, y glissant surtout un interminable flot de questions sur Finn. Comme j’entendais Matt grogner et se moquer de certaines de mes réponses, je compris qu’il nous écoutait.

    Après avoir choisi une robe bleue toute simple qui, d’après Maggie, m’allait à ravir, je la laissai s’occuper de mes cheveux. Quelle que soit ma façon d’essayer de les discipliner, mes cheveux refusaient toujours de coopérer. Cette fois-ci, même s’ils n’obéissaient pas complètement à Maggie, elle en vint à bout. Elle laissa échapper quelques mèches bouclées de sorte qu’elles encadrassent mon visage et attacha le reste.

    À la tête à la fois furieuse et sidérée de Matt quand il me vit, je compris que je devais être plutôt séduisante.

    Peu convaincue que Matt m’ouvrirait la porte de sa voiture pour que je pusse en sortir, Maggie préféra me déposer au bal. Tout en sachant que le bal durait jusqu’à vingt-deux heures, Matt avait souhaité que je ne dépasse pas vingt et une heures. Je pensais être rentrée bien plus tôt, mais Maggie insista pour que je prisse tout mon temps.

     

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